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boggle
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Dictionnaire de la langue française
Principales Références
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Le dictionnaire des synonymes est surtout dérivé du dictionnaire intégral (TID).
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1.de l'Allemagne.
1.personne de nationalité allemande.
1.langue germanique.
2.ancienne langue parlée en Germanie.
boche (racisme, péjoratif), chleuh (racisme, péjoratif), prussien (racisme, péjoratif), schleu (péjoratif), teuton (racisme, péjoratif), tudesque (racisme, péjoratif)
↗ Allemagne, Allemagne fédérale, R.F.A., République Fédérale d'Allemagne, RFA
Allemand de l'Est • Allemand de l'Ouest • allemand de l'ouest • bas allemand • bas-allemand • haut allemand
86e Corps d'armée allemand • Acte confédéral allemand • Allemand (homonymie) • Allemand standard • Allemand supérieur • Alphabet radio allemand • Armistice franco-allemand (1871) • Arthur Hiller (footballeur allemand) • Baccalauréat franco-allemand • Bas allemand • Bas allemand oriental • Berger allemand • Brainstorm (groupe allemand) • Braque allemand • Bundesrat (Empire allemand) • Centre allemand d'histoire de l'art de Paris • Centre allemand d'opérations spatiales • Centre juridique franco-allemand • Cimetière militaire allemand de Berneuil • Cimetière militaire allemand de Bouillonville • Cimetière militaire allemand de Fey • Cimetière militaire allemand de Fricourt • Cimetière militaire allemand de La Cambe • Cimetière militaire allemand de Langemark • Cimetière militaire allemand de Marigny • Cimetière militaire allemand de Morhange • Cimetière militaire allemand de Neuville-St Vaast • Cimetière militaire allemand de Sandweiler • Cimetière militaire allemand de Thiaucourt • Cimetière militaire allemand de Vladslo • Cimetière militaire franco-allemand de Bertrimoutier • Cinéma allemand • Cinéma allemand de science-fiction • Cinéma turco-allemand • Club allemand de science-fiction • Complexe militaro-industriel allemand • Conjugaison de l'allemand • Constitution du Reich allemand • Correspondance des toponymies alsaciennes en français et en allemand • Correspondance des toponymies lorraines en français et en allemand • Derby Allemand • Dictionnaire français suisse-allemand • Dogue allemand • Droit allemand • Empire allemand • Empire colonial allemand • Faux-amis en allemand • Footballeur allemand de l'année • Footballeur est-allemand de l'année • Groupe allemand • Haut allemand • Haut-allemand moderne • Hel (groupe allemand) • Histoire du Sud-Ouest africain allemand • Histoire du cinéma allemand de 1910 à 1930 • Idéalisme allemand • Institut Franco-Allemand • Institut allemand de recherche pour le vol à voile • Institut allemand pour la recherche économique • Institut archéologique allemand • Institut de l'œuvre de la jeunesse Jean Joseph Allemand • Institut franco-allemand de recherches de Saint-Louis • Institut historique allemand • Institut supérieur franco-allemand de techniques, d'économie et de sciences • Jargon militaire allemand de la Seconde Guerre mondiale • La Mine de l'Allemand perdu • Laëtitia Allemand • Liste Swadesh de l'allemand • Liste des noms de lieux en allemand en Belgique • Lycée franco-allemand • Lycée franco-allemand de Buc • Lycée franco-allemand de Sarrebruck • Manuel d'histoire commun franco-allemand • Mark est-allemand • Mouvement gymnique allemand • Moyen allemand • Moyen haut-allemand • Moyen-allemand occidental • Moyen-allemand oriental • Musée allemand du Cuir • Musée historique allemand • Méthode Vorwärts d'apprentissage de l'allemand • Notker l'Allemand • Nouveau cinéma allemand • Office franco-allemand pour la jeunesse • Ordre allemand (décoration) • Ordre de l'Aigle allemand • Pacifisme allemand des origines à 1945 • Parlement des jeunes franco-allemand • Parti allemand • Parti allemand des Sudètes • Parti communiste allemand (DKP) • Parti démocrate allemand • Parti impérial allemand • Parti national du peuple allemand • Parti ouvrier allemand • Parti pirate allemand • Parti progressiste allemand • Patrick Allemand • Paul Verhoeven (réalisateur allemand) • Pavillon allemand de Barcelone • Pinscher allemand • Poney classique allemand • Poney de selle allemand • Premier romantisme allemand • Prix allemand de l'avenir • Prix allemand de science-fiction • Prix allemand des médias • Prix de design allemand • Prix du Film allemand • Prononciation de l'allemand • Prosper Allemand • Reich allemand • Reichstag (Empire allemand) • Rock allemand • Roger-Michel Allemand • Rolf Michel (physicien allemand) • Romantisme allemand • Régiment de Royal-Allemand • Spitz allemand • Sud-Ouest africain allemand • Suisse allemand • Sylvain Allemand • Système éducatif allemand • Système électoral allemand • Temple de la renommée du hockey allemand • Terrier de chasse allemand • Théâtre national allemand • Torpilleur allemand A19 • Ultimatum allemand contre la Belgique (2 août 1914) • Ultimatum allemand à la Pologne • Un amour allemand • Verbes forts (allemand) • Vieux haut-allemand • Wikipédia en allemand • Zacharie Allemand • États de l'Empire allemand
qui est relatif à une région ou un pays[Classe...]
