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définition - Méduse_(mythologie)

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Méduse (mythologie)

                   
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Méduse (en grec ancien Μέδουσα / Médousa, de μέδω / médô, « commander, régner »[1]), appelée aussi Gorgo, est, dans la mythologie grecque, l'une des trois Gorgones (avec Euryale et Sthéno), dont elle est la seule à être mortelle.

Sommaire

  Mythe

  Copie romaine de la tête de Méduse ornant l'égide de la statue d'Athéna du Parthénon (original de Phidias), Glyptothèque de Munich (Inv. 252)

Fille de Phorcys et de Céto, et donc sœur des Grées[2], elle est une belle jeune fille dont Poséidon s'éprend[3]. Violée par le dieu dans un temple dédié à Athéna, elle est punie par cette déesse qui la transforme en Gorgone. Ses cheveux deviennent des serpents, ses yeux se dilatent et désormais son regard pétrifie tous ceux qui le croisent[4]. Selon une autre version, Méduse était une jeune fille tellement fière de sa beauté et de sa chevelure qu'elle avait osé rivaliser avec Athéna. Celle-ci, pour la punir, changea ses cheveux en serpents et modifia son regard[5].

À la demande du roi de l'île de Sérifos, Polydecte, qui souhaitait pouvoir séduire Danaé, mère de Persée, sans être gêné par la présence de ce dernier, Persée relève le défi d'aller décapiter Méduse. Il est aidé, selon des sources plus tardives, par Hermès, qui lui a donné des sandales ailées, et Athéna, qui lui a remis un bouclier poli comme un miroir[6]. Pour s'approcher de Méduse sans être changé en pierre, Persée se sert du reflet qu'il en voit sur son bouclier. Couvert du casque d'invisibilité d'Hadès (la kunée) que lui ont donné les nymphes, Persée réussit à s'approcher de Méduse sans être vu et la décapite à l'aide de l'épée diamantine qu'il tient de Zeus. Du sang de Méduse jaillissent deux fils, Chrysaor, père de Géryon, et le cheval ailé Pégase[7]. Poursuivi par les autres Gorgones, Persée met la tête de Méduse dans son sac et s'enfuit en enfourchant Pégase[8]. Il se servira de cette tête, qui n'a rien perdu de son pouvoir, pour pétrifier Atlas parce que celui-ci lui avait refusé l'hospitalité. Puis il délivrera la vierge Andromède dont il est devenu instantanément amoureux et qu'il épousera. Il pétrifiera ensuite Polydecte, qui retenait sa mère prisonnière, et offrira enfin à Athéna la tête de Méduse, que la déesse fixe sur son bouclier, l'égide[9].

Pausanias[10] livre une version historicisante du mythe. Pour lui, Méduse est une reine qui, après la mort de son père, a repris elle-même le sceptre, gouvernant ses sujets, près du lac Tritonide, en Libye. Elle a été tuée pendant la nuit au cours d'une campagne contre Persée, un prince péloponnésien.

  Iconographie

  Persée portant un pétase, des sandales ailées et la kibisis jetée sur l'épaule, détourne la tête pour tuer Méduse, pithos orientalisant à reliefs, v. 660 av. J.-C., musée du Louvre (CA 795)

Les premières représentations du mythe de Méduse apparaissent sur deux pithoi béotiens à relief (Louvre CA 795 et CA 937) et sur une amphore à col protoattique (musée d'Éleusis), tous trois remontant au second quart du VIIe siècle av. J.-C.[11] Sur les premiers, Méduse apparaît comme un centaure femelle, sur le point d'être décapitée par Persée, qui détourne la tête pour éviter d'être pétrifié. Sur l'amphore d'Éleusis, Méduse gît, décapitée, parmi les fleurs ; ses sœurs, à forme humaine mais au visage monstrueux, veulent poursuivre Persée, mais sont arrêtées par Athéna qui s'interpose.

À la fin du VIIe siècle, la représentation de la tête sans corps ou masque de Méduse, aussi appelé gorgoneion, évolue sous le pinceau des peintres de Corinthe, sans doute sous l'influence des têtes de lion apotropaïques (destinées à conjurer le mauvais sort)[12] : elle a le visage rond, avec de gros yeux proéminents, un nez épaté et une barbe ; elle tire souvent la langue. L'exemple le plus connu est une assiette attique de Lydos conservée au Staatliche Antikensammlungen de Munich (Inv. 8760). Les mêmes traits faciaux se retrouvent encore dans une mosaïque romaine du IIe siècle à Cordoue (voir galerie ci-dessous). Elle a parfois des ailes, comme dans la mosaïque trouvée à Tarragone (galerie).

Le masque de Méduse est souvent représenté sur des boucliers dans la peinture des vases attiques : au départ, il peut orner le bouclier de n'importe quel guerrier ; à partir du milieu du Ve siècle av. J.-C., il se rencontre le plus souvent sur des vases et dans la sculpture, comme ornement de l'égide d'Athéna. Cette représentation apotropaïque vise à préserver du mauvais oeil. Pour cette même raison, elle est fréquente dans les mosaïques décorant les riches villas romaines.

Le gorgonéion peut perdre son aspect grotesque et terrifiant, qu'il a surtout dans les représentations archaïques, et prendre l'apparence d'une belle jeune femme, seuls les serpents de la chevelure rappelant sa nature monstrueuse. Cela tient à la nature ambigüe de Méduse: « Elle est sur cette ligne de fracture, cette faille qui sépare en deux l’être humain : la vie et la mort » ainsi que le montre le fait que son regard conserve tout son pouvoir de pétrification même dans la mort[13].

