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Dictionnaire de la langue française
Principales Références

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Le dictionnaire des synonymes est surtout dérivé du Crisco ou du dictionnaire intégral (TID).
L'encyclopédie française bénéficie de la licence Wikipedia (GNU).

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définitions

épaule (n.f.)

1.endroit du bras où il s'articule au thorax.

2.pour les quadrupèdes, endroit où la jambe avant s'attache au corps.

3.partie d'un vêtement correspondant à l'épaule.

épaulé (n.m.)

1.(sport)mouvement de la barre amenée en une fois du sol à la hauteur des épaules (poids et haltères).

épauler (v.)

1.appuyer qqch contre l'épaule.

2.(figuré)apporter son aide à qqn.

 
voir aussi

épaulé (adj.)

épauler

épaule (n.f.)

épaulée, scapulaire

épaulée (n.f.)

épaule

épauler (v.)

épaulé, épaulement

 
synonymes

épaulé (n.m.)

aidé, soutenu

épaulée (n.f.)

poussée

 
locutions
 
dictionnaire analogique

épaule (n. f.)

tid

épaule[Thème]

membre antérieur du cheval[DomainDescrip.]

bras : vue externe[DomainDescrip.]

épaule (n. f.)

épaule (n. f.)

épaulé (pp.)

tid

aidé[Classe]

épauler[Qui~]

épaulée (n. f.) [vieux]

tid

poussée[Classe]

épaule[Thème]

effort[DomainDescrip.]

épaule[Dérivé]

épauler (v. pron.)

se+V

épauler (v. tr.)

V+comp

tid

aider[Classe]

épauler (v. tr.)

V+comp

épauler (v. tr.) [maçonnerie]

V+comp

 
le Littré (1880)

ÉPAULE (s. f.)

1. Partie la plus élevée du bras chez l'homme.

Déjà Despine était sur l'échafaud, Les cheveux retroussés et les épaules nues (MAIR. Solim. v, 2)

Il ne me fallait point payer en coups de gaules, Et me faire un affront si sensible aux épaules (MOL. Ét. II, 9)

Suis-je ce même Alcide ? ai-je de ces épaules Pour le secours d'Atlas soutenu les deux pôles ? (ROTROU Herc. mour. IV, 1)

Je vous ai vu cent fois sous sa main bénissante Courber servilement une épaule tremblante (BOILEAU Lutrin, IV)

Il n'occupe point de lieu, il ne tient pas de place, il va les épaules serrées, le chapeau abaissé sur les yeux pour n'être pas vu (LA BRUY. VI)

Platon fut d'abord appelé Aristocle, du nom de son grand-père ; son maître de palestre l'appela Platon à cause de ses épaules larges et carrées (ROLLIN Hist. anc. XXVI, 1re partie, ch. 2, art. 4, § 1)

Marcher des épaules, marcher pesamment en balançant les épaules et en se donnant un air d'importance.

Vous voyez des gens qui entrent sans saluer que légèrement, qui marchent des épaules et qui se rengorgent comme une femme (LA BRUY. VIII)

Terme de manége. Trotter des épaules, se dit d'un cheval qui trotte pesamment.

Il est bien large, mais c'est par les épaules ou des épaules, se dit d'un avare, par un jeu de mots sur large, qui, outre l'acception propre, signifie généreux.

Familièrement. Hausser, lever les épaules, témoigner en haussant les épaules, qu'une chose déplaît, choque.

Vous avez un ridicule orgueil qui fait hausser les épaules (MOL. Mal. imag. II, 7)

Il ne répondit qu'en haussant les épaules (SÉV. 210)

Le Jupiter d'Homère avec ses deux tonneaux me fait lever les épaules (VOLT. Memmius, IX.)

Mettre quelqu'un à la porte par les deux épaules, le chasser honteusement.

Thésée, après cent coups de gaules, Le mit dehors par les épaules (SCARRON Virg. VII)

Porter sur les épaules, se dit d'un fardeau dont on a les épaules chargées.

Fig. Je porte cet homme sur mes épaules, il m'est à charge, il me déplaît.

Avoir quelque chose sur les épaules, avoir quelque embarras.

