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boggle
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Dictionnaire de la langue française
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Ville de : Marne (département)[Classe...]
ville administrative d'un territoire[Classe]
État d'Europe[ClasseParExt.]
Descripteurs EUROVOC[Thème]
évêque[termes liés]
administration (en)[Domaine]
City (en)[Domaine]
France (en)[Domaine]
commune, municipalité - nation européenne, pays européen[Hyper.]
C.E., C.E.E., C.É.E., CE, CEE, Communauté, Communauté Économique Européenne, Communauté européenne, Europe, Marché commun, Union européenne - O.T.A.N., Organisation du Traité de l'Atlantique Nord, OTAN[membre]
urbaniser - métropolitain, urbain[Dérivé]
Europe[Desc]
Ville de : Reims (arrondissement)[Classe...]
Reims (n. pr.)
| Reims | |||
|---|---|---|---|
![]() L’hôtel de ville. |
|||
|
|||
| Administration | |||
| Pays | France | ||
| Région | Champagne-Ardenne | ||
| Département | Marne (sous-préfecture) | ||
| Arrondissement | Reims (chef-lieu) | ||
| Canton | Chef-lieu de dix cantons : I, II, III, IV, V, VI, VII, VIII, IX, X |
||
| Code commune | 51454 | ||
| Code postal | 51100 | ||
| Maire Mandat en cours |
Adeline Hazan 2008-2014 |
||
| Intercommunalité | Reims Métropole | ||
| Site web | ville-reims.fr | ||
| Démographie | |||
| Population | 184 984 hab. (2009) | ||
| Densité | 3 934 hab./km2 | ||
| Aire urbaine | 318 000 hab. () | ||
| Gentilé | Rémois | ||
| Géographie | |||
| Coordonnées | |||
| Altitudes | mini. 80 m — maxi. 135 m | ||
| Superficie | 47,02 km2 | ||
Reims [ʀɛ̃s] (orthographe ancienne : Rheims) est une commune française située dans le département de la Marne et la région Champagne-Ardenne. Avec 184 984 habitants en 2009, Reims est la douzième commune de France par sa population ainsi que la ville la plus peuplée de la région Champagne-Ardenne, bien qu'elle ne soit ni le chef-lieu du département ni le chef-lieu de la région (cette place revient à Châlons-en-Champagne).
Surnommée « la cité des sacres » ou « la cité des rois », c'est sur le futur emplacement de Notre-Dame de Reims que Clovis est baptisé par saint Remi et où furent sacrés un grand nombre de rois de France pendant plus de dix siècles à partir de Louis le Pieux en 816 jusqu'à Charles X en 1825. Outre la cathédrale, le patrimoine de Reims se remarque par l'importance de son patrimoine historique composé de nombreux monuments historiques et de façades Art déco et grâce à ses nombreuses manifestations culturelles. Elle est de ce fait désigné Ville d'Art et d'Histoire et compte quatre sites inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO.
Le Champagne, inventé au 17eme siécle par Dom Pérignon, constitue l'un des atouts historiques de l'économie rémoise. Commune en limite occidentale de la Champagne crayeuse. Elle jouit d'une position privilégiée à la lisière du bassin parisien, notamment en raison de sa situation sur les axes Paris-Strasbourg et Mer du Nord-Méditerranée et de la proximité de l'Allemagne, de la Belgique et du Luxembourg.
Ses habitants sont appelés les Rémois.
Sommaire
|
Reims se situe dans le Grand Est français, au nord-ouest du département de la Marne et à l'ouest de la région Champagne-Ardenne. Elle se trouve sur l'axe entre Paris et l'Allemagne, juste au sud de la mégalopole européenne.
À vol d'oiseau, la ville est distante de 130 km de Paris, de 157 km de Metz, de 168 km de Lille et de 282 km de Strasbourg. À l'échelle régionale, Reims est située à 25 km et 107 km au nord d'Épernay et Troyes, à 41 km au nord-ouest de Châlons-en-Champagne et à 75 km au sud-ouest de Charleville-Mézières[1].
Reims est limitrophe de 15 communes : Champfleury, Villers-aux-Nœuds (sur environ 300 m), Bezannes, Tinqueux, Saint-Brice-Courcelles, Saint-Thierry, Courcy, Bétheny, Witry-lès-Reims (sur à peine 100 m), Cernay-lès-Reims, Saint-Léonard (que Reims coupe en deux parties), Puisieulx, Taissy, Cormontreuil et Trois-Puits[N 1],[2]. Pour l'Insee, six de ces communes font partie de l'unité urbaine de Reims[3], avec qui le tissu urbain est continu, et l'ensemble appartient à l'aire urbaine de Reims.
Reims se situe à la limite du bassin sédimentaire profond parisien. Elle est bordée au sud par la Montagne de Reims, dont les versants abritent une partie des meilleurs crus du vignoble champenois, au nord-ouest par le massif de Saint Thierry et à l'est par le mont Berru.
La ville est bâtie sur des strates de craies composées de foraminifères datant du Campanien inférieur. On distingue les craies formées de biozones de foraminifères de type g, présentes dans une bonne partie du centre-ville, sous le faubourg de Laon, Orgeval et la cité du Dépôt, et les craies formées de biozones de foraminifères de type h, présentes sous les faubourgs orientaux, occidentaux et méridionaux. Les quartiers situés sur les bords de la Vesle sont construits sur des alluvions récentes et actuelles et les terrains sous-jacents le campus de la ville sont constitués de craie blanche composées de biozones foraminifères i datant du Campanien moyen et supérieur[4].
La ville de Reims est située sur les deux rives de la Vesle, un affluent de l'Aisne de 139,4 km[5], qui prend sa source dans la commune de Somme-Vesle à 153 m d'altitude[6] et traverse le département de l’Aisne jusqu'à Condé-sur-Aisne. Cette rivière est alimentée par 3 ruisseaux : le Cheneu en rive droite à Mourmelon-le-Grand, la Noblette près de Vadenay, et la Prosne en rive gauche à Muizon[7].
Depuis 1866, le canal de l'Aisne à la Marne reliant Berry-au-Bac à Condé-sur-Marne permet à Reims d'avoir un accès à la Marne à partir des canaux de l'Aisne. Construit à partir du 9 mars 1842, ce canal à bief de partage possède une longueur de 58 km et a permis lorsque cette voie maritime a été rélié en 1861 par le canal de la Marne au Rhin de former une grande ligne de navigation qui permis de relier Strasbourg à Lille en passant par le Rhin[8]. Sur les 24 écluses que comporte cette voix d'eau, 3 sont situés dans cette commune. Le canal de l’Aisne à la Marne est équipé d'un relais nautique sur le boulevard Paul-Doumer[9].
Selon la méthode Köppen, le climat de Reims est « tempéré océanique humide » (Cfb). L'atmosphère est donc douce et humide[10] avec des hivers qui peuvent aussi se révéler vifs et des étés secs et parfois orageux[11]. Les heures d'ensoleillement sont de 1 705 par an et proviennent principalement des jours d'été. Les précipitations annuelles sont examinées à 604 mm par an[12], une moyenne de 122 jours de pluie[13]. Lors de la canicule européenne de 2003, les records de températures étaient de 21,3 °C le 13 août pour le minimum et le record maxi est de 39,3 °C le 12 aout. Ce premier chiffre a été battu le 20 août 2009 avec une température à 21,9 °C. En ce qui concerne les records de pluie, il a été observé 69,2 mm de précipitations le 4 juillet 2006 et 57,8 mm le 24 mai 2007[13].
| Mois | jan. | fév. | mar. | avr. | mai | jui. | jui. | aoû. | sep. | oct. | nov. | déc. | année |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Température minimale moyenne (°C) | 0,1 | 0,0 | 2,3 | 3,7 | 7,7 | 10,5 | 12,4 | 12,2 | 9,5 | 6,6 | 2,9 | 1,4 | 5,8 |
| Température maximale moyenne (°C) | 5,5 | 7,0 | 10,8 | 14,0 | 18,4 | 21,3 | 24,1 | 24,2 | 20,1 | 15,1 | 9,3 | 6,6 | 14,7 |
| Ensoleillement (h) | 50,3 | 86,1 | 129,4 | 171,7 | 206,9 | 220 | 235 | 216,3 | 170,6 | 121,6 | 71,9 | 49 | |
| Précipitations (mm) | 44,1 | 39,5 | 50,5 | 45,4 | 58,8 | 58,2 | 56,4 | 48,4 | 53,2 | 54,9 | 52 | 56,5 | 617,8 |
| Ville | Ensoleillement |
Pluie |
Neige |
Orage |
Brouillard |
|---|---|---|---|---|---|
| Moyenne nationale | 1 973 | 770 | 14 | 22 | 40 |
| Reims[12] | 1 705 | 604 | 21 | 22 | 66 |
| Paris | 1 630 | 642 | 15 | 19 | 13 |
| Nice | 2 668 | 767 | 1 | 31 | 1 |
| Strasbourg | 1 633 | 610 | 30 | 29 | 65 |
| Brest | 1 492 | 1 109 | 9 | 11 | 74 |
Reims est une ville qui s'est construite en limite du pouvoir centralisé situé en Ile de France, ouvrant sur la Belgique, le Luxembourg et vers l'est jusqu'à l'Allemagne.
