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boggle
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Dictionnaire de la langue française
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Retour vers le futur
| Titre original | Back to the Future |
|---|---|
| Réalisation | Robert Zemeckis |
| Scénario | Robert Zemeckis Bob Gale |
| Acteurs principaux | |
| Pays d’origine | |
| Sortie | 1985 |
| Durée | 116 minutes |
Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution
Retour vers le futur (Back to the Future) est un film américain de science-fiction réalisé par Robert Zemeckis, sorti en salles en 1985. L'intrigue relate le voyage dans le passé d'un adolescent, Marty McFly, à bord d'une machine à voyager dans le temps fabriquée par le Docteur Emmett Brown à partir d'une voiture de modèle DeLorean DMC-12. Partis de l'année 1985 et propulsés en 1955, Marty McFly et « Doc » doivent résoudre les paradoxes temporels provoqués par leurs interventions dans le passé et trouver le moyen de faire fonctionner la machine pour retourner à leur époque d'origine.
Le succès commercial du film a donné lieu à deux suites, Retour vers le futur 2 (1989) et Retour vers le futur 3 (1990), formant ainsi une trilogie, et au développement d'une franchise commerciale sur divers supports.
Sommaire |
Hill Valley, 1985. Marty McFly, adolescent typique des années 1980, est déçu par sa situation familiale. Son père, timide, couard, ne supportant pas le conflit, s'écrase sans cesse devant son chef Biff Tannen, qui l'oblige à rédiger ses propres rapports. Sa mère Lorraine boit beaucoup ; très possessive, elle s'indigne que son fils sorte avec Jennifer et lui fait souvent des remontrances. Son frère est bien mal parti aussi. Marty a pour ami un extravagant scientifique, le Docteur Emmett Brown, dit « Doc ». Ce dernier a mis au point une machine à voyager dans le temps au terme de trente ans de recherche, machine prenant la forme d'une DeLorean DMC-12 modifiée. Il lui fait une démonstration de son invention en envoyant son chien Einstein une minute en avant dans le temps, sous l'œil de Marty. Mais Doc est soudainement assassiné pour avoir trompé des terroristes libyens en leur subtilisant du plutonium, nécessaire pour transmettre les 2,21 gigawatts dans le convecteur temporel afin de voyager dans le temps (Le terme « gigowatt » de la version française reprend ici la prononciation incorrecte de la version originale. Par contre, la version originale parle de 1,21 gigawatt et non 2,21). Marty, pour s'échapper, monte dans la voiture, met involontairement les circuits temporels en marche et franchit la barre des 88 miles par heure (141,62 km/h). Il se retrouve projeté à Hill Valley à la dernière date inscrite par Doc sur le cadran, date correspondant au matin de la révélation qui a amené Doc à créer le convecteur temporel… le 5 novembre 1955.
Projeté à cette époque, Marty veut rentrer chez lui ; une fois arrivé, au lieu de voir sa maison et celles des voisins, il ne trouve qu'un chantier. Puis il croise ses parents, encore étudiants, et sauve son père d'un accident de la circulation en étant renversé à sa place par la voiture de son futur grand-père maternel. Marty se réveille le soir 9 heures plus tard ; sa mère tombe amoureuse de lui en le soignant (l'effet Florence Nightingale). Marty a donc pris la place de son père, qui avait connu sa mère lors de cet accident (c'est une variante du paradoxe du grand-père ou du complexe d'Œdipe).
Marty va donc tout faire pour inciter Georges, son père à inviter Lorraine sa mère à la féerie dansante des sirènes (bal de fin d'année où les parents de Marty se sont embrassés pour la première fois dans le cours du temps originel), afin qu'ils tombent amoureux et lui éviter sa disparition, ainsi que celles de son frère et de sa sœur. Il ira jusqu'à s'introduire un soir dans la chambre de son père, déguisé en « Dark Vador, de la planète Vulcain », pour l'inciter à inviter Lorraine.
En parallèle, il sera aidé par le Doc (en 1955, donc plus jeune), qui ne le connaît évidemment pas encore, et à qui il parvient tant bien que mal à expliquer toute l'histoire et à le convaincre en lui parlant de sa récente révélation sur le convecteur temporel. Marty montrera un tract de 1985 à Doc, indiquant que la foudre s'apprête à tomber sur l'horloge de l'Hôtel de Ville dans une semaine, soit le soir du bal. Doc décide donc de canaliser l'énergie de l'éclair pour les 2,21 gigawatts nécessaires pour le convecteur, tandis que Marty essaiera de réparer son erreur tout en en profitant pour aider son père à se défendre de Biff, dont il est déjà le souffre-douleur, et sa mère à ne pas continuer de boire et de fumer.