Quand nous n'aurons plus Philisbourg sur nos épaules (SÉV. 474)

Je veux m'ôter sa charge de dessus les épaules (SÉV. 410)

Être sur les épaules, peser sur les épaules, être à charge, être un embarras.

Plier les épaules, témoigner en pliant les épaules qu'on n'approuve pas.

Et parlé de vos vers, en pliant les épaules (PIRON Métrom. III, 4)

En un autre sens. Plier, baisser les épaules, subir un affront avec résignation.

Avoir les épaules assez fortes, trop faibles pour ...., c'est-à-dire être capable, incapable d'exécuter une chose.

Donner un coup d'épaule à quelqu'un, lui venir en aide dans un embarras, dans une difficulté.

Prêter l'épaule à quelqu'un, lui fournir les ressources dont il a besoin.

Prêter l'épaule à quelque chose, y être favorable.

Et dans son désespoir à la fin se mêlant, Pourra prêter l'épaule au monde chancelant (CORN. Pompée, I, 1)

Perfides, vous prêtez épaule à leur retraite (CORN. la Veuve, IV, 2)

Un tour d'épaule, un coup d'épaule, un effort pour quelque chose.

Ces messieurs [du parlement] sont l'image de la justice ; les images portées ou menées en procession précèdent le roi ; encore un tour d'épaule et ils prétendront le précéder (SAINT-SIMON 445, 209)

Lire par-dessus l'épaule, lire par derrière une personne ce qu'elle tient dans la main.

Et vous croyez bien que je me rends maîtresse de la lettre, pour qu'on ne lise pas sur mon épaule ce que je ne veux pas qui soit vu (SÉV. 278)

Un jour qu'en ayant ouvert une [lettre] et s'étant mis à lire, Éphestion s'approcha et lisait avec lui par-dessus son épaule (ROLLIN Hist. anc. t. VI, p. 385, dans POUGENS)

Manger par-dessus l'épaule, jouer par-dessus l'épaule, manger derrière les autres, jouer sans avoir de place à la table du jeu.

Regarder quelqu'un par-dessus l'épaule, le regarder avec mépris.

Faire quelque chose par-dessus l'épaule, ne point le faire du tout. Ne comptez pas être remboursé par cet homme ; il vous payera par-dessus l'épaule.

Pousser le temps à l'épaule, vivre petitement en attendant un meilleur temps, gagner du temps.

En attendant, je vais pousser, comme je pourrai, le temps avec l'épaule jusqu'au printemps, où j'irai revoir.... (D'ALEMB. Lett. à Voltaire, 15 oct. 1776)

2. Partie la plus élevée de la jambe de devant chez les quadrupèdes. Le sanglier a été blessé à l'épaule. Une épaule de mouton, de veau.

Il sent l'épaule de mouton, se dit de quelqu'un qui sent mauvais.

Il ne jette pas les épaules de mouton par les fenêtres, il est avare.

Épaule de mouton, cognée à l'usage des charpentiers.

Terme d'entomologie. Chez les hexapodes, épaule se dit du second article des pattes antérieures.

3. Terme d'escrime. Avoir de l'épaule, faire tous les mouvements avec cette partie du corps ; ce qui est un défaut.

4. Terme de manége. L'épaule en dedans, se dit de la manoeuvre par laquelle on amène les épaules du cheval dans le manége, en conservant toujours les jambes de derrière sur la piste. Épaule gagnée, se dit du cavalier qui est parvenu à diriger les épaules d'un cheval.

Un cheval qui ne s'assied point sur les hanches, et qui ne plie pas les jarrets, s'abandonne trop sur les épaules.

5. Terme de fortification. L'épaule d'un bastion, le terrain à l'endroit où la face et le flanc se joignent.

L'angle de l'épaule, l'angle formé par ces deux lignes.

6. Terme de marine. Partie de l'avant du navire sur laquelle il s'appuie, comme par l'arrière il s'assied sur ses fesses.

Épaule de mouton, espèce de voile triangulaire.

