» 
allemand anglais arabe bulgare chinois coréen croate danois espagnol estonien finnois français grec hébreu hindi hongrois islandais indonésien italien japonais letton lituanien malgache néerlandais norvégien persan polonais portugais roumain russe serbe slovaque slovène suédois tchèque thai turc vietnamien
allemand anglais arabe bulgare chinois coréen croate danois espagnol estonien finnois français grec hébreu hindi hongrois islandais indonésien italien japonais letton lituanien malgache néerlandais norvégien persan polonais portugais roumain russe serbe slovaque slovène suédois tchèque thai turc vietnamien

définition - Dé

de (prp.)

1.marque l'origine concrète ou abstraite.

2.avec.

3.pendant.

4.par.

(n.m.)

1.petit cube dont chaque face est marquée de un à six.

2.(couture)petit godet de métal destiné à protéger le doigt qui pousse l'aiguille.

3.(cuisine)petit morceau cubique d'un aliment.

   Publicité ▼

définition (complément)

voir la définition de Dé dans le Littré

voir la définition de Wikipedia

dictionnaire collaboratif

Vous pouvez participer à l'enrichissement du dictionnaire et proposer vos propes définitions pour ce mot ou un autre.

Inscription possible avec votre compte Facebook

synonymes - Dé

[ de ] (dét.)

d'

[ de ] (prp.)

d'

de (prp.)

à même qqch., en, sur

(n.m.)

carré, carrelet, cube, zanzi

   Publicité ▼

locutions

-BEC-DE-CANE • BEC-DE-CANON • BEC-DE-CIGOGNE • BEC-DE-CIRE • BEC-DE-CORBEAU • BEC-DE-CORBIN • BEC-DE-CROSSE • BEC-DE-CYGNE • BEC-DE-FAUCON • BEC-DE-GRUE • BEC-DE-HACHE • BEC-DE-HÉRON • BEC-DE-LÉZARD • BEC-DE-LIÈVRE • BEC-DE-PERROQUET • BEC-DE-PIGEON • BEC-DE-VAUTOUR • BELLE-DE-JOUR • BELLE-DE-NUIT • COLLET DE BUFFLE • COU-DE-PIED • COUP DE POING • CRÊTE-DE-COQ • CUL-DE-FOUR • CUL-DE-JATTE • CUL-DE-LAMPE • CUL DE POT • CUL-DE-POT • CUL-DE-POULE • CUL-DE-SAC • DE COMMODO ET INCOMMODO • DE PRIME ABORD • DE PRIME FACE • DE PROFUNDIS • EAU-DE-VIE • FIST DE PROVENCE • FLEUR-DE-MAI • GORGE-DE-PIGEON • GROSSE-DE-FONTE • HAUT-DE-CHAUSSE • HAUT-DE-CHAUSSES • JEAN-DE-GAND • JEAN-DE-JANTEN • MESTRE DE CAMP • MEURT-DE-FAIM • MEURT-DE-SOIF • PAR-DESSUS DE VIOLE • POU-DE-SOIE • POUT-DE-SOIE • REZ-DE-CHAUSSÉE • SANG-DE-DRAGON • SOUVENEZ-VOUS-DE-MOI • STIL DE GRAIN • VA-DE-PIED • VAU-DE-ROUTE • VERT-DE-GRIS • VERT-DE-GRISÉ[Littré]

-acte de congrès • administrateur de service électronique d'information • allée de circulation • allée de desserte • analyse de besoin • analyse de contenu • analyse de pertinence • architecture de document • article de forum • banque de données • banque de données bibliographiques • banque de données factuelles • banque de données multimédia • banque de données numériques • banque de données textuelles • banque de prêt • base de connaissances • base de documents • base de données • bibliothèque de bandes • bordereau de versement • bulletin de liaison • bulletin de sommaires • cadre de classement • cassette de bande magnétique • centre de documentation • centre de documentation et d'information • centre de ressources documentaires • certificat de brevet • champ de données • chargé de produits documentaires • chargé de recherche d'information • compression de données • conversion de données • cycle de vie • date de communication • date de production • date de protection • date de publication • date de recouvrement • date de révision • déclaration de dépôt légal • délai de communication • délai de conservation • désignation de livraison • diffusion sélective de l'information • document de brevet • document de marque • document de référence • document de spécification technique • dossier de presse • élément de données • entrée de thésaurus • équation de recherche • état de collection • état de l'art • état de la question • exhaustivité de l'indexation • fichier de données • forum de discussion • gestion de production de documents • gestion de production de documents • gestion électronique d'information et de documents existants • gestion électronique de documents • gestionnaire de documents d'entreprise • gestionnaire de langage documentaire • guide de recherche • historique de recherche • identificateur de code • index de base • indicateur de facettes • indicateur de localisation • indicateur de relation • indicateur de rôle • instrument de recherche • langage de commande • langage de requête • langage de structuration temporelle/hypermédia • Langage de structuration temporelle/hypermedia • liste de points d'accès matière • logiciel de gestion de bibliothèque • logiciel de gestion de bibliothèque • logiciel de gestion de flux de documents • logiciel de gestion de flux de documents • logiciel de gestion de flux de documents • logiciel de gestion des processus de travail • logiciel de gestion des processus de travail • logiciel de gestion et de recherche documentaires • logiciel de gestion et de recherche documentaires • logiciel de navigation • logiciel de reconnaissance optique de caractères • logiciel de reconnaissance optique de caractères • logiciel de travail de groupe • logiciel de travail de groupe • lot de sommaires • management de l'information • mémoire de masse • mention de collection • mention de copyright • mention de dépôt légal • mention de protection • mention de responsabilité • moteur de recherche • Norme générale et internationale de description archivistique • note de bas de page • note de bas de page • numéro international normalisé de la musique • opérateur de classement • opérateur de présence/exclusion • opérateur de proximité • opérateur de recherche • opérateur de troncature • outil de recherche • outil de référence • page de titre • panorama de presse • périphérique de stockage • plan de classement • plan de classification • principe de provenance • profil de recherche • profondeur de l'indexation • recherche de l'information • relation de synonymie • relation de voisinage • renvoi de type " voir " • renvoi de type " voir aussi " • Réseau de l'ISSN • réseau de télécommunication • réservoir de données • résultat de recherche • revue de presse • revue de sommaires • robot de recherche • rouleau de piano mécanique • sauvegarde de recherche • science de l'information • spécificité de l'indexation • stratégie de recherche • substitut de la page de titre • substitut de la page de titre • support de stockage • système d'information et de gestion de bibliothèque • système d'information et de gestion de bibliothèque • système de gestion de base de données • système de gestion de base de données • système de gestion de base de données • système de gestion de documents techniques • système de gestion de documents techniques • système de gestion électronique de documents • système de gestion électronique de documents • système de veille • système international de données sur les publications en série • table de classification • tableau de conservation • taux de précision • taux de précoordination • taux de rappel • taux de recouvrement • télé(dé)chargement • terme de recherche • terminal de lecture • théorie de l'information • titre de propriété industrielle • traitement de l'information • travail de groupe • travail de groupe assisté par ordinateur • usager de l'information • œuvre de l'espritADBS

-Acteur de films pornographiques • Agriculture de l'Arabie saoudite • Agriculture de précision • Alfred de Musset • Algorithme de tri • Algèbre de Boole (logique) • Alpes-de-Haute-Provence • Alphabet phonétique de l'OTAN • Antoine de Saint-Exupéry • Arc de triomphe de l'Étoile • Ardèchois à la crème de marrons • Association francophone des utilisateurs de logiciels libres • Base de données • Blanquette de veau • Canton de Genève • Cathédrale Notre-Dame de Chartres • Charles de Coulomb • Chiffre de Vigenère • Château de Pierrefonds • Classification décimale de Dewey • Comète de Halley • Conférence de Potsdam • Conférence de Yalta • Conquête de l'espace • Conseil de sécurité des Nations unies • Conseil national de la protection de la nature • Console de jeux vidéo • Couche de session • Coupe du monde de football de 2002 • Coupe du monde de la FIFA • Dernier théorème de Fermat • Direction régionale de l'Environnement • Dirigeants de l'URSS • Dirigeants de la période Meiji • Déclaration universelle des droits de l'homme • Démographie de la Belgique • EDF Gaz de France Distribution • Effet de serre • Enseignement de l'espéranto • Espèce en danger de disparition • Ferdinand de Saussure • Ferricyanure de potassium • Festival de Cannes 2002 • Fonds d'Intervention pour la Qualité de la Vie • Format de pellicule photographique • Forme de Backus-Naur • Fête de la Musique • Grand Châtelet de Paris • Géographie de l'Arabie saoudite • Géographie de l'Ouganda • Géographie de la Grèce • Hauts-de-Seine • Histoire de Bruxelles • Histoire de l'Argentine • Histoire de l'Estonie • Histoire de l'informatique • Histoire de la Mauritanie • Histoire économique de l'Arabie saoudite • Hiérarchie de Chomsky • Homme de Néandertal • Industrie pétrolière de l'Arabie saoudite • Institut français de l'environnement • Institutions politiques de l'Arabie saoudite • Instrument de musique • Jean-Charles de Borda • Jeu de cartes • Jeu de go • Jeu de rôle • Jeu de tir subjectif • Jeux olympiques d'hiver de 2002 • Jeux olympiques d'été de 1900 • L'Héritier de l'Empire • Langage de haut niveau • Langage de la cryptologie • Le Temps de répondre • Les Trois Lois de la sexualité robotique • Liste chronologique de poètes • Liste d'informaticiens et précurseurs de l'informatique • Liste d'écrivains de langue espagnole • Liste de biologistes • Liste de chimistes • Liste de compositeurs de musique • Liste de compositeurs de musique classique par période • Liste de danses • Liste de diffusion • Liste de fromages français • Liste de groupes de musique médiévale • Liste de jeux Xbox • Liste de jeux vidéo libres • Liste de journaux et magazines • Liste de langues • Liste de langues par ordre alphabétique • Liste de linguistes • Liste de logiciels libres • Liste de mets à base de fromage • Liste de personnalités de la danse • Liste de physiciens • Liste de pâtisseries • Liste de périphrases désignant des pays • Liste de revues informatiques sur papier • Liste de sculpteurs • Liste de sigles en espagnol • Liste de sigles en télécommunications • Liste de sigles en économie • Liste des communes de l'Ain • Liste des communes de l'Allier • Liste des communes de l'Ardèche • Liste des communes de l'Ariège • Liste des communes de l'Aube • Liste des communes de l'Aude • Liste des communes de l'Aveyron • Liste des communes de la Charente • Liste des communes de la Corrèze • Liste des communes de la Dordogne • Liste des communes de la Gironde • Liste des communes de la Vienne • Liste des communes des Alpes-de-Haute-Provence • Liste des communes du Pas-de-Calais • Liste des distributeurs de jeux vidéo • Liste des fleuves de France • Liste des groupes de musique • Liste des listes de jeux vidéo • Liste des épisodes de Buffy contre les vampires • Miguel de Icaza • Ministère japonais de l'Économie, du Commerce et de l'Industrie • Moteur de recherche • Nombre de Mach • Nord-Pas-de-Calais • Optimisation de code • Organisation de coopération et de développement économiques • Organisation de libération de la Palestine • Organisation des pays exportateurs de pétrole • Organisation du traité de l'Atlantique Nord • Pas-de-Calais • Pays de la Loire • Peine de mort • Politique de l'Arabie saoudite • Politique de l'Argentine • Prise de vue photographique • Prix Nobel de chimie • Prix Nobel de la paix • Prix Nobel de littérature • Prix Nobel de physiologie ou médecine • Prix de la Banque de Suède en sciences économiques en mémoire d'Alfred Nobel • Programme interdisciplinaire de recherches sur l'environnement • Puy-de-Dôme • Périodes de l'architecture • Rassemblement pour la France et l'indépendance de l'Europe • Recette de cuisine • Recommandations de la conférence générale de l'UNESCO en faveur de l'espéranto • Religion de la Rome antique • Règle de Golomb • Réseau européen de réserves biogénétiques • Réseau numérique à intégration de services • Résultats de la Coupe du monde de football 2002 • Saint-André-de-Cubzac • Sciences de la Terre • Sentier de grande randonnée 10 • Shoguns de transition • Société nationale des chemins de fer français • Sommet de la Terre • Sommet de la Terre 2002 • Spécialités de potages • Système de positionnement par satellites • Systèmes de prise de décision • Tarte à la noix de pécan • Territoire de Belfort • Théorie de la musique occidentale • Traduction de l'anglais en français • Traductions de la Bible en français • Traitement de surface • Traité de San Francisco (1951) • Trois lois de la robotique • Tête de lecture à technologie GMR • Unités de mesure en physique • Économie de l'Arabie saoudite • Élection présidentielle française de 1965 • Élection présidentielle française de 1969 • Élection présidentielle française de 1974 • Élection présidentielle française de 1981 • Élection présidentielle française de 1988 • Élection présidentielle française de 1995 • Élection présidentielle française de 2002 • Île-de-France

dictionnaire analogique


[ de ], d'[Syntagme]

de


piédestal[Classe]

(n. m.) [technique]



 

(n. m.) [couture]


 

(n. m.) [cuisine]


 

factotum (en)[Domaine]

BoardOrBlock (en)[Domaine]

artefact[Hyper.]

aggloméré[Dérivé]

cubique[Similaire]

bloc[Hyper.]

cuboïdal[Dérivé]

(n. m.)



Le Littré (1880)

DE (prépos.)[de]

1. Suivi de l'article le, de se contracte en du avant un nom qui commence par une consonne ou une h aspirée ; suivi de l'article les, il se contracte en des ; devant une voyelle ou une h muette, l'e de de s'élide. Les sens de la préposition de, comme ceux de la préposition à, sont très nombreux et passent par des nuances que l'on saisit mieux en la considérant dans ses constructions avec les espèces de mots qu'en essayant de les rendre par des périphrases. En conséquence ces constructions seront rangées en dix classes ainsi qu'il suit : A. De entre un substantif et un autre mot ; B. de entre un adjectif et un autre mot ; C. de construit avec un pronom personnel ; D. de construit avec un pronom interrogatif ; de construit avec le pronom démonstratif celui ; E. de entre un nom de nombre et un autre mot ; F. de entre un verbe et un verbe ou un autre mot ; G. de avec un adverbe ; H. de avec une préposition ; I. de construit avec une conjonction ; J. conjonction composée avec de.

A. De entre un substantif et un autre substantif. 1° Il marque un rapport d'appartenance. Le livre de Pierre. Les fables de la Fontaine. Les malheurs de la guerre. J'ai suivi en cela l'avis de tous les jurisconsultes et de la plupart des casuistes.

Pour vous voir renoncer par l'hymen d'une reine à la part qu'ils avaient à la grandeur romaine (CORN. Nicom. I, 2)

Lui même en diverses formes Range les troncs coupés des chênes et des ormes (ROTR. Herc. mour. V, 1)

Jusqu'ici de l'amour dédaignant la puissance, Je n'ai connu d'ardeur que celle des combats (ROTR. Bélis. I, 6)

Le cardinal Charles de Lorraine, archevêque de Reims.... grand génie, grand homme d'État, d'une vive et agréable éloquence, savant même pour un homme de sa qualité et de ses emplois (BOSSUET Var. IX, § 91)

Il paraît que Quintilien est né la seconde année de l'empereur Claude, qui est la quarante-deuxième de Jésus-Christ (ROLLIN Hist. anc. Oeuvres, t. XI, 2e part. p. 706, dans POUGENS.)

Ô muses, accourez, solitaires divines, Amantes des ruisseaux (A. CHÉN. Élég. XIV)

Il exprime le sentiment qu'on a pour quelqu'un ou quelque chose.

Antoine sur sa tête attira notre haine En se déshonorant par l'amour d'une reine (CORN. Cinna, III, 4)

L'horreur que tu fais voir d'un mari vertueux.... (CORN. Hor. V, 3)

Quelle reconnaissance, ingrate, tu me rends Des bienfaits.... (CORN. Héracl. IV, 5)

Grâce à ce conquérant, à ce preneur de ville ! Grâce.... - De quoi, madame ? est-ce d'avoir conquis Trois sceptres.... (CORN. Nicom. IV, 2)

Le respect des autels, la présence des dieux (CORN. Théodore, II, 4)

C'est elle [la foi] qui a produit dans les patriarches l'amour de Dieu, la confiance en ses bontés, le zèle de sa religion, l'espérance de ses promesses (FLÉCH. Panég. II, 473)

Sans respect des aïeux dont elle est descendue (BOILEAU Sat. v.)

Du zèle de ma loi que sert de se parer ? (RAC. Athal. I, 1)

Est-ce que de Baal le zèle vous transporte ? (RAC. ib. III, 3)

À l'amour de Pharnace on impute mes pleurs (RAC. Mithr. II, 6)

Il exprime un rapport d'origine, de dérivation. Le vent du nord. Les peuples du midi. Les productions des colonies.

Il marque l'objet, le but, la fin, la nature, la qualité ; dans ce sens il forme avec le terme qui le suit une expression adjective. Acte de vente. Un homme de génie. Un homme de rien.

