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définition - Belgique

Belgique (n.prop.)

1.État (monarchie constitutionnelle) d'Europe occidentale (superficie : 30514 km²; 10 millions d'habitants; capitale : Bruxelles; pays industriel et commercial).

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Belgique (n.prop.)

belge

locutions

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dictionnaire analogique

Europe[Hyper.]

Belgique (n.) [Cismef]



Belgique (n. pr.)


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Belgique

                   
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Belgique (homonymie).
Royaume de Belgique (fr)
Koninkrijk België (nl)
Königreich Belgien (de)
Drapeau de la Belgique Armoiries de la Belgique
(Drapeau de la Belgique) (Armoiries de la Belgique)
Devise nationale : « L'union fait la force » (français, version originale)
« Eendracht maakt macht » (néerlandais)
« Einigkeit macht stark » (allemand)
carte
Langues officielles néerlandais, français, allemand
Capitale Bruxelles[1]
50°51′N 4°21′E / 50.85, 4.35
Plus grande agglomération Bruxelles
Forme de l’État Monarchie parlementaire fédérale
 - Roi
Premier ministre
Albert II
Elio Di Rupo
Superficie
 - Totale
 - Eau (%)
Classé 139e
30 528 km2
6,2 %
Population
 - Totale (2011)
 - Densité
Classé 76e
11 071 483[2] hab.
362,65 hab./km2
Indépendance
 - De l'Autriche
- De la France
- Des Pays-Bas
- Reconnue

1790
1814
1830
1839
Gentilé Belge (masculin et féminin)
Monnaie Euro (EUR)
PIB (PPA) (2008) 390 milliards de $[3] (29e)
PIB (nominal) (2008) 506 milliards de $[4] (20e)
IDH (2011) en augmentation 0,886[5] (très élevé) (18e)
Fuseau horaire UTC + 1 (été + 2)
Hymne national La Brabançonne
Code ISO 3166-1 BEL, BE
Domaine internet .be
Indicatif
téléphonique
+32

La Belgique, appelée officiellement Royaume de Belgique, en néerlandais België et Koninkrijk België, en allemand Belgien et Königreich Belgien, est un État fédéral[6] d’Europe de l’Ouest. Elle est un des six pays fondateurs de l'Union européenne dont elle accueille, dans sa capitale Bruxelles, les principales institutions (le Conseil européen, le Conseil de l'Union européenne et la Commission européenne), ainsi que celles d'autres organisations internationales comme l'OTAN. La Belgique couvre une superficie de 30 528 km² avec une population de plus de onze millions d'habitants.

La Belgique est entourée par les Pays-Bas, l’Allemagne, le Luxembourg, la France et la mer du Nord. Elle s’étire sur une distance de 318 kilomètres entre La Panne et Arlon. Son relief est peu élevé : il s'étage graduellement vers le sud-est pour culminer à 694 m au signal de Botrange.

De la fin du Moyen Âge jusqu'à la révolution politico-religieuse du XVIe siècle, ce territoire est un centre commercial et culturel prospère. La quasi-totalité de son territoire (à l'exception des principautés de Liège et de Stavelot-Malmedy) a été réunie par les ducs de Bourgogne au XVe siècle. Après l'avènement du protestantisme sous la domination espagnole, les Dix-Sept Provinces sont scindées et le nord – les futurs Pays-Bas – devient indépendant. Plusieurs puissances européennes (Espagne, Autriche, France) se disputent le territoire au cours de nombreuses guerres au cours des XVIIe et XVIIIe siècles. Réunie en 1815 avec les anciennes Provinces-Unies pour former le Royaume des Pays-Bas, la partie méridionale de ce nouvel État accède à l'indépendance en 1830 à la suite de la Révolution belge de 1830. L'histoire récente du pays a été marquée par une industrialisation précoce, par la colonisation du Congo, par les deux guerres mondiales et par l'émergence de conflits politiques entre les deux principales communautés linguistiques du pays, les Flamands, d'expression néerlandaise, et les francophones. Le pays s'orientera progressivement vers le fédéralisme à partir de 1970, ce qui aboutira à la création de six entités fédérées : trois communautés (flamande, française et germanophone) et de trois régions (flamande, wallonne et bruxelloise). Celles-ci sont dotées d'une autonomie législative. Le caractère fédéral de l'État est reconnu officiellement depuis 1993.

La Belgique est une monarchie constitutionnelle dont le roi actuel est Albert II, sixième roi des Belges, depuis 1993.

  Géographie physique

Article détaillé : Géographie de la Belgique.
  Le relief de la Belgique
  Le signal de Botrange, point culminant de la Belgique à 694 m

  Situation

Le Royaume de Belgique se situe dans l'Hémisphère nord et à l'est du méridien de Greenwich (latitude nord et longitude est). Il s'étend en latitude sur 2 degrés, de Meerle au nord (51 °30') à Torgny au sud (49 °30'), et compte moins de 4 degrés en longitude, de La Panne comme point le plus à l'ouest (2 °33') à Manderfeld à l'est (6 °24'). Son centre géographique se situe à Nil-Saint-Vincent, dans le Brabant wallon, à 50 °38' de latitude nord et 04 °40' de longitude est. Il s’étire sur une distance maximale de 318 kilomètres entre La Panne et Arlon.

La Belgique partage ses frontières avec la France (645,6 km) au sud, les Pays-Bas (459,6 km)[7] au nord, l'Allemagne (153,4 km)[8] et le Luxembourg (150,4 km) à l'est et possède 73,1 km de frontières maritimes[9] le long de la Mer du Nord. La superficie du pays est de 30 528 km² ; et de 33 990 km² en ajoutant les eaux territoriales[10]. La Belgique a une longueur maximale de 282 kilomètres d'est en ouest et de 145 kilomètres du nord au sud.

  Relief et climat

Son relief est peu élevé : il s'étage graduellement de la côte vers le sud-est du pays, pour culminer à 694 m au signal de Botrange. Trois zones géographiques peuvent être distinguées : la basse Belgique (moins de 100 m d'altitude), la moyenne Belgique (de 100 à 200 m) et la haute Belgique (de 200 à plus de 500 m). La basse Belgique commence après le littoral, une bande de plages de sable et de dunes, par des polders pour s'enfoncer à l'intérieur des terres avec la plaine flamande et la Campine. La moyenne Belgique s’élève progressivement vers les vallées de la Sambre et de la Meuse, c'est une zone qui se compose de bas plateaux limoneux fertiles avec à l'ouest le plateau hennuyer-brabançon et à l'est la Hesbaye. Au sud du sillon Sambre-et-Meuse commence la haute Belgique, la région la moins peuplée et la plus boisée du pays, avec le plateau du Condroz et les vallées de la Meuse et de l'Ourthe. Il y a aussi le pays de Herve qui s'étend à l'est entre la Meuse et la Vesdre, puis la région de la Fagne-Famenne au sud du Condroz, et ensuite encore plus au sud l'Ardenne et à l'est les Hautes Fagnes qui culminent à 694 m au signal de Botrange. Il y a également la Gaume, ou Lorraine belge, qui jouit d'un climat plus clément, surtout au flanc de la troisième cuesta où l'on cultive même la vigne. Le climat est océanique tempéré avec des précipitations régulières, 200 jours de pluie par an en moyenne[11], et fréquentes sur toute l'année (Cfb dans la classification de Köppen). Les vents dominants soufflent du secteur sud-ouest.

  Hydrographie

À cause de sa densité de population élevée, la Belgique fait face à de sérieux problèmes environnementaux. Un rapport de 2003 suggère que la qualité des eaux de surface de Belgique est la pire des 122 pays étudiés[12]. Dans l'étude de 2008 sur l'indice de performance écologique, la Belgique a obtenu un score total de 78,4 % et est classée antépénultième des pays de l'Union européenne, bien qu'elle soit 57e sur 149 pays[13].

  Géographie humaine

  Langues

Article détaillé : Langue de Belgique.
  Communautés linguistiques de Belgique:

Le pays, rencontre des cultures germanique et romane, comprend différentes communautés linguistiques et culturelles. Les trois langues officielles sont le néerlandais, le français et l’allemand. Elles sont placées sur un pied d’égalité au niveau fédéral. Parmi les différentes régions, seule la Région de Bruxelles-Capitale (habitée par près de 10 % de la population) est officiellement bilingue (français et néerlandais). La Région flamande (habitée par près de 58 % de la population), située au nord-ouest, est officiellement unilingue néerlandophone. La Région wallonne (habitée par plus de 32 % de la population), située au sud-est, est officiellement unilingue francophone, à l'exception de la région de la Communauté germanophone de Belgique, laquelle comprend 85 000 personnes, soit moins d'un pourcent de la population belge. Des minorités linguistiques sont présentes dans les régions unilingues, leurs importances respectives ne peuvent être qu'estimées, les recensements linguistiques étant interdits par la loi en Belgique. Les néerlandophones représenteraient 57 % à 60 % de la population belge, et les francophones 40 % à 43 %[14]. En même temps que les langues officielles, sont parlées des langues régionales endogènes ou des dialectes. Il s’agit du brabançon, du champenois, du flamand occidental, flamand oriental, du francique ripuaire, du limbourgeois, du lorrain, du luxembourgeois, du picard et du wallon. La diversité linguistique provoque souvent des conflits politiques, liés à d’autres enjeux (la position arithmétiquement minoritaire des francophones, celle, plus socioculturelle de la langue néerlandaise au départ, la francisation de Bruxelles, la politique étrangère de l’entre-deux-guerres, les problèmes économiques wallons, surtout à partir des années 1960, etc.), qui ont engendré un système de gouvernance complexe.

  Démographie

Article détaillé : Démographie de la Belgique.
  Evolution de la population en Belgique depuis 1948.

Au 31 décembre 2007, la Belgique comptait 10.666.866 habitants. Parmi eux 1.380.323 étaient nées à l’étranger, ce qui représente 12,9 % de la population totale dont 695 307 (6,5%) nés dans un pays de l'UE 27 et 685 016 (6,4 %) nés hors de l'UE 27[15].

En Belgique il y a environ 78 % (8 300 000) de Vieux Belges et 2 700 000 habitants d'origine étrangère. Ceux-ci représentent 22 % de la population totale. 56 % (1 313 000) de ces Nouveaux Belges sont d'origine européenne (Italie, Portugal, France, Pays-Bas), et 44 % (950 000) sont d'origine non-européenne (Maroc, Turquie, R. D. Congo et autres)[réf. nécessaire].

Population : 11 007 020 habitants (2011)[2] (urbaine à 97,3 %). Le pays est 79e au classement mondial par population totale[16]
Densité : 359,94 hab./km² (2010)
La densité de population est la troisième plus importante de l'Union européenne, après celle de Malte et des Pays-Bas et avant le Royaume-Uni et l'Allemagne.
Tranches d'âge : 0-14 ans : 16,85 % ; 15-64 ans : 65,91 % ; + 65 ans : 17,24 % (2008)
Espérance de vie des hommes : 76 ans (en 2007)
Espérance de vie des femmes : 82 ans (en 2007)
Taux de croissance de la population : 0,12 % (en 2007)
Taux de natalité : 10,29 ‰ (en 2007)
Taux de mortalité : 9,51 ‰ (en 2007)[17]
Taux de mortalité infantile : 4,6 ‰ (en 2007)
Taux de fécondité : 1,65 enfants/femme (en 2010)
Taux de migration : 1,22 ‰ (en 2007)
Taille moyenne des hommes : 1,76 m

  Histoire

Article détaillé : Histoire de la Belgique.