HISTORIQUE

XIe s.Li reis Marsiles tint Guene par l'espalle (Ch. de Rol. LI)

XIIe s.Desor s'espaule li a son doi assis ; Tant le bouta que li cuens [le comte] le senti (li Coronemens Looys, v. 1675)Le pastre deit... l'oeille malede sur l'espaule porter ; Ne la deit pas lessier al larrun estrangler (Th. le mart. 29)Sur tut le pople plus fut halt de l'espalde en avant (Rois, p. 29)

XIIIe s.Et li atachierent, de par Dieu, la crois en l'espaule (VILLEH. XXVII)Si traist au roi à descouvert au tournant de la drete espaule, et le navra durement (Chr. de Rains, p. 79)

XVe s.Et lors ledit duc d'Aquitaine.... tout esmu d'ire prit son chancelier par les espaules et le bouta hors de le chambre (MONSTRELET I, 107)Mandoit le roy à messire Jean Jacques de Tremont, qu'il fist espaule audit messire Baptiste de Campefourgouse (COMM. VIII, 15)

XVIe s.Haste-toy donq' et n'attend pas Que la grand' espaule chenue Des Alpes deçoive tes pas (DU BELLAY III, 18, verso.)Elle leur feit espaule à succeder aux estats de leur pere (MONT. I, 245)Hausser les espaules à l'italienne (LANOUE 342)Leur ayant toutesfois fait tourner les espaules [prendre la fuite] (LANOUE 429)Ceux du dedans eurent loisir de se couvrir de deux espaules et d'un bon retranchement qui les fermoit toutes deux (D'AUB. Hist. I, 58)C'est pourquoy l'on dit qu'ils sentent le bouquin ou l'espaule du mouton (PARÉ XVI, 39)

ÉTYMOLOGIE

Wallon spal, s. f. ; provenç. espatla, espalla ; catal. espatlla ; esp. espalda ; portug. espalda ; ital. spalla ; du latin spathula, omoplate, diminutif de spatha, spatule (voy. SPATULE et ÉPÉE), ainsi dite à cause de la forme large de cet os. L'étymologie montre que l'ancienne forme espalde est la plus conforme à l'origine, et que dans les autres il y a eu assimilation du d à l'l : espalle, espaule.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

ÉPAULE. Ajoutez :

7. Terme de tisserand, en Belgique. Synonyme de canette, c'est-à-dire petit tuyau de bois ou de roseau qu'on charge de fil pour faire la trame d'une étoffe.

En Belgique, il n'y a pas d'ouvriers en ateliers ; tout le travail se fait dans les chaumières ; le mari tisse la toile ; la femme fait ce qu'on appelle les épaules, les canettes ; elle bobine le fil (Enquête, Traité de comm. avec l'Anglet. t. V, p. 322)

ÉPAULÉ, ÉE (part. passé.)

1. Blessé à l'épaule, en parlant des animaux. Une jument épaulée.

Fig. C'est une bête épaulée, se dit, par comparaison à une bête qui a un vice rédhibitoire, d'une fille qui s'est déshonorée, d'un homme sans capacité et sans talent.

Terme d'horticulture. Arbre épaulé, arbre mal taillé ou dont le vent a cassé les branches.

2. Fig. Qui a de l'appui. Épaulé par un ami puissant.

ÉPAULÉE (s. f.)

1. Effort qu'on fait de l'épaule pour pousser quelque chose.

Fig. et familièrement. Faire une chose par épaulées, la faire à diverses reprises, négligemment.

Maçonnerie faite par épaulées, celle qui n'est pas élevée tout de suite ni de niveau, mais à diverses reprises et par redents, dans un ancien mur, etc.

2. Terme de boucherie. Le quartier de devant du mouton, dont on a retranché l'épaule.

3. Coquille bivalve.

HISTORIQUE

XIVe s.Bertran devant portoit une grande espaulée [charge sur l'épaule] ; Bien sambla bosquillon, qui le vit la journée (Guesclin)

ÉTYMOLOGIE

Épaulé. Paré, XVI, 37, a dit : Faire par espauletées, ce que nous disons par épaulées.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

ÉPAULÉE. Ajoutez :

4. Charge qu'on porte sur l'épaule.

Il est revenu du bois avec une bonne épaulée (DELBOULLE Gloss. de la vallée d'Yères, p. 142)

ÉPAULER (v. a.)