Il est certain que les oeuvres de miséricorde ne sont pas seulement de conseil, mais de précepte dans le christianisme (BOURD. Exhort. char. env. les nouv. cath. t. I, p. 134)

Des conseillers d'iniquité, des ministres de la volupté (MASS. Car. Dang. des prosp. temp.)

Pour aller consulter l'homme de Dieu (MASS. ib. Inconstance.)

Tout pécheur est donc un enfant de mort et de colère (MASS. ib. Empl. du temps.)

Hélas ! ils sont des enfants de lumière pour les affaires du siècle (MASS. ib. Pet. nombre des élus.)

Dieu à qui il n'est pas plus difficile de faire naître l'enfant de la promesse d'une vieillesse stérile que d'un âge plus fécond (MASS. ib. Fausse confiance.)

Le crime, cet enfant de ténèbres, ne craint pas la lumière (MASS. ib. Resp. hum.)

Lorsque nous vous exhortons à fuir les spectacles lubriques, les assemblées de péché (MASS. ib. Fausse conf.)

La malignité de l'ennemi, dit saint Augustin, dresse depuis longtemps deux piéges dangereux à la faiblesse des hommes : un piége de séduction et un piége de terreur (MASS. ib. Resp. hum.)

Des entretiens dangereux et des commerces de passion remplissent le reste de ses journées (MASS. ib. Mauv. riche.)

Ce n'est pas ici une chaire de contention, c'est le lieu de la vérité (MASS. ib. Par. de Dieu.)

Plus Jésus-Christ diminue dans votre coeur, plus l'homme de péché augmente et se fortifie (MASS. ib. Commun.)

Cette eau de jalousie dont il est parlé dans le Lévitique (MASS. ib. Commun. 2)

Dans ces maisons de retraite, de prière, d'austérité, où il semble que le Seigneur devrait trouver cette foi qui n'est plus dans le reste de la terre (MASS. ib. Vocation.)

Cet homme de péché que nous portons dans notre fonds (MASS. Panég. St Bernard.)

Ne faisons pas de la profession sainte de la piété une vie d'humeur et de caprice (MASS. Car. Injust. du monde.)

Cette voix de vertu qui se fait entendre dans l'abîme où l'âme est ensevelie (MASS. ib. Lazare.)

Après bien des années de vertu (MASS. ib.)

Qu'il est difficile de regarder comme un exil une terre de délices ! (MASS. ib. Dang. des prosp. temp.)

Vous placez dans le sanctuaire des vases de rebut et d'ignominie (MASS. ib.)

On ne passe pas en un instant d'un état de justice à un état de péché (MASS. ib. Inconst.)

L'éducation chrétienne est une éducation de retraite, de pudeur, de modestie, de haine du monde (MASS. ib. Petit nombre des élus.)

Une vie entière de prière et de vigilance (MASS. ib. Tiédeur.)

Il exprime l'instrument. Un coup de fusil. Un signe de tête. Un serrement de main.

Il exprime la destination. Une salle de spectacle. Un habit de ville. Couverture de mulet. Couvertures de chevaux. Des souliers de chasse.

La profession. Un homme de guerre. Une femme de ménage. Un garçon de magasin. Un marchand de vin. Un marchand de vins fins. Un marchand de paille, de foin. Un marchand de plumes à écrire. Un marchand de plumes pour faire des lits.

La matière. Une table de marbre. Une tabatière d'or. Pâte d'amandes. Du sucre de pomme. Une marmelade de pommes. Sirop de groseille. De la fécule de pomme de terre. Un ragoût de pommes de terre.

Le contenu. Une pièce de vin. Une tasse de lait. Un baril d'olives. Une assiette de poires. Une pension de femmes.

La durée Une guerre de vingt ans. Un travail de dix années.

Il exprime la date. Un lièvre de trois jours [un lièvre tué depuis trois jours].

Les démons chassés, les aveugles nés guéris, les morts de quatre jours ressuscités (BOURD. Myst. Résurr. de J.-C. t. I, p. 320)

La dimension. Un voile de deux aunes. Un homme de six pieds.

La valeur. Une pièce de cent sous. Une maison de cent mille francs.

La quantité. Une armée de cent mille hommes. Une population de quinze cents âmes.

2. De sert à unir le nom commun d'une chose avec le mot particulier qui la distingue de toutes les autres choses semblables. La ville de Paris. Le mois de mai. Le mot de langue.

Ils ont exclu l'unité de la signification du mot de nombre (PASC. Pens. I, 2)

On entend ce que l'on conçoit par le terme de temps ; c'est ce mouvement supposé (PASC. ib. I, 2)

Il ne s'ensuivra pas de là que la chose qu'on entend naturellement par le mot de temps soit en effet le mouvement d'une chose créée (PASC. ib.)

Par suite de cette définition il y aura deux choses qu'on appellera du nom de temps (PASC. ib.)

Cet usage du mot de sceptre se trouve à toutes les pages de l'Écriture (BOSSUET Hist. II, 2)

Tous les termes de la prophétie sont clairs ; il n'y a que le mot de sceptre que l'usage de notre langue nous pourrait faire prendre pour la seule royauté (BOSSUET ib.)

On disait de même dans le XVIIe siècle : l'année de 1691, et ainsi de suite. Aujourd'hui on supprime de préférence le de : l'année 1862.

3. Construction de de entre un substantif ou un adjectif pris substantivement et un autre substantif, laquelle est analogue à celle de : la ville de Paris, et dans laquelle le nom construit avec de ne fait que déterminer le nom précédent comme Paris détermine ville : un fripon d'enfant, c'est un fripon qui est un enfant ; mon bourreau de maître, c'est mon bourreau qui est mon maître, et ainsi de suite.

Réglez-vous, regardez l'honnête homme de père Que vous avez du ciel ! comme on le considère ! (MOL. l'Étour. I, 9)

Ô traître ! ô bourreau d'homme (MOL. ib. II, 9)

Eh bien, ne voilà pas mon enragé de maître (MOL. ib. V, 7)

Et ce jaloux maudit, ce traître de Sicilien, me fermera toujours tout accès auprès d'elle (MOL. Sicil. 5)

Vous devez rendre grâces au ciel de l'honnête homme de père qu'il vous a donné (MOL. Avare, I, 10)

Votre coquine de Toinette est devenue plus insolente que jamais (MOL. Mal. imag. I, 6)

Un saint homme de chat bien fourré, gros et gras (LA FONT. Fabl. VII, 16)

Mais un fripon d'enfant (cet âge est sans pitié) Prit sa fronde, et du coup tua plus d'à moitié La volatile malheureuse (LA FONT. ib. IX, 2)

Il tardait à la dame D'y rencontrer son perfide d'époux (LA FONT. Richard.)

Sa chienne de face (MOL. École des F. IV, 2)

Si mon traître d'époux par bonheur était mort (REGNARD Démocr. amour. II, 8)

Quel chien de train ! quelle chienne de vie ! (J. B. ROUSS. IV, Épig. 5)

Un diable de neveu Me fait par ses écarts mourir a petit feu (PIRON Métromanie, II, 1)

J'ai une drôle d'idée dans la tête (VOLT. Corresp. génér. 26 janv. 1740)

Mes bourreaux de symphonistes raclaient à percer le tympan d'un quinze-vingts (J. J. ROUSS. Conf. IV)

Tiens ! va dire à ton sot de précepteur qu'il te donne d'autres thèmes (BRUEYS Grondeur, I, 8)

Depuis, dis-je, qu'il a perdu, par une querelle de jeu, son libertin de fils aîné, tu sais comment tout a changé pour nous (BEAUMARCH. Mère coup. I, 2)

4. De, placé entre les titres et les noms propres de famille, s'emploie comme signe de noblesse. Madame de Sévigné. Le duc de la Rochefoucauld.De, qualification nobiliaire pris substantivement. Il a ajouté un de à son nom. Il a pris le de.

Le de s'usurpait aussi par qui voulait depuis longtemps (SAINT-SIMON 106, 127)

Il n'est vilain qui faute de mieux ne mette au moins un de à son nom (P. L. COUR. I, 118)

C'est sa nouvelle fantaisie de mettre un de avec son nom, depuis qu'il est éligible et maire de la commune (P. L. COUR. 2e lettre particulière)

Eh quoi ! j'apprends que l'on critique Le de qui précède mon nom (BÉRANG. Vilain.)

5. De placé entre un mot et ce même mot répété exprime l'excellence ; usage qui, provenant de la langue hébraïque, ne s'étend guère au delà des locutions bibliques ou de locutions formées sur ce modèle. Le saint des saints, le lieu le plus saint dans le temple de Jérusalem. Le cantique des cantiques, titre d'un cantique qui est dans la Bible. L'être des êtres, Dieu.

Vanité des vanités, et tout est vanité ; c'est la seule parole qui me reste ; c'est la seule réflexion que me permet, dans un accident si étrange, une si juste et si sensible douleur (BOSSUET Duch. d'Orl.)

Humble, et du saint des saints respectant les mystères, J'héritai l'innocence et le Dieu de mes pères (LAMART. Médit. I, 20)

6. De entre un substantif et un verbe à l'infinitif, ce qui est une espèce de substantif. L'art de bien dire. La faculté de prévoir. Aura-t-il la force d'achever un tel travail ?

Entre un substantif et quelques mots considérés habituellement comme des adverbes. La journée de demain.

Entre un substantif et une préposition. Le pays d'au delà la Loire.

Notre esprit la reçoit [la foi] à son premier réveil, Comme les dons d'en haut, la vie et le soleil (LAMART. Médit. I, 18)

6. De pris partitivement ; ce qui d'ailleurs, au fond, n'est encore que le cas de de entre un substantif et un autre substantif, puisque, dans la construction partitive, un substantif est sous-entendu. Des hommes m'ont dit, c'est-à-dire un certain nombre d'hommes. De bons livres, c'est-à-dire un certain nombre de bons livres.

Nous ne pouvions jeter les yeux sur les deux rivages sans apercevoir des villes opulentes, des maisons de campagne agréablement situées, des terres qui se couvraient tous les ans d'une moisson dorée, des prairies pleines de troupeaux (FÉN. Tél. II)

La corruption qui tous les jours peut produire de nouveaux fruits de mort (MASS. Car. Fausse confiance)

Là, Vénus, me dictant de faciles chansons, M'a nommé son poëte entre ses nourrissons (A. CHÉN. Éleg. VIII)

De pris partitivement devant un nom singulier : je n'ai point d'argent ; il n'a pas eu de contentement ; je n'ai jamais vu de ville plus jolie ; en ce cas le substantif est un nom qui admet la division, ou qui, ne l'admettant pas de sa nature, est considéré comme une sorte de nom collectif divisible : je n'ai point portion d'argent : il n'a pas eu portion de contentement ; je n'ai jamais vu (ville) plus jolie (dans le genre) de ville.

Et quoi ? dit le père, que pourrait-il y avoir de manque après que tant d'habiles gens y ont passé ? (PASC. Prov. 6)

David ne donna jamais de plus beau combat (BOSSUET Marie-Thér.)

Vous ne faites rien de cela dans la vie que vous menez (BOURD. Instr. prudence du salut, exhort. t. II, p. 405)

De se prend partitivement aussi devant un nom de nombre.

Nous voyons que les premiers hommes, lorsque le monde plus innocent était encore dans son enfance, remplissaient des neuf cents ans par leur vie (BOSSUET Yol. de Monterby.)

Voit-on fleurir chez eux des quatre facultés ? (BOILEAU Sat. VIII)

Je n'aime point ces rois qui ont des trois cents femmes (VOLT. Dial. XV, 5)

Je suis un paresseux, mon cher philosophe ; je crois que c'est une mauvaise qualité attachée au peu de santé que j'ai ; je passe des six mois sans écrire à mes amis (VOLT. Lett. Pitot, 19 juin 1741)

De pris partitivement dans une phrase négative avec que, construction dont le sens est pas autre.

Nous n'avons point de roi que César (BOSSUET Hist. II, 10)

De pris partitivement devant certain. Nous bûmes de certain vin. De certains hommes vinrent à nous.

Ceux [les principes] de la volonté sont de certains désirs naturels et communs à tous les hommes, comme le désir d'être heureux (PASC. Pensées, I, 3)

Et cela pourrait expliquer de certaines bizarreries (VAUVENARGUES. Vivac.)

Aujourd'hui on supprime souvent le de devant certain.

De employé partitivement devant aucuns, aucunes dans le XVIIe siècle et signifiant quelques-uns, de certaines personnes.

Il y en a d'aucunes qui prennent des maris seulement pour se tirer de la contrainte de leurs parents (MOL. Mal. imag. II, 7)

Cette tournure n'est plus usitée.

De, dans une construction où au fond il est explétif, devant des adjectifs ou des participes pris partitivement d'après l'analyse grammaticale. Il y eut cent hommes de tués. Est-il quelqu'un d'assez osé ? Je n'y vois rien d'étonnant. Sa conduite n'a rien de généreux. Payez ; sinon, rien de fait [rien qui soit fait, arrêté, conclu]. Ces phrases se résolvent en : de tués, il y eut cent hommes ; d'assez osé, d'homme assez osé, est-il quelqu'un ? etc. toutes constructions qui grammaticalement sont partitives.

Sans doute ils n'ont aucun dessein d'arrêté (PASC. Prov. 5)

Est-il rien de plus noir que ta lâche action ? (MOL. Sganar. 16)

Mais ce qui me paraît encore de plus honorable à la vertu, c'est que.... (MASS. Car. Resp. hum.)

Il est vrai qu'il n'y en avait eu que trois mille cinq cents de vendus en quatre ou cinq jours (D'ALEMB. Lett. à Volt. 22 sept. 1767)

Des grammairiens modernes ont prétendu qu'il n'était pas correct de dire : il y a eu cent hommes de tués, et que le de devait être supprimé. La question avait été agitée déjà du temps de Vaugelas qui déclare que le de est appuyé par de bons auteurs. Aujourd'hui l'usage l'a consacré, usage qui d'ailleurs n'a rien d'inexplicable grammaticalement.

Il n'y a rien qui paraisse de plus insensé à ceux qui ne sont pas éclairés d'en haut (BOSSUET Hist. II, 11)

On remarquera cette tournure : Bossuet ayant à construire rien de plus insensé avec paraître, a mis le verbe au milieu ; construction qui peut sembler insolite, mais qui est bonne et à imiter.

Il n'y a rien de tel que l'adversité pour mûrir un homme. On dit aussi sans le de : il n'y a rien tel que....

De se construit de même partitivement et explétivement, avec les mots mieux, pis, plus, moins. Vous n'aurez rien de plus.

Quoi de pis que de se déshonorer ? Étranger que j'étais, je n'avais rien de mieux à faire que d'étudier cette foule de gens qui y abordaient sans cesse (MONTESQ. Lett. pers. 48)

8. De pris absolument devant un substantif, exprime la manière, la disposition, l'état, la situation. De gaieté de coeur. De colère il rompit l'entretien. De peur d'un plus grand mal il céda. De côté et d'autre. Du côté des ennemis.

Je les suivis de rage et m'y rangeai comme eux (CORN. Sertor. I, 3)

De bonheur pour ce loup qui ne pouvait crier, Près de là passe une cigogne (LA FONT. Fabl. III, 9)

De bonheur pour elle ces gens partirent tout aussitôt (LA FONT. Psyché, II, p. 118)

Que ne l'émondait-on sans prendre la cognée ? De son tempérament il eût encor vécu (LA FONT. Fabl. X, 2)

Mille gens le sont bien, sans vous faire bravade, Qui de mine, de coeur, de biens et de maison Ne feraient avec vous nulle comparaison (MOL. Éc. des f. IV, 8)

Elles étaient, de leur fond et par leurs penchants, douces, patientes, équitables, droites, régulières (BOURDAL. 2e dim. après l'Épiph. Dominic. t. I, p. 104)

Soit d'imprudence, soit de générosité, la suivante crie du milieu des flots : Sauvez-moi, je suis la mère de l'empereur (DIDER. Ess. s. Claude.)

De lassitude, Messaline se jette dans un de ces tombereaux qui transportent les immondices des jardins (DIDER. ib.)

Lorsque Vénus, du haut des célestes lambris, Sans armes, sans carquois vint m'amener son fils (A. CHÉN. Élég. II)

En cet emploi, de signifie parfois : en fait de. N'avoir du pouvoir que l'apparence.

Vivre avec des hommes qui n'ont presque de l'homme que la figure (BOURD. Exhort. char. env. un sémin. t. I, p. 157)

D'honneur, d'homme d'honneur, sorte d'affirmation interjective signifiant sur mon honneur, sur la parole d'un homme d'honneur.

Bon ! voilà l'autre encor, digne maître D'un semblable valet ! ô les menteurs hardis ! - D'homme d'honneur, il est ainsi que je le dis (MOL. Dép. am. III, 8)

De exprimant qu'il est question, qu'il est traité d'une matière. De la chasse. De la tragédie grecque. Des peintres italiens du XVIe siècle. Il y a de sous-entendu : livre, chapitre qui traite de la chasse, etc.

