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définition - Claude (empereur romain)

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Claude (empereur romain)

                   
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Claude
Empereur romain
Image illustrative de l'article Claude (empereur romain)
Buste de Claude en Jupiter. Marbre, œuvre romaine, vers 50.
Règne
24 janvier 41 - 13 octobre 54 (~14 ans)
Période Julio-Claudiens
Prédécesseur(s) Caligula
Successeur(s) Néron
Biographie
Naissance 1er août 10 av. J.-C. - Lugdunum
Nom originel Tiberius Claudius Drusus
Décès 13 octobre 54 (63 ans) - Rome
Inhumation Mausolée d'Auguste
Père Nero Claudius Drusus
Mère Antonia Minor
Épouse(s) (1) Plautia Urgulanilla (9 - 24)
(2) Aelia Paetina (28 - 31)
(3) Messaline (38 - 48)
(4) Agrippine la Jeune (49 - 54)
Descendance (1) Claudius Drusus (de Plautia)
(2) Claudia Antonia (de Aelia)
(3) Claudia Octavia (de Messal.)
(4) Britannicus (de Messaline)
Adoption(s) Néron Vexilloid of the Roman Empire.svg
Liste des empereurs romains

Claude (1er août 10 av. J.-C.13 octobre 54) est le quatrième empereur romain, qui régna de 41 à 54 apr. J.-C.

Né à Lugdunum (Lyon) en Gaule en 10 av. J.-C., fils de Drusus et d'Antonia Minor, elle-même fille de Marc Antoine et d'Octavie, il fut le premier empereur né hors d'Italie. Il succéda à Caligula en 41 en devenant le quatrième empereur de la dynastie julio-claudienne alors qu'il avait déjà une cinquantaine d'années.

Il apparaissait peu probable que Claude devienne empereur : il était bègue et sa famille l'avait jugé incapable d'exercer une fonction publique jusqu'à ce qu'il devienne consul de son neveu Caligula en 37. Son infirmité le sauva cependant peut-être des purges dans les familles nobles romaines qui eurent lieu durant les règnes de ses deux prédécesseurs, lui permettant de se trouver en position d'être nommé empereur après l'assassinat de Caligula : il était alors le dernier homme de sa famille. Il accéda au pouvoir en comblant de cadeaux (donativa) les cohortes prétoriennes, inaugurant ainsi un malheureux usage.

Malgré son manque d'expérience politique, Claude se montra un administrateur capable et un grand bâtisseur public.

Son règne vit l'Empire s'agrandir : cinq provinces s'ajoutèrent à l'Empire, dont la « Bretagne » (Britannia en latin) en 43 — où il se rendit pour obtenir les triomphes, se voyant ainsi décerner, ainsi qu'à son fils, le surnom de Britannicus —, la Lycie, la Maurétanie, la Norique et la Thrace. Il s'intéressa personnellement aux affaires publiques, se penchant sur les lois et présidant les procès publics. Il alla jusqu'à publier vingt édits par jour.

Il étendit la citoyenneté romaine à des nombreuses cités dans les provinces, notamment en Gaule où il était né. Sensible aux demandes des notables gaulois, il obtint en 48 du Sénat que ceux-ci puissent accéder aux magistratures publiques de Rome et donc au Sénat romain. Reconnaissants, les délégués des nations gauloises firent graver son discours sur une table de bronze, la Table claudienne, laquelle fut placée dans le sanctuaire fédéral des Trois Gaules à Lyon. On en retrouva deux fragments en 1528 : ils sont aujourd'hui conservés au Musée gallo-romain de Fourvière à Lyon.

En 47, il fêta les Jeux séculaires, selon la nouvelle date établie par Varron pour la fondation de Rome.

Cependant tout au long de son règne il fut perçu comme vulnérable par la noblesse romaine. Il fut ainsi poussé à chercher en permanence à consolider son pouvoir, aux dépens des sénateurs en particulier. En 49, il bannit les juifs de Rome pour prosélytisme actif.

Dans sa vie personnelle, il connut de nombreuses épreuves et son dernier mariage le mena à la mort.

Il épousa en premières noces Plautia Urgulanilla, dont il eut un fils, mort en bas âge, et une fille qu'il fit exposer, la soupçonnant d'être le fruit d'un adultère. Il se maria ensuite à Ælia Pætina dont il eut une fille, Antonia. Il s'allia ensuite à Messaline dont il eut deux enfants, Octavie (née en 40, future épouse de Néron) et Britannicus (né en 41), qui fut éclipsé puis empoisonné par Néron. En quatrièmes noces, il épousa sa propre nièce Agrippine la Jeune.

Il mourut empoisonné en 54 à l'instigation d'Agrippine, après avoir, sur ses conseils, adopté le fils de celle-ci — Néron — et fait passer ce dernier, en le mariant à sa fille Octavie, devant son propre fils pour la succession.

Ces événements le firent mépriser par les anciens auteurs. Les historiens les plus récents tendent à tempérer leur opinion.

Sommaire

  Handicap physique et tempérament

L'historien Suétone fournit d'abondants détails sur le handicap et les faiblesses physiques de l'empereur[1]. Il avait les yeux qui tremblaient, il rapporte ainsi que les genoux de l'empereur étaient mous et se dérobaient sous lui, que sa tête chancelait. Il bégayait et ses discours étaient parfois confus. Lorsqu'il était emporté par la colère, sa bouche écumait et ses narines coulaient, son visage apparaissait hideusement déformé. Le stoïcien Sénèque relate dans son Apocoloquintosis (l'Apocoloquintose) que la voix de l'empereur ne ressemblait à celle d'aucun animal terrestre mais s'apparentait plutôt à celle des pachydermes marins, ses mains au surplus y sont qualifiées de faibles[2].