Habitée dès le Mésolithique (stations dans la vallée de la Meuse), la Belgique connaît une occupation humaine ininterrompue pendant la préhistoire (nombreux sites néolithiques) puis la protohistoire (nombreux sites de l'âge du bronze et de l'âge du fer). Conquis par Rome autour de 50 avant notre ère, le territoire est englobé dans la Gaule belge. À la suite des invasions germaniques et pendant tout le Moyen Âge, le territoire est partagé entre l'influence latine (France, Espagne) et germanique (Pays-Bas, Empire germanique) selon l'allégeance des féodaux qui se partagent le territoire. De la fin du Moyen Âge jusqu'à la révolution politico-religieuse du XVIIe siècle, ce territoire est un centre commercial et culturel prospère mais ne forme pas encore le pays actuel. Sa quasi-totalité (à l'exception de la Principauté de Liège) fait partie des Dix-sept Provinces réunies par les ducs de Bourgogne au XVe siècle. Suivant les règles du droit féodal, la dynastie bourguignonne a hérité légitimement des ducs de Brabant et d'autres féodaux, ce qui lui permet d'espérer devenir la monarchie d'un état indépendant sous le nom de Leo Belgicus, Lion Belgique. Cette dénomination allie le vieux nom de Belgique, venu de l'antiquité à travers la relation par Jules César de la guerre des Gaules, avec le nom de l'animal qui a impressionné les croisés en orient et dont ils ont fait un symbole de force et de beauté que l'on trouve dans l'héraldique de nombreux pays européens. La défaite et la mort de Charles le Téméraire mettent fin au rêve d'une monarchie bourguignonne. Mais, à l'avènement de Charles-Quint, descendant des Bourguignons, né à Gand, considéré comme un enfant du pays et accepté par la population et les états généraux comme souverain légitime, les Dix-sept provinces s'inscrivent dans un vaste ensemble européen, ce qui les protège des entreprises d'annexion des rois de France, leur garantissant une indépendance de fait car Charles Quint respecte en principe les privilèges, qui sont les droits locaux. Mais les tentatives des cités, comme Gand, d'imposer un accroissement de leurs libertés au détriment du pouvoir du souverain engendrent cependant la répression de celui qui est aussi roi d'Espagne, titre obtenu par héritage, et empereur d'Allemagne. Cette dignité, il l'a obtenue en se ralliant les votes de la Diète germanique. Mais l'apparition du protestantisme engendre une répression qui sera amplifiée sous le règne de Philippe II, fils de Charles-Quint. Philippe, qui réside en Espagne, n'est pas ressenti comme souverain local. Il ne fait d'ailleurs rien pour cela. Au contraire et il en résultera une véritable révolution anti-espagnole dont les mobiles mêlent la revendication de la liberté religieuse au refus de taxations de plus en plus lourdes. Mais, finalement, c'est seulement la partie nord des Pays-Bas qui devient indépendante, portant d'abord le nom de "Belgica Foederata", le futur Nederland, tandis que le sud, Belgica Regia, représentant la future Belgique reste sous la domination des Espagnols. Ceux-ci, essentiellement l'armée et des nobles, composent de mauvais gré avec les États-généraux représentant la noblesse et la population. La scission d'avec les Pays-Bas du nord engendre d'ailleurs des guerres avec ceux-ci, jalonnées, en plus, de soulèvements au sud. D'autre part, les tentatives de conquête française entraînent des batailles et des pillages qui achèvent de faire du XVIe siècle, un "siècle de malheur". Vient alors la domination autrichienne par transmission héréditaire des Habsbourg d'Espagne à ceux d'Autriche. Il s'ensuivra une nouvelle révolution qui aboutira à une brève période d'indépendance sous le nom d'« États Belgiques Unis ». Mais le pays est annexé par la France en 1793. Avec les guerres de l'Empire apparaîtront des soulèvements locaux dont une guerre des paysans due aux abus de la conscription, surtout en Wallonie. En 1815, à la chute de l'Empire, c'est la réunion, voulue par les grandes puissances, avec les anciennes Provinces-Unies pour former le Royaume des Pays-Bas. Mais, en deux siècles, de telles différences sont apparues entre les deux parties des grands Pays-bas reconstitués que la partie méridionale se soulève contre le nord et cette nouvelle révolution aboutit à l'indépendance. C'est la Révolution belge de 1830. Dans la suite, l'histoire de la Belgique a été marquée par une industrialisation précoce, par la colonisation du Congo, par les deux guerres mondiales et par l'émergence de conflits politiques entre les deux principales communautés linguistiques du pays, les Flamands, d'expression néerlandaise, et les francophones.

  Préhistoire

Cette section ne cite pas suffisamment ses sources. Merci d’ajouter en note des références vérifiables ou le modèle {{Référence souhaitée}}.
  Engis 1, crâne d'un homme du néolitique, un des crânes découverts par Philippe-Charles Schmerling en 1830 à Engis - Collection du Grand Curtius

Les plus anciennes traces humaines en Belgique ont été trouvées au site de la Belle-Roche à Sprimont, et témoignent d'une occupation ancienne d'environ 500.000 ans.

Il s'en fallut de peu pour que l'homme de Neandertal, découvert en 1856, ne porte le nom de la localité belge de Spy. C'est là qu'en 1886 les restes de deux squelettes humains furent identifiés comme étant contemporains de ceux de Neandertal : l'homme de Spy. Dès 1830, des restes humains sont retrouvés à Engis, mais ils ne furent pas directement reconnus comme appartenant à un homme fossile. Au cours du XXe siècle, de nombreuses stations paléolithiques et mésolithiques ont été découvertes dans la vallée de la Meuse, principalement dans des abris sous roches et des cavernes naturelles (Hastière, Han-sur-Lesse, Sclayn) mais aussi en terrain découvert (Namur). Au Néolithique (vers -4000 en Belgique), la population humaine gagne les plateaux d'Ardenne, du Condroz, ainsi que les plaines de Flandre et de Hesbaye : de nombreux sites d'occupation ont été étudiés.

  Protohistoire

Outre de nombreux éperons barrés dans la vallée de la Semois, plusieurs centaines de tombelles de l'âge des métaux ont été identifiées à travers tout le pays. Le territoire se trouvait en effet dans la zone d'influence de la civilisation celte.

  Antiquité

La conquête romaine intervient en Gaule autour de 50 avant notre ère. Conquise par Jules César sur les Celtes, la province romaine de Gallia belgica réunit les territoires compris entre la Seine et le Rhin. La plus vieille utilisation des termes Belgae et Belgica qui nous est parvenue est dans la Guerre des Gaules de Jules César. Il divise la Gaule qu'il a conquise en trois parties : les Gaulois proprement dits, les Aquitains et les Belges. Ces derniers sont séparés des Gaulois par la Seine et la Marne. Sous Auguste, la Gaule est divisée par Marcus Agrippa en trois provinces et l'une d'entre elles porte le nom de Belgica. Cette dernière sera réorganisée sous Domitien qui la divise en trois nouvelles provinces, une Gallia Belgica et deux Germania. La Gallia Belgica sera encore par la suite divisée en deux : la Belgica Prima et la Belgica Secunda. La Belgique actuelle est un reste de ces provinces romaines, la majeure partie de son territoire se situe en Germanià Inferior (plus tard appelée Germania Secunda) et en Belgica Secunda[réf. nécessaire].

  Moyen Âge

Une immigration graduelle de tribus germaniques franques durant le Ve siècle profite de la lente désagrégation du pouvoir romain en Gaule ; le territoire passe aux mains des Mérovingiens, unifiés sous l'autorité de Clovis, à Tournai, en 510. Ses successeurs se partageront un territoire à cheval sur la France et la Belgique actuelles. Renversés en 751 à la faveur d'un coup d'État, les derniers rois mérovingiens cèdent le pouvoir aux Carolingiens. Après une période de stabilité sous Charlemagne, l'empire est une nouvelle fois morcelé, au IXe siècle. En 843, lors du traité de Verdun, l'empire est partagé entre les petits-fils de Charlemagne. Le territoire de l'actuelle Belgique passe aux mains de Lothaire, avant d'être partagé entre le royaume de France et l'empire germanique. Peu à peu, des entités politiques plus ou moins indépendantes se constituent sur le territoire de la future Belgique : comté de Flandres, duché de Brabant, principauté de Liège. À la fin du Moyen Âge, par le jeu des alliances et des mariages, l'essentiel du territoire de la Belgique, passe entre les mains des ducs de Bourgogne. Le troisième duc de Bourgogne, Philippe le Bon, le grand unificateur, unira le pays sous le nom de Leo Belgicus, comme en témoigne une carte officielle de l'époque. Après la chute de son fils, Charles le Téméraire, le pays passera sous l'autorité des Habsbourg qui culminera sous Charles Quint.

C'est à l'époque du Moyen Âge, et surtout de la dynastie bourguignonne, que date un découpage du territoire préfigurant, plus ou moins, les futures provinces. C'est aussi l'âge où les cités arrachent aux seigneurs féodaux des droits que l'on appelle les « privilèges ». Les ducs de Bourgogne ont cherché à les remettre en cause, mais ils se sont heurtés à divers soulèvements populaires et ont dû se résoudre à s'adresser aux états généraux pour obtenir des contributions financières et militaires.

  Temps Modernes

En 1515, le futur empereur Charles Quint, descendant des ducs de Bourgogne, hérite des Dix-sept provinces, dont il renforce l'union par la Pragmatique Sanction de 1549, tout en appesantissant son pouvoir sur la Principauté de Liège qui conserve une indépendance interne sous ses princes-évèques [18]. Mais l'unité des Pays-Bas sera brève, dès lors que les guerres de religion et les appétits politiques la feront voler en éclats. La guerre de Quatre-Vingts Ans, de 1568 à 1648, finira par diviser le territoire en deux : une république fédérale au nord, les Provinces Unies (Belgica Foederata), protestantes, et, au sud, les Pays-Bas méridionaux (Belgica Regia), catholiques, toujours dirigés par la couronne des Habsbourg espagnols. Sous Charles-Quint, le pouvoir reste dévolu à ce que l'on peut considérer comme un gouvernement local hérité de l'époque des ducs de Bourgogne et qui s'appelle le Conseil d'État. Il est composé de seigneurs et présidé par des gouverneurs, dont, notamment, la "gouvernante" Marie de Hongrie. La défense des droits locaux face à l'autorité étrangère était une des principales préoccupations d'une partie de la noblesse qui, en cela, rencontrait l'approbation du peuple qui avait lui-même bénéficié, au long des siècles, de la conquête des droits arrachés par les cités contre les pouvoirs féodaux. La manifestation la plus importante en fut le « compromis des Nobles » qui dressa la noblesse des Pays-Bas du Nord et du Sud contre les abus du fils de Charles-Quint, Philippe II. Celui-ci, après avoir assisté à Bruxelles à l'abdication de son père, résida toute sa vie en Espagne, s'efforçant de réduire les droits de ces sujets du nord. Il en résulta des persécutions, dont l'exécution sur la Grand-Place de Bruxelles des comtes d'Egmont et de Hornes, les principaux meneurs du Compromis des Nobles dans la défense de ce que l'on appelait les « privilèges » le mot recouvrant les divers droits qui avaient été conquis au long des siècles contre les abus du pouvoir. À cela se mêlait une guerre de religion entre les catholiques et les protestants. La persécution des Espagnols catholiques contre les protestants et leurs abus de pouvoir contre tout le monde entraînèrent des alliances de circonstance entre protestants et catholiques contre l'Espagne. Il en résulta une longue suite de ravages et d'exécutions dus à une longue guerre contre le pouvoir espagnol sous l'autorité du prince Guillaume d'Orange-Nassau, dit le Taciturne, un catholique qui avait été un des proches de Charles-Quint mais qui finit par passer dans le camp protestant lorsqu'il dut se résigner à se retirer dans les Pays-Bas du Nord (Belgica Foederata). Les Pays-Bas du Nord parvinrent finalement à l'indépendance après ce que l'on a appelé « le siècle de malheur », ceux du Sud représentant la future Belgique restant sous l'autorité espagnole. Cette partie comprend à peu près tout le territoire de la Belgique moderne, à l'exception de la Principauté de Liège, mais en incluant le nord de la France pas encore conquis mais convoité par la monarchie française. Le pays finit par passer dans l'apanage des Habsbourg d'Autriche, sans que cela change fondamentalement les rapports avec le pouvoir impérial. La découverte, à Bruxelles, d'anciennes chartes insuffla une vigueur nouvelle aux revendications, ce qui fit dire à un ministre autrichien « Ce pays perdra ses privilèges ou ces privilèges le perdront ».

