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Dictionnaire de la langue française
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Mandat britannique de Palestine
Mandate for Palestine (en)
המנדט הבריטי על פלשתינה א"י (he)
الانتداب البريطاني على فلسطين (ar)
1920 – 1948
Drapeau
Frontières de la Palestine Mandataire lors de création en 1922.
| Statut | Mandat de la Société des Nations exercé par le Royaume-Uni |
|---|---|
| Capitale | Jérusalem |
| Langue | Anglais, hébreu, arabe |
| Population 1922 | 752 048 |
|---|---|
| 1931 | 1 036 339 |
| 1945 | 1 764 520 |
| Superficie 1931 | 26 625,6 km2 |
|---|
| 25 avril 1920 | Assignation du mandat |
|---|---|
| 29 septembre 1923 | Contrôle assuré officiellement par le Royaume-Uni |
| 25 mai 1946 | Indépendance de la Jordanie |
| 14 mai 1948 | Fondation d’Israël |
Entités précédentes :
Entités suivantes :
Les noms de Palestine mandataire, ou Palestine sous mandat britannique, désignent le statut politique établi par la Société des Nations en Palestine et en Transjordanie à partir de 1920.
Ses termes exacts et sa délimitation furent l’objet de tractations entre Britanniques, Français, Arabes et sionistes dans le contexte des différents accords et promesses passés entre eux.
Le mandat avait pour objectif la mise en place en Palestine d’un « foyer national pour le peuple juif [...] étant clairement entendu que rien ne sera fait qui puisse porter atteinte aux droits civiques et religieux des collectivités non juives existant en Palestine », tel que défini par la Déclaration Balfour de 1917 et repris dans les dispositions du mandat. Sa population passa de 55 000 Juifs pour 560 000 Arabes en 1918[1] à 600 000 Juifs pour 1 200 000 Arabes en 1948.
La Palestine mandataire fut le terrain du conflit de plus en plus violent entre Arabes palestiniens et Juifs sionistes, dont les revendications nationalistes respectives ne purent être conciliées par les Britanniques. En conséquence, ces derniers remettent la question de la Palestine et leur mandat à l’ONU en février 1947.
Le mandat aboutit à la fondation du Royaume hachémite de Transjordanie le 25 mai 1946 et de l’État d’Israël à son terme, le 14 mai 1948. Il vit également le double échec de la mise en place d’un État arabe palestinien indépendant, après la grande révolte de 1936-1939 et la guerre de 1948.
Durant la Première Guerre mondiale, les Britanniques cherchent auprès des Arabes un soutien pour mener leur offensive contre l’Empire ottoman à partir de l’Égypte. L’officier britannique Lawrence, connu plus tard en tant que Lawrence d’Arabie, est chargé de la prise de contact et des négociations avec les Arabes. Ceux-ci acceptent de se révolter suite aux promesses faites par Henry McMahon à Hussein ibn Ali en 1915. En parallèle, les Britanniques et les Français se partagent en secret le Moyen-Orient dans le cadre des accords Sykes-Picot signés en 1916. En 1917, notamment pour obtenir le soutien des communautés juives mondiales, les Britanniques officialisent leur soutien à l’« établissement d’un foyer national juif en Palestine » par une lettre ouverte adressée à Lord Lionel Walter Rothschild (1868-1937), qui est publiée le 2 novembre 1917 par Arthur James Balfour, le ministre britannique des Affaires Étrangères, en accord avec Chaim Weizmann, alors président de la Fédération Sioniste. Cette lettre est connue sous le nom de Déclaration Balfour de 1917.
La même année, le corps expéditionnaire du Général Edmund Allenby, comprenant notamment les volontaires juifs sionistes de la Légion juive, repousse les forces ottomanes et allemandes avec le soutien des forces arabes d’Hussein qui prennent Damas.
Dès la fin de la guerre, les représentants sionistes mettent en place en Palestine les structures de base de leur « foyer national ».
En 1919, à la conférence de paix de Paris, les États victorieux se partagent l’Empire ottoman et y décident notamment de la mise en place de Mandats. Les représentants sionistes et arabes y font également valoir leurs revendications et Weizmann et Fayçal y négocient un accord où ce dernier reconnaît la légitimité des aspirations sionistes à la condition que les Britanniques respectent les promesses de McMahon à Hussein.
