documentation de référence sur intelligence économique

Cette page contient les information de référence sur intelligence économique :

web sémantique sur intelligence économique

En outre, on trouve les analogies de intelligence économique :

   Publicité ▼

sensagent's office

Raccourcis et gadgets. Gratuit.

* Raccourci Windows : sensagent.

* Widget Vista : sensagent.


Alexandria poste de travail. 29€.

Pour Windows ou Vista. Simple/double clique/Ctrl+F10. Pour tout logiciel (word, excel, etc.). Sans publicité.

dictionnaire et traducteur pour sites web

Alexandria

Une fenêtre (pop-into) d'information (contenu principal de Sensagent) est invoquée un double-clic sur n'importe quel mot de votre page web. LA fenêtre fournit des explications et des traductions contextuelles, c'est-à-dire sans obliger votre visiteur à quitter votre page web !

Essayer ici, télécharger le code;

SensagentBox

Avec la boîte de recherches Sensagent, les visiteurs de votre site peuvent également accéder à une information de référence pertinente parmi plus de 5 millions de pages web indexées sur Sensagent.com. Vous pouvez Choisir la taille qui convient le mieux à votre site et adapter la charte graphique.

Solution commerce électronique

Augmenter le contenu de votre site

Ajouter de nouveaux contenus Add à votre site depuis Sensagent par XML.

Parcourir les produits et les annonces

Obtenir des informations en XML pour filtrer le meilleur contenu.

Indexer des images et définir des méta-données

Fixer la signification de chaque méta-donnée (multilingue).


Renseignements suite à un email de description de votre projet.

Jeux de lettres

Les jeux de lettre français sont :
○   Anagrammes
○   jokers, mots-croisés
○   Lettris
○   Boggle.

Lettris

Lettris est un jeu de lettres gravitationnelles proche de Tetris. Chaque lettre qui apparaît descend ; il faut placer les lettres de telle manière que des mots se forment (gauche, droit, haut et bas) et que de la place soit libérée.

boggle

Il s'agit en 3 minutes de trouver le plus grand nombre de mots possibles de trois lettres et plus dans une grille de 16 lettres. Il est aussi possible de jouer avec la grille de 25 cases. Les lettres doivent être adjacentes et les mots les plus longs sont les meilleurs. Participer au concours et enregistrer votre nom dans la liste de meilleurs joueurs ! Jouer

Dictionnaire de la langue française
Principales Références

La plupart des défintions du français sont proposées par Memodata et comportent un approfondissement avec Littré et plusieurs auteurs techniques spécialisés.
Le dictionnaire des synonymes est surtout dérivé du Crisco ou du dictionnaire intégral (TID).
L'encyclopédie française bénéficie de la licence Wikipedia (GNU).

Traduction

Changer la langue cible pour obtenir des traductions.
Astuce: parcourir les champs sémantiques du dictionnaire analogique en plusieurs langues pour mieux apprendre avec sensagent.

Copyright

Les jeux de lettres anagramme, mot-croisé, joker, Lettris et Boggle sont proposés par Memodata.
Le service web Alexandria est motorisé par Memodata pour faciliter les recherches sur Ebay.
La SensagentBox est offerte par sensAgent.

Dernières recherches dans le dictionnaire :

licer · TOUCAN · mesureur · epreure · FLOCULAMES ·
401 visiteurs en ligne

calculé en 0.062s

   Publicité 

Ecran ▼    Interface ▼    Favoris ▼   

 » 

Choisissez vos langues source et cible.

Résumé des résultats
 définitions   voir aussi   réseau sémantique   anagrammes   mots-croisés   exemple   wikipedia   Ebay   traductions 
 
définitions

intelligence économique ADBS

1.Ensemble des actions coordonnées de recherche, de traitement et de distribution en vue de son exploitation, de l'information utile aux acteurs économiques. Ces diverses actions sont menées légalement avec toutes les garanties de protection nécessaires à la préservation du patrimoine de l'organisme, dans les meilleures conditions de qualité, de délais et de coûts.

intelligence économique

1.Ensemble des actions coordonnées de recherche, traitement et distribution de l'information utile en vue de son exploitation aux acteurs économiques.

 
voir aussi

intelligence économique ADBS

veille

 
dictionnaire analogique

intelligence économique

 
Wikipedia

Intelligence économique

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

La définition de l’intelligence économique a longtemps fait l’objet d’intenses débats théoriques et pratiques. Avec la nomination d’un Haut Responsable chargé de l’Intelligence Economique au sein du SGDN, une définition a pu être établie. Sous la supervision d’Alain Juillet, un groupe d’experts et enseignants en intelligence économique à proposé de considérer que cette dernière consiste en la maîtrise et la protection de l’information stratégique utile aux acteurs économiques.

L’intelligence économique relève par conséquent des préoccupations du management et des techniques de gestion et de capitalisation des informations stratégiques utiles à une organisation. Elle vise donc à enrichir le savoir de l'organisation (État, entreprises, Organisations intergouvernementales, associations, ONG…) à des fins :

  • d'identification des opportunités de développement de l'organisation ;
  • de protection contre les menaces et vulnérabilités la visant (déstabilisation, espionnage, racket, vandalisme, voire terrorisme), d’abord en les anticipant.

L’intelligence économique se distingue de l’espionnage économique car elle utilise exclusivement des moyens légaux. Elle se conçoit dans un esprit de légitimité par rapport à des structures d'autorité, en premier lieu celles des États (souveraineté) et celles des entreprises.

L’intelligence économique est une réponse aux bouleversements de l’environnement global des entreprises. Les évolutions majeures qui ont influencé le modèle capitaliste ces vingt dernières années sont probablement la complexification de l’environnement global (politique, économique, social, culturel) et l’explosion de la quantité d’informations produites par les sociétés modernes. Il en découle une conséquence évidente pour les entreprises : celle qui détient l’information stratégique obtient un avantage compétitif décisif sur les autres. Dans un jeu concurrentiel durci où les recettes du couple production/consommation de masse ne fonctionnent plus, à l’heure où l’individualisation de l’acte d’achat, c’est-à-dire la segmentation des marchés, impose un style de management stratégique réactif et précis, l’acquisition de l’information à haute valeur ajoutée se révèle aussi indispensable au développement de l’activité économique que l’accumulation du capital financier et la coordination des compétences humaines. La dématérialisation progressive d’une part insigne de la croissance économique (le secteur tertiaire ne cessant d’augmenter sa participation à l’augmentation de la richesse globale des nations) prouve sans contestation possible que les hommes créent aujourd’hui de la prospérité en manipulant des signes, en transformant une matière première que l’on nomme l’information, afin de produire, au bout du processus classique mais efficace du cycle du renseignement, de la connaissance efficace… Les professionnels de l’Armement ne peuvent manquer d’appréhender le caractère vital que revêt la prise de conscience de ces enjeux, ceci d’autant plus que la production de savoir dans le cadre des technologies de souveraineté impose tout à la fois une exigence accrue en termes de qualité de l’information et de sécurisation méthodique de celle-ci.

L’intelligence économique naquit de la prise de conscience progressive de l’ensemble de ces évolutions et métamorphoses. Elle fut donc d’abord définie, pour reprendre la formule retenue en 1994 par les rédacteurs du rapport du Commissariat Général au Plan (dit rapport Martre), comme « l’ensemble des actions coordonnées de recherche, de traitement, et de distribution, en vue de son exploitation, l’information utile aux acteurs économiques. »

En tout état de cause, ce qui est central dans la compréhension de l’intelligence économique, ainsi et surtout que dans sa mise en pratique, c’est d’insister sur le fait qu’elle ne se réduit pas à l’accumulation désordonnée de d’informations de toutes sortes. Il s’agit de produire de la connaissance à vocation opérationnelle. De ce fait, on saisit immédiatement que le savoir-faire de la discipline ne s’épuise pas dans le traitement informatisé des données : il exige des compétences d’interprétation et d’analyse qui sont l’apanage du « facteur » humain.