En plus des luttes contre l'autorité des souverains étrangers qui affirmaient, de longue date, avoir des droits sur le pays hérités de l'époque féodale, il fallait compter avec les souverains français, et notamment Louis XIV qui affirmait des prétentions totalement infondées sur la possession des Pays-Bas. Le pays fut donc le théâtre de beaucoup de batailles des guerres franco-espagnoles et franco-autrichiennes auxquelles étaient mêlées les populations comme victimes ou acteurs, de nombreux généraux étant issus de la noblesse locale, tels Bernard de Fontane ou Tilly (qui gagna, en Europe centrale, la bataille de la Montagne Blanche). Venant après les malheurs du XVIIe siècle, ceux du XVIIIe siècle valurent au pays de porter le surnom de « champ de bataille de l'Europe » (une réputation qui sera renforcée par les deux guerres mondiales).

  Les révolutions brabançonne et liégeoise de 1789 et l'annexion française

En 1789-1790, éclate une nouvelle révolution, cette fois contre les abus de l'absolutisme autrichien, c'est la Révolution brabançonne. L'armée autrichienne est battue à Turnhout et les révolutionnaires proclament les États-Belgiques-Unis, tandis qu'un soulèvement éclate à Liège pendant l'absence du prince-évèque. Les chefs de Bruxelles et de Liège tentent de s'entendre, mais aucune des deux révolutions ne peut se maintenir longtemps du fait des luttes intestines à Bruxelles entre Statistes (les conservateurs) et Vonckistes (les libéraux) et par le retour du prince-évèque à Liège appuyé par la Prusse. Les Autrichiens reviennent en force et se réinstallent, mais pas pour longtemps. Ils vont être bientôt chassés par les forces armées françaises[19].

Après les campagnes militaires de 1794 de la Révolution française, les Pays-Bas belgiques — y compris les territoires qui n'ont jamais été sous la domination personnelle des Habsbourg, comme la Principauté de Liège — sont annexés par la Première République française, mettant définitivement fin au long règne hispano-autrichien. Les guerres napoléoniennes entraînant une conscription militaire de plus en plus lourde, il en résulte une opposition qui aboutit à une guerre des paysans dans la partie wallonne. À la chute de l'Empire, en 1815, les grandes puissances réunifient les Pays-Bas. C'est le Royaume-Uni des Pays-Bas.

  La révolution belge de 1830

La réunification ne tient pas. Sous le pouvoir jugé trop « napoléonien » de Guillaume Ier, la restriction des libertés politiques et religieuses, la sous-représentation politique et l'« exploitation fiscale » des provinces méridionales font naître une opposition catholique et libérale qui aboutit à une alliance entre ces deux grands courants d'opinion du sud du pays. Cet unionisme devient « spécifiquement belge et énonce des griefs spécifiquement belges »[20]. L'autorité du régime périclite alors dans le sud, un climat prérévolutionnaire règne, le roi ne pouvant se maintenir en Belgique que par l'usage de la force[21].

À sa création en 1830, la Belgique était peuplée en majorité de néerlandophones mais était dirigée par des francophones, dont de nombreux Flamands : en effet, toute la bourgeoisie et la noblesse flamande parlait français. La Cour, la classe politique, la magistrature, les milieux d'affaires s'exprimaient en français. Les Flamands se sont d'abord battus pour être reconnus en tant que tels. La lutte fut longue : ce n'est qu'en 1898 que le néerlandais est devenu une langue officielle.

Article détaillé : Révolution belge.

La révolution belge de 1830 entraîne la défaite de l'armée hollandaise. Malgré une courte tentative de retour offensif, les Hollandais doivent renoncer à la Belgique avec l'accord des grandes puissances qui veulent éteindre au plus vite un foyer de sédition comme l'était Bruxelles, où grouillaient des réfugiés politiques de toute l'Europe: nostalgiques de la république et de l'empire français, intrigants appartenant à des sectes politiques comme la Charbonnerie, les derniers partisans de Babeuf, ainsi que Buonarotti et des polonais rescapés de la répression tsariste et même des exilés sud-américains.

Les événements de Bruxelles suscitent les appétits des puissances. Le ministre français des Affaires Étrangères Talleyrand se propose d'annexer presque toute la Wallonie et Bruxelles, laissant Liège (pourtant une ville francophile) aux mains de la Prusse, tout en s'attirant la complicité de la Grande Bretagne en lui abandonnant la Flandre jusqu'à l'Escaut, y compris Anvers. La réponse belge exprimée par Alexandre Gendebien, membre influent du gouvernement provisoire de Bruxelles le 6 janvier 1831 est nette : la Belgique menace d'un soulèvement général les puissances qui tenteraient de dépecer le pays comme l'avaient fait les monarchies sous l'ancien régime[22]. Dans le climat d'agitation populaire que connaît l'Europe, c'est la perspective de voir les événements belges contaminer d'autres pays, alors que les suites du soulèvement polonais contre les Russes et leurs échos en Allemagne ne sont pas éteints, pas plus que l'agitation ouvrière en France où les révolutionnaires des journées de juillet supportent mal la récupération du pouvoir par une nouvelle monarchie.

Cette seconde indépendance belge en moins de cinquante ans aboutit à la reconnaissance par les puissances, à la conférence de Londres de janvier 1831, d'un État neutre sous l'autorité d'un gouvernement provisoire et d'un congrès national. Avec l'installation de Léopold de Saxe-Cobourg-Gotha comme premier roi des Belges, la Belgique devient une monarchie constitutionnelle et une démocratie parlementaire. L'unionisme entre catholiques et libéraux, scellé en 1827-1828, est consacré par un compromis en 1830 : la construction d'un État libéral où il n'y a pas de politique anticléricale et où le catholicisme est reconnu comme religion de la majorité, le tout basé sur une constitution intouchable à leurs yeux, qui garantit un nombre élevé de libertés comparé aux autres lois fondamentales de l'époque[23]. Cet unionisme se transforme après l'indépendance en « une coalition électorale et gouvernementale permanente, constituée de membres modérés des deux partis qui n'ont pas oublié les leçons de la Révolution brabançonne »[24]. Le pays est alors dirigé par une oligarchie élue au suffrage censitaire et capacitaire à représentation majoritaire[25], dont la langue est de facto le français[26]. L'unionisme persistera tant que la peur d'une annexion néerlandaise ou française sera forte. Les libéraux créent ensuite leur parti et il s'ensuivra une période avec un système bipolaire entre tendances libérales et catholiques. L'apparition d'un parti catholique organisé en 1869 voit les conservateurs en 1884 s'installer au pouvoir pendant 30 ans, et les socialistes créent le parti ouvrier en 1885. Le pays connaît le vote plural à représentation proportionnelle le 18 avril 1893 et — plus tardivement et par étapes — le suffrage universel ainsi que les premières avancées en matière de droits linguistiques comme la loi Coremans-De Vriendt en 1898. Il faut toutefois attendre le 10 avril 1967 pour voir une version complète en néerlandais de la Constitution officiellement reconnue[27] et 1991 pour la version en allemand[28].

Grâce à une industrialisation précoce dès les débuts de la Révolution industrielle au XVIIIe siècle, favorisée par des territoires densément peuplés et par un blocus continental sous Napoléon Ier, la Belgique connaît une forte expansion économique et devient une puissance industrielle importante[29]. Par l'interventionnisme de l'État, le pays se dote rapidement du premier réseau ferroviaire du continent européen, qui restera le plus dense[30]. Il est le berceau d'avancées technologiques dans de nombreux domaines comme la chimie avec la découverte d'un procédé de fabrication industrielle de la soude par Ernest Solvay.

Par l'initiative de son deuxième roi, Léopold II, qui a acquis l'État indépendant du Congo comme possession privée après la Conférence de Berlin en 1884-1885, la Belgique devient un empire colonial en 1908 après que le roi a légué la souveraineté de son domaine à l'État belge. La reprise par l'État du Congo (77 fois la superficie de la Belgique actuelle) s'impose à la fin de 1905 après le rapport d'une commission d'enquête déplorant l'exploitation des indigènes et les abus qu'ils subissent, particulièrement pour la récolte du caoutchouc naturel[31].

  Le XXe siècle

  Première Guerre mondiale

  Soldats d'infanteries participant à la défense de Liège en août 1914.
  Soldats de l'occupation allemande à Liège.

En 1914, la Première Guerre mondiale éclate. L'Empire allemand ignore la neutralité de la Belgique et l'envahit en appliquant le Plan Schlieffen pour prendre à revers les armées françaises..
Après la Bataille de Liège, bataille d'arrêt livrée du 5 au 16 août par l'armée belge appuyée sur les forts de la ceinture fortifiée établie en avant de la ville, c'est la victoire de Haelen contre les Uhlans appuyé par de l'infanterie, puis le siège d'Anvers qui commence le 25 août par des sorties de l'armée de campagne surgissant de la ceinture fortifiée édifiée à plus ou moins 20 kilomètres de la ville. Repoussés trois fois les Allemands parviennent en vue de la deuxième ceinture de forts le 26 septembre et commencent le siège proprement dit avec leur grosse artillerie. Le 5 octobre, la troisième ceinture, qui est constituée de forts du XIXe siècle, est écrasée et l'armée belge doit se retirer le 8 octobre. Ainsi, en agissant sur les arrières de l'armée allemande, l'armée belge a contribué à soulager l'armée française attaquée au nord-est de la France. Les soldats belges sont d'autant plus motivés que l'ennemi se livre à de nombreuses atrocités contre la population en invoquant que des francs-tireurs civils combattent en guérilla[32]. Ce sont surtout les combats devant Liège et à Haelen qui, en retenant 150.000 soldats allemands, privèrent l'état-major allemand de disposer de tous ses effectifs lors de la bataille de la Marne, ce qui explique le vide laissé entre les armées allemandes à un moment crucial de la bataille, ce dont le général Joffre sut tirer parti en y lançant ses troupes. Aussi, la presse française ne tarit-elle pas d'éloges sur la résistance de la Belgique. Comme l'écrit L'Echo de Paris : " Nous, Français, nous devons aux Belges, plus que de l'admiration, nous leur devons une inoubliable reconnaissance". "Une page glorieuse de l'histoire contemporaine" écrit encore le quotidien français "Le journal" [33] Malgré tout, la Belgique sera finalement presque entièrement occupée. Pour préserver le dernier morceau de territoire national commence alors, du 20 octobre au 17 novembre, une très dure bataille entre les belgo-franco-anglais retranchés derrière le fleuve Yser et l'armée allemande qui lance des assauts répétés qui lui coûtent beaucoup de pertes. Des inondations de la basse plaine renforcent encore la défense alliée et, finalement, l'empereur d'Allemagne venu assister à ce qu'il croit devoir être un triomphe, doit repartir. Pour l'empire allemand, l'espoir est perdu de foncer à travers les plaines maritimes en contournant les alliés, surtout les Français. Le gouvernement belge, installé à Sainte-Adresse en France, y restera durant toute la guerre, mais le roi Albert Ier reste au commandement de l'armée qui combat pendant quatre ans sur les rives de l'Yser défendant le dernier morceau de territoire resté libre.
En Belgique occupée, l'occupant allemand installera dès 1915, une Flamenpolitik destinée à diviser la Belgique en deux États satellites : la Flandre et la Wallonie.

En Afrique, l'armée du Congo belge, épaule les forces britanniques et remporte plusieurs victoires contre les forces de l'Afrique orientale allemande, jusqu'à la prise de Tabora le 19 septembre 1916. Mais c'est dans le cadre d'une concertation très générale avec les Anglais. Aussi, faudra-t-il beaucoup d'efforts pour que l'Empire britannique - qui compte s'approprier la totalité de la colonie allemande - concède l'établissement d'une base militaire à Kisumu[34],[35] puis à Mwanza afin de permettre l'approvisionnement des troupes via la ligne de chemin de fer reliant ces villes au port de Mombasa.

Après la guerre, la quatrième partie du traité de Versailles de 1919, appelée « Accords Orts-Milner » donne à la Belgique les territoires du Ruanda-Urundi[36] ainsi qu'une communication par chemin de fer avec un port franc sur la côte orientale de l'Afrique orientale britannique[réf. nécessaire].
Le traité donne aussi, à l'Est de la Belgique, la circonscription prussienne d'Eupen-Malmedy, rattachement sanctionné par un plébiscite controversé. Historiquement, le territoire d'Eupen avait appartenu jusqu'en 1815 au duché du Brabant (les Pays d'Outre-Meuse et le duché de Limbourg), Sankt-Vith faisait partie du duché de Luxembourg et Malmedy de la principauté abbatiale indépendante de Stavelot-Malmedy. Le vote n'est pas à bulletin secret, ce qui fait craindre aux électeurs des représailles : seuls 271 sur 33 726 électeurs déclarent leur attachement à la Prusse[37]. La libération est également l'occasion pour le roi d'instaurer le suffrage universel masculin, grâce à une « petite entorse » au droit constitutionnel belge[38].

