» 
allemand anglais arabe bulgare chinois coréen croate danois espagnol estonien finnois français grec hébreu hindi hongrois islandais indonésien italien japonais letton lituanien malgache néerlandais norvégien persan polonais portugais roumain russe serbe slovaque slovène suédois tchèque thai turc vietnamien
allemand anglais arabe bulgare chinois coréen croate danois espagnol estonien finnois français grec hébreu hindi hongrois islandais indonésien italien japonais letton lituanien malgache néerlandais norvégien persan polonais portugais roumain russe serbe slovaque slovène suédois tchèque thai turc vietnamien

définition - Sakalava

voir la définition de Wikipedia

   Publicité ▼

dictionnaire collaboratif

Vous pouvez participer à l'enrichissement du dictionnaire et proposer vos propres définitions pour ce mot ou un autre.

Inscription possible avec votre compte Facebook

locutions

Wikipedia

Sakalava

                   
Sakalava
Sakalava Cuillères.jpg
« Sakalava. Cuillères remplaçant l'instrument appelé Kayamba »
(Exposition coloniale de 1931)
Populations
Populations significatives par régions
Drapeau de Madagascar Madagascar 425 000
Autre
Langue(s) sakalava
Religion(s) religions traditionnelles

Les Sakalava sont un groupe ethnique ou plutôt culturel de Madagascar occupant la majeure partie de la frange côtière occidentale de l'île, depuis la région de Tuléar au sud jusque dans la région du Sambirano au nord. En fait, les Sakalava ne constituent pas vraiment un peuple homogène mais un ensemble d'ethnies diverses ayant fait partie d'un ancien empire apparu dans la seconde moitié du XVIIe siècle.

Sommaire

  Territoire

  Côte rocheuse en pays Sakalava

  Histoire

  Waka - "canoé à balancier" austronésien (qui a donné en malgache le mot vahoaka-le "peuple", du proto-austronésien *va-waka - "ceux des canoe", "peuple de la mer") : les premiers Ntaolo austronésiens en ont probablement utilisé de semblables pour parvenir jusqu'à Madagascar en partant des îles de la sonde

  Une origine austronésienne commune à toute l'île : les Vahoaka Ntaolo-Vazimba et Vezo (350 av J.-C. 1500)

  Vaγimba - "ceux de la forêt" en proto-Barito du Sud-Est (ancienne langue austronesienne parlée notamment à Borneo). Photo Wikicommons : Dayak de Borneo

Les nombreuses recherches pluridisciplinaires récentes - archéologiques [1], génétiques[2], linguistiques [3] et historiques [4] - confirment toutes que l'ensemble du peuple malgache est primordialement originaire de l'archipel indonésien [5]. Arrivés probablement sur la côte Ouest de Madagascar en canoé à balancier (waka) au début de notre ère - voire 300 ans avant selon les archéologues[6] -, ces pionniers navigateurs austronésiens sont connus de la tradition orale malgache sous le nom des Ntaolo (de *(n)ta(u/w) - *olo - "les hommes d'avant", "les "anciens", de *(n)ta(u/w)-"hommes" et *olo- "premier", "origine", "début", "tête" en proto-Malayo-Polynésien (MP)[7]). Il est également probable que ces anciens se nommaient eux-mêmes les Vahoaka (de Va-*waka "peuple/ceux des canoés" ou "peuple de la mer", de *waka-"canoé (à balancier)" en proto-MP), terme signifiant simplement aujourd'hui le "peuple" en malgache.

Sur le plan morphologique/phénotypique, cette origine Sud-Est asiatique première des malgaches explique, par exemple au niveau des yeux, le "pli épicanthal" asiatique de la paupière supérieure (epicanthic fold) répandu chez tous les malgaches qu'ils soient des côtes ou des hauts plateaux, qu'ils aient la peau claire, sombre ou cuivrée (cf. par exemple ci-dessus la photo de l'homme Sakalava du présent article).

Ces vahoaka ntaolo ("peuple d'origine/premier") austronésiens sont à l'origine de la langue malgache commune à toute l'île[8], ainsi que de tout le fonds culturel malgache commun : coutumes anciennes (comme celle d'ensevelir les défunts dans une pirogue au fond de la mer ou d'un lac), agriculture ancienne (la culture du taro-saonjo, de la banane, de la noix de coco et de la canne à sucre), l'architecture traditionnelle (maison végétale à base carrée sur piloti), la musique (les instruments comme la conque marine antsiva, le tambour de cérémonie hazolahy, le xylophone atranatrana, la flûte sodina ou encore la valiha) et la danse (notamment la "danse des oiseaux" que l'on retrouve à la fois au centre et dans le Sud)[9].

