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définition - Héphaïstos

Héphaïstos (n.prop.)

1.dans la mythologie grecque, dieu du Feu et des Forgerons; fils d'Héra. Assimilé par les Romains à Vulcain.

Héphaistos (n.)

1.dans la mythologie grecque, dieu du Feu et des Forgerons; fils d'Héra. Assimilé par les Romains à Vulcain.

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Héphaistos (n.)

Héphaïstos

Héphaïstos (n.prop.)

Héphaistos

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Héphaïstos

                   
  Héphaïstos forgeant le foudre de Zeus par Rubens, musée du Prado

Dans la mythologie grecque, Héphaïstos ou Héphaistos (en grec ancien Ἥφαιστος / Hếphaistos) est le dieu du feu, des forges et des volcans. Selon les sources, il est le fils d'Héra et de Zeus, ou d'Héra seule. Il est habituellement représenté sous les traits d'un forgeron boiteux, mais il est d'abord un inventeur divin et un créateur d'objets magiques. Dès Homère, son nom est utilisé par métonymie pour désigner le feu.

Il est assimilé par les Romains sous le nom de « Vulcain » (parfois appelé « Mulciber »).

Sommaire

  Mythe

  Naissance et infirmité

Héphaïstos est unanimement présenté comme le fils d'Héra[1], mais il n'est pas clair qu'il ait eu un père. Homère en fait le fils de Zeus[2] et Cinéthon celui de Talos, un Géant de bronze[3], mais dans la version majoritaire[4], Héra, jalouse du fait que Zeus ait engendré seul Athéna[5], et pour lui montrer qu'elle pouvait se passer de lui, engendre seule Héphaïstos[6].

Lorsqu'elle lui donne le jour, elle le trouve si laid qu'elle le jette en bas de l'Olympe, et c'est de cette chute que daterait sa claudication[7]. Il tombe alors dans la mer et est recueilli par Thétis et Eurynomé, qui l'élèvent pendant neuf ans, à l'insu de tous, dans une grotte de l'île de Lemnos, où il fait son apprentissage d'artisan en façonnant des bijoux[8].

  Le retour d'Héphaïstos dans l'Olympe, accompagné de Dionysos et de son thiase, péliké du Peintre de Cléophon, 440-430 av. J.-C., Staatliche Antikensammlungen (Inv. 2361)

Pour se venger de sa mère, Héphaïstos fabrique un trône d'or aux bras articulés, qui emprisonne quiconque s'y assoit, et l'envoie dans l'Olympe en guise de présent[9]. Héra s'y installe imprudemment et se trouve immobilisée, sans que nul ne sache comment la délivrer. Les dieux confient d'abord à Arès le soin d'aller chercher Héphaïstos, en vain[10]. Enivré par Dionysos, Héphaïstos se laisse fléchir et revient dans l'Olympe délivrer sa mère. Zeus, soulagé, propose au dieu forgeron d'exaucer l'un de ses vœux : sur le conseil de Poséidon, Héphaïstos demande la main d'Aphrodite[11] – requête à laquelle, visiblement, il n'est pas donné suite ; de son côté, Dionysos, auréolé de sa réussite, obtient d'entrer dans l'assemblée des dieux[12].

Une autre légende se rattache à l'infirmité du dieu : Héphaïstos prend le parti de sa mère lors d'une querelle entre Zeus et celle-ci ; il reproche à son père de l'avoir laissée suspendue dans les airs, une chaîne d'or au poignet et une enclume à chaque cheville[13]. Furieux, Zeus saisit Héphaïstos par un pied et le précipite du haut de l'Olympe[14]. La chute du dieu dure une journée entière ; il atterrit sur l'île de Lemnos, dont les habitants, les Sintiens, le recueillent et le soignent. Le récit semble contradictoire avec celui où Héra se débarrasse d'Héphaïstos de la même façon[15], mais il pourrait s'agir de deux incidents séparés[16]. On peut retrouver une certaine similitude avec Kagutsuchi, dieu du feu dans la mythologie japonaise, qui fut lui aussi puni par son père Izanagi qui le découpa en morceaux.