  Entre-deux-guerres

Durant l'entre-deux-guerres, l'histoire de la Belgique est similaire au reste de l'Europe occidentale : une reconstruction énergique durant les années folles, une crise économique entre 1931 et 1935, l'émergence de partis fascistes avec la flambée rexiste de 1936-1937 autour de Léon Degrelle et le VNV flamand de Staf de Clercq. Les mouvements wallons et flamands connaissent aussi une radicalisation et un raffermissement après la période de patriotisme belge à la fin de la guerre. En 1934, le roi Albert Ier décède inopinément et son fils Léopold III lui succède. Mais l'instabilité ministérielle et les divisions nationales s'aggravent, suscitant l'apparition, dans une partie de l'opinion publique, d'un courant de pensée politique autoritaire prônant un ordre fort dont on dit qu'il ne laisse pas le roi indifférent. Malgré ce qui semble avoir été une tentative de putsch menée en amateur par Léon Degrelle, chef du parti REX, partisan de Mussolini et tenté par l'exemple d'Hitler, la démocratie est protégée, le roi ne faisant rien pour favoriser une dérive anti démocratique. En 1936, sous son impulsion et avec l'appui du parlement et du gouvernement, la Belgique dénonce l'alliance de 1920 avec les Franco-britanniques et se replie dans une stricte neutralité, affirmant refuser toute coopération avec les états-majors alliés, alors même que la menace hitlérienne s'affirme aux frontières. Il s'agit de ne pas provoquer l'Allemagne, vu l'état d'insuffisance de la défense belge. C'est aussi l'insuffisance des anciens alliés français et anglais, tant sur le plan militaire que politique, qui motive la politique de neutralité accompagnée d'un imposant programme de réarmement. Le sacrifice de la Tchécoslovaquie abandonnée par les puissances à l'appétit d'Hitler, lors du traité de Munich, donne tout à craindre de futures revendications allemandes sur la Belgique si les puissances européennes abandonnent celle-ci comme elles ont abandonné la Tchécoslovaquie. Le roi, qui a des contacts dans l'aristocratie anglaise, sait par ceux-ci que le gouvernement anglais a cru pouvoir apaiser les appétits de conquête d'Hitler en lui offrant le Congo belge, quitte à obliger par la force la Belgique à accepter. Hitler, surtout intéressé par ses visées d'expansion à l'Est, ne s'intéresse pas à ce projet, d'autant plus que l'Allemagne n'a pas les moyens militaires d'intervenir en Afrique. Mais il est clair que la Belgique doit pouvoir se défendre contre les tentatives de l'assujettir dans une combinaison reprenant le marchandage de Munich conclu sur le dos de la Tchécoslovaquie. Mais l'ennemi reste avant tout l'Allemagne. La Belgique doit pouvoir se défendre seule, dans la crainte que les Anglais, et peut-être même les Français ne garantissent pas de la secourir. C'est le sens du régime de la neutralité armée voté par le parlement, une solution qui pourrait, espère-t-on, éviter d'être entraîné dans un conflit entre l'Allemagne et les Franco-anglais. Dès 1938, il apparaît clairement que la Belgique et la France sont visées par l'impérialisme allemand. Alors que la Belgique est en plein réarmement sous les apparences de la neutralité, des informations sont communiquées secrètement à la France révélant que les services de renseignement ont acquis la conviction que l'attaque allemande se ferait par le sud de l'Ardenne belge. En atteste le général en chef français Maurice Gamelin qui révèle dans son livre de mémoires "Servir" qu'il avait avec le roi des Belges en personne, Léopold III, une communication directe grâce aux attachés militaires[39]. Mais ce général n'en tire aucun profit pour organiser sa stratégie, préférant s'en remettre à l'avis du maréchal Pétain qui avait déclaré l'Ardenne impraticable pour une armée moderne. Or, c'est bien par là que se manifestera l'offensive principale de la Wehrmacht.

  Seconde Guerre mondiale

Article détaillé : Armée belge en 1940.

En mai 1940, la Belgique est de nouveau envahie par l'Allemagne. Commence alors la campagne des 18 jours. Tandis que l'armée des Pays-Bas reflue précipitamment vers la Zélande devant la Blitzkrieg allemande, l'armée française est percée à Sedan, comme prévu dans les plans allemands dont les Français n'avaient pas voulu tenir compte malgré les renseignements de l'espionnage français et belge et les avertissements du roi Léopold au général en chef français Gamelin qui était en relation directe avec le roi, comme il l'a reconnu dans son livre de mémoires "Servir"[40]. L'état-major français avait donc eu le temps de parer cette offensive entre l'entrée de la Wehrmacht en Ardenne, le 10 mai, et son attaque sur les positions françaises. Un délai dû à la résistance des chasseurs ardennais, une troupe d'élite de l'armée belge, qui retardèrent les Allemands pendant deux jours puisque ceux-ci ne commencèrent à franchir la Meuse que le 12. Ce recul français à Sedan, menaçait l'armée belge sur sa droite, alors qu'elle était tournée sur sa gauche à la suite de la défection des hollandais (qui allaient se rendre quatre jours plus tard) et qu'elle était elle-même percée en son centre, sur le canal Albert par la prise du fort d'Eben-Emael réduit à l'impuissance au bout de vingt-quatre heures par l'utilisation d'un nouveau type d'explosif allemand. L'armée ne cessera, dès lors, de devoir reculer en même temps que les Français et les Anglais, sans que ceux-ci et les Belges puissent rétablir un front face aux pointes profondes des attaques allemandes qui menacent sans cesse de réaliser l'encerclement des alliés. C'est d'abord la bataille d'arrêt de la Dendre, puis la bataille de la Lys, seule bataille d'arrêt de toute la campagne, où l'armée belge résiste cinq jours, abandonnée par l'armée anglaise qui se retire à Dunkerque pour y rembarquer sans que rien soit préparé pour évacuer les Belges. Le roi se résigne, le 28 mai 1940, au terme d'une campagne de dix-huit jours qui laisse l'armée à bout de forces et de munitions, à envisager une reddition. Il est prouvé qu'il avait prévenu le général en chef de l'armée française du nord, comme en attestaient des captations des communications militaires hertziennes franco-belges. Attestation en faite par un gaulliste de la première heure, le colonel Rémy[41]. Le roi prévient aussi l'attaché militaire anglais qui en attestera dans un livre de mémoires[42]. Aussi, le conflit qui éclate entre le roi et les ministres porte-t-il moins sur la reddition que sur la date de celle-ci et sur la question de savoir si le gouvernement doit s'exiler en emmenant le roi avec lui. Le roi refuse, estimant que son statut de chef de l'armée lui fait obligation, de par la constitution, de rester avec celle-ci, à faute d'être considéré comme déserteur. Le roi tombe alors aux mains des allemands comme « prisonnier de guerre » et le gouvernement belge, qui veut continuer la guerre, même sans le chef de l'État, déclare celui-ci « dans l'impossibilité de régner » (de par la constitution qui fait un devoir au gouvernement d'assumer seul ses responsabilités et collégialement, sans le blanc seing royal lorsque le roi n'a plus sa liberté d'action).

Le gouvernement du premier ministre Hubert Pierlot, en exil, se réfugie à Londres (après toute une odyssée en France achevée en ce qui concerne Hubert Pierlot et Paul-Henri Spaak, ministre des affaires étrangères, par une traversée clandestine de l'Espagne aux mains d'un gouvernement pro allemand). Le gouvernement belge pleinement légal et disposant du Congo va alors mettre les forces de la colonie, ses productions agricoles et minérales - notamment l'uranium - à la disposition des alliés. En même temps, il organise la reconstitution d'une infanterie militaire belge et la participation de trois escadrilles belges dans la Royal Air Force, ainsi que l'effort de la marine marchande au service des alliés et la campagne victorieuse des troupes belges d'Abyssinie qui remportent la victoire de Saïo contre les Italiens. En Belgique, se développe une résistance armée soutenue par des parachutages d'armes et des émissions de propagande par la radio belge de Londres. Le roi, lui, reste silencieux durant toute l'occupation et ne donne aucun signe apparent d'appui à la résistance, au gouvernement de Londres et à la cause alliée. Des révélations publiées longtemps après la guerre révèlent cependant qu'il a écrit par deux fois à Hitler pour protester contre des déportations, mais sans autre effet que la menace d'être déporté lui-même avec sa famille, ce qui finira d'ailleurs par être exécuté par les nazis. Il y a aussi eu un échange de communications entre le roi et le gouvernement en exil à Londres, à l'initiative de celui-ci qui tentait un rapprochement dans le but d'apaiser le conflit né en mai 1940. Le propre beau-frère du premier ministre Pierlot se dévoua pour quitter l'Angleterre afin de rentrer clandestinement en Belgique pour apporter au roi une communication du gouvernement en exil. Arrêté par les Allemands alors qu'il tentait de quitter le pays pour porter en Angleterre la réponse du roi, il sera exécuté et l'on ne saura peut-être jamais ce que l'entrevue avait pu donner.

En mai 1940, des millions de Belges ont pris le chemin de l'exil vers la France, « craignant, comme le confirme l'historien Max Lagarrigue, de subir les mêmes atrocités que durant la Grande Guerre »[43]. Accueillis pour leur grande majorité dans le Midi de la France, ils rentrent pour la plupart en septembre - octobre 1940. « Les Allemands vont faciliter et encourager leur retour afin de remettre en marche le bassin sidérurgique belge qui participera à l'effort de guerre de l'occupant »[44].

Les Belges vivent sous l'occupation jusqu'à la Libération par les forces alliées en septembre 1944. Les quatre années passées sous l'administration militaire allemande, dirigée par le général Alexander von Falkenhausen, voient notamment la déportation sans retour de 25 000 Juifs du pays vers Auschwitz-Birkenau, avec la collaboration parfois des autorités. La municipalité d'Anvers envoie sa police collaborer aux rafles allemandes, celle de Liège livre à l'occupant des listes de juifs, mais celle de Bruxelles s'y refuse et son bourgmestre, le docteur "Jef" Van de Meulebrouck est arrêté. Le collège des secrétaires généraux de ministères se contente de gérer le pays comme il le peut, confronté aux exigences et aux réquisitions allemandes. Certains secrétaires généraux seront limogés et remplacés par des collaborateurs des Allemands. Aidé des collaborationnistes, l'occupant traque les résistants qui sont arrêtés par milliers, souvent torturés et déportés en camps de concentration depuis le fort de Breendonk. À la suite d'attentats de la résistance, près de 300 otages sont également fusillés en représailles. Livré au pillage, à la faim et au marché noir, le pays voit aussi plusieurs centaines de milliers des siens envoyés travailler de force dans les usines de guerre nazies outre-Rhin. La sympathie de certains milieux flamands pour l'occupant, qui ne va pas hésiter à attiser la division des Flamands et des Wallons pour mieux régner, contribuera à nourrir de nouvelles rancœurs intercommunautaires après la libération. La collaboration économique a été forte dans l'ensemble du pays. Le fasciste wallon Léon Degrelle, d'origine française par ses parents et partisan avant la guerre des théories de Charles Maurras (extrême droite française), s'est reconverti en pronazi et a déclaré, en 1941, le « caractère germanique » de la Wallonie. Des « volontaires » flamands et wallons vont combattre en Russie aux côtés de la Wehrmacht. Après la libération de 1944 par les Anglais accompagnés des forces belges du général Piron,une dernière offensive allemande oppose la Wehrmacht et des troupes spéciales de SS aux GI américains. C'est la bataille des Ardennes avec son cortège d'atrocités perpétrées par des SS contre la population. Mais, à la fin de décembre 1944, les derniers soldats allemands sont chassés de Belgique.

