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Dictionnaire de la langue française
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1.capitale du Tibet (Chine), à 3620 m. d'altitude; 107000 habitants. - Palais du dalaï-lama (le Potola) jusqu'en 1959; nombreux monastères (lamaseries).
District de Chengguan (Lhassa) • Lhassa : le Tibet disparu • Lhassa Apso • Plaque de Lhassa • Traité de Lhassa
terrier (chien d'arrêt)[ClasseHyper.]
hunting (en)[Domaine]
Canine (en)[Domaine]
chien de chasse[Hyper.]
hunting (en)[Domaine]
Canine (en)[Domaine]
terrier[Hyper.]
Lhassa (n.)
ville de Chine[ClasseParExt...]
région et province de Chine[Classe...]
les régions autonomes[Classe...]
administration (en)[Domaine]
Nation (en)[Domaine]
capitale - capitale, centre urbain, métropole, ville - pays asiatique[Hyper.]
Tibet, Xizang[Situé]
tibétain, tibétaine[Dérivé]
Asie[Desc]
ville du Tibet[ClasseParExt...]
capitale[Hyper.]
Tibet, Xizang[Desc]
Lhassa (n. pr.)
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| Lāsà (lha sa) · 拉萨 (ལྷ་ས་) | ||
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|---|---|---|
| Localisation de la ville de Lhassa dans la préfecture de Lhassa (en jaune) | ||
| Pays | Chine | |
| Statut administratif | Ville-préfecture | |
| Province | Tibet | |
| Préfixe téléphonique | 0891[1] | |
| Code postal | Ville : 850000[1] | |
| Code aéroport | LXA | |
| Coordonnées | ||
| Altitude | env. 3 650 m | |
| Températures moyennes |
Ville de Lhassa : mois le plus froid -1 °C mois le plus chaud +18 °C annuelles +8,4 °C |
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| Pluviométrie | 431 mm | |
| Superficie | 31 662 km2 Ville de Lhassa : 523 km2 |
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| Population | Préfecture : 559 423 hab. (2010) Ville de Lhassa : 223 001 hab. (2000) |
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| PIB total | 10,2 milliards de yuans (2006) | |
| modifier |
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Lhassa (拉萨 ; pinyin : Lāsà ; tibétain : ལྷ་ས་; translittération Wylie : lha sa), capitale du royaume du Tibet depuis le XVIIe siècle, fut le siège du gouvernement du Tibet, sous le règne du 5e dalaï-lama, est actuellement le chef-lieu de la région autonome du Tibet, région autonome chinoise, appelée plus couramment Tibet, bien qu'elle ne couvre qu'environ la moitié du Tibet historique.
La ville s'est développée au pied du mont Gephel.
Le palais du Potala, ancien palais du dalaï-lama, chef de l'État antérieurement à l'administration du Tibet par la Chine, le temple de Jokhang et le palais de Norbulingka, l'ancienne résidence d'été des dalaï-lamas, sont classés au patrimoine mondial par l'UNESCO.
Sommaire |
D'anciens documents et inscriptions tibétaines pré-bouddhiques mentionnent l'appellation « Rasa », littéralement « la terre des chèvres »[2] ou le « lieu entouré » (par une enceinte de montagnes). L'installation du bouddhisme aurait converti cette appellation en « Lhassa » signifiant « la terre des dieux »[2] (Lha = déité, Sa = terre, sol).
Selon Liu Jiangqiang, la légende raconte que le second empereur tibétain Songtsen Gampo (Srong-brtsan Sgam-po) fit de Lhassa sa capitale et qu'il fit bâtir le temple de Jokhang, le temple de Ramoché et le palais du Potala[3].
Au XVe siècle, la cité s'éleva et acquit de l'importance avec l'appui de trois vastes monastères Gelugpa (Dge-lugs) par Tsong-kha-pa et ses disciples. Ces trois monastères sont Ganden (Dga'-ldan), Sera (Se-ra) et Drepung ('Bras-spung)[4].
Du fait de l'essor du bouddhisme, le nombre de pèlerins augmenta régulièrement. Des hôtels, des boutiques, des maisons et des bâtiments administratifs surgirent autour du temple de Jokhang, formant la rue circulaire connue sous le nom de Barkhor[3].
Le cinquième dalaï-lama, Lobsang Gyatso (Blo-bzang-rgya-mtsho) (1617-1682), conquit le Tibet et en déplaça le centre administratif à Lhassa. Il fit reconstruire le Potala, lui donnant une hauteur de près de 120 mètres (la reconstruction ne s'achèvera que quelques années après sa mort) et en faisant le siège du pouvoir religieux et politique. Lhassa connut alors un nouvel essor : des résidences officielles, des hôtels particuliers, des auberges et des boutiques vinrent flanquer le Barkhor[3].