Il faut cependant aller plus loin dans la définition de l’intelligence économique. Pour cela, il est indispensable de se rappeler que l’information, dans le jeu concurrentiel des entreprises, s’inscrit dans un rapport asymétrique : celui qui gagne est celui qui sait ce que les autres ignorent… Ce qui implique de sécuriser l’information et de ne pas s’en tenir simplement à une action de veille : sa gestion stratégique à des fins décisionnelles exige de protéger le capital qu’elle constitue. Pour donner toute sa dimension à l’intelligence économique, n’oublions pas enfin que la mise en œuvre d’opérations d’influence compte au nombre de ses outils et finalités. En effet, son but étant de traiter des données pour créer de la connaissance efficace, on peut estimer logique et approprié qu’elle englobe le prolongement opérationnel de son fondement : c’est-à-dire la métamorphose de la connaissance en avantage compétitif. Finalement, à travers ses différentes manifestations (veille, protection du patrimoine informationnel, stratégies d’influence), on peut premièrement qualifier l’intelligence économique de système de surveillance de l’environnement de l’entreprise et, deuxièmement, de dispositif d’action sur celui-ci, afin de détecter des menaces et des risques, et d’exploiter des opportunités.

En somme, l’intelligence économique, colonne vertébrale du processus décisionnel, vise à réduire les incertitudes en environnement complexe, afin de prendre des décisions optimales dans un laps de temps relativement court. Elle s’appréhende conséquemment comme un prolongement – non comme un substitut ou un dépassement – du management de l’entreprise. La conclusion en découle tout naturellement : l’intelligence économique est l’arme maîtresse du management stratégique.

L’intelligence économique moderne, qu’elle se fasse au niveau des entreprises ou des territoires, se fonde sur un modèle d’économie du savoir, qui ne peut se concevoir aujourd’hui que dans un contexte mondial, dans lequel la perception de l'environnement, en particulier du contexte mondial dans lequel évolue l’entreprise, et l’usage que l’organisation fait des informations jouent un rôle clé.

Sommaire

  • 1 Définitions
  • 2 Dérivés
  • 3 Historique
  • 4 Cycle, contenu et fonctions de l’intelligence économique
    • 4.1 Cycle du renseignement
    • 4.2 Approche moderne de l’intelligence économique
    • 4.3 Contenu de l’intelligence économique (AFDIE)
    • 4.4 Fonctions de l’intelligence économique
  • 5 Le processus d'intelligence économique dans le cycle moderne
    • 5.1 Recherche et recueil des informations et des connaissances clés
    • 5.2 Traitement et interprétation des informations recueillies
    • 5.3 Formulation des raisonnements stratégiques
    • 5.4 Mise en œuvre des actions et animation des réseaux
    • 5.5 Évaluation des effets et mutualisation des pratiques
  • 6 Politiques mises en place
    • 6.1 En France
      • 6.1.1 Historique
      • 6.1.2 Organisation étatique
      • 6.1.3 Situation en 2006
    • 6.2 Dans l'Union européenne et les Etats membres autres que la France
    • 6.3 Hors d'Europe
      • 6.3.1 Aux États-Unis
      • 6.3.2 En Asie
  • 7 Organisation de la profession en France
    • 7.1 Questions éthiques, métiers
    • 7.2 Modèle d'intelligence économique
    • 7.3 Référentiel de formation à l'intelligence économique
  • 8 Place par rapport aux autres disciplines
  • 9 Intelligence économique et business intelligence
  • 10 Quelques personnalités
  • 11 Articles connexes
    • 11.1 Généralités
    • 11.2 Éthique, droit
    • 11.3 Normalisation, sécurité de l'information
    • 11.4 Phases et méthodes de l'IE
    • 11.5 Mémoire
  • 12 Liens externes
    • 12.1 Documents et sites de référence
    • 12.2 Magazines
    • 12.3 Blogs et sites personnels de référence
    • 12.4 Moteur de recherche
    • 12.5 Formations publiques
    • 12.6 Formations privées
  • 13 Bibliographie
  • 14 Notes

Définitions

L’univers de l’intelligence économique étant très vaste, il englobe parfois des réalités très différentes. Voici d’autres définitions assez complémentaires les unes des autres :

  • Le rapport Martre, œuvre collective du Commissariat du Plan intitulée Intelligence économique et stratégie des entreprises (La Documentation Française, Paris, 1994), donne la définition suivante : « L’intelligence économique peut être définie comme l'ensemble des actions coordonnées de recherche, de traitement et de distribution, en vue de son exploitation, de l'information utile aux acteurs économiques. Ces diverses actions sont menées légalement avec toutes les garanties de protection nécessaires à la préservation du patrimoine de l'entreprise, dans les meilleures conditions de délais et de coûts. L’information utile est celle dont ont besoin les différents niveaux de décision de l’entreprise ou de la collectivité, pour élaborer et mettre en œuvre de façon cohérente la stratégie et les tactiques nécessaires à l’atteinte des objectifs définis par l’entreprise dans le but d'améliorer sa position dans son environnement concurrentiel. Ces actions, au sein de l'entreprise, s’ordonnent autour d’un cycle ininterrompu, générateur d’une vision partagée des objectifs de l'entreprise. »
  • Définition d'Alain Juillet : "l'intelligence économique est la maîtrise et la protection de l'information stratégique pertinente par tout acteur économique".
  • Définition de Christian Harbulot  : l’intelligence économique se définit comme la recherche et l’interprétation systématique de l’information accessible à tous, afin de décrypter les intentions des acteurs et de connaître leurs capacités. Elle comprend toutes les opérations de surveillance de l’environnement concurrentiel (protection, veille, influence) et se différencie du renseignement traditionnel par : la nature de son champ d’application, puisque qu’elle concerne le domaine des informations ouvertes, et exige donc le respect d’une déontologie crédible ; L’identité de ses acteurs, dans la mesure où l’ensemble des personnels et de l’encadrement – et non plus seulement les experts – participent à la construction d’une culture collective de l’information ; ses spécificités culturelles, car chaque économie nationale produit un modèle original d’intelligence économique dont l’impact sur les stratégies commerciales et industrielles varie selon les pays.
  • Définition d’Eric Delbecque : « L’intelligence économique est à la fois une culture du combat économique, un savoir-faire (composé de méthodes et d’outils relatifs à la veille, à la sécurité économique et à l’influence), et une politique publique (visant à contribuer à l’accroissement de puissance par l’élaboration et la mise en œuvre de stratégies géoéconomiques et de sécurité économique, ainsi que par des actions en faveur de la maîtrise collective de l’information stratégique). L’alliage de ces trois composantes vise à maîtriser et protéger l’information stratégique au profit des acteurs économiques nationaux ou européens. »
  • Définition de Jérôme Dupré : L’intelligence économique, écrit-il, est un nouveau concept englobant la totalité des problématiques de protection et de gestion de l’information stratégique, ainsi que les actions d’influence au profit des entreprises. Démarche collective ayant pour objet la recherche offensive de l’information et sa circulation transversale, elle s’intègre dans le nouveau paradigme de la guerre économique. En tant que pratique, l’intelligence économique se caractérise comme une démarche très dynamique de recherche d’informations ouvertes. Elle s’exerce à l’intérieur de l’entreprise ou à l’extérieur, par exemple dans un cabinet de consultants. Les métiers de l’intelligence économique s’inscrit dans le respect des règles de droit. Dupré précise également que si la notion d’intelligence économique rencontre des difficultés à acquérir ses lettres de noblesse, ce n’est pas seulement parce qu’il est difficile de la définir mais aussi parce que des activités proches bien que distinctes – telle la veille et l’espionnage – freinent son identification claire et donc son émergence.
  • Définition de l’Association des professionnels de l'information et de la documentation (ADBS) : « L’intelligence économique est constituée par l'ensemble des concepts, des outils, des méthodologies et des pratiques permettant de mettre en relation, de façon pertinente, différentes connaissances et informations dans la perspective de la maîtrise et du développement de la dynamique économique. Cette mise en relation implique en particulier : une mobilisation des hommes ; un traitement et une analyse de l'information et de la connaissance orientés vers une finalité opérationnelle ; une circulation efficace des informations et des connaissances au sein des organisations concernées. »
  • Définition de Bernard Besson et Jean-Claude Possin : « L’intelligence économique est la maîtrise concertée de l'information et de la coproduction de connaissances nouvelles. Elle est l’art de détecter les menaces et les opportunités en coordonnant le recueil, le tri, la mémorisation, la validation, l’analyse et la diffusion de l'information utile ou stratégique à ceux qui en ont besoin. Elle impliquera une protection adaptée à tous les stades de son élaboration : acquisition, traitement, exploitation, et au patrimoine en résultant avec une attention particulière aux prémisses […]. Pour l’essentiel, l’intelligence économique est un cycle d’informations dont la finalité est la production de renseignements stratégiques et tactiques à “haute valeur” ajoutée. »
  • Définition de Philippe Baumard : « L’intelligence économique n’est plus seulement un art d'observation mais une pratique offensive et défensive de l’information. Son objet est de relier entre eux plusieurs domaines pour servir à des objectifs tactiques et stratégiques de l'entreprise. Elle est un outil de connexion entre l’action et le savoir de l'entreprise. »
  • Définition de Carlo Revelli : « L’intelligence stratégique est un processus de collecte, traitement et diffusion de l'information qui a pour objet la réduction de la part d'incertitude dans la prise de toute décision stratégique. Si à cette finalité on ajoute la volonté de mener des actions d'influence, il convient de parler alors d'intelligence économique. »
  • Définition de Gabriel Colletis : « L’intelligence économique peut, au niveau d'une entreprise particulière, se définir comme sa capacité à combiner efficacement les réseaux et compétences extérieures en vue de résoudre un problème productif inédit. »
  • Définition de François Jeanne-Beylot : « ensemble des actions coordonnées de recherche, de traitement, de diffusion de l’information, en vue de son exploitation auquel peuvent être associées des actions d'influence. L’IE est un état d’esprit, son approche dans l’entreprise doit être identique à celle de la qualité ou de l'environnement ».
  • Définition de Eric Alvarez : « L’intelligence économique est une opérationnalisation stratégique de l'information, tout particulièrement dans sa dimension humaine, dans le but d'être plus compétitif. »
  • Définition de Olivier Mevel : « L'intelligence économique est l'aptitude démontrée par une organisation à assembler et combiner en continu des signaux faibles et des évènements distincts afin de leur attribuer un sens dans le cadre d’un contexte, d'une décision et d’une finalité précise. A ce titre, les activités d’intelligence économique comporte une dimension téléologique car elles supposent initialement de fixer le projet stratégique de l'organisation. »