Reims est au carrefour de trois autoroutes :
Le contournement Sud de Reims est mis en service le 23 novembre 2010[15]. Les sorties
22 Reims-Tinqueux,
23 Reims-Centre,
24 Reims-Cathédrale,
25 Reims-Saint-Remi et
26 Reims-Cormontreuil par l'A4, les sorties
15 Reims-La Neuvillette et
16 Reims-Colbert par l'A26 et la sortie
27 Reims-Europe par l'A34 permettent l'accès à la ville. Les sorties précédemment citées concernant l'Autoroute A4 (Tinqueux, Centre, Cathédrale, Saint-Remi et Cormontreuil) ne constituent plus des sorties directement affectées à cette dernière autoroute, mais à la voie rapide "Traversée Urbaine de Reims" accessible par l'A4 au nord et au sud, par l'A34 au sud-est, et par l'A26 au nord.
Avant son déclassement, la RN 51 (aujourd'hui RD 951) reliait Orléans aux Ardennes, en passant par Épernay et Reims. Elle faisait partie, avec la RN 31 au départ de Rouen et avec l'ancienne RN 44 (actuelle RD 944) de Cambrai à Vitry-le-François, des routes nationales passant par Reims. Elle se trouve également sur la route touristique du champagne du Massif de Saint Thierry et de la Montagne de Reims.
Enfin, Reims dispose, en centre-ville, de plus de 40 kilomètres de pistes réservées aux cyclistes. Ces pistes cyclables ne sont qu'une simple bande de peinture sur la chaussée, n'offrant aucune protection vis-à-vis des automobilistes[16].
Les premiers transports en commun rémois apparaissent en 1872 avec la création de deux lignes d'omnibus à cheval, l'une sur un axe nord-sud et l'autre sur l'axe est-ouest. Leur succès permet l'inauguration d'une troisième ligne. Cependant, à partir de 1881, ils disparaissent peu à peu au profit des tramways hippomobiles qui desservent quatre lignes. Vers 1890, trois millions de voyageurs les fréquentent pour une population de moins de 100 000 habitants. À l'aube du XXe siècle, les chevaux laissent place aux tramways électriques. Détruit pendant la Première Guerre mondiale, le réseau est reconstruit à partir des années 1920. Les premiers autobus arrivent à Reims en 1932 et vont, peu à peu, faire disparaître les tramways. Le dernier circule le 15 avril 1939[17].
En 1952, la compagnie de transports change de statuts et devient les Transports urbains de Reims. Le réseau s'étend en 1975 à toutes les communes du district de Reims : Bétheny, Bezannes, Cormontreuil, Saint-Brice-Courcelles et Tinqueux. Tout au long de la seconde moitié du XXe siècle, les bus et le réseau se moderniseront. En 2005, les 172 bus ont parcouru 7 699 897 km pour 30 324 568 voyages[18]. Le réseau, aujourd'hui connu sous le nom de Citura se compose de 23 lignes de journée et de 10 lignes de soirée.
Après un premier projet avorté datant des années 1980, l'année 2011 marque le retour du tramway à Reims. Son tracé est long de 11,2 km et est ponctué de 23 stations pour deux lignes : de Neufchâtel à l'Hôpital et de la gare-centre à la gare TGV de Bezannes. Le réseau Citura et le tramway sont exploités, dans le cadre d'un partenariat public-privé, par la société Concessionnaire Mobilité Agglomération RémoiSe (MARS).
Trois gares se situent sur le territoire de la commune. La gare principale est la plus ancienne, elle date de 1877[19]. Elle est aujourd'hui desservie par les TER Champagne-Ardenne et certains TER Picardie à destination des gares d'Amiens, Cambrai, Châlons-en-Champage, Charleville-Mézières, Château-Thierry, Dijon, Épernay, La Ferté-Milon, Metz, et de Sedan. Il n'existe pas de relation ferroviaire directe avec Troyes, deuxième ville de la région (se rendre par train entre les deux villes nécessite des correspondances peu commodes à Culmont ou Paris). Les relations TER directes se font par autocars. Depuis 2007, Reims accueille le TGV Est qui la met à 45 min de la gare de l'Est à Paris [20]. Les TGV s'arrêtent également à la gare de Champagne-Ardenne TGV, située dans l'agglomération, à Bezannes. La gare de Reims-Maison-Blanche se situe à proximité de l'hôpital dans le quartier Maison-Blanche. La troisième est la nouvelle halte-gare Franchet-d'Esperey inaugurée en octobre 2009, dont le coût des travaux s'élève à 3,2 millions d'euros. Elle dessert, sur les lignes en direction d'Épernay et de Gare de Châlons-en-Champagne, le CROUS, RMS et plusieurs facultés[20].
C’est le 30 octobre 1908 qu’Henri Farman, sur un biplan Voisin, réalise le premier vol de ville à ville de l’histoire de l’aviation, en reliant en 20 minutes les 27 km qui séparent Reims du terrain du camp militaire de Châlons-en-Champagne[21]. La deuxième moitié du XXe siècle voit apparaître à Bétheny, au nord de la ville de Reims, l'aérogare de Reims Champagne, le premier aéroport civil régional. Suite à une histoire qualifiée par certains de « chaotique » et à de nombreuses tentatives de sauvetage ayant échouées, l'aérogare ferme finalement le 30 juin 2006[22]. Dès lors, Paris - Vatry, à 50 kilomètres de là, devient l'unique aéroport de transport de passagers en Champagne-Ardenne[23]. Reims conserve toutefois l’aérodrome de Reims - Prunay situé au sud-est de la ville[24].
Du fait de son potentiel touristique, Reims compte près de 60 hôtels ainsi qu'une aire de stationnement pour camping-cars (neuf places)[25] mais aussi un centre international de séjour[26] et une résidence séjour et affaire dans le quartier Clairmarais[27].
Il existe six offices HLM[27] 45 % des logements à Reims sont des logements HLM.
Environ 900 nouveaux logements sont construits chaque année. Le nombre total de logements à Reims est de[Quand ?] 91 720 avec les taux suivants:
Le taux par types d'habitation est de:
La ville est ceinturée par un périphérique qui prolonge les autoroutes et traversée jusqu'en son cœur par une autre, cette dernière (A4) devrait à terme être profondément remaniée par le plan Reims 2020. Depuis Durocorter la ville est un lieu d'habitation d'importance qui a des phases d'expansion, sous la pression démographique et des phases de régression les invasions barbares, la première Guerre Mondiale et qui était principalement sur la rive droite de la Vesle. L'entrée se faisant par des portes dans la ceinture fortifiée en une ville qui comptait des emprises vertes comme des jardins, des vergers, les parcs, des couvents.
La révolution industrielle lui fait franchir cette ceinture par la création de la gare de Reims qui se fait hors les murs et des zones industrielles se font jour dans le quartier Clairmarais, le quartier Verrerie ; une autre phase d'expansion vit la création de quartiers nouveaux à partir des années 1970 avec une importante création d'habitat à loyers modérés avec les quartiers Wilson, Europe, Châtillons, mais aussi des zones pavillonnaires comme les Hauts de Murigny ou des cités jardins comme à Chemin Vert.
La construction du tramway remanie fortement la circulation urbaine sur l'axe zone commerciale du nord/centre ville et sur l'axe centre ville/gare T.G.V à l'ouest, de nouveaux trottoirs, des couloirs de circulation de voitures plus étroits et au centre l'emprise verte où circulera le Tramway de Reims. Depuis des années la ville supprime des places de stationnement sur la voie publique, généralise le stationnement payant ; mais cette politique va de pair avec des parkings souterrains : parc de stationnement d'Erlon, parc de l'hôtel de ville, parc Gambetta ; aériens avec le parc de stationnement Clairmarais (desservant la gare de Reims), le parc Buirette et le parc Cathédrale, avec la mise en place sur certain sites d'une demi-heure gratuite pour faciliter l'accès de courte durée[28].
La ville est jalonnée de places et espaces verts. Les principales places de Reims sont :
Reims, dans le cadre de la communauté d'agglomération Reims Métropole a élaboré un plan directeur dans le cadre d'une consultation citoyenne appelée Reims 2020, elle a pour cela faire fait appel à trois cabinets d'architectes (Christian Devillers, Bruno Fortier et Philippe Panerai) qui proposèrent chacun un projet.
Le débat, organisé par le Conseil de développement de la Région rémoise, se fit sur la base de ces trois projets qui ont pour ambition le développement de la ville (urbanisme, économie, habitat, enseignement, transport ...) dans un cadre qui s'étend à Reims Métropole, au Pays Rémois et plus loin au G10 (convention passée entre les dix villes de la région au sens large : Châlons-en-Champagne, Charleville-Mézières, Château-Thierry, Épernay, Laon, Sedan, Soissons, Reims, Rethel, Vitry-le-François)[29].
Le toponyme Reims est issu du nom du peuple gaulois des Rèmes qui étaient installés dans la région. Le nom de la capitale des Rèmes était Durocorter, qui deviendra Durocortorum sous les Romains, et provient de duro qui signifie colline fortifiée, oppidum. Elle est indiquée comme Durocorturo sur la Table de Peutinger[30] (segment I) ainsi que sur l'Itinéraire d'Antonin[31].
Le nom Rementium en 314 puis Remos vers l'an 400[32] remplace celui de la capitale Durocortorum suite à la christianisation de la ville.