Les épithètes traditionnellement attachées à Héphaïstos sont « aux pieds courbes »[17], « boiteux »[18] et « les pieds tournés vers l'arrière »[19]. Utilisé comme durcissant des métaux, l'arsenic est oxydé, lors de la fonte des minerais métallifères, en trioxyde d'arsenic. Les métallurgistes antiques, exposés à ce composé toxique, devaient probablement développer des neuropathies périphériques à l'origine de difformités et paralysies et ont ainsi associé leur Dieu à ce handicap[20].

Homère décrit ainsi son allure et sa démarche :

« À ces mots, le Bancal monstrueux et poussif quitta
Le pied de son enclume en agitant ses jambes grêles. (…)
Puis avec une éponge il se lava le front, les bras,
Le cou puissant et, pour finir, la poitrine velue.
Il enfila sa blouse, prit son bâton et sortit
En claudiquant. Le maître s'appuyait sur deux servantes (…)
Leur maître, entouré de leurs soins, parvint péniblement (…)
Auprès de Thétis[21] »

Cette infirmité suscite la curiosité dès l'Antiquité. Certains mythographes pensent qu'il se rattache, à l'origine, aux démons chthoniens à l'apparence traditionnellement monstrueuse[22]. Pour d'autres, son infirmité trouve sa source en Égypte, où le dieu Ptah-Patèque est représenté comme un nain difforme. À l'époque moderne, les commentateurs ont évoqué la possibilité d'une personnalisation de déformations typiques des forgerons et toreutes grecs, dues à leur exposition chronique aux métaux lourds (plomb, arsenic, mercure) contenus dans les matériaux qu'ils travaillent[23]. Ainsi, l'intoxication à l'arsenic (élément présent sous forme d'impureté dans le cuivre) donne classiquement lieu à une atteinte nerveuse avec faiblesse musculaire, voire paralysie des muscles inférieurs[24].

  Amours et descendance

  Naissance d'Érichthonios : Gaïa tend le nouveau-né à Athéna, sous les yeux d'Héphaïstos, stamnos d'Hermonax, v. 470-460 av. J.-C., Staatliche Antikensammlungen

D'après l’Iliade[25], Héphaïstos est marié à l'une des Charites (ou Grâces), qui porte simplement le nom de Charis (littéralement « Grâce »)[26]. Il en va de même dans la Théogonie (v. 907), mais Hésiode cite explicitement le nom d'Aglaé, la plus jeune des Charites. Cependant la tradition la plus populaire en fait le mari d'Aphrodite, cette version étant d'ailleurs déjà attestée dans un épisode fameux de l’Odyssée (chant VIII), où il tend un piège à sa femme qui le trompe avec Arès, et devient la risée des dieux. Dans les deux cas, le dieu épouse une incarnation de la beauté : il peut s'agir d'un simple contraste comique entre la belle et le boiteux, ou d'une réflexion plus profonde sur le rapport étroit entre l'artisan/artiste et la beauté[27].

Contrairement à d'autres dieux, Héphaïstos n'est guère renommé pour ses aventures extraconjugales. On sait cependant qu'après avoir été abandonné par Aphrodite, il poursuit de ses avances Athéna : son sperme se répand sur la cuisse de la déesse qui l'essuie avec de la laine (ἔριον / érion) qu'elle jette à terre (χθών / khthốn) ; la terre ainsi fécondée donne naissance à Érichthonios, qu'Athéna recueille et élève[28]. De ce fait, on trouve parfois l'expression « enfants d'Héphaïstos » pour désigner les Athéniens[29].

Sa descendance est peu nombreuse. On lui attribue notamment la paternité de :

Hygin mentionne également Philammon, Cécrops, Cercyon (lui aussi tué par Thésée sur la route d'Athènes), Philottos et Spinther[34].