Thomas Manning, le premier Anglais à visiter Lhassa qu'il atteignit au XIXe siècle, début décembre 1811[5], en fit une description d'un agréable exotisme, sans plus, la ville lui inspire peut-être en raison de la fatigue du voyage, une indifférence rêveuse : « Si le palais est plus important que ce que j'avais imaginé, la ville, jusque-là me déçoit. Il n'y a dans son apparence rien de frappant, rien de plaisant. Les bâtiments sont noirs de suie et de crasse. Les rues sont remplies de chiens, dont certains grognent sans cesse en mâchonnant des débris de peaux qui traînent partout et dégagent une odeur de charnier ; d'autres boitent et sont hagards ; d'autres ont des ulcérations et d'autres meurent de faim que les corbeaux picorent ; certains sont morts et leur cadavre est dévoré. En bref, tout est minable, sordide, avec quelque chose d'irréel. Même la gaieté des habitants, leurs rires, je trouvai qu'ils paraissaient oniriques, hallucinants. C'était moi qui rêvais, sans doute, mais je ne pus me débarasser de cette idée. »[6],[7].
À la fin du XIXe siècle, le visiteur japonais Ekai Kawaguchi indique que le commerce à Lhassa est actif. Sur les marchés se vendent des articles provenant de Chine et de l'Inde. Les paiements s'effectuent en or, qui est alors pesé, ou en roupie indienne ou en utilisant la monnaie tibétaine. Les moines ont le monopole du commerce du thé et des images pieuses. Les Chinois tiennent de nombreux restaurants[8].
En 1904, le corps expéditionnaire de Francis Younghusband se fraye un chemin jusqu'à Lhassa. À ce qu'affirme Jean Diff, « Les Anglais découvrent une ville à la fois magnifique et sordide. Le Potala les émerveille et les inquiète »[9]. Le traité de Lhassa sera signé le 7 septembre 1904 entre les Britanniques et le gouvernement tibétain[10].
En 1906, il n'y avait qu'une petite zone résidentielle près du Jokhang[3]. Vers 1935, la ville s'étendit avec la construction du quartier résidentiel dit de la Montagne enneigée, face au Potala[3].
En 1910, Zhao Erfeng, un seigneur de guerre chinois, investit et pille Lhassa. le dalaï lama doit s'exiler en Inde[11].
Vers 1950, Lhassa comptait entre 26 000 et 30 000 habitants et couvrait moins de trois kilomètres carrés, sans rues pavées ni égouts[3],[12]. Arrivée à Lhassa en 1951, Feu Du Tai, ancienne co-directrice de la radiodiffusion, du cinéma et de la télévision de la région autonome, affirme dans ses mémoires que la pauvreté et le délabrement de la ville dépassaient son imagination. Lhassa ne comptait qu'une rue présentable, le Barkhor. Il n'y avait ni éclairage public, ni eau courante, ni égouts. À l'ouest du monastère de Jokhang, il y avait un village de mendiants appelé Lupubangcang. Autour du monastère de Ramoche, se pressaient près de 4 000 mendiants, soit le dixième de la population de la ville[13].
Selon Victor et Victoria Trimondi[14], jusqu'au milieu du XXe siècle, Lhassa fut une des villes les plus sales au monde, ainsi que le rapportent nombre de voyageurs européens dans leurs mémoires. On jetait les détritus dans la rue, on laissait pourrir les charognes dans les lieux publics mais surtout, comme il n'y avait pas de toilettes dans les maisons, les habitants se soulageaient à l'extérieur. La puanteur était telle que les nobles portaient un mouchoir à leurs narines lorsqu'ils sortaient de chez eux[15].
Pourtant, selon Michael Taylor, Évariste Huc, qui séjourna dans la ville du 20 janvier au 26 février 1846, écrit que les rues de la ville sont propres, tout du moins quand il ne pleut pas[16].
Cependant, lors des fêtes du Nouvel An, début mars, « toute la ville est toilettée » et acquiert une réputation de propreté, « ce qui n'est pas son état normal », affirme le dernier visiteur occidental de la cité interdite, l'Autrichien Heinrich Harrer, à la fin des années 1940[17]. À la demande du gouvernement tibétain de l'époque, ce même Harrer établit, en compagnie de Peter Aufschnaiter, une carte de la ville et de ses environs en vue de concevoir le réseau d'égouts[18] commandité par Le gouvernement tibétain[19].
Des documents historiques font état de plusieurs épidémies ayant frappé la ville dans les années 1920-1930 : la variole en 1925, qui fit 7 000 victimes, la fièvre typhoïde en 1934 puis en 1937, qui tua plus de 5 000 personnes[20].
Les troupes de l'armée populaire de libération entrèrent à Lhassa le 9 septembre 1951[21] et y sont demeurées depuis lors[22].