1. Rompre, démettre l'épaule, en parlant des animaux. Épauler un sanglier.

2. Prêter l'épaule, assister, aider à. Je vous épaulerai de mon crédit.

C'est bien la moindre chose que nous devions faire que d'épauler de nos louanges le vengeur de nos intérêts (MOL. Impromptu, 3)

3. Terme de guerre. Épauler des troupes, les mettre à l'abri du feu de l'ennemi par un épaulement.

4. Épauler un fusil, l'appuyer contre l'épaule pour faire feu.

5. Terme de coutellerie. Faire baisser une partie et monter l'autre à l'aide de la lime et du marteau.

Terme de menuisier. Diminuer la largeur d'un tenon pour qu'elle soit égale à celle de la mortaise.

6. S'épauler, v. réfl. En parlant des quadrupèdes, se blesser à l'épaule. Ce cheval s'est épaulé.

Terme d'horticulture. Un arbre s'épaule, quand il périt d'un côté et porte sa séve du côté opposé.

7. S'épauler, se donner réciproquement de l'appui, du secours.

J'y consens, repartit-il : je vais à mon rendez-vous, et nous nous épaulerons s'il en est besoin (LESAGE Gil Blas, v. 1)

8. Terme militaire. S'épauler, se couvrir d'un épaulement.

HISTORIQUE

XIIIe s.Nus ne puet avoir drap espaulé, c'est à savoir drap delquel la chayne ne fust ausi bone au milieu come aus lisieres (Liv. des mét. 121)

XIVe s.Mais le cheval qu'il ot s'espaula, ce dist-on (Guesclin. 17607)

XVe s.Long col ai, mal suy espaulez [j'ai mauvaises épaules] (EUST. DESCH. Poésies mss. dans LACURNE)

ÉTYMOLOGIE

Épaule.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

ÉPAULER. - HIST. XIIIe s. Ajoutez :Et s'il i a aucun qui cheval ait tués Qu'il n'ait sur quoi monter, ou cheval espaulés (Brun de la Montaigne, V. 2614, éd. P. Meyer, Paris, 1875)

 
Wikipedia

Épaule

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Sommaire

  • 1 Introduction
  • 2 Anatomie
    • 2.1 Ostéologie
    • 2.2 Myologie
  • 3 Physiologie
    • 3.1 Ceinture scapulaire
      • 3.1.1 Articulation sterno-costo-claviculaire
      • 3.1.2 Articulation acromio-claviculaire
      • 3.1.3 Articulation omo-sérato-thoracique
    • 3.2 Épaule anatomique
      • 3.2.1 Plan de glissement sous-deltoïdien
      • 3.2.2 Articulation gléno-humérale
    • 3.3 Physiologie générale et anatomie fonctionnelle du complexe articulaire de l'épaule
  • 4 Pathologie
  • 5 Chirurgie de l'épaule
    • 5.1 Prothèses d'épaule
  • 6 Liens externes

Introduction

La région morphologique de l'épaule (nom féminin) permet la jonction du tronc avec le membre supérieur au niveau du bras. Elle comporte plusieurs articulations qui concourent à en faire l'articulation la plus mobile du corps humain. Elle permet d'orienter le membre supérieur dans l'espace, permettant en particulier à son extrémité effectrice, la main, d'assurer ses rôles de préhension et de communication avec l'environnement situé à sa portée.

Anatomie

Ostéologie

Le complexe articulaire de l'épaule met en relation quatre os :

  • le manubrium sternal (ainsi que la première côte),
  • la clavicule,
  • l'omoplate (scapula),
  • la tête humérale.

Myologie

Le complexe articulaire de l'épaule met en relation douze muscles principaux :

  • Le muscle sterno-cléido-mastoïdien
  • Le muscle trapèze
  • Le muscle deltoïde
    • Séparation par le Sillon Delto-Pectoral
  • Le muscle grand pectoral
  • Le muscle grand dentelé
  • Les muscles de la coiffe des rotateurs :
    • Le muscle sous-scapulaire (ou sub-scapularis)
    • Le muscle sus-épineux (ou supra-spinatus) N°7
    • Le muscle sous-épineux (ou infra-spinatus) N°8
    • Le muscle petit rond (ou teres minor) N°6
  • Le muscle grand rond (ou teres major) N°5 remarque: le grand rond n'est pas considéré comme faisant partie des muscles de la coiffe des rotateurs.
  • Le muscle rhomboïde
  • Le muscle grand dorsal N°3

Physiologie

L'épaule comporte trois articulations et deux plans de glissement (aussi appelées fausses articulations).