Eric Stoltz devait au départ incarner Marty McFly, et Melora Hardin avait été désignée pour le rôle de Jennifer Parker[1]. Mais après cinq semaines de tournage, le réalisateur Robert Zemeckis, insatisfait, s'est séparé du jeune acteur, et a aussi remplacé celle qui devait jouer sa petite amie dans le film. Michael J. Fox était bloqué par le tournage de la sitcom Family Ties, mais un arrangement de planning a finalement pu être obtenu entre les différentes parties.
L'idée de Retour vers le futur est venue à Robert Zemeckis et Bob Gale alors qu'ils se demandaient comment aurait pu se dérouler leur rencontre avec leurs propres parents. De là, ils imaginent les aventures temporelles de Marty McFly. Aventures qui passeront par diverses modifications... Ainsi, par exemple, le voyage dans le temps devait initialement se faire via un réfrigérateur modifié. L'idée fut rapidement abandonnée, les auteurs craignant que les enfants n'essaient de s'enfermer à leur tour dans leur réfrigérateur...
Ensuite, l'idée de la De Lorean est rapidement venue grâce à son design futuriste, notamment avec ses portes papillons (qui s'ouvrent vers le haut). Le réacteur nucléaire a été incorporé très tôt dans le scénario mais Robert Zemeckis et Bob Gale ont pensé renvoyer Marty en emmagasinant l'énergie nécessaire pour le convecteur temporel à l'occasion d'un test nucléaire au Nevada. Cependant, ils ont ensuite opté pour le détournement de l'éclair qui frappe l'hôtel de ville, moyen plus réaliste et plus spectaculaire de renvoyer Marty vers le futur.
Cependant on peut aussi penser que certains éléments ont été inspirés par un autre film Les Aventures de Buckaroo Banzaï à travers la 8e dimension :
Grâce à son design futuriste pour l'époque (portes papillon, carrosserie en acier inoxydable de type 304 austenitique non-magnétique[2]), les deux scénaristes Bob Gale et Robert Zemeckis ont opté finalement pour la voiture DeLorean DMC-12.
Son apparence est très particulière et a évolué au cours des trois épisodes, au gré des modifications apportées par Doc. L'équipe de designers a fait de nombreuses propositions, les scénaristes ont refusé les premières esquisses car la dissimulation du convecteur semblait trop parfaite pour être effectuée par Doc. Les scénaristes voulaient une voiture donnant l'impression d'être plus « bricolée », à l'image de son créateur, savant original plus proche de l'expérimentateur que du théoricien. Ce désir a été matérialisé par l'ajout de nombreux fils électriques sur les côtés de la voiture et à l'arrière près du réacteur alimentant le convecteur temporel.
La voiture présente aux personnages du film deux difficultés essentielles qui seront un enjeu de taille tour à tour dans l'épisode I puis dans l'épisode III, le voyage dans le temps s'effectue seulement si deux conditions sine qua non sont remplies ; le convecteur temporel doit être rechargé en énergie et la voiture doit se déplacer à la vitesse de 88 miles par heure (141,62 km/h). Ces deux éléments sont indépendants l'un de l'autre. Le moteur est alimenté par de l'essence ordinaire, le convecteur temporel nécessite une puissance de 2,21 gigawatts (1,21 dans la version originale) pour fonctionner. Il est alimenté tout d'abord par du plutonium puis, après les modifications apportées par Doc dans le futur, grâce à de simples détritus. Cependant, une petite entorse à cette règle existe à la fin du 2e épisode, quand Doc est envoyé en 1885 : la foudre tombe sur la voiture immobile, ce qui ne devrait pas faire fonctionner le convecteur.(On peut cependant imaginer que le convecteur étant déjà chargé, la foudre l'a fait surcharger, déclenchant un voyage temporel vers la date qui s'était affichée peu avant, lorsque la DeLorean a buté contre un obstacle : le 1er janvier 1885)
Back to the Future: Music from the Motion Picture Soundtrack
| Sortie | |
|---|---|
| Genre | Rock, Rhythm and blues |
| Label | MCA / Varèse Sarabande |
| Critique |
Bandes originales de Retour vers le futur
Retour vers le futur 2
(1989)
La bande-originale est composée notamment par Huey Lewis, qui signe deux titres The Power of Love et Back in Time. Il fait d'ailleurs une courte apparition dans le film ; lorsque Marty passe le concours de musique à son école, il fait partie du jury et renvoie durement Marty après que celui-ci joue un morceau dont les riffs de guitare sont basés sur le thème musical de The Power of Love. Toutes les musiques d'orchestre sont dirigées par Alan Silvestri durant toute la trilogie.
