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Lettris
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boggle
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Dictionnaire de la langue française
Principales Références
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1.Dublin 1729 Beaconsfield 1797 écrivain et homme politique britannique.
écrivain.[ClasseParExt.]
personnage politique (par pays).[ClasseParExt.]
rhétoricien[ClasseHyper.]
personne qui parle[Classe]
officier d'une loge maçonnique[Classe]
personne qui donne son avis[Classe]
personne qui aime à discourir[ClasseParExt...]
ministre[Classe]
politicien[Classe]
personne participant à une assemblée, une réunion[DomaineDescription]
person (en)[Domaine]
SocialRole (en)[Domaine]
history (en)[Domaine]
SubjectiveAssessmentAttribute (en)[Domaine]
conférencier, conférencière, orateur, oratrice - chef politique, homme politique, politicienne, politique[Hyper.]
rhétorique - parler pompeusement - discourir, prononcer un discours - rhétorique - oratoire - diplomatie - diplomatique[Dérivé]
écrivain britannique.[ClasseParExt.]
homme politique britannique.[ClasseParExt.]
Edmund Burke (n. pr.)
Edmund Burke
Philosophe irlandais
| Naissance | Dublin, le 12 janvier 1729 |
|---|---|
| Décès | Beaconsfield (Buckinghamshire), le 9 juillet 1797 |
| École/tradition | Conservatisme libéral, Contre-révolutionnaire |
| Principaux intérêts | Politique, éthique, esthétique |
| Idées remarquables | Sublime |
| Œuvres principales | Réflexions sur la Révolution de France Recherche philosophique sur l'origine de nos idées du sublime et du beau |
| Influencé par | Aristote, Cicéron, Pères de l'Église, Richard Hooker, Montesquieu, Sir William Blackstone |
| A influencé | Emmanuel Kant[réf. nécessaire], Joseph de Maistre, Alexis de Tocqueville, Friedrich Hayek, Karl Popper, Russell Kirk, John Maynard Keynes |
Edmund Burke (Dublin, le 12 janvier 1729 - Beaconsfield (Buckinghamshire), le 9 juillet 1797) est un homme politique et philosophe irlandais, longtemps député à la Chambre des Communes britannique, en tant que membre du parti whig. Il est resté célèbre pour le soutien qu'il a apporté aux colonies d'Amérique du Nord lors de leur conflit avec le roi George III, ainsi que pour sa ferme opposition à la Révolution française, exprimée dans ses Reflections on the Revolution in France, qui fit de lui l'un des chefs de file de la faction conservatrice au sein du parti whig. Edmund Burke est également l'auteur d'ouvrages de philosophie portant sur l'esthétique, et le fondateur de la revue politique Annual Register. Il est souvent considéré comme le père du conservatisme anglo-américain[1].
Sommaire |
Né d'un père anglican, juriste de profession, et d'une mère catholique, Edmund Burke est élevé dans la religion anglicane à laquelle il reste attaché toute sa vie. Il est élève dans une école quaker de Ballitore, puis au Trinity College de Dublin. En 1747, il crée un club d'étudiants (Edmund Burke's club), qui donne naissance par la suite à la College Historical Society ; celle-ci existe toujours, et est considérée comme la plus ancienne association d'étudiants au monde. L'Historical Society conserve dans ses archives les débats tenus dans le cadre de ce club. Il obtient sa licence en 1748. Son père souhaite le voir étudier le droit, et l'envoie à Londres pour cela en 1750 ; il entre au Middle Temple comme avocat, mais quitte peu après l'Angleterre pour voyager à travers l'Europe.
Il montre dès 1756 son aversion à l'égard de l'idéologie des Lumières, et publie la même année un Coup d'œil sur les maux qu'a produits la civilisation ; les avis au sujet de cet ouvrage anonyme sont partagés : certains y voient une parodie de la manière d'argumenter de Lord Bolingbroke, d'autres le considèrent comme une approche de l'anarchisme philosophique. Devenu homme politique, Burke désavoue cet ouvrage. En 1757, il fait paraître une Recherche philosophique sur l'origine de nos idées du Sublime et du Beau, un traité d'esthétique qui lui fait prendre rang parmi les philosophes, attirant même l'attention de Diderot et de Kant.
