» 
allemand anglais arabe bulgare chinois coréen croate danois espagnol estonien finnois français grec hébreu hindi hongrois islandais indonésien italien japonais letton lituanien malgache néerlandais norvégien persan polonais portugais roumain russe serbe slovaque slovène suédois tchèque thai turc vietnamien
allemand anglais arabe bulgare chinois coréen croate danois espagnol estonien finnois français grec hébreu hindi hongrois islandais indonésien italien japonais letton lituanien malgache néerlandais norvégien persan polonais portugais roumain russe serbe slovaque slovène suédois tchèque thai turc vietnamien

définition - Slobodan_Milošević

voir la définition de Wikipedia

   Publicité ▼

dictionnaire collaboratif

Vous pouvez participer à l'enrichissement du dictionnaire et proposer vos propres définitions pour ce mot ou un autre.

Inscription possible avec votre compte Facebook

Wikipedia

Slobodan Milošević

                   
Slobodan Milošević
Slobodan Milosevic.jpg
Fonctions
3e président de la République fédérale de Yougoslavie
23 juillet 19975 octobre 2000
Premier ministre Radoje Kontić
Momir Bulatović
Prédécesseur Zoran Lilić
Successeur Vojislav Koštunica
1er président de la République de Serbie
8 mai 198923 juillet 1997
Premier ministre Desimir Jevtić
Stanko Radmilović
Dragutin Zelenović
Radoman Božović
Nikola Šainović
Mirko