Pendant. De nuit. De jour, la chouette se cache dans les trous, et de nuit elle va chercher sa pâture.

Ils ne me mettront d'aujourd'hui en colère (SÉV. 420)

Sans que de tout le jour je puisse voir Titus (RAC. Bérén. IV, 5)

Ce chasseur perce donc un gros de courtisans, Plein de zèle, échauffé, s'il le fut de sa vie (LA FONT. Fabl. XII, 12)

Il [Josèphe] avoue qu'il ne put jamais la bien prononcer [la langue grecque], parce qu'il ne l'avait pas apprise de jeunesse, les Juifs estimant peu l'étude des langues (ROLLIN Hist. anc. liv. XXV, ch. 2, art. 1er, § 2)

Et je suis plus heureux dans ma captivité Que je ne le fus de ma vie Dans le triste bonheur dont j'étais enchanté (J. B. ROUSS. Cantate, Triomphe de l'amour.)

Heureux si, de son temps, pour cent bonnes raisons, La Macédoine eût eu des Petites-Maisons (BOILEAU Sat. VIII)

Ne t'ai-je pas trouvé de nuit tuant un mouton ? (BRUYEIS Avoc. Pat. I, 8)

À partir de.

Du moment qu'il l'a vue, Les troubles ont cessé, sa joie est revenue (CORN. Soph. II, 1)

Je n'avais ni dormi, ni mangé de vingt-quatre heures (SÉV. 219)

Je suis ici de jeudi (SÉV. 287)

Ce n'est pas d'aujourd'hui qu'ils méditent ce dessein (PASC. Prov. 19)

De ce jour tu verras Thyeste dans mes chaînes (CRÉB. Atrée, I, 3)

De, construit de cette façon, indique le changement d'état, de condition : de commis il devint directeur.

Ordre lui vient d'aller au fond de la Norvége, Prendre le soin d'une maison En tout temps couverte de neige ; Et d'Indou qu'il était on vous le fait Lapon (LA FONT. Fabl. VII, 6)

Ils forgeront de leurs épées des socs de charrue et de leurs lances des faux (SACI Bible, Isaïe, II, 4)

Et que le sort burlesque, en ce siècle de fer, D'un pédant, quand il veut, sait faire un duc et pair (BOILEAU Sat. I)

Cette construction s'emploie aussi avec les adjectifs. De pauvre il devint riche.

De chrétien qu'on était, on devient peu à peu tout mondain et presque païen (BOURD. Sur la fausse consc. 1er avent, p. 160)

De.... en.... exprime que l'on va d'un lieu, d'un objet en un autre.

Errer, un livre en main, de bocage en bocage (A. CHÉN. Élég. XIV)

De.... à.... exprime, au physique ou figurément, l'intervalle, le passage d'une chose à un autre. De l'Elbe à la mer Baltique ou jusqu'à la mer Baltique.

De la créature nous devons nous élever au créateur (BOURD. Respect hum. 2e avent, p. 414)

Du crime au repentir un long chemin nous mène, Du repentir au crime un moment nous entraîne (COLARD. Ép. d'Héloïse à Ab.)

Ils étaient de trente à quarante, leur nombre était entre trente et quarante. Je serai chez moi de cinq heures à SIX, entre cinq heures et six heures.

De.... à.... D'homme à homme, c'est-à-dire entre deux hommes, quand il s'agit de deux hommes. D'homme à homme, cela peut se dire et se faire.

De vous à moi, c'est-à-dire entre vous et moi, et de manière que ce qui se passe entre vous et moi ne soit pas répété. Ceci est de vous à moi ; vous n'en parlerez pas.

De.... en.... De point en point, c'est-à-dire d'un point jusqu'à l'autre, tout à fait, complétement. Il a executé ses ordres de point en point. De bout en bout, c'est-à-dire d'un bout jusqu'à l'autre. De jour en jour, c'est-à-dire un jour après l'autre, chaque jour, incessamment. Le danger devient plus grand de jour en jour.

B. 9° De entre un adjectif et un substantif ou un pronom personnel. Digne d'estime. Avide de gloire. Altéré de sang. Je suis mécontent de moi. Faible d'esprit et de corps.

Allons, unis d'esprit, sans commerce du corps, Achever notre hymen dans l'empire des morts (ROTR. Antig. V, 9)

Elles sont vides de sentiments, qui n'ont régné que depuis leur temps (LA BRUY. 1)

Combien était ennemie la pieuse reine de ces regards dédaigneux ! (BOSSUET Marie-Thér.)

Leur patience m'étonne, et d'autant plus qu'elle ne peut m'être suspecte ni de timidité ni d'impuissance (PASC. Prov. 18)

Je laisse mon esprit, libre d'inquiétude, D'un facile bonheur faisant sa seule étude (LA MART. Médit. I, 20)

De se construit avec le superlatif Le meilleur des hommes.

Un poëte à la cour fut jadis à la mode ; Mais des fous aujourd'hui c'est le plus incommode (BOILEAU Sat. I)

Elle tomba premièrement sur une pointe de rocher, et puis sur une autre, de roc en roc ; chacun d'eux emporta sa pièce ; de manière qu'elle arriva le plus joliment du monde au royaume de Proserpine (LA FONT. Psyché, II, p. 152)

De entre un adjectif et un verbe. Désireux de voir.

Las de perdre en rimant et sa peine et son bien (BOILEAU Sat. I)

Il était aisé à la reine de faire sentir une grandeur qui lui était naturelle (BOSSUET Marie-Thér.)

De entre un adjectif et un infinitif, avec le sens de à cause que, vu que.

Oh ! trop heureux d'avoir une si belle femme ! Malheureux bien plutôt de l'avoir, cette infâme ! (MOL. Sganar. 16)

Mon révérend père, lui dis-je, que le monde est heureux de vous avoir pour maîtres ! (PASC. Prov. 6)

Ils ne sont pas adroits d'avoir ainsi averti tout le monde de leur intention (PASC. ib. 19)

Ils sont admirables de vouloir prendre le parlement pour dupe (PASC. ib.)

Mais ne suis-je pas bien fou de vouloir raisonner... ? (MOL. Sgan. 1)

Sottes de ne pas voir que le plus grand des soins.... (LA FONT. Fabl. III, 6)

De ou que de entre un adjectif construit avec si et un verbe, et signifiant assez.... pour....

Un agneau se désaltérait Dans le courant.... Qui te rend si hardi de troubler mon breuvage ? (LA FONT. Fabl. I, 10)

Je n'aurais pas été si hardi que d'entreprendre.... (VOIT. Lett. 69)

C. 10° De construit avec un pronom personnel. On n'agit pas toujours de soi-même. Il est venu de lui-même s'excuser.

Choisissez de vous-même et je ferme les yeux (CORN. Othon, III, 3)

Je ne fais rien de moi-même (SACI Bible, Évang. St. Jean, VIII, 28)

Il a fait de lui-même ce que vous auriez tôt ou tard exigé (DIDER. Père de fam. I, 5)

De soi, par sa propre vertu, naturellement. De soi, rien n'est permanent sur la terre. Cela va de soi. Cela s'entend de soi.

Rien, suivant la raison, n'est juste de soi (PASC. Pensées, I, 6)

Tout cela n'a rien, de soi-même, qui soit contraire à la véritable sagesse (BOURDAL. Instr. Prudence du salut, Exhort. t. II, p. 407)

De moi, c'est-à-dire quant à moi, pour ce qui me concerne ; ancienne locution qui représente : quant à ce qui est de moi ; elle est tombée en désuétude, et on dit : pour moi.

De moi, toutes les fois que j'arrête les yeux à voir.... (MALH. I, 1)

De moi, plus je suis combattu, Plus ma résistance Montre sa vertu (MALH. Chanson, V, 27)

De moi, je fus touché de voir tant de valeur (TRISTAN Mort de Chrispe, I, 3)

De devant un pronom démonstratif. De celui-ci allons à celui-là.

De cela même, à cause de cela même.

Ces tableaux admirables dont parle Pline et qui, selon ce savant connaisseur, n'en étaient que plus admirés, de cela même qu'ils étaient demeurés imparfaits (MAIRAN Éloges, le card. de Polignac.)

D. 11° De entre un pronom conjonctif et un autre mot.

Qui des deux l'emportera ? Lequel de vous ou de votre ami est venu jusqu'ici ? Or il est temps, ma soeur, de montrer qui nous sommes, Et qui peut plus sur nous, ou des dieux ou des hommes (ROTR. Antig. III, 5)

Qu'ils jugent en partant qui méritait le mieux, Des Français ou de moi, l'empire de ces lieux (VOLT. Zaïre, I, 4)

Des grammairiens ont blâmé cette tournure, assurant qu'il fallait dire non : lequel des deux était le plus éloquent, de César ou de Cicéron ; mais lequel des deux, César ou Cicéron, était le plus éloquent, ou bien : lequel, de Cicéron et César, était le plus éloquent ? De ces deux tournures la première est correcte et peut s'employer ; la seconde est peu usitée. Dans tous les cas, l'ancienne tournure, qui est dans Rotrou, est justifiée par l'usage et implique seulement un pléonasme dans le de placé devant chaque nom.

De construit dans le même sens avec le pronom démonstratif celui, celle, ceux, celles.

Quoi ! de deux personnes qui font les mêmes choses, celui qui ne sait pas leur doctrine pèche ; celui qui la sait ne pèche pas ! (PASC. Prov. 6)

E. 12° De entre un nom de nombre et un autre mot. L'un des deux. Deux des quatre.

Daniel, un des enfants de la captivité (MASS. Car. Resp. hum.)

De avec ellipse de un. Il vint des derniers, c'est-à-dire un des derniers.

.... Et quoique des plus fins, Il n'avait pu donner d'atteinte à la volaille (LA FONT. Fabl. XI, 3)

Ma femme m'a dit que vous étiez fort honnête homme et tout à fait de ses amis, et je l'ai chargée de vous parler pour un testament que je veux faire (MOL. Mal. imag. I, 9)

Peut-être êtes-vous de ces hommes qui n'aiment qu'eux-mêmes et qui n'ont égard qu'à leur intérêt propre (BOURD. Commémor. des morts, Myst. t. II, p. 520)

J'ai vu le fer en main Étéocle lui-même ; Il marche des premiers (RAC. Théb. I, 1)

Et de, pris absolument devant un nom de nombre, exprime que, comptant quelque chose, on signale particulièrement le nombre indiqué.

Et de trois [bourses] ; celle-ci fut rude à arracher (BEAUMARCHAIS Mar. de Fig. V, 19)

F. 13° De entre un verbe et un nom, construction où il exprime les compléments des différents verbes de la phrase. Que pensez-vous de cela ? Traiter de la paix. Différer d'avis. Médire de quelqu'un. Il se mêle d'affaires qui ne le regardent pas. On l'accusa de ce malheur. Vous le taxiez de folie. Vivre de légumes. Son esprit manque de justesse. Tirer avantage de ses talents. Le vrai ne dépend point du temps ni de la mode. Issu d'une bonne famille.

Et du sacré bandeau qu'il vous mit sur la tête [il] Acheta de vos voeux la superbe conquête (ROTR. Bél. IV, 2)

Tu [amour] m'obligeras plus d'un trait de ta pitié Qu'elle [la fortune] de son crédit ou de son amitié (ROTR. ib. II, 7)

Si nous sommes obligés à user de cette sage réserve.... (BOSSUET Libre arb. 4)

C'est une dame Qui de quelque espérance avait flatté ma flamme (MOL. Mis. I, 2)

[Agnès] N'a plus voulu songer à retourner chez soi, Et de tout son destin s'est commise à ma foi (MOL. Éc. des f. IV, 8)

Elle [la perdrix] fait la blessée et va traînant de l'aile (LA FONT. Fabl. X, 1)

Contemplant d'un lieu tranquille leur embarras, leurs afflictions, leurs malheurs, ni plus ni moins que les dieux considèrent de l'Olympe les misérables mortels (LA FONT. Psyché, I, p. 101)

Je devais par la royauté Avoir commencé mon ouvrage : à la voir d'un certain côté, Messer Gaster [l'estomac] en est l'image (LA FONT. Fabl. III, 2)

Il me faudrait des journées entières pour me bien expliquer à vous de tout ce que je sens (MOL. G. D. III, 5)

Choisissez de César, d'Achille ou d'Alexandre (BOILEAU Sat. v.)

Prosternée aux pieds de Jésus-Christ, elle les arrosa de ses larmes, elle les essuya de ses cheveux (BOURDAL. Respect hum. 2e avent. p. 403)

Il a fort vu M. d'Uzès, qui ne peut se taire de vos perfections (SÉV. 28 oct. 1671)

Volage muse, aimable enchanteresse, Qui, m'égarant dans de douces erreurs, Viens tour à tour parsemer ma jeunesse De jeux, d'ennuis, d'épines et de fleurs (GRESSET Épître à ma Muse.)

Il ne vous eût pas été permis de vivre d'humeur, de tempérament, et de ne prendre que ce qui vous plaît pour la règle de ce que vous devez faire (MASS. Or. fun. Prof. rel. 3)

De cette autre entreprise honorez mon audace (RAC. Mithr. III, 1)

Sans me faire payer son salut de mon coeur (RAC. Andr. I, 4)

Le seul Agamemnon, refusant tant de gloire, N'ose d'un peu de sang acheter la victoire (RAC. Iphig. I, 3)

Laissez à Ménélas racheter d'un tel prix Sa coupable moitié dont il est trop épris (RAC. ib. IV, 4)

Mais d'un soin si cruel la fortune me joue (RAC. Bérén. V, 2)

.... D'un regard a daigné m'avertir (RAC. ib. I, 3)

.... D'un ordre constant gouvernant ses provinces (RAC. Théb. I, 5)

Venez, de l'huile sainte il faut vous consacrer (RAC. Ath. IV, 3)

Tous les jours je l'invoque, et d'un soin paternel Il me nourrit des dons offerts sur son autel (RAC. ib. II, 7)

De quelle noble ardeur pensez-vous qu'ils se rangent Sous les drapeaux d'un roi longtemps victorieux ? (RAC. Mithr. III, 1)

Les prudents du siècle eurent beau lui représenter.... qu'il fallait éblouir les âmes grossières de quelque apparence de gloire (FLÉCH. Panég. II, p. 357)

Son fils Ferdinand III qui hérita de sa politique et fit comme lui la guerre de son cabinet (VOLT. Louis XIV, 2)

Toi qui prétendais me défendre, tu ne m'as servi de rien (VOLT. Le blanc et le noir.)

Il [Héraclite] avait écrit de la matière, de l'univers, de la république et de la théologie (DIDER. Opin. des anc. phil. Héraclitisme.)

Les anachorètes écrivirent de la douceur du rocher et des délices de la contemplation (CHATEAUB. Génie, II, V, 3)

La muse t'enivra de précoces faveurs (LAMART. Médit. I, 14)

Silencieux abîme où je vais redescendre, Pourquoi laissas-tu l'homme échapper de ta main ! De quel sommeil profond je dormais dans ton sein ? (LAMART. ib. I, 18)

8. De entre un verbe et un substantif et composant avec ce substantif une sorte de locution adverbiale qui modifie le sens du verbe à la façon des adverbes. Il me parla d'un ton menaçant. Il alla de son propre mouvement le trouver.

Non, je n'en ferai rien, la chose est résolue, Ou l'on m'y contraindra de puissance absolue (MAIR. Sophon. IV, 6)

Si vous ne consolez d'un traitement plus doux Celui qui désormais ne peut vivre sans vous (MAIR. ib. III, 4)

Anéantissez-vous de honte et de respect (CORN. Prol. de la Toison, 4)

Et même à ses Romains ne daigne repartir Que d'un regard farouche et d'un profond soupir (CORN. Pomp. III, 1)

S'il ne vous traite ici d'entière confidence (CORN. Poly. I, 3)

[Il] Les traitait malgré lui d'entière égalité (CORN. Attila, II, 1)

Et de quelque rigueur que le destin me traite, Je perds moins à mourir qu'à vivre leur sujette (CORN. Rodog. V, 1)

Et pour vous témoigner de quelle indifférence J'abandonne un plaisir que j'ai tant poursuivi (ROTROU Vencesl. III, 4)

Ô folle piété qui d'une même audace Fit la rébellion et reçoit la menace ! (ROTROU Antig. IV, 3)

Nous volons sur ses pas d'une ardeur unanime (ROTROU Bélis. V, 7)

Car Lucile soutient que c'est une chanson, Et m'a parlé d'un air à m'ôter tout soupçon (MOL. Dépit am. III, 8)

Et traitant de mépris les sens et la matière, à l'esprit, comme nous, donnez-vous tout entière (MOL. Femmes sav. I, 1)

Où, de droit absolu, j'ai pouvoir d'ordonner (MOL. Sgan. I)

Et tâchons d'ébranler, de force ou d'industrie, Ce malheureux dessein qui nous a tous troublés (MOL. Tart. IV, 2)

Vous les voulez traiter d'un semblable langage ? (MOL. ib. I, 6)

Et traitent de même air l'honnête homme et le fat (MOL. Mis. I, 1)

Nous faisons maintenant de la médecine d'une façon toute nouvelle (MOL. Méd. m. lui, II, 6)

Vous agiriez de mauvais sens (PASC. dans COUSIN)

Ils l'aimaient seulement de bouche, et ils lui rendaient de la langue des soumissions trompeuses (SACI Bible, psaume 77, V. 36)

.... Ô jour heureux pour moi ! De quelle ardeur j'irai reconnaître mon roi ! (RAC. Athal. I, 1)

9. De entre un verbe passif ou un participe passif ou une construction à sens passif et un substantif ou un pronom personnel et faisant fonction de complément passif.