Au VIe siècle, le territoire est connu sous le nom de Rhemus. Au XIIIe siècle, le nom de la ville évolue en Rains (1277), Remps et Rems (1284) puis Rein (1292) et Rheims. Aujourd'hui, l'ancienne orthographe Rheims est encore utilisée, notamment à l'étranger.[réf. nécessaire]
Les premières traces d'implantation humaine dans les environs de Reims remontent au Néolithique et au Chalcolithique (fin du IIIe millénaire av. J.-C.). Des champs d'urnes de l'âge de bronze y ont été retrouvés. La vallée de la Vesle a connu une occupation assez dense durant l'âge du fer. Il ne reste cependant que très peu de vestiges de ces époques sur le site de l'actuelle Reims.
L'oppidum du « Vieux Reims », situé sur les actuelles communes de Variscourt et Condé-sur-Suippe[33], était le chef-lieu des Rèmes. Ils le déplacèrent cependant vers 80 av. J.-C. lors de la construction de l'oppidum de Durocorter, sur le site qui deviendra Reims. Le nom de Durocorter signifiait en celtique « la forteresse ronde ». Pour d'autres, il provient des mots gaulois dure (« tour » ou « eau ») et cort (« métairie »), se transcrivant par « métairie bâtie près d'une tour ou des eaux »[34]. Son toponyme devint Durocortorum d'après les commentaires de Jules César et Duricortora (Δουρικορτόρα) pour Strabon.
Il n'existe que peu d'informations sur ce qu'était Durocorter avant l'arrivée des Romains puisque les gaulois se transmettait oralement le savoir[35]. Elle était cependant considérée comme la « dernière cité civilisée » au nord[36].
Voyant l'avancée de l'armée de César en Gaule, les Belges s'unirent pour repousser cette invasion. Les Rèmes restèrent en dehors de la coalition et décidèrent de s'allier avec l'Empire romain. Ils envoyèrent deux députés négocier avec des offrandes à la rencontre des Romains[37]. Ils tentèrent de convaincre leurs « frères » Suessions, avec qui ils partageaient les lois et le gouvernement, de les suivre mais en vain[38]. En 57 av. J.-C., les Belges attaquèrent l'oppidum rème de Bibrax (« Vieux-Laon »)[37]. L'armée de Jules César obtint cependant la victoire[39]. Après le retrait de César, des armées belges attaquent les Rèmes. Les troupes romaines font demi-tour et viennent en aide à leurs alliés[34]. Les Suessions furent placés sous la domination des Rèmes[39]. Le territoire des Rèmes s'étendait à l'époque de la Seine à la Marne et à la Meuse[36].
En 53 av. J.-C., César ordonna au concilium Galliae de se réunir à Durocortorum pour y juger la conjuration des Sénons et des Carnutes. Les Rèmes restèrent fidèles à Rome tout au long de la Guerre des Gaules. Durocortorum fut ainsi classée parmi les cités fédérées, considérées comme indépendantes. La ville, privilégiée du fait de son alliance avec Rome, conserve ses lois, sa religion et son gouvernement[34]. Sous Auguste, leur territoire fut placé dans la province de Belgique dont Durocortorum devint la capitale.
Au Bas-Empire, une muraille est construite pour défendre la ville : la surface enclose réduit considérablement la superficie de la ville (35 ha)[40]. En 357 et en 366, des invasions germaniques sont repoussées dans la région avant qu'elles n'atteignent Reims. Mais en 406, les Vandales s'emparent de la ville et la pillent. Les Rémois sont réfugiés alors dans l'église chrétienne et l'évêque saint Nicaise est décapité sur le seuil de sa cathédrale[N 2]. Et en 451, ce sont les Huns qui attaquent la ville.
Le christianisme apparaît au milieu du IIIe siècle à cause de l'évêque Sixte et une première cathédrale est élevée au IVe siècle mais ce n'est qu'au Ve siècle que l'emplacement actuel commence à être occupé par l'Église qui y installe d'abord un ensemble épiscopal puis plusieurs cathédrales qui se succèdent jusqu'à celle qui existe aujourd'hui[41].
Saint Remi contribue également à la diffusion du christianisme dans la région rémoise aux Ve et VIe siècles. En tant qu'évêque de Reims, il négocie la soumission de Reims à Clovis, à l'actuel emplacement de l'église Saint Nicaise[42]. Le jour de Noël entre 496 et 506[43], Clovis est baptisé dans la cathédrale rémoise par Saint Remi, après avoir reçu une instruction chrétienne de sa part[44]. La tradition veut que le baptême ait lieu le 25 décembre 496, mais selon des auteurs récents, les années 498 ou 499 sont davantage probables[43],[45]. D'après Grégoire de Tours, 3 000 de soldats francs sont baptisés le même jour[46]. Selon la légende, Saint Remi oint Clovis avec la Sainte Ampoule, délivrée par un ange, sous les traits d'une colombe. C'est en raison de cette conversion du roi des Francs que de Louis VII à Charles X, excepté Henri IV, tous les rois de France seront sacrés à Reims, le plus souvent par l'archevêque de la ville[47].
À l'époque mérovingienne, Reims est l'une des capitales de l'Austrasie[N 3], avec Metz, plus centrale où Thierry Ier fixe sa cour en 511.
En 719, Reims est démantelée par Charles Martel ; un grand nombre de monuments rappelant son ancienne puissance et sa prospérité du temps de l'époque gallo-romaine disparaissent.
En 804, Charlemagne y reçoit le pape Léon III.
Vers l'An mil, l'archevêque de Reims, Gerbert d'Aurillac, est élu pape sous le nom de Sylvestre II.
En 1119, la ville reçoit un concile.
En 1143, la ville obtient des franchises communales, qui lui sont retirées peu après[48].
Le conseil de ville rémois est né de la guerre franco-anglaise. Après la défaite de Crécy en 1346 et surtout après celle de Poitiers en 1356, à la nouvelle de la capture du roi Jean II le Bon, la consternation fut générale sur toute la France. Toutes les bonnes villes du royaume prises d’effroi, s’attelèrent à leur propre défense[49]. Pour assurer leur protection, elles se dotèrent d’une institution. À Troyes, les habitants s’étaient munis en 1358 d’un gouvernement municipal unifié[50].
Reims suivit ce mouvement. Pour P. Varin, une nouvelle période de leur histoire s’est ouverte puisqu'un second corps, le conseil de ville, est apparu à côté de l’échevinage[51]. Pour P. Desportes « … la crise de 1358 a seulement consolidé des éléments apparus antérieurement. […] L’innovation […] réside dans cette émergence progressive à partir de 1346 d’un organisme commun à toute la ville chargé de régler les problèmes de défense. En 1358, l’archevêque principal seigneur de Reims a perdu définitivement tout contrôle sur ce corps naissant »[52].
En juin 1358, les Rémois sont entrés dans l’illégalité en portant à leur tête six notables qui ont prétendu gouverner la ville. Le 9 septembre 1358, une lettre du régent du royaume confirme cet acte et reconnaît les administrateurs élus du peuple : « … lesdits habitans […] aient entre eulz, du commun consentement de tous les habitans […] esleu six bonnes et convenables personnes pour prendre garde des ouvrages et nécessitez, seurté et tuition de la ville… »[53]. Il leur permettait de forcer tous les habitants de quelques conditions qu’ils fussent à payer des taxes imposées. Surtout, il les autorisait à changer un ou plusieurs de leurs membres s’il venait à ne plus pouvoir assumer sa fonction. Cet acte érigeait le conseil de ville en institution permanente et urbaine. Il est certain que le régent s’appuya sur les villes, en particulier Reims car la guerre ayant obligé les ruraux à se réfugier dans les villes, ces dernières possédaient « le commerce et toutes les richesses »[54].
La guerre a permis la pérennité du conseil de ville en le rendant indispensable, d’où sa présence encore à notre époque. Les prérogatives du conseil de ville concernaient à ses débuts uniquement la défense. À cette date le processus de formation du conseil est loin d’être arrivé à son terme et c’est durant la guerre de Cent Ans que les institutions urbaines connaissent un nouveau progrès : elles s’imposent[55].
Le grand chantier municipal, après la guerre de Cent Ans était la réfection de la muraille d'enceinte.
Les débuts de la Réforme protestante à Reims se virent à partir de 1559 en des châteaux amis mais des rixes arrivèrent lorsque les réunions étaient publiques; des sommités sont venues à Reims comme Théodore de Bèze. La réaction de la ligue est importante par l'intermédiaire de la Maison de Guise qui est fortement implantée en ces terres avec Charles de Lorraine. Ils encouragent un fort courant de dévotions dans la ligne du concile de Trente.
Après l'accord de Paul III en 1547, l'université de Reims est créée en 1548 par le cardinal de Lorraine qui vient d'obtenir l'accord du roi; le collège des Bons enfants commence par un enseignement d'arts, puis de théologie et ensuite de droit et de médecine; en 1567 les élèves du séminaire peuvent suivre les enseignements de la faculté. Les Jésuites ouvrent aussi un enseignement à Reims.
En 1562, le massacre de Wassy active une nouvelle phase armée entre les catholiques et les protestants. Même si les confrontations armées sont rares, les troupes ravagent la campagne et obligent les gens à se réfugier dans l'enceinte de la ville. La ligue renforce son emprise sur la ville par Louis de Lorraine et Antoine de Saint Pol alors que Châlons, gouverné par Joachim de Dinteville est fidèle au roi Henri III. Mais Reims finit par faire sa soumission à Henri IV, qui fut, faut-il le dire, sacré à Chartres, et le Château de la Porte de Mars fut détruit comme symbole de la Ligue. Troubles et accalmies se succèdent avec les princes de Sedan et les ducs de Lorraine, jusqu'au traité de Liverdun de 1632.