Ces dernières sont néanmoins contraires aux accords Sykes-Picot. Les Français veulent établir leurs mandats en Syrie et au Liban tandis que Fayçal revendique ces territoires dans son royaume de Grande Syrie, incluant la Palestine. Des heurts opposent régulièrement combattants arabes et soldats français. Des manifestations pro-Fayçal et antisionistes sont régulièrement organisées en Syrie et en Palestine.
En avril 1920, quelques jours avant la conférence de San Remo en 1920 où le sort de la région doit se décider, des émeutes éclatent à Jérusalem. Elles sont fomentées par plusieurs leaders nationalistes arabes pro-Fayçal avec le soutien probable de hauts officiers britanniques[2]. Elles font 10 morts et près de 250 blessés[3].
Le 20 avril, la conférence de San Remo entérine, malgré la décision de mise en place des mandats français en Syrie et au Liban et d’un mandat britannique sur la Palestine. En juillet, Herbert Samuel, Britannique prosioniste prend ses fonctions en Palestine en tant que premier Haut-Commissaire tandis que Fayçal est chassé de Damas par les troupes françaises.
Le mandat[4] indique que le Royaume-Uni doit :
Toutefois, suite aux événements de 1920 et à de nouvelles émeutes en 1921, les autorités britanniques précisent, avant sa publication finale, plusieurs limites dans la portée du mandat sur la Palestine.
Dans son Livre blanc de 1922[5], Winston Churchill souligne que ces dispositions ne signifient pas, comme les représentants sionistes l’estiment, que :
Il indique également qu’elles se limitent aux territoires situés à l’ouest du Jourdain (Palestine) de par les promesses faites par Henry McMahon en 1915 d’offrir l’indépendance aux Arabes notamment dans les territoires situés à l’est du « Sanjak de Jérusalem »[5],[6].
Concrètement, par ces dispositions, les Britanniques interdisent l’immigration juive dans les territoires du mandat situés à l’est du Jourdain (Transjordanie), dont ils donnent le contrôle à l’émir Adallah, un des fils d’Hussein[6]. Ils exigent également des autorités sionistes qu’elles reconnaissent ces faits avant la publication officielle des termes du mandat. Chaïm Weizmann finit par les accepter[7] malgré les prétentions sionistes qui revendiquaient le droit d’étendre leur foyer national à une partie de la Transjordanie (ainsi qu’à une partie du Liban et du plateau du Golan)[8].
Pour officialiser ces mesures, peu avant la publication officielle des termes du mandat, un article supplémentaire, le 25e[9], lui est ajouté qui stipule que :
L’ensemble des dispositions est entériné par la Société des Nations le 24 juillet 1922[6],[8]. Elles entrent officiellement en vigueur le 26 septembre 1923 quand les Français et les Britanniques officialisent le tracé des frontières entre leurs mandats.
Les territoires du Mandat britannique correspondent à l’Israël moderne, aux territoires palestiniens et la Jordanie.
La partie située à l’ouest du Jourdain conserve le nom de Palestine. Pour répondre aux termes du mandat, l’Agence juive est créée. Elle favorise une large immigration juive[10]. L’Agence juive devient progressivement un proto-État doté d’une assez large autonomie au sein de l’empire britannique.
La population juive passe de 85 000 en 1914 à 630 000 en 1947[11].
La population arabe rejette le projet sioniste et aspire également à son indépendance. Des manifestations sont organisées contre l’immigration juive et contre le mandat. Des délégations sont envoyées auprès des autorités de Londres. Des troubles éclatent également (émeutes de 1920, 1921 et 1929) en réponse de quoi les autorités mandataires envoient des commissions d’enquête. Les troubles aboutissent à un véritable soulèvement lors de la révolte arabe de 1936-1939.
Après avoir maté la révolte militairement (plus de 5 000 morts arabes) et craignant de faire basculer les Arabes dans le camp de l’Allemagne à la veille de la Seconde Guerre mondiale, les Britanniques publient, en 1939, leur troisième Livre blanc par lequel ils réduisent drastiquement l’immigration juive, et annoncent que sous 10 ans, la Palestine pourra devenir un État indépendant unitaire, comme l’exigent les leaders arabes.
Durant la Seconde Guerre mondiale, la Palestine reste à l’abri des combats mêmes si elle fait l’objet d’attaques de la part de l’Axe, notamment des raids aériens italiens en 1940 et 1941[12].