État d'Europe[ClasseParExt.]
peuple européen[Classe...]
habitant d'un lieu précis[Classe...]
Allemagne[termes liés]
administration (en)[Domaine]
Germany (en)[Domaine]
linguistics (en)[Domaine]
NaturalLanguage (en)[Domaine]
C.E., C.E.E., C.É.E., CE, CEE, Communauté, Communauté Économique Européenne, Communauté européenne, Europe, Marché commun, Union européenne - O.T.A.N., Organisation du Traité de l'Atlantique Nord, OTAN[membre]
nation européenne, pays européen - allemand de l'ouest - européen, Européenne[Hyper.]
allemand, boche, chleuh, prussien, schleu, teuton, tudesque - teutonique - germain, germanique[Dérivé]
Europe[Desc]
Allemagne, Allemagne fédérale, R.F.A., République Fédérale d'Allemagne, RFA[Domaine]
qui est relatif à une région ou un pays[Classe...]
Allemagne, Allemagne fédérale, R.F.A., République Fédérale d'Allemagne, RFA[Rel.]
German, German language, High German (en) - allemand, boche, chleuh, prussien, schleu, schpountz, teuton[Dérivé]
allemand (adj.)
relatif à[Classe...]
langue germanique[ClasseHyper.]
les langues[Thème]
indo-européen[Hyper.]
Allemagne, Allemagne fédérale, R.F.A., République Fédérale d'Allemagne, RFA[Thème]
teutonique[Dérivé]
relatif à une langue[Classe]
Allemagne[termes liés]
allemand, germanique[Rel.App.]
allemand (adj.)
qualif. d'un type d'écriture cursive[DomaineDescription]
allemand (adj.)
[linguistique]
langue italo-celtique[Classe]
décoration honorifique[termes liés]
ordre teutonique et porte-glaive[termes liés]
langage naturel, langue, langue naturelle[Hyper.]
teuton - allemand, germanique - German, German language, High German (en)[Dérivé]
langue germanique[ClasseHyper.]
indo-européen[Hyper.]
teutonique[Dérivé]
allemand (n. m.)
peuple et tribu[Classe...]
personne : origine géographique[Classe...]
personne qui habite un lieu[Classe...]
État d'Europe[ClasseParExt.]
peuple européen[Classe...]
habitant d'un lieu précis[Classe...]
qui est relatif à une région ou un pays[Classe...]
administration (en)[Domaine]
Germany (en)[Domaine]
C.E., C.E.E., C.É.E., CE, CEE, Communauté, Communauté Économique Européenne, Communauté européenne, Europe, Marché commun, Union européenne - O.T.A.N., Organisation du Traité de l'Atlantique Nord, OTAN[membre]
nation européenne, pays européen - habitant, habitante, occupant, résident - être, être humain, homme, humain, humaine, individu, mortail, mortel, mortelle, personne physique, portail mobile, portail nomade, portail sans fil[Hyper.]