  Après la Guerre

La Libération est mouvementée. Les mouvements de résistance rechignent à rendre leurs armes et à se dissoudre. Le plan de reconstitution de l'armée prévoit l'engagement de volontaires autour de la brigade Piron qui a collaboré à la libération du territoire et cela servira d'exutoire au mécontentement des milieux résistants. Mais l'exaltation nationale, qui peut faire penser à celle que l'on avait constatée en 1918, est modérée par les séquelles de l'incivisme et de la collaboration, beaucoup plus qu'après la première guerre mondiale. Le contexte est passionné par une opposition entre wallons et flamands, les premiers soulignant la collaboration pronazie de cercles flamands héritiers du VNV d'avant-guerre. Mais les francophones ont eu aussi leurs collaborateurs autour du wallon d'origine française Léon Degrelle. Un certain nombre de personnes sont condamnées judiciairement[45] tandis que l'épuration civique se fait aussi de manière extra-judiciaire, notamment par des sanctions administratives[46]. Cette politique de répression donne lieu à des dérapages qui conduisent à la démission de plusieurs ministres de la Justice. Cela, plus une différence de climat sensible en Flandre fait émerger une nouvelle revendication dans le mouvement flamand : l'amnistie[47]. En plus de la répression et des demandes d'amnistie, la question royale pèse lourdement sur la vie politique du pays : le roi Léopold III, transféré dans le Reich en juin 1944[48], ne peut rentrer au pays après sa libération en mai 1945, car son « testament politique » rédigé au printemps 1944, peu amène pour les Alliés et le gouvernement en exil et ignorant la résistance, a montré son décalage avec le gouvernement Pierlot, l'opinion publique et l'évolution générale du monde.

  Remise en question du régime

La question du retour du roi se cristallise autour d'un clivage politique et communautaire : les sociaux-chrétiens et la forte majorité des Flamands y sont favorables, les autres partis et la majorité des Wallons hostiles[47]. Cette question royale conduira à l'abdication de Léopold III et à l'intronisation de son fils Baudouin en juillet 1951. Les partis politiques s'affrontent également dans une nouvelle guerre scolaire dans les années 1950 avec comme épilogue le Pacte scolaire de 1958, avec un rapport de force différent selon la région, présageant la prochaine importance du clivage linguistique et des problèmes communautaires[49],[50].

Les Flamands ont demandé la fin de l'État unitaire. Ils l'obtinrent le 17 février 1994 avec une nouvelle Constitution dont l'article premier spécifie que « la Begique est un État fédéral ». L'encre n'était pas encore sèche que le président des sociaux-chrétiens flamands, à l'époque parti le plus puissant du pays, avertit que « la dynamique fédérale n'était pas arrivée à son terme ». Depuis, les Flamands n'ont cessé de régionaliser tout ce qui pouvait l'être. Après avoir rattrapé économiquement les Wallons dans les années 1970, ils ont considérablement accentué leur avance. Ils remettent maintenant en cause la solidarité financière entre les régions. « Chaque Flamand donne l'équivalent d'une voiture par an aux Wallons », dénoncent les plus extrémistes.

  Colonies

La présence coloniale belge en Afrique s'arrête en 1960 avec l'indépendance du Congo et en 1962 avec celle du Burundi et du Rwanda dont la Belgique est, depuis l’issue de la Première Guerre mondiale, la puissance mandataire par la Société des Nations pour en avoir chassé les troupes allemandes. Les deux guerres ont mis le Congo Belge à contribution avec les levées de soldats noirs - commandés par des officiers belges - et les victimes qui en résultèrent. D'abord, de 1914 à 1918, lors des deux campagnes qui chassèrent les Allemands de l'Afrique Orientale Allemande. Ensuite, en 1941 et 1942, lors des victoires contre les troupes italiennes d'Éthiopie. Outre les morts et les blessés, une importante participation civile fut organisée par les Belges, durant les deux guerres, avec l'organisation de colonnes d'approvisionnement, tandis que l'agriculture et les richesses minérales étaient exploitées pour appuyer l'effort de guerre. C'est surtout pendant la seconde guerre mondiale que les richesses minières du Congo Belge furent utilisées pour conforter le rôle de la Belgique dans le camp allié, notamment par l'exploitation de l'étain, du cuivre et de l'uranium.

Au terme de la guerre, la Société des Nations (SDN) confia un mandat à la Belgique sur une partie de l'ancienne colonie allemande d'Afrique orientale. Mais c'était dans des conditions qui voulaient se fonder sur ce qu'une commission de la SDN considérait être les traditions ethniques locales qu'il était impératif, pour les Belges, de respecter. Il s'agissait de conserver la politique de clivage social des colonisateurs allemands. Longtemps après, lors du génocide rwandais, en 1994, il en résultera d'âpres polémiques, avec la découverte des conséquences de cette politique coloniale belge qui avait continué la politique des anciens colonisateurs allemands de clivage entre les communautés hutu et tutsi à la suite de pressions de la Société des Nations. Cependant, dans les dernières années de la présence belge, on avait voulu mettre fin aux séquelles de cette situation qui avait imposé la mention de l'ethnie sur les cartes d'identité. Mais une tradition de près d'un siècle, implantée dans la conscience populaire, ne pouvait s'effacer. Une élite dominante se substitua aux Belges pour renforcer encore une opposition qui finit par dégénérer en un conflit meurtrier. Soutenus par la politique britannique qui reprenait son idéologie d'expansion dans le bassin du Congo, des immigrés parvinrent à mettre fin à la guerre civile en imposant leur loi et la langue anglaise, au point que le pays, qui faisait partie des états francophones depuis la colonisation belge, demanda et obtint son entrée dans le Commonwealth britannique en 2007.

  Après 1960

En 1960, la Belgique est également secouée par une crise politique. Pour faire face aux difficultés dues à la perte du Congo belge et les nouvelles conditions de compétition économique en Europe, la coalition socio-chrétienne et libérale élabore un programme de relance économique et d'austérité — la loi unique — qui entraîne durant l'hiver 1960-1961 la plus grande grève générale que la Belgique ait connue. Celle-ci est initiée par la partie wallonne de la FGTB et est bien plus suivie en Wallonie où elle s'accompagne de la menace de scinder le pays de la part des militants wallons[51]. Ces événements marquent le début de la cristallisation du clivage linguistique qui entraîne de nouvelles législations linguistiques dont la fixation de la frontière linguistique, la scission de l'université de Louvain, et surtout marque la fin de l'État unitaire belge par la création des Communautés en 1970 et des Régions en 1980 par une suite de révisions de la constitution[52]. Les années 1980 sont marquées par le passage à un État fédéral qui est officiellement reconnu par la constitution de 1993.

Les années 1960 et 70 ont vu la Flandre devenir la région la plus productive et puis la plus riche du pays, et l'anglais parfois remplacer le français comme première langue étrangère en Flandre. Le déclin wallon a résulté d'un désinvestissement relatif des grands holdings du secteur privé. Mais dans les années 1990, la réforme du Système de retraite en Belgique a amené les industriels, l'État et les syndicats à rechercher une plus forte croissance économique en remédiant aux problèmes des préretraites et du faible taux d'emploi des seniors en Wallonie.

Le 13 juin 2010, les résultats des élections législatives créaient un tsunami politique en Belgique. La Nouvelle Alliance flamande (NVA), un petit parti favorable à l'indépendance de la Flandre, recueillait environ 30 % des voix dans cette région, devenant du même coup la première formation politique en Flandre. Au lendemain des élections, Bart de Wever, le patron de la NVA, laissait à Elio di Rupo, le chef des socialistes wallons, qui avait remporté les élections dans sa région, le soin de diriger la négociation en vue de la formation d'un gouvernement. Ce gouvernement fédéral n'est formé que le 5 décembre 2011, soit près de 18 mois après les élections, après d'âpres négociations entre les partis.

  Relations européennes et internationales

La Belgique a participé à la naissance de l'Union européenne avec la création du Benelux le 5 septembre 1944, la création de la Communauté européenne du charbon et de l'acier le 18 avril 1951 et du Traité de Rome le 25 mars 1957.

Auparavant, la Belgique a signé le traité de Bruxelles en 1948 et le OTAN le 4 avril 1949.

Comme membre de l'OTAN, la Belgique a participé à l'effort de défense commun des pays signataires jusqu'à la fin de la guerre froide. Depuis, comme dans d'autres pays occidentaux, l'effort militaire s'est relâché, la zone d'occupation du "créneau" belge en Allemagne a été abandonnée et le service militaire a été supprimé. La défense est réduite à un corps d'armée professionnel qui conserve les composantes fondamentales de la force terrestre, navale et aérienne, mais un effort de modernisation des armements est consenti qui n'est contesté par aucun parti. Aussi, des troupes belges terrestres et aériennes ont-elles été envoyées en Afghanistan, après la participation aérienne aux opérations de l'O.T.A.N en Yougoslavie. En 2011, le gouvernement belge unanime approuvé par le parlement fédéral a décidé une participation militaire aux opérations contre la Jamahiriya arabe libyenne. De concert avec les forces aériennes des États-Unis, de la France et d'autres pays européens, la force aérienne belge a envoyé six chasseurs bombardiers F.16 participer aux opérations d'exclusion aérienne du ciel libyen décidées par le Conseil de Sécurité de l'O.N.U. pour empêcher l'aviation libyenne de bombarder les populations révoltées contre le régime de Kadhafi.

  Étymologie

La première mention de la Belgica nous est parvenue dans la Guerre des Gaules, relatant la conquête du territoire par Jules César. Ces termes disparaissent presque totalement après les grandes invasions, en ne subsistant que sous la plume de quelques ecclésiastiques. Ils ne réapparaissent qu'à la seconde moitié du IXe siècle après la scission de l'empire de Charlemagne avec la création de la Lotharingie. Les clercs de l'époque utilisent le terme Belgica pour désigner le royaume de Lothaire II situé entre la Gallia de Charles le Chauve et la Germania de Louis le Germanique. Les dénominations Belgae, Belgica, Gallia Belgica disparaissent de nouveau au XIIe siècle après la disparition de la Lotharingie. « Ses habitants sont appelés Belgae. Aux yeux des clercs se piquant de purisme antique, le mot Lotharingia n'est qu'un monstrueux barbarisme. Belgica est beaucoup plus noble : ce nom a une véritable sonorité antique. Après le morcellement de la Lotharingie, à la fin du XIIe siècle, l'emploi des termes Belgae, Belgica, Gallia Belgica dans leur acception « lotharingienne » disparaît complètement du vocabulaire politique. » Ils réapparaîtront sous les ducs de Bourgogne[53].

Aux XVe et XVIe siècles, les différents territoires se retrouvent peu à peu sous la même autorité. Le terme Belgica réapparaît avec les humanistes de la Renaissance mais son utilisation reste limitée dans les cercles intellectuels mais répond à un besoin car on cherche des dénominateurs communs pour ces principautés. Sous Philippe le Bon, duc de Bourgogne unificateur des provinces de ce que l'on appelle d'un nom très général les « Pays-bas bourguignons », apparaît la dénomination Leo Belgicus, signifiant Lion Belgique, ce qui se traduit sur les cartes par un lion dressé dont la silhouette recouvre plus ou moins la forme géographique des possessions bourguignonnes. Un autre terme apparaît : Belgium, Belgia. À cette époque, la Belgique, les Pays-Bas, le Luxembourg et le Nord de la France actuels étaient connus comme les Pays-Bas ou les Provinces belgiques, qui couvraient plus ou moins le territoire des Dix-sept Provinces, sans la principauté de Liège qui a toujours été une enclave.

Plus tard, après les soulèvements populaires contre la politique oppressive du successeur de Charles-Quint, la division des dix-sept provinces des Pays-Bas bourguignons donne naissance à deux noms propres pour désigner les deux pays, Belgica Foederata pour les Pays-Bas du Nord, Belgica Regia pour ceux du Sud, ces derniers occupant, sur la carte de l'Europe occidentale, la place de ce qui sera plus tard celle de la Belgique moderne.