Les Palestine Regiments, comportant des bataillons juifs et arabes, participent au sein des troupes britanniques aux combats en Europe méditerranéenne[13] comme à ceux du Moyen-Orient. Le gouvernement britannique refuse initialement la proposition de l’Organisation sioniste mondiale de constituer une force armée juive clairement identifiée en tant que telle[13] mais accepte la création de la Brigade juive à l’automne 1944[13].
Le grand mufti de Jérusalem, Amin al-Husseini, principal instigateur de la Grande révolte arabe de 1936 a fui la Palestine en 1937 pour le Mandat français du Liban. Il sera ensuite expulsé d'Irak [14]. Durant la guerre, il soutient la révolte antibritannique de Rachid Ali al Gaylani puis se réfugie en Italie et en Allemagne. Il y collabore avec les Nazis, notamment en participant à la création de la 13e division de montagne de la Waffen SS Handschar, avec des effectifs bosniaques[14] et en participant à des émissions de propagande antibritannique[15].
À partir de 1925, le cheikh Izz al-Din al-Qassam met sur pied un groupe comprenant entre 200 et 800 militants. Sous couvert d’activités religieuses, il organise des attaques contre les intérêts britanniques et sionistes dans les environs de Jenine[16]. Il est tué en 1935 par les Britanniques qui l’assiègent avec 200 de ses partisans[16]. Sa mort est un élément déclencheur de la Grande Révolte arabe qui voit les Arabes palestiniens, secondés par des volontaires des pays voisins, entrer en lutte armée contre les Britanniques sous les auspices du Mufti Hajj Amin al-Husseini. Ces derniers décident de mater la révolte violemment et dépêchent en Palestine plusieurs divisions pour combattre les Arabes. Ils se font seconder par des unités composées de Juifs palestiniens comme les « Special Night Squads » (Escadrons de nuit spéciaux) et la « Jewish Settlement Police » (police coloniale juive). En riposte aux attaques arabes, l’Irgoun, une milice sioniste de droite, organise de son côté de nombreux attentats. Fin 1939, la Révolte aura fait près de 5 000 morts et aura vu la déportation ou la mort des principaux leaders arabes palestiniens.
La Seconde Guerre mondiale est globalement une période de trêve entre les protagonistes. Mais avant même la fin de celle-ci, l’Irgoun appuyé par le groupe Stern entre en conflit avec le Royaume-Uni en réaction à l’interdiction de l’immigration des Juifs en Terre d’Israël. Pendant un temps, ils sont secondés par la Haganah et le Palmach. Ces groupes utilisent la lutte armée contre l’administration et les soldats britanniques : par exemple, le 6 novembre 1944, le ministre-résident Lord Moyne est assassiné au Caire par des membres du groupe Stern ; le 22 juillet 1946, un attentat terroriste de l’Irgoun contre l’Hôtel King David, centre de l’administration britannique à Jérusalem, fait 92 morts. Malgré leurs 100 000 hommes en Palestine, les Britanniques sont démunis face à cette violence qu’ils ne peuvent mater comme la révolte arabe de 1936. Selon Henry Laurens, il n’est pas possible pour eux d’utiliser contre des occidentaux, et de surcroît contre des Juifs après la Shoah, des méthodes utilisées contre des indigènes. Devant leur incapacité à concilier les points de vue arabe et sioniste, face aux coups reçus et aux trop nombreuses pertes, ils décident de mettre un terme à leur mandat et de remettre la « question de la Palestine » à l’ONU.
Les événements se calment après l’annonce britannique. Toutefois, dès le lendemain du vote du Plan de Partage de la Palestine, la violence éclate à nouveau mais cette fois entre Juifs et Arabes palestiniens. Elle va aller croissant, en particulier dans les centres urbains de Jérusalem, Haïfa et Jaffa. Des attentats à la bombe sont perpétrés régulièrement. Bien qu’ils soient encore responsables de l’ordre pour 6 mois, les Britanniques ont démissionné et se contentent de veiller sur leurs routes d’évacuation. La situation évolue rapidement en guerre civile : fin mars, un rapport fait état de 2 037 morts (0,1 % de la population) et 4 275 blessés[17]. Des volontaires arabes étrangers entrent en Palestine et début avril, les milices juives sionistes lancent une vaste offensive. De nombreux massacres sont commis comme à Deir Yassin le 9 avril ou contre un convoi médical juif le 13. Une partie de la population arabe palestinienne fuit les combats ou est chassée de chez elle par des milices juives, l'autre reste comme par exemple dans le village d'Abou Gosh. Les centres urbains situés sur le futur territoire israélien sont ainsi vidés de près de 90 % de leur population arabe. Le lendemain du terme du mandat, la Première Guerre israélo-arabe commence avec l’entrée en Palestine de plusieurs corps expéditionnaires arabes. Plusieurs dizaines de massacres seront perpétrés durant cette guerre.
