Immigration
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L'immigration désigne l'entrée, dans un pays, de personnes étrangères qui y viennent pour y séjourner et y travailler. Le mot immigration vient du latin immigrare qui signifie « pénétrer dans ». L'immigration est une migration vue du côté du pays de destination. Elle correspond, vue du côté du pays de départ, à l'émigration.
Pour une présentation plus générale des flux de population, voyez l'article Migration humaine.
Sommaire
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Les raisons de l'immigration
Pour le migrant, l'émigration peut avoir une ou plusieurs raisons :
- professionnelle (mission de longue durée à l'étranger) et études ;
- politique (réfugié politique fuyant les persécutions) ;
- sécuritaire, notamment en cas de guerre dans le pays d'origine ;
- économique (habitant de pays pauvres cherchant un meilleur niveau de vie dans les pays riches, éventuellement temporairement) ;
- personnelle (volonté de s'installer dans un pays par goût, par exemple si l'on se reconnaît dans ses valeurs) ;
- familiale (rejoindre le conjoint, l'enfant déjà installé).
- fiscale (l'installation dans un pays offrant un niveau d'imposition moins élevé)
Pour les États, l'immigration peut permettre de faire face à un déficit des naissances ou encore assurer une quantité ou qualité de main d'œuvre suffisante.
Aujourd'hui, les flux de migrations sont orientés aussi bien des pays en développement vers les pays développés que d'un pays en développement vers l'autre [1]. Les plus forts taux de population immigrée se retrouvent dans les pays du Golfe Persique : 90 % aux Émirats arabes unis, 86 % au Qatar, 82 % au Koweit.
Dans le cas où un migrant n'est pas en règle en regard de la législation sur l'émigration en vigueur dans le pays de destination, on parle d'immigrant clandestin.
Une controverse existe sur le sens à donner au mot immigration : s'agit-il simplement de changer de lieu (immigration temporaire) ou bien de changer d'histoire (dans le cas d'une immigration souhaitée durable et avec un désir d'intégration de ses enfants à la communauté nationale). Ce débat est souvent abordé dans ses livres par Jean-Claude Barreau, chargé de questions d'immigration sous trois gouvernements français successifs alternant les couleurs politiques.
Politique d'immigration et données statistiques
Données générales
D'après le rapport du Secrétaire général des Nations unies sur les migrations internationales et le développement, remis en 2006 [1], le monde compterait près de 200 millions de migrants. Un tiers environ se sont rendus d'un pays en développement vers un autre et un autre tiers d'un pays en développement vers un pays développé.
Amérique du Nord
Canada
Après examen d'un dossier dépendant de l'attribution de points suivant la profession, l'âge, les langues maîtrisées, etc. Le Canada est un pays bien connu pour sa population biculturelle (francophone, anglophone).
Les villes de Toronto, Ottawa, Montréal et Vancouver sont connues pour leur accueil chalheureux envers les immigrants. Parmi les plus grandes communautés immigrantes, il y a les Marocains, les Algériens, les Chinois, les Ukrainiens et les Italiens
États-Unis
- Article détaillé : Immigration aux États-Unis.
Près de huit millions de personnes se sont installées aux États-Unis entre 2001 et 2005, légalement ou illégalement, selon le Centre d'étude de l'immigration. C'est un rythme de 2,5 supérieur à celui de la grande vague d'Européens arrivés autour de 1910 sur le Nouveau Continent.
Les États-Unis accordent environ 675 000 visas aux immigrants chaque année, mais ceux-ci sont limités à 20 000 par pays. La règle est celle de l'ordre chronologique des demandes ; il existe deux grandes causes principales d'immigration : le regroupement familial et la recherche d'un travail.
Depuis 1990, l'organisation passe aussi par l'attribution ou non de carte verte donnée à l'issue d'une loterie dûe à une forte demande. La carte verte n'est cependant utile que pour devenir salarié aux États-Unis, pas pour y créer une entreprise ! C'est parce qu'il ne pouvait pas obtenir de carte verte que Philippe Kahn, qui désirait rester aux États-Unis, a créé la société Borland International (avec succès).
En raison d'une tradition de droit du sol, tout enfant né sur le territoire des États-Unis peut être déclaré citoyen américain. Le mariage avec une personne de nationalité américaine ne confère pas en revanche par ce seul fait la nationalité de ce pays.
En, 1,2 millions de clandestins ont été arrêtés en tentant d'entrer aux États-Unis via le Texas, l'Arizona, le Nouveau-Mexique et la Californie.