En mars 1959, un soulèvement éclata dans la capitale tibétaine, entraînant la fuite du 14e dalaï-lama.
Pendant la famine au Tibet au début des années 1960, des témoignages d'anciens prisonniers tibétains attestent d'une mortalité liée à la pénurie de nourriture et à la famine dans les prisons de la région de Lhassa.
En 1966, éclata la Révolution culturelle qui atteignit le Tibet en août : 20 000 gardes rouges[23] à Lhassa se livrent à des déprédations et se combattent en factions rivales. Tashi Tsering séjourna à Lhassa quelques mois en 1967, il décrit une ville transformée :
Tashi Tsering constate que les tibétains sont mal nourris, la viande, le beurre, les pommes de terre ont pratiquement disparu alors qu'auparavant la nourriture étaient proposées en abondance. Mais ce qui a le plus frappé Tashi est l'attitude des Tibétains, ils semblaient en permanence démoralisés, l'air triste et renfrogné. Lors d' une rencontre dans la rue avec un des ses anciens amis, pourtant intialement favorable au régime communiste, celui-ci reste sans réaction les yeux fixés au sol, la peur inscrite sur son visage. Il constate alors que son ami est surveillé par un garde rouge, il est devenu « un objet de la lutte des classes et qu'il était sous la surveillance des masses ». Il quitte alors rapidement son ami, craignant par sa seule présence « d' aggraver son cas ».
En mai 1980, dans le cadre d'une tournée d'inspection au Tibet, Hu Yaobang dans un meeting devant 5 000 cadres à Lhassa, proposa six mesures pour résoudre la question tibétaine[24],[25].
En 1987, 1988 et 1989, Lhassa fut secouée par des manifestations et des émeutes, la loi martiale fut imposée en 1989 et resta en vigueur jusqu'en mai 1990.
Selon l'encyclopédie Larousse, « Le 1er octobre 1987, quelques jours après un discours du dalaï-lama au Congrès américain, au cours duquel il propose de faire du Tibet une « zone de paix démilitarisée », Lhassa s'embrase. Des moines, descendus des monastères voisins, viennent crier leur désir d'un Tibet libre. La manifestation est durement réprimée, de nombreux Tibétains, religieux et laïcs, sont emprisonnés. Malgré les dipositions prises par les Chinois pour prévenir de nouvelles manifestations, nationalistes, le même scénario se répète en mars, puis en décembre 1988. En mars 1989, une nouvelle rébellion de plusieurs jours, la plus sanglante depuis la fin de la Révolution culturelle, conduit à l'instauration de la loi martiale, qui reste en vigueur jusqu'en mai 1990. La propagande chinoise accuse le dalaï-lama et les Tibétains en exil de fomenter ces troubles. » [26],[27].
Selon le gouvernement tibétaine en exil, ces manifestations furent réprimées brutalement[28]. Robert Barnett déclare que « la plupart des observateurs indépendants ont témoigné que ces évènements ont commencé pacifiquement ». La violence a fait suite au tabassage des manifestants et aux tirs par armes à feu de la part de la police[29].
He Baogang et Barry Sautman font état de douzaines de personnes tuées et de centaines d'autres arrêtées pendant les événements de la fin des années 1980 et du début des années 1990. Ils affirment que les manifestants pour leur part ont tué plusieurs agents de police et se sont livré à des lynchages et ont causé des incendies dont les victimes étaient des civils Han[30].
Claude B. Levenson indique que les mendiants ont « fait leur apparition vers le milieu des années 1990 »[31].
En janvier 1993, le maire de Lhassa fut « démissionné » pour ses prises de position trop peu critiques envers les manifestants[32].
Selon le journaliste Bruno Philip, en mars 2008, des moines du monastère de Drepung défilent dans les rues de Lhassa, afin de demander la libération de moines emprisonnés en 2007, après qu’ils eurent repeint les murs du monastère en blanc pour fêter la remise de la médaille d'or du Congrès des États-Unis au 14e dalaï-lama[33],[34]. Selon le journaliste britannique James Miles présent sur place, Lhassa devait connaître des troubles violents visant l'ethnie Han et la minorité musulmane Hui[35] et entraînant l'incendie de bâtiments publics et de résidences, le pillage de commerces. Les autorités chinoises expulsèrent les journalistes et les touristes de la ville, et rétablirent l'ordre[33],[34],[36].
Selon l'agence officielle Xinhua, 18 civils et un officier de police furent tués par les émeutiers tandis que les pertes matérielles sont estimées à plus de 244 millions de yuans (environ 34,59 millions de dollars) »[37].
Le dalaï-lama affirme que « des témoins fiables ont pu établir que 400 personnes ont été tuées dans la seule région de Lhassa. Tuées par balles, alors qu'elles manifestaient sans armes »[38].