Il ne semblait cependant souffrir d'aucune infirmité dans ses moments de calme, et, selon Suétone, sa taille était bien faite et élancée, le blanc de ses cheveux ajoutant à la gentillesse naturelle de son visage, et son être entier semblait plein de grandeur et de dignitas[3]. Sous l'effet de la colère ou de l'anxiété, ses symptômes devenaient plus saillants.

Sa santé fut mauvaise jusqu'à son avènement comme empereur, puis florissante, à l'exception de douleurs stomacales[4]. Claude tint un discours qui présentait tous ses défauts physiques et son apparente imbécillité comme autant de ruses pour se protéger de ses ennemis[5].

Le diagnostic au sujet de son handicap a été souvent révisé au fil des siècles. Avant la Seconde Guerre mondiale, la poliomyélite (alors appelée « paralysie infantile ») en était souvent considérée comme la cause. C'est ainsi la thèse retenue par Robert Graves dans son roman Moi, Claude, dont la première édition date des années 1930. Cependant la polio n'explique pas l'ensemble des symptômes précédemment décrits, et une théorie plus récente met plutôt en cause une infirmité motrice cérébrale, comme l'a décrit Ernestine Leon[6]. Selon d'autres auteurs un certain nombre de troubles observés chez l'empereur Claude suggèrent qu'il était atteint de la maladie de Gilles de la Tourette[7],[8].

Quant à son tempérament, il en est fait tant de descriptions mutuellement incompatibles qu'il est difficile de se le figurer. Les historiens antiques donnent de Claude le portrait d'un homme ouvert, peu versé dans les choses de l'esprit, qui appréciait les plaisanteries grasses, riait sans retenue, et accueillait les membres de la plèbe à sa table[9].

On l'a également dépeint comme un homme cruel, assoiffé de sang, jouissant des spectacles des gladiateurs et des exécutions, s'emportant rapidement (par ailleurs Claude lui-même s'en excusa par un édit)[10]. On l'a dit aussi paranoïaque et apathique, lent d'esprit et s'embrouillant facilement[11].

Toujours selon ces historiens, il plaçait une confiance exagérée en ses femmes et ses affranchis, Pallas, Narcisse et Calliste, par qui il fut parfois qualifié d'esclave[12].

Les œuvres existantes de Claude nous en présentent un autre visage, dépeignant un administrateur intelligent, cultivé et même érudit, attentif au détail et préoccupé par la justice. Claude demeure ainsi une énigme. Depuis la découverte de sa « Lettre aux Alexandrins »[13] au siècle dernier, un travail important a été entrepris pour réhabiliter Claude et tenter de connaître la vérité.

  Origines familiales et premières années

Claude naquit le jour de l'édification de l'autel d'Auguste. Il était le troisième fils de Nero Claudius Drusus et d'Antonia, les deux premiers enfants survivants de ce mariage étant Germanicus et Livilla. Antonia a peut-être eu deux autres enfants qui moururent très jeunes.

Ses grands-parents maternels étaient Marc Antoine et Octavia Thurina Minor, la sœur d'Auguste. Du côté paternel il s'agissait de Livie, la troisième femme d'Auguste, et de Tiberius Claudius Nero, le père de Tibère. Pendant son règne, Claude réactiva la rumeur selon laquelle il aurait été le fils illégitime d'Auguste. En -9, son père Drusus mourut brutalement, peut-être d'une blessure. Claude fut élevé par sa mère qui ne se remaria jamais, mais le repoussa lorsque son handicap s'affirma. Antonia le qualifiait de monstre et y voyait un étalon de stupidité. Il semble qu'elle ait fini par le confier à sa grand-mère Livia[14]. Livia ne se montrait pas moins dure, elle lui envoyait souvent des lettres de reproches courtes et sèches[15]. Il fut confié aux soins d'un « ancien meneur de mules »[16]. Suétone indique pourquoi, comme l'a montré Leon (1948) : pour qu'il se discipline, dans la logique que son état était dû à la paresse, à un manque de volonté. Ses symptômes semblent cependant avoir disparu à l'adolescence et sa famille remarqua son intérêt soudain pour la culture. En 7, on engagea Tite-Live pour lui inculquer l'histoire, assisté par Sulpicius Flavius avec lequel Claude passa beaucoup de temps, ainsi qu'avec le philosophe Athénodore. Selon une missive, Auguste lui-même fut surpris de la clarté avec laquelle Claude s'exprimait[17]. On se mit à attendre plus de son avenir.

  As de Claudius

Ce furent en fait ses premières œuvres d'historien qui empêchèrent son ascension. Selon Vincent Scramuzza notamment, Claude commença à travailler sur les guerres civiles romaines et écrivit une histoire d'Auguste soit trop vraie soit trop critique[18]. Dans un cas comme dans l'autre, il était beaucoup trop tôt pour un tel récit et cela ne fit que rappeler à Auguste que Claude était le descendant de son ancien rival Antoine. Sa mère et sa grand-mère mirent fin à l'expérience, renforcées dans leur conviction que Claude n'était pas fait pour la carrière publique. On ne pouvait être sûr qu'il saurait suivre la ligne du souverain. Quand il revint à l'histoire plus tard dans sa vie, Claude passa totalement sur les guerres du second triumvirat, mais le mal était fait et sa famille le maintint en retrait. Lorsque l'Arc de triomphe de Pavie fut édifiée en l'honneur de la famille royale en 8, le nom de Claude (devenu Tiberius Claudius Nero Germanicus après sa promotion au rang de paterfamilias lors de son adoption par son frère) ne fut gravé que sur le rebord et après ceux des princes décédés Gaius et Lucius, et ceux des enfants de Germanicus. Il y a controverse sur la question de savoir si l'inscription n'y figurait pas à la base et aurait été ajoutée des décennies plus tard par Claude lui-même[19].