Les Britanniques annoncent officiellement en février 1947 leur souhait de remettre leur mandat à l’ONU.
Après avoir envoyé une Commission d’enquête, l’Assemblée générale des Nations unies vote le 30 novembre 1947 le Plan de partage de la Palestine entre un État juif, un État arabe et une zone sous contrôle international autour de Jérusalem. Les autorités sionistes, à l’exception des révisionnistes de Menachem Begin acceptent le plan de partage, tandis que les leaders arabes palestiniens et les nations arabes le rejettent, par l’injustice qu’ils estiment qu’il représente et persuadés de rapidement gagner tout conflit militaire contre la communauté juive de Palestine. Entre le vote du plan de partage et la fin officielle du mandat 6 mois plus tard, la Palestine connaît une période de guerre civile très violente entre ses communautés juive et arabe.
L’administration britannique se termine le 14 mai 1948. Les soldats anglais se sont retirés progressivement de la région. Israël déclare alors son indépendance et des corps expéditionnaires arabes entrent en Palestine et y combattent les Israéliens.
En 1920, la majorité des 750 000 habitants environ de cette région multiethnique étaient des musulmans de langue arabe, y compris une population bédouine (estimés à 103 331 lors du recensement de 1922[18] ; ils étaient concentrés dans la région de Beer-Sheva, ainsi que dans la zone à l’Est et au Sud de cette ville). On y trouvait également des Juifs (qui représentaient 11 % de la population) tout comme des groupes plus petits de Druzes, Syriens, Soudanais, Circassiens, Égyptiens, Grecs et Arabes d’Hedjaz.
Les recensements, effectués à l’époque par les Britanniques, ne pouvaient tenir compte de l’immigration illégale des Juifs ou des Arabes, et ils n’y avait pas assez d’informations pour fournir des estimations de ces nombres. Certains étudiants ont donc utilisé des données de recensements provenant de régions environnantes et des modèles statistiques, couplés aux recensements élaborés par les Britanniques, dans le but d’estimer les immigrations clandestines durant cette période[19].
Il n’y eut pas de recensement ultérieur, mais les statistiques ont été maintenues en comptant les naissances, les décès et les migrations. Certaines données, tels que l’immigration illégale, ne peuvent être estimées qu’approximativement. Le livre blanc de 1939, qui mettait en place des restrictions concernant l’immigration des Juifs, déclarait que le nombre de Juifs « s’élevait à 450 000 habitants » et approchait « le tiers de la population totale du pays ». En 1945, une étude[20] montre que la population se monte à 1 845 560 habitants, dont 1 076 780 Musulmans, 608 230 Juifs, 145 060 Chrétiens et 15 490 personnes d’autres groupes.
| Année | Total | Musulmans | Juifs | Chrétiens | Autres |
|---|---|---|---|---|---|
| 1922 | 752 048 | 589 177 (78 %) |
83 790 (11 %) |
71 464 (10 %) |
7 617 (1 %) |
| 1931 | 1 033 314 | 759 700 (74 %) |
174 606 (17 %) |
88 907 (9 %) |
10 101 (1 %) |
| 1945 | 1 845 960 | 1 076 780 (58 %) |
608 230 (33 %) |
145 060 (8 %) |
15 490 (1 %) |
| Accroissement démographique moyen par an, 1922-1945 |
3,8 % | 2,6 % | 8,6 % | 2,8 % | 2,7 % |
Le tableau suivant présente la démographie de chacun des 16 districts.