Aux XVIIe et XVIIIe siècles, le mot Belgique redevient donc un terme administratif et également le nom d'une allégorie représentant la nymphe des Pays-Bas. Sa portée sémantique se réduit cependant après la division des Dix-sept provinces qui résulte de la guerre de Quatre-Vingts Ans : il est de plus en plus utilisé pour ne parler que des provinces méridionales et ses habitants mais reste un synonyme de néerlandais y compris en néerlandais. Les États-Belgiques-Unis (Belgique étant alors un qualificatif) est la dénomination officielle de la nation éphémère née de la révolution brabançonne de 1789. Cela se dit Verenigde Nederlandse Staten ou Verenigde Belgische Staten en néerlandais lors de l'annexion par la France[54], ainsi que la réunion de la Principauté de Liège à la République Française[55]. Le terme belge est alors courant pour désigner les habitants des régions de l'actuel Royaume de Belgique. En 1830, le mot Belgique devient un substantif et le mot belge le remplace comme qualificatif.

  Politique

Article détaillé : Politique de la Belgique.

La Belgique est une monarchie constitutionnelle et parlementaire dont le roi actuel est Albert II, sixième roi des Belges.

  État fédéral

La Belgique est un État fédéral depuis 1993 composé de différents entités fédérées. La Constitution[56] décrit la Belgique de la façon suivante :

La population belge est répartie comme suit : 1,1 million d'habitants vivent en région bruxelloise (9,74 %), 6,1 millions en région flamande (57,80 %) et 3,4 millions en région wallonne (32,46 %). La Belgique a trois langues officielles : l'allemand, le français et le néerlandais.

  Organisation politique

L'organisation politique de la Belgique est réglée principalement par la Constitution belge et par des lois à majorité spéciales prise en exécution de celle-ci.

  Les Ordres et décorations de Belgique

  Gouvernement fédéral

  • Au niveau fédéral, le pouvoir législatif se compose de la Chambre des Représentants (150 membres) et du Sénat (71 sièges), élus tous les quatre ans. Le pouvoir législatif fédéral rédige les lois et contrôle le pouvoir exécutif. Il est exercé par le Parlement et par le roi.
  • Le pouvoir exécutif est composé du roi, des ministres et des secrétaires d'État (le Premier ministre étant un primus inter pares). Le pouvoir exécutif dirige le pays en ce qui concerne les matières nationales (armées, affaires intérieures et étrangères, finances, etc.). Il fait en sorte que les lois soient appliquées de manière concrète et qu’elles soient respectées. Du 25 novembre 2009 au 22 avril 2010, le Premier ministre belge fut Yves Leterme (démissionnaire), issu du parti CD&V.
  • Le pouvoir judiciaire est, quant à lui exercé par les cours et les tribunaux. Il se prononce en matière de litiges. Il contrôle également la légalité des actes du pouvoir exécutif.

  Commission commune de Bruxelles

Les domaines communautaires de Bruxelles, ville bilingue, sont gérés soit conjointement par les francophones et les néerlandophones, au sein de la CoCCom (Commission communautaire commune), soit séparément et en fonction de l'appartenance au groupe linguistique des citoyens concernés, au sein de la CoCoF (Commission communautaire française) ou de la VGc (Vlaamse gemeenschapscommissie).

  Les partis politiques

Tous les grands partis sont, depuis la fédéralisation du pays en 1970, les représentants de leur communauté linguistique. Une exception, les écologistes, flamands Groen et wallons Ecolo, qui forment un groupe politique uni au parlement fédéral. Mais les partis socialistes, ex sociaux-chrétiens et libéraux se répartissent entre francophones et flamands qui concluent occasionnellement des accords sur la base qui les rapproche, celle de la doctrine socialiste, libérale ou humaniste pour les anciens sociaux-chrétiens. On parle, dans ce cas, de « familles » politiques, l'Open-VLD pour la région flamande avec le MR pour la région wallonne, les partis socialistes, PS francophone et S.P. flamand, les deux partis chrétiens démocrates de Flandre et de Bruxelles-Wallonie CD en V et CDH. La création de formations « mineures » est régulièrement tentée et n'est d'ailleurs pas un phénomène nouveau. On a connu, dans les années soixante et ultérieures, des formations anti-fiscales, ainsi que, plus tard, la naissance de formations indépendantistes. Seules les formations Vlaams Blok, devenu Vlaams Belang, et, en 2010, la N.V.A. flamande ont connu un relatif succès pouvant aller jusqu'à représenter 27 % des voix, mais en Flandre seulement. Cela ne représente que 16 % des voix sur le plan général des électeurs belges.

  Crise politique

Après les élections fédérales du 10 juin 2007, les partis libéraux et sociaux-chrétiens tentèrent en vain de former un gouvernement fédéral. Cette grave crise de plusieurs mois, sur un fond de profond désaccord communautaire, constitua un fait sans précédent dans l’histoire politique du pays. Un accord obtenu plus de six mois après les élections, en décembre 2007, a mis un terme (provisoire) à cette crise par la mise en place d’un gouvernement « transitoire » dirigé par le premier ministre sortant Guy Verhofstadt.

Le 20 mars 2008, après 9 mois de négociations, Yves Leterme devient premier ministre et le nouveau gouvernement est installé[57]. Cependant la démission du Premier ministre Yves Leterme le 15 juillet 2008 (bien que non acceptée par le Roi des belges Albert II) replonge le pays dans l’incertitude d’une crise politique en ne permettant la prolongation du gouvernement actuel que sous une forme de plus en plus tronquée et reportant les sujets brûlants à des dates ultérieures, relançant le débat sur l’opportunité de voter anticipativement en 2009, lors du scrutin régional, et, ainsi, d’unifier à nouveau les élections régionales et législatives. Il propose la démission de son gouvernement les 19 et 22 décembre 2008, et le roi Albert II accepte finalement la seconde proposition de démission. Le gouvernement Van Rompuy prête serment devant le roi le 30 décembre 2008 et remplace le gouvernement Leterme.

Un sondage réalisé par les quotidiens La Voix du Nord et Le Soir début juillet 2008 a révélé que 49 % des Wallons interrogés favorisent, parmi plusieurs options théoriques, un rattachement à la France en cas de scission de la Belgique, alors qu’ils n’étaient que 29 % en janvier de la même année[réf. à confirmer][58],[réf. à confirmer][59]. Mais les élections n’accordent que 1,5 à 0,5 % des voix aux listes de petits partis prônant le rattachement à la France. Cette disparité entre les opinions et les votes semble courante en Belgique, car de telles différences s’étaient déjà révélées dans un passé proche.

À la suite de la nomination d’Herman Van Rompuy au poste de président du Conseil européen, Yves Leterme redevient Premier ministre le 25 novembre 2009 et forme un nouveau gouvernement. Le 22 avril 2010, la Belgique s’enfonce dans une nouvelle crise politique avec la demande de démission du gouvernement suite au conflit entre francophones et néerlandophones sur des questions linguistiques concernant l’arrondissement judiciaire et circonscription électorale de Bruxelles-Hal-Vilvorde, ce à deux mois de la présidence du Conseil de l’Union européenne que doit assumer le pays à partir du 1er juillet 2010. Le 26 avril 2010, le roi Albert II, après une tentative de médiation, accepte de fait la démission du gouvernement, mais l’arrêté royal entérinant celle-ci ne paraît pas dans le journal officiel le Moniteur Belge. Le gouvernement se restreint pourtant à ne s’occuper, dès lors, que des affaires courantes sur la base de crédits budgétaires votés par le parlement, dits douzièmes provisoire, qui représentent le budget nécessaire pour faire fonctionner la Belgique de mois en mois. Il faut savoir que la notion d’affaires courantes est variable et peut aller loin si l’on sait qu’un gouvernement en affaires courantes, entériné par le roi à l’époque, avait signé le traité de Lisbonne et put le faire approuver par un parlement qui n’avait pas la même majorité que celle de ce gouvernement.

De nouvelles élections ont lieu le 13 juin 2010 et voient la percée de la Nieuw-Vlaamse Alliantie, le parti indépendantiste flamand présidé par Bart De Wever[60]. Comme trois ans plus tôt, les partis éprouvent des difficultés à former un gouvernement. Le 25 décembre 2010, cette crise devient la plus longue de l’histoire politique belge avec 195 jours sans gouvernement[61],[62],[63]. Le 8 janvier 2011, le record d’Europe est battu (208 jours sans gouvernement)[64]. Le 17 février 2011, le record du monde est battu avec 249 jours sans gouvernement. Le 13 juin 2011, la Belgique a passé le cap d'une année sans gouvernement de plein exercice. Elio Di Rupo, montois est nommé Premier ministre le 6 décembre 2011, il devient le premier socialiste francophone à diriger le gouvernement belge depuis Edmond Leburton. Il nomme, le lendemain, un gouvernement de douze ministres, dont six vice-Premiers ministres.

  Politique étrangère

La Belgique est membre fondateur de l'Union européenne et de l'OTAN. Son territoire abrite les principales institutions de ces deux organisations internationales. La Belgique est aussi un membre ou est affiliée à de nombreuses organisations internationales, comme ACCT, AEN, AID, AIE, AIEA, BAfD, BAsD, BEI, Benelux, BERD, BID, BIRD, BRI, CCC, CE, CERN, CIO, CNUCED, Comité Zangger, CPA, CPEA, CPI, ESA, FAO, FIDA, FISCR, FMI, Groupe d'Australie, GFN, G-10, Inmarsat, Interpol, ISO, MICR, MINUK, MONUC (observateurs), OACI, OCDE, OEA (observateur), OTAN, OHI, OIAC, OIM, OIT, OMC, OMI, OMM, OMPI, OMS, ONU, ONUDI, ONUST, OSCE, SFI, UE, UEM, UEO, UIT, UNECE, UNESCO, UNHCR, UNMOGIP, UNRWA, UPU.

La Belgique est aussi membre de l'Organisation internationale de la francophonie et de l'Assemblée parlementaire de la francophonie.

  Politique environnementale

  Protocole de Kyoto

Signé le 29 avril 1998 et approuvé le 21 mai 2002 par l’ensemble des membres de l’UE, dont il est désormais une condition à l’adhésion, le Protocole de Kyoto est entré en vigueur le 16 février 2005. En vertu du protocole, la Belgique doit réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 7,5 % par rapport aux émissions enregistrées en 1990. Elle a dès lors réparti son engagement de réduction entre les Régions et le fédéral de la façon suivante :

  • Région Wallonne : -7,5 %
  • Région Flamande : -5,2 %
  • Région Bruxelloise : +3,475 %
  • Le fédéral comblera la différence par l’achat d’unités de réduction liées aux mécanismes de flexibilité du Protocole de Kyoto (+/- 2,46 millions de tonnes de CO2/an)

Comme la compétence est très transversale entre les régions et le fédéral, deux institutions ont été créées :

  • La Commission Nationale Climat (concertation sur les dossiers intrabelge)
  • Le Groupe à effet de serre (concertation sur les dossiers internationaux)

  Organisation de l’État fédéral belge

Article détaillé : Politique de la Belgique.
  Armoiries de la Belgique.

La Belgique est une monarchie constitutionnelle et parlementaire. Le chef de l’État est le roi Albert II mais le pouvoir est exercé par un Parlement bicaméral et un gouvernement, élus tous les quatre ans. Reflet des répartitions linguistiques de la population, le pays est divisé depuis 1970 en trois communautés linguistiques et trois régions territoriales. La Constitution fut amendée en 1993 pour adopter un système fédéral afin d’éviter la rupture entre néerlandophones et francophones. Malgré cela, les tensions politiques, culturelles, linguistiques et économiques existent toujours entre les deux communautés. Un parti politique flamand, le Vlaams Belang, prône ainsi l’indépendance de la Flandre à court terme tandis qu’un parti francophone très minoritaire, le RWF, souhaite le rattachement de la Wallonie et de Bruxelles à la France. Ces deux mouvements sont d’obédience républicaine par nature. Toutefois, en pratique, le pays conserve quelques caractéristiques confédérales.

Le fédéralisme belge est bâti sur le concept d’équipollence des normes, c’est-à-dire que le niveau de pouvoir fédéral n’a aucune préséance par rapport aux entités fédérées. Un décret voté au Parlement wallon ne peut ainsi pas être contredit par une loi belge. De plus, comme les entités fédérées ont, pour l’essentiel, des compétences exclusives (y compris sur la scène internationale), une même compétence ne peut pas être détenue à la fois par les entités fédérées et par l’État belge.