Avec la guerre contre l'Espagne, puis la fronde, de nouveaux moments de troubles ravagent les campagnes et les milices bourgeoises de la ville protègent bien des vies mais pas de la misère[56]. Le sacre de Louis XIV amène de l'espoir qui est consacré par le traité des Pyrénées en 1659.
C'est en ce temps que la ville se dote à partir de 1757 d'un espace pour bâtir la place royale sous l'impulsion de Trudaine et Legendre, de 1627 d'un hôtel de ville, de fontaines comme celles données par Jean Godinot. Il y a des constructions prestigieuses comme le palais archiépiscopal à partir de 1498, le collège des Jésuites de Reims.
C'est une ville qui attire le commerce lointain par ses quatre foires, celle de Pâques place de la Couture étant la plus importante, qui travaille le cuir, la laine, le lin, le chanvre ses tissages feront la fortune de familles comme celle des Colbert.
L'université de Reims est un grand centre de formation qui voit passer des hommes qui feront leur chemin comme Brissot, Couthon, Danton, Pétion, Prieur de la Marne, ou Saint-Just, de nouveaux cours s'ouvrent en marge de celle-ci comme des mathématiques en 1745, de dessin en 1748 à l'hôtel de ville, des cours d'accouchement en 1774 et d'anatomie en 1779 par le docteur Robin et un cours de chimie par Pilâtre de Rozier en 1780.
Le bailliage envoie des députés de Reims qui ne se font pas entendre pour leur véhémence. Elle n'est pas une ville meneuse pendant la Révolution française, elle subit surtout les périodes de disette avec une émeute de la faim le 11 mars 1789, pendant l'hiver 1793/1794 il y eut des réquisitions et l'on s'en prit aux accapareurs, ou supposés tels, il y eut une autre famine l'hiver suivant qui mit près du tiers de la population au rang d'indigents. Les édifices des religieux furent mis en vente et la Cathédrale de Reims transformée en grange à fourrage par le représentant Bô. La Sainte Ampoule détruite et les reliques de Saint Remi brûlées en place publique. Le curé constitutionnel Jules-Armand Seraine aurait sauvé une part de ses reliques.
Les massacres de Septembre font neuf morts à Reims, tués le 3 septembre 1792 par des volontaires parisiens rejoignant l’armée en campagne contre les Prussiens qui venaient de faire tomber Verdun[57].
La guillotine a fonctionné quatre fois pendant la Révolution[58].
Le début du XXe siècle est marqué par de retentissants événements aériens qui font de Reims l'un des berceaux de l'aviation dans le monde[59]. C’est dans la plaine située au nord de Reims, à l’emplacement de l’actuelle Base aérienne 112, que sont organisés certains de ces évènements :
La garnison de Reims, importante depuis la fin du XIXe siècle, est, au siècle dernier, le lieu de stationnement de nombreuses formations militaires. Celles-ci totalisent plusieurs milliers de soldats logés dans de nombreuses casernes : caserne Colbert (boulevard de la Paix), caserne Jeanne d'Arc (boulevard Pommery), casernes Neufchâtel et Maistre (rue de Neufchâtel). En 2009, seule subsiste la caserne Colbert, désaffectée, dont la démolition, un temps envisagée, a fort heureusement été évitée grâce à la mobilisation des Rémois.
Les casernes et les unités ayant tenu garnison à Reims font l'objet d'un
La Première Guerre mondiale détruit une très grande partie de la ville. La cathédrale Notre-Dame est bombardée par des obus à partir du 4 septembre 1914[61]. C'est ce jour que les Allemands entrent dans Reims et occupent la ville jusqu'au 13 septembre. Durant cette période des obus français touchent le monument. Cependant, après la Bataille de la Marne, les Français reprennent la cité[62]. C'est les 17, 18 et 19 septembre que les bombardements, cette fois-ci allemands, sont les plus violents. Un échafaudage, présent pour la restauration de la tour nord de la façade, ainsi que les combles de la grande nef et de l'abside s'enflamment. De nombreuses sculptures et vitraux sont réduits en cendres, de même pour le toit, la charpente et la reste de l'édifice[61]. Elle est par la suite gravement endommagée par de constants bombardements allemands jusqu'en 1918. Ce sont au total 300 obus qui sont tombés sur la cathédrale. À la fin de la guerre, seul le gros œuvre avait résisté au pillonage des obus[62].
À la fin de la guerre la ville est détruite à plus de 60 %[63], à l'instar de la cathédrale. Reims, « ville martyre » devient alors un symbole pour la France entière.
Après la guerre, un grand débat s'amorce pour savoir s'il convient ou nom de maintenir les traces du passé. Celui-ci prend une ampleur importante pour la cathédrale. En effet, certains voulaient la garder en état, pour conserver le souvenir des horreurs de la guerre ; d'autres désiraient la reconstruction du monument. Cette dernière option est privilégiée et la reconstruction est confiée à Henri Deneux, directeur des Monuments historiques. Après vingt années de restauration, la cathédrale est « reconsacrée » le 18 octobre 1937 par le cardinal et archevêque de Reims Emmanuel Suhard, devant Albert Lebrun, président de la République française. La reconstruction a été permise notamment grâce à des dons américains, dont les fondations Carnegie et Rockefeller[62].
Pendant les années 1920, Reims est le foyer d'un mouvement littéraire d'importance : Le Grand Jeu, animé principalement par René Daumal et Roger Gilbert-Lecomte.
Il est en la ville un certain nombre de distractions, avec 7 cinémas : l' Alambra rue Emile Zola, l' Empire, l' Accin et l' Opéra place d'Erlon, l' Eden rue Jean Jaurès, le Familial place des six cadrans, le Moderne rue du Barbâtre, le Pommery boulevard Pommery et le Tivoli rue Fléchambault, le cabaret la Grande Taverne rue Carnot et le Chanteclair place d'Erlon ; et de réguliers concerts donnés dans le kiosque du parc de la Patte d'Oie. Le Grand théâtre accueille l'opérette et d'autres actions.
Le 11 juin 1940 les Allemands entrent à Reims avec des éléments de la 45e division d'infanterie et avec l'occupation arrivent les réquisitions, le rationnement, les personnes arrêtées et fusillées. Avec le contrôle de Reims par les nazis, de nouvelles interdictions frappent l'esprit local : par exemple, plus de piégeage par collet, pas d'arme, pas de TSF pour les Juifs, ne pas marcher par deux de front sur les trottoirs[64].
Le 30 août 1944 les Alliés entrent à Reims; le général Eisenhower y installe son quartier général après la libération de la ville. La reddition de l'armée allemande est signée à Reims dans une salle du collège technique et moderne (actuel lycée Roosevelt) le 7 mai 1945, à 2 h 41, par le maréchal allemand Alfred Jodl. Cette date correspond donc à la fin des combats en Europe. Le lendemain, le 8 mai 1945, à l'initiative de l'Union soviétique, une seconde signature a lieu à Berlin par le maréchal Wilhelm Keitel. Cette seconde date correspond à la capitulation sans conditions du régime allemand.
Au sortir de la guerre, comme une grande partie de la France, la ville de Reims connaît une forte urbanisation, notamment avec l'aménagement de quartiers populaires, surtout dans les années 1960-1970 (quartiers Wilson, Orgeval, Europe, Châtillons, Croix-Rouge, etc.).
En 1962, dans le cadre du rapprochement franco-allemand, Charles de Gaulle et le chancelier allemand Konrad Adenauer participent à une messe pour la réconciliation à la cathédrale Notre-Dame de Reims[65].
Le 21 septembre 1996, le pape Jean-Paul II rend visite à la cathédrale de Reims pour commémorer le XVe centenaire du baptême de Clovis. Sur la base aérienne 112, il célèbre une messe devant plus de deux cent mille fidèles[66].
Dans la deuxième moitié du XIXe siècle, Reims était le centre de la Marne catholique et conservatrice qui s'opposait à la Marne républicaine, notamment constituée autour de Châlons. Cependant, à la fin du siècle, en particulier sous l'influence de l'école de médecine, la ville se convertit à un radicalisme républicain et laïque. Les Rémois élurent même un maire particulièrement anticlérical tel Charles Arnould (1900-1904)[67]. Au milieu du XXe siècle, Reims s'orienta peu à peu vers la démocratie chrétienne[67], après une droitisation des radicaux rémois[68]. En 1959, la « cité des sacres » passa sous l'étiquette gaulliste avec l'élection de Jean Taittinger. Après son retrait, en 1977, le communiste Claude Lamblin remporta par surprise la municipalité, réputée bourgeoise, et ce dès le premier tour face à Jean Falala[69]. Ce dernier prit sa revanche en 1983 et fut toujours réélu jusqu'en 1995. Il laissa son siège en 1999 à son adjoint, Jean-Louis Schneiter, en raison de sa maladie. En 2001, le centriste fut réélu, mais les divisions de la droite[70] manquèrent de lui faire perdre la ville. Ce qui arriva en 2008, quand la socialiste Adeline Hazan fut élue maire avec plus de 56 % des voix face à Catherine Vautrin, après un premier tour fratricide à droite[71].