Alors que plusieurs Tibétains se sont immolés depuis mars 2011, Qi Zhala, le chef du Parti communiste de Lhassa a décidé d'un renforcement de la surveillance policière des monastères mais aussi sur les routes nationales et autour des principaux suspects. Qi Zhala a déclaré : « Nous devons frapper fort toutes les activités séparatistes, destructrices et criminelles de la clique du dalaï-lama »[39],[40]. Qi Zhala précisait que les « séparatistes étrangers » prenaient Lhassa comme objectif de sabotage et d'infiltration[41].
Le 27 mai, deux Tibétains se sont auto-immolés devant le temple de Jokhang haut site religieux du Tibet. Selon l'agence Chine nouvelle, les policiers ont « réussi à éteindre les flammes en quelques minutes ». Il s'agirait de deux moines tibétains, l'un est mort et l'autre grièvement blessé[42]. Selon Radio Free Asia : « Lhassa est désormais quadrillée par la police et les forces para-militaires et la situation est très tendue »[43]. Près de 600 habitants ou pèlerins tibétains ont été arrêtés et emprisonnés tandis que les pèlerins venant du Kham et de l'Amdo ont été expulsés[44]. Amnesty International demande aux autorités de libérer ces prisonniers ou de les inculper selon les critères de la loi chinoise. Amnesty International est aussi intervenue, à ce sujet, au Conseil des droits de l’homme des Nations unies[45].
Située sur le plateau du Tibet, au fond d'une vallée entourée de montagnes, son altitude de 3 650 m en fait l'une des villes les plus élevées au monde. Les montagnes entourant la ville s'élèvent à 5 000 m. La ville est longée par la rivière Kyi, qui traverse les montagnes Nyainqentanglha, et coule sur 315 km avant de se jeter dans le Brahmapoutre[46]. Le Chakpori est une montagne sacrée de Lhassa.
Le climat est de type montagnard avec influence de la mousson. Les températures moyennes pour la ville de Lhassa vont d'environ -2 °C pour le mois le plus froid à +15 °C pour le mois le plus chaud, avec une moyenne annuelle de +6,2 °C, et la pluviométrie y est de 420 mm. Les hivers sont très secs et la quasi-totalité des précipitations ont lieu en été lorsque les perturbations du Sud-Est asiatique liées au phénomène de la mousson parviennent plus ou moins atténuées jusque dans les hautes vallées du Tibet. Lhassa bénéficie d'un climat très ensoleillé avec environ 3000 heures d'ensoleillement par an.
| Mois | jan. | fév. | mar. | avr. | mai | jui. | jui. | aoû. | sep. | oct. | nov. | déc. | année |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Température minimale moyenne (°C) | -10,1 | -6,8 | -3,0 | 0,9 | 5,0 | 9,3 | 10,1 | 9,4 | 7,5 | 1,3 | -4,9 | -9,0 | 0,8 |
| Température moyenne (°C) | -2,1 | 1,1 | 4,6 | 8,1 | 11,9 | 15,5 | 15,3 | 14,5 | 12,8 | 8,1 | 2,2 | -1,7 | 7,5 |
| Température maximale moyenne (°C) | 6,9 | 9,0 | 12,1 | 15,6 | 19,3 | 22,7 | 22,1 | 21,1 | 19,7 | 16,3 | 11,2 | 7,7 | 15,3 |
| Précipitations (mm) | 0,5 | 0,7 | 2,0 | 5,2 | 26,6 | 72,3 | 119,4 | 122,6 | 58,3 | 10,2 | 1,7 | 1,0 | 420,5 |
| Nombre de jours avec pluie | 0,2 | 0,2 | 0,5 | 1,3 | 5,3 | 9,6 | 14,8 | 15,3 | 10,0 | 2,3 | 0,4 | 0,2 |
En 1904, le lieutenant-colonel britannique Younghusband qui occupe la ville avec son corps expéditionnaire, estime la population de celle-ci à 30 000 habitants dont 20 000 moines[47].
Vers 1950, la ville couvre moins de trois kilomètres carrés et ne compte pas plus de 30 000 habitants [3]. Selon Emily T. Yeh, le palais du Potala et le village de Shöl en contrebas de celui-ci ne sont pas considérés comme faisant partie de la ville[47].
Selon Thomas H. Hahn, en 1953, au premier recensement, la zone urbaine de Lhassa compte environ 30 000 résidents, dont 4 000 mendiants, en plus de 15 000 moines[48].
En 1975, la ville couvre 18 kilomètres carrés et compte 100 000 habitants[3].