Europe
Voir Immigration en Europe pour une présentation des questions relatives à l'immigration au niveau du continent, en particulier pour la politique d'immigration de l'Union européenne. Cette section ne présente que les données spécifiques aux pays ou régions composant l'Europe.
Si la plupart des pays européens sont aujourd'hui des terres d'immigration, la situation est très différente d'un pays à un autre. Dans les pays d'Europe du Sud, l'immigration, plus récente, concerne surtout l'agriculture, le bâtiment et les services alors qu'elle est plus diversifiée dans les pays d'Europe du nord, où le regroupement familial favorise par ailleurs la constitution de communautés. Certains pays, surtout en Europe du nord, accordent un droit de vote et d'éligibilité aux résidents étrangers, sous certaines conditions.
D'après Eurostat [2], les pays de l'Union européenne comptaient en 2004 environ 25 millions de ressortissants non-nationaux, soit près de 5,5 % de la population totale. Ainsi pour les pays de plus de 10 millions d'habitants :
| Pays | Nationaux (x1000) | Non-nationaux : x1000 et % | Pays d'origine le plus représenté | |
|---|---|---|---|---|
| Allemagne | 75 190 | 7 342 | 8,9% | Turquie |
| Espagne | 39 426 | 2 772 | 6,6% | Équateur |
| France | 55 258 | 3 263 | 5,6% | Portugal |
| Grèce | 10 149 | 891 | 8,1% | Albanie |
| Italie | 55 898 | 1 990 | 3,4% | Albanie |
| Pays-Bas | 15 556 | 702 | 4,3% | Turquie |
| Pologne | 37 530 | 700 | 1,8% | Allemagne |
| Portugal | 10 169 | 239 | 2,3% | Cap-Vert |
| Royaume-Uni | 55 636 | 2 760 | 4,7% | Irlande |
| République tchèque | 10 016 | 195 | 1,9% | Ukraine |
Espagne
Longtemps pays d'émigration vers l'Europe et l'Amérique latine, l'Espagne est devenue une terre d'accueil dans les années 1980. Il y avait officiellement 3,7 millions d'immigrés en 2005 [3]. Les principaux pays d'origine des immigrants sont le Maroc, l'Équateur et la Roumanie.
L'Espagne est un lieu de destination et de transit pour les immigrés clandestins en provenance d'Afrique. Elle doit faire face à une arrivée massive de clandestins africains sur les îles Canaries. Au cours des cinq premiers mois de 2006, plus de 7500 immigrés illégaux ont débarqué sur les côtes de cet archipel espagnol [4]. Le Premier ministre a du répondre aux attaques de l'opposition sur cette question et a demandé le soutien de l'Union européenne. Celle-ci a promis l'envoi de patrouilles aéronavales afin de surveiller la région. D'autre part, le gouvernement espagnol a renforcé sa collaboration diplomatique avec les pays d'Afrique de l'Ouest. Le journal La Razon a révélé que sur les quatre premiers mois de 2006, 60 000 Roumains et Bulgares étaient arrivés en Espagne. Il a rappelé que l'immigration la plus importante venait d'Amérique latine et d'Europe centrale.
L'Espagne a procédé à plusieurs opérations de régularisation d'immigrés clandestins depuis les années 1980. La dernière opération en date, lancée par le gouvernement Zapatero, a aboutit à la régularisation de 700 000 personnes entre février et mai 2005. Certains pays membres de l'espace de Schengen, comme l'Allemagne ou les Pays-Bas, ont critiqué cette mesure car les immigrés munis de papiers attribués par l'Espagne peuvent ensuite circuler librement dans les autres pays[5].
France
- Article détaillé : Immigration en France.
Italie
Pays d'émigration jusqu'aux années 1960, l'Italie est devenu progressivement une terre d'immigration. Depuis les années 1990, l'Italie a ainsi accueilli de nombreux réfugiés en provenance de l'ex-Yougoslavie et du Kosovo, ainsi que de Somalie. Le nombre officiel d'immigrés était de 3 millions fin 2005 [6].
L'Italie fait aussi face à des vagues d'immigration clandestine, en particulier par voie de mer : Albanais sur la côte des Pouilles, Africains sur l'île de Lampedusa au sud du pays. Le gouvernement Berlusconi (2001-2006) a mis en place des vols charters vers les pays d'origine et a tenté de lutter contre l'arrivée d'immigrés clandestins par bateau. En 2005, 207 bateaux ont été arraisonnés par les autorités italiennes à proximité du littoral, sur un total estimé de 22 000 immigrés clandestins [7]. Par ailleurs, le gouvernement a régularisé 690 000 clandestins en 2003.