Puisque la population rémoise se situe entre 150 000 et 200 000 habitants, le conseil municipal compte 59 membres. Depuis les élections municipales de 2008, il se compose ainsi[72] :
| Groupe | Président | Effectif | Statut | ||
|---|---|---|---|---|---|
| PS-PCF-EELV | Adeline Hazan | 46 | Majorité | ||
| UMP-DVD-MoDem | Catherine Vautrin | 13 | Opposition |
La maire de Reims est la socialiste Adeline Hazan. Elle a été élue lors des élections municipales françaises de 2008.
Depuis 1945, dix maires se sont succédé à Reims :
Reims est une sous-préfecture de la Marne. Elle est le chef-lieu de l'arrondissement de Reims ainsi que de dix cantons[73]. Ceux-ci comprennent la ville et onze autres communes de ses environs. En 2008, ils totalisent 213 776 habitants[74].
| Conseiller général | Parti | Code Insee | Population[74] | dont Reims | Communes | |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Canton de Reims-1 | Jean-Pierre Fortuné |
|
51 19 | 30 369 hab. | 19 184 hab. | 4 |
| Canton de Reims-2 | Francis Falala |
|
51 20 | 23 529 hab. | 23 529 hab. | 1 |
| Canton de Reims-3 | Alexandre Tunc |
|
51 21 | 17 380 hab. | 17 380 hab. | 1 |
| Canton de Reims-4 | Sabrina Ghallal |
|
51 22 | 16 805 hab. | 10 393 hab. | 2 |
| Canton de Reims-5 | Éric Quénard |
|
51 38 | 21 412 hab. | 20 078 hab. | 2 |
| Canton de Reims-6 | Arnaud Robinet |
|
51 39 | 24 381 hab. | 24 381 hab. | 1 |
| Canton de Reims-7 | Jean Marx |
|
51 40 | 19 284 hab. | 10 544 hab. | 5 |
| Canton de Reims-8 | Alain Lescouet |
|
51 41 | 13 017 hab. | 8 380 hab. | 3 |
| Canton de Reims-9 | Virginie Coez |
|
51 42 | 23 590 hab. | 23 590 hab. | 1 |
| Canton de Reims-10 | Stéphane Rummel |
|
51 44 | 24 009 hab. | 24 009 hab. | 1 |
La ville, de par son histoire et son environnement physique, est une commune avec des quartiers ayant une forte identité. Le centre-ville avec une dominante d'immeubles bourgeois reconstruits après la première Guerre Mondiale ; un quartier nouveau comme Châtillons, créé dans les années 1970 sur les champs, avec des tours et des immeubles sur un plan radial avec la Tour des Argonautes comme centre ; la succession autoroute-Vesle-canal qui amène une séparation entre les deux côtés de cet axe (Courlancy/Saint-Remi par exemple). En partie pour compenser cette situation, en novembre 2008, les huit anciens conseils de quartiers sont passés à douze, avec un rôle d'écoute, de liaison et de proposition, et désormais sans réunion à huis clos[75].
En 1964, Reims commence à s'associer avec les communes périphériques en un district urbain. Suite à la loi de 1999 sur l'intercommunalité (loi Chevènement), le district devient une structure caduque, et les communes doivent adopter une nouvelle forme d'intercommunalité. Les membres du district n'ayant pas réussi à se mettre d'accord sur les modalités de création d'une communauté d'agglomération (structure préconisée pour une agglomération de cette taille), le district est transformé par défaut, le 1er janvier 2002, en communauté de communes.
Ce n'est qu'au 1er janvier 2004, un accord ayant finalement été trouvé, que la communauté d'agglomération de Reims peut voir le jour. Elle comprend six communes : Bétheny, Bezannes, Cormontreuil, Reims, Saint-Brice-Courcelles, Tinqueux et compte 218 928 hab[76]. En 2005, la communauté d'agglomération de Reims prend le nom de Reims Métropole.
Reims abrite de nombreuses administrations et services publics sur son territoire : bureaux de poste, centre des impôts, trésorerie principale, trois agences nationales pour l'emploi (ANPE), trois ASSEDIC, sécurité sociale (CPAM), caisse d'allocations familiales (CAF) ; un Centre communal d'action sociale (CCAS), etc. Elle regroupe deux casernes de sapeurs-pompiers, un hôtel de police et trois bureaux annexes, deux gendarmeries et une police municipale.
Le palais de Justice, siège des juridictions rémoises du premier degré, est construit en 1839 à emplacement où se situait l'Hôtel Dieu Notre Dame[77]. La commune de Reims possède un tribunal d'instance et de grande instance, un tribunal de commerce, un conseil des prud'hommes et un tribunal pour enfants. Elle est le siège d'une cour d'appel et dépend de la Cour administrative d'appel de Nancy[78].
À Reims et son agglomération, il existe dix associations de jardins familiaux. Le but de ces associations est de fournir à des familles ou personnes seules des jardins pour leurs besoins personnels, à l'exclusion de toute activité commerciale. Les différentes associations sont situées sur la communauté d'agglomération de Reims (Reims Métropole)[79].
Le tout représente environ 1 800 parcelles associatives. Les jardins familiaux de Reims ont reçu le prix spécial 2005 du fleurissement des jardins familiaux collectifs du Conseil des villes et villages fleuris.
Listes des associations de jardins familiaux de Reims (Reims Métropole) :
La Société d'horticulture de l'arrondissement de Reims a été créée en 1877 et adhère à la Société nationale d'horticulture de France. Ses principales activités sont le greffage, jardinage, art floral, plantes potagères, fuchsias, orchidées, arboriculture fruitière, plantes vivaces, bassins et plantes aquatiques et parasitologie. Environ 450 personnes y adhèrent[80].
Le « Massif forestier de la Montagne de Reims (versant sud) et des étangs associés » est classé parmi les zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique ainsi que le réseau Natura 2000. D'une superficie de 1 733 ha, il est composé un ensemble forestier composé de forêts acidiphiles, neutrophiles, bois marécageux, et thermophiles ainsi que de plusieurs étangs et mares. L'ensemble de cette zone regroupe plusieurs espèces rares et protégées et de multiples espèces d'amphibiens, de reptiles, d'oiseaux et de mammifères[81].
Vers le nord de Reims, on retrouve un ensemble sableux qui est à l'origine d'épandage de sables[82]. Au sud-est, les marais de la Vesle constituent, avec 466 ha, de l'ensemble marécageux le plus vaste de la région naturelle de la Champagne Crayeuse, après le celui de Saint-Gond. Historiquement, cette superficie est de plus de 2 000 ha, mais de nombreux secteurs ont été ou drainés puis mis en culture ou convertis en peuplements artificiels de peupliers[83]. Ces deux sites font également partie du réseau de sites naturels Natura 2000.
L'eau potable qui approvisionne la commune provient de trois captages d'eau : Fléchambault au centre de l’agglomération, Couraux à 6 km au sud-est du territoire et Auménancourt à 15 km au nord. Des analyses réalisées en 2009 montrent des teneurs en aluminium comprises entre 0 et 183 μg/l et entre 30 et 35 mg/l pour le nitrate[84].
Depuis 1993, la ville dispose d'une station d'épuration exploitée par la Direction de l’eau et de l'Assainissement de Reims Métropole. Elle a été remplacé en 1999 pour une autre station répondant aux normes de la qualité de l'eau[85].
La collecte et la valorisation des déchets sont du ressort de la Communauté d'agglomération de Reims Métropole qui a mis en place un système de tri sélectif. Les rémois disposent de quatre déchèteries pour la collecte des ordures[27].
Au 1er janvier 2011, Reims est jumelée avec :
En 2009, Reims comptait 180 842 habitants (soit une diminution de 3 % par rapport à 1999). La commune occupait le 12e rang au niveau national, alors qu'elle était au 13e en 1999, et le 1er au niveau départemental sur 620 communes.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués à Reims depuis 1793.
Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par loi du 27 février 2002, dite loi de démocratie de proximité [87], afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises.
Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006[N 5].
Le maximum de la population a été atteint en 1999 avec 187 181 habitants.

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (17,4 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (20 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (52,8 %) est supérieur au taux national (51,6 %).
La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :
Reims[94] dispose de neuf crèches collectives, gérées pour la plupart par la Société protectrice de l'enfance, et deux crèches familiales. Il y existe aussi dix halte-garderies, ainsi qu'un relai assistantes maternelles (20-22 rue du Ruisselet). Quatre antennes Protection maternelle et infantile (PMI) sont réparties dans la ville. Il existe également onze micro-crèches appartenant à la société Hébé.
Reims est le siège du rectorat de l'Académie de Reims. La commune administre 53 écoles maternelles et 48 écoles élémentaires publiques. Elle compte onze collèges publics gérés par le département et six collèges privés[95]. Enfin, la région Champagne-Ardenne gère cinq lycées généraux et technologiques, trois lycées polyvalents et quatre lycées d'enseignement professionnel et les instituts religieux sept lycées, dont trois d'enseignement général[96].
En 2011, le taux de bacheliers au sein de l'académie atteint 88,2 % pour la série Économique et Sociale[97], et 83,13 % pour la série STG[98]. Parmi les lycées que compte Reims, le lycée Marc-Chagall se distingue par son fort taux de bacheliers. En effet, près de 97 % des candidats ont obtenu leur diplôme en 2010 avec parmi eux l'intégralité des élèves de baccalauréat sciences et technologies industrielles et un taux de mention « Très Bien » de 8 %. Cet établissement scolaire est ainsi le 46e meilleur lycée de France sur 1 935 et le 2e au sein de l’académie derrière le Lycée Diderot de Langres[99].