En 1992, la population de la ville est estimée à un peu moins de 140 000 personnes, dont 96 431 Tibétains, 40 387 Chinois (Hans) et 2 998 divers. À ce chiffre, qui ne tient compte que des résidents permanents, il convient d'ajouter entre 60 000 et 80 000 résidents temporaires, dont la majorité seraient des pélerins et des commerçants tibétains[49].
| Groupes ethniques à Lhassa par district et comté, Recensement 2000[50] | |||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Total | Tibétains | Chinois Han | Autres | ||||
| Lhasa Préfecture | 474,499 | 387,124 | 81,6 % | 80,584 | 17,0 % | 6,791 | 1,4 % |
| Chengguan District | 223,001 | 140,387 | 63,0 % | 76,581 | 34,3 % | 6,033 | 2,7 % |
| Lhünzhub | 50,895 | 50,335 | 98,9 % | 419 | 0,8 % | 141 | 0,3 % |
| Damxung | 39,169 | 38,689 | 98,8 % | 347 | 0,9 % | 133 | 0,3 % |
| Nyêmo | 27,375 | 27,138 | 99,1 % | 191 | 0,7 % | 46 | 0,2 % |
| Qüxü | 29,690 | 28,891 | 97,3 % | 746 | 2,5 % | 53 | 0,2 % |
| Doilungdêqên | 40,543 | 38,455 | 94,8 % | 1,868 | 4,6 % | 220 | 0,5 % |
| Dagzê | 24,906 | 24,662 | 99,0 % | 212 | 0,9 % | 32 | 0,1 % |
| Maizhokunggar | 38,920 | 38,567 | 99,1 % | 220 | 0,6 % | 133 | 0,3 % |
Toutefois les sources chinoises et celles du gouvernement tibétain en exil divergent au sujet du nombre d'habitants chinois d'origine Han dans la ville, et donc de la proportion de cette ethnie. Certaines sources (reprennent les chiffres du gouvernement chinois et évoquent 63 % de Tibétains, 34,5 % de Hans et 2,7 % de Huis principalement[47]. Des sources occidentales non universitaires (Guide du Routard 2008-2009, Quid.fr (2009) et Grandsreporters.com (2009)) affirment que les Chinois d'origine Han représentent entre 60 % et 70 % de la population[51],[52],[53].
D'après le recensement officiel de 2010, la population de la préfecture est de 559 423 habitants en 2010[54].
Les trois monastères Ganden, Sera et Drepung sont situés à Lhassa.
La ville comporte quatre mosquées destinées aux musulmans tibétains. Ces derniers, au nombre de plus de 2 000, descendent, pour une partie, de commerçants venus au Tibet au XVIIe siècle du Ladakh et du Cachemire (d'où leur nom de Khache, Cachemire en tibétain), et, pour l'autre partie, de migrants venus récemment de la région de Sala au sud de Xining dans la province du Qinghai[55].
Lhassa compte deux quartiers musulmans : le Khache Lingka et le Gyal Lhakhang.
Le Kache Lingka
Situé sur la route de Drepung, à 3 km l'ouest du Potala, ce quartier regroupe deux mosquées, des habitations et un cimetière. Sa naissance remonte au XVIIIe siècle.
Le Gyal Lhakhang
Il se trouve à une courte distance de l'angle sud-est du Barkhor. La rue musulmane (Moslem Street) y conduit, qui est jalonnée de restaurants halal. Edifiée en 1716, la mosquée fut agrandie en 1793, devenant la plus grande de Lhassa. Incendiée dans les combats de 1959, elle fut reconstruite l'année suivante. Le site comprend une salle d'assemblée, une maison de bains, un minaret, une cour et des résidences. Une vaste porte marque l'entrée du quartier.
La petite mosquée
Une autre mosquée, construite au XXe siècle, se dresse dans le vieux quartier tibétain, dans une ruelle au sud du Jokhang. Elle comprend, au nord, un bâtiment de style tibétain abritant une maison de bains et une salle de classe, et, au sud, une salle d'assemblée[56].
Selon l'association américaine ChinaAid[57], qui cite Song Xinkuan, un chrétien de la province de Henan, 11 chrétiens dont lui-même ont été arrêtés le 7 octobre 2011 puis relâchés par la police à Lhassa, dans ce qui est peut-être la première persécution de chrétiens dans la région autonome du Tibet. Song Xinkuan, qui est accusé de rassemblement illégal chez lui (house church, « église souterraine »), affirme que la police lui a répété que « la religion chrétienne était non seulement illégale au Tibet mais constituait un prétendu culte qui sapait l'unité ethnique et la stabilité sociale »[58] Song Xinkuan a été relâché le 11 novembre, après avoir connu durant plus d'un mois de prison, injures et mauvais traitements. Les biens confisqués au cours d'une fouille à son domicile ont été détruits[59].
La prison de Drapchi, connue en chinois sous l'appellation de « prison Di Yi Jianyu-No 1», située à Lhassa, est la plus grande prison du Tibet. Construite à l'origine pour servir de garnison militaire tibétaine, elle fut transformée en prison après le soulèvement tibétain de 1959 contre la Chine[60].