Europe - Allemagne, Allemagne fédérale, R.F.A., République Fédérale d'Allemagne, RFA[Thème]
German, German language, High German (en) - allemand, boche, chleuh, prussien, schleu, schpountz, teuton[Dérivé]
Europe[Desc]
Allemagne, Allemagne fédérale, R.F.A., République Fédérale d'Allemagne, RFA[membre]
européen, Européenne[Hyper.]
allemand, boche, chleuh, prussien, schleu, teuton, tudesque[Dérivé]
allemand (n. pr.)
Ce mot est employé dans quelques phrases proverbiales : Une querelle d'allemand, c'est-à-dire une querelle sans sujet.
C'est de l'allemand, c'est du haut allemand pour moi, c'est-à-dire je n'y entends, je n'y comprends rien.
HISTORIQUE
XIIe s.— N'il ne cremi les reis l'Engleis ne le Francur, Aleman ne Tieis, ne duc n'empereür (Th. le Mart. 100)
XIIIe s.— Et ne porquant isnelemant, Se il ne fussent alemant, Les nommaisse ; mès ce seroit Tens perdus, qui les nommeroit (RUTEB. II, 154)
XVIe s.— Ils seroient bien aises de vous dresser une querelle d'Allemaigne (CARL. IV, 18)
ÉTYMOLOGIE
Quoique ce mot ait donné lieu à beaucoup d'étymologies, cependant il faut encore s'en rapporter à Agathias, qui dit : " Les Allemands, s'il faut en croire Asinius Quadratus, Italien qui a écrit avec exactitude l'histoire des Germains, sont des hommes rassemblés de divers endroits et mêlés ensemble ; c'est ce que signifie le nom qu'ils portent. " Cette opinion doit d'autant plus être acceptée, qu'elle se justifie sans peine par les langues germaniques : all, tout, et mann, homme. Le d qui se trouve dans mand provient de la forme danoise mand, homme, pour mann. Quant à allemand, dans la locution querelle d'allemand, il s'agit bien, sans doute, des Allemands. Pourtant on en a donné une étymologie différente : on écrit alors alleman, et l'on cite le dicton : Gare la queue des Alleman ! Ce dicton a appartenu au Dauphiné, dont la région montagneuse entre le Drac et l'Isère était occupée par une puissante et nombreuse famille de seigneurs portant tous le nom d'Alleman. Malheur au voisin qui provoquait un membre de cette famille ! il se les attirait tous sur les bras. De l'ardeur avec laquelle cette famille vengeait la plus petite injure est aussi venu, dit-on, le proverbe : Faire une querelle d'allemand ; et Oudin (Curiosités franç. p. 462) écrit, en raison de cette origine : Querelle d'alleman. Mais je remarque qu'à la fin du XVIe siècle, Carloix dit querelle d'Allemaigne, ce qui montre que, dès ce temps-là, on regardait, dans la locution, allemand comme le nom de peuple.
SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE
ALLEMAND. Ajoutez :
2. L'allemand, nom générique de la langue parlée en Allemagne ; on y distingue surtout deux dialectes : le bas-allemand et le haut-allemand. En traçant une ligne en partant de Cologne et aboutissant par Cassel et Magdebourg à la frontière orientale d'Allemagne près Lissa (grand-duché de Posen), il se trouve que tout ce qui est au sud de cette ligne appartient au haut-allemand ; c'est de ce haut-allemand que s'est essentiellement formée, depuis le commencement du XVIe siècle, la langue littéraire actuelle. La partie de l'Allemagne au nord de la ligne ci-dessus appartient au bas-allemand, qui y est encore aujourd'hui la langue populaire, bien que de plus en plus, nommément dans les villes, il cède la place au haut-allemand. Seule la petite colonie franque du Hartz (Goslar) forme un îlot isolé dans le territoire du bas-allemand. Celui-ci règne donc sur le Rhin inférieur, dans la Frise, Westphalie, Brunswick, Hanovre, Holstein et Schleswig, Mecklenbourg, Poméranie, Rugen, Marche de Brandebourg, et, à travers la Prusse, le long de la côte de la Baltique, jusqu'au territoire de la langue lithuanienne. Le hollandais et l'anglo-saxon, base essentielle de l'anglais d'aujourd'hui, appartiennent au domaine du bas-allemand. Dans un sens étendu, on peut encore compter les langues scandinaves parmi celles qui relèvent du bas-allemand.