En 2002, la loi Bossi-Fini a mis en place un système de quotas qui déterminent chaque année le nombre d'immigrés que l'Italie peut accueillir en fonction des besoins du marché du travail et de ses capacités d'intégration économique. La loi a aussi instauré un fichier d'empreintes génétiques pour les demandeurs de visas. En 2006, 170 000 immigrés pourraient ainsi entrer légalement en Italie[8].
Le gouvernement de Romano Prodi, entré en fonction au printemps 2006, a annoncé sa volonté de revenir sur la plupart des dispositions de la loi Fini-Bossi et de faciliter l'obtention de la citoyenneté italienne.
Pays-Bas
Les étrangers doivent passer un test d'immigration sur la culture et la langue néerlandaises. Les cours de langue sont obligatoires et gratuits pour les nouveaux arrivants. Un projet de loi prévoit de faire passer ce test à des immigrés présents depuis longtemps sur le sol des Pays-Bas. La municipalité de droite de Rotterdam a édicté en janvier 2006 un code de bonne conduite aux étrangers qui leur impose d'utiliser le néerlandais dans les lieux publics[9]. Depuis le changement de majorité, l'application en est suspendue.
Royaume-Uni
Le Royaume-Uni a connu une immigration importante en provenance de ses anciennes colonies après la fin de la Seconde Guerre mondiale et la fin de l'Empire britannique. Les ressortissants des anciennes colonies britanniques, regroupées dans le Commonwealth, gardaient le titre de « citoyen britannique » qui leur permettait de venir et de travailler librement au Royaume-Uni.
À la fin des années 1950, les premières tensions apparaissent entre immigrés et Britanniques de souche dans certains quartiers comme Notting Hill à Londres. Les problèmes économiques rencontrés par le Royaume-Uni au cours de la décennie suivante la poussent à mettre en place les premières mesures de restriction de l'immigration. Les habitants du Commonwealth ne peuvent plus venir s'installer librement sur le sol britannique. Dès la fin des années 1960 l'immigration nouvelle commence à diminuer au profit du regroupement familial.
Dans le même temps, le gouvernement mène une politique de lutte contre les discriminations qui, contrairement aux politiques françaises, se base sur la reconnaissance des catégories ethniques. L'appartenance ethnique figure ainsi sur les recensements de la population. Une Commission for Racial Equality (CRE) lutte contre les discriminations et pour l'intégration des personnes de toutes races. Indépendante du gouvernement, cette commission favorise la représentation des minorités ethniques dans la vie publique. Elle décerne un prix annuel de la personnalité médiatique, remis en 2005 au footballeur Thierry Henry.
Ce modèle multiculturaliste fait actuellement l'objet de débats importants au Royaume-Uni. On lui reproche d'entraîner la création de communautés ethniques mal intégrées dans la société, critique renforcée après les attentats de juillet 2005 à Londres dont plusieurs des principaux suspects étaient des citoyens du Royaume-Uni. Le gouvernement de Tony Blair envisage ainsi de modifier le statut des demandeurs d'asile en leur accordant un droit de séjour limité à 5 ans et non permanent. Il souhaite aussi favoriser une immigration des élites en délivrant des permis de séjour et de travail en fonction de l'âge, de la qualification professionnelle des postulants, de leur expérience et de leur connaissance de l'anglais...
Russie
Moscou souhaite restreindre le nombre de ressortissants des pays de la CEI à six millions contre onze millions actuellement[10].
L'immigration clandestine
- Article détaillé : immigration illégale.
L'immigration clandestine concerne, les habitants de pays pauvres cherchant un meilleur niveau de vie dans les pays plus riches et grand delta de démographie, ou des immigrants politiques non reconnus.
L'immigration clandestine se fait donc illégalement : les clandestins prennent fréquemment des risques important pouvant mettre leur propre vie en péril afin de rejoindre des pays présentant des conditions de vie qu'ils espèrent meilleures. Ils n'hésitent donc pas à tout abandonner pour tenter l'aventure souvent « aidés » dans cette entreprise par des passeurs peu scrupuleux leur faisant payer un prix exorbitant pour leur fournir les moyens de franchir les obstacles naturels (mers, montagne, fleuve, etc.) ou humains (poste frontière) dans des conditions de sécurité extrêmement précaires.
