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boggle
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Dictionnaire de la langue française
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1.étoile bleue, la plus brillante du ciel.
Cicatrice the Sirius • Faune de Sirius Passet • From Mars to Sirius • IK Sirius • Lever héliaque de Sirius • Sirius (Stockhausen) • Sirius (auteur) • Sirius (cépage) • Sirius (homonymie) • Sirius (navire) • Sirius C • Sirius Satellite Radio • Sirius Star • Sirius Systems Technology
Sirius (n. pr.)
1. Terme d'astronomie. Étoile de la constellation du Grand Chien (avec une S majuscule).
• Sirius, étant la plus belle, la plus brillante étoile du ciel, semble être la plus proche de nous ; elle devrait avoir la parallaxe la plus sensible (BAILLY Hist. astr. mod. t. II, p. 656)
• Le défaut de parallaxe bien reconnu dans Sirius nous a fait conclure qu'il était au moins cent mille fois plus loin que le soleil (BAILLY ib. t. II, p. 685)
2. La canicule.
• Ainsi du Sirius, ô jeune bien aimée, Un moment l'haleine enflammée De ta beauté vermeille a fatigué la fleur (A. CHÉN. à Fanny malade.)
ÉTYMOLOGIE
Lat. Sirius, du grec ; sanscr. svar, ciel, surya, soleil.
| Sirius α Canis Majoris |
|
![]() Sirius est un système binaire composé d'une étoile de la séquence principale et d'une naine blanche (en bas à gauche), près de 10 000 fois moins lumineuse (Image Télescope spatial Hubble). |
|
| Données d'observation (Époque J2000.0) |
|
|---|---|
| Ascension droite | 06h 45m 08.9173s |
| Déclinaison | -16° 42′ 58.017″ |
| Constellation | Grand Chien |
| Magnitude apparente | -1,46 / 8,44 |
| Caractéristiques | |
| Type spectral | A1V / DA |
| Indice U-B | -0,05 / -1,04 |
| Indice B-V | -0,01 / -0,03 |
| Indice R-I | ? |
| Variabilité | aucune |
| Astrométrie | |
| Vitesse radiale | -7,6 km/s |
| Mouvement propre | μα=-546,05 mas/a μδ=-1 223,14 mas/a |
| Parallaxe | 379,21 ± 1,58 mas |
| Distance | 8,55 ± 0,04 al (2,64 ± 0,01 pc) |
| Magnitude absolue | 1,47 / 8,44 |
| Caractéristiques physiques | |
| Masse | ~2,12 / 1,03 M☉ |
| Rayon | 1,75 / 0,008 R☉ |
| Gravité de surface (log g) | ? |
| Luminosité | 26,1 / 0,00024 L☉ |
| Température | 9 900 / 24 800 K |
| Métallicité | ? |
| Rotation | 16 km/s |
| Âge | 2,5×108 a
|
| Autres désignations | |
| Sirius, 9 Canis Majoris, GJ 244 A/B, BD-16 1591, HR 2491, HD 48915, GCTP 1577.00 A/B, LHS 219, LTT 2638, HIP 32349. | |
Sirius, également appelée Alpha Canis Majoris (α Canis Majoris/α CMa) par la désignation de Bayer, est l'étoile principale de la constellation du Grand Chien. Vue de la Terre, Sirius est l'étoile la plus brillante du ciel (après le Soleil), dépassant largement Canopus et Arcturus. Elle fait partie de la catégorie des étoiles blanches (selon la classification du catalogue de l'astronome Pietro Angelo Secchi)[1]. Du fait de sa déclinaison, Sirius n'est jamais très élevée au-dessus de l'horizon depuis les latitudes tempérées de l'hémisphère nord. L'extinction atmosphérique atténue son éclat comparativement à Arcturus (Canopus étant elle, invisible depuis ces latitudes). Du fait de sa proximité et de son éclat, Sirius est une des étoiles les plus étudiées des astronomes et fut objet de plusieurs « premières », notamment la détection de son mouvement propre et de sa vitesse radiale.
Sommaire |
Sirius possède une magnitude apparente de -1,46. C'est avec Canopus le seul astre possédant une magnitude apparente notablement négative, et elle n'a de fait pas été incluse dans les considérations qui ont mené à l'établissement de l'échelle des magnitudes apparentes. L'éclat important de Sirius vue depuis la Terre ne vient pas tant de la luminosité intrinsèque de l'astre, certes plus lumineux que le Soleil, que de sa relative proximité avec le Système solaire. Situé à seulement 8,55 années-lumière du Soleil, Sirius correspond au cinquième système stellaire le plus proche du Soleil, après le système triple Alpha Centauri (4,35 al), l'étoile de Barnard (5,96 al), Wolf 359 (7,78 al) et Lalande 21185 (8,29 al) (voir la liste d'étoiles proches).
Sirius est en réalité une étoile binaire (voir ci-dessous).