Dérivés

L’intelligence économique a donné naissance à une déclinaison particulière qui est l’intelligence économique territoriale. Cette dernière, telle qu’elle fut conçue par le Préfet Rémy Pautrat, permet d’organiser en un système faisant sens, en une stratégique cohérente au service de la croissance et de l’emploi, les actions variées d’aménagement du territoire, de politique industrielle et de développement économique en général qui sont menées à l’échelon central et local avec un déficit de coordination.

Par conséquent, on peut définir l’intelligence territoriale comme la valorisation, la coordination et la protection des atouts économiques et savoir-faire industriels et technologiques des territoires et de leur tissu de PME-PMI, afin de les transformer en avantages comparés décisifs dans la compétition commerciale européenne et mondiale.

De quoi est constituée concrètement l’intelligence territoriale ? Elle se compose en fait de quatre types d’actions s’agrégeant en un dispositif unifié et coordonné.

  • La première est l’élaboration de stratégies concertées de développement économique et technologique pour le territoire, en s’appuyant sur les pôles de compétitivité.

Cette construction s’appuie sur la détermination des forces et des faiblesses du territoire en rapport avec des opportunités et des menaces que contient l’environnement global. Pour le dire autrement, il s’agit d’appréhender comment une région, un département ou encore une agglomération peut valoriser ses atouts en fonction des grandes tendances économiques, sociales et culturelles d’un espace défini et d’une période donnée.

Les pôles de compétitivité sont l’exemple emblématique de ces schémas de développement stratégiques des régions. Ils reposent sur le repérage des spécialités locales, des savoir-faire et des filières d’excellence locale et leur mise en valeur via des réseaux organisés de travail et d’échanges d’informations. Il s’agit en somme de créer une dynamique régionale de coopération, en favorisant le regroupement des services de l’État et des collectivités territoriales, des entreprises (notamment les PME-PMI), des universités et des centres de recherche autour de projets stratégiques communs.

  • La deuxième consiste en la définition et la préservation d’un périmètre économique stratégique, c’est-à-dire d’un ensemble d’entreprises oeuvrant dans le domaine des technologies sensibles et qu’il convient de protéger pour des raisons d’intérêt national et de conquête de positions privilégiées sur les marchés hautement rentable des hautes technologies duales (ie concernant les domaines militaire et civil).
  • La troisième est la constitution de réseaux d’experts et de décideurs, inter-entreprises et inter-administrations, mais aussi entre l’État, les entreprises, les universités et les différents acteurs du développement économique et social local.
  • La quatrième est la sensibilisation et la formation à l’intelligence économique, car cette dernière est indispensable à la construction de la compétitivité durable des entreprises françaises.

En effet, la scène internationale et la vie des nations doivent aujourd’hui s’interpréter à l’aide d’une nouvelle grille de lecture. Nous sommes entrés dans l’économie de la connaissance, corollaire de la mondialisation des échanges et des idées. L’un des éléments essentiels du capital stratégique qui déterminent aujourd’hui la prospérité des sociétés, la compétitivité des entreprises et donc l’évolution de l’emploi, est l’information. Savoir la chercher, la traiter et la diffuser (tout en protégeant la part de données sensibles qui ne doivent pas circuler) constitue l’une des tâches prioritaires de tous les acteurs économiques et la définition même de l’intelligence économique.


Historique

L’intelligence économique, en tant que recherche d'informations et exploitation avec un objectif économique, existe depuis très longtemps. Dans l’histoire, elle a souvent été liée aux explorations, au commerce et aux informations ramenées par les explorateurs et les commerçants…

Les récits de voyage ont constitué des mines d'informations importantes pour les entreprises et les gouvernements.

Sans remonter à l’Antiquité, on pourrait citer le commerce à partir de la République de Venise, les explorations des missionnaires franciscains (surtout) en Asie, jusqu’en Extrême-Orient (Chine) au XIIIe siècle, et la consignation des informations sous forme de récits de voyages (informations géographiques, botaniques…). Puis Marco Polo et le devisement du monde ont eu le succès que l'on connaît.

Une autre source historique, actuellement réétudiée en France, est celle de l’explorateur belge Jean de Mandeville qui, après un voyage de 34 ans en Asie (c’était considérable pour l’époque), compila en plusieurs langues le récit de ses propres voyages (1322-1356) et de ceux d’autres explorateurs antérieurs, sous une forme quelquefois ésotérique ou mythique ce qui fait qu’on l’a négligé). Il faut noter que Jean de Mandeville s’était mis au service des Anglais, alors que la France était encore dans la guerre de Cent Ans.

Les œuvres de Jean de Mandeville furent imprimées en de nombreuses langues dans la deuxième motié du XVe siècle, et elles furent lues par le jeune Christophe Colomb, qui comprit de la sorte que la Terre était ronde (on le savait déjà dans les milieux cultivés depuis longtemps). Ainsi, les informations géographiques structurées sous forme cartographique permirent aux Européens d’acquérir la suprématie mondiale au XVIe siècle.

Sautons quelques siècles : au XVIIIe siècle, les colons anglophones établis sur le sol de l’Amérique du Nord, ne souhaitant pas payer les taxes exigées par la couronne britannique, revendiquèrent leur indépendance. L’un des artisans de cette indépendance, Thomas Jefferson, défendit âprement les principes de la propriété intellectuelle, qui se trouvèrent ainsi dans la culture de cette nation.