Liste des collèges
Liste des lycées
En 2006, 24 614 étudiants de la Champagne-Ardenne sont inscrits dans un établissement d'enseignement supérieur de Reims ou de son unité urbaine, soit un pourcentage de 62,2 %. La commune est ainsi la 12e unité urbaine la plus estudiantine de France parmi les zones urbaines de plus de 100 000 habitants[100].
Reims possède d'importants pôles universitaires comme Reims Management School dont fait partie l'école supérieure de commerce de Reims ; l'université de Reims Champagne-Ardenne qui rattache l'IUT de Reims et et l'école Supérieure d'Ingénieurs en Emballage et Conditionnement (ESIEC) ; l'institut d'aménagement du territoire et d'environnement de l'université de Reims qui propose un master en urbanisme, aménagement et environnement ou encore un Conservatoire national des arts et métiers. Dans la domaine de l'informatique, elle possède une école supérieure en informatique appliquée (Exia) et bénéficie de l'implantation de SUPINFO International University en vue d'un diplôme d'expert en informatique et systèmes d’information reconnu par l’État au niveau I (bac+5). Enfin, l'Institut d'études politiques de Paris (Sciences Po) a ouvert son sixième campus délocalisé en septembre 2010 à l'ancien Collège des Jésuites, avec pour objectif à terme plus d'un millier d'étudiants, principalement recrutés en Amérique du Nord, campus euro-américain[101]. Le premier Modèle des Nations Unies du campus de Sciences Po Paris à Reims se déroulera le 30, 31 mars et 1er avril 2012 : parrainé par Daniel Rondeau, Ambassadeur de France à l'UNESCO et homme de lettres[102], cet événement accueillera plus de 200 étudiants internationaux venant de tous les campus de l'Institut d'Etudes Politiques.
Le Centre hospitalier universitaire de Reims est composé de 11 établissements implantés sur plusieurs sites. L'emplacement principal regroupe l'hôpital Robert-Debré inauguré en 1976 par Simone Veil, l'hôpital Maison Blanche ouvert en 1935 et l'American Memorial Hospital pour les enfants[103]. En 2009, ces établissements regroupent 2 430 lits dont 927 pour les personnes âgées et emploient 7 284 personnes dont 688 étudiants[104].
Reims dispose d'un grand nombre d'équipements en termes de prévention : quatre centres médico-psychologique, un foyer de post-cure de 15 places, un centre d'accueil et de soins pour les toxicomanes (rue Grandval), un hôpital de jour, un centre médico-psycho-pédagogique, une consultation de dépistage anonyme et gratuit du sida, une maison de la nutrition, du cœur, de l'obésité et du diabète de Champagne-Ardenne, une permanence du mouvement marnais pour le planning familial (MJC Maison-Blanche), etc.. Il existe aussi des bains-douches publics[105]. Enfin, la ville compte 78 pharmacies[27] et 17 foyers logements pour personnes âgées valides offrant une capacité de 1 300 lits[106].
La ville est historiquement liée au sport. Elle a été la première ville sacrée « ville la plus sportive de France » par le quotidien L'Équipe en 1937[107].
Reims est le berceau de l'hébertisme[108]. Le lieutenant de vaisseau Georges Hébert fut invité par le marquis Melchior de Polignac à mettre en pratique sa méthode naturelle dans le parc Pommery, créé en 1907 (aujourd'hui parc de Champagne), un espace de 22 ha consacré aux loisirs et aux sports. Une véritable École supérieure de formation des professeurs de gymnastique est alors créée, dont Hébert devient le directeur en 1913. Le stand de tir de la Société de tir de Reims, à Tinqueux, a accueilli une épreuve de tir des Jeux olympiques d'été de 1924[109].
De nos jours, on y trouve aussi de nombreux équipements[27] : dix-huit grands équipements (stades ou complexes sportifs), un terrain de baseball, quarante-deux gymnases, six piscines, six courts de tennis, cinq terrains de sport, deux patinoires, un hippodrome, un boulodrome, deux mur d'escalade, un skate-parc, un stand de tir, une piste pour autos radiocommandées, deux bases pour l'aviron.
L'office municipal des sports de Reims, abrégé en OMS recense près de 200 associations sportives dans tous les domaines. La ville compte également plusieurs équipes sportives de haut niveau dont le Champagne Châlons Reims Basket, club de Basket-ball Pro B ; le Stade de Reims qui officie actuellement en Ligue 1 ; le Reims Champagne hockey actuellement en Division 1 à la patinoire Bocquaine ; les Régates Rémoises, un des principaux clubs d'aviron français, ainsi qu'en canoë-kayak, sport automobile, water polo, rugby à XV, golf, handball, baseball (cup's) et football américain (king's, Wildcats) [110].
Reims organise chaque année de nombreuses manifestations sportives[111] comme le célèbre rallye automobile Monte-Carlo dont il est l'une des villes de départ de l'étape de concentration ; le concours international de saut d'obstacles de Reims qui se tient depuis 1929[111] ; le meeting national d'athlétisme de Reims[112], qui est précédé du meeting jeunes d'athlétisme ou encore la manifestation Reims à toutes jambes ! (RATJ)[113], événement dédié aux coureurs avec cinq courses dans la même journée dont marathon et semi-marathon. Enfin, la municipalité organise des rendez-vous sportifs comme les samedis du sport et pour les moins de 12 ans le dispositif Ludosport[111].
Depuis 1936, la ville accueille régulièrement le Tour de France cycliste comme en 1956 où elle a été le pôle de départ de la 43e édition et a été à plusieurs reprises ville-étape du Tour de France[114].
Reims est le siège social du quotidien régional L'Union (Groupe Hersant Média) dont les ventes sont estimées à 102 636 exemplaires en moyenne durant l’année 2010[115]. Il s'agit de l'unique quotidien à y posséder une édition locale. Dans le domaine des gratuits, L'hebdo du vendredi est un magazine d'information dans la Marne paraissant tous les vendredis[116].
Pour les informations régionales, la chaîne France 3 émet le décrochage de France 3 Champagne-Ardenne. Enfin, la commune va disposer prochainement d'une chaine de chaîne de télévision locale[117].
Trois radios locales associatives sont diffusées dans la ville : Cigale FM, qui est une radio diffusant de la musique, des rendez-vous locaux et d'information ainsi que divers événements organisés dans la ville ; Radio Primitive, autre radio associative de découverte musicale à tendance rock et musique actuelles ; Radio Jeunes Reims qui diffuse principalement des musiques et informations destinées aux jeunes auditeurs.
Outre le service public représenté localement par France Bleu Champagne, trois radios régionales couvrent la ville : Champagne FM, Happy FM et RCF Reims-Ardennes. Enfin, la radio NRJ diffuse des décrochages locaux qui seront prochainement diffusés sur la fréquence d'Epernay.
REIMS CENTRE
REIMS OUEST
REIMS EST
REIMS NORD
Reims est le premier pôle économique de la région Champagne-Ardenne devant Troyes et Châlons-en-Champagne.
En 2008, le revenu fiscal médian par ménage était de 16 615 €, ce qui plaçait Reims au 19 144e rang parmi les 31 604 communes de plus de 50 ménages en métropole[118]. Ce chiffre, inférieur à la moyenne nationale est similaire par rapport aux autres grandes villes marnaises (16 551 € à Châlons-en-Champagne, 16 113 € à Sainte-Menehould) mais d'un niveau inférieur par rapport à Épernay avec 16 834 €[118].
Pour l'année 2009, L'imposition des ménages et des entreprises sur les taxes locales donne les valeurs ci-dessous. À noter que la taxe professionnelle est remplacée en 2010 par la cotisation foncière des entreprises (CFE) portant sur la valeur locative des biens immobiliers et par la contribution sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) (les deux formant la contribution économique territoriale (CET) qui est un impôt local instauré par la loi de finances pour 2010[119].
| Taxe | Part communale | Part intercommunale | Part départementale | Part régionale |
|---|---|---|---|---|
| Taxe d'habitation | 20,75 % | 6,68 % | ||
| Taxe professionnelle (TP) | 21,40 % | 4,59 % | 2,52 % | |
| Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) | 30,71 % | 7,40 % | 3,63 % | |
| Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) | 30,72 % | 7,84 % | 4,72 % |
Selon les résultats du recensement de 2008[121], la population active (15-64 ans) de la commune compte 86 113 personnes, soit 67,9 %, ce taux est de 71,5 % au niveau départemental[122]. Les chômeurs représentent 10,0 % de la part totale des 15-64 ans et 12 687 personnes contre 13 654 en 1999. Leur part dans la population active a diminué, passant de 16,1 % à 14,7 %. La ville de Reims possède une importante part de scolarisés et étudiants (17,2 %) tandis que les retraités ou préretraités ne représentent que 5,9 % de la population active et les autres inactifs 9,0 %. Enfin, l'emploi y était très majoritairement salarié et seuls 8,7 % des Rémois n'étaient pas salariés[121].
| Emplois ou statut | Part | |
|---|---|---|
| Agriculteurs exploitants | 82 | 0,2 % |
| Artisans, commerçants, chefs d'entreprise | 1 564 | 5,2 % |
| Cadres et professions intellectuelles supérieures | 5 252 | 10,8 % |
| Professions intermédiaires | 9 613 | 23,7 % |
| Employés | 11 035 | 27,0 % |
| Ouvriers | 6 936 | 33,2 % |
Le taux d'activité entre 20 et 59 ans est de 74 % pour une moyenne nationale de 82,2 %[réf. souhaitée].