Je suis vaincu du temps, je cède à ses outrages (MALH. II, 12)

Tantôt je me la vois d'un pirate ravie (MALH. V, 21)

Le soldat qui ne s'était jamais vu tromper des [par les] promesses du roi (VAUGEL. Q. C. 499)

L'agrément est institué de la nature pour représenter la jouissance (DESC. Pass. 90)

Il a voulu dire seulement avec saint Paul que toute puissance est établie de Dieu (PELLISS. Mém. pour les gens de lettres, p. 75)

J'ai connu un homme qui prouvait par bonnes raisons qu'il ne faut jamais dire, une telle personne est morte d'une fièvre et d'une fluxion de poitrine, mais elle est morte de quatre médecins et de deux apothicaires (MOL. l'Amour méd. II, 1)

Jésus-Christ est-il mort pour des impies dans le temps destiné de Dieu ? (SACI Bible, St Paul, Ép. aux Rom. V, 6)

Animé d'un regard, je puis tout entreprendre (RAC. Andr. I, 4)

Et de mille remords son esprit combattu (RAC. ib. V, 2)

Excité d'un désir curieux (RAC. Brit. II, 2)

Quoi ! toujours enchaîné de ma gloire passée.... (RAC. ib. IV, 3)

Vaincu du pouvoir de vos charmes (RAC. Alex. II, 1)

Ô ciel ! si notre amour est condamné de toi (RAC. Baj. I, 4)

Jadis Priam vaincu fut respecté d'Achille (RAC. Andr. III, 6)

Aux larmes, au travail le peuple est condamné, Et d'un sceptre de fer veut être gouverné (RAC. Ath. IV, 3)

Ignace suscité de Dieu pour venir au secours de son Église affligée (FLÉCH. Panég. II, p. 209)

Appelé de Dieu au ministère de sa parole (FLÉCH. ib. p. 198)

Il se regarda donc comme un ouvrier envoyé du père de famille pour défricher cette terre inculte (FLÉCH. ib. p. 299)

Une âme rachetée du sang de Jésus-Christ (FLÉCH. ib. p. 309)

L'autorité des prophètes, des apôtres, des hommes inspirés de Dieu (MASS. Car. Doutes s. la rel.)

Moïse son cadet est établi du ciel chef des armées du Seigneur (MASS. ib. Vocation.)

Un ver secret et dévorant placé de la main de Dieu au milieu de son coeur (MASS. ib. Mauv. riche.)

Un impie peut être frappé de Dieu, et sentir le poids de la majesté qu'il avait blasphémée (MASS. ib. Inconstance.)

Quoi ! vous auriez honte d'être choisi de Dieu comme un vase de miséricorde ! (MASS. ib. Resp. hum.)

être né le premier dans une famille, c'est être choisi du ciel pour succéder aux titres et aux dignités de nos ancêtres (MASS. ib. Vocat.)

Plus occupé des nouveaux titres dont il est revêtu qu'instruit des derniers avis d'un père mourant (MASS. ib. Mort.)

Si vous croyez que l'Évangile est une loi donnée de Dieu (MASS. ib. Samaritaine.)

En rendant l'honneur et le tribut aux puissances établies de Dieu (MASS. ib. Aumône.)

L'esprit de curiosité donné de Dieu à l'homme (VOLT. Louis XIV, 37)

Votre Majesté a fait, depuis quarante ans de règne, tout ce qu'il faut pour se faire respecter de ses amis et de ses ennemis (D'ALEMB. Lett. au roi de Prusse, 8 juin, 1780)

Les Français sont ma proie : ils n'affranchiront pas Les humbles pavillons que mon mépris leur laisse, Déjà vaincus de leur mollesse Et du seul souvenir de nos derniers combats (GILB. Ode sur la guerre.)

N'attends pas que ton coeur, de mollesse abattu.... (DUCIS Abuf. II, 7)

Ô jours de mon printemps, jours couronnés de rose, à votre fuite en vain un long regret s'oppose (A. CHÉN. Élég. XVI)

11. De entre un verbe et un substantif, et signifiant : pour, à cause de, avec.

Mais je hais vos messieurs de leurs honteux délais (MOL. Amph. III, 8)

J'adore le bon abbé de tout ce qu'il me mande là-dessus, et de l'envie qu'il a de me voir recevoir une si chère et si aimable compagnie (SÉV. 4 juin 1676)

En vain suis-je séparé du monde d'habit, d'état, de demeure, de fonction et de conversation, si mon esprit et mon coeur y sont attachés (BOURD. Serm. 17e dim. après la Pent. Domin. t. IV, p. 70)

Déjà Troie en alarmes Redoute mon bûcher et frémit de vos larmes (RAC. Iphig. V, 2)

Au moins consolez-moi de quelque heure de paix (RAC. Théb. I, 3)

Je ne sais point.... De mes sonnets flatteurs lasser tout l'univers, Et vendre au plus offrant mon encens et mes vers (BOILEAU Sat. I)

D'un soin officieux j'irritais sa blessure (DELAV. Vêp. sicil. I, 1)

12. De entre un verbe et un adjectif. Il s'est laissé traiter de lâche, c'est-à-dire il s'est laissé appeler lâche.

C'était s'exposer à être traité de séditieux par les Hérodiens (BOURD. Serm. 22e dim. après la Pentec. Dom. t. IV, p. 317)

Même emploi avec un substantif. On le traita publiquement d'homme sans foi La voix publique le qualifiait de traître, c'est-à-dire elle le disait traître. Se qualifier de prince.

13. De entre un verbe et un autre verbe qui sert de complément au premier. On l'accusa d'avoir conspiré. Vous êtes chargé de lui écrire. Il désespérait de réussir. On lui conseille de partir.

Choisis de leur donner ton sang ou de l'encens (CORN. Poly. V, 2)

Il lui échappa d'écrire : Qu'a de commun la censure de Rome avec celle de France ? (PASC. Prov. 6)

Il veut aller au delà et nous imposer de croire ce qu'il a décidé seul (PASC. ib. 19)

Les papes ont souvent entrepris de traiter comme hérétiques ceux qui appelleraient d'eux aux conciles (PASC. ib.)

Ah ! Seigneur, je n'ai pas eu ce dédain qui empêche de jeter les yeux sur les mortels trop rampants (BOSSUET Marie-Thérèse.)

Cessez de vous laisser conduire au premier vent (MOL. l'Étour. I, 9)

Rougis plutôt, rougis d'envier au vulgaire Le stérile repos dont son coeur est jaloux (LAMART. Médit. I, 14)

Dans le XVIIe siècle, de était employé dans des cas où présentement on met à.

Il exhorta le poëte de ne plus faire de vers la nuit.... (SCARR. Rom. com. I, ch. 12)

Une galère turque où l'on nous avait invités d'entrer (MOL. Scapin, III, 3)

La crainte fait en moi l'office du zèle.... et me réduit d'applaudir bien souvent à ce que mon âme déteste (MOL. D. Juan, I, 1)

Ah ! je vous apprendrai de me traiter ainsi (MOL. Amph. III, 4)

14. De entre deux verbes, avec un sens équivalent à : de ce que, vu que, puisque, quand, comme si.

Que veut-elle dire De ne venir pas ? (MALH. VI, 7)

Je mérite la mort de mériter sa haine (CORN. Cid, III, 1)

À toute autorité je fermerais les yeux, Et je ferais beaucoup de respecter les dieux (ROTR. Antig. I, 4)

Je croyais tout perdu de crier de la sorte (MOL. Sgan. 3)

Ah ! voilà qui me plaît de parler de la sorte ! (MOL. ib. 18)

Est-ce pour rire ou si tous deux vous extravaguez de vouloir que je sois médecin ? (MOL. Méd. m. lui, I, 6)

Si je suis affligé, ce n'est pas pour des prunes, Et je le donnerais à bien d'autres qu'à moi, De se voir sans chagrin au point où je me voi (MOL. Sganar. 16)

Quel sort ont nos yeux en partage, Et qu'est-ce qu'ils ont fait aux dieux, De ne jouir d'aucun hommage ? (MOL. Psyché, I, 1)

[Il] s'imagina qu'il ferait bien De se pendre et finir lui-même sa misère (LA FONT. Fabl. IX, 15)

Puisque je vois que je vous ferai plaisir de vous parler.... (PELLISS. Convers. de L. XIV devant Lille, p. 45)

Un bon prince est toujours assez loué d'être aimé (MASS. Or. fun. Dauph.)

Vous vous trompez de regarder comme des inclinations inalliables avec la piété ces penchants.... (MASS. Car. Pécheresse.)

Je me croirais haï d'être aimé faiblement (VOLT. Zaïre, I, 2)

De entre un verbe pris impersonnellement, et un infinitif. Il est bon de s'amuser. Il convient de travailler.

15. De devant un infinitif et pris absolument, c'est-à-dire sans nom ou verbe dont il soit le complément. On les appela ; eux, de courir, c'est-à-dire, sous-entendu, ils commencèrent, ils se hâtèrent de courir.

Grenouilles aussitôt de sauter dans les ondes, Grenouilles de rentrer en leurs grottes profondes (LA FONT. Fabl. II, 14)

Les médiocres gens Vinrent se mettre sur les rangs ; Elle, de se moquer (LA FONT. Fabl. VII, 5)

L'épouse indiscrète et peu fine Sort du lit quand le jour fut à peine levé, Et de courir chez sa voisine (LA FONT. ib. VIII, 6)

Mais j'offre ce que j'ai ; l'ours l'accepte ; et d'aller ; Les voilà bons amis avant que d'arriver (LA FONT. ib. VIII, 10)

Le monarque des dieux leur envoie une grue, Qui les croque, qui les tue, Qui les gobe à son plaisir ; Et grenouilles de se plaindre, Et Jupin de leur dire.... (LA FONT. ib. III, 4)

Ce portier du logis était un chien énorme, Expédiant les loups en forme ; Celui-ci s'en douta : serviteur au portier, Dit-il, et de courir ; il était fort agile.... (LA FONT. ib. IX, 10)

Je visai si juste que je lui fis tomber un bouquet dans le sein ; et de rire (J. J. ROUSS. Conf. IV)

16. De devant un infinitif et pris absolument comme le précédent, mais servant, dans cette construction, soit de sujet complexe au verbe de la phrase, soit d'annonce de ce qui va suivre.

Mais de souffrir ma gloire en la bouche des miens, C'est en ôter le prix au ciel dont je la tiens (ROTR. Bélis. I, 1)

Car, de m'imaginer que vous me méprisiez, j'avoue franchement que je n'ai pas si mauvaise opinion de moi (BALZ. liv. I, lett. 12)

Car de m'imaginer que vous m'ayez gardé quelque place.... j'ai trop bonne opinion de votre esprit pour m'en persuader cette bassesse (VOIT. Lett. 1)

Je sais quel est leur prix ; mais de les accepter, Je ne puis, et voudrais vous pouvoir écouter (LA FONT. Filles de Minée.)

De dire si la compagnie Prit goût à la plaisanterie, J'en doute (LA FONT. ib. VIII, 8)

Or d'aller lui dire non, Sans quelque valable excuse, Ce n'est pas comme on en use (LA FONT. Fab. VIII, 13)

Comme si d'occuper ou plus ou moins de place Nous rendait, disait-il, plus ou moins importants (LA FONT. ib. VIII, 15)

De raconter quel sort les avait assemblés, Quoique sous divers points tous quatre ils fussent nés, C'est un récit de longue haleine (LA FONT. ib. X, 26)

Puisque d'observer sa loi, c'est la moindre de nos pensées (BOSSUET Bonté et rigueur de Dieu.)

D'expliquer ce qui s'y passe, ce n'en est pas ici le lieu (BOSSUET Or. 7)

Car de croire que votre conduite leur soit inconnue, et qu'elle demeure secrète pour eux, abus, chrétiens (BOURD. Sur le scandale, 1er avent, p. 126)

De les vouloir parcourir toutes, ce serait une matière infinie (BOURD. 6e dim. après l'Épiph. Dominic. t. I, p. 279)

Car de mépriser la règle et d'en ressentir l'onction, c'est ce qui ne fut jamais et ce qui ne peut être (BOURD. Exhort. sur l'observ. des règles, t. I, p. 218)

De vous en faire aimer, n'est que le dernier de vos soins (HAMILT. Gramm. 6)

Je l'ai vu quelque part : de savoir où, il est difficile (LA BRUY. VII)

De savoir quelles sont leurs limites, ce n'est pas une chose facile (LA BRUY. ib.)

De servir un amant, je n'en ai pas l'adresse (BOILEAU Sat. I)

Car de penser alors qu'un Dieu tourne le monde Et règle les ressorts de la machine ronde, C'est là, tout haut du moins, ce qu'il n'avouera pas (BOILEAU ib.)

Thalès répétait souvent que de parler beaucoup n'était pas une marque d'esprit (FÉN. Thalès.)

De la voir ne servirait qu'à augmenter l'aversion (MASS. Car. Pardon.)

Car de vous le dépeindre en général, vous ne vous reconnaîtriez pas (MASS. Car. Médis.)

Vous n'en demeurerez pas à être simple spectateur, vous y applaudirez ; car de s'aller mêler parmi les mondains pour être leur censeur éternel, les avis ne seraient pas là à leur place (MASS. Confér. Fuite du monde.)

Comme si de coopérer à l'ouvrage de la rédemption des hommes était une oeuvre mercenaire (MASS. ib. Zèle contre les scandales)

Mais, direz-vous, de vouloir toujours reprendre, corriger, exhorter, ce serait se rendre odieux et importun (MASS. ib. Cond. des clercs dans le monde.)

De préférer la raison à la félicité, c'est être très insensé (VOLT. Bramin.)

De savoir si Constantin fut cause de la ruine de l'Empire, c'est une recherche digne de votre esprit (VOLT. Moeurs, 10)

De vous dire précisément s'il y a plus de gens à lier dans un pays que dans un autre, c'est ce que mes faibles lumières ne me permettent pas (VOLT. Cand. 23)

Et que de supposer qu'un animal est composé de petits animaux est à peu près la même chose que de dire que.... (BUFF. Animaux, ch. 8)

De lui copier ce griffonnage, ce serait pour en mourir (P. L. COUR. Lett. II, 18)

Les Calabrais en veulent surtout aux Français ; de vous dire pourquoi, cela serait trop long (P. L. COUR. ib. I, 211)

Cette tournure est perpétuelle dans le XVIIe siècle, et on ne parle guère autrement ; aujourd'hui on supprime souvent, surtout quand l'infinitif est sujet complexe, ce de qui n'est ni sans utilité ni sans grâce, et qui d'ailleurs peut être repris, quand on veut, d'après les meilleures et les plus sûres autorités.

Cette tournure rend compte de phrases comme celle-ci : Sa force était de céder à propos ; il faut entendre que de céder est un sujet complexe, et construire : de céder à propos était sa force.

Son caractère particulier était de concilier les intérêts opposés, et, en s'élevant au-dessus, de trouver le secret endroit et comme le noeud par où on peut les réunir (BOSSUET Anne de Gonz.)

Ses principaux soins sont de travailler pour la grandeur de son maître (LA FONT. Psyché, I, p. 105)

Richelieu, ce prélat de qui toute l'envie Est de voir ta grandeur aux Indes se borner (MALH. II, 12)

17. C'est par une même analogie d'emploi et pour un certain besoin de l'oreille que l'on met de ou que de devant des verbes où ces mots sont explétifs.

C'est faire injure au maître d'une maison, d'y entrer par la fenêtre (PASC. Prov. 6)

Son père Antonin lui avait appris qu'il valait mieux sauver un seul citoyen que de défaire mille ennemis (BOSSUET Hist. I, 10)

Que le ciel la préserve à jamais de danger ! Voyez quelle bonté de vouloir me venger ! (MOL. Sganar. 17)

Je m'en rapporte à vous-même et vous demande si c'est une chose louable que de rire ; assurément ce n'en est pas une, non plus que de boire et de manger (LA FONT. Psyché, I, p. 101)

C'est déshonorer la religion, de croire que.... (MASS. Petit car. Écueils.)

Ce serait dégrader l'Évangile, de le regarder comme la religion du peuple (MASS. Petit car. Respect.)

Est-ce aimer Dieu que de croire faiblement sa vérité ? que d'entendre indifféremment sa parole ? (FLÉCH. Panég. I, p. 313)

Il aima mieux abandonner le butin à son armée que de se l'approprier (VERTOT Révol. rom. I, p. 113)

18. De entre le verbe être ou tout autre verbe exprimant un état, et un substantif, construction où il indique que la chose dont il s'agit devient nôtre. La lecture est d'une grande fatigue pour mes yeux affaiblis. Nous sommes de la maison. Il est de votre âge.