Dans la deuxième moitié du XIXe siècle, les États-Unis ont connu une période de très forte immigration en provenance d’Europe (Europe centrale, Irlande, Italie…). Ils ressentirent le besoin de comptabiliser la population, et ils utilisèrent pour cela la technique naissante de la carte Hollerith et de la mécanographie pour effectuer le premier recensement automatisé de l’Histoire.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, le centre de renseignement de Londres, qui comprenait essentiellement des Américains et des Anglais, exploitait toutes les informations en provenance du continent (européen). Les Anglo-Saxons furent très habiles pendant la Seconde Guerre mondiale pour la collecte et le traitement des informations.

Cette culture du renseignement permit aux Américains de développer les premiers systèmes de traitement électronique de l’information (ordinateurs) vers 1942 (von Neumann), en vue de la reconversion de l’industrie américaine en économie de guerre, qui fut le plus grand projet mondial de l’Histoire.

Les réflexions sur le renseignement à cette époque (1948-1949, soit un peu après l’apparition du premier ordinateur) étaient pourtant fondées sur des modèles de communication assez simplistes : transmission d’un émetteur à un récepteur (voir Claude Shannon).

La vision actuelle de l’intelligence économique est une évolution très importante par rapport au renseignement classique, dans la mesure où l’apparition de l’internet (web, messageries électroniques) et des réseaux informatiques d’entreprise étendue (intranet, extranet) multiplie les émetteurs et les récepteurs, et permet un effet rétroactif qui n’existait pas à une grande échelle avec les systèmes télégraphiques et téléphoniques, et pas, sous une forme numérique, avec la radiodiffusion, et la télévision. L’informatique d’entreprise s’est développée dans les années 1970 sur des cellules (entreprises) généralement déconnectées les unes des autres (sauf exception, EDI dans l’automobile).

L’internet constitue ainsi une force d'influence importante.

Cycle, contenu et fonctions de l’intelligence économique

L’intelligence économique peut :

  • soit rechercher des informations sur un sujet déterminé considéré comme stratégique : question posée par la direction conduisant à la recherche de renseignement,
  • soit recueillir des informations sur le contexte de l'organisation à partir du processus de veille, discerner celles qui sont d'un intérêt stratégique pour l'entreprise, les structurer dans la mémoire collective, et définir les plans d'action.

La première approche est l'approche classique du renseignement qui était adoptée par les services secrets.

La deuxième approche est la nouvelle approche de l'intelligence économique, qui s'impose dorénavant en raison de l'importance du contexte dans le cadre de la mondialisation. Elle privilégie la perception de l'environnement, en utilisant les sources ouvertes, qu'elles soient obtenues par les relations humaines ou des sources écrites.

Article détaillé : Intelligence des sources ouvertes.

Les Américains appellent le processus d'intelligence des sources ouvertes open source intelligence (OSINT).

Cycle du renseignement

Le cycle du renseignement correspond à l’ancienne approche utilisée par les services secrets. Le fonctionnement du cycle est le suivant :

image:intelligence économique.svg

  • Les questions

La base du cycle est constituée par les questions auxquelles on cherche à répondre. Elles sont le plus souvent définies par la direction de l'organisation.

  • La collecte d’informations

Elle a lieu à la fois dans les réseaux internes et externes et dans la mémoire de l'intelligence économique. Des informations peuvent également provenir des sources les plus diverses (documentations publiques, médias, salons et rencontres, brevets, normes, back-engineering)

  • L’analyse et la structuration

Les informations collectées sont analysées par les experts de l’organisation.

  • La diffusion

Les informations analysées et structurées (c’est-à-dire rendues exploitables) sont diffusées aux personnes concernées dans l’organisation, afin que les éventuelles actions nécessaires soient entreprises. Notamment, on transmet les informations à la direction qui pourra définir de nouvelles questions.

Approche moderne de l’intelligence économique

Dans le deuxième cas, on ne sait pas exactement ce que l'on va trouver. Par rapport à la vision technique du renseignement, l'analyse des informations, leur structuration, leur déclinaison en stratégie et la mise en œuvre des actions sont plus élaborés et beaucoup plus répartis dans l'organisation. Bernard Besson et Jean-Claude Possin penchent pour cette nouvelle approche, de même que toutes les nouvelles instances d'intelligence économique (AFDIE, Fépie…)

Les étapes sont alors :

  • Recherche et recueil des informations et des connaissances clés
  • Traitement et interprétation des données recueillies
  • Formulation des raisonnements stratégiques
  • Mise en œuvre des actions et animation des réseaux
  • Évaluation des effets et mutualisation des pratiques

Chacune de ces étapes doit faire l'objet d'une approche spécifique d'intelligence économique.

De plus, l'intelligence économique ne se limite plus aux entreprises, mais devient de plus en plus un enjeu d'État.

Contenu de l’intelligence économique (AFDIE)

L’intelligence économique ne se résume pas à la veille. Selon les travaux de l’AFDIE (Association française pour le développement de l’intelligence économique), qui sont repris par Bernard Carayon, l’intelligence économique comprend les tâches suivantes :

  • Recherche et recueil des informations et des connaissances clés
    • Veille juridique,
    • Veille technologique,
    • Veille sociale et sociétale,
  • Traitement et interprétation des données recueillies
    • Entretien des bases de données et de savoirs,
    • Sécurité des informations et des traitements,
    • Protection juridique, protection du patrimoine informationnel,
    • Administration de données.
  • Formulation des raisonnements stratégiques
    • Stratégie d'innovation,
    • Conduite de projets,
    • Anticipation et maîtrise des risques,
    • Évaluation des effets des décisions à prendre.
  • Mise en œuvre des actions et animation des réseaux
    • Animation de réseaux d'influence,
    • Déploiement préventif ou curatif des actions offensives ou défensives,
    • Communication sur les valeurs,
    • Dialogue avec les parties prenantes.
  • Évaluation des effets et mutualisation des pratiques
    • Étude d'impact,
    • Rétroveille sur les processus,
    • Échanges de pratiques et de savoirs,
    • Audit d’intelligence économique, auto-évaluation.

Fonctions de l’intelligence économique

Dans ce but, un certain nombre de fonctions ont été définies pour participer à son fonctionnement :

  • Le réseau.
On le divise souvent en
* réseau interne : les employés de l'organisation pouvant servir d’experts sur une question, et fournir des informations.
* réseau externe : constitué de personnes n'appartenant pas à l'entreprise, de provenances diverses (connaissances des employés, clients, fournisseurs, partenaires, contacts délibérés…).
  • La direction.
L'intelligence économique est au service de l'organisation. À ce titre, elle est pilotée par le management de l'entreprise, qui doit définir ses objectifs et les grandes questions auxquelles elle devra répondre. La qualité des questions est capitale pour obtenir des informations intéressantes. Au départ, les questions devront rester les plus ouvertes possibles pour ne pas exclure a priori des informations clés qui pourraient surgir du contexte.
  • La mémoire.
C'est le seul organe spécifique de l’intelligence économique. La mémoire est chargée de mémoriser les informations et connaissances explicites de l'entreprise, obtenues ou non grâce à l'intelligence économique. Elle peut être organisée dans le cadre d'un projet de Knowledge management. Il s’agit d'un référentiel structuré dont, idéalement, les données principales (métadonnées) sont compatibles avec la structure du système d'information et répondent à des normes de mise en cohérence interne et externe.

Le processus d'intelligence économique dans le cycle moderne

La mise en place d'un processus d'intelligence économique devrait avoir pour préalable l'évaluation de la culture stratégique de l'entreprise.

Le processus peut en outre commencer par :

  • une phase d'audit d'intelligence économique,
  • un benchmarking sur les méthodes des concurrents, notamment sur les méthodes employées par les grands groupes américains,
  • une analyse des meilleures pratiques à l’intérieur de l’organisation.

Recherche et recueil des informations et des connaissances clés

Voir l’article Veille en entreprise.