Ceinture scapulaire

Articulation sterno-costo-claviculaire

Elle met en jeu des surfaces articulaires toroïdes, selon le modèle mécanique du cardan, qui va permettre deux degrés de liberté, dans le plan frontal et dans le plan horizontal. Cependant, la faible congruence articulaire introduit un troisième degré de liberté : la rotation axiale (sur l'axe transversal)en passif. Sa physiologie est complexe car elle dépend des mouvements de l'articulation suivante.

Articulation acromio-claviculaire

C'est une articulation de l'épaule qui unit l'acromion à la clavicule. Une articulation de type synoviale plane qui permet un glissement et rotation de la scapula sur la clavicule.

Articulation omo-sérato-thoracique

L'omoplate s'articule sur le grill costal par l'intermédiaire d'un double plan de glissement, entre le sous-scapulaire et le grand dentelé d'une part, et le grand dentelé et la paroi thoracique d'autre part.

La grande mobilité donnée à l'omoplate par ces trois articulations lui permet de déplacer et d'orienter sa cavité glénoïde pour augmenter très fortement le rayon d'action du membre supérieur. Le rôle de la clavicule s'explique par l'anatomie du thorax : à la hauteur de l'omoplate, ce dernier à une section elliptique. De ce fait, quand l'omoplate se sagitalise (mouvement d'abduction de l'omoplate, correspondant à l'anté-projection du moignon de l'épaule), elle quitte le contact du grill costal, maintenue à distance du sternum par la clavicule, qui agit comme un point d'appui.

Position de l'omoplate

par rapport à la clavicule: 30° (tournée vers l'intérieur)
par rapport au plan frontal: 60° (tournée vers l'arrière et l'intérieur)

Épaule anatomique

Plan de glissement sous-deltoïdien

Il permet principalement au muscle sus-épineux et au trochiter de glisser sous le deltoïde et sous la voûte acromio-coracoïdienne lors de l'abduction du membre supérieur.

Articulation gléno-humérale

C'est une énarthrose : elle implique deux surfaces sphériques inversement conformées, qui présentent trois axes de mouvement et trois degrés de liberté. Cependant, la réalité anatomique vient compliquer cette théorie trop simple. La cavité glénoïde de l'omoplate est moins concave que la tête humérale n'est convexe, et sa surface est bien plus petite, ceci malgré la présence du bourrelet fibro-cartilagineux glénoïdien. Il en résulte une physiologie complexe qui combine des glissements verticaux et antéro-postérieurs aux mouvements d'abduction-adduction, de flexion-extension (anté et rétropulsion) et rotation axiale de l'humérus.

Physiologie générale et anatomie fonctionnelle du complexe articulaire de l'épaule

S'il est traditionnel de mesurer les amplitudes articulaires, cette pratique a très peu de sens quand on évalue l'épaule. En effet, le nombre exceptionnel d'articulations et de degrés de liberté impliqués dans les mouvements de l'épaule rendent cette mesure imprécise, et ne permettent de toute façon pas d'en tirer des conclusions utiles. C'est pourquoi l'évaluation de l'épaule est avant tout fonctionnelle. On affinera l'exploration par une étude qualitative de la mobilité spécifique des articulations (liberté de mouvement dans tous les axes répertoriés), ainsi que par la recherche de limitations extra-articulaires.

Une bonne compréhension de l'anatomie fonctionnelle de l’épaule sera donc essentielle au professionnel de la santé lors de l'évaluation et de l'élaboration du plan de traitement avec le patient affecté par un problème d'épaule douloureuse.