Parmi les représentations modernes, les plus connues sont le bouclier d'apparat peint par le Caravage, conservé à la galerie des Offices, ou encore le buste du Bernin conservé aux musées du Capitole.


  Interprétations

  Buste de Méduse par le Bernin, 1630, musées du Capitole (MC 1166)

Le mythe de Méduse a été abondamment repris dans la littérature. « De Dante et Pétrarque à Shelley, en passant par Goethe, la figure de Méduse incarne pour les poètes de toutes les époques l’ambivalence du regard féminin, qui attire et ensorcelle, séduit et condamne. Pour Pétrarque, Méduse c’est sa muse Laura lorsqu’elle détourne le poète du sacré et l’incite à rendre hommage à la beauté charnelle. Pour Goethe, c’est le visage trompeur de l’amour, et l’illusion à laquelle ont recours les femmes pour piéger les hommes dans leurs filets[14]. » Le mythe réunit autour du héros par excellence qu'est Persée deux figures antithétiques du féminin: Méduse dont le regard pétrifie et Andromède, la jeune vierge timide qui n'ose même pas regarder un homme[15].

Dans un bref article où il s'interroge sur la sexualité féminine, Sigmund Freud propose une interprétation psychanalytique de ce mythe selon laquelle la décapitation de Méduse serait une représentation de la castration[16]. La terreur qu'inspire le monstre serait donc la peur de la castration, résultant de la vue de quelque chose qu'on n'était pas censé regarder. Elle apparaîtrait chez le petit garçon qui, en apercevant les organes génitaux féminins, découvre que la menace de castration est bien réelle. Les cheveux sur la tête de Méduse sont souvent représentés par des serpents: en dépit de la peur qu'ils inspirent, ces derniers contribueraient en fait à mitiger l'horreur, en tant que substituts symboliques du pénis, dont l'absence était précisément source d'angoisse.

Le mythe peut aussi être interrogé à la lumière de la théorie de Lacan sur la pulsion scopique. Le regard étant lié au désir, il est source d'angoisse par excellence. En se fondant dans le regard de l'autre, « le sujet ne perçoit plus le monde des représentations, mais il est confronté à son manque-à-être[17] ».

Le masque de Méduse a aussi été interprété par le courant féministe comme une expression symbolique de la rage des femmes[18]. La romancière britannique Iris Murdoch en a fait l'héroïne de son roman Une tête coupée (A Severed Head, 1961).

Une autre preuve de l'impact durable de ce mythe et de son ambivalence est sa récupération par la publicité. Une image stylisée de la Gorgone sert de logotype au couturier italien et designer d'accessoires Versace (lien).

  Notes et références

  1. Pierre Chantraine, Dictionnaire étymologique de la langue grecque, Paris, Klincksieck, 1999 (édition mise à jour) (ISBN 2-252-03277-4) , s.v. μέδω, p. 675b.
  2. Hésiode, Théogonie [détail des éditions] [lire en ligne], 270-276.
  3. Théogonie, 278-279.
  4. C'est l'origine du terme « médusé », synonyme de « stupéfait ».
  5. Laurence Roussillon-Constanty, Méduse au miroir : esthétique romantique de Dante Gabriel Rossetti, Grenoble, Ellug, 2008, p. 32.
  6. Selon un résumé de Phérécyde et une trilogie tragique perdue d'Eschyle, cf. (en) Timothy Gantz, Early Greek Myth, Johns Hopkins University Press, 1993 [détail de l’édition] , p. 307–308.
  7. Théogonie, 280-281.
  8. Pseudo-Hésiode, Bouclier d'Héraclès [détail des éditions] [lire en ligne], 216-237.
  9. Apollodore, Bibliothèque [détail des éditions] [lire en ligne], II, 4, 3.
  10. Description de la Grèce [détail des éditions] [lire en ligne] (II, 21, 5).
  11. Gantz op. cit., p. 304 ; Thomas H. Carpenter (trad. Christian-Martin Diebold), Les Mythes dans l'art grec [« Art and Myth in Ancient Greece »], Paris, Thames & Hudson, coll. « L'Univers de l'art », 1997 (éd. orig. 1991) (ISBN 2-87811-136-2) , p. 104.
  12. Carpenter, op. cit., p. 105.
  13. Eléonore Pardo, « Le regard médusé », Recherches en psychanalyse. Les origines grecques de la psychanalyse, 2010, vol. 9. En ligne http://recherchespsychanalyse.revues.org/554.
  14. Laurence Roussillon-Constanty, Méduse au miroir : esthétique romantique de Dante Gabriel Rossetti, Grenoble, Ellug, 2008, p. 31.
  15. Ovide, IV, 681-82.
  16. Cet article a été écrit en 1922 mais n'a été publié qu'en 1940, à titre posthume: « Das Medusenhaupt », Gesammelte Werke, 1941, t. XVII, p. 47; « La tête de Méduse », traduit par Marc de Launay, Magazine Littéraire, 1976 no 109, p. 35.
  17. Eléonore Pardo, art. cit.
  18. Emily Erwin Culpepper, "Ancient Gorgons: A Face for Contemporary Women's Rage", Women of Power magazine, 1986.

  Sources

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