Le recueil des informations est l’objet du processus de veille, qui est une recherche proactive d'informations, à partir des signaux faibles perçus dans le contexte.

On a vu que la veille s’appuie :

  • soit sur des informations orales obtenues par relations humaines (HUMINT en langage de renseignement),
  • soit sur des informations écrites recueillies par un processus de et d'intelligence des sources ouvertes (OSINT)et de recherche d'information sur le Web à l'aide de moteurs de recherche,
  • soit par des processus propres au renseignement (SIGINT).

Le processus de veille fait appel à des qualités de discernement ou d'intuition de la part des veilleurs et des experts, dans la perception de l'environnement.

L'intuition est une prise de conscience immédiate et individuelle. Elle peut conduire à des erreurs d'appréciation. Il faut donc vérifier les informations à partir de plusieurs sources, et discerner par perception précoce quelles sont les informations justes, utiles, dont on pourra faire le meilleur usage, en fonction de la réglementation par exemple, ou du contexte.

La veille passe aujourd'hui par l'utilisation sur le Web de moteurs de recherche très sophistiqués, dont les performances dépendent des caractéristiques techniques : recherches plein texte, ou, de plus en plus, recherches sémantiques avec utilisation de métadonnées.

La veille doit dépister les stratégies de diversion de l'adversaire, qui peuvent se manifester par des rumeurs, des bruits, de la désinformation.

Les différents types de veille classés par ordre alphabétique sont :

  • Veille boursière
  • Veille commerciale
  • Veille concurrentielle
  • Veille environnementale
  • Veille juridique
  • Veille médiatique
  • Veille pédagogique
  • Veille propriété industrielle et intellectuelle
  • Veille sociale
  • Veille sociétale
  • Veille sportive
  • Veille stratégique
  • Veille technologique
  • Veille territoriale

Toutefois, l'intelligence économique cherche à aller plus loin, en mémorisant ses propres résultats et en adoptant une démarche proactive visant à faire fructifier l'information recueillie : c’est l’objet des étapes suivantes du cycle.

Traitement et interprétation des informations recueillies

Voir l’article Gestion des connaissances.

Les informations recueillies sont analysées et structurées par des méthodes forces faiblesses / opportunités menaces (exprimé en langue française).

L'équivalent en anglais est Strengths, Weaknesses, Opportunities, Threats) (voir SWOT).

Cette étape consiste à structurer et à mémoriser les informations. Le processus d'appropriation des informations par l'organisation conduit à une connaissance structurée dans la mémoire de l'entreprise. Ce processus s’appelle la gestion des connaissances (knowledge management en anglais).

Dans cette étape, l’analyse des informations est un processus clé, au cours duquel on va définir l'usage à faire des informations recueillies. Autrement dit, les questions juridiques prennent une importance déterminante :

  • (droit international, droit social, droit de l'environnement, droit des collectivités locales…).
  • Sécurité juridique.

Idéalement, la structure de la mémoire s'appuie sur des données principales (métadonnées) cohérentes avec le reste du système d'information.

Ainsi, veille et gestion des connaissances sont des domaines complémentaires de l’intelligence économique, qui s’alimentent mutuellement.

Formulation des raisonnements stratégiques

Voir l’article Stratégie.

À ce stade, l'organisation peut être amenée à définir un plan de protection du patrimoine informationnel, et une stratégie de sécurité des systèmes d'information.

Mise en œuvre des actions et animation des réseaux

Voir l’article Gestion de programme.

Évaluation des effets et mutualisation des pratiques

(à compléter)

Politiques mises en place

En France

Après le Japon dans les années 1970 et les États-Unis à la fin des années 1980, la France s'est lancée à son tour dans cette démarche d'intelligence économique, initialement au début des années 1990, puis à compter de 2003 à la suite de tentatives de prise de contrôle de sociétés françaises sensibles, de l'activisme de fonds d'investissement étrangers et des agissements de certaines officines de renseignement.

Historique

  • Après les travaux de quelques pionniers (Henri Dou, François Jakobiak, Vahé Zartarian), l’intelligence économique est officiellement introduite en France en avril 1992 par la création de la branche française de SCIP France (Society of Competitive Intelligence Professionnals) à l'initiative de Robert Guillaumot, Yves-Michel Marti, Bruno Martinet et Jean-Pierre Bernat. Cette association réunit 400 membres en France et 6 000 dans une quarantaine de pays.
  • En 1994 le rapport du Commissariat général du Plan "Intelligence économique et stratégie des entreprises" appelé parfois rapport Martre (du nom de son rédacteur, Henri Martre, ancien PDG de l’Aérospatiale), apporte la légitimité de l’État à ces nouvelles pratiques. En avril 1995 est créé le Comité pour la compétitivité et la sécurité économique, placé auprès du Premier ministre et comprenant sept membres élus pour deux ans (chefs d’entreprises, scientifiques, syndicalistes). Ce comité tombera en désuétude à partir de 1997 sous le gouvernement de Lionel Jospin, qui ne renouvellera pas ses membres.
  • En 2000 deux fonds d'investissement américains supposés proches de la CIA, Texas Pacific Group et Spectrum Equity Investors, cherchent à prendre le contrôle de la société française Gemplus, leader mondial des cartes à puces. Le ministère des Affaires étrangères est alerté une seconde fois sur le dossier Eutelsat alors visé par ces deux mêmes fonds (note du 22 février 2004). Les pouvoirs publics évoquent la "remise en cause de la continuité et de la sécurité de diffusion des chaînes publiques françaises et européennes", les "risques industriels", dans la mesure où "Eutelsat a recours en exclusivité aux services de lancement d'Arianespace", ou encore les "menaces pour l'utilisation d’Eutelsat par les forces militaires de pays européens" qu'aurait représentées cette opération. Ils réussissent à limiter la montée en puissance de ces fonds à 23,3 % contre le tiers du capital espéré.
  • Le développement de l'intelligence économique reste moribond jusqu'à ce qu'un député, ayant trouvé un sujet de visibilité, s'empare du sujet et lui donne corps. En juin 2003, Bernard Carayon, député (UMP) du Tarn remet au Premier Ministre un rapport intitulé "Intelligence économique, compétitivité et cohésion sociale" qui la présente comme une politique publique destinée à garantir la cohésion sociale en assurant le développement économique. Une de ses annexes présente plusieurs définitions parfois contradictoires de l'intelligence économique pour mieux souligner la difficulté de la définir.
  • Parmi les conséquences de ce rapport on compte la nomination d'un Haut Responsable à l'Intelligence Economique (HRIE) rattaché au Premier ministre en la personne de M. Alain Juillet dont le parcours professionnel (postes de direction dans le Privé, et service dans les Renseignements) lui donne une forte crédibilité et qui tente de fédérer et de contrôler la profession par la création d'un syndicat professionnel, la FEPIE (Fédération des professionnels de l’intelligence économique) ; le lancement des pôles de compétitivité par Dominique de Villepin ; la mise en œuvre d'une politique d'intelligence territoriale par Nicolas Sarkozy.

Organisation étatique

  • Nomination du haut responsable chargé de l’intelligence économique : nomination d'Alain Juillet le 31 décembre 2003, comme haut responsable chargé de l’intelligence économique au SGDN (Secrétariat général de la défense nationale) par le président de la République suite au rapport « Intelligence économique, compétitivité et cohésion sociale » du député Bernard Carayon.
  • Actions publiques (au 1er semestre 2005) :
    • mise en place de responsables de l’intelligence économique dans différents ministères (Affaires étrangères — une cellule est également prévue auprès de chaque ambassadeur —, Intérieur, Économie, Finances et Industrie, responsable nommé mais sans équipe ni moyen)
    • mise en place de pilotage régionaux de l'intelligence économique par les préfets ;
    • création d'un "référentiel" destiné aux professionnels de la formation en matière d'intelligence économique ;
    • création d'une fédération des professionnels de l'intelligence économique ;
  • Définition des secteurs dits "sensibles" (septembre 2005) : le ministre de l’Industrie annonce en septembre 2005 la publication prochaine du décret d’application de la loi modifiant le code monétaire et financier. Ce décret devrait comprendre une liste de secteurs dits « sensibles » (la presse cite les casinos, l'armement, la cryptologie, les biotechnologies, la sécurité des systèmes d'information…).
  • coordination entre le délégué interministériel au [développement durable] et le haut responsable à l'intelligence économique (septembre 2005)

Situation en 2006

Certains experts, comme Patrick Artus ou des experts d'autres cercles, critiquent le manque de doctrine théorique dans la politique d'intelligence économique française. Patrick Artus appelle notamment à une « doctrine claire, qui pour l'instant n'a émergé ni à droite ni à gauche ».