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| Allemand Deutsch |
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|---|---|
| Parlée en | Allemagne Autriche Suisse Luxembourg Liechtenstein Belgique Italie Namibie Mongolie[1] |
| Nombre de locuteurs | 126 millions |
| Typologie | V2 et SOV flexionnelle accentuelle |
| Classification par famille | |
| Statut officiel | |
| Langue officielle de | Blumenau
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| Codes de langue | |
| ISO 639-1 | de |
| ISO 639-2 | ger, deu |
| ISO 639-3 | deu |
| Linguasphere | 52-ACB-d jusqu'à 52-ACB-i |
| IETF | de |
| Échantillon | |
| Article premier de la Déclaration des Droits de l'Homme (voir le texte en français) Artikel 1
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| modifier |
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L’allemand (Deutsch en allemand) est une langue indo-européenne appartenant à la branche occidentale des langues germaniques. Avec plus de 100 millions de locuteurs, l'allemand est l'une des langues les plus parlées en Europe et la plus parlée au sein de l'UE. Du fait de ses nombreux dialectes, l'allemand constitue dans une certaine mesure une langue-toit.
Sommaire |
L'allemand n'est langue officielle d'aucun État fédéré des États-Unis malgré une assertion récurrente fondée sur une confusion historique[2].
Avec la première mutation consonantique (erste germanische Lautverschiebung) aux environs du Ve siècle av. J.-C., naissait le germanique commun à partir d'un dialecte indo-européen. Cette transformation explique des différences entre les langues germaniques (plus l'arménien) et les autres langues indo-européennes. On peut, pour simplifier, présenter les faits ainsi :
On commence à parler de langue allemande (ou, en linguistique « haut-allemand ») lorsque les dialectes parlés dans le sud-ouest de l'Allemagne subirent la seconde mutation consonantique (zweite germanische Lautverschiebung ou hochdeutsche Lautverschiebung, que l'on situe grosso modo vers le VIe siècle), au cours de laquelle la langue commença à se différencier des dialectes du nord (Niederdeutsch, bas-allemand).
Cette modification phonétique explique un certain nombre de différences entre l'allemand actuel et, par exemple, le néerlandais ou l'anglais [3]:
pour résumer, *k / *p / *t ➜ ch / pf (ou f) / ts (ou s)
Les dialectes du nord qui n'ont pas ou peu subi cette seconde mutation phonétique sont qualifiés de bas-allemand. Cette appellation est jugée abusive par certains linguistes, notamment néerlandais (qui ne sont pas « allemands »). Mais le terme « allemand » n'est ici qu'un terme linguistique, un peu comme « roman », « slave » ou « scandinave ».
Entre le Xe siècle et le XVe siècle eut lieu une diphtongaison dans les parlers du Sud-Ouest concernant l'articulation en deux phonèmes de ei, eu et au. Cela explique à nouveau certaines différences entre l'allemand standard et, par exemple, le néerlandais (les lettres dans les parenthèses expliquent la prononciation en utilisant la langue française):
Contrairement aux États voisins, les contrées germaniques sont restées morcelées (Kleinstaaterei) au cours de l'ensemble du Moyen Âge contribuant au développement de dialectes très différents et parfois mutuellement inintelligibles. Un premier pas vers une langue interrégionale correspond au Mittelhochdeutsch poétique des poètes de cour vers le XIIIe siècle, bien que l'influence sur la langue vulgaire fût quasiment nulle, en raison de la faible alphabétisation. Aussi les régions germaniques restèrent-elles longtemps coupées en deux régions linguistiques :
En 1521, Martin Luther traduisit le Nouveau Testament dans cet allemand standard en développement et en 1534, l'Ancien Testament. Bien que Luther ne fût pas, comme il fut considéré autrefois, le pionnier dans l'établissement d'une langue interrégionale — en élaboration depuis le XIVe siècle — il n'en reste pas moins que la Réforme protestante contribua à implanter l'allemand standard dans les administrations et les écoles, y compris dans le nord de l'Allemagne, qui finit par l'adopter.
Mais, jusqu'au début du XIXe siècle, le Hochdeutsch resta une langue souvent écrite, que beaucoup d'Allemands, en particulier dans le sud, apprenaient comme une langue étrangère.