  Artisan

  Héphaïstos remet à Thétis les armes d'Achille, médaillon d'un kylix du Peintre de la Fonderie, 490-480 av. J.-C., Altes Museum de Berlin

Très habile dans son art, Héphaïstos façonne des armes remarquables, comme celles d'Achille[35], dont le bouclier offre une représentation parfaite du monde, celles de Memnon[36], la cuirasse de Diomède[37] ou encore les cnémides d'Héraclès[38]. Il fabrique aussi :

  Autres aventures

  Héphaïstos, d'un coup de hache, fait jaillir Athéna du crâne de Zeus, exaleiptron du Peintre C, v. 570-560 av. J.-C., musée du Louvre

Héphaïstos prend part à la Gigantomachie et combat armé du feu dévorant[42] : il tue ainsi Mimas en le recouvrant de fer en fusion[43]. Il se range aux côtés des Achéens dans la guerre de Troie[44]. Lorsqu'au début de l'Iliade Zeus et Héra se querellent parce que le roi des dieux a promis à Thétis d'avantager les Troyens, Héphaïstos détend l'atmosphère en remplaçant Ganymède dans son office d'échanson : voyant le dieu boiteux prendre la place du gracieux jeune homme, les dieux éclatent tous d'un rire inextinguible[45]. Il intervient rarement dans la bataille, si ce n'est pour secourir Idéos, l'un des fils de son prêtre Darès, menacé par Diomède[46]. Par la suite, à la demande de Thétis, il sauve Achille des eaux du Scamandre en assèchant par ses flammes le dieu-fleuve[47].

Il est associé dans certaines versions du mythe à la naissance d'Athéna[48] : d'un coup de sa hache de bronze, il fait jaillir la déesse toute armée du crâne de Zeus.

Certains auteurs font également d'Héphaïstos le gardien du feu, que Prométhée dérobe pour le donner aux humains[49]. À la demande de Zeus, Héphaïstos enchaîne le voleur au rocher de son supplice, où un aigle viendra tous les jours lui dévorer le foie. Dans cette scène représentée par Eschyle[50], le dieu, plein de pitié, regrette l'ordre donné par son père, et plaint le Titan pour les souffrances qu'il va endurer.

Un mythe minoritaire veut qu'il dispute à Déméter la souveraineté de la Sicile[51] ; de la nymphe Etna, qui habite le volcan du même nom, il a les Palikes, des démons des sources chaudes[52]. Quoi qu'il en soit, il installe sa forge dans le volcan où il travaille, aidé par les Cyclopes. Il veille ainsi au châtiment de Typhon, que Zeus a foudroyé et qui gît, inerte, sous les racines de la montagne[53].

  Culte

L'importance du travail de la forge dans les civilisations de l'âge du bronze et à l'âge du fer explique que le personnage du forgeron ait été étroitement associé au pouvoir politique et à la religion. Ainsi, à Citium (actuelle Larnaca à Chypre), un culte est rendu au XIIe siècle av. J.-C. à des divinités du lingot de cuivre, particulièrement abondant sur l'île ; de même, il existe un lien direct entre les forges et le sanctuaire[54]. Le nom d'Héphaïstos à proprement parler semble avoir déjà existé sous la forme a-pa-i-ti-jo[55] à l'époque mycénienne.

Le travail de la forge perd de son importance à l'époque archaïque, puis classique. Le culte d'Héphaïstos est donc peu répandu. Il est vénéré principalement à Lemnos, Athènes et dans le Sud de l'Italie. La première, dont la mythologie fait la résidence du dieu, a pour capitale Héphaïstias, habitée jusqu'au VIe siècle av. J.-C. par une population non-grecque que les Grecs appellent Tyrséniens[56]. Elle accueille une fête de purification où le feu nouveau est allumé, puis distribué aux artisans[54].