J'ai toujours marché depuis par le plus beau temps, le plus beau pays et le plus beau chemin du monde ; vous me disiez qu'il était d'hiver quand vous y passâtes ; il est devenu d'été, et d'un été le plus tempéré qu'on puisse imaginer (SÉV. 348)

Jésus-Christ leur avait fait expressément entendre que son royaume ne serait pas de ce monde (BOURD. Instr. pour la 2e fête de Pâques, Exhort. t. II, p. 263)

La prière est pour vous d'un dégoût et d'un ennui que vous ne pouvez supporter (MASS. Car. Prière, 1)

Il se vit bientôt des plaisirs du roi, sans que l'envie des courtisans en parût révoltée (HAMILT. Gramm. 5)

.... Mon voyage dépeint Vous sera d'un plaisir extrême (LA FONT. Fabl. IX, 2)

Il n'a pas été de ce passage (SÉV. 148)

D'Hacqueville est de ce voyage (SÉV. 286)

Je ne pouvais me persuader que cette lettre fût de Philoclès [eût été écrite par lui] (FÉN. Tél. XIII)

Hélas ! tout ce qu'elle aimait devait être de peu de durée (BOSSUET Anne de Gonz.)

Le verbe peut être sous-entendu.

Henriette, d'un si grand coeur, est contrainte de demander du secours ; Anne, d'un si grand coeur, ne peut en donner assez (BOSSUET Reine d'Anglet.)

Il est de.... c'est le propre de, le caractère de.

Il est de la foi, que ce que vous donnez aux pauvres, vous le donnez à Jésus-Christ (BOURDAL. Nativ. de J. C. 2e avent, p. 540)

Il est de.... comme.... impersonnellement, avec un substantif ou un pronom, signifiant qu'une chose se comporte comme une autre.

Il est de ceci comme d'une beauté excellente et d'une autre qui a des grâces : celle-ci plaît, mais l'autre ravit (LA FONT. Psyché, I, p. 102)

Qu'est-ce.... avec de ou que de.

Qu'est-ce de ce langage-là ? c'est-à-dire que faut-il penser de ce langage-là ? ô Dieu ! qu'est-ce que de nous ? (BOSSUET Mort. 1)

Hélas ! si l'on n'aimait pas, que serait-ce de la vie ? (MOL. Pourc. III, 10)

Familièrement. Ce que c'est que de nous ! c'est-à-dire, voyez la misérable condition humaine.

Dans une phrase affirmative. Nous ne savons ce que c'est que de tromperie, ou de tromper.

Au temps de Papirius, on ne savait pour ainsi dire ce que c'était que de cavalerie (ST-ÉVREM. II, 19)

Malherbe (IV, 10) a dit d'une façon analogue, mais qui a vieilli : Ce ne m'est plus de nouveauté [cela ne me surprend plus] Qu'elle soit parfaite en beauté.

Si j'étais de vous ou que de vous, si j'étais à votre place.

Non, si j'étais de vous, je le planterais là (RÉGNIER Sat. XIII)

Dans le fond rien n'est plus misérable ; et si j'étais de vous.... (IMBERT Jaloux sans amour, IV, 1)

G. 24° De placé entre un adverbe et un nom ; il s'agit ici des adverbes loin, près, tant, trop, etc. qui apportent à l'esprit l'idée de choses et non, comme l'adverbe proprement dit, l'idée d'une qualité abstraite. Loin de la patrie. Près du tombeau. Moins d'argent. Tant de belles actions. Je suis confondu de tant de bonté. Trop ou trop peu d'exercice nuit à la santé.

Et, bien loin des sergents, des clercs et du palais, Va chercher un repos qu'il ne trouva jamais (BOILEAU Sat. I)

Pendant que tant de naissance, tant de biens, tant de grâces, qui l'accompagnaient, lui attiraient les regards de toute l'Europe (BOSSUET Anne de Gonz.)

Combien de fois ainsi, trompé par l'existence, De mon sein pour jamais j'ai banni l'espérance ! (LAMART. Médit. 18)

Voici, voilà avec de. Voilà de quel ton il a parlé. Qu'est-ce donc [l'animal] ? Une montre. Et nous ? C'est autre chose.

Voici de la façon que Descartes l'expose (LA FONT. Fabl. X, 1)

Ah ! voilà justement de mes religieuses, Lorsqu'un père combat leurs flammes amoureuses (MOL. Tart. IV, 3)

Voilà, ce me semble, de ces cas où il est doux d'avouer qu'on a tort (VOLT. Lett. Maupertuis, 1er juillet 1741)

Diantre de.... au diable soit.... Diantre soit de la folle avec ses visions ! A-t-on rien vu d'égal à ses préventions ? (MOL. F. sav. I, 5)

De placé entre un adverbe et un verbe. Bien loin de céder. Près de partir.De construit avec un adverbe, en tant que nom abstrait de lieu, de temps, de quantité, etc. De là, d'ici. De près, de loin. De trop.

C'est de là que nous vient cet art ingénieux De peindre la parole et de parler aux yeux (BRÉBEUF Phars. ch. II)

Ô mon père, d'où Molina a-t-il pu être éclairé pour déterminer une chose de cette importance sans aucun secours de l'Écriture ? (PASC. Prov. 7)

D'où vous peuvent venir ces douleurs non communes ? (MOL. Sganar. 16)

D'ici je vois la vie, à travers un nuage, S'évanouir pour moi dans l'ombre du passé (LAMART. Médit. VI)

De construit avec plus ou moins, au sens de que. Il ne s'y trouva pas moins de trente personnes, c'est-à-dire pas moins que trente personnes. Ce cep portait plus de vingt grappes, c'est-à-dire plus que vingt grappes. Cet emploi est un reste de la vieille langue qui exprimait le complément du comparatif non par que, mais par de (exemple : plus fort de moi), comme l'Italien l'exprime par di ; de ou di rendant l'ablatif latin usité en ce cas.

H. 25° De construit avec une préposition. Distinguer l'ami d'avec le flatteur. La justice et la charité ont disparu d'au milieu d'eux. Je suis sorti d'avec lui très satisfait. Vous m'avez chassé de chez moi. D'outre en outre.

Vous, homme vain, qui à peine échappé de parmi le peuple.... (MASS. Villeroy.)

Il [Mahomet enfant] ne sera point ôté d'entre les mains des mortels, parce qu'heureuses les mamelles qui l'allaiteront et les mains qui le toucheront (MONTESQ. Lett. pers. 39)

Aussi a-t-il fallu les aller querir bien loin et les faire venir de delà la mer (VOIT. Lett. 70)

De par le roi, en vertu de l'autorité du roi. Et familièrement, cela s'est fait de par ma volonté (voy.

PAR

). En cette locution se sont confondues la construction des deux prépositions de par, et l'ancienne forme de part le roi, c'est-à-dire de la part du roi.

I. 26° De construit avec la conjonction quand.

De quand est cette lettre ? Effets qui diffèrent quand la lune est pleine de quand elle est nouvelle (DESC. Monde, 12)

J. 27° De ce que, conjonction composée qui signifie parce que, à cause que. De ce que je n'en parle pas, cela ne veut pas dire que je n'y songe plus.

Voulez-vous d'autres nullités ? Que direz-vous de ce que le pape ne se contente pas de défendre d'écrire, de prêcher et de rien dire de contraire à ses décisions ? (PASC. Prov. 19)

Ce n'est pas tant la peur de la mort qui me fait fuir que de ce qu'il est fâcheux à un gentilhomme d'être pendu (MOL. Pourc. III, 2)

REMARQUE

1. La préposition de est prise tantôt dans le sens passif, tantôt dans le sens actif : quand vous dites l'amour de Rome, cela peut vouloir dire l'amour que Rome a pour vous ou l'amour que vous avez pour Rome ; Rome peut être celle qui aime ou celle qui est aimée. Il faut donc que les mots qui entourent de en déterminent bien le sens.

2. De, pris partitivement, veut l'article défini le, la, les quand le substantif n'est pas précédé d'un adjectif : des passants l'avertirent ; de l'argent est nécessaire. Mais cet article se supprime quand un adjectif précède le substantif : d'honnêtes gens ; de belles et bonnes terres ; de bon vin. Ces deux constructions s'expliquent naturellement ; la première s'explique par : un certain nombre des passants ; l'autre par : un certain nombre d'honnêtes gens ; suivant que l'on considère, dans le premier cas, les passants comme déterminés par l'article, et dans le second cas, honnêtes gens comme indéterminés par l'absence d'article. C'est ensuite l'oreille qui a fait le choix et qui a voulu, par exemple, que l'on dît des hommes et non pas d'hommes, qui n'a pas semblé assez plein ; dès lors l'usage s'est fixé et les règles sont intervenues. Avec les adverbes de quantité, c'est de sans article qu'on emploie : beaucoup d'hommes ; trop d'argent, etc. ; bien fait exception (voy. BIEN adverbe) : bien des gens m'ont dit.

3. Quand la phrase est affirmative, de, pris partitivement, veut toujours l'article après soi. Je verse de l'eau. Je demande du pain. Voulez-vous de l'eau ? Si la phrase est négative, de prend l'article ou ne le prend pas ; mais le sens est différent : je ne demande pas de pain ; je ne demande pas du pain. Dans le premier cas, je ne demande rien, pas plus du pain qu'autre chose. Dans le second cas, ce n'est pas du pain que je demande ; mais je désire autre chose. Je ne mange pas de moules, veut dire que je ne les aime pas ou n'en veux pas ; je ne mange pas des moules, veut dire que ce ne sont pas des moules que je mange actuellement.

4. En certaines locutions, où l'adjectif fait corps avec son substantif, on met des plutôt que de : des jeunes gens ; des mauvais sujets ; des bons mots ; des premiers ministres.Il est très rare que des premiers ministres s'abaissent à de si honteuses lâchetés, découvertes tôt ou tard par ceux qui ont donné l'argent ou par les registres qui ont fait foi (VOLT. Russie, II, 1) Pourtant il n'est pas interdit de suivre la règle ordinaire et de dire : de jeunes gens ; de mauvais sujets ; de bons mots. Malherbe a dit, II, 12 : Ceux à qui la chaleur ne bout plus dans les veines, En vain dans les combats ont des soins diligents ; Mars est comme l'Amour ; ses travaux et ses peines Veulent de jeunes gens. Et Molière :Et dans tous ses propos On voit qu'il se travaille à dire de bons mots (MOL. Mis. II, 5)

5. Lorsqu'un nombre cardinal est précédé de en, l'adjectif qui suit ce nombre prend ordinairement la préposition de : sur cent habitants, il y en a deux de riches. Comme en devant un nom de nombre ne permet pas de mettre un substantif après, cette remarque ne concerne que les adjectifs, et avec les substantifs l'on prend un autre tour : sur mille habitants, il y en a trois qui sont cabaretiers.

6. Voltaire, Oreste, II, 1, a dit : De deuil et de grandeur tout offre ici l'image. Il y a une faute de langage dans ce vers ; en effet, l'image exprime une idée définie à cause de l'article ; et la préposition de, placée comme elle est, exprime une idée indéfinie. Il aurait fallu dire : une image de deuil et de grandeur, ou bien l'image du deuil et de la grandeur.

7. La remarque précédente touche à un précepte analogue qui est qu'un mot pris indéterminément, c'est-à-dire sans l'article défini le, la, les, ne peut plus être représenté par un pronom dans une phrase suivante. Ainsi il serait incorrect de dire : vous m'avez fait justice, et je l'aime ; le pronom la ne peut représenter justice pris indéterminément. C'est une faute semblable qu'a commise la Bruyère, ch. XI, en disant : On l'a vu une fois heurter de front contre celui d'un aveugle. Cependant cette prescription n'est pas tellement rigoureuse qu'en certaines circonstances bien choisies, et quand le sens n'offre aucune ambiguïté, on ne puisse s'en dispenser. Ainsi il serait trop rigoureux de condamner cette phrase-ci : comme il est de bonne compagnie, il est juste qu'il l'aime.

8. Faut-il dire : je me suis entretenu avec de bons et de sages personnages ou avec de bons et sages personnages.La première forme se trouve dans les passages suivants : Avoir ensemble d'oisifs et de longs entretiens (BOURD. Pensées, t. III, p. 100)D'impitoyables et de faux réformateurs (BOURD. ib. p. 157)Vous jugerez que le critique a de profondes et de singulières connaissances de notre histoire (VOLT. Lett. Hénault, 31 oct. 1768)Ces machines qui nous ont fourni de grands et d'éternels moyens de vaincre et de régner (BUFF. Chien.)Lorsqu'on voulait se nourrir de sérieuses et d'utiles pensées (CHATEAUB. Génie, IV, II, 8)La seconde forme se trouve dans ces passages-ci : Revenue d'une si longue et si étrange défaillance (BOSSUET Anne de Gonz.)La louange de sage et vigilant père de famille (BOSSUET le Tellier) Il est donc loisible en ceci de prendre l'une ou l'autre tournure. Cependant cela ne s'applique qu'au cas où les adjectifs n'expriment pas des qualités inconciliables ; ainsi il ne faudrait pas dire : il cède à de bonnes et mauvaises pensées ; mais à de bonnes et de mauvaises pensées ; ou aussi : à de bonnes et à de mauvaises pensées.

9. La règle est, quand de est suivi de deux ou plusieurs noms ou verbes, de le répéter à chaque nom et à chaque verbe : le temps de l'action et de la parole, et non le temps de l'action et la parole ; le temps de parler et d'agir, et non le temps de parler et agir. Mais cette règle n'existait pas au XVIe siècle, et l'écrivain n'avait alors qu'à consulter là-dessus son goût et son oreille.Une portion de cette liberté durait encore dans le XVIIe siècle ; témoin ces exemples : La puissance de bien juger et distinguer le vrai d'avec le faux (DESC. Méth.); Le remède plus prompt où j'ai su recourir, C'est de pousser ma pointe et dire en diligence à notre vieux patron toute la manigance (MOL. Dép. am. III, 1)Trouvestu beau, dis-moi, de diffamer ma fille Et faire un tel scandale à toute une famille ? (MOL. ib. III, 8)Il me prend des tentations d'accommoder son visage à la compote et le mettre en état de ne plaire, de sa vie, aux diseurs de fleurettes (MOL. G. D. II, 4)Ésope, pour toute punition, lui recommanda d'honorer les dieux et son prince ; se rendre terrible à ses ennemis, facile et commode aux autres, bien traiter sa femme, sans pourtant lui confier son secret ; parler peu et chasser de chez soi les babillards ; ne se point laisser abattre au malheur ; avoir soin du lendemain.... surtout n'être point envieux du bonheur ni de la vertu d'autrui (LA FONT. Vie d'Ésope) Avec la règle actuelle et l'usage ancien, on peut dire que le de doit toujours se répéter, quand il s'agit de substantifs, et qu'aujourd'hui on rejettera une phrase comme celle-ci de Molière :La peste soit de l'homme et sa chienne de face ! (MOL. Éc. des f. IV, 2) mais qu'avec les verbes on distinguera : qu'en général il faut répéter le de ; qu'on peut pourtant l'omettre quand les deux verbes expriment une action simultanée (par exemple : il importe de bien mâcher et broyer les aliments), et dans une longue énumération, en poésie surtout, si le sens n'en souffre pas.

10. Aujourd'hui, dans les dates où figure le nom du mois, on dit, par abréviation, le 10 mars, le 12 juin, etc. Autrefois on mettait le de : le 10 de mars, le 12 de juin, etc. Voltaire n'y manque jamais dans sa longue correspondance. Mme de Sévigné datait autrement, sans de et avec le nombre ordinal : à Paris, ce dimanche 26e avril ; aux Rochers, mercredi 19e avril.

11. Dans le XVIe siècle et dans le XVIIe, on ne se faisait pas scrupule, dans les constructions avec c'est... que, de répéter, par pléonasme, la préposition de.Ce n'est pas de ces sortes de respects dont je vous parle (MOL. G. D. II, 3)Ce n'est pas de vous, madame, dont il est amoureux (MOL. Amants magn. II, 3) Ces pléonasmes sont condamnés aujourd'hui, et il faudrait dire : ce n'est pas de vous, madame, qu'il est amoureux ; ou ce n'est pas vous, madame, dont il est amoureux.

12. Le dictionnaire de l'Académie écrit : couverture de mulet et couverture de chevaux, gelée de pomme et gelée de coings. Des grammairiens se sont plaints de ces disparates, et que l'Académie n'eût donné aucune règle. Le fait est que la chose est indifférente et dépend du point de vue, suivant que l'on considère le mot comme singulier et collectif ou comme pluriel et individuel. Ainsi on dira de l'huile d'olive ou d'olives ; mais on dira un baril d'olives, parce qu'ici on ne peut considérer l'olive comme collective ; de la gelée de pomme ou de pommes, mais un panier de pommes ; des caprices de femme ou de femmes, mais une pension de femmes.