À la mort d'Auguste en 14, Claude — alors âgé de 23 ans — en appela à son oncle Tibère pour lui permettre de commencer le cursus honorum. Tibère, le nouvel Empereur, répondit en n'accordant à Claude que les ornements consulaires. Claude revint à la charge et fut ignoré. Le nouvel Empereur n'étant pas plus généreux que l'ancien, Claude abandonna tout espoir de hautes fonctions et retourna à une vie privée érudite.

Quel que pût être le dédain de la famille impériale, il semble avéré que très tôt Claude recueillait l'estime publique. À la mort d'Auguste, les equites, ou chevaliers, choisirent Claude pour être à la tête de leur délégation. Après l'incendie de sa demeure, le Sénat vota sa reconstruction sur fonds publics. Ils demandèrent aussi à ce que Claude puisse participer aux débats. Tibère n'accepta aucune des deux motions, néanmoins le sentiment demeura. Immédiatement après la mort de Drusus, le fils de Tibère, Claude fut favorisé comme héritier potentiel par certaines factions. Encore une fois, cela suggère que son exclusion de la vie publique était de nature politique. De plus, comme à ce moment le pouvoir et la terreur du Prétorien Séjan étaient à leur apogée, Claude aurait pu décider de faire profil bas au sujet de cette éventualité.

À la mort de Tibère, Caligula, le nouvel empereur, reconnut à Claude une certaine utilité. Il le nomma en effet co-consul en 37 afin de raviver le souvenir du défunt père de Caligula et frère de Claude, Germanicus, qui était très aimé. Caligula tourmenta néanmoins impitoyablement son oncle : il le railla, lui fit verser d'énormes sommes d'argent, l'humilia devant le Sénat, etc. Selon Dion Cassius ainsi que d'après un portrait conservé de lui, à la fin du règne de Caligula, Claude était malade et considérablement amaigri — sans doute à cause de son état de tension[20].

  Règne

  Accession au titre d'Empereur

  Illustration de la reconnaissance de Claudius comme empereur telle que décrite par Flavius Josèphe.
(Lawrence Alma-Tadema, 1867)

Le 24 janvier 41, Caligula fut assassiné par une conspiration de grande échelle (impliquant notamment le commandant prétorien Cassius Chaerea ainsi que plusieurs sénateurs). Rien n'indique que Claude joua un rôle direct dans l'assassinat, mais on a parfois avancé qu'il était impliqué : en effet il se trouvait sur les lieux du crime peu avant l'événement[21]. Cependant, après le décès de l'épouse puis de la fille de Caligula il est apparu que Cassius cherchait, au-delà d'une simple conspiration contre celui-ci, à éliminer tous les membres de la famille impériale. Dans la confusion qui suivit le meurtre, Claude fut témoin de l'assassinat par la garde germaine de plusieurs membres de familles nobles non impliqués dans cette situation, y compris certains de ses amis. Craignant pour sa vie, il quitta le palais impérial. On a souvent rapporté qu'un garde prétorien répondant au nom de Gratus l'aurait découvert derrière un rideau et immédiatement reconnu empereur[22]. Une partie de la garde aurait prévu de rechercher Claude, peut-être avec son consentement. Ils le rassurèrent et affirmèrent qu'ils n'étaient pas de ceux qui cherchaient vengeance contre la famille impériale. Il fut escorté discrètement jusqu'au camp prétorien et mis sous la protection de la garde.

Le sénat se réunit rapidement, mais la séance dériva très vite en une querelle sur lequel d'entre eux serait le nouveau Princeps. Lorsqu'ils furent informés de la revendication des prétoriens en faveur de Claude, ils exigèrent que celui-ci leur soit présenté afin de recevoir leur approbation, mais celui-ci refusa, percevant à juste titre le risque qu'il aurait couru. Certains historiens, particulièrement Flavius Josèphe[23], prétendent que Claude était alors guidé dans ses choix par le roi de Judée, Hérode Agrippa. Cependant, une première version du même auteur minimise le rôle d'Agrippa dans les événements[24] — de sorte qu'on ne sait pas quelle part il y eut. Le Sénat fut finalement obligé de céder ; en retour Claude pardonna aux assassins, seul Cassius Chaerea fut exécuté.

Claude prit un certain nombre de mesures pour accroître sa légitimité vis-à-vis de potentiels usurpateurs en insistant sur son appartenance à la famille julio-claudienne. Il adopta ainsi le cognomen de "César" — nom qui avait toujours un grand poids sur la populace. À cette fin il abandonna le cognomen de Néron, qu'il avait adopté en tant que paterfamilias des Claudii Nerones, lorsque son frère Germanicus fut adopté par Tibère et sortit de la famille. S'il n'avait jamais été adopté par Auguste ou ses successeurs, il était tout de même le petit-fils d'Octavie et estimait qu'il en avait le droit. Il adopta également le nom d'Auguste comme les deux empereurs précédents au début de leur règne. Il conserva le nom honorifique de Germanicus afin de rappeler le lien avec feu son frère héroïque. Il déifia sa grand-mère paternelle Livia pour mettre en évidence le fait qu'elle était la femme du divin Auguste. Enfin, Claude utilisait fréquemment le terme de « fils de Drusus » (filius Drusi) dans ses titres pour rappeler son père exemplaire et s'approprier sa réputation.