| Population de la Palestine par district en 1945 | |||||||
| District | Musulmans | Pourcentage | Juifs | Pourcentage | Chrétiens | Pourcentage | Total |
| Acre | 51 130 | 69 % | 3 030 | 4 % | 11 800 | 16 % | 73 600 |
| Beer-sheva | 6 270 | 90 % | 510 | 7 % | 210 | 3 % | 7 000 |
| Beït Shéan | 16 660 | 67 % | 7 590 | 30 % | 680 | 3 % | 24 950 |
| Gaza | 145 700 | 97 % | 3 540 | 2 % | 1 300 | 1 % | 150 540 |
| Haïfa | 95 970 | 38 % | 119 020 | 47 % | 33 710 | 13 % | 253 450 |
| Hebron | 92 640 | 99 % | 300 | <1 % | 170 | <1 % | 93 120 |
| Jaffa | 95 980 | 24 % | 295 160 | 72 % | 17 790 | 4 % | 409 290 |
| Jénine | 60 000 | 98 % | Négligeable | <1 % | 1 210 | 2 % | 61 210 |
| Jérusalem | 104 460 | 42 % | 102 520 | 40 % | 46 130 | 18 % | 253 270 |
| Nablus | 92 810 | 98 % | Négligeable | <1 % | 1 560 | 2 % | 94 600 |
| Nazareth | 30 160 | 60 % | 7 980 | 16 % | 11 770 | 24 % | 49 910 |
| Ramallah | 40 520 | 83 % | Négligeable | <1 % | 8 410 | 17 % | 48 930 |
| Ramle | 95 590 | 71 % | 31 590 | 24 % | 5 840 | 4 % | 134 030 |
| Safed | 47 310 | 83 % | 7 170 | 13 % | 1 630 | 3 % | 56 970 |
| Tiberias | 23 940 | 58 % | 13 640 | 33 % | 2 470 | 6 % | 41 470 |
| Tulkarem | 76 460 | 82 % | 16 180 | 17 % | 380 | 1 % | 93 220 |
| Total | 1 076 780 | 58 % | 608 230 | 33 % | 145 060 | 9 % | 1 845 560 |
| Données provenants de Survey of Palestine[21] | |||||||
En 1931, le territoire de la Palestine mandataire avait une superficie de 26 625 600 dounams (26 625,6 km2), dont 8 252 900 dounams (8 252,9 km2)[22]. Des statistiques officielles[23],[24] montrent que les Juifs possédaient 1 393 531 dounams (1 393,53 km2) de terre en 1945. Estimer le volume total de terres que les Juifs avaient acquis aux environs du 15 mai 1948 est compliqué, autant par les transferts illégaux ou non-déclarés de terres que par le manque de données sur les concessions de terres de l’administration palestinienne après le 31 mars 1936[25]. Selon Avneri, les Juifs possédaient 1 850 000 dounams (1 850 km2) de terres en 1947[26]. Stein estime cette superficie à 2 000 000 dounams (2 000 km2) en mai 1948[27].
Le tableau ci-dessous montre l’appartenance des terres de Palestine par district.
| Appartenance des terres de Palestine par district en 1945 | ||||||
| District | Appartenant à des Arabes | Appartenant à des Juifs | Publiques et autres | |||
| Acre | 87 % | 3 % | 10 % | |||
| Beer-sheva | 15 % | <1 % | 85 % | |||
| Beït Shéan | 44 % | 34 % | 22 % | |||
| Gaza | 75 % | 4 % | 21 % | |||
| Haïfa | 42 % | 35 % | 23 % | |||
| Hebron | 96 % | <1 % | 4 % | |||
| Jaffa | 47 % | 39 % | 14 % | |||
| Jenine | 84 % | <1 % | 16 % | |||
| Jérusalem | 84 % | 2 % | 14 % | |||
| Nablus | 87 % | <1 % | 13 % | |||
| Nazareth | 52 % | 28 % | 20 % | |||
| Ramallah | 99 % | <1 % | 1 % | |||
| Ramle | 77 % | 14 % | 9 % | |||
| Safed | 68 % | 18 % | 14 % | |||
| Tiberias | 51 % | 38 % | 11 % | |||
| Tulkarem | 78 % | 17 % | 5 % | |||
| Données provenant de Land Ownership of Palestine[28] | ||||||
| Nom | Dates |
|---|---|
| Edmund Allenby | 1917–1918 |
| Sir Arthur Wigram Money | 1918–1919 |
| Gnl Louis Jean Bols | 1919–1920 |
| Nom | Dates |
|---|---|
| Sir Herbert Louis Samuel | 1920–1925 |
| Sir Gilbert Falkingham Clayton | Mai–Décembre 1925 |
| Herbert Onslow Plumer | 1925–1928 |
| Sir Harry Charles Luke | 1928 |
| Sir John Chancellor | 1928–1931 |
| Sir Mark Aitchison Young | 1931–1932 |
| Sir Arthur Grenfell Wauchope | 1932–1937 |
| William Denis Battershill | 1937–1938 |
| Sir Harold MacMichael | 1938–1944 |
| John Vereker | 1944–1945 |
| Sir Alan Gordon Cunningham | 1945–1948 |
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