Ouverte officiellement comme prison en 1965, elle est formée d'une série de neuf unités et a été récemment agrandie et restructurée. La population carcérale est estimée à 1000 détenus dont 600 considérés comme prisonniers politiques, âgés de 18 à 85 ans, parmi lesquels beaucoup de moines et nonnes.
Selon les réfugiés tibétains en exil, la prison a acquis une réputation tristement célèbre et est redoutée des Tibétains en raison de sa gestion dure. Des associations de Tibétains en exil ont fait état de brutalités[61].
Par ailleurs, Robert Barnett indiquait, qu'il existe à Lhassa, des lieux où sont détenues des personnes qui n'ont pas eu de procès. Les autorités chinoises ne reconnaissent pas ces lieux comme des prisons. Ces « non-prisons », selon la terminologie de Barnett sont des camps de rééducation par le travail, des centres de détention pour adolescents, des centres d'hébergement et d'enquête, des prisons militaires et des prisons de la police armée populaire. Dans la zone urbaine de Lhassa en 2002, il y a au moins 6 de ces « non-prisons »[62].
En voyage dans la région autonome du Tibet en 2004, Jean Dif déclare à propos de Lhassa : « on rencontrerait plus de 4000 prostituées dans la cité, mais je n'en ai pas vues »[63].
Selon Frédéric Lenoir, les quartiers commerçants traditionnels laissent place aux bars, karaokés et bordels. Lhassa compterait en 2008 plus de 300 bordels[64], soit un des taux les plus élevés des villes chinoises au regard de la population.
Le vice-président de la région autonome du Tibet affirme que les autorités ne manquent pas de dénoncer jeu et prostitution et de lancer des raids contre ces pratiques[65].
En 2012, Lhassa a de nouveau été élue « ville la plus heureuse » après une enquête nationale organisée par la chaine de télévision CCTV. Depuis 5 ans, Lhassa est parmi les trois villes les plus heureuses de Chine et a été classée première à 4 reprises [66]. Tsering Woeser après avoir vu et visité Lhassa en 2011, affirme que celle-ci « était clairement une ville sous contrôle militaire ». Elle s'interroge comment le bonheur est possible en vivant chaque jour sous la menace d'un fusil y compris lors de la prière dans un temple?[67].
A Drapchi, se trouvait le siège de la monnaie tibétaine.
La mise en service, en 1927, de la centrale hydroélectrique de la vallée de Dodé, au nord de Lhassa[68],[69] permit de desservir la capitale et le palais d'été du dalaï-lama[70],[71].
Selon le journaliste Israel Epstein, en 1955, il n'y avait pas de machines à Lhassa. Filage, tissage, travaux d'imprimerie, travail des métaux se faisaient à la main. En 1965, la ville avait une station de réparation des camions et une cimenterie. En 1976, elle fabriquait des machines agricoles basiques, des pièces de tracteur, de petits turbogénérateurs, et des moteurs électriques pour usage rural[72].
L'activité économique industrielle à Lhassa et dans sa région concerne principalement la chimie, les engrais, la fabrication de moteurs électriques, le montage de tracteurs, l'entretien et la réparation automobiles, la tannerie, les produits pharmaceutiques, la fabrication de tapis, la cimenterie[73].
Dans les années 1980 et 1990, des ateliers de fabrication de tapis s'ouvrirent à Lhassa, renouant avec une activité traditionnelle défunte depuis l'émigration des anciens fabricants aristocratiques en 1959 et la fermeture des monastères, leur principal débouché. La production des nouveaux ateliers est destinée principalement au marché touristique et à la pratique des cadeaux aux délégations officielles. Des ateliers créés récemment par des étrangers ou d'anciens émigrés revenus au pays se tournent vers l'exportation [74].
Mais derrière cette façade touristique, l'industrie chinoise se retrouve aussi dans cet artisanat. Selon Claire Goubier et Virginie Morel, deux journalistes de la revue Marianne, « l'artisanat tibétain est lui aussi fabriqué en série. Les Chinois se sont mis à produire des objets tibétains. Sur le marché, il est difficile de reconnaître les produits authentiques ». Par ailleurs les Chinois profitent des coûts de main-d'œuvre très bas pour acquérir cet artisanat et l'exporter vers les grandes villes chinoises où l'art tibétain est devenu à la mode[75].
Les commerces sont majoritairement tenus par des Chinois d'origne Han.
Depuis janvier 1993, Lhassa possède sa propre bourse des valeurs[76].
En 2006, le PIB total a été de 10,2 milliards de yuans[réf. nécessaire][77].