Au tout début du peuplement appelée "période paléomalgache", les Ntaolo se subdivisèrent, selon leurs choix de subsistance en deux grands groupes : les Vazimba (de *ba/va-yimba-"ceux de la forêt", de *yimba-"forêt" en proto Sud-Est Barito (SEB), aujourd'hui barimba ou orang rimba en malais[10]) qui s'installèrent -comme leur nom l'indique- dans les forêts de l'intérieur et les Vezo (de *ba/va/be/ve-jau, "ceux de la côte" en proto-Malayo-Javanais, aujourd'hui veju en bugis et bejau en malais, bajo en javanais[11]) qui restèrent sur la côte Ouest.

Le qualificatif Vazimba désignait donc à l'origine les Ntaolo chasseurs et/ou cueilleurs qui décidèrent de s'établir "dans la forêt", notamment dans les forêts des hauts plateaux centraux de la grande île et celles de la côte Est et Sud-Est[12], tandis que les Vezo étaient les Ntaolo pêcheurs qui restèrent sur les côtes de l'Ouest et du Sud (probablement les côtes du premier débarquement)[13].

  La période féodale malgache : naissance des grands royaumes (1600-1895)

Dès la fin du premier millénaire jusqu'à 1600 environ, les Vezo des côtes autant que les Vazimba de l'intérieur accueillirent de nouveaux immigrants moyen-orientaux (Perses Shirazi, Arabes Omanites, Juifs arabisés), africains (Bantus) et orientaux (Indiens Gujarati, Malais, Javanais, Bugis) voire européens (Portugais) qui s'intégrèrent et s'acculturèrent à la société Vezo et Vazimba, souvent par alliance matrimoniale. Bien que minoritaires, les apports culturels, politiques et technologiques de ces nouveaux arrivants à l'ancien monde Vazimba et Vezo modifièrent substantiellement leur société et sera à l'origine des grands bouleversements du XVIe qui conduiront à l'époque féodale malgache.

À l'intérieur des terres, les luttes pour l'hégémonie des différents clans Vazimba des hauts plateaux centraux (que les autres clans Vezo des côtes appelaient les Hova) aboutirent à la naissance des grands royaumes Merina, Betsileo, Bezanozano, Sihanaka, Tsimihety et Bara.

Sur les côtes, l'intégration des nouveaux immigrés orientaux, moyen orientaux et africains donnèrent naissance aux grands royaumes Antakarana, Boina, Menabe (réunis plus tard en Sakalava) et Vezo (Côte Ouest), Mahafaly et Antandroy (Sud), Antesaka, Antambahoaka, Antemoro, Antanala, Betsimisaraka (Côte Est).

La naissance des ces grands royaumes "néo-Vazimba"/"néo-Vezo" modifièrent essentiellement la structure politique de l'ancien monde des Ntaolo, mais la grande majorité des anciennes catégories demeurèrent intactes au sein de ces nouveaux royaumes : la langue commune, les coutumes, les traditions, le sacré, l'économie, l'art des anciens demeurèrent préservées dans leur grande majorité, avec des variations de formes selon les régions.

  Village austronesien avec levu sur piloti (*levu-"maisons" en proto-austronésien qui a donné en malgache an-devu -"à la maison") : tous les villages des ntaolo vazimba et vezo de Madagascar étaient probablement similaires au premier millénaire. On retrouve d'ailleurs encore ce modèle aujourd'hui sur toutes les côtes de la grande île et dans les zones intérieures reculées (forêts, etc.)

  Le royaume Sakalava

D'après les traditions, les chefs de clans (andriana)fondateurs du royaume sakalava étaient les princes maroseraña ou maroseranana (ceux possédant de nombreux ports) de la région de Fiherenana, actuel Tuléar. Ces derniers seraient eux-mêmes issus des clans zafiraminia du sud-est de l'île que beaucoup considèrent comme des Blancs, peut-être d'origine arabe. Toujours est-il qu'en contact avec les traitants européens dont ils obtiennent des armes, en échange avant tout des esclaves, ils soumettent rapidement les autres princes du voisinage, à commencer par ceux du sud, en zone mahafaly. Le véritable fondateur de la puissance sakalava était Andriamisara dont le fils, Andriandahifotsy (« le Prince blanc ») étend ensuite l'autorité vers le nord jusqu'au-delà du Mangoky. À leur tour, les deux successeurs de ce dernier, Andriamanetiarivo et Andriamandisoarivo poursuivent leur conquête jusque dans la région de Tsongay, actuel Majunga. Dès cependant cette époque, l'unité de l'empire se brise, à un royaume du sud ou Menabe s'oppose le Boina du nord. Par la suite, le morcellement continue encore, malgré une extension de la puissance des princes du Boina jusque dans l'extrême nord, en pays antankarana.