Au niveau de l'articulation scapulo-thoracique, les muscles grand dentelé, rhomboïde, sterno-cléido-mastoïdien et trapèze déterminent le positionnement de l’omoplate par rapport à la cage thoracique. La stabilisation et le positionnement adéquat de l’articulation scapulo-thoracique contribuent à l’ensemble des mouvements du membre supérieur mais deviennent essentiels aux mouvements de plus de 90 degrés de flexion ou d’abduction (par exemple, des mouvements amenant le bras au dessus du plan horizontal en position debout).

Au niveau de l’articulation géno-humérale, les muscles du plan anatomique profond (la coiffe des rotateurs et la longue portion du biceps) ont comme rôle principal de stabiliser la tête humérale dans la cavité glénoïde pendant que les puissants muscles des plans anatomiques plus superficiels génèrent la force et la vitesse nécessaire à au mouvement visé. Ces muscles sont le deltoïde, le grand pectoral, le grand dorsal et le grand rond.

Lors des mouvements de lancer, c’est la coordination du mouvement des articulations scapulo-thoracique et gléno-humérale qui, combiné à ceux du tronc, du coude et du poignet qui permet de générer une vitesse optimale.

Pathologie

La douleur à la région de l’épaule est la plainte à caractère musculosquelettique la plus fréquente en médecine après les maux de dos. À l’exclusion des fractures, les causes les plus fréquentes de douleurs à l’épaule et leurs caractéristiques principales seront décrites brièvement ci-après.

  • Les douleurs référées d’origine cervicale : Une douleur à la région de l’épaule peut être le résultat d’un conflit affectant l’une ou l’autre des racines nerveuses au niveau de leur origine aux différents niveaux du rachis cervical et innervant le membre supérieur. La présence d’une douleur concomitante à la région cervicale, une irradiation de la douleur au niveau de l’avant-bras ou de la main, des déficiences sensitives ou motrices et une douleur bilatérale sont des éléments qui permettent d’évoquer la possibilité d’une douleur d’origine cervicale.
  • L’entorse acromio-claviculaire (communément appelée « séparation de l’épaule »): Elle est habituellement le résultat d’un traumatisme direct à la région de l’épaule qui produit une ou plusieurs déchirures, à des degrés variables, des ligaments acromio-claviculaires et coraco-claviculaires. Un mécanisme classique d’entorse acromio-claviculaire est la force antéro-postérieure résultant du contact entre l’épaule et un opposant circulant en direction opposée au hockey sur glace. Elle est typiquement associée à une douleur post-traumatique importante à la région antéro-supérieure de l’épaule qui est augmentée par la palpation directe de l’articulation et par l’adduction horizontale du bras.
  • L’instabilité de l’épaule (incluant la luxation et la sub-luxation)
  • Le syndrome d’accrochage de l’épaule
  • La capsulite rétractile
  • La déchirure de la coiffe des rotateurs

Chirurgie de l'épaule

Prothèses d'épaule

Les indications de la prothèse d'épaule incluent les pathologies traumatiques complexes de la tête humérale, l'arthrose gléno-humérale, l'arthite inflammatoire ,la nécrose avasculaire de la tête humérale.

Il y a différents types de prothese :

  • L'hémiarthroplastie consiste en un remplacement de la partie humérale sans toucher à la glénoïde.
  • La prothèse totale consiste en le remplacement des 2 composantes, donc de la surface articulaire de la tête humérale et de la glénoide (omoplate).

La prothese inversée est une prothèse avec une composante sphérique fixée à la glénoide et une composante en forme de cornet cimentée à la diaphyse de l'humérus.

Le resurfacage huméral est une composante avec une quille qui est cimentée à la tête humérale sans fixation à la diaphyse humérale.

Liens externes

  • Luxation de l'épaule : prise en charge dans les stations de sports d'hiver, Le Généraliste n°2006, 15 février 2000
  • Frémont, P. Desmeules, F. Shouldering the pain: practical tools for evaluating and treating a painful shoulder. Canadian Journal of CME, May 2003; 15(6): 110-20.



Corps humain éditer le modèle
Tête et Cou
Tronc : Thorax - Abdomen - Petit bassin
Membre supérieur : Épaule - Bras - Coude - Avant-bras - Poignet - Main
Membre inférieur : Hanche - Cuisse - Genou - Jambe - Cheville - Pied
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