Structure de l’État belge
Nom Territoire de compétence Législatif Exécutif
État fédéral Tout le pays Parlement fédéral composé de : Gouvernement fédéral
Communauté flamande et Région flamande Les cinq provinces de la Région flamande, ainsi que les 19 communes bilingues de la Région de Bruxelles-Capitale où elle n’exerce de compétences que pour les matières communautaires Parlement flamand (Vlaams Parlement) Gouvernement flamand
Communauté française (appelée depuis le 4 avril 2011 Fédération Wallonie-Bruxelles) Les cinq provinces de la Région wallonne (à l’exception des 9 communes germanophones), ainsi que les 19 communes bilingues de la Région de Bruxelles-Capitale où elle n’exerce de compétences que pour les matières communautaires Parlement de la Communauté française Gouvernement de la Communauté française
Communauté germanophone Les 9 communes germanophones des cantons de l’Est Parlement de la Communauté germanophone (Parlament der Deutschsprachigen Gemeinschaft) Gouvernement de la Communauté germanophone
Région wallonne Les cinq provinces wallonnes Parlement wallon Gouvernement wallon
Région de Bruxelles-Capitale Les 19 communes de Bruxelles Parlement bruxellois Gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale
Assemblées des Commissions communautaires (Cocom, Cocof et Vgc) Collèges des Commissions communautaires (Cocom, Cocof et Vgc)

En 1980 lors de la création des Régions, les Flamands ont immédiatement transféré toutes leurs compétences régionales à la Communauté flamande, comme l’autorise la Constitution. Les six députés du Parlement flamand provenant de la Région de Bruxelles-Capitale ne votent toutefois pas les décrets concernant les matières régionales.

Le pouvoir fédéral est entre les mains du Premier ministre et de son gouvernement. Depuis les élections de juin 2007 les démocrates-chrétiens (communauté flamande) et les libéraux francophones (communauté française) disposent ensemble de la majorité à la Chambre des représentants (81 des 150 sièges). L’État fédéral est compétent dans tous les domaines d’intérêt national, tels que la défense et les affaires internationales, toute la sécurité sociale, 95 % de la fiscalité, l’économie, la justice, les télécommunications et d’importantes compétences semi-fédéralisées, comme dans le domaine de la recherche scientifique, et dans l’enseignement (âge de l’obligation scolaire, diplômes, etc.).

Les Communautés - française, flamande, germanophone - sont responsables de la culture et de l’éducation (écoles, bibliothèques, théâtres, audiovisuel…) du tourisme ainsi que de l’aide aux personnes (santé, affaires sociales, etc.). Les Régions - flamande, wallonne, Bruxelles-Capitale - s’occupent des problèmes territoriaux et économiques (transports, plan d’aménagement du territoire, logement, environnement, emploi, commerce extérieur…) pour la région qui les concerne. Communautés et Régions maîtrisent, en outre, les relations internationales relevant des matières de leur compétence, à l’exception de l’aide au tiers-monde dans ces mêmes domaines.

Chaque province et chaque commune appartient à une Région, et est soumise à sa tutelle.

Provinces Territoire de la Province (5 provinces flamandes, 5 provinces wallonnes, et la Région de Bruxelles-Capitale) La province a deux rôles :
  • Exécuter certaines décisions prises à d’autres niveaux ;
  • Développer des initiatives propres.

À Bruxelles le rôle de la province est exercé par la Région. La Région a quand même un gouverneur chargé d’exécuter les décisions du pouvoir fédéral et un vice-gouverneur chargé de faire respecter les accords linguistiques dans les administrations.

Communes Territoire de la Commune (19 communes de Bruxelles, 262 communes wallonnes et 308 communes flamandes) Sous la tutelle de la Région à laquelle la commune appartient, elle doit exercer un ensemble de missions obligatoires (CPAS, état-civil, enseignement primaire communal…)

  Entités fédérées et subdivisions spécifiques

  Principales villes de Belgique

Avec un nombre invraisemblable d'entités et institutions politiques empilées sur un petit territoire de 30.500 kilomètres carrés, la Belgique détient le record du fonctionnement le plus coûteux par habitant au niveau européen : pas moins de 57 ministres et secrétaires d'État répartis dans six gouvernements différents, entourés par 7 parlements et une dizaine de gouvernements provinciaux. Cette organisation politique est vue par beaucoup comme étant la principale cause de la zizanie communautaire croissante, et bien sûr aussi de l'accroissement inquiétant de la dette de l'État belge. [réf. souhaitée]

  Régions

Article détaillé : Régions de Belgique.

Les Régions (Région wallonne, Région flamande et Région de Bruxelles-Capitale) sont les entités fédérées principalement compétentes en matière d'économie régionale.

  • Le pouvoir législatif se compose d'un parlement élu par Région, dont le mandat est renouvelé tous les cinq ans ; l'échéance est la même pour les trois régions du pays (la prochaine est fixée au mois de juin 2014). Le parlement régional rédige des décrets ayant force de loi dans les compétences régionales (infrastructures, transports, tourisme, budget, etc.) et contrôle l'exécutif régional.
  • Le pouvoir exécutif est désigné parmi les membres élus du Parlement, il veille à l'application des lois fédérales et des décrets régionaux.
  • Il n'y a pas de pouvoir judiciaire régional ; la justice est une compétence fédérale mais les arrondissements judiciaires reflètent les réalités linguistiques de leur territoire.

  Communautés

Article détaillé : Communautés de Belgique.

Les Communautés (Communauté française, Communauté flamande et Communauté germanophone) sont les entités fédérées qui sont compétentes en matière culturelle et gèrent les matières dites personnalisables. Les communautés sont subsidiées par l’État fédéral.

  • Le pouvoir législatif se compose d'un parlement élu par Région, dont le mandat est renouvelé tous les cinq ans ; l'échéance est la même que pour les trois régions du pays (la prochaine est fixée au mois de juin 2014). Le parlement communautaire rédige des décrets ayant force de loi dans les compétences qui lui sont assignées (enseignement, usage des langues reconnues, petite enfance et aide à la jeunesse, etc.).
  • Le pouvoir exécutif des communautés est exercé par les ministres élus parmi les membres élus du Parlement de la Communauté. Les membres des gouvernements des trois communautés peuvent siéger également dans un Gouvernement régional

Le 27 septembre 2011, la Communauté française a été rebaptisée Fédération Wallonie-Bruxelles. Comme la Constitution ne connait actuellement que la 'Communauté française', elle devrait être modifiée pour officialiser ce changement de dénomination.

  Provinces

Article détaillé : Provinces de Belgique.

La Région flamande et la Région wallonne sont divisées chacune en cinq provinces. Tandis que la Région de Bruxelles-Capitale n'en comporte aucune :

Provinces flamandes (avec chefs-lieux entre parenthèses) :

  Régions et provinces de Belgique

Provinces wallonnes (avec chefs-lieux entre parenthèses) :

Liste des provinces belges (et administrations locales)

  Francophonie

Les villes de Bruxelles, Liège, Namur, Woluwe-Saint-Lambert, Mons de même que l'Union des Villes et Communes de Wallonie font partie de l'Association internationale des maires francophones[65].

De plus, la région de Wallonie est membre de l'Association internationale des régions francophones[66].

  Culture

  Nuit de fête place Flagey
Articles détaillés : Culture de la Belgique et Musique belge.

  Religion

Article détaillé : Religion en Belgique.

La liberté de religion est inscrite dans la Constitution. C'est un pays de tradition catholique romaine, mais l'influence de l'Église et de la religion catholique sur la société belge a connu un déclin marqué. De fait, le nombre de fidèles dans les églises diminue depuis les années cinquante[67].

La religion catholique reste cependant la plus répandue. D’autres, telles que l’islam, le protestantisme, le judaïsme et christianisme orthodoxe sont pratiquées en Belgique.

La Belgique subventionne les églises et les organisations philosophiques non confessionnelles reconnues sur son territoire. Cette particularité est inscrite dans l'article 181 de la Constitution belge :

« Les traitements et pensions des ministres des cultes sont à charge de l'État ; les sommes nécessaires pour y faire face sont annuellement portées au budget. (…)[68] »

À ce titre, l'État belge a dépensé en 2003[69] :

  • culte catholique romain : 458,62 millions d'euros
  • laïcité organisée : 75,36 millions d'euros
  • culte islamique : 20,33 millions d'euros
  • culte protestant évangélique : 18,80 millions d'euros
  • culte israélite : 3,21 millions d'euros
  • culte orthodoxe : 2,36 millions d'euros
  • culte anglican : 0,46 million d'euros

Un 7e culte pourrait être reconnu : le bouddhisme. Celui-ci est fort de 30 000 à 50 000 adeptes. Il existe également les témoins de Jéhovah avec plus de 25000 adeptes en 2010 selon le rapport mondial des témoins de Jéhovah.(Annuaire 2011 des Témoins de Jéhovah).

Une étude publiée le 11 septembre 2008 et réalisée par le professeur et sociologue Jan Hertogen de la Katholieke Universiteit Leuven chiffre, au moyen d'une méthodologie hypothético-déductive, que la part des musulmans au 1er janvier 2005 était de 6 % de la population avec en extremum 25,5 % dans la Région de Bruxelles-Capitale et 1,1 % dans la province de Flandre-Occidentale[70].

  Arts

La vie culturelle belge a eu tendance à se développer dans chaque communauté. Les éléments intercommunautaires sont moins nombreux, en partie à cause de l'absence d'université bilingue, à part l’Académie royale, de médias communs, ni d'organisations culturelles ou scientifiques significatives où toutes les communautés sont représentées. Ces éléments précisés, la Belgique en tant que telle est culturellement connue pour son art raffiné et son architecture. Il y a lieu de remarquer que l'Internet est aussi un élément de fracture communautaire dans la mesure où les deux communautés ne participent pratiquement à aucune communication en ligne commune que ce soit sur le plan culturel, scientifique, technique ou même les loisirs, les francophones fréquentant plutôt les cercles français et les Flamands s'organisant entre eux.

La région correspondant aujourd’hui à la Belgique a été le berceau de mouvements artistiques majeurs qui ont eu une influence importante sur l’art européen. L’art mosan, la peinture flamande de la Renaissance, la peinture baroque, les architectures romane, gothique, Renaissance, baroque et Art nouveau ainsi que la musique classique de la Renaissance sont des éléments majeurs de l'histoire de l’Art.

Les surréalistes sont largement représentés en Belgique avec des artistes comme René Magritte ou encore James Ensor, on dit même que le surréalisme, c'est l'âme belge. Les peintres et amis de Vincent van Gogh, Eugene Boch et Anna Boch sont originaires de la Louvière dans la province du Hainaut.

  Fêtes et jours fériés

Tableau des fêtes et jours fériés nationaux[71], régionaux et communautaires :

Fêtes et jours fériés
Date Nom Type Remarques
1er janvier jour de l'an férié national
Date mobile carnaval fête dépend des traditions de la ville
Date mobile Pâques férié national
Lendemain de Pâques lundi de Pâques férié national
1er mai fête du Travail férié national
6e jeudi après Pâques Ascension férié national
8 mai (ou autre date dans la première semaine de mai) fête de l'Iris férié fonctionnaires de la Région bruxelloise uniquement
2e dimanche de mai fête des mères fête sauf à Anvers où elle est commémorée le 15 août
7e dimanche après Pâques Pentecôte férié national
8e lundi après Pâques lundi de la Pentecôte férié national
6 juin anniversaire du Roi Albert II férié militaires uniquement
2e dimanche de juin fête des pères fête national
11 juillet commémoration de la bataille des Éperons d'Or férié fonctionnaires de la Communauté flamande uniquement
21 juillet fête nationale férié national
15 août Assomption férié national
3e dimanche de septembre fête de Wallonie férié fonctionnaires de la Région wallonne uniquement
27 septembre commémoration des Journées de septembre 1830 férié fonctionnaires de la Communauté française de Belgique uniquement
1er novembre Toussaint férié national
11 novembre armistice de 1918 férié national
15 novembre fête de la Communauté germanophone férié fonctionnaires de la Communauté germanophone uniquement
15 novembre fête du Roi férié fonctionnaires fédéraux uniquement
25 décembre Noël férié national

  Enseignement

  Sport

La Belgique a posé sa candidature pour organiser le championnat d'Europe de football en 2020.

Article détaillé : Sport en Belgique.

  Économie

  Représentation graphique des exportations de produits de la Belgique dans 28 catégories de couleur.