Les voies de l'immigration clandestine
- Vers l'Espagne, les passages se font par le détroit de Gibraltar depuis les côtes marocaines entre Larache et Hoceima et les côtes algeriennes, à Oran. Pour les îles Canaries les bateaux partent depuis les côtes du Sahara occidental, entre Tarfaya et Dakhla, de la Mauritanie, à Nouadhibou, du Senegal, de la Gambie et de la Guinée Conakry. Ceuta et Melilla, deux villes espagnoles au Maroc, sont deux autres point d'entrées pour l'Europe, même si leurs frontières sont fermées avec des doubles grillages des six metres d'hautée.
- Les routes pour l'Italie partent de la Tunisie et surtout de la Libye, entre Zuwarah et Misratah, se dirigeant vers l'île de Lampedusa et la Sicile. Dernièrement les migrants commencent à partir aussi depuis Annaba, en Algerie, vers l'île de Sardaigne.
- Pour la Grèce les migrants clandestins passe par la Turquie et s'embarquent à partir des côtes turques au tour de Izmir, vers les petites îles grecque de Samos, Lesvos, Hios et Rhodes. Un autre passage est constitue par le confin entre Turquie et Grèce. Sour l'autoroute pour Alexandroupolis et Orestias, chaque année de milliers de migrant entrent en Europe cachés à l'interieur des camion dirigés en Grèce. Un fois à Athens les migrants rejoindent Patras pour s'imbarquer vers l'Italie, sur les ferry se dirigeant à Ancona, Brindisi et Venezia.
Chaque année des centaines de jeunes migrants meurent le long des ces routes-ci, victimes des naufrages comme du desert. En fait pour rejoindre la Mediterranéenne les migrants sub-sahariens traversent d'abord le désert du Sahara pour rentrer soit en Libye, soit en Algerie.
- Vers les États-Unis, les passeurs mexicains (appelés "coyotes") font traverser le Río Grande ou l'Océan Atlantique dans des conteneurs, contre plusieurs milliers de dollars.
- Aux États-Unis, les citoyens volontaires forment des milices armées qui patrouillent le long des frontières mexicaines.
La pauvreté est l'insuffisance des ressources matérielles (manque d'argent) et des conditions de vie, ne permettant pas à des êtres humains de vivre dignement selon les droits légitimes et vitaux de la personne humaine, et les condamnant aux dures difficultés de la survie au jour le jour.
Les victimes de l'immigration clandestine
Selon la revue de presse de Fortress Europe 8.175 immigrés sont morts aux frontières de l'Europe depuis 1988, dont 2.755 sont disparus en mer. En mer Méditerranée ont perdu la vie 6.027 migrants. Dans le Canal de Sicile 1.929 personnes sont mortes, entre la Libye, la Tunisie, Malte et l'Italie, dont 1.118 disparus, et 33 autres ont perdu la vie le long des nouvelles routes entre l'Algerie et l'île de Sardaigne; 2.929 personnes sont mortes au large des îles Canaries et du détroit de Gibraltar entre le Maroc et l'Espagne, dont 1.206 disparus; 514 personnes sont mortes en mer Egée, entre la Turquie et la Grèce, dont 252 disparus; 474 personnes sont mortes en mer Adriatique, entre l'Albanie, le Montenegro et l'Italie, dont 136 disparus. Mais la mer on ne la traverse pas seulement à bord des pirogues. En navigant cachés à bord de navires de cargaison regulierement enregistrés, au moins 148 hommes sont morts asphyxiés ou noyés.
Mais avant d'arriver à la mer, le Sahara est un passage obligé et tout autant dangereux. Les aventuriers africains le traversent sur des camions comme sur des véhicules tout terrains le long des pistes entre le Soudan, le Tchad, le Niger et le Mali d'une côté et la Libye et l'Algérie de l'autre. Ici au moins 1.069 personnes sont mortes depuis 1996. Mais selon les survivants, presque chaque voyage compte ses victimes. Le nombre des victimes donc pourrait être bien plus elevé. Les chiffres incluent aussi les victimes des déportations collectives pratiquées par les gouvernements de Tripoli, d'Alger et de Rabat, désormais habitués à abandonner groupes de centaines de migrants en zones frontalières en plein désert.
En Libye les migrants sont maltraités. Il n'y a pas de données officielles, mais au cours du 2006 Human Rights Watch et Afvic ont accusé Tripoli des détentions arbitraires et tortures dans les centres d'arrestiation, dont trois sont financés par l'Italie. En septembre 2000 à Zawiyah, dans le nord-ouest du pays, au moins 560 étrangers ont été tués pendant des assauts racistes.