Il se tourne vers la politique en 1758 et devient un des principaux chefs des Whigs. Il crée en 1758 avec Robert Dodsley l' Annual Register, recueil périodique d'articles sur l'actualité internationale ; à Londres, il se lie avec de nombreux intellectuels et artistes de premier plan, entre autres Samuel Johnson, David Garrick, Oliver Goldsmith et Joshua Reynolds, membres comme lui du Literary Club. Au début des années 1760, il accompagne en Irlande Lord Halifax, nommé vice-roi, et devient en 1765 le secrétaire particulier et l'ami du marquis de Rockingham, premier lord de la Trésorerie.
La même année, Burke est élu à la Chambre des Communes — représentant un bourg relevant du système de trafic d'élections des « bourgs pourris », Wendover — et se range dans l'opposition, malgré ses liens personnels avec le ministre Rockingham. Il prend une part active au débat sur la limitation constitutionnelle du pouvoir exécutif royal, et se fait l'avocat du rôle des partis, en particulier de celui d'une opposition « institutionnalisée » capable d'empêcher les abus de pouvoir dont pourraient se rendre coupables le souverain ou la majorité parlementaire. Il est initié franc-maçon dans la loge Jérusalem 44 en 1769[2],[3]. En 1770, dans ses Considérations sur la cause des mécontentements actuels, il exprime son soutien aux récriminations qu'exprimaient les colonies américaines vis-à-vis du pouvoir britannique. Il défend également les catholiques irlandais face aux persécutions dont ils sont victimes et dénonce les abus et la corruption de la Compagnie des Indes orientales.
En 1769, en réponse à George Grenville, Burke publie un pamphlet intitulé L'état actuel de la nation. La même année, il acquiert le domaine de Gregories, près de Beaconsfield. Cette propriété de six cent acres (240 hectares), qu'il a acheté à crédit, pèse lourdement sur ses finances pendant les décennies suivantes ; quoiqu'elle ait contenu une importante collection d'œuvres d'art, incluant des tableaux du Titien. Ses discours et ses essais lui assurent une réputation déjà importante, ce qui explique sans doute qu'on lui ait parfois attribué les Lettres de Junius. Élu député de Bristol — à l'époque la deuxième ville d'Angleterre — en 1774, cette fois au cours d'une élection en bonne et due forme, il défend dans la déclaration qu'il adresse à ses électeurs les principes de la démocratie représentative contre l'idée selon laquelle les élus n'interviendraient en fait que rarement en faveur des intérêts de leur circonscription. Dans les années qui suivent, il se distingue notamment par sa défense de la liberté du commerce avec l'Irlande et l'émancipation des catholiques, ce qui le rend assez impopulaire ; il perd son siège lors de l'élection de 1780. Il siégea ensuite pour la circonscription de Malton, dont son protecteur Rockingham pouvait disposer à son gré.
Il est appelé en 1782 comme membre du conseil privé, mais n'y reste que quelques mois. En 1786, il attaque le gouverneur des Indes orientales, Warren Hastings qui avait abusé de son pouvoir.
Il s'est opposé à la Révolution française dès son début. Il s'en déclare l'adversaire, et prononce à cette occasion plusieurs discours, tout en publiant un grand nombre d'écrits ; le principal, intitulé : Réflexions sur la Révolution de France (1790), a en Angleterre et sur le continent un immense succès (Thomas Paine a écrit une réfutation de cet ouvrage). Burke y soutient que l’œuvre législative française est fondée sur des idées théoriques et intemporelles alors que les réformes doivent toujours être particulières au contexte spatio-temporel. Il prédit la dérive dictatoriale de la Révolution française. Pour lui, il est impératif de préserver la hiérarchie sociale, de limiter au maximum la participation politique et de briser dans l'œuf toute velléité de démocratisation, afin de se conformer à la tradition[4]. Cette conception organique des institutions influence le traditionalisme français de Joseph de Maistre et Louis de Bonald, ainsi que le romantisme politique allemand d'Adam Müller.
Il rompt avec les Whigs en 1791, et se retire alors de toute activité politique. Burke a quelquefois été surnommé le Cicéron anglais.
En 1792, il va héberger Augustin Barruel lors de son exil londonien et bien que franc-maçon, le félicitera pour son Mémoire pour servir à l'histoire du jacobinisme, pourtant antimaçonnique[5].
Discours
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