Avec la domination de l'Empire austro-hongrois en Europe centrale, l'allemand y devint la langue véhiculaire. En particulier, jusqu'au milieu du XIXe siècle, les marchands et, plus généralement, les citadins y parlaient l'allemand, indépendamment de leur nationalité : Prague, Budapest, Bratislava, Zagreb et Ljubljana constituaient des îlots germanophones au milieu des campagnes qui avaient conservé leur langue vernaculaire.
Johann Christoph Adelung publia en 1781 le premier dictionnaire allemand exhaustif, initiative suivie par Jacob et Wilhelm Grimm en 1852. Le dictionnaire des frères Grimm, publié en seize tomes entre 1852 et 1860, reste le guide le plus complet du vocabulaire allemand. La normalisation progressive de l'orthographe fut achevée grâce au Dictionnaire orthographique de la langue allemande de Konrad Duden en 1880, qui fut, à des modifications mineures près, déclaré comme référence officielle dans la réforme de l'orthographe de 1901.
C'est une langue germanique de la branche ouest, proche, notamment, du néerlandais.
L'allemand s'écrit avec les 26 lettres de l'alphabet latin, trois voyelles surmontées d'un Umlaut (sorte de tréma) ä, ö et ü, et un symbole graphique spécial ß, eszett ou scharfes S (ligature de S long et de « s » ou « z ») , utilisé en lieu et place de ss dans certains cas (principalement après une voyelle longue ou une diphtongue). La Suisse n'utilise plus le ß depuis les années 1930. Jusque dans les années 1940, l'allemand était imprimé en écriture gothique (Fraktur) et écrit en sütterlin, qui sont différentes versions de l'alphabet latin.
L'orthographe allemande se déduit en général de la prononciation et d'un minimum de connaissances. Mais les fortes disparités régionales dans la prononciation peuvent rendre la tâche ardue. Les principales difficultés orthographiques de l'allemand résident dans :
Afin de supprimer une partie des difficultés décrites ci-dessus, les représentants allemands, suisses et autrichiens convinrent d'une réforme de l'orthographe. Elle est entrée en vigueur en 1998 en Allemagne et est devenue obligatoire à partir de la mi-2005. La dernière réforme datait de 1901 et portait entre autres sur la suppression du h dans Thor et sur l'ajout du e pour les voyelles longues et accentuées dans la conjugaison des verbes, par exemple kritisirt ➜ kritisiert).
Les principaux changements concernent :
Cette réforme rencontre une forte critique en Allemagne. Le Land de Schleswig-Holstein a voté le retour à l'orthographe traditionnelle en 1998 (décision annulée pourtant par le parlement régional) et certains journaux et éditeurs ont depuis décidé de revenir à la graphie conventionnelle.
Contrairement à des langues telles que l'anglais, l'allemand classique (Hochdeutsch) se prononce de manière assez conforme au texte écrit et contient très peu d'exceptions (les sons se prononcent souvent de la même façon), hormis pour les mots d'emprunt. Presque toutes les voyelles se prononcent clairement, voire longuement, même sans être suivies de lettre muette servant à insister sur la lettre précédente.
Toutefois, les francophones qui apprennent l'allemand rencontrent généralement quelques difficultés, listées ci-dessous.
Tous les sons n'y figurant pas se prononcent toujours de la même manière qu'en français (a, b, d, f, i, k, l, m, n, o, p, ph, q, r, t, x).
Lettres à umlaut (notre « tréma » français)
Les umlauts indiquent également l'accentuation. Ils marquent souvent le pluriel ou le diminutif (avec « -chen » et « -lein ») des mots.
Lorsque les Umlauts ne sont pas accessibles (clavier étranger, Internet…), ils sont représentés par e" : ae pour ä, oe pour ö, ue pour ü.
En Alsace, on remplace habituellement les umlauts : Koenigshoffen, Haut-Koenigsbourg, Hoenheim (dans ces exemples, c'est le ö qui est remplacé)
Il faut bien veiller à ne prononcer qu'un son et pas deux sons distincts pour les combinaisons de deux voyelles : par exemple, pour la combinaison [ei], il faudra prononcer ail (ou le [i] du mot anglais knife) et non le [aï] de na|ïf. Le son français [oi] en est l'exemple même : il ne se prononce pas directement [ou|a].
Tableau synthétique de la prononciation de l'allemand
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* [ɔi] est parfois retranscrit en [ɔy].