En voyageant cachés dans les camions 247 personnes ont été trouvées mortes en Albanie, France, Allemagne, Grèce, Turquie, Royaume Uni, Irlande, Italie, Hollande, Espagne et Hongrie.
En Grèce, le long de la frontière avec la Turquie, il y a encore des champs de mines. En essayant d'entrer en Grèce après avoir traversé le fleuve Evros, au moins 88 personnes y sont morts.
Et en outre: 51 personnes se sont noyées dans les fleuves délimitants la frontière entre la Croatia et la Bosnie; la Turquie et la Grèce; la Slovaquie et l'Autriche; la Slovénie et l'Italie; 41 personnes sont mortes d'hypothermie en tentant de franchir la frontière dans les montagnes de Turquie, Grèce, Italie et Slovaquie; 20 personnes sont mortes cachés sous les trains dans le tunnel sous la Manche en direction de l'Angleterre; 33 personnes sont mortes sous le feu de la police espagnole et marocaine ou blessé sur le grillage le long de la frontière des deux enclaves espagnoles au Maroc, Ceuta et Melilla; 14 personnes sont mortes brûlées vives après qu'un centre de déportation en Hollande ait pris feu; 11 personnes ont été tuées par la police, en Turquie, Yougoslavie et aussi en France. 8 personnes en fin ont été retrouvées mortes dans le train d'atterrissage d'avions de ligne.
Quelques avis historiques sur la question
Aristote
- « Est aussi facteur de guerre civile, l'absence de communauté ethnique tant que les citoyens n'en sont pas arrivés à respirer d'un même souffle. Car, de même qu'une cité ne se forme pas à partir d'une masse de gens pris au hasard, de même ne se forme-t-elle pas dans n'importe quel espace de temps. C'est pourquoi parmi ceux qui ont jusqu'à présent accepté des étrangers pour fonder une cité avec eux, ou pour les agréger à la cité, la plupart ont connu des guerres civiles ».
- « Les Syracusains, après la période des tyrans, ayant fait citoyens des étrangers, en l'occurrence des mercenaires, connurent des séditions et en vinrent aux armes ».
Ambrose Bierce
- Immigré : homme mal informé qui croit que l'on vit mieux dans un pays que dans un autre.
Voir aussi
Notes et références
- ↑ 1,0 1,1
[pdf] Rapport du Secrétaire général sur les migrations internationales et le développement [1], Nations unies, 2006. - ↑ Voir une
[pdf] Note statistique sur les populations non nationales dans les États membre de l'UE (mars 2006). - ↑ Le Monde, 6 juin 2006 : « L'immigration en Europe : durcissement quasi général ».
- ↑ « Face à l’afflux d’immigrés clandestins, le gouvernement espagnol en appelle à l’Europe » dans Le Figaro, web, 24/05/2006
- ↑ Marc Semo, « La forteresse Europe se barricade avec des mesurettes » dans Libération, 27/05/2006 [lire en ligne]
- ↑ Le Monde, 6 juin 2006 : L'immigration en Europe : durcissement quasi général.
- ↑ « 460 clandestins arrêtés en Sicile » dans Le Nouvel Obs, 24/05/2006 [lire en ligne]
- ↑ Emission de la 5, C dans l'air, 14 mars 2006
- ↑ Emission de la 5, C dans l'air, 14 mars 2006
- ↑ « La politique des quotas d'étrangers menace la CEI d'éclatement », dans Courrier international du 24/01/2007, [lire en ligne]
Articles connexes
- Asile politique
- Droit d'asile
- Espace Schengen
- Extrême droite
- Guerre civile
- Migration humaine
- Mobilité sociale
- Mouvements de l'immigration
- Multiculturalisme
- Pauvreté
Liens externes
- Cité nationale de l'histoire de l'immigration
- Atlas de l'immigration
- Chaire de recherche du Canada sur le droit international des migrations : revue de presse en ligne sur l'actualité de l'immigration ; textes, analyses et vidéos en ligne sur l'immigration internationale.
- La complexe dynamique des migrations internationales Série de conférences universitaires en ligne sur plusieurs aspects de la migration (vidéos, automne 2005 / hiver 2006)
- La démographie de l'immigration par l'INSEE
- L’ONU et les migrations internationales
- « La législation en Europe, aux États-Unis, au Canada… » : lois de divers pays sur l'immigration – feuille d'info du Nouvel Observateur (version électronique), 10/05/2006
- Le site de Patrick Weil, spécialiste de l'histoire de l'immigration, directeur de recherche au CNRS, http://www.patrick-weil.com
- Fortress Europe, l'observatoire sur les victimes de l'immigration clandestine
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