L'image de Claude souffrit auprès des commentateurs tels que Sénèque de ce qu'il fut déclaré empereur par la garde prétorienne plutôt que par le Sénat — il fut le premier. Il était de plus considéré comme le premier empereur à utiliser la corruption pour s'assurer de la loyauté de l'armée. Cela n'est vrai qu'en partie : par testament Tibère et Auguste avaient tous deux fait de l'armée et de la garde leurs héritiers, et à la mort de Caligula on aurait attendu la même chose si un testament avait existé. La garde conserva la reconnaissance de Claude, qui lui consacra des remerciements sur les pièces frappées au début de son règne.

  L'expansion de l'Empire

Sous le règne de Claude, l'Empire connut de nouveau l'expansion, celle-ci ayant été très réduite depuis l'époque d'Auguste. Les provinces de Thrace, de Mauritanie, Norique, Pamphylie, Lycie, et Judée furent annexées à cette époque. Mais la plus marquante de ces conquêtes fut celle de l'île britannique.

En 43, Claude envoya Aulus Plautius à la tête de quatre légions en Bretagne (Britannia), prenant prétexte de l'appel à l'aide d'un allié local en difficulté. La Bretagne était une cible alléchante pour Rome du fait de sa richesse, en particulier en mines et en esclaves. L'endroit servait également de refuge aux rebelles galliques et autres, l'affaire devait en conséquence être réglée. Claude lui-même se rendit dans l'île après les premières échauffourées, amenant avec lui des renforts incluant des éléphants de guerre. Ceux-ci durent faire une forte impression sur les Bretons lors de leur intervention dans la capture de Camulodunon. Il repartit au bout d'une quinzaine de jours mais demeura dans les provinces un certain temps. Le Sénat lui accorda un triomphe. Seuls les membres de la famille impériale avaient droit à de tels honneurs, mais plus tard Claude leva cette restriction pour récompenser ses généraux conquérants. On lui donna également le titre honorifique de « Britannicus » mais il ne l'accepta que pour son fils, ne l'utilisant jamais lui-même. À la capture du général britannique Caratacos en 50, Claude lui accorda sa clémence. Caratacos finit sa vie sur des terres fournies par l'État, fin certainement atypique pour un général ennemi mais qui pourrait avoir calmé la résistance britannique.

Claude lança un recensement en 48 qui dénombra 5 984 072 citoyens romains, soit une augmentation de près d'un million depuis celui mené à la mort d'Auguste. Il avait lui-même aidé à l'accroissement de la population à travers la fondation de colonies romaines dans lesquelles on accordait la pleine citoyenneté romaine. Ces colonies étaient parfois issues de communautés préexistantes, en particulier de celles qui comprenaient des élites parvenant à rallier la populace à la cause romaine. Plusieurs de ces colonies furent placées dans de nouvelles provinces ou à la frontière de l'Empire pour s'approprier le plus rapidement possible les conquêtes romaines.

  Aspect législatif et juridique

Tout d'abord, Claude jugea personnellement un grand nombre d'affaires durant son règne. Les historiens anciens lui en firent souvent reproche, d'autant plus que ses jugements auraient été variables et se seraient parfois écartés de la loi[25]. Il était également considéré comme influençable. Claude cependant mena une réflexion profonde sur le système judiciaire. Il traita ainsi l'encombrement des tribunaux. Il étendit les sessions d'été et d'hiver de la cour en écourtant ses interruptions traditionnelles, et fit également passer une loi obligeant les plaignants à rester en ville pendant le traitement de leurs affaires, comme cela était déjà le cas pour les accusés ; ceci eut pour effet de débarrasser d'un certain nombre d'affaires la cour.

Par ailleurs, l'âge minimal des jurés fut porté à 25 ans pour leur garantir une certaine expérience.

Ensuite, Claude arbitra les différends dans les provinces. Il affranchit ainsi les îles de Rhodes pour récompenser leur fidélité, il exempta Troie de l'impôt. De même, il régla l'affaire d'Alexandrie. Au début de son règne en effet, les Grecs et les Juifs d'Alexandrie lui envoyèrent chacun une ambassade à la suite d'émeutes opposant les deux communautés. En réponse, Claude rédigea une Lettre aux Alexandrins qui réaffirmait les droits des juifs dans cette ville mais leur interdisait dans le même temps d'y continuer l'envoi de colons en masse. D'après Josèphe, il reconnut ensuite les droits et libertés de tous les juifs de l'empire. Enfin, l'édit conservé par la Tabula Clesiana montre comment il s'efforça de trouver une solution réaliste à la situation de Trente. Un envoyé de Claude avait découvert en effet que beaucoup de citoyens romains issus de la cité de Trente n'en avaient en fait pas la qualité ; l'empereur dans une déclaration déclara qu'à partir de ce jour ils seraient considérés comme détenant la pleine citoyenneté : les priver de leur statut illégalement acquis aurait été source de problèmes considérables. Dans les cas individuels cependant Claude a pu se montrer très sévère à l'égard des faux citoyens et fit de cela un crime puni de mort ; de même les affranchis prétendant faussement à la qualité de chevaliers étaient réduits en esclavage. Cela reflète une approche pragmatique de la concession de la citoyenneté, Claude témoignant d'une remarquable ouverture de ce domaine sans pour autant vouloir dévaloriser la dignité de la citoyenneté.

La publication de très nombreux édits marqua le règne de Claude. Ils touchaient des sujets divers, allant du domaine médical à la morale. Deux exemples médicaux mémorables en particulier nous sont parvenus : l'un conseillait le suc d'if contre les morsures de serpent, et l'autre faisait l'éloge des flatulences publiques pour une bonne santé. Un décret resté célèbre traitait du statut des esclaves malades ; en effet jusque là les maîtres abandonnaient à la mort les esclaves malades au temple d'Esculape et s'ils survivaient les récupéraient. Claude décida que les esclaves qui guérissaient seraient affranchis et que les maîtres qui choisiraient de tuer leurs esclaves plutôt que de prendre ce risque seraient poursuivis pour meurtre.