Du fait de sa relative proximité par rapport au Soleil, Sirius est animée d'un mouvement propre important, c'est-à-dire que sa position sur la sphère céleste varie au cours du temps plus rapidement que nombre d'autres astres. C'est Edmund Halley qui mit ce mouvement propre pour la première fois en évidence en 1717, se fondant sur la comparaison de la position d'alors de Sirius par rapport à celle transcrite par les astronomes de l'Antiquité grecque, notamment Hipparque[2]. Un siècle et demi plus tard, utilisant la spectroscopie, une discipline tout fraîchement introduite en astronomie, William Huggins parvint pour la première fois à mettre en évidence le rapprochement de Sirius vers le Soleil, c'est-à-dire sa vitesse radiale[3], après une première tentative infructueuse avec W. A. Miller en 1862-1863[4]. Les limitations à l'époque portaient sur la résolution des spectrographes. Au début des années 1860, seules des vitesses radiales de plus de 300 kilomètres par seconde pouvaient être mises en évidence, limite rabaissée à quelques kilomètres par seconde quelques années plus tard. Les mesures de Huggins demeuraient entachées d'incertitude : il publia une vitesse radiale de -40 km/s, alors que la valeur mesurée aujourd'hui est de -7,6 km/s.
Sirius est une étoile binaire.
Sirius A, l'étoile visible à l'œil nu est une étoile blanche de la séquence principale, de type spectral A0 ou A1, dont la masse est de 2,1 masses solaires. Son âge estimé à environ 250 millions d'années. Sa température de surface est d'environ 9 900 K et son diamètre environ 1,711 fois le diamètre solaire, diamètre mesuré directement par interférométrie et en accord avec les modèles stellaires. Sa composition chimique diffère notablement de celle du Soleil, présentant une abondance en fer trois fois supérieure à notre étoile. Un faible champ magnétique a été détecté à sa surface[5].
Son compagnon, Sirius B, est une naine blanche (en dessous, à gauche de Sirius A sur l'image en sommet d'article), qui orbite avec une période de près de 49,9 ans[6], déjà déterminée au début du XXe siècle par Robert Grant Aitken[7]. Ce fut la première naine blanche à être découverte, en 1862 par Alvan Graham Clark, et elle fait partie des trois naines blanches les plus connues, avec Procyon B et 40 Eridani B, parmi lesquelles elle est la plus massive. L'orbite du système Sirius A/Sirius B est assez fortement elliptique, la distance entre les deux astres variant entre 8,1 et 31,5 unités astronomiques, pour une distance moyenne de 19,5 UA. Les précédents passages au périastre du système se sont produits en 1944, 1994, le suivant étant prévu pour 2044.
La séparation angulaire entre ces deux astres devrait être suffisamment importante pour pouvoir distinguer les deux, mais la tâche est rendue extrêmement compliquée par le contraste extrême de luminosité entre les deux astres. Sirius B, trois fois plus chaude que sa compagne, est surtout beaucoup plus petite, du fait de sa nature de naine blanche, avec un diamètre comparable à celui de la Terre. Son éclat est donc bien moindre que celui de Sirius A, avec une magnitude apparente de seulement 8,44. La présence de Sirius B, et ses caractéristiques orbitales peuvent cependant être mises en évidence par l'étude du mouvement propre de Sirius A. Celui-ci n'est pas rectiligne comme ce serait le cas pour un astre isolé, mais présente une ondulation autour d'une trajectoire rectiligne moyenne.
L'étude de l'orbite du système permet de connaitre avec précision la masse des deux astres, qui sont de 2,12 et 1,03 masses solaires respectivement pour Sirius A et Sirius B. Cette différence de masse révèle un aspect connu quoique surprenant de prime abord de l'évolution stellaire : les étoiles évoluent d'autant plus vite qu'elles sont massives. Sirius B ayant déjà atteint le stade de naine blanche, elle était au départ plus massive que sa compagne, avec une masse estimée à 6 ou 7 masses solaires. De telles étoiles sont cependant sujettes à un phénomène très important de vent stellaire, qui a dépouillé l'ancienne Sirius B d'une très grande partie de sa masse, qui en fait aujourd'hui l'astre le plus évolué mais aussi le moins massif du système.
Le mot canicule est emprunté, à la fin du XVe siècle, au latin canicula, diminutif de canis. Après s'être spécialisé en astronomie pour cette étoile (1539), il signifiait également la période de chaleur pendant laquelle elle se lève et se couche en même temps que le soleil, du 22 juillet au 23 août. Il s'agit de Molière qui a fixé ce sens en écrivant, en 1660, « époque à laquelle le soleil et Sirius se lèvent le même temps » (Sganarelle ou le Cocu imaginaire, I, 2). Son origine étant oubliée, il s'est répandu au sens de « très forte chaleur »[8].
Les Dogons, peuple originaire du Mali (ainsi que les Bambaras, originaires d'Afrique de l'Ouest et les Bozo du Niger[11]) accorderaient une grande importance à ce système double. De retour d'expédition ethnologique, en 1950, Marcel Griaule rapporte que dans la tradition dogon :
Il paraît stupéfiant que les Dogons, sans moyens astronomiques modernes, puissent avoir connaissance de l'existence de Sirius B, et de ses paramètres orbitaux. Parmi les hypothèses évoquées pour expliquer ce mystère, on peut citer :
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