La ville compte 3 679 établissements actifs au 1er janvier 2010. Une grande majorité d'entre eux (72,5 %) sont spécialisés dans le commerce, les transports et les services divers dont 24,1 % dans le commerce et réparation auto. Pour le reste, la commune compte 14,8 % d'établissements de l’ordre public et environ 6 % d’établissements dans les domaines de la construction et l'industrie[121]. Enfin, 34,7 % de ces établissements comptent de 1 à 9 salariés tandis que 11,1 % en dénombrent plus de 10 salariés[123].
| Nom | Chiffre d'affaires | Activité |
|---|---|---|
| Champagne Céréales | 622 866 k€ | Stockage, transformation de céréales, semences |
| Vranken-Pommery Monopole | 506 824 k€ | Holding de marques de Champagne |
| Société Coopérative Approvisionnement BT-Lec | 302 380 k€ | Centrale d'achats du groupe E.Leclerc[N 6]. |
| Champagne Lanson | 219 595 k€ | Distributeur de vins de Champagne |
| Vranken Pommery | 219 256 k€ | Producteur de vins de Champagne |
Avec l'arrivée du TGV qui met Reims à seulement 45 minutes de Paris (gare de l'Est), 35 minutes de Marne-la-Vallée et 30 minutes de l'aéroport de Roissy-Charles de Gaulle, l'agglomération se positionne comme lieu d'accueil privilégié des entreprises parisiennes désirant se délocaliser avec des coûts de fonctionnement en moyenne inférieurs de 25 %[réf. souhaitée].
Une agence de développement économique appelée Invest in Reims[125] a été créée en 2003 pour favoriser la venue d'investissement sur l'agglomération rémoise. Celle-ci est financée par la ville de Reims, la Chambre de commerce et d'industrie et l'agglomération (Reims Métropole). En janvier 2011 celle-ci a accompagné la création de 3 885 emplois et permis l'implantation de 75 nouvelles sociétés[126]
Le commerce, les transports et les autres services totalisaient 45,6 % des emplois rémois en 2008 tandis que le secteur de l'administration publique, de l'enseignement, de la santé et de l'action sociale en comptent 36,8 %[121]. Les activités commerciales réprésentent 18 % du chiffre d'affaires de l'agglomération en 2000[127].
La ville de Reims compte sept parcs d'activités, dont deux parcs d'activités à proximité immédiates des deux gares TGV de l'agglomération rémoise (Parc Reims Centre et Parc Reims Bezannes)[27]. En ce qui concerne les ZAC, elles sont divisées en plusieurs parcs situés près du territoire de Reims dont la zone de la Neuvillette composée d'un hypermarché Cora et de 52 000 m² de commerces[128] ; la zone de Tinqueux / Thillois dont les deux principales clés d'attraction sont le centre commercial Carrefour) Etoile Tinqueux et l'arrivée en 2010 d'Ikea et de sa zone commerciale Inter Ikea Centre Group[129] ; et du parc de Cormontreuil qui possède près de 170 enseignes nationales dont un autre hypermarché Cora[130].
Au centre-ville, les commerces sont concentrés principalement dans le sud-ouest et le nord-est dans la ville. La rue de Vesle, l'artère commerciale la plus importante (avec la place d'Erlon), traverse, sous différents noms et selon un schéma hérité du plan antique, la ville en passant par la place Royale. Parmi les autres grandes rues commerçantes, on peut citer en centre-ville : la rue de l'Étape, la rue du Cadran-Saint-Pierre, la rue des Élus, la rue Condorcet, la rue de Talleyrand, l'avenue Jean-Jaurès qui se trouve dans la continuité de la rue de Vesle et l'avenue de Laon[précision nécessaire].
Reims est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie de Reims et d'Epernay. Elle gère le port fluvial et l'aéroport Reims Prunay. Elle est aussi le siège de la Chambre Régionale de l'Economie Sociale de Champagne Ardenne qui regroupe associations, coopératives et mutuelles[131].
Principaux secteurs d'activités économiques de Reims :
La ville de Reims possède un grand nombre de monuments historiques classés et une politique active de mise en valeur de son patrimoine matériel et immatériel. De ce fait, elle s'est vu décerner le label de Ville d'Art et d'Histoire.
Elle comporte trois édifices inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1991[132],[133].
Autres édifices religieux notoires :
Plusieurs musées sont recensés à Reims. Le plus ancien est peut-être le musée des beaux-arts de la rue Chanzy qui a été fondé en 1794 à partir de saisies révolutionnaires. Déplacé dans les bâtiments de l'ancienne abbaye Saint-Denis en 1908, il conserve aujourd'hui des œuvres diverses illustrant les principaux mouvements artistiques depuis le XVe siècle jusqu'au XXe siècle[136]. Toujours dans le domaine de l'art, la ville accueille dans l'aile droite de l'ancien collège des jésuites le FRAC Champagne-Ardenne. Il possède une collection de plus de 600 œuvres d'art contemporain dans la peinture, la photographie, la sculpture, le dessin, la vidéo ou encore le son[137]. Le musée-hôtel Le Vergeur est le musée du Vieux-Reims. Situé place du Forum, des œuvres datant de l'Antiquité au XXe siècle y sont exposées dont cinquante gravures d'Albert Dürer, du mobilier et des œuvres asiatiques du XIXe siècle collectées par Hugues Krafft, ancien propriétaire de l'hôtel[138].
Le musée Saint-Remi, installé rue Simon au sein de l'ancienne abbaye bénédictine, est consacré à l'histoire et à l'archéologie de Reims[139]. Classé au patrimoine mondial tout comme l'abbaye Saint-Remi, le palais du Tau, adjacent de la cathédrale, retrace l'histoire du monument et de son quartier. On y trouve la plus importante collection lapidaire nationale, le trésor royal de la cathédrale ainsi que de nombreux objets utilisés à l'occasion du sacre du roi Charles X[140]. L'autre musée historique est celui de la Reddition où fut signée le lundi 7 mai 1945 à 2h41 la capitulation du IIIe Reich[141].
Le musée automobile Reims Champagne est le cinquième musée automobile de France par l'importance de sa collection qui remonte de 1908 à nos jours et incluant celle de Philippe Charbonneaux ; il est actuellement géré par une association de collections[142]. Dans le domaine de l'astronomie, Reims accueille l'unique planétarium de Champagne-Ardenne, qui reçoit chaque année plus de 27 000 visiteurs[143].
À proximité de Reims, se trouve le musée du Fort de la Pompelle; ce haut-lieu de la Première Guerre mondiale se situe à 5 km de la ville. Le musée de la base aérienne 112 et de l'aéronautique locale à Bétheny présente un siècle d'aviation à Reims et dans ses environs.
La municipalité de Reims[144] met à disposition huit salles dans différents quartiers pour toutes sortes de d'activités, qu'elles soient festives, ludiques, ou qu'elles soient pour des congrès, etc. Une maison des associations (à l'angle de la rue du Barbâtre et de la rue Eugène-Wiet) permet d'accéder à neuf salles de réunion, deux salles d'activités physiques, plusieurs bureaux de permanence[145] et des boîtes aux lettres[146].
Le réseau des médiathèques est particulièrement étoffé (7 sites) ; il s'articule autour d'une centrale proche de la cathédrale, la médiathèque Jean-Falala qui a ouvert ses portes le 14 mai 2003. Cet établissement offre 6 500 m² ouverts au public.
La ville compte deux médiathèques (médiathèque Croix-Rouge, médiathèque Jean-Falala)[147], cinq bibliothèques[27] dont la bibliothèque Carnegie et un planétarium.
Reims possède un Opéra, édifié par l'architecte rémois Alphonse Gosset, depuis 1873. Après avoir été détruit lors de la première guerre mondiale, il est reconstruit en 1931. Il s'agit d'un théâtre à l'italienne de style Art déco[148]. Il fait partie des quatre scènes rémoises[27] avec La Cartonnerie,la Comédie et le Manège[149]. Le Centre culturel Saint-Exupéry est un autre lieu de découverte, de production et de diffusion artistique dans les domaines de la musique, de la danse ou encore des arts plastiques[150].
Une programmation associative existe aussi au sein des Maisons de quartier, notamment à l'Espace Le Flambeau (Jean Jaurès) et l'Espace Ludoval (Val de Murigny). Le collectif d'artistes et de groupes de musiques actuelles Oxalart, créé en 1999, organise régulièrement des concerts avec ces structures ainsi que dans les bars.
De plus, Reims possède son Parc des Expositions qui se situe dans la zone industrielle Farman. C'est un complexe de trois salles qui accueille chaque année un grand nombre d'expositions de tout genre, ainsi que des représentations musicales, des spectacles ou des forums. Des artistes comme Indochine ou Toto s'y sont produits.
Il est situé au cœur du centre ville, le centre des congrès Reims Champagne. C'est un complexe utilisé par un grand nombre d'entreprises locales, régionales, nationales et internationales pour y organiser colloques, forums, meetings ou salons. L'architecture du centre des congrès est particulière. En effet, le centre surplombe le boulevard Maurice-Noirot qui longe le canal. Les voitures passent donc sous le centre en longeant le canal.
Le parc des expositions et le centre des congrès forment l'organisation Reims Événements.
La ville dispose d'un Conservatoire à rayonnement régional, qui succède à l'École de musique de Reims. Depuis 1912, il dispense un enseignement artistique dans 35 disciplines concernant la musique, la danse et le théâtre. Au-delà d'être une simple école, une centaine de concerts sont donnés chaque année dans ses auditoriums[151].