  Le temple d'Héphaïstos à Athènes

À Athènes, l'importance du rôle joué par Héphaïstos s'explique par sa tentative de viol d'Athéna et la naissance d'Érichthonios qui en résulte. Platon lui attribue une souveraineté commune avec Athéna sur la cité de l'Attique :

« Héphaïstos et Athéna qui ont la même nature, et parce qu’ils sont enfants du même père, et parce qu’ils s’accordent dans le même amour de la sagesse (φιλοσοφία / philosophía) et des arts (φιλοτεχνία / philotekhnía), ayant reçu tous deux en commun notre pays, comme un lot qui leur était propre et naturellement approprié à la vertu et à la pensée, y firent naître de la terre des gens de bien et leur enseignèrent l’organisation politique[57]. »

Il possède trois lieux de culte à Athènes :

À l'instar de Zeus Phratrios et d'Athéna Phratria, le dieu reçoit un sacrifice lors de la fête des phratries, les Apatouries[61]. Il est également à l'honneur de la fête des artisans, les Chalkeia, en même temps qu'Athéna Erganè (« industrieuse »)[62]. Enfin, les Héphaisties lui sont spécialement consacrées[63] ; comme les Panathénées et les fêtes de Prométhée (Προμηθεια), elles comportent une lampadédromie, c'est-à-dire une course aux flambeaux[64] qui fête le feu nouveau.

Enfin, Héphaïstos est vénéré dans le Sud de l'Italie : dans les îles Lipari[65] et la région de l'Etna, où sa forge est située à partir de l'époque classique[66]. Selon Pythéas, les îles sont même le théâtre d'événements miraculeux : il suffit d'y déposer du fer avec un peu d'or en guise de salaire, et l'on retrouve le lendemain le fer ouvragé de manière remarquable[67].

  Représentations artistiques

  Athéna et Héphaïstos assistent à la procession des Panathénées, plaque V (fig. 36-37) de la frise Est du Parthénon, v. 447-433 av. J.-C., British Museum

Héphaïstos est rarement représenté dans l'art grec à l'exception de quelques scènes très appréciées des artistes. L'immobilisation d'Héra fait partie du décor sculpté du trône d'Amyclées[68], mais le retour dans l'Olympe est de loin le thème le plus populaire. Le plus souvent, le dieu est représenté monté à dos de mulet, escorté par Dionysos et des silènes et conduit devant Zeus et Héra, fréquemment accompagnés par d'autres dieux : Athéna, Arès, Artémis, Poséidon ou encore Hermès. L'exemple le plus célèbre est celui du vase François, un cratère à volutes de 570 av. J.-C. environ[69]. La scène apparaissait également dans la décoration du sanctuaire d'Athéna Khalkiokos (« à la Maison de Bronze ») à Sparte[70], aujourd'hui disparu.

La naissance d'Athéna, où Héphaïstos intervient avec sa hache, est également un thème très prisé. On voit aussi Héphaïstos dans des représentations de la Gigantomachie, armé de tenailles et d'un soufflet de forge, comme sur les frises du trésor de Siphnos[71], ou encore dans un char ailé, probablement l'une de ses inventions[72]. Quelques vases le montrent enfin dans sa forge, entouré de satyres[73] : c'est une allusion deux drames satyriques perdus et tous deux intitulés Héphaïstos, l'un d'Achaïos, l'autre d'Épicharme — de même que le vase représentant un combat entre Arès et le dieu forgeron[74].

Héphaïstos est identifié dans l'art grec par comme un artisan : il porte la hache, les pinces, le bonnet d'artisan (pilos) ou encore la tunique à manches (exômis)[75]. L'infirmité du dieu est représentée par des pieds tournés en dehors, comme sur le vase François[76], par une béquille, comme sur la frise Est du Parthénon, ou encore par le fait de monter en amazone sur son mulet[75]. Selon Cicéron, la statue du dieu par Alcamène le représente « à peine affublé d'une légère claudication non dénuée de grâce »[77].

  Étymologie

Les Anciens expliquaient le nom d'Héphaïstos comme « ἀπὸ τοῦ ἧφται », c'est-à-dire « ce(lui) qui brûle, qui est allumé »[27]. Diverses autres hypothèses ont également été avancées, comme un rapprochement avec φαίνω / phaínô, « briller ». En réalité, l'étymologie de son nom est particulièrement obscure, comme c'est souvent le cas des noms de divinités grecques[78].