Le PIB est de 337,75 milliards d'euros. Neuvième rang parmi les pays de l'Union européenne (en 2009).

Article détaillé : Dette publique de la Belgique.

La dette publique s'élevait à 341,6 milliards d'euros ou 96,2 % du PIB en 2010.

  Transports

  • Routes : 151 372 km (en 2006) réparties comme suit[72] :
    • Région-Bruxelles-Capitale : 1 881 km
    • Région Wallonne : 79 708 km
    • Région Flamande : 69 783 km ;
  • Voies ferrées : 3 521 km (en 2005)
  • Voies navigables : 2 043 km
  • Nombre d’aéroports : 43 (dont 25 avec des pistes goudronnées) (en 2006)

  Télécommunications

  • Lignes de téléphone fixe : 4 718 682 soit 44,9 pour 100 habitants (en 2006) ; source INS (statbel.fgov.be)
  • Téléphones mobiles : 10 959 819 soit 98,9 pour 100 habitants (en 2012) ; source INS (statbel.fgov.be)
  • Postes de radio : 8,075 millions (en 1997)
  • Postes de télévision : 3 556 235 (en 2001) ; source INS (statbel.fgov.be)
  • Utilisateurs d'Internet : 9,1 millions (en 2012) soit 77,6 % de la population ; source INS (statbel.fgov.be)
  • Nombre de fournisseurs d'accès Internet : 10 (en 2007) ; source (www.astel.be)

  Justice

  Armée

Article détaillé : Forces armées belges.

L’Armée belge compte, en 2005, 26 400 hommes dans l’armée de terre, 8 600 dans l’aviation, 2 400 dans la marine et 2 000 au service médical, soit un total de 39 400 hommes. Le recrutement y est essentiellement basé sur le volontariat de carrière depuis la suspension du service militaire (le 1er mars 1995). À cela s’ajoutent les principes de réserve volontaire (militaire de carrière ou civil ayant signé un engagement) et obligatoire, uniquement pour les membres du cadre et ce, pendant une durée déterminée.

  Divers

  La Semois, près de Bouillon

  Personnalités belges

  Codes

La Belgique a pour codes :

  Notes et références

  1. Brussel ((nl)), Brüssel ((de))
  2. a et b Source : Article Le cap des 11 millions d'habitants a été dépassé en Belgique, rtbf.be, 6 janvier 2012
  3. PIB à parité de pouvoir d'achat, d'après le Fonds monétaire international (FMI).
  4. PIB nominal, d'après le Fonds monétaire international (FMI).
  5. UNDP, indice 2011 de développement humain et ses composantes [(fr) lire en ligne]
  6. Article premier de la Constitution belge
  7. Il n'a pas été tenu compte des entités de Baerle-Duc.
  8. Le tracé de la Vennbahn a été exclu du calcul.
  9. Pour la limite côtière, le tracé de la digue a servi de référence, en passant par la ligne des constructions du port maritime de Zeebruges.
  10. Géographie physique - généralités sur le site de l'Institut géographique national.
  11. http://www.meteo.be/meteo/view/fr/360361-Parametres.htmll#ppt_7369966 Caractéristiques de quelques paramètres climatiques (Climat général belge)], meteo.be
  12. (en) Fred Pearce, « Sewage-laden Belgian water worst in world », New Scientist, 2003. Consulté le 3 juin 2008
  13. (en) Indice de Performance Écologique - Score et classement - Centre de Yale pour la politique et la législation environnementales et le Columbia University Center for International Earth Science Information Network
  14. La population belge s'établit au 1/1/2007 à 10 584 534 habitants. Elle se décompose de la façon suivante (Source : Démographie de la Belgique) :
    • Région flamande : 6 117 440 habitants ;
    • Région wallonne : 3 435 879 habitants ;
    • Région de Bruxelles-Capitale : 1 031 215 habitants.
    Le nombre de francophones peut être objectivement estimé comme suit :
    • la population de la région wallonne (moins la communauté germanophone estimée à 75 000 habitants), soit 3 360 879 personnes,
    • la population francophone de la région de Bruxelles-Capitale (estimée entre 80 % et 90 %, source : Région de Bruxelles-Capitale), soit entre 824 972 et 928 093 personnes,
    • la minorité francophone de la région flamande, estimée entre 200 000 et 250 000 personnes (Source : Dossier de La Libre sur BHV) suivant un sondage de presse de 2010.
    Soit une estimation basse de 4 285 851 personnes (soit 40,5 % de la population belge) et une estimation haute de 4 438 972 personnes (soit 42,5 %). Dès lors, il semble raisonnable et prudent d'estimer que les francophones représenteraient entre 40 % et 43 % de la population belge. En complément, les néerlandophones représenteraient 57 % à 60 %
  15. L'immigration en Belgique, effectifs, mouvements et marché du travail. Rapport 2009. Direction générale Emploi et marché du travail
  16. Source : Central Intelligence Agency, juillet 2010
  17. Source : Service public fédéral Économie
  18. Marie-Thérèse Bitsch, Histoire de la Belgique: de l'Antiquité à nos jours, Bruxelles, Éd. Complexe, 2004, 299 p. (ISBN 2-8048-0023-7), p. 59 
  19. Lode Wils (trad. Chantal Kesteloot), Histoire des nations belges [« Garant uitgevers »], Bruxelles, Labor, 2005, p. 119-120 
  20. Lode Wils, ibid., p. 146.
  21. C'est ce que constate en février 1830 l'internonce Francesco Capaccini après un an et demi de tentatives de réconciliation entre les catholiques belges et le roi. Lode Wils, ibid., p. 147.
  22. La jeunesse de Léopold 1er, Camille de Buffin, 1914.
  23. Els Witte, Éliane Gubin, Jean-Pierre Nandrin, Gita Deneckere, Nouvelle Histoire de Belgique, vol. 1 : 1830-1905, Bruxelles, Complexe, 2000, 640 p. (ISBN 2-8048-0066-0), « La Belgique unitaire de 1830 à 1847 », p. 106 
  24. Lode Wils, ibid., p. 158-159.
  25. Nathalie Schiffino, Crises politiques et démocratie en Belgique, L'Harmattan, 2003, 302 p. (ISBN 2-7475-4755-8), p. 39 
  26. Els Witte, Éliane Gubin, Jean-Pierre Nandrin, Gita Deneckere, ibid., « La construction de la Belgique 1828-1847 », p. 166-167
  27. Francis Delpérée & François Jongen, Quelle révision constitutionnelle?, Bruxelles, Bruylant, 1987, 219 p. (ISBN 2-87077-324-2), p. 217 
  28. (nl) Karel Rimanque, De grondwet toegelicht, gewikt en gewogen, Anvers-Oxford, Intersentia, 2005, 434 p. (ISBN 90-5095-220-8), p. 411 
  29. Marie-Thérèse Bitsch, Histoire de la Belgique: de l'Antiquité à nos jours, Bruxelles, Complexe, 2004, 299 p. (ISBN 2-8048-0023-7), p. 87 
  30. Marie-Thérèse Bitsch, ibid., p. 90.
  31. Marie-Thérèse Bitsch, ibid., p. 100.
  32. Pour les batailles et les massacres, lire "Les atrocités allemandes en 1914", John Horne and Alan Kramer, Ed. Tallandier, Paris 2005.
  33. Pour les citations extraites de la presse française, lire "14-18, un autre regard", Ed. Jourdan, Bruxelles 2010.
  34. Une base militaire belge a fonctionné à Kisumu avec certitude d'avril 1916 à mars 1917
  35. Bureaux de poste belge durant la Première Guerre mondiale (voir le milieu de la page pour Kisumu) [(fr) lire en ligne]
  36. Encyclopédie Mass Violence; « Chronologie du Rwanda (1867- 1994) » (Mandat et tutelle belges (1916- 1959)) [(fr) lire en ligne]
  37. (de) Johannes Kramer, Bilinguisme dans le Benelux, « Zweisprachigkeit in den Benelux-ländern », Éd. Helmut Buske Verlag, Hambourg, 1984, 231 p., (ISBN 978-3-87118-597-7), p. 144.
  38. Marie-Thérèse Hirsch, ibid., p. 152.
  39. Servir, 2 vol.,Gén. Gamelin, Paris 1946.
  40. "Servir", 2. vol., Gén. Gamelin, Paris 1946
  41. Le 18e Jour, colonel Rémy, éd. France Empire, Paris 1974.
  42. Outrageous Fortune, Un règne brisé, 2 vol. Martin Secker & Warburg, Londres-Gembloux-Paris, 1984-1985.
  43. (fr) Max Lagarrigue, 1940, la Belgique du repli. L’histoire d’une petite Belgique dans le Sud-Ouest de la France, Ed. du Hainaut, Charleroi, 2005.
  44. Max Lagarrigue., 1940, la Belgique du repli. L’histoire d’une petite Belgique dans le Sud-Ouest de la France, Ed. du Hainaut, Charleroi, 2005.
  45. Sur plus de 400 000 dossiers, seuls 53 000 se concluent en condamnation. 0,64 % de la population belge fut condamnée, soit 0,73 % dans la population flamande, 0,52 % dans la population wallonne et 0,56 % de la population bruxelloise. Xavier Mabille, Histoire politique de la Belgique, Bruxelles, CRISP, 1986 (réimpr. 1992, 1997, 2000), 505 p., p. 308 
  46. Xavier Mabille, op. cit.
  47. a et b Xavier Mabille, ibid., p. 309.
  48. Xavier Mabille, ibid., p. 261.
  49. Xavier Mabille, ibid., p. 312.
  50. Lode Wils, ibid., p. 289.
  51. Lode Wils, ibid., p. 296.
  52. Xavier Mabille, ibid., p. 327-347.
  53. Sébastien Dubois, L'invention de la Belgique - Genèse d'un État-Nation, Éd. Racines, Bruxelles, 2005, p. 64.
  54. Xavier Mabille, Histoire politique de la Belgique, facteurs et acteurs de changement, Éditions du CRISP, Bruxelles, 2000, p. 47-48, (ISBN 978-2-87075-072-8).
  55. Jacques Liénard, À propos du vote de la réunion à la France émis au Pays de Liège en janvier/février 1973, in Wallonie-France n°77, Liège, 2008, p. 17, N° dépôt 0088398
  56. Version coordinée de la constitution
  57. Chronologie du dossier communautaire depuis le 10 juin 2007, ag. Belga, site La Libre Belgique, 22 avril 2010.
  58. (fr) Il est à noter, cependant, que, lors des élections fédérales de 2009 lavoixdunord.fr.
  59. Sondage réalisé par l’IFOP les 24 et 25 juillet auprès d’un échantillon de 955 personnes représentatives de la population francophone âgée de 18 ans et du 18 au 22 juillet auprès d’un échantillon de 510 sondés, représentatifs de la population wallonne âgée de 18 ans et plus.
  60. Belgique : large victoire des séparatistes en Flandre, Le Figaro et AFP, 14 juin 2010.
  61. La crise politique la plus longue, Francis Van de Woestyne, La Libre Belgique ( éd. quotidienne, p. 4-5), 23 décembre 2010.
  62. 2011 en fanfare ! Philippe Walkowiak, site RTBF.be, 23 décembre 2010.
  63. Après les élections de 1987, le Gouvernement Martens VIII avait été formé au bout de 148 jours de négociations. Et en 2007, le gouvernement Verhofstadt III prête serment au bout de 194 jours (élections le 10 juin 2007, prestation de serment le 21 décembre 2007) (La Belgique n’a jamais vécu aussi longtemps sans gouvernement, Pierre Bouillon, Le Soir en ligne, 24 décembre 2010] ; L’équipe Verhofstadt-Reynders, V.d.W. et M. Bu., Site La Libre Belgique, 20 décembre 2007).
  64. RTBF : 208 jours sans gouvernement.
  65. aimf.asso.fr
  66. regions-francophones.com
  67. Documents, expériences, septembre 2001
  68. La Constitution belge, senate.be
  69. La chambre - 1
  70. (nl) Jan Hertogen, « Non-Profit Data », Npdata.be. Mis en ligne le 2008-09-11, consulté le 2011-06-01
  71. Jours fériés nationaux en Belgique sur le portail du gouvernement fédéral belgium.be
  72. SPF Economie

  Annexes

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  Articles connexes

  Liens externes

   
               

 

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