13. D'après Vaugelas, de veut toujours être joint immédiatement à son nom, sans qu'il y ait rien d'étranger entre deux, de sorte qu'il y aurait une faute dans cette phrase-ci : j'ai suivi l'avis de tous les jurisconsultes et de presque tous les casuistes ; il faut dire : et presque de tous les casuistes. Ces scrupules n'ont pas été confirmés par l'usage ; et la tournure blâmée se dit et s'écrit aujourd'hui sans conteste.

14. L'usage s'est introduit de dire : il a extrêmement d'esprit, il a infiniment d'esprit ; dans ce cas on traite extrêmement, infiniment comme beaucoup. On dit aussi, et beaucoup moins souvent, bien que plus exactement : il a de l'esprit extrêmement ou infiniment.

15. Est-il correct de dire avec ellipse de la préposition de : on perdit quinze à vingt hommes ; dix à quinze dames étaient présentes ? Cette ellipse, très employée dans le parler vulgaire, et indiquée dans le Dictionnaire de l'Académie au mot à, est maintenant entrée dans l'usage, bien que la grammaire ne puisse la justifier ; que penserait-on en effet, en changeant les termes, de cette locutionci : il y a, Paris à Lyon trente lieues ? Il s'entend de soi qu'on pourra dire grammaticalement, en rétablissant la préposition de : on perdit de quinze à vingt hommes ; de dix à quinze dames étaient présentes.

16. De employé dans les noms propres a deux origines. Tantôt il sert à désigner un nom de lieu, avec qualification nobiliaire ou non : M. de la Rochefoucaut (La Rochefoucaut est un nom de lieu) ; Pierre du Frêne (du Frêne désignant un frêne remarquable dans la localité) ; tantôt de exprime un rapport de filiation : dans le moyen âge où les noms de famille n'étaient pas établis et où le nom de baptême était le vrai nom, on distinguait les individus par le nom de leur père : Petrus Johannis, Pierre fils de Jean ; cela se disait, dans la langue vulgaire, Pierre de Jean ; usage d'où sont venus une multitude de noms propres actuels.

HISTORIQUE

IXe s.D'ist di [de ce jour] in avant (Serment)De suo part [de sa part] (ib.)

Xe s.In figure de colomb [elle] volat à ciel (Eulalie)De cest peril (Fragm. de Valenciennes, p. 468)E si penteiet [si poeniteret] de cel mel [mal] que fait habebant (ib. p. 469)Preietz [priez] li que de cest periculo nos liberat (ib.)

XIe s.Environ lui plus de vint milie homes (Ch. de Rol. II)D'or et d'argent quatre cenz muls chargez (ib. III)Enveions i les filz de nos moillers (ib.)Et dist au rei : Salvez seiez de Deu (ib. IX)[Il] Conquerrat [à] lui d'ici qu'en Orient (ib. XXIX)N'avez baron qui mieuz de lui la face [l'avant-garde] (Ch. de Rol. LVII)De quinze lieues en ot [ouit] hom la rumur (ib. LXIII)Il n'ont de blanc ne mais que sul les denz (ib. CXLII)Saint Gabriel de sa main l'en a pris (ib. CLXXIII)Qui de pitié mout durement ne plure (ib. CLXXIV)Veez avant de deus lieues de nous (ib.)Conquis [il] l'aurat d'hoi cest jour en deus meis (ib. CXCIII)Franc et payen i ferent [frappent] des espées (ib. CCLX)Morz est de duel [deuil] (ib. CCLXVI)

XIIe s.La disme eschelle [le 10e escadron] est des barons de France (Ronc. p. 134)Ja plus gentis de lui (ib. p. 8)Tant fu blasmé de ses meillors amis (ib. p. 24)Sire est en mer de quatre cent dromons (ib. 29)Puis fait mander de ses barons esliz (ib. p. 9)Après lui vont de ses amis prisés (ib. p. 17)Mieudres [meilleur] de [que] lui (ib. p. 27)Dient Franzois, de cui il est amez (ib. p. 36)Bon [ils] sont à vaincre, de verté le sachez (ib. p. 70)Itex paroles ressemblent bien [paroles] d'enfans (ib. p. 84)En vieille geste est escriz de lons ans (ib. p. 86)De [pour] Durandart fu forment effrayé, Que Sarazin n'en aient poesté (ib. p. 104)[Il] Manda sa gent de par tout son reigné (ib. p. 117)Faisons des bierres de verges et de peaux (ib. p. 150)D'armes porter [en portant les armes] [il] ressembla bien baron (ib. p. 182)Mais de ce [je] sui en error, Qu'onques n'amai sans poor [peur] (Couci, I)Nule chançon ne m'agrée, S'el ne vient de fine amor (ib.)En lui [elle] [il y] a tant de vigor Qu'et hée [hait] sa deshonor (ib. I)J'alasse à Dieu graces et merciz rendre De ce que ainz [auparavant] soufrites à nul jour Que je fusse beanz à vostre amour (ib. XXIV)De ce [je] sui au cueur dolente Que cil n'est en cest païs (Dame de faiele, dans Couci)Et maugré tout mon lignage [je] Ne quier ochoison trouver ; D'autre fasse mariage ; Folz est qui j'en oi [ouis] parler (ib.)De cest jour en un mois, sans plus de delaier (Sax. VI)Sire, fait-il, laenz sunt quatre bacheler, Des chevaliers le rei ; mais nes volt pas numer ; De par le rei Henri volent à vus parler (Th. le mart. 138)Et tut li poples oïd cume li reis fist sun cumandemement de Absalon (Rois, p. 186)

XIIIe s.Et por ce, envoia li quens et Henris ses freres de lor nés [navires] chargies de dras et de viandes et autres belles choses (VILLEH. XXX.)Onques de si poi de gent tant de pueple ne fu assegié en une vile (VILLEH. LXXIV)Qui l'ont de lieus en lieus ça et là conqueilli (Berte, I)L'un ot nom Carloman, qui fu de bonne vie (ib. II).... et son maistre qui fu de Picardie (ib.)Onc plus bele de [que] vous ne vit rois n'emperere (ib. IV)À une fen estrele qui ert [était] faite de pierre (ib. XII)Ainsi fu de [par] la serve liement respondus (ib. XXIV)De Dieu et de sa mere soiez vous maleoite ! (ib. XXIX)Et l'ermite lui a de son pain presenté (ib. XLV)Si lairons de Bertain, que Jhesus beneïe (ib. LX)De Pepin vous dirons à la chere hardie (ib.)Fille, il le faisoit bien [il se portait bien] quant de lui [je] dui partir (ib. LXXXVII)Sachiez que moult [il] les hait de cuer entierement (ib. XCV)Sire, ce a dit Berte, de Dieu et de sa mere [je] Vous defens qu'envers moi n'aiez pensée amere (ib. CXIII)Li rois de [sur] son afaire lui a mout demandé (ib. CXIV)Se fié [fief] escheit à home ou à feme de par autre que son pere ou sa mere, et celui ou celle de par qui il li est escheu, en morut saisi (Ass. de Jérus. I, 232)Et il ala tout chancelant pour la flebesce de sa maladie, et prist les dez et les tables et les geta en la mer (JOINV. 253)Si leur aporterent lettres de leur grant roy au roy de France, qui disoient ainsi : bone chose est de pez [paix] (JOINV. 265)XVe s..... Par quoi les preux aient exemple d'eux encourager en bien faisant (FROISS. Prol.)Quand il aperçut qu'il estoit mal de la roine et du comte de Kent (FROISS. I, I, 6)Fut conseillé au roi que il se feignit de cette emprise ; car d'esmouvoir guerre au roi d'Angleterre, et de.... ce n'estoit pas chose qui fust appartenante (FROISS. I, I, 8)Si n'estoit pas de merveille si ceux du pays estoient effrayés et esbahis ; car avant ce ils n'avoient oncques vu homme d'armes, et ne savoient que c'estoit de guerre ni de bataille (FROISS. I, I, 270)Mais tous les passoit, de bien combattre et vaillamment, messire Eustache de Ribeumont (FROISS. I, I, 328)Si estoit ce messire Robert d'Artois si bien du roi qu'il vouloit (FROISS. I, I, 12)Et ainsi le vint-il dire de nuit à la roine d'Angleterre (FROISS. I, I, 12)Et se voulut agenouiller de la grand joie qu'elle avoit (FROISS. I, I, 14)Je cuide et crois de verité que par peché, à tort ou par envie, on a cette roine dechassée, et son fils hors d'Angleterre (FROISS. I, I, 17)Par quoi ce n'est point de merveille s'ils font plus grans journées que autres gens (FROISS. I, I, 34)Or revinrent de l'empereur monseigneur Louis de Bavière.... (FROISS. I, I, 76)Et le roi mesme ne se put tenir de la regarder, et bien lui estoit avis qu'onques n'avoit vu si noble, si frisque ni si belle de [que] li (FROISS. I, I, 165)[Les murs du châtel] estoient hauts malement et de pierre dure, et ouvrés jadis de mains de Sarrasins, qui faisoient les soudures si fortes et les ouvrages si estranges que ce n'est point de comparaison à ceux de maintenant (FROISS. I, I, 239)Ainsi que Jacques d'Artevelle chevauchoit par la rue, il s'aperçut tantost qu'il y avoit aucune chose de nouvel contre lui (FROISS. I, 248)Grand foison de seigneurs de France revenoient de jour en jour du roi d'Espaigne qui faisoit guerre adonc au roi de Grenade (FROISS. I, I, 186)Cil [Robert d'Artois] la conseilloit et confortoit de ce qu'il pouvoit (FROISS. I, I, 12)Et la festerent de ce qu'ils purent, car bien le savoient faire (FROISS. I, I, 15)Avec lui estoient de chevaliers messire Jacques.... et des escuyers, Gille et Thierri.... (FROISS. I, I, 10).... Et ne voulut oncques reculer, mais s'en vint de grand courage assembler aux Allemands (FROISS. I, I, 140)Lor fit le roi de rechef une semonce très especiale et envoya jusques à douze cents lances de bonnes gens d'armes en l'ost [de] son fils (FROISS. I, I, 117)Ceux de dedans se defendirent très durement de traire et jeter pierres, feu et pots pleins de chaux, jusques environ midi (FROISS. I, I, 149)De la mort Jean Lyon fut le comte grandement resjoui (FROISS. II, II, 57)Vous lui ressemblez de visaige (Patelin)Messire Olivier de la Marche estoit ney de la conté de Bourgongne (COMM. I, 1)Et fut cause ce bon logis et le sejour que l'on y fist, de saulver la vie à beaucoup de ses gens (COMM. I, 5)Et fut mis en deliberation ce qui estoit de faire (COMM. ib.)La maison de Lanclastre dont il estoit yssu de par sa mere (COMM. I, 5)Qu'ils apportoient aucunes choses bonnes par escript de par le seigneur de Hymbercourt (COMM. II, 3)De ce que les Bourguignons s'estoient mis à pied et puis remontez à cheval, leur porta grand perte de temps (COMM. I, 3)Se douloit de quoi il luy avoit ainsi couru sus à l'appetit d'autruy (COMM. III, 3)Et que de ses intelligences qu'on luy disoit avoir au pays dudit duc n'estoit point vray, mais toute mensonge ou peu s'en falloit (COMM. III, 2)En la ville y avoit bien quatorze cens hommes d'armes de par le roy et quatre mil francs archiers (COMM. III, 3)Ce n'est pas chose trop seure de tant d'allées ne de venues d'ambassades ; car bien souvent se traictent de mauvaises choses (COMM. III, 8)Et est de croire que ung sage prince met toujours.... (COMM. III, 8)Et de ce faire [ce qu'il promettait] luy bailleroit son scellé (COMM. IV, 4)Fut prins ung varlet des Angloys [par les Anglais], et fut incontinent amené devant le roy d'Angleterre (COMM. IV, 7)Et ces raisons ont esté cause de faire paour à beaucoup de gens de bien (COMM. IV, 11)Le roy nostre maistre, qui estoit bien sage, entendoit bien que c'estoit que de Flandres et que ung conte dudit pays de Flandres estoit peu de cas sans avoir ledit pays d'Artois (qui est assis entre le roy de France et eux, leur estant comme une bride) (COMM. VI, 9)Et s'adressoit de toutes choses à cet Estienne de Vers (COMM. VII, 2)Je ne veux point dire que le roy ne fust sage de son aage, mais il n'avoit que ving et deux ans et ne faisoit que saillir du nid (COMM. VII, 4)Et du matin, devant le jour, partismes (COMM. VIII, 7)Et luy sembloit bien que ledit de Clirieux avoit creu trop de leger (COMM. VIII, 16)Fit couper la teste au pere de sa femme et tua le frere d'elle (COMM. VIII, 17)Disant les causes estre justes et raisonnables de sa prinse (COMM. I, 1)Et que de demourer là sans vivres entre Paris et le roy n'estoit possible (COMM. I, 4)Le conte de Richemont, de present roy (COMM. I, 7)Ces trois avis ne sont pas d'oublier [à oublier] (LOUIS XI Nouv. LII)

XVIe s..... Qu'onc ne souffris homme de [que] moi plus grand (MAROT IV, 124).... à homme plein d'outrage N'est de besoing tenir aucun langage (MAROT IV, 128)C'est de toy, Dieu très haut, De qui atendre faut Vray secours et defense (MAROT IV, 230).... Et qu'est-ce que de l'homme ? D'avoir daigné de luy te souvenir (MAROT IV, 240)Lors à Dieu chanteray louange ; Car de chanter j'aurai de quoy [sujet] (MAROT IV, 250).... Et vaincras ceux qui diront du contraire (MAROT IV, 295)Vrai est qu'il leur est à pardonner, vu que ce n'est pas leur gibier que de la sainte Escriture (CALV. Instit. 126)Ils ne savent que c'est de Dieu, ni de religion, non plus que bestes (CALV. ib. 127)C'est une eschappatoire frivole de ce qu'ils babillent, que Jesus Christ est nommé fils de l'homme (CALV. ib. 363)Un serf delivré de [par] son maistre (CALV. ib. 623)Et comme arbres, ils sont jugés de leurs fruits (CALV. ib. 627)Ne savoit-il pas quel crime c'estoit d'adultere et d'homicide ? (CALV. ib. 833)Des asnes de prestres, qui ne savent n'aller ne parler (CALV. ib. 959)C'est bien autre chose d'abstinence de mariage que de virginité (CALV. ib. 1010)Conseille moi ce qu'est de [à] faire (RAB. Garg. I, 28)Allons y de ce pas, de paour que mort ne le previegne (RAB. Pant. III, 21)Lors sonna une cloche six coups seullement, et monagaux d'accourir et monagaux de chanter (RAB. ib. V, 3).... Que je croy qu'il est en nature Moins des bons hommes qu'en peincture (ST-GELAIS 111)La philosophie est un fais d'autres espaules que de celles de nostre langue (DU BELLAY I, 14, recto.)Ilz trouveront mauvais de ce que j'ose si librement parler (DU BELLAY I, 22, recto.)Si j'estoy enquis de ce qu'il me semble de noz meilleurs poëtes françoys (DUBELL. ib.)Pour monstrer ce qui est de semblable en ces deux Et ce qui est aussi de difference entre eux (DU BELLAY II, 78, recto)Mais si mes vers sont de quelque merite, C'est pour l'honneur qu'ils ont de vous chanter (DU BELLAY III, 45, recto)Il me semble de voir cette troppe legere En un rond assemblée autour de vostre pere (DU BELLAY III, 67, verso)Il fait du bon chrestien, et n'a ny foy, ny loy (DU BELLAY VI, 21, verso)Ce n'estoit qu'un coeur, une maison, un lit, une table et une bourse d'eux deux (MARG. Nouv. XLVI)Si Dieu ne donne mieulx au roy de Navarre, j'ay peur que de 15 jours il ne soit prest à partir d'icy (MARG. Lett. 136)Les cris du peuple et des femmes et enfants abandonnez à la boucherie (MONT. I, 1)Il apperçut trois gentilshommes qui d'une hardiesse incroyable soutenoient seuls l'effort de son armée (MONT. I, 2)Elles d'un coeur magnanime s'adviserent de.... (MONT. ib.)J'ay veu un gentilhomme de bonne maison aveugle nay, au moins aveugle de tel age qu'il ne savoit que c'est de veue (MONT. II, 12)D'un visage ferme, Phyton.... (MONT. I, 3)Perdre [tuer] d'un plomb malheureux (MONT. I, 22)De dueil s'arracher les poils (MONT. ib.)De cholere, de desespoir (MONT. I, 23)Un roy de nos voysins (MONT. I, 22)Ordonnant que de dix ans on ne.... (MONT. I, 22)Ayant reçu de Dieu (MONT. ib.)La nation de quoy estoit le conte (MONT. I, 22)De troupe à troupe (MONT. I, 24)Il y a des petites bestes qui.... (MONT. I, 84)De dessus un bastion (MONT. I, 28)Des principaux bienfaicts de la vertu est le mespris de la mort (MONT. I, 70)La premiere nuict d'après ses oblations (MONT. I, 96)Si ce sot de roy de France eust sceu.... (MONT. I, 170)Ce n'est rien que de nous (MONT. II, 224)Escrire de [sur] la religion (MONT. I, 401)En toutes autres choses, s'il y a de bel et bon en la maison, c'est l'oeil du maistre qui le fait (LA BOËTIE 214)De moi [quant à moi], si je pensois.... (DESPER. Contes, XCII)Il y a de deux sortes de pieges, dont le diable se sert en ceci (LANOUE 9)Dieu pour semblables iniquitez a anciennement exterminé des peuples entiers de devant sa face (LANOUE 15)La peste s'attachera en toy, jusques à ce qu'elle t'aura consumé de dessus la terre (LANOUE 19)Quand les estrangers ont plus de faveur et auctorité que les naturels (LANOUE 21)Celui qui persecute est du diable, et celui qui est persecuté est de Dieu (LANOUE 36)C'estoit bien peu de chose des villes des Acheïens (LANOUE 49)C'est toy-mesmes qui as abondance de maladies et très dangereuses (LANOUE 70)Ce mot de prochain s'estend indifferemment à tous les hommes (LANOUE 72)Ce sera beaucoup si de six il s'en trouve deux (LANOUE 118)Un gentilhomme de trois ou quatre mille livres de rente (LANOUE 148)Il n'est richesse que de santé (LANOUE 154)Aussi eux ne les tiennent pas en autre estime que de bestes brutes (LANOUE 385)Minutius, ardent du desir de combattre sans propos, et faisant de l'audacieux, alloit gaignant la bonne grace des soudards (AMYOT Fab. 13)Et y eut bien huit cents de tuez (AMYOT ib. 15)Quelqu'un pensant faire du plaisant (AMYOT Timol. 22)Ce n'estoit encore rien de ce que l'on ostoit, au prix de ce qui revenoit (AMYOT Sylla, 73)Elles [figues] estoient toutes vertes et cueillies de frais (AMYOT Lucull. 72)Le peuple se deffioit de leur suffisance, et s'en donnoit de garde (AMYOT Nicias, 10)Il vint au degré de commander, ayant appris à obeïr (AMYOT Agés. 1)Son vieillard de pere s'en alla en sa maison tout fasché (AMYOT Pomp. 54)Cestuy Onesicritus avoit esté des disciples de Diogenes le cynique (AMYOT Alex. 108)Le muscle tenar, plus gros et cras de tous les autres.... (PARÉ IV, 29)Tes pieds de trop courir sont ja foibles et las (RONS. 297)Ta couleur est d'un mort qu'on devalle en la fosse (RONS. 561)Elle est pleurante au cabinet entrée, Où tout le bien que plus cher elle avoit, D'un soin de femme en garde reservoit (RONS. 632)Si j'avois de puissance autant que j'ay d'oser (RONS. 866)Tout ce qui est de beau ne se garde longtemps (RONS. 926)Environ le quatorzieme de decembre (Alector, roman, p. 75, dans LACURNE)