  Épithètes, attributs et sanctuaire

  • Épithètes :
    • κλυτοτέχνης / klutotékhnês : « illustre artisan » ;
    • περίκλυτος ἀμφιγυήεις / períklutos amphiguếeis : « illustre boiteux ».
  • Attributs : le marteau, l'enclume, la béquille, le bouton d'or, l'âne.
  • Sanctuaires : Lemnos, l'Etna, Athènes.
  • Fêtes : les Héphaisties et les Chalkeia

  Notes et références

  1. Sauf l'épopée Danaïs (frag. 2 PEG) et Pindare (frag. 253) préservés par Harpocration, qui le mentionnent avec Érichthonios comme un autochtone, mais il s'agit probablement d'une confusion. Gantz, p. 233.
  2. Odyssée [détail des éditions] [lire en ligne] (VIII, 312) ; mentions plus discutables : Iliade [détail des éditions] [lire en ligne] (I, 577-579 et XIV, 338). Le scholiaste (bT) de L'Iliade XIV, 296 précise qu'Héphaïstos naît de la première union de Zeus et d'Héra, avant leur mariage ; Héra aurait ensuite prétendu que l'enfant n'avait pas de père pour dissimuler sa faute.
  3. Préservé par Pausanias, Description de la Grèce [détail des éditions] [lire en ligne] (VIII, 53, 5).
  4. Présente pour la première fois chez Hésiode, Théogonie [détail des éditions] [lire en ligne] (927-929).
  5. Une autre version d'Hésiode préservée par Chrysippe mentionne la conception d'Héphaïstos avant celle d'Athéna ; la colère d'Héra aurait donc une autre cause qui reste inconnue. Frag. 343 MW. Cf. aussi la tradition où Héphaïstos aide Athéna à sortir de la tête de Zeus.
  6. Hymnes homériques [détail des éditions] [lire en ligne] (À Apollon, 331-352) mentionne également la colère d'Héra, mais l'enfant qu'elle engendre seule est Typhon et non Héphaïstos.
  7. Iliade (XVIII, 394-397) ; Hymnes homériques [détail des éditions] [lire en ligne] (À Aphrodite, I, 316-321.
  8. Iliade (XVIII, 400-403).
  9. L'épisode semble être mentionné pour la première fois par Alcée de Mytilène (frag. 349 LP) et par Pindare (frag. 283 SM) ; le récit complet se trouve chez Pausanias (I, 20, 3), Hygin, Fables [détail des éditions] [(la) lire en ligne] (CLXVI, 1) et le pseudo-Libanios, Récits (30, 1 Westermann).
  10. Alcée (frag. 349 LP) et le pseudo-Libanios (30, 1 Westermann).
  11. Pseudo-Libanios (30, 1 Westermann). Peut-être faut-il y voir un lien avec la tentative de viol d'Athéna qui donnera naissance à Érichthonios, cf. plus bas.
  12. Hygin (CLXVI, 2).
  13. Le châtiment d'Héra est conté dans L'Iliade (XV, 18-30) ; la déesse est punie pour avoir envoyé une tempête qui a détourné Héraclès de son chemin. Le lien entre les deux anecdotes se trouve seulement chez Apollodore, Bibliothèque [détail des éditions] [lire en ligne] (I, 3, 5). Gantz, p. 75.
  14. Iliade ((I, 590-594).
  15. Contradiction relevée par une scholie exégétique du Venetus A. G.S. Kirk, The Iliad: a Commentary, Cambridge University Press, 1985, vol. I, commentaire de I, 586-594.
  16. Seul le pseudo-Apollodore (I, 3, 5) attribue à la chute causée par Zeus l'infirmité d'Héphaïstos. Gantz, p. 75.
  17. « κυλλοπόδιον / kullopódion », Iliade XVIII, 371. Trad. Louis Bardollet.
  18. « χωλός / khôlós », Iliade XVIII, 397. Trad. Louis Bardollet.
  19. « ἀμφιγυήεις / amphiguếis », Iliade XVIII, 607. Trad. Louis Bardollet.
  20. (en) M Harper, « Possible toxic metal exposure of prehistoric bronze workers. », dans Occupational and Environmental Medicine, vol. 44, no 10, 1er octobre 1987, p. 652-656 [lien DOI] 
  21. Iliade, XVIII, 410-412, 414-417 et 421-422. Traduction de Frédéric Mugler pour Actes Sud, 1995.
  22. Philippe Charlier, Les Monstres humains dans l'Antiquité. Analyse paléopathologique, Fayard, 1008, p. 162.
  23. Charlier, p. 163.
  24. Charlier, p. 164.
  25. Iliade, XVIII, 382 et suiv.
  26. Voir aussi Pausanias, IX, 35, 4.
  27. a et b Anatole Bailly, Dictionnaire grec-français, Hachette, 1950, annexe « Mythologie et religion », à l'article Ἥφαιστος, p. 2227.
  28. Premières mentions dans les Catastérismes du pseudo-Ératosthène (13), qui cite Euripide dans une pièce perdue ; ensuite Bibliothèque (III, 14, 6) et Hygin, Fables, CLXVI, 3-4.
  29. Eschyle, Euménides [détail des éditions] [lire en ligne], v. 13.