  Constructions publiques

Claude s'impliqua dans un grand nombre de constructions publiques, à Rome comme dans les provinces. Il bâtit deux aqueducs, l’Aqua Claudia, qui avait été commencé sous Caligula, et l’Aqua Anio Novus. Ils atteignirent la Ville en 52, se rejoignant à la célèbre Porta Maggiore. Il en restaura un troisième, l’Aqua Virgo.

Il s'intéressa notamment aux voies de communication et d'approvisionnement, d'où des routes et des canaux, en Italie comme dans les provinces. En particulier, il fit édifier un canal du Rhin à la mer et une route de l'Italie à la Germanie, mettant ainsi la dernière touche à des chantiers entamés par son père Drusus.

Par ailleurs à Rome il fit creuser un canal navigable sur le Tibre qui menait à Portus, son nouveau port, situé au Nord d'Ostie. Ce port était bâti en demi-cercle autour de deux brise-lames, un phare occupant sa bouche. Cette construction eut aussi pour effet de réduire les inondations de Rome.

La construction du port d'Ostie constituait également pour partie une solution aux pénuries de blé, fréquentes en hiver (hors-saison pour la navigation). En effet, dans le même temps on chercha à garantir les vaisseaux des marchands de grain qui prendraient le risque du voyage en Égypte à la mauvaise saison, et on accorda à leurs marins des privilèges spéciaux, comme la citoyenneté et l'exemption de la loi Papia-Poppea (qui régulait le mariage). Au surplus, on abrogea les impôts que Caligula avaient institués sur la nourriture et réduisit plus encore ceux touchant les communautés qui souffraient de sécheresse ou de famine. Dans ce même but Claude souhaita augmenter la quantité de terre arable en Italie. On tenta d'assécher le lac Fucin, ce qui avait également l'avantage non négligeable de rendre sa rivière navigable toute l'année. Un tunnel fut percé dans le lit du lac, mais ce fut un échec : le tunnel n'étant pas assez grand pour conduire l'eau, il s'affaissa, ce qui fit refluer celle-ci. L'assèchement du lac n'était cependant pas une idée vaine et beaucoup de souverains et dirigeants s'y employèrent : les empereurs Hadrien et Trajan, le Saint Empereur Romain Germanique Frédéric II au Moyen Âge. La réalisation concrète dut cependant attendre au XIXe siècle le prince Alessandro Torlonia, qui fit pour ce faire tripler la taille du tunnel claudien originel.

  Relations de Claude et du Sénat

À cause des circonstances de son accession, Claude se donna beaucoup de mal pour plaire au Sénat. Pendant les sessions régulières, l'empereur était assis parmi l’assemblée du Sénat, parlant lorsque venait son tour. Lors de la présentation d’une loi, il était assis sur un banc entre les consuls dans son rôle de porteur de la puissance tributienne (l'empereur ne pouvait pas officiellement servir comme tribun de la plèbe du fait de son statut de patricien, mais c'était un pouvoir pris par les empereurs précédents).

Il refusa les titres de ses prédécesseurs (y compris Imperator) au début de son règne, pour les gagner en faisant ses preuves. Il permit au Sénat de battre sa propre monnaie de bronze pour la première fois depuis Auguste.

Il remit aussi les provinces impériales de Macédoine et d’Achaïe sous le contrôle du Sénat.

Claude réorganise le Sénat pour le rendre plus représentatif et plus efficace. Par exemple, il réprimandait les sénateurs pour leur répugnance à débattre des projets de loi initiés par l’Empereur, comme le montre cet extrait de discours retrouvé sur un fragment de papyrus.

« Si vous acceptez ces propositions, Pères conscrits, dites le maintenant et simplement, conformément à vos convictions. Si vous ne les acceptez pas, trouvez des alternatives, mais faites aussi ici et maintenant ; ou si vous voulez prendre du temps pour la réflexion, prenez le, pourvu que vous n'oubliiez pas que vous devez être prêts à prononcer votre avis chaque fois que vous pouvez être appelés pour vous réunir. Il conviendrait à la dignité du Sénat que le consul désigné devrait répéter les commentaires des consuls mot pour mot comme si c’était son avis et que chaque autre devrait simplement dire “j'approuve” et qu'alors, après la levée de séance, l'assemblée devrait annoncer “Nous avons débattu”. »

— Traduction du papyrus de Berlin par W.D. Hogarth, in Momigliano (1934).

On ne sait pas si cette admonestation eu un effet quelconque.

  Sesterce de l’époque de Claude. Au revers on peut lire "EX SC PP OB CIVES SERVATOS", pour « Senatus Consulto » (approuvé par le Sénat), « Pater Patriae » (au Père de la Patrie), « Ob Cives Servatos » (pour la sauvegarde des citoyens).


Claude fut toutefois l'artisan de changements plus importants dans le sénat romain. Il innova par la pratique de l'adlectio qui permettait à l'empereur de nommer directement un sénateur et de contrôler son honorabilité et son ancienneté au sein de l'assemblée. Lors de sa censure, comme en témoigne les Annales de Tacite et les Tables Claudiennes, il imposa à un sénat réticent la possibilité de siéger au sénat pour les Gaulois originaires des Trois Gaules les plus romanisés et les plus riches.

  La centralisation du pouvoir

Claude n’a pas été le premier empereur à utiliser des affranchis pour l’aider dans l’administration quotidienne de l'empire, mais sous son règne, ils ont obtenu de grands pouvoirs.

Claude a été forcé d'augmenter leur rôle quand les pouvoirs du Princeps sont devenus de plus en plus centralisés et le fardeau des responsabilités plus en plus grand.