Sur le plan pratique et en particulier en direction du monde économique, le MEDEF a publié pour ses adhérents PME en novembre 2006 un guide pratique d'intelligence économique.

Selon Bernard Carayon, l'Union européenne est dans une situation de totale dépendance dans les technologies de l'information vis-à-vis des États-Unis. La politique d'intelligence économique française doit être développée dans les directions suivantes :

  • elle doit être coordonnée avec les autres politiques européennes, en particulier celle de l'Allemagne,
  • elle doit approfondir les questions de normalisation.

Dans l'Union européenne et les Etats membres autres que la France

Le deuxième rapport de Bernard Carayon sur l'intelligence économique indique qu'il n'y pas de véritable contrôle politique du travail des institutions européennes par les États membres (voir Principe de subsidiarité du droit communautaire#Le contrôle politique). Il préconise la mise en place au niveau de l'Union européenne d'un registre du commerce et des sociétés garantissant la transparence des acteurs.

La France n’est pas le seul pays européen à avoir mis en place une politique d'intelligence économique. Voir Culture du Renseignement et Intelligence Economique en Europe.

A la date du 1er janvier 2006, tous les pays membres de l'Union européenne, à l’exception des Pays-Bas, de la Belgique et de l'Autriche, ont mis en place des dispositifs de contrôle des investissements étrangers concernant l'ordre public et la défense nationale.

  • Le Danemark, interdit l'acquisition de groupes spécialisés dans le transport maritime et aérien ou l'exploration pétrolière à toutes les sociétés non danoises.
  • L'Allemagne dispose d'un droit de veto pour tout investissement étranger égal ou supérieur à 25 % dans des activités de défense et de cryptologie. De plus certaines entreprises (Caisses d'épargnes, Volkswagen, producteurs d'acier…) sont protégées par la présence des Länder à leur capital, encore que d'après certains spécialistes, cette protection pourrait devenir illusoire lorsque ces sociétés auront besoin de capitaux frais, mais qui en attendant les protège des tentatives de prise de contrôle.
  • L’Espagne protège les secteurs de la défense nationale, des jeux, de la télévision et de la radio.

Hors d'Europe

Aux États-Unis

Alors qu'en France, on considère que le volet offensif est du domaine des entreprises, et le volet défensif (dispositifs de protection contre des investisseurs non nationaux) du domaine de l'État, les États-Unis ne font pas cette distinction.

Aux États-Unis, l'intelligence économique est pratiquée activement depuis la Seconde Guerre mondiale. À la fin des années 1980, l'administration américaine a lancé la politique d'advocacy de soutien aux entreprises, qui est essentiellement une stratégie offensive.

Cette politique s'appuie :

  • sur un lobbying auprès d'un grand nombre d'organisations internationales (OMC, WBCSD, ONU, OCDE, Union européenne,...),
  • sur des actions systématiques de normalisation, et de lobbying auprès des organismes qui définissent les règles du commerce international (chambre de commerce internationale, BASD),
  • sur des méthodologies de partage d'informations comme le NCW, qui procurent aux entreprises des secteurs stratégiques une très grande puissance d'investigation et de décision ; Le web et les métadonnées sont massivement employés pour indexer les ressources informatiques. Les organisations publiques américaines gèrent des registres de métadonnées qui permettent de partager ou de voiler (selon les cas) les informations sur le web ;
  • sur l'usage de la langue anglaise ;
  • sur un système juridique (soft law) où le droit mou a plus de place ;
  • sur la puissance financière des fonds de pension ;
  • sur un dispositif de protection contre les acquisitions de sociétés américaines.
    Ce dispositif n'intervient qu'assez tard dans le processus : les projets d'acquisitions sont regardés par le Committee on Foreign Investment in the United States dirigé par le secrétaire au Trésor, qui détermine au cas par cas si la vente à un propriétaire étranger d'une entreprise est censée "menacer d'affaiblir la sécurité nationale". Des sociétés peuvent également avoir des statuts particuliers pour limiter les prises de contrôle hostiles[1]. L'Exon-Florio National Security Test for Foreign protège également les entreprises américaines[2]. Enfin, le 11 septembre et les initiatives chinoises sur de grandes entreprises américaines jugées d’intérêt stratégique ont renforcé les réflexes protectionnistes (cf. tentative d'offre publique d'achat [OPA] du chinois CNOOC sur la septième compagnie pétrolière américaine, Unocal, en juin 2005).
  • sur un environnement législatif protégeant des domaines d'activité.
    Outre les sociétés, la loi américaine protège certains domaines d'activités comme les travaux d'infra-structures portuaires et la réparation navale interdits aux entreprises étrangères[3]. De même d'autres secteurs sont également soumis à un encadrement spécifique (compagnies aériennes…) interdisant et limitant le contrôle des sociétés américaines par des capitaux non américains.

Voir aussi :

  • Documents et sites de référence

En Asie

  • Au tournant du siècle, le Japon met en œuvre un nouveau modèle d'intelligence collaborative sous la forme de "communautés stratégiques de connaissance", voir [1]
  • Le Japon a une politique d'intelligence économique depuis 1970.
  • La Chine s’est ouverte prudemment aux investissements étrangers, pour mettre à niveau du point de vue technologique et managérial son économie, mais de façon qui reste limitée dans la plupart des secteurs (banques, aciéries, constructeurs automobiles, cimenteries, raffineries, réseaux de distribution d'essence…) pour y garder un certain contrôle. À la date du début 2006, l'acquisition d'une participation majoritaire dans une entreprise chinoise n'est pas encore permise, les investissements étrangers devant prendre la forme de partenariat limité à 20 % ou 25 % du capital suivant que l’investissement est le fait d’une seule entreprise ou d'un consortium.

Organisation de la profession en France

Questions éthiques, métiers

Le terme intelligence économique est une activité en plein développement qui pose des problèmes juridiques, comme l’affaire Clearstream 2 l’a récemment montré. La loi sur la sécurité intérieure de 2003 ne peut pas s’appliquer. L’activité d’IE devrait faire l’objet d’une nouvelle législation à l’initiatitive du député UMP Alain Marsaud, lui-même ancien responsable de la sécurité et de l’intelligence économique chez Vivendi.

L’amiral Lacoste a été chargé par Alain Juillet de définir les règles de fonctionnement de la profession de l’intelligence économique. La Fédération des Professionnels de l'Intelligence Économique (FEPIE) a été mise en place dans ce but. Elle est actuellement dirigée par Dominique Fonvielle.

La charte d'éthique précise, en huit articles, les grandes lignes des bonnes pratiques que les professionnels s'engagent à respecter.

Des statuts provisoires ont été déposés auprès de l'administration pour fixer des objectifs précis :

  • participer à l'organisation des critères de qualification des métiers,
  • éditer un annuaire professionnel,
  • promouvoir la lisibilité de la Fépie sur internet,
  • mener des actions de communication,
  • représenter les intérêts de la profession.
  • elle est appelée à créer des groupes de travail sur des thèmes particuliers,

Les métiers identifiés sont les suivants :

  • Formateur en intelligence économique
  • Étude intelligence économique : traitement de l'information à haute valeur ajoutée,
  • Influence,
  • Protection du patrimoine informationnel,
  • Conseil en intelligence économique et stratégique.