  30. Nonnos de Panopolis, Dionysiaques [détail des éditions] [lire en ligne] XIV, 17 et XXVII, 120.
  31. Phérécyde d'Athènes, frag. 3F48 ; Hérodote, III, 37.
  32. Apollonios de Rhodes, Argonautiques [détail des éditions] [lire en ligne], I, 202-204.
  33. Bibliothèque, III, 16, 1 ; Pausanias, II, 1, 4.
  34. Fables, CLVIII.
  35. Iliade, XVIII, 468.
  36. Éthiopide [détail des éditions] [(en) lire en ligne]. M. L. West, « Iliad and Æthiopis on the Stage: Aeschylus and Son », dans The Classical Quarterly, nouvelle série, vol. 50, no 2 (2000), p. 343.
  37. Iliade, VIII, 194-195.
  38. Bouclier d'Héraclès [détail des éditions] [lire en ligne], 122-123.
  39. Iliade, I, 606-608.
  40. Hésiode, Les Travaux et les Jours [détail des éditions] [lire en ligne], v. 60 ; Théogonie [détail des éditions] [lire en ligne], 571-572.
  41. Iliade, II, 101-104.
  42. Théogonie (v. 866).
  43. Bibliothèque (I, 6, 2).
  44. Iliade (XX, 32-37).
  45. Iliade (I, 595-600). Explication avancée par le scholiaste du vers 584 ; Kirk, vol. I, commentaire des vers 599-600.
  46. Iliade (V, 20-24).
  47. Iliade (XXI, 330-382).
  48. Premières mentions chez Pindare, Odes [détail des éditions] [lire en ligne] (Olympiques, VII, 35-38) et frag. 34 SM.
  49. Platon, Protagoras (321 d-e) [lire en ligne].
  50. Prologue de Prométhée enchaîné.
  51. Simonide (frag. 200b).
  52. C'était le sujet d'une tragédie perdue d'Eschyle, Les Etnéennes.
  53. Pindare, Odes (Pythiques, I, 15-16) ; Prométhée enchaîné (363-369).
  54. a et b Burkert, p. 167.
  55. Tablette KN L 588 de Cnossos. J. Chadwick et L. Baumbach, « The Mycenaean Greek vocabulary » dans Glotta no 41 (1963), p. 201.
  56. Hécatée de Milet, FGrH (I F 138) ; Thucydide, Histoire de la guerre du Péloponnèse [détail des éditions] [lire en ligne] (IV, 109).
  57. Critias (109 c-d). Extrait de la traduction d'Ugo Bratelli, [lire en ligne].
  58. Pausanias (I, 26, 5).
  59. Pausanias (I, 14, 6). Lire sur le sujet William B. Dinsmoor, Observations on the Hephaisteion, Hesperia supplément V, 1941.
  60. Scholie du vers 56 de l’Œdipe à Colone de Sophocle, cité par Oscar Broneer, « Plato's Description of Early Athens, and the Origin of Metageitnia » dans Hesperia Supplements, vol. 8, études commémoratives en l'honneur de Theodore Leslie Shear (1949), p. 49, note 2.
  61. Istros FGrH (344 F 2).
  62. Ludwig Deubner, Attische Feste, Berlin, 1932, p. 35 et suivantes.
  63. Andocide, Sur les mystères (132) ; Xénophon, Constitution d'Athènes (III, 4).
  64. Hérodote, Histoires [détail des éditions] [lire en ligne] (VIII, 98).
  65. Callimaque, Hymnes [détail des éditions] [lire en ligne] (III, 46-47) ; Apollonios de Rhodes, Argonautiques (III, 41 et IV, 761). Thucydide (III, 88) signale une croyance locale selon laquelle la forge du dieu est installée dans l'île de Hiéra (« la sainte ») «  parce que de nuit on y voit s'élever des jets de flammes et de jour des colonnes de fumée ». Extrait de la traduction de Jean Voilquin.
  66. Euripide, Le Cyclope [détail des éditions] [lire en ligne] (v. 599) ; Théocrite, Idylles (II, 133-134) [lire en ligne].
  67. Scholie au vers IV, 761 des Argonautiques d'Apollonios de Rhodes.
  68. Pausanias (III, 18, 13).
  69. Conservé au Musée archéologique de Florence, inv. 4209 = John Beazley, Attic Black-Figure Vase-Painters 76, 1.
  70. Pausanias (III, 17, 3).
  71. John Boardman, Les Vases athéniens à figures noires, Thames & Hudson, p. 1996, p. 220.
  72. John Boardman, Les Vases athéniens à figures rouges. La Période archaïque., Thames & Hudson, p. 1996, p. 225.
  73. Par exemple un cratère à colonnettes du Peintre de Harrow provenant de Sabucina, conservé à Caltanissetta. Beazley, Paralipomena, 1971, 354, 39 bis.
  74. Cratère apulien à décor phlyaque conservé au British Museum, inv. F269.
  75. a et b Carpenter, p. 48.
  76. Carpenter, p. 14.
  77. De la nature des dieux, I, 83. Extrait de la traduction d'Ugo Bratelli, [lire en ligne].
  78. Pierre Chantraine, Dictionnaire étymologique de la langue grecque, Paris, Klincksieck, 1999 (édition mise à jour) (ISBN 2-252-03277-4) , à l'article Ἥφαιστος.