C'était en partie en raison de l'hostilité ouverte du Sénat, comme mentionné ci-dessus, mais aussi à cause de son respect pour les sénateurs. Claude n'a pas voulu que des magistrats nés libres aient à servir sous son autorité comme s'ils n'étaient pas ses pairs.

Le secrétariat impérial était divisé en bureau, et chaque bureau était sous l’autorité d’un affranchi.

Certains sont restés célèbres. Ainsi, Narcisse était le secrétaire à la correspondance, Pallas devint le secrétaire au Trésor, et Calliste secrétaire à la Justice.

Il y avait un quatrième bureau pour les questions diverses, qui était sous l’autorité de Polybius jusqu'à son exécution pour trahison.

Ces affranchis pouvaient se prononcer officiellement au nom de l'empereur, par exemple quand Narcisse s’adressa aux troupes avant la conquête de la Grande-Bretagne.

Les sources antiques nous rapportent que les sénateurs étaient consternés que des postes aussi importants puissent être aux mains d’anciens esclaves. Ils leurs semblaient que du fait que ces affranchis avaient le contrôle total d'argent, des lettres et la loi, ils manipulaient l’empereur pour prendre des décisions contestables.

Cependant, ces mêmes sources admettent, en même temps que ces accusations, affirment que ces affranchis étaient loyaux envers Claude[26]

Claude était de la même façon reconnaissant de ses collaborateurs en leur reconnaissant la paternité de telle ou telle mesure.

Cependant, en cas de doute sur leur loyauté, l'empereur se montrait intraitable, comme dans le cas de Polybius et le frère de Pallas, Felix.

Il n'y avait aucune preuve que la politique de Claude ait changée avec l’émergence ou la disgrâce des différents affranchis à des postes importants. Ceci suggèrent plutôt que Claude tenait fermement la marche des affaires.

Indépendamment de l’acquisition de leurs pouvoirs politique, les affranchis amassèrent d’énormes richesses du fait de leur position. Pline l'Ancien note que plusieurs d'entre eux étaient plus riches que Crassus, l'homme le plus riche de l'ère Républicaine[27].

  Réformes en matière religieuse

Claude, comme auteur d'un traité sur les réformes religieuses d'Auguste, s'est senti légitime pour mettre en place ses propres réformes.

Il avait des avis bien arrêté sur ce que devait être les pratiques adéquates de la religion d'État. Il refusa la requête des grecs d’Alexandrie de lui dédier un temple, en argumentant que seuls les dieux peuvent choisir de nouveaux dieux. Il rétablit des jours de fêtes tombés en désuétude et annula nombre de célébrations étrangères instituées par son prédécesseur Caligula.

Il réhabilita de vieilles pratiques comme le vieux langage dans les célébrations. Claude se préoccupa de la diffusion des cultes à mystères orientaux dans la Ville et rechercha des équivalents romains.

Par exemple, il favorisa les Mystères d'Éleusis qui avaient été pratiqués pendant la République. Il expulsa les astrologues étrangers pour les remplacer par les devins de traditions romaines (les haruspices) .

Il réprima particulièrement durement le Druidisme, à cause de son incompatibilité avec la religion romaine d'État. Il aurait aussi une fois expulsé les Juifs de Rome, probablement à cause de troubles dus à l’apparition du christianisme[28].

Claude était opposé aux conversions quelle que soit la religion, y compris dans les régions où il accorda aux habitants la liberté de croyance. Les résultats de tous ces efforts ont été reconnus même par Sénèque, qui pourtant méprise les vieilles pratiques superstitieuses[29], défend Claude dans sa satire[30].

Claude organisa les Jeux séculaires (tous les 100 ans), marquant le 800e anniversaire de la fondation de Rome, bien qu'Auguste avait organisé ces mêmes jeux moins d'un siècle auparavant. L'excuse d'Auguste était que l'intervalle entre les jeux était de 110 ans, et non de 100, mais sa date n'a en réalité qualifié dans aucun raisonnement. Claude fait représenter des batailles navales pour célébrer les tentatives de drainage du lac Fucine, ainsi que bien d'autres jeux du cirque et de spectacles.

  Travaux académiques

Claude fut durant toute sa vie un auteur prolifique. Selon l'historien Arnaldo Momigliano[31]c'est durant le règne de Tibère, correspondant au sommet de la carrière littéraire de Claude, qu'il devient mal vu politiquement de parler de la Rome républicaine. Les jeunes historiens ont alors tendance à se tourner soit vers l'histoire impériale récente, soit au contraire vers des sujets peu connus ayant trait à l'Antiquité. Claude est à cette époque l'un des rares savants à s'intéresser à ces deux domaines à la fois. En plus de son Histoire du règne d'Auguste qui lui avait causé tant de déboires, on compte parmi ses œuvres majeures une Histoire des Étrusques en huit volumes, une Histoire de Carthage, un dictionnaire de langue étrusque et un livre consacré au jeu de dés. Claude serait la dernière personne ayant été capable de lire l'étrusque. Malgré la désaffection générale de l'ère impériale, il prend par écrit la défense de Ciceron contre les accusations d'Asinius Gallus. Les historiens modernes se sont servis de ce travail pour éclairer à la fois la politique de Cicéron et les chapitres incomplets de son histoire de la guerre civile.

Claude a proposé d'autre part une réforme de l'alphabet latin en y ajoutant trois nouvelles lettres, dont deux étaient l'équivalent des lettres modernes W (le digamma inversum Ⅎ) et Y (le sonus medius) et la troisième servait à transcrire les sons PS et BS (l'antisigma). Il institua ce changement de manière officielle durant son censorat, mais ses lettres ne survécurent pas à son règne. Il tenta également de faire revivre la coutume ancienne de séparer les mots par des points, le latin ancien ne connaissant pas les espaces. Enfin, il rédigea son autobiographie en huit volumes que Suétone jugeait manquer de goût[32]. Claude (comme la plupart de ceux de sa dynastie) critique sévèrement ses prédécesseurs et les membres de sa familles dans les discours qui ont survécu[33], et dès lors il n'est pas difficile d'imaginer la nature des repoches de Suétone.