Notes :
L'allemand est une langue flexionnelle comportant des conjugaisons et des déclinaisons.
Le principe de la conjugaison allemande est assez proche du principe de la conjugaison française. Les différences notables sont :
En ce qui concerne la morphologie, les trois principaux types de verbes sont :
Parmi les verbes irréguliers se rangent également les auxiliaires de mode (können, pouvoir ; dürfen, avoir le droit; etc.), qui sont employés dans un nombre important de contextes différents.
La déclinaison allemande comporte quatre cas, le nominatif, l'accusatif, le datif et le génitif, auxquels se combinent trois genres grammaticaux, le masculin, le féminin et le neutre ainsi que deux nombres, le singulier et le pluriel.
Le porteur essentiel de la marque de déclinaison est le déterminant, secondé par l'adjectif épithète.
Les déclinaisons sont employées :
Voir aussi grammaire allemande
L'allemand a pour particularité syntaxique principale de placer des éléments importants, soit en première position dans la phrase, soit en dernière position. L'inversion du verbe et du sujet a lieu quand un complément vient en tête de phrase ; «heute geht es ihm gut == aujourd'hui il va bien » ; le rejet est le renvoi du verbe en fin de phrase dans les subordonnées « ..., wenn er Wein trinkt = lorsqu'il boit du vin »
Autre exemple :
Er nahm gestern trotz aller Schwierigkeiten diese Maschine in Betrieb.
Il a mis cette machine en service hier malgré toutes les difficultés.
Sont mis en valeur
Avant l'action et l'objet sont énumérées les circonstances. L'ordre de la phrase peut être modifié pour insister sur un des éléments, que l'on place alors en tête de phrase :
Gestern nahm er trotz aller Schwierigkeiten diese Maschine in Betrieb.
C'est hier qu'il a mis cette machine en service malgré toutes les difficultés.
Trotz aller Schwierigkeiten nahm er gestern diese Maschine in Betrieb.
Malgré toutes les difficultés, il a mis cette machine en service hier.
Diese Maschine nahm er gestern trotz aller Schwierigkeiten in Betrieb.
C'est cette machine qu'il a mise en service hier malgré toutes les difficultés.
La langue allemande peut se passer d'article au génitif en plaçant côte à côte deux mots (déterminants + déterminé) - ou même beaucoup plus. L'allemand est même connu pour sa capacité à former des composés de grande longueur que les Allemands eux-mêmes appellent par dérision Bandwürmer (vers solitaires)...
Exemples :
Cette « agglutination », qui se distingue de celles des langues agglutinantes, ne se limite pas au couple objet possédé-possesseur (du type Kapitänsmütze = casquette de capitaine) mais aussi à toutes sortes de relations :
En français, la possession marquée par « de » a plusieurs sens qui se rendent en allemand de trois manières distinctes :
Il faut savoir avant tout qu'en allemand, le premier mot dans un mot composé est, comme l'adjectif qui précède le sujet, moins mis en avant que s'il est placé après le sujet.
Prenons le titre du 3e tome de la bande dessinée Broussaille, La nuit du chat. Dans le titre (et dans l'histoire), l'élément (et le sujet) important est le chat, connu et recherché. C'est la nuit du chat, qui « appartient » au chat.
On va donc préférer la traduction Die Nacht der Katze (La nuit du chat) à Die Katzenacht (La nuit des chats). Dans cette dernière expression, c'est l'élément nuit (Nacht) qui est visé. Or, généralement, dans l'expression « La nuit des chats », les chats ne sont pas tous connus et ne sont pas comptés, on n'insiste donc pas dessus (sinon, il y aurait peut-être un nombre, comme « La nuit des trois chats », « Die Nacht der drei Katzen »), et le sujet visé devient ainsi la nuit. C'est dans ce cas qu'il serait préférable de traduire La nuit des chats par Die Katzenacht (l'élément important se situant toujours à la fin du mot composé - le n marquant le pluriel de Katzen est avalé par le n du début du mot Nacht ; ainsi, « die Katzenacht » signifie aussi bien « La nuit du chat » que « La nuit des chats »).
Cependant, il est toujours possible d'écrire Die Nacht der Katzen (La nuit des chats) s'il s'agit de la nuit « appartenant » aux chats (le titre initial, sauf que le sujet « chat » est au pluriel).