Son processus de formation permet ainsi d'expliquer la grande diversité du monde sakalava dont les diverses parties continuent partout à perpétuer les particularités d'origine de chaque région, que ce soit du point de vue culturel ou linguistique. Sur ce dernier plan, le seul véritable facteur qui unifie les différents 'dialectes' sakalava est leur commune appartenance au sous-groupe occidental des langues de Madagascar, les distinguant des langues du centre et du littoral oriental.

L'origine même du nom sakalava, ainsi d'ailleurs que sa véritable signification, fait encore l'objet de controverse. Ainsi, les traditions merina font état de multiples harcèlement de bandes sakalava contre leurs villages dès le XVIIe siècle et durant tout le XVIIIe siècle, mais sans que l'on puisse s'assurer que ces dernières avaient un rapport direct avec les habitants des royaumes de la côte. En fait, il semblerait surtout que dans ce cas, ce terme servait d'appellation générique pour désigner toutes les populations nomadisant dans les territoires peu habités entre le pays merina et le littoral occidental de l'île.

  Culture

  Statues funéraires (Musée du quai Branly)

  Notes

  1. Burney et al (2004)
  2. Hurles et al. (2005)
  3. Dahl O. (1991)
  4. Verin (2000), p.20
  5. Patrice Rabe, Quotidien Midi Madagasikara, édition du 24 septembre 2008
  6. Burney et al, op.cit.)
  7. Randriamasimanana, "The Malayo-Polynesian Origin of Malagasy" [1])
  8. « Dans la langue malagasy, nous constatons d'étroites connexions avec l'idiome Maanyan parlé par la population de la vallée de Barito dans le sud de Bornéo », Dr Mathew Hurles du Welcome Trust Sanger Institute
  9. Pour l'historien Edouard Ralaimihoatra, ces autronésiens qu'il appelle de manière globale les Vazimba -sans faire le distingo entre ceux des côtes, les Vezo, et ceux de la forêt de l'intérieur, les Vazimba- ont « apporté dans l'île le fond de la langue malgache et des techniques d'origine indonésienne pirogues à balanciers, rizières inondées, cases en bois équarris ou en branchage construites sur pilotis, villages édifiés sur les hauteurs entourés de fossés, etc. Ce fond a reçu des apports résultant d'échanges humains entre l'Afrique et Madagascar, grâce à la navigation arabe entre les côtes de l'Arabie, de l'Afrique orientale et de la Grande Ile (Ralaimihoatra E., "Les Primitifs malgaches ou Vazimba", in Histoire de Madagascar)
  10. Simon P. (2006), p. 16 [2]
  11. Simon P. (2006), ibid., p. 474 [3]
  12. Rafandrana, un des ancêtres de la dynastie royale merina, par exemple, est connu pour avoir été un Vazimba (Callet, 1908). Les deux reines fondatrices de la royauté Merina, Rafohy et Rangita, étaient désignées comme Vazimbas. Comme la plupart des austronésiens, les chefs Ntaolo (Vazimbas et Vezos) de Madagascar avaient pour coutume de placer les corps de leurs défunts dans des pirogues et de les enfouir dans des lacs artificiels (Vazimbas de l'intérieur) ou dans la mer (Vezos des côtes)
  13. Simon P. (2006), ibid., p. 455 [4]