Aucun des ces travaux n'a survécu, mais ils ont été utilisés comme sources par les premiers historiens de la dynastie julio-claudienne. Ainsi, Suétone cite une fois l'autobiographie de Claude et y puise des informations à plusieurs reprises. Tacite reprend les arguments de Claude concernant ses innovations orthographiques et se réfère à ses écrits pour certains passages de ses Annales consacrés aux périodes les plus anciennes. Claude est aussi la source de nombreux passages de l'Histoire naturelle de Pline l'Ancien[34].

L'influence des études historiques sur Claude est manifeste. Dans son discours sur les sénateurs gaulois, il reprend une version de la fondation de Rome identique à celle de Tite-Live, le maître de sa jeunesse. Le détail de ce discours frise la pédanterie, un trait que l'on retrouve dans l'ensemble de son œuvre. Il s'y livre à de longues digressions sur des sujets voisins, ce qui démontre une connaissance profonde de thèmes historiques variés qu'il ne pouvait faire autrement que partager. De nombreux travaux publics entrepris sous son règne s'inspirent de plans initialement tracés par Jules César, et Barbara Levick pense que cette émulation de César a envahi tous les aspects de sa politique[35]. Il semble avoir effectué son censorat en prenant pour modèle ceux de ses ancêtres, notamment Appius Claudius Caecus et s'être servi de cette charge pour mettre en place des politiques fondées sur celles des temps républicains. C'est à cette époque que plusieurs de ses réformes religieuses prirent effet et que ses efforts de construction furent les plus considérables. En fait son investissement dans sa charge de censeur pourrait avoir été motivé par le désir de voir ses travaux académiques porter leurs fruits. Comme la plupart des romains il était par exemple persuadé que son ancêtre Caecus avait profité de son censorat pour introduire la lettre R[36], si bien qu'il tenta durant son propre mandat de faire de même avec les lettres claudiennes.

  Décès, déification et postérité

Les historiens antiques s'accordent à dire que Claude est mort empoisonné — probablement par des champignons — dans la matinée du 13 octobre 54. Mais les détails varient beaucoup. Certains disent que Claude était à Rome[37] alors que d'autres disent qu'il était à Sinuessa[38]. Certains impliquent Halotus, son goûteur, Xénophon, son médecin ou l'empoisonneuse Locusta comme étant l'administrateur de la substance fatale[39]. Certains racontent qu'il est mort après une longue agonie à la suite d'une dose unique lors d'un dîner, d'autres estiment qu'il s'est remis avant d'être à nouveau empoisonné[37]. Presque tous impliquent sa femme Agrippine comme étant l'instigatrice. Claude et Agrippine s'opposèrent de plus en plus souvent dans les mois précédant sa mort, au point que Claude se lamenta ouvertement de ses mauvaises femmes et commença à parler du jeune Britannicus en supposant un retour au sein de la famille impériale[40]. La motivation d'Agrippine était d'assurer la succession pour Néron avant que Britannicus ne puisse prendre le pouvoir. Certains auteurs modernes ont développé des doutes sur l'empoisonnement de Claude et ont parlé de folie ou de vieillesse[41]. D'autres estiment que l'universalité des accusations de meurtre chez les Anciens accrédite la thèse de l'assassinat[42].

  Dynastie Julio-Claudienne

  Noms et titres

  Noms successifs

  • -10, né TIBERIVS•CLAVDIVS•DRVSVS
  • 4, adoption de son frère aîné Germanicus : TIBERIVS•CLAVDIVS•NERO•GERMANICVS
  • 41, acclamé imperator : TIBERIVS•CLAVDIVS•CAESAR•AVGVSTVS•GERMANICVS

  Titres et XXX

  Titulature à sa mort

À sa mort en 54 Claude avait la titulature suivante :

TIBERIVS•CLAVDIVS•CAESAR•AVGVSTVS•GERMANICVS, PONTIFEX•MAXIMVS, TRIBVNICIAE•POTESTATE•XIV, CONSVL•V, IMPERATOR•XXVII, PATER•PATRIAE

Note : Claude fut divinisé après sa mort par le Sénat.

Claude était titulaire d'un temple à Camulodunum (Colchester), première capitale et première colonie romaine de la Grand-Bretagne.