Reims est actuellement une scène musicale en effervescence, avec un vivier de talents musicaux de tous horizons, et de dimension nationale voire internationale avec des artistes comme Yuksek, Brodinski, The Bewitched Hands ou encore The Shoes. Le quotidien Le Monde n'hésite d'ailleurs pas à qualifier la ville de « capitale française de la pop » dans un article de novembre 2010[152].
Fondé en 1993 à Reims, Césaré devient en 2006 un centre national de création musicale reconnu par les pouvoirs publics, ce qui en fait un acteur majeur de la création musicale contemporaine. Depuis 2009, il est implanté à Bétheny, dans l'agglomération rémoise[153]. La salle La Cartonnerie, construite sur le terrain d'une ancienne usine de cartons[154], apporte également son soutien à la création et à la scène régionale depuis sa création en 2005. Elle se compose notamment de deux salles de concerts, d'un studio d'enregistrement et d'un centre de formation professionnelle. Elle accueille chaque année 80 concerts de musiques actuelles (rock, hip hop, électro, musique du monde, chanson française etc.)[155]. Le festival Elektricity est produit par La Cartonnerie et Césaré[156]. Il se tient chaque année au mois d'octobre et participe au rayonnement musical de la Cité des Sacres.
« Il n'est de cité que je préfère à Reims : c'est l'ornement et l'honneur de la France. »
Quelques films (ou scènes) ont été tournés dans la ville et ses environs :
La municipalité de Reims encourage les activités associatives et organise, tous les deux ans, le Forum des associations, puis édite un annuaire des associations[157], qui en dénombrait 801 dans l'édition 2005-2006. En alternance avec le forum, se tiennent les Assises des Associations, depuis 1996, afin d'instaurer un dialogue permanent. L'Office des sports organise, tous les deux ans depuis 1984, la Fête du Sport, dans le but de faire découvrir toutes les disciplines sportives et les clubs rémois[158].
Reims participe aux festivités culturelles nationales comme La nuit des musées, les journées européennes du patrimoine, la fête de la musique ou Un été au cinéma.
En mars, se tenaient, jusqu'en 2008, les Rencontres internationales de télévision (RITV)[159], un festival de créations télévisuelles où se rencontraient les professionnels et le public.
Depuis 1989), Méli'môme[160] est un festival dédié au jeune public, qui propose entre 25 et 30 spectacles.
En mai, c'est le festival Brut de scène[161], destiné aux amateurs de théâtre.
Depuis 2003, a lieu Elektricity, un festival de musiques électroniques .
En juin ce sont les Fêtes de Jeanne d'Arc qui drainent un nombreux public, ainsi que le festival international « Les Sacres du Folklore »[162], qui accueille chaque année une dizaine de troupes de danseurs et musiciens traditionnels des quatre coins du monde (depuis 1981).
Durant l'été, se tiennent les Flâneries musicales[163], au cours desquelles sont donnés plus de 100 concerts, dont de nombreux à l'entrée gratuite, dans divers lieux de la ville.
En septembre, c'est Jonglissimo (depuis 1994), une convention de jonglage.
En novembre, Reims jazz festival[164] (16e édition en 2009), un festival dédié au jazz. Et Un automne au ciné, trois jours où les places des cinémas du centre-ville sont à un tarif préférentiel.
En décembre, chaque année depuis 2009, le Festival Reims Scènes d'Europe invite les artistes de la scène contemporaine européenne à investir différentes structures culturelles rémoises.
Reims dispose de 82 parcs et de 14 aires de jeux[27] qui totalisent près de 220 hectares[165]. La ville compte aussi trois jardins remarquables classés dans la base Mérimée : le jardin d'horticulture Pierre Schneiter[166] (boulevard Louis-Roederer), le jardin des buttes Saint-Nicaise[167] (boulevard Diancourt), le parc de Champagne (anciennement parc Pommery)[168] (avenue du Général-Giraud). Cinq parcours pédestres dont un dédié aux arbres de la ville[169] permettent d'en profiter.
Les principaux espaces verts sont :
Le champagne est un produit emblématique de la région Champagne-Ardenne. Reims fait partie des centres de l'économie du champagne avec Épernay. Même si la ville compte peu de vignes, environ 50 hectares, elle est le siège de nombreuses maisons de Champagne[170] qui possèdent des vignes en-dehors de la ville, en particulier sur la Montagne de Reims. Les maisons de Champagne présentes à Reims exportent chaque année au moins 80 millions de bouteilles[170]. Parmi les « grandes maisons de Champagne »[171] on trouve à Reims : Henri Abelé, Boizel-Chanoine-Lanson-Bruno Paillard, Charles De Cazanove, G.H. Martel et C°, G.H. Mumm, Henriot, Krug, Louis Roederer, Piper-Heidsieck et Charles Heidsieck, Ruinart, Taittinger-Irroy, Veuve Clicquot et Vraken-Pommery. Reims accueille d'ailleurs l'Union des Maisons de Champagne, la plus ancienne institution viticole champenoise. Sous la ville, on compterait 250 km de caves de champagne[170]. De même, des vins tranquilles sont produits sous l'appellation Coteaux Champenois dans la région de Reims. On les trouve sous les trois couleurs rouge, blanc et rosé[172].
Le biscuit rose est, avec le champagne, un des emblèmes gastronomiques de Reims. Sa création remonte à 1691 lorsqu'un boulanger rémois eut l'idée de cuire sa pâte deux fois. Il est arômatisé à la vanille ; sa couleur rose provient du carmin utilisé pour masquer les gousses de vanille. La tradition veut qu'il soit trempé dans une coupe de champagne[173],[174]. Il est fabriqué par la Maison Fossier, dont il représente 50 % de la production, ainsi que par certains boulangers ou pâtissiers champenois[175]. Reims étant le fruit d'une longue tradition pâtissière, on peut citer parmi les spécialités rémoises : les croquignoles, préparés à Reims depuis le Moyen Âge[176], le massepain[177], le Rem (LU) ou Déjeuner de Reims (Fossier), le Charles VII, la galette de Reims et le salé de Reims[178].
Parmi les pâtisseries, il y a également le pain d'épices. Sa production à Reims remonte au moins au XVIe siècle. À l'époque, les pain d'épiciers rémois possèdent leur propre corporation, distincte de celle des boulangers et des pâtissiers[179]. Dans l'Encyclopédie méthodique de 1783, le pain d'épices de Reims est considéré comme « le plus estimé ». Il se compose alors de farine de seigle, de miel, d'un peu de cannelle et de poivre[180]. Malgré la concurrence de Dijon à partir du XIXe siècle, sa production et sa consommation restent importantes jusqu'à la moitié du XXe siècle. Après la deuxième guerre mondiale, la fabrication de pain d'épice à Reims disparait néanmoins peu à peu jusqu'à disparaître[181]. Toutefois, en 2008, la Maison Fossier relande une production de pain d'épices de Reims et de nonnette[182].
En France, la moutarde n'est pas fabriquée à Dijon seulement. On en produit à Reims à partir du vinaigre de Reims et d'épices. Au XIXe siècle, la moutarde de Reims était « très estimée des connaisseurs »[183]. Aujourd'hui cependant, seule la maison Charbonneaux-Brabant produit encore de la moutarde de Reims, sous la marque Clovis[184]. C'est également la seule entreprise vinaigrière rémoise toujours en activité. Le vinaigre de Reims a la particularité d'être élaboré à partir de marc de dégorgement après une seconde fermentation[185]. Il est donc produit à partir du vin de Champagne. Il est caractérisé par une couleur ambrée. Depuis plusieurs années, il retrouve un « certain prestige » auprès des cuisiniers[186]. Du côté de la charcuterie, la spécialité locale est le jambon de Reims. Joseph Favre le considère comme l'un des meilleurs jambon de France avec celui de Bayonne. Il s'agit d'une épaule de porc désossée, cuite dans un bouillon, puis marbrée et chapelurée. Ces morceaux sont ensuite assemblés dans une gelée persillée[187].
Reims a souvent et depuis longtemps été représenté sur les timbres de France.
En 1930, un timbre lilas, vendu 5 F dont 3,50 F au profit de la Caisse d'amortissement, représente un détail de l'Ange au Sourire.
À la même époque, c'est la cathédrale qui figure sur un timbre ardoise. Son pouvoir d'affranchissement est de 3 F. Ce timbre est repris en 1938, légèrement modifié, outremer, à l'occasion des Fêtes de la restauration de la cathédrale de Reims, avec un pouvoir d'affranchissement de 65 centimes et une surtaxe de 35 centimes.
En 1956, à l'occasion du jumelage Reims-Florence, la Poste émet un timbre de 12 F noir et vert représentant un détail de l'Ange au Sourire sur la partie gauche, un détail du tableau le Printemps de Botticelli et au centre le Palais de la Seigneurie (Palazzo della Signoria) à Florence.
En 1977, stylisée, la cathédrale est de nouveau à l'honneur sur un timbre symbolisant la Région Champagne-Ardenne[188].
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Pendant le Premier Empire, Reims fut au nombre des bonnes villes et autorisée à ce titre à demander des armoiries au nouveau pouvoir : elles devenaient "Parti, au 1er, d'argent, à l'aigle d'or, au 2e, d'or, à deux oliviers de sinople, au chef de gueules chargé de trois abeilles d'or qui est des bonnes villes de l'Empire[189]. |
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Reims
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