Modèle d'intelligence économique

L'Association française d'intelligence économique (AFDIE) a identifié 11 facteurs :

7 facteurs d'action :

  • Leadership
  • Éthique
  • Prospective
  • Perception de l'environnement
  • Connaissances et compétences
  • Influence
  • Organisation en réseaux

4 facteurs de résultats :

  • Création de valeur
  • Qualité de l'information
  • Processus de décision
    • Union européenne,
    • gouvernement,
    • gouvernance territoriale,
    • gouvernance d'entreprise,
  • Image

Référentiel de formation à l'intelligence économique

La formation la plus importante dans le domaine de l'intelligence économique se situe à Toulouse. Il s'agit du Mastère spécialisé Intelligence Economique et Stratégie d'Entreprise de l'Ecole Supérieure de Commerce de Toulouse.

Place par rapport aux autres disciplines

L'intelligence économique a vocation à s'intéresser à l'ensemble des domaines d'activité des entreprises et des services publics, du point de vue de l'analyse des opportunités et des menaces générées par l'environnement extérieur.

Son caractère interdisciplinaire fait qu'elle interagit avec d'autres disciplines. Dans le monde contemporain, envahi par la technologie, l'intelligence économique peut s'intéresser à l'ingénierie des systèmes, également interdisciplinaire, du point de vue du traitement de l'information :

  • Comment l’homme interagit-il avec les sytèmes techniques (principalement les ordinateurs) : questions cognitives sous-jacentes, en relation avec l'ingénierie des connaissances,
  • Comment classer des systèmes et sous-systèmes techniques complexes, comme les systèmes de contrôle ?
  • Comment typer les informations pour les mémoriser : ingénierie informatique, sous ses aspects matériels et logiciels ?
  • Comment assurer une sûreté et une sécurité approfondies, par rapport aux différents risques que constituent une communication mal contrôlée, des systèmes industriels complexes : ingénierie de la sécurité, et sécurité informatique en particulier ?

Intelligence économique et business intelligence

La notion d'intelligence économique (au moins dans le monde francophone) se distingue fortement de celle de business intelligence (BI) car cette dernière, malgré tout ce que pourrait suggérer une traduction littérale, correspond en réalité à une catégorie particulière d'applications informatiques[4].

En effet, l'expression business intelligence est communément employée comme synonyme d'informatique décisionnelle, concept qui couvre un périmètre beaucoup plus restreint et dont l'application pratique, jusqu'à présent, est plus souvent focalisée sur le contrôle et l'optimisation des activités que sur la connaissance globale des opportunités et des menaces stratégiques.

De plus, la BI s'appuie actuellement surtout sur des données opérationnelles pré-structurées, déjà disponibles dans le système d'information interne, et très peu sur des données externes multiformes.

On peut considérer la business intelligence, potentiellement, comme l'un des outils de l'intelligence économique, mais sa mise en oeuvre effective souffre du fossé culturel et méthodologique qui sépare encore de nos jours la gestion des systèmes d'information de la stratégie générale. Il convient toutefois de noter une prise de conscience dans ce domaine, notamment à travers les réflexions du CIGREF[5].

Quelques personnalités

  • Alain Juillet
  • Pierre Lacoste
  • Henri Martre
  • Jean Louis Levet
  • Philippe Clerc
  • Philippe Baumard
  • Bernard Besson
  • Nicolas Moinet
  • Damien Bruté de Rémur
  • Franck Bulinge
  • Bernard Carayon
  • Clément Paoli
  • Henri Dou
  • Pierre Fayard
  • Dominique Fonvielle
  • Robert Guillaumot
  • Christian Harbulot
  • Oliver Darrason
  • Rémy Pautrat
  • Jean-Claude Possin
  • Claude Revel
  • Carlo Revelli
  • Daniel Rouach
  • Robert Salmon
  • Patrick Cansell
  • Eric Delbecque
  • Thomas Ollivier
  • Bruno Gosselin
  • Laurent Hassid
  • Pascal Frion
  • Gilles Lejeune
  • François Jakobiak
  • Daniel Munck
  • Yves-Michel Marti
  • Bruno Martinet
  • Didier Lucas
  • Martine Boutary
  • François Jeanne-Beylot
  • Bilel Hawari
  • Jean-Pierre Bernat
  • François-Bernard Huyghe
  • Frédéric Martinet
  • Alexandre Medvedowsky
  • Rodolphe Monnet
  • Frédérick Chardin
  • Christophe Decourt
  • Louis-François de Noailles
  • Charles-Philippe d'Orléans
  • Ludovic François
  • Rémi Barsalou
  • Franck Boulot
  • Brice Testa
  • Emmanuel Garrigues
  • Didier Lajara
  • Pauline Bernard
  • Koen Van Imschoot
  • Francois Flandrin
  • Rémi Guitet
  • Michel Trille
  • Eric Alvarez
  • Christophe Blanc
  • Ali Laïdi

Articles connexes

Généralités

  • Culture stratégique
  • Stratégie d'entreprise ; SWOT
  • Intelligence ; Décision ; Intelligence collective
  • Perception de l'environnement ; Discernement
  • Économie du savoir
  • Renseignement
  • Guerre économique

Éthique, droit

  • Éthique en intelligence économique
  • Éthique des affaires
  • Droit des affaires
  • Veille juridique

Normalisation, sécurité de l'information

  • Normalisation
  • Norme
  • Liste de normes ISO
  • Sécurité de l'information
  • Sécurité des systèmes d’information

Phases et méthodes de l'IE

  • Veille en entreprise
  • Intelligence des sources ouvertes
  • Benchmarking
  • Gestion des connaissances (knowledge management)
  • Rétro-ingénierie
  • Élicitation
  • Signaux faibles

Mémoire

  • Métadonnées
  • Data mining
  • Datawarehouse
  • Informatique décisionnelle
  • Secret industriel

Liens externes

Documents et sites de référence

  • (en) Intelligence Community metadata registry, January 2003
  • (fr) La SCIP, L'association internationale en IE
  • (fr) SCIP France, l'association française en IE
  • (fr) Le site Veille.com
  • (fr) Le site de l'État
  • (fr) Le site de Bernard CARAYON
  • (fr) Le site de la Fédération des Professionnels de l'Intelligence Économique (Fépie)
  • (fr) Le site du Club d'Intelligence Economique de l'Ouest
  • (fr) Site spécialisé dans la veille et l'intelligence économique
  • (fr) Le Site sur l'intelligence économique et les stratégies de puissance
  • (fr) Le Site sur l'intelligence économique pour les PME-PMI
  • (fr) Le site d'infosentinel
  • (fr) Le portail de l'intelligence économique
  • (fr) KM ActuLe portail du management des informations & des connaissances
  • (fr) Epices - Le portail IE de l'Université du Sud Toulon-Var
  • (fr) 40 Conférences gratuites sur l'eCollaboration
  • (fr) Institut d'Etudes et de Recherche pour la Sécurité des Entreprises (IERSE)
  • (fr) Infoguerre.com Guerre de l'information et Guerre économique

Magazines

  • Le site d'Archimag, l'actualité de l'intelligence économique
  • Le site de Veille magazine
  • magazine Regards sur l'intelligence économique
  • Intelligence Online, le premier système d'intelligence politique et économique
  • Analystes & Décideurs, bulletin d'études et de recherche sur l'analyse d'information décisionnelle. Directeur de publication : Franck Bulinge
  • La lettre "Sentinel"

Blogs et sites personnels de référence

  • Actulligence : actualité de l'intelligence économique, par Frédéric MARTINET. Succède à Martinet-on-line
  • Blogs et IE : Actualité de l'intelligence économique, et des sujets associés, par Tarik MOUSSELMAL
  • Economic Intelligence Lyon
  • FJB : blog sur l'intelligence économique, la veille, la recherche d'information, la désinformation, l'influence, par François JEANNE-BEYLOT gérant fondateur de TROOVER
  • Huyghe.fr : site de François-Bernard HUYGHE
  • IE-Lobbying : blog prônant une alliance pragmatique entre l'intelligence économique et le lobbying, par Pierre-Antoine ROUSSEAU
  • IEETTI : blog sur l'intelligence économique et les technologies d'information, de la sociéte I.E.ET.T.I
  • IEGI : Innovation et Intelligence Economique, par Alexandre PANCIERA
  • IT Ligentia : blog traitant de la veille et la recherche d'informations, par Julien LOMBARD-DONNET
  • Réputation et Information : blog traitant des liens entre IE et gestion de la réputation, par Nicolas CHAZAUD
  • Vedocci : blog sur l'Intelligence Economique (veille, influence, protection, etc.) en CCI (et ailleurs), par Mael LE HIR
  • Veille & IE : observatoire de la veille, de l'IE et de l'économie, par Mounir ROCHDI
  • VerbalKint : blog dédié à l'intelligence économique sur internet, par Hugo COUSIN
  • Vtech : blog sur la Veille et l'intelligence économique, par Jdey AREF

Moteur de recherche

  • La veille sur l'I.E.
  • La veille sur les blogs, les personnalités, les sources formelles, ...
  • La veille sur l'Innovation pour les P.M.I / P.M.E.