  Bibliographie

  Études historiques

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  • (en) Vincent Scramuzza, The Emperor Claudius, Cambridge, Harvard University Press, 1940
  • (en) Baldwin, B. "Executions under Claudius: Seneca’s Ludus de Morte Claudii". Phoenix 18 (1964).
  • (it) Fasolini, D. "Aggiornamento bibliografico ed epigrafico ragionato sull'imperatore Claudio", Milano 2006
  • (en) Griffin, M. "Claudius in Tacitus". Classical Quarterly, 40 (1990), 482–501.
  • (en) Levick, B. M., "Claudius: Antiquarian or Revolutionary?" American Journal of Philology, 99 (1978), 79–105.
  • (en) Barbara Levick. Claudius. Yale University Press. New Haven, 1990.
  • (en) Leon, E. F., "The Imbecillitas of the Emperor Claudius", Transactions and Proceedings of the American Philological Association, 79 (1948), 79–86.
  • (en) McAlindon, D., "Claudius and the Senators", American Journal of Philology, 78 (1957), 279–286.
  • (en) Major, A., "Was He Pushed or Did He Leap? Claudius' Ascent to Power", Ancient History, 22 (1992), 25–31.
  • (en) Momigliano, Arnaldo. Claudius: the Emperor and His Achievement Trans. W. D. Hogarth. W. Heffer and Sons. Cambridge, 1934.
  • (en) Oost, S. V., "The Career of M. Antonius Pallas", American Journal of Philology, 79 (1958). 113–139.
  • (en) Ruth, Thomas De Coursey. The Problem of Claudius. (Johns Hopkins Diss., 1916).
  • (en) Ryan, F. X. "Some Observations on the Censorship of Claudius and Vitellius, AD 47–48", American Journal of Philology, 114 (1993), 611–618.
  • (en) Scramuzza, Vincent. The Emperor Claudius Harvard University Press. Cambridge, 1940.
  • (en) Stuart, M. "The Date of the Inscription of Claudius on the Arch of Ticinum" Am. J. Arch. 40 (1936). 314–322.
  • (en) Suhr, E. G., "A Portrait of Claudius" Am. J. Arch. 59 (1955). 319–322.
  • (en) Vessey, D. W. T. C. "Thoughts on Tacitus' Portrayal of Claudius" American Journal of Philology, 92 (1971), 385–409.
  • Régis Martin, Les douze Césars, du mythe à la réalité, Les Belles Lettres 1991, réédition Perrin 2007, (ISBN 978-2-262-02637-0)

  Œuvres de fiction

  Filmographie

  Sources

  Liens externes

  Notes et références

  1. Suétone, Vie des Douze Césars, Claude, 30.
  2. Sénèque Apocolo. 5, 6.
  3. Suétone, Claude 30.
  4. Suétone, Claud. 31.
  5. Suétone, Claud. 38.
  6. Leon (1948)
  7. (en) George Burden, The Imperial Gene, The Medical Post, 16 juillet 1996.
  8. (en) Murad A. (2010). A neurological mystery from history: the case of Claudius Caesar. J Hist Neurosci 19 :221-7.DOI:10.1080/09647040902872775 PMID 20628951
  9. Suétone, Claud. 5, 21, 40; Dio Rom. Hist. LX 2, 5, 12, 31.
  10. Suet. Claud. 34, 38. Tacitus Ann. XII 20.
  11. Suétone, Claud. 35, 36, 37, 39, 40. Dio Rom. Hist. LX 2, 3.
  12. Suétone, Claud. 29. Dio Rom. Hist. LX 2, 8.
  13. (en) Letter of the Emperor Claudius to the Alexandrians
  14. Dion Cassius, Hist. Rom. LX 2
  15. Suétone, Claud. 3
  16. Suétone, Claud. 2 et 4
  17. Suétone, Claud. 4.
  18. Scramuzza (1940) p. 39.
  19. Stuart (1936).
  20. Dion Cassius Hist. Rom. LX 2. Suhr (1955).
  21. Major, 1992
  22. Flavius Josèphe, Antiquitates Iudiacae , XIX, 212. Dion Cassius, Hist. Rom., LX 1.
  23. Flavius Josèphe Ant. Iud. XIX.
  24. Flavius Josèphe Bellum Iudiacum II, 204–233.
  25. Suétone, Claud. 15. Dion Cassius, Hist. Rom. LXI 33.
  26. Tac. "Ann". XII 65. Seneca "Annonce Polybium."
  27. Pline "Histoire naturelle" 134.
  28. Ce qui est arrivé en réalité est toujours un sujet de controverses. Suétone et les Actes des Apôtres) (18:2) raconte l’événement, Dion Cassius le minimise et Flavius Josèphe — qui pourtant écrit essentiellement sur les événements impliquant les Juif]s — ne le mentionne pas du tout. Quelques historiens émettent l’hypothèse que cette expulsion des juifs de Rome ne s’est jamais passée, tandis que d'autres pensent que seuls quelques missionnaires ont été expulsés pour un court exil.
  29. voir Sénèque#Conception de la religion
  30. Sénèque L'Apocoloquintose. : (la transformation de l'empereur Claude en citrouille). 9.
  31. Momigliano (1934) pp. 4–6.
  32. Suet. Claud. 41.
  33. Cf. par exemple la lettre de Claude aux habitants de Trente, dans laquelle il parle l'« isolement obstiné » de Tibère. Voir aussi Josèphe Ant Iud. XIX, où un édit de Claude mentionne la folie et le manque de jugement de Caligula
  34. Voir Momigliano (1934) Chap. 1, note 20 (p. 83). Pline cite Claude nommément dans le livre VII, chap. 35.
  35. Levick (1978)
  36. selon l'historien Varron, cité par Ryan (1993)
  37. a et b Suétone, Claud. 44
  38. Tacite, Ann. XII 66
  39. Sur sa mort : Suétone, Claud. 43, 44. Tacite, Ann. XII 64, 66–67. Flavius Josèphe Ant. Iud. XX 148, 151. Dion Cassius Rom. Hist. LX 34 Pline Histoire naturelle II 92, XI 189, XXII 92.
  40. Suétone, Claud. 43
  41. Scramuzza, (1940) pp. 92–93, dit que la tradition fait de chaque empereur une victime d'un acte criminel, donc on ne peut savoir si Claude a réellement été assassiné. Levick (1990) pp. 76–77. soulève la possibilité que Claude ait été tué par les tensions générées par le conflit avec Agrippine sur la succession mais conclut que le déroulement des faits rend l'assassinat la cause la plus probable.
  42. Levick (1990) est aussi opposé à l'idée de l'assassinat d'Auguste qui n'est fondé que sur Tacite et sur Dion Cassius, qui s'appuie lui-même sur Tacite. Suétone, toujours au fait des rumeurs, n'en fait aucune mention.

   
               

 

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