ÉTYMOLOGIE

Provenç. espagn. et portug. de ; ital. di ; du latin de.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

DE.

3. Ajoutez :

C'est par une construction où de ne sert qu'à déterminer, qu'il faut interpréter ce vers de Molière :

C'est un étrange fait du soin que vous prenez, à me venir toujours jeter mon âge au nez [le fait du soin, le fait qui est le soin] (MOL. Éc. des maris, I, 1)

(s. m.)[dé]

1. Petit morceau d'os ou d'ivoire, de figure cubique, marqué sur chaque face d'un différent nombre de points, et servant à jouer Jeter les dés. Dés pipés, dés qu'on a préparés pour tricher au jeu. Dés chargés, dès qui, garnis d'un petit poids dans leur intérieur, tombent de préférence sur un côté déterminé.

Je dis que l'on doit faire ainsi qu'au jeu de dés, Où, s'il ne vous vient pas ce que vous demandez, Il faut jouer d'adresse et d'une âme réduite Corriger le hasard par la bonne conduite (MOL. Éc. des f. IV, 8)

Un fatal jeu de dés dont la fureur les possédait, noircissait leur esprit et absorbait leur âme (MARMONT. Mém. liv. VII, t. II, p. 206, dans POUGENS)

Chacun après le dé vous montre comment il fallait jouer (P. L. COUR. Lett. I, 129)

Voyons si la vertu n'est qu'une sainte erreur, L'espérance un dé faux qui trompe la douleur (LAMART. Harm. IV, 11)

Coup de dé ou coup de dés, le nombre de points qu'on amène en jetant une fois les dés ; et, figurément, coup de hasard.

Ma fille, il ne s'en faut qu'une tête qu'elle [une terre] soit à vous ; ce serait un beau coup de dé (SÉV. 349)

Elle peut vous valoir beaucoup, elle peut vous valoir très peu ; tout est coup de dé dans ce monde (VOLT. Lett. Thiriot, 4 mars, 1769)

Avoir le dé, être le premier à jouer. à vous le dé, c'est à vous de jouer ; et, figurément, à vous le dé, c'est à vous de parler, d'agir.

À vous le dé, monsieur [c'est de vous qu'il s'agit] (MOL. Mis. V, 4)

Fauteuil vacant à la deuxième classe, On meurt souvent parmi ces immortels, à vous le dé.... (MILLEV. Épigr. Fauteuil acad.)

Tenir le dé, avoir les dés en main pour jouer ; et, figurément, tenir le dé dans la conversation, s'en rendre maître, la diriger.

.... L'on est chez vous contrainte de se taire : Car madame, à jaser, tient le dé tout le jour (MOL. Tart. I, 1)

Silly tenait le dé du raisonnement et de la politique (SAINT-SIMON 136, 262)

Quitter le dé, abandonner les dés qu'on tient à la main ; et, figurément, ne vouloir pas tenir ce qu'un autre veut jouer.

Faire quitter le dé, faire abandonner les dés par le joueur qui les tient pour qu'ils passent à un autre, et, figurément, faire quitter le dé à quelqu'un, obliger quelqu'un à renoncer à une entreprise.

Rompre le dé, c'est brouiller le dé avant qu'on ait vu ce qu'il porte ; et, figurément, rompre le dé à quelqu'un, faire avorter ses desseins, ses entreprises.

Flatter le dé, jeter doucement les dés dans l'espoir de n'amener qu'un petit nombre de points ; et, figurément, ne pas parler franchement et librement de quelque chose, adoucir quelque chose de fâcheux.

Le dé en est jeté, la résolution en est prise.

Fig. et familièrement. Je jetterais cela à trois dés, je jouerais cela à trois dés, c'est-à-dire le choix entre ceci ou cela m'est tout à fait indifférent, et je m'en remettrais volontiers au hasard pour choisir.

Au plur. Dés, jeu de dé.

Pierre le bon enfant aux dés a tout perdu (RÉGNIER Sat. XII)

2. Synonyme de domino, au jeu qui porte ce nom ; synonymie qui vient de ce qu'il y a une grande analogie entre les dés et les dominos qui sont en quelque sorte des dés étendus. Je n'ai plus que deux dés. Couvrir, boucher, fermer un dé, mettre, par exemple, du six contre du six. Ouvrir un dé, le faire paraître pour la première fois. Jouer à dé forcé. Rendre le dé, remettre à son partner du six, par exemple, s'il a déjà ouvert le six.

3. Terme d'architecture. La partie cubique d'un piédestal.

Petits cubes de pierre qu'on place sous des poteaux, des colonnes, des vases pour les isoler de terre.

4. Dé de drapeau, garniture en métal à l'extrémité inférieure de la hampe d'une enseigne.

5. Plaque de cuivre percée d'un trou circulaire, qu'on adapte aux rouets des bois des poulies pour recevoir l'axe.

Morceau de bois percé de trous dans lesquels l'orfévre enfonce au marteau les pièces d'argent qu'il veut rétreindre.

Terme de vitrier. Espèce de compartiment de panneau.

Terme de marine. Plaque percée pour exécuter les coutures des voiles.

Diverses chevilles ou tampons.

Terme de typographie. Morceau d'acier qui se place dans la grenouille d'une presse et reçoit le pivot de la vis.

REMARQUE

Delille a écrit dez, comme on faisait dans le XVIIe siècle : Dans le cornet fatal le dez a retenti, DELILLE, Imag. II.

HISTORIQUE

XIIe s.Quant cil denier serunt despendu e alé, E en malvaises genz et en guerre guasté, Malvaisement conquis, malement alué, Li dé serunt mult tost sur ambes as turné, Qui unt esté sovent sur sines [le six] ruelé (Th. le mart. 157)

XIIIe s.Je cuit et croi vos dites voir ; Jà por ce n'ert li dez changiez (Ren. 3229)Bien me seront li dé changié, Quant por ce que j'aurai mangié, M'aura Diex issi estrangié De sa meson (Fab. mss. n° 7218, f° 299, dans LACURNE)

XIVe s.Et dient les expositeurs que tetragone est un corps quarré comme un dey (ORESME Eth. 24)Sire, ce dit Bertran, qu'avez-vous empensé ? Visez-vous à l'avoir ? je n'y acompte un dé (Guesclin. 15930)J'ai dez du plus, j'ai dez du mains [moins], De Paris, de Chartres, de Rains ; Si en ai deuz, ce n'est pas gas [plaisanterie], Qui au hocher chieent [tombent] sor as (Dict. du mercier, dans DE LABORDE, Émaux, p. 247)

XVe s.[Le prud homme] s'en vint à la porte de Gand, où les gardes veilloient, et là les trouva jouant aux dés (FROISS. II, II, 213)Fortune fait souvent tourner Les dez contre moi malement (CH. D'ORL. Ball. 45)

XVIe s.Que n'entreprendroit-il [l'homme], puis que la brefveté qui luy coupe le chemin et luy rompt le dé, comme l'on dict, et l'incertitude d'icelle [la vie] qui oste tout courage, ne le peust arrester, vivant comme s'il avoit tousjours à vivre ? (CHARRON Sagesse, I, 36)

ÉTYMOLOGIE

Provenç. dat, datz ; catal. dau ; espagn. portug. et ital. dado ; d'après Ménage, du latin dare, dans le sens de jeter : datum, ce qui est jeté sur la table ; d'après Golius, de l'arabe dadd, jeu. De ces deux étymologies, la première est de beaucoup la plus vraisemblable.

(s. m.)[dé]

1. Petit cylindre de métal ou d'ivoire, qu'on met au bout du troisième doigt pour pousser l'aiguille. Un dé d'argent.

2. Terme de botanique. Dé à coudre, agaric campanulé.

HISTORIQUE

XIVe s.Dans un lexique : theca, gallice deis et deaul, id quod mulier habet in digito (DU CANGE digitarium.)Sa ceinture et sa tasse en la quelle avoit un del à cueuldre (DU CANGE ib.)Deel à mettre ou doi pour queudre (DU CANGE digitabulum.)

XVe s.Plus becquetéz d'oyseaulx que dez à couldre (VILLON Épitaphe en ball.)

ÉTYMOLOGIE

Berry, diau ; espagn. dedal ; ital. ditale ; romagnole, didel ; du latin digitale, de digitus (voy. DOIGT). L'ancienne forme française est deel, contracté en del, et confondu par assimilation avec dé à jouer. Quand on rapproche les formes romanes de dé à coudre et dé à jouer, d'une part dat, dado, et d'autre part dedal, ditale, deel, on voit tout de suite combien elles divergent.

DÉ- (préfixe)

Préfixe qui signifie l'action d'ôter, de défaire, de sortir, de descendre, etc. comme : bander, dé-bander, faire, dé-faire, et qui est le représentant de la préposition de.

Et l'on me désosie enfin Comme on vous désamphitryonne (MOL. Amph. III, 8)

Dé préfixe a aussi un sens d'extension, d'augmentation, comme dans défaillir.

Wikipedia

                   
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Dé (homonymie) et D6.
  Deux dés à jouer ordinaires.

Un est un objet, généralement de petite taille et de forme cubique, qui permet de tirer aléatoirement un nombre ou un symbole parmi plusieurs possibilités.

Sommaire

  Dés ordinaires

  Afin d’éviter tout fraude ou contestation de la part d’un joueur, il est quelquefois utilisé une aire de lancement ronde, toujours tapissée, et entourée de bords. Cette étoffe généralement verte est fréquemment employée dans n’importe quel casino. Un gobelet est aussi utilisé pour éviter une fraude au niveau du lancement.
  Dé à 6 faces japonais, présentant un trou plus grand que les autres et peint en rouge pour la face numérotée 1.

Les dés les plus courants sont des petits cubes de 1 à 2 cm de côté (16 mm étant le standard), possédant donc 6 faces numérotées de 1 à 6, généralement à l’aide de motifs de points. Traditionnellement, la somme des nombres situés sur deux faces opposées est égale à 7 (ce qui est le cas depuis au moins l’antiquité) ; par conséquent, les faces numérotées 1, 2 et 3 se touchent en un sommet du dé. Deux choix sont donc possibles : placer ces faces dans le sens des aiguilles d’une montre ou dans l’autre sens autour de ce sommet.

Les arêtes possèdent un biseau arrondi, pour qu’il roule plus facilement. Le problème des biseaux se situe au niveau des coins car ceux-ci peuvent s’avérer trop arrondis. Il arrive quelquefois qu’un dé à 6 faces s’arrête sur un de ses coins s’il est lance sur une nappe en dentelle, ou en étoffe suffisamment molle.

Les dés sont jetés afin de fournir des nombres aléatoires, généralement pour les jeux de hasard, et sont donc un exemple de générateur de nombres aléatoires. Cependant, comme les numéros sont d’ordinaire figurés à l’aide de trous, certaines faces se voient retirer plus de matériau que d’autres, ce qui provoque un léger biais statistique[réf. souhaitée]. Ce biais peut être réduit, comme dans le cas des dés asiatiques où la face numérotée 1 possède un trou largement plus grand que les autres, ou dans le cas des dés utilisés dans les casinos où des marques sont pratiquées sur la surface[réf. souhaitée].

Du point de vue pratique, les dés sont jetés, seuls ou en groupes, à la main ou à l’aide d’un récipient dédié à cet usage, sur une surface plane. La face prise en compte pour la lecture de la valeur de chaque dé est celle qui est située sur le dessus lorsqu’il s’arrête.

  Histoire

  Collection de dés anciens originaires d’Asie.

Les dés tirent probablement leur origine des os des chevilles (spécifiquement l’astragale) d’animaux tels le bœuf. Il n’est pas possible de déterminer précisément l’apparition des dés et leur distinction des osselets, les écrivains antiques semblant confondre les deux jeux. Il est certain en revanche qu’ils datent des temps préhistoriques. Leur présence dans des tombes anciennes de la vallée de l’Indus semble pointer vers une origine asiatique. Le jeu de dé est mentionné dans le Rig-Veda et l’Atharvaveda indiens[1].

La connaissance de la numération étrusque, et plus précisément la forme écrite de leurs 6 premiers chiffres, s’est effectuée en découvrant des dés[2] à jouer (ou à divination) dans les objets familiers accompagnant le mort dans sa tombe.

Les jeux de dés furent populaires ensuite à Rome, particulièrement pendant les jours fastes de l’Empire romain, bien qu’ils furent interdits, sauf pendant les Saturnales. Horace décrivit par exemple ce qu’il présentait comme un jeune homme typique de l’époque, qui perdait son temps aux dés plutôt qu’à dompter son cheval. Jouer de l’argent aux dés était le sujet de plusieurs lois spécifiques ; l’une d’elles statuait qu’aucun procès ne pouvait être demandé par une personne qui autorisait les paris dans sa maison, même s’il avait été attaqué ou si on avait triché contre lui. Les joueurs professionnels étaient cependant courants et certains de leurs dés pipés ont été préservés.

Le Musée Saint-Raymond des Antiques de Toulouse expose dans une vitrine un dé romain en os : il porte les chiffres 4, 5 et 6, chacun répété deux fois. On ignore à quel jeu il servait.

Tacite rapporte que les tribus germaniques adoraient particulièrement les dés et étaient prêtes à mettre en jeu leur propre liberté après avoir perdu tout le reste. Plusieurs siècles plus tard, les dés devinrent le passe-temps des chevaliers et des écoles et des guildes de dés existèrent. Décier, nom du fabricant de dés, est alors un métier[3].

En Inde, les dés étaient utilisés notamment pour jouer au Chaturanga, un des ancêtres du jeu d’échecs. Le Chaturanga aurait été joué avec des dés à 8 faces marquées 2, 3, 4 et 5, chacun indiquant un des types de pièces du jeu comme devant être jouée ce tour[4]. On a d’ailleurs retrouvé en France des jeux d’échecs proche du Chaturanga, datant de l’époque romane et se jouant également avec des dés, où le roi présentait les attributs de Charlemagne.

Dans de nombreux pays asiatiques, les dés sont depuis toujours un passe-temps populaire.

  Variantes

  Dés non cubiques

  Dés polyédriques à 4, 6, 8, 10, 12 et 20 faces, couramment utilisés dans les jeux de rôle.