En 1948, la ville est délimitée par le Lingkhor, voie circulaire destinée à la circumambulation. Le temple de Jokhang se dresse au cœur de l'agglomération, avec à l'ouest le palais du Potala et l'institut médical sur la colline de Chakpori. Dans la vallée non encore urbanisée, les autres sites sites importants sont le palais d'été du dalaï-lama, les monastères de Sera, Ganden et de Drepung, le siège de l'oracle d'État à Nechung. De petits villages agricoles et des domaines nobles sont disséminés dans toute la vallée, sans oublier les résidences d'été de l'aristocratie[78].
Trois décennies plus tard, la vallée de Lhassa comporte de nouvelles zones bâties, pour nombre d'entre elles des installations administratives et techniques. Des voies modernes sont en construction. Le Lingkor, malgré quelques modifications, reste voué à la circumambulation de la vieille ville. La porte de la vieille ville, en forme de stupa bouddhiste, a été détruite, ainsi que plusieurs autres sites religieux. En 1985, le réseau routier urbain existe déjà dans ses grandes lignes[79]. Les vieux quartiers sur le côté ouest du Jokhang sont démolis pour faire place au square de Barkhor, ceinturé de boutiques commerçantes. La vieille ville reste néanmoins une entité cohérente et le centre de Lhassa[80].
La vallée de Lhassa est désormais occupée par une vaste agglomération desservie par un réseau routier moderne[81].
En 1995 commence l'époque des grands projets, 62 constructions sont ainsi réalisées. Sur ordre direct de Pékin est créée, devant le Potala, à l'emplacement d'un groupe de bâtiments connu sous le nom de Shol extérieur et situé à l'extérieur des murailles du village de Shol[82], une vaste esplanade avec au centre un mât pour lever les couleurs et une fontaine posée sur le dos de deux dragons chinois en pierre. Cette place imposante permet des manifestations publiques où, selon Katia Buffetrille et Charles Ramble, les dirigeants peuvent proclamer des discours devant le peuple réuni[83]. Les démolitions se sont effectuées rapidement et cela « en dépit de la convention signée avec l'Unesco qui cherche à respecter l'intégrité du cadre historique d'un lieu » [84].
Le palais du Potala est restauré et une réplique de l'ancienne porte de la ville est construite à l'emplacement originel[85].
En 2000 et 2001, le Temple de Jokhang et le Norbulingka ont été admis sur la liste de l’Unesco [86].
Selon Lily Dong mettant en avant la nature des matériaux (pierre, bois et terre) de construction, l'insalubrité des maisons (basses, obscures et humides), l'absence de tout à l'égout et l'entassement des ordures, les risques sanitaires et d'incendie liés à l'exiguïté des ruelles, le gouvernement régional dit avoir pris des mesures pour réhabiliter le vieux quartier de Lhassa. Ainsi, de 2001 à 2004, 68 cours intérieures ont été restaurées[87]
Avant 2011, les eaux usées de Lhassa étaient rejetées sans traitement dans les rivières. En juillet 2011, une usine de traitement, conçue pour traiter 50 000 tonnes d'eaux usées par jour, a été mise en service[88].
Il existe neuf vols quotidiens (six par Air China et trois par Sichuan Airlines) entre l'aéroport de Lhassa Gonggar (code AITA LXA) et Chengdu, deux vols entre Lhassa et Chongqing (Sichuan Airlines et China Southern Airlines), et un vol entre Lhassa et Qamdo (Air China) et entre Lhassa et Xi'an (China Eastern Airlines)[89].
Depuis le 10 juillet 2009, un vol direct quotidien Beijing-Lhassa est assuré par le transporteur aérien Air China sur des Airbus A320. Le trajet prend 3 h 50 min, soit un gain de 2 heures par rapport à l'ancien vol qui nécessitait une correspondance à Chengdu, la capitale de la province du Sichuan[90].
Une liaison ferroviaire avec le Qinghai (Golmud) a été ouverte en juillet 2006 et inaugurée par le président chinois Hu Jintao. Elle relie désormais le Tibet au reste de la Chine, mettant Pékin à deux jours de train[91]. Les voitures sont pressurisées (et très résistantes pour supporter les vents de sable, la foudre, les rayons ultra-violets, etc.). En 2005, la Chine prévoyait 2 000 touristes en plus par jour, ce qui aurait un impact important sur l'économie locale. Le journaliste Pierre Haski indique que les Tibétains redoutent, avec cette ligne, une arrivée massive de « colons »[92].
Le Palais du Potala est un palais-forteresse ou dzong du XVIIe siècle, situé à Lhassa, sur la colline de Marpari (« la colline rouge »), au centre de la vallée de Lhassa. Comprenant un « palais blanc » et un « palais rouge », ainsi que leurs bâtiments annexes, l'édifice incarne l'union du pouvoir spirituel et du pouvoir temporel et leur rôle respectif dans l'administration du Tibet. Construit par le cinquième dalaï-lama, Lobsang Gyatso (1617-1682), le palais fut notamment le lieu de résidence principal des dalaï-lamas successifs, jusqu'à la fuite du quatorzième dalaï-lama en Inde après le soulèvement contre l'armée chinoise en 1959. Aujourd'hui, le quatorzième dalaï-lama réside à Dharamsala dans le nord de l'Inde et le palais est devenu un musée de la République populaire de Chine.