Autre exemple plus rapproché de la syntaxe française : Dans « Nuits dans les jardins d'Espagne », la traduction correcte est « Nächte in den Gärten von Spanien » et non « Nächte in den spanischen Gärten ». La traduction de « Nächte in den spanischen Gärten » est « Nuits dans les jardins espagnols ».
(von signifie de et aus (heraus, hinaus), SORTI de - deM signifie ici DANS)
Comme en français, il existe le de des noms, comme Jean DE La Fontaine : Konrad von Habsburg
La langue allemande (ainsi que le peuple) a la particularité d'avoir des appellations très différentes d'une langue à l'autre (par exemple German, Deutsch, alemán, német, etc.). En effet, six racines différentes entrent en jeu :
En hébreu classique, les pays allemands sont connus sous l’appellation de ashkenaz (אשכנז), par généalogie populaire d'après Gen. 10:3. Pour l’hébreu moderne, voir plus haut.
Un nombre important de mots furent empruntés aux dialectes germaniques par le roman et l'ancien français (par ex. heaume, éperon, cible, fauteuil) ; seuls les mots d'origine plus récente sont encore discernables en tant qu'emprunts lexicaux (frichti, ersatz).
| Mot | Traduction | Prononciation standard*** |
|---|---|---|
| terre | Erde | [ˈʔe:ɐ.də] |
| ciel | Himmel | [ˈhɪml̩] |
| eau | Wasser | [ˈvasɐ] |
| feu | Feuer | [ˈfɔɪ.ɐ] |
| homme | Mann | [man] |
| femme | Frau | [fʁaʊ] |
| enfant | Kind | [kɪnt] |
| manger | essen | [ˈʔɛsn̩] |
| boire | trinken | [ˈtʁɪŋ.kn̩] |
| grand | groß | [gʁoːs] |
| petit | klein | [klaɪn] |
| nuit | Nacht | [naχt] |
| jour | Tag | [taːk] |
Exemples de phrases :
L'allemand crée quotidiennement de nouveaux termes en les agglutinant. Cette caractéristique de la langue ne fait pas l'objet du présent article.
Tout comme le français a créé le verbe des pacsés/se pacser à partir d'une abréviation administrative de l'état-civil (PACS), l'allemand peut adapter dans le langage courant des termes rébarbatifs.
Exemple :
Le mot apprenti s'est dit pendant des siècles Lehrling du verbe lehren (enseigner) signifiant donc celui à qui l'on enseigne quelque chose, suivi du diminutif ling. Son maître était le Meister.
La réforme administrative au début des années 1970 a remplacé le terme Meister par deux termes précisant que l'un enseigne effectivement (der Ausbildende, gérondif de ausbilden, former) et que l'autre a le droit et la responsabilité de la formation (der Ausbilder, le formateur). L'apprenti devint logiquement der Auszubildende (c'est-à-dire celui qui doit être formé), en abrégé AZUBI (prononcé ATSOUBI). Le génie de la langue ajouta pour la forme féminine la terminaison habituelle in et l'on prononça le tout ATSOUBINE. Or, le terme Biene (abeille) désigne aussi une jolie fille ce qui transforma la sèche abréviation en un joli petit nom. Une autre version moins politiquement correcte rappelle que les apprentis devraient aussi aller chercher la bière pour leurs collègues plus âgés : « Arsch zum Bierholen » !
Prononciation; certaines lettres se prononcent différemment en Autriche. Le " R" a tendance à être roulé, un peu comme dans le Sud de l'Allemagne (Bavière).
D'une manière générale, dans la République démocratique allemande, la langue s'était enrichie de termes officiels, spécifiques au régime politique tout comme sous le régime national-socialiste. Dans le langage courant, de nombreux termes tournaient ces derniers en dérision. Par exemple, l'abréviation VEB (pour Volkseigener Betrieb, usine propriété du peuple) devenait Vaters ehemaliger Betrieb (l'ancienne usine de Papa)...
De très nombreuses abréviations tirées de l'idéologie communiste avaient cours, les étudiants devaient tous suivre des cours de ML (marxisme-léninisme), On retrouve des néologismes ou de nouvelles expressions dans un nombre important de domaines, notamment :
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