  Voir aussi

  Bibliographie

  • (en) William J. G. Gardenier, Witchcraft and sorcery in a pastoral society : the Central Sakalava of West Madagascar, UMI, Ann Arbor (Mich.), 1999, 203 p.
  • (en) Raymond Knezevich Kent, Early kingdoms in Madagascar and the birth of the Sakalava empire : 1500-1700, UMI, Ann Arbor (Mich.), 1999, 548 p. (thèse)
  • (fr) Marie-Pierre Ballarin, Les reliques royales sakalava : source de légitimation et enjeu de pouvoir : (Madagascar, XVIIIe-XXe s.), Université Paris 7, 1998, 526 p. (thèse d'Ethnologie)
  • (fr) Suzanne Chazan-Gillig, La société sakalave : le Menabe dans la construction nationale malgache : (1947-1972), ORSTOM, Karthala, Paris, 1991, 393 p. (ISBN 2-86537-276-6)
  • (fr) Sophie Goedefroit, À l'ouest de Madagascar : les Sakalava du Menabe, Karthala, ORSTOM, Paris, 1998, 529 p. (ISBN 2-86537-825-X) (texte remanié d'une thèse d'Ethnologie)
  • (fr) Sophie Goedefroit et Jacques Lombard, Andolo : l'art funéraire sakalava à Madagascar, IRD, Biro, Paris, 2007, 239 p.
  • (fr) Robert Jaovelo-Dzao, Mythes, rites et transes à Madagascar : Angano, Joro et Tromba, Sakalava, Ed. Ambozontany, Antanarivo ; Karthala, Paris, 1996, 391 p. (ISBN 2-86537-666-4) (texte remanié d'une thèse d'Ethnologie)

  Articles connexes

  Liens externes

Sur les autres projets Wikimedia :

   
               

   Publicité ▼

 

Toutes les traductions de Sakalava


Contenu de sensagent

  • définitions
  • synonymes
  • antonymes
  • encyclopédie

Dictionnaire et traducteur pour mobile

⇨ Nouveau : sensagent est maintenant disponible sur votre mobile

   Publicité ▼

sensagent's office

Raccourcis et gadgets. Gratuit.

* Raccourci Windows : sensagent.

* Widget Vista : sensagent.

dictionnaire et traducteur pour sites web

Alexandria

Une fenêtre (pop-into) d'information (contenu principal de Sensagent) est invoquée un double-clic sur n'importe quel mot de votre page web. LA fenêtre fournit des explications et des traductions contextuelles, c'est-à-dire sans obliger votre visiteur à quitter votre page web !

Essayer ici, télécharger le code;

SensagentBox

Avec la boîte de recherches Sensagent, les visiteurs de votre site peuvent également accéder à une information de référence pertinente parmi plus de 5 millions de pages web indexées sur Sensagent.com. Vous pouvez Choisir la taille qui convient le mieux à votre site et adapter la charte graphique.

Solution commerce électronique

Augmenter le contenu de votre site

Ajouter de nouveaux contenus Add à votre site depuis Sensagent par XML.

Parcourir les produits et les annonces

Obtenir des informations en XML pour filtrer le meilleur contenu.

Indexer des images et définir des méta-données

Fixer la signification de chaque méta-donnée (multilingue).


Renseignements suite à un email de description de votre projet.

Jeux de lettres

Les jeux de lettre français sont :
○   Anagrammes
○   jokers, mots-croisés
○   Lettris
○   Boggle.

Lettris

Lettris est un jeu de lettres gravitationnelles proche de Tetris. Chaque lettre qui apparaît descend ; il faut placer les lettres de telle manière que des mots se forment (gauche, droit, haut et bas) et que de la place soit libérée.

boggle

Il s'agit en 3 minutes de trouver le plus grand nombre de mots possibles de trois lettres et plus dans une grille de 16 lettres. Il est aussi possible de jouer avec la grille de 25 cases. Les lettres doivent être adjacentes et les mots les plus longs sont les meilleurs. Participer au concours et enregistrer votre nom dans la liste de meilleurs joueurs ! Jouer

Dictionnaire de la langue française
Principales Références

La plupart des définitions du français sont proposées par SenseGates et comportent un approfondissement avec Littré et plusieurs auteurs techniques spécialisés.
Le dictionnaire des synonymes est surtout dérivé du dictionnaire intégral (TID).
L'encyclopédie française bénéficie de la licence Wikipedia (GNU).

Copyright

Les jeux de lettres anagramme, mot-croisé, joker, Lettris et Boggle sont proposés par Memodata.
Le service web Alexandria est motorisé par Memodata pour faciliter les recherches sur Ebay.
La SensagentBox est offerte par sensAgent.

Traduction

Changer la langue cible pour obtenir des traductions.
Astuce: parcourir les champs sémantiques du dictionnaire analogique en plusieurs langues pour mieux apprendre avec sensagent.

Dernières recherches dans le dictionnaire :

5119 visiteurs en ligne

calculé en 0,047s

Je voudrais signaler :
section :
une faute d'orthographe ou de grammaire
un contenu abusif (raciste, pornographique, diffamatoire)
une violation de copyright
une erreur
un manque
autre
merci de préciser :

Mon compte

connexion

inscription

   Publicité ▼