Certains dés ont la forme d’un polyèdre autre que le cube. Jadis peu employés dans le jeu, ils sont devenus plus populaires depuis les années 1950, particulièrement après l’introduction des wargames, jeux de rôle, jeux de cartes à collectionner et de certains jeux de société. Ces dés sont généralement en plastique et leurs faces portent des nombres plutôt que des motifs de points.

S’il s’agit d’une nouveauté aux temps modernes, il semble que certaines cultures anciennes en ont utilisé (en particulier, deux dés icosaédriques datant de la Rome antique sont exposés au British Museum de Londres).

Les solides platoniciens sont utilisés de façon courante pour les dés à 4, 6, 8, 12 et 20 faces. D’autres formes peuvent être trouvées pour des dés à 2, 3, 5, 7, 10, 14, 16, 18, 24, 26, 28, 30, 32, 34, 36, 50, 60, 100 ou 120 faces, mais à part le dé à 10 faces, ils sont peu utilisés, à cause de leur rareté et aussi parce que la lecture du nombre devient difficile, les faces étant presque sur le même plan et la verticalité peu visible. Un grand nombre de distributions de probabilités différentes peuvent être obtenues à l’aide de ces dés. Par exemple, deux dés à 10 faces peuvent être utilisés pour produire un nombre compris entre 1 et 100 (l’un des dés donnant le chiffre des dizaines, l’autre celui des unités, le tirage « 00 » correspondant à 100 ou 0 suivant le jeu pratiqué) afin d’obtenir une distribution linéaire de pourcentages. En additionnant les résultats de plusieurs dés, il est possible d’approcher une distribution normale ; en éliminant les tirages les plus (ou les moins) élevés, de modifier ces distributions, etc. à l’aide de ces techniques, les jeux peuvent approcher avec suffisamment de réalisme les probabilités des événements qu’ils simulent.

L’équiprobabilité de ces dés (c’est-à-dire la probabilité égale d’obtenir n’importe laquelle de ses faces) est sujette à controverse ; les dés à 6 faces utilisés dans les casinos ont l’obligation légale d’être équiprobables. Les procédés de fabrication utilisés pour les autres types de dés n’ont aucune obligation de ce genre.

Des dés sphériques existent aussi ; leur fonction est identique à celle des dés à 6 faces, mais ils possèdent une cavité interne octaédrique dans laquelle un poids se déplace et provoque leur arrêt dans une direction parmi six. Ils nécessitent cependant une surface plane et horizontale pour fonctionner correctement.

Les formes les plus couramment utilisées, en dehors des dés cubiques à 6 faces, sont :

  • Le tétraèdre, à 4 faces. Ces dés ne roulant quasiment pas, ils comportent trois nombres sur chaque face, chacun inscrit le long d’une arête, arrangés de telle façon que celui situé soit sur l’arête du bas soit sur le sommet des trois faces visibles soit le même ; ce nombre est celui pris en compte lors d’un lancer.
  • L’octaèdre, à 8 faces. Chaque face est triangulaire. La somme des faces opposées est généralement égale à 9.
  • Le trapézoèdre pentagonal, à 10 faces. Le seul dé courant qui ne soit pas un solide platonicien. Il est utilisé le plus souvent par paire pour générer les nombres de 0 à 99, l’un figurant les dizaines (00, 10, 20… jusqu’à 90), l’autre les unités (de 0 à 9). La position des faces 00 et 0 représente 0 ou 100 selon le jeu.
  • Le dodécaèdre régulier, à 12 faces. Chaque face est un pentagone régulier.
  • L’icosaèdre, à 20 faces.

Parmi les formes plus rares :

  Un Zocchihedron.

  Numérotation

  Dé videau employé au backgammon.

La plupart des faces des dés sont numérotées par une suite ininterrompue de nombres entiers, débutant par un (ou zéro), exprimés par des trous ou des chiffres. Des exceptions existent cependant :

  • Dé doubleur ou videau, utilisé entre autres au backgammon, portant les nombres 2, 4, 8, 16, 32 et 64 et symbolisant le coefficient multiplicatif actuel de la mise initiale. Ce dé n’est pas jeté et sert simplement à noter l’enjeu.
  • Dés pour le jeu de poker d’as où les figures des cartes à jouer sont représentées : as, roi, dame, valet, dix et neuf.
  • Dé spécifique pour jouer au Mah-jong.
  • Dés colorés, chaque face portant une couleur différente.
  • Dés comportant des dessins sur les faces, utilisés par exemple pour déterminer certaines occurrences de jeux de figurines ou des positions dans un jeu érotique.
  • Dans le jeu de plateau Formule Dé, les dés représentent les vitesses de la voiture : leurs chiffres de départ vont croissants, de sorte qu’il faut beaucoup de chance pour doubler une voiture en 3e vitesse avec le dé de la 2e vitesse.
  • Les dés à 10 faces officiels du jeu Vampire : la Mascarade comportent une ankh au lieu du 1, pour rappeler la « vie éternelle » des vampires.
  • Les Dés à 6 faces employés dans les 3 extensions du jeu de plateau Talisman (3ème édition) sont numérotés ainsi : 1, 1, 2, 2, 3, 4.

  Probabilités

Article détaillé : Probabilités des dés.
  Probabilités d’avoir une valeur et de faire moins qu’une valeur avec le lancer d’un ou plusieurs dés.

Pour un simple lancer d’un seul dé à 6 faces équilibré, la probabilité d’obtenir n’importe quelle valeur 1 à 6 est exactement de 16. Le tirage suit donc une loi uniforme discrète. Le tirage de n dés suit une loi multinomiale dont les probabilités p1, p2, …, p6 sont toutes égales à 16, si le dé n’est pas pipé.

Si on jette deux dés et qu’on additionne les nombres obtenus sur les deux faces supérieures, les tirages ne sont plus distribués de façon uniforme mais suivent une distribution triangulaire :

Total des dés 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12
Probabilité 136 236 336 436 536 636 536 436 336 236 136

Le tirage le plus probable est alors 7.

Avec trois dés ou plus, la distribution se rapproche d’une distribution normale avec l’ajout de chaque dé (conséquence du théorème de la limite centrale). La distribution de probabilité exacte Fi pour un nombre i de dés peut être calculée par convolution répétée de la distribution de probabilité d’un dé simple avec elle-même :

Fi(m ) = ∑n F1(n ) Fi-1(m - n ).

  Déterminer si un dé est pipé

Un dé est dit « pipé » si la loi n’est plus uniforme. Lorsque c’est intentionnel, on s’arrange pour qu’un résultat sorte plus fréquemment, ou au contraire moins fréquemment, les autres faces ayant la même probabilité d’apparition entre elles. S’il s’agit d’un défaut non intentionnel, chaque face va avoir une probabilité propre.

Si l’on jette le dé plusieurs fois de suite, on ne va pas obtenir une alternance stricte de valeurs. Par exemple, si l’on tire un dé deux fois de suite, on a 6 chances sur 36, soit 16,66… % de chances, d’obtenir deux fois le même résultat (chaque doublon a 136 chances d’apparaître, et il y a 6 doublons) ; dans un cas sur six, on obtient deux fois le même lancer. La fréquence observée pour chaque événement va se voir s’approcher de la fréquence théorique sur un grand nombre de lancer, par exemple 100.

Si l’on fait n lancers, pour savoir si le dé est équilibré (c’est-à-dire si l’on a effectivement 16 de chances d’avoir chaque figure), il faut utiliser un test du χ² d’adéquation à cinq degrés de liberté (puisqu’il y a six résultats mais que leurs probabilités sont complémentaires). Le nombre de lancers minimal est de 30 (5 divisé par la fréquence théorique, 16 = 0,166…, cf. Test du χ² > Conditions du test). Si l’on appelle Oi le nombre de lancers donnant le chiffre i, on a le tableau de résultats suivant :

Résultat de n lancers
Résultat Nombre d’occurrences
1 O1
2 O2
3 O3
4 O4
5 O5
6 O6

avec ∑iOi = n

Le χ² est

\chi^2 =  
\sum_{i=1}^6 \frac{(\mathrm{O}_i - n \times 1/6)^2}{n \times 1/6}
= \frac{6}{n} \cdot \sum_{i=1}^6 (\mathrm{O}_i - n/6)^2

La probabilité p que le dé soit équilibré est déterminée en fonction des valeurs tabulées du χ².

Loi du χ² à cinq degrés de liberté pour un test bilatéral
Fiabilité
(p)
99 %
(p = 0,99)
95 %
(p = 0,95)
90 %
(p = 0,9)
50 %
(p = 0,5)
10 %
(p = 0,1)
5 %
(p = 0,05)
1 %
(p = 0,01)
0,1 %
(p = 0,001)
χ² 0,55 1,15 1,61 4,35 9,24 11,07 15,09 20,52

Par exemple, si le χ² est inférieur ou égal à 0,55, le dé a 99 % de chances d’être équilibré (1 % de chances d’être pipé) ; si le χ² est supérieur ou égal à 15,09, le dé a 1 % de chances d’être équilibré (99 % de chances d’être pipé).

  Expressions

  • « Les dés sont jetés », traduction du latin alea jacta est (littéralement : le sort en est jeté), phrase prononcée par Jules César après qu’il eut franchi le Rubicon.
Cette phrase signifie qu’on a fait une action irréversible, et que l’avenir est entre les mains du hasard.
  • « Un coup de dé », représente le hasard.
Voici un exemple : cette opération s’est jouée sur un coup de dé. Cette phrase signifie qu’une partie importante de ladite opération s’est accomplie par la chance, par le hasard.
Un autre exemple est la fameuse phrase de Stéphane Mallarmé : « Un coup de dé jamais n’abolira le hasard. »
Signifiant par là son sentiment (et ce pour quoi il va passer le reste de sa vie) d’un Univers prédictible.
Ce qu’il expliquera également[réf. nécessaire] en disant que si l’on est pas capable d’appréhender l’ensemble de l’Univers, c’est tout simplement que l’on ne possède pas encore la totalité des lois qui régissent cet Univers ; mais qu’une fois qu’on les possède, il devient alors possible, en théorie, sans prendre en compte un temps hypothétique infini de calcul, de déterminer les caractéristiques passées, présentes et à venir de n’importe quel élément composant l’Univers.
Cette idée de prédictibilité est contredite fondamentalement par le principe d'incertitude d'Heisenberg
  • « Les dés sont pipés » signifie que quelqu’un ne joue pas le jeu. Par exemple, une personne qui avait les réponses lors d’un examen : les dés étaient pipés.

  Voir aussi

  Articles connexes


Dés
Dés courants : 4 faces · 6 faces · 8 faces · 10 faces · 12 faces · 20 faces
Autres formes : 3 faces · 30 faces · 100 faces

  Liens externes

Sur les autres projets Wikimedia :

  Références

  1. 2.3, 4.38, 6.118, 7.52, 7.109
  2. Une paire unique de dés d’ivoire conservée à la Bibliothèque Nationale de France, Paris.
  3. Les Jeux de dés au XIIIe siècle.
  4. Jean-Louis Cazaux, Guide des échecs exotiques et insolites, Chiron éditeur, 2000.

   
               

 

Toutes les traductions de Dé


Contenu de sensagent

  • définitions
  • synonymes
  • antonymes
  • encyclopédie

Dictionnaire et traducteur pour mobile

⇨ Nouveau : sensagent est maintenant disponible sur votre mobile

   Publicité ▼

sensagent's office

Raccourcis et gadgets. Gratuit.

* Raccourci Windows : sensagent.

* Widget Vista : sensagent.

dictionnaire et traducteur pour sites web

Alexandria

Une fenêtre (pop-into) d'information (contenu principal de Sensagent) est invoquée un double-clic sur n'importe quel mot de votre page web. LA fenêtre fournit des explications et des traductions contextuelles, c'est-à-dire sans obliger votre visiteur à quitter votre page web !

Essayer ici, télécharger le code;

SensagentBox

Avec la boîte de recherches Sensagent, les visiteurs de votre site peuvent également accéder à une information de référence pertinente parmi plus de 5 millions de pages web indexées sur Sensagent.com. Vous pouvez Choisir la taille qui convient le mieux à votre site et adapter la charte graphique.

Solution commerce électronique

Augmenter le contenu de votre site

Ajouter de nouveaux contenus Add à votre site depuis Sensagent par XML.

Parcourir les produits et les annonces

Obtenir des informations en XML pour filtrer le meilleur contenu.

Indexer des images et définir des méta-données

Fixer la signification de chaque méta-donnée (multilingue).


Renseignements suite à un email de description de votre projet.

Jeux de lettres

Les jeux de lettre français sont :
○   Anagrammes
○   jokers, mots-croisés
○   Lettris
○   Boggle.

Lettris

Lettris est un jeu de lettres gravitationnelles proche de Tetris. Chaque lettre qui apparaît descend ; il faut placer les lettres de telle manière que des mots se forment (gauche, droit, haut et bas) et que de la place soit libérée.

boggle

Il s'agit en 3 minutes de trouver le plus grand nombre de mots possibles de trois lettres et plus dans une grille de 16 lettres. Il est aussi possible de jouer avec la grille de 25 cases. Les lettres doivent être adjacentes et les mots les plus longs sont les meilleurs. Participer au concours et enregistrer votre nom dans la liste de meilleurs joueurs ! Jouer

Dictionnaire de la langue française
Principales Références

La plupart des définitions du français sont proposées par SenseGates et comportent un approfondissement avec Littré et plusieurs auteurs techniques spécialisés.
Le dictionnaire des synonymes est surtout dérivé du dictionnaire intégral (TID).
L'encyclopédie française bénéficie de la licence Wikipedia (GNU).

Copyright

Les jeux de lettres anagramme, mot-croisé, joker, Lettris et Boggle sont proposés par Memodata.
Le service web Alexandria est motorisé par Memodata pour faciliter les recherches sur Ebay.
La SensagentBox est offerte par sensAgent.

Traduction

Changer la langue cible pour obtenir des traductions.
Astuce: parcourir les champs sémantiques du dictionnaire analogique en plusieurs langues pour mieux apprendre avec sensagent.

Dernières recherches dans le dictionnaire :

2275 visiteurs en ligne

calculé en 0,140s

   Publicité ▼

Je voudrais signaler :
section :
une faute d'orthographe ou de grammaire
un contenu abusif (raciste, pornographique, diffamatoire)
une violation de copyright
une erreur
un manque
autre
merci de préciser :

Mon compte

connexion

inscription

   Publicité ▼

TABLE BANC LIT DE MASSAGE PLIANTE COSMETIQUE EN ALUMINIUM ESTHETIQUE noir (96.9 EUR)

Usage commercial de ce terme

Chaise de massage chaise de traitement avec rembourrage épais noir neuf (64.9 EUR)

Usage commercial de ce terme

Table Banc Lit de massage pliante Cosmetique en Aluminium esthetique blanc + sac (95.9 EUR)

Usage commercial de ce terme

14 Bandes de blanchiment dentaire Crest Whitestrips Supreme (15.99 EUR)

Usage commercial de ce terme

COQUE CASE ★ CRYSTAL TRANSPARENTE CLEAR ULTRA FINE ★ IPHONE 5S + FILM PROTECTION (3.99 EUR)

Usage commercial de ce terme

Table Banc Lit de massage pliante Cosmetique en Aluminium esthetique beige + sac (95.9 EUR)

Usage commercial de ce terme

Table Banc Lit de massage pliante Cosmetique en Aluminium esthetique noir + sac (105.9 EUR)

Usage commercial de ce terme

AQUOLINA PINK SUGAR EAU DE TOILETTE 100 ML VAPORISATEUR AUTHENTIQUE SOUS BLISTER (26.9 EUR)

Usage commercial de ce terme

Balance électronique de précision 0.01gr à 200 gr (11.87 EUR)

Usage commercial de ce terme

Table de massage cosmetique lit de massage blanc épaisseur de coussin 10cm (128.9 EUR)

Usage commercial de ce terme

Nouveauté ! CANIVEAU DE DOUCHE INOX ÉCOULEMENT 60 70 80 90 EXTRA PLAT/SUPER LOW (105.0 EUR)

Usage commercial de ce terme

Chaise haute de bébé pour enfants grand confort bleu neuf (58.9 EUR)

Usage commercial de ce terme

Kit de Purgeur purge de frein avec remplissage Liquide Voitures (29.9 EUR)

Usage commercial de ce terme

NEUF - NOUVEAU ISESAMO ANTI OXYDANT OUTIL OUVERTURE DE VITRE IPHONE IPAD IPOD (7.9 EUR)

Usage commercial de ce terme

11 FORMATS | Enveloppes de protection matelassées à bulles d'air Mail Lite® (23.59 EUR)

Usage commercial de ce terme

Lot de 2 tabourets de bar POP noirs - AUCUNE - Lot de 2 tabourets de ba NEUF (49.29 EUR)

Usage commercial de ce terme

Lot de 200 enveloppes à bulles ECO A/1 format 100x165 mm (16.95 EUR)

Usage commercial de ce terme

Jauge de tension de courroie, tensiomètre poignée moletée Double graduation#FE (30.99 EUR)

Usage commercial de ce terme

MASQUE DE SOUDURE AUTOMATIQUE / Soudage / Cagoule / (29.9 EUR)

Usage commercial de ce terme