  Voir aussi

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  Bibliographie

  • Robert Bowie Johnson, Le Code du Parthénon, Jardin des Livres, Paris, 2008 (ISBN 978-2914569613)
  • (de) Frank Brommer, Hephaistos. Der Schmiedegott in der antiken Kunst, Éditions Philipp von Zabern, Mayence, 1978.
  • (en) Walter Burkert (trad. John Raffan), Greek Religion [« Griechische Religion des archaischen und klassichen Epoche »], Oxford, Blackwell, 1985 (éd. orig. 1977) (ISBN 978-0-631-15624-6) , p. 167-168.
  • Marie Delcourt, Héphaïstos ou la légende du magicien, Belles Lettres, Paris, 1957 (ISBN 2-251-33414-9).
  • (en) Timothy Gantz, Early Greek Myth, Johns Hopkins University Press, 1993 [détail de l’édition] , p. 74-78.
  • Pierre Grimal, Dictionnaire de la mythologie grecque et romaine, Paris, Presses universitaires de France, coll. « Grands dictionnaires », 1999 (1re éd. 1951) (ISBN 2-13-050359-4) , p. 185-186.
  • Alexandre Marcinkowski et Jérôme Wilgaux, « Automates et créatures artificielles d'Héphaïstos : entre science et fiction », dans Techniques et culture, nos 43-44, décembre 2004 [lire en ligne].

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