Formations publiques

  • Master 2 Sciences et Techniques de l'Information et de la Communication (option valorisation de l'information) - Institut d'Etudes Politiques, Aix en Provence
  • Master 2 Intelligence Economique et Gestion du Développement International - ITIRI (Relations Internationales) - Université Marc Bloch, Strasbourg
  • Master Intelligence Economique et Communication Stratégique de l'Université de Poitiers
  • Master 2 Intelligence Economique et Territoriale de l'Insitut Ingémédia - Université du Sud de Toulon et du Var
  • Master 2 Information stratégique - ISTIA Innovation - Université d'Angers
  • Mastère spécialisé Traitement Décisionnel de l'Information de l'ENSICAEN
  • Master 2 pro. "Intelligence Economique et Stratégies Compétitives" - Université d'Angers
  • Master 2 Sciences Economiques, Mention : Intelligence Economique (Professionnel) - Université de Toulouse
  • Mastère spécialisé Intelligence Scientifique, Technique et Economique, Ecole Supérieure d'Ingénieurs en Electonique et Electrotechnique, Noisy le Grand
  • Master Audit Informationel et Stratégique, Institut d'Administration des Entreprises, Nice Sophia Antipolis

Formations privées

  • Mastère Spécialisé "Intelligence Economique et Stratégie d'Entreprise" ESC Toulouse
  • Pratique et évaluation des méthodes et outils pour la veille et l’intelligence économique - Séminaires de formations destinés au cadres dirigeants, Ecrin, Paris
  • Master spécialisé "Intelligence économique et knowledge management", CERAM Nice - Sophia Antipolis
  • Troisième cyle en "Stratégie d'intelligence économique" à l'Ecole de Guerre Economique
  • Mastère spécialisé en intelligence économique à l'EISTI
  • Master Spécialisé "Intelligence Economique et Développement des entreprises" Ecole Européenne d'Intelligence Economique

Bibliographie

  • Défense nationale et sécurité collective, les métiers de l'intelligence économique, amiral Pierre Lacoste, février 2006.
  • L'autre guerre des États-Unis, Économie : les secrets d'une machine de conquête, Eric Denécé et Claude Revel, Robert Laffont, 2005.
  • Référentiel de formation à l'intelligence économique.
  • "L'intelligence Economique: comment donner une valeur concurrentielle à l'information". Par Bruno Martinet, et Yves-Michel Marti. 1996, 2ème édition 2001. Primé meilleur ouvrage européen de management par Booz Allen Hamilton et le journal Financial Times. Editions d'Organisation. ISBN : 2708125117.
  • Modèle d'intelligence économique. AFDIE (Association Française d'Intelligence Economique). Bernard Besson, Dominique Fonvielle, Michel Fourez, Jean-Pierre Lionnet, Economica. Collection dirigée par Jean-Louis Levet. 2004.
  • Intelligence économique, compétitivité et cohésion sociale, rapport de Bernard Carayon (juin 2003).
  • La compétitivité des territoires, article de Rémy Pautrat dans « L’intelligence économique », n° 2004 de La Revue Administration, Décembre 2004.
  • L’intelligence économique, Eric Delbecque, PUF, 2006.
  • L'audit d'intelligence économique, Bernard Besson, Jean-Claude Possin, Dunod, 2002.
  • Du renseignement à l'intelligence économique, Bernard Besson et Jean-Claude Possin, Dunod, ISBN 210005628X.
  • Accompagnement à la recherche d'information économique : l'intelligence économique expliquée pour une PME-PMI, Auteur : Pascal Frion. ISBN : 2-9516800-0-7. A.r.n. Editions (www.acrie.fr)
  • Accompagnement au traitement de l'information essentielle : la veille et la gestion de l'information pour une PME-PMI, Auteur : Pascal Frion. ISBN : 2-9516800-1-5. A.r.n. Editions (www.acrie.fr)
  • "L'intelligence économique pour les PME-PMI", Auteur : Franck Bulinge - Année 2002
  • "Comment faire face à l’explosion des volumes d’information ?" Luc Grivel, Université de Paris I, article paru dans la revue Recherche, technologie & société n° 62, janvier 2006, librement téléchargeable en PDF
  • La nouvelle nationalité de l’entreprise. Commissariat Général du Plan, Rapport du groupe présidé par Jean-François Bigay. Paris, La Documentation française, 1999, 271 p.
  • La guerre économique mondiale. Bernard Esambert, Paris, Olivier Orban, 1991, 296 p.
  • De la stratégie militaire à la stratégie d’entreprise. Gil Fiévet, Paris, InterÉditions, 1992, 271 p.
  • De la guerre… économique. Dominique Fonvielle, Paris, PUF, 2002, 233 p.
  • Business sous influence. Ludovic François (sd), Paris, Éditions d’Organisation, 2004, 250p.
  • Techniques offensives et guerre économique. Christian Harbulot, Paris, Éditions Aditech, 1990, 156 p.
  • La machine de guerre économique. États-Unis, Japon, Europe. Christian Harbulot, Paris, Economica, 1992, 163 p.
  • IZRAELEWICZ Erik, Quand la Chine change le monde. Paris, Grasset, 2005, 296 p.
  • LE ROY Frédéric, Stratégie militaire et management stratégique des entreprises. Une autre approche de la concurrence. Paris, Economica, 1999, 250 p.


Notes

  1. ↑ Cf. Ford et ses "actions B" permettant aux seuls héritiers de contrôler 40 % des droits de vote avec 4 % du capital (Les Échos du 30 août 2006)
  2. ↑ L’«Exon-Florio National Security Test for Foreign» est un amendement américain au «Defense Production Act de 1950» (Section 721) adopté en 1988 et visant à bloquer l’acquisition éventuelle d’une entreprise stratégique par des intérêts étrangers. L’élaboration de cet amendement s’inscrit dans une vague d’hostilité à l’égard du Japon (voir le rapport Japan 2000, rendu public en juillet 1991 par la CIA)
  3. ↑ Cf. la loi américaine intitulée Merchant Marine Act of 1920 appelée communément Jones Act
  4. ↑ Business intelligence et intelligence économique
  5. ↑ L'intelligence économique au CIGREF
Portail de l'économie – Accédez aux articles de Wikipédia concernant l'économie.
Récupérée de « http://fr.wikipedia.org../../../i/n/t/Intelligence_%C3%A9conomique.html »

This entry is from Wikipedia, the leading user-contributed encyclopedia. It may not have been reviewed by professional editors (see full disclaimer) . Donate to wikipedia.

Licence : Wikipedia. This article is licensed under the GNU Free Documentation License.

eBay
  

L'intelligence économique au service de l'entreprise (12.8 EUR)

Usage commercial de ce terme

Achat sur eBay et aides linguistiques
Définitions et traductions accessibles en 1 double-clic !

   Publicité ▼