Le Lingkhor ou « grand tour » est le chemin circumambulatoire dévotionnel qui ceinturait la vieille ville de Lhassa avant l'incorporation du Tibet dans la République populaire de Chine et dont il ne subsiste qu'une portion aujourd'hui. À l'origine, il faisait 8 km de long et englobait la vieille ville, le palais du Potala et la colline de Chakpori. Il devait être parcouru par les pèlerins avant leur entrée dans la ville. La route traversait de petits parcs ombragés de saules où les citadins allaient pique-niquer en été et regarder des opéras en plein air les jours de fête.
Le Barkhor ou « moyen tour » est le parcours de circumambulation, long d'un kilomètre, entourant le temple de Jokhang, l'ancien siège de l'Oracle d'état de Lhassa, ainsi que nombre d'anciennes maisons de la noblesse tibétaine. Il y avait, disposés aux quatre points cardinaux, quatre grands brûleurs d'encens (sangkangs) où l'encens brûlaît continuellement pour apaiser les dieux protégeant le Jokhang[93].
Le Jokhang, aussi appelé Temple de Jokhang ou Monastère de Jokhang, est le premier temple bouddhiste construit au Tibet. Cœur spirituel de Lhassa et lieu de pélerinage depuis des siècles, il en est aussi un des hauts-lieux touristiques avec le palais du Potala et le parc de Norbulingka. Depuis 2000, il est inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO dans le cadre de l'« ensemble historique du palais du Potala ».
Le Norbulingka, le « parc aux joyaux »[94], est une enclave de 40 ha, comprise dans les faubourgs ouest de Lhassa, et remplie de jardins, de bassins, de pavillons et de palais. Avant la construction de la ville nouvelle à partir de 1959, le site était à l'extérieur de Lhassa[95]. Le parc, qui se divise en deux parties : le Norbulingka proprement dit, à l'est, et le Chensel Lingka ou Jianselingka, à l'ouest[96], servit de résidence d'été aux dalaï-lamas depuis le milieu du XVIIIe siècle jusqu'au 17 mars 1959, date où le 14e dalaï-lama s'exila en Inde[97]. Hormis le palais du 7e dalaï-lama (le Kelsang Phodrang), construit en 1755, les grands palais et leurs bâtiments ancillaires (le Chensel Phodrang et le Takten Migyür Phodrang) furent édifiés au XXe siècle respectivement par le 13e dalaï-lama et le 14e dalaï-lama[98]. Le site fut un deuxième centre religieux, politique et culturel du Tibet, après le Potala[99]. En 2001, l'UNESCO inscrivit le Norbulingka sur la liste du patrimoine mondial de l'humanité en tant que partie de l'ensemble historique du Palais du Potala.
Le Temple de Ramoché est considéré, après le temple de Jokhang, comme le temple le plus sacré de Lhassa.
Le pilier de pierre, le rdo-rings de Zhol à Lhassa, dans l'ancien village de Zhol devant le palais du Potala, datant des alentours de 764, sous le règne de Trisong Detsen. Il contient un compte rendu de la brève prise de Chang'an, la capitale chinoise, en 763, sous le règne de Daizong, l'empereur des Tang[100]. En 1993, le pilier a été entouré de bâtiments et de fils télégraphiques si bien qu'on ne peut pas s'en approcher.
La stèle connue sous le nom de « Tablette de pierre de l’unité du long terme » fut érigée en 823 devant la porte principale du Temple de Jokhang en mémoire du traité de paix sino-tibétain de 822[101].
Le monument de la libération pacifique du Tibet, érigé sur l'esplanade du Potala à Lhassa, célèbre ce que la Chine appelle la libération pacifique du Tibet par l'armée populaire de libération en 1951 (c'est-à-dire l'expulsion des forces impérialistes du Tibet et l'unification de la Chine continentale), ainsi que le développement socio-économique qu'a connu le Tibet depuis[102]. Haut de 37 m, entièrement en béton, le monument est une représentation abstraite du Mont Quomolangma (le Mont Everest des Occidentaux). Le nom du monument y est inscrit en signes calligraphiés par l'ancien président de la république Jiang Zemin, et une inscription relate le développement du Tibet[103].
Selon le gouvernement tibétain en exil, le monument a été construit « malgré l'hostilité de la population tibétaine, pour qui il s'agit d'un rappel quotidien de l'humiliation subie par le peuple tibétain.»[104],[105].
La ville-préfecture de Lhassa exerce sa juridiction sur huit subdivisions - un district et sept xian :
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