Le film comprend de nombreux morceaux qui sont utilisés pour décrire l'ambiance des années 1950 aux États-Unis :
À sa sortie, le film n'a pas reçu que des bonnes critiques par la presse française :
« Cette mouture comédie S.F.-pop-corn a beau avoir battu des records d'entrées aux États-Unis, elle a beau être un pur produit de l'école Spielberg-Zemeckis, on a bien du mal à y voir autre chose qu'une exploitation facile de l'imagerie rock'n'roll et (encore) une glorification un peu bêta de l'Amérique, une ! »
« On accepte ou non, on vibre ou non à cette charge démente concoctée par ces purs cinglés de cinéma que sont ceux de la bande à Spielberg, le producteur du film. Ne projetons pas notre moralisme sur ce conte déchaîné franchement drôle, témoignage paroxystique d'une société qui ne doute de rien. »
— Louis Marcorelles, Le Monde[5]
« Un exploit enchanteur qui s'accompagne aussi d'un retour aux fifties, très habile, à une ancienne fureur de vivre qui fait rêver aujourd'hui, sans oublier l'hommage au rock et à ses pionniers. [...] Il faut donc saluer l'intelligence des prouesses de la mise en scène, qui ne se résume pas aux effets techniques, aux trucages époustouflants, mais réussit le mariage du style futuriste et rétro comme au temps fabuleux des surréalistes. »
— Anne de Gasperi, Le Quotidien de Paris[5]
« Back to the future, dites-vous ? On a plutôt envie de dire No Future. Pour l'instant, entre la guimauve faussement nostalgique et l'hémoglobine communiste, vous n'avez que l'embarras du choix. »
« [...] un des plus consternants navets qu'ait produit la bande à Spielberg... [...] Retour vers le futur est le ramassis d'images le plus inoffensif que l'Amérique nous ait envoyé depuis des années. Quant à Bob Zemeckis, son amour des mouvements d'appareils pour rien, son manque de temps absolu dans la direction d'acteurs, sa conception hystérique de la mise en scène en font d'ores et déjà le prétendant idéal de Tavernier américain. »
— L.S., Libération[5]
« Retour vers le futur, spectacle agréable et délassant, risque, avec le temps, de devenir un film de référence. »
— Robert Chazal, France Soir[5]
« Cette comédie pétillante, et haute en couleurs,[...] menées à un rythme trépidant, interprétées par des comédiens craquants et bénéficiant de nombreux effets spéciaux, ces réjouissantes aventures ont tout pour plaire. »
— Édouard Hubert, famille chretienne[6]
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Les sections « Anecdotes », « Autres détails », « Le saviez-vous ? », etc. peuvent être inopportunes dans les articles.
Pour améliorer cet article il convient, si ces faits présentent un intérêt encyclopédique et sont correctement sourcés, de les intégrer dans d’autres sections.
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La saga Retour vers le futur est riche en références et clins d'œil, notamment scientifiques, historiques, cinématographiques et musicaux. Voici les principaux, concernant ce premier volet.
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Retour vers le futur a été un des films marquants des années 1980 et beaucoup d'œuvres renferment des références à cette trilogie. L'expression est passée dans le langage courant en français comme en anglais (Back to the Future), grâce au président américain Ronald Reagan qui l'employa dans l'un de ses discours.
Les concepteurs du film n'avaient pas du tout prévu de faire une suite pour Retour vers le futur. D'ailleurs, la DeLorean volante de la fin du premier opus n'était à l'origine qu'une plaisanterie. Les demandes persistantes des fans ont conduit à la réalisation de Paradoxe en 1989-1990, devenu à sa sortie en salles Retour vers le futur 2 et 3. Zemeckis et Gale ont eu beaucoup de mal à construire une suite. De plus, certains acteurs du premier volet n'étaient plus partants pour tourner le second volet.
Beaucoup de DeLorean DMC-12 furent reproduites en jouets après la sortie du film. McDonald's a aussi sorti une petite série de jouets sur la trilogie.
Forte de son succès, la saga Retour vers le futur a été déclinée en attraction dans le parc des studios Universal, à Los Angeles. Créée en 1991 et intitulée Back to the future… The Ride, cette attraction emmenait les visiteurs dans un voyage à travers diverses époques, à la poursuite de Biff Tannen. Christopher Lloyd (Doc) et Thomas F. Wilson (Biff) ont participé à l’aventure. Les décors de la saga, dont l’imposante horloge de l’hôtel de ville, étaient également ouverts aux visites au sein des studios.
Après 16 ans de bons et loyaux services, l’attraction a été fermée au public le 3 septembre 2007. Le fameux décor avec l'hôtel de ville a été détruit en juin 2008[8] par un gigantesque incendie qui a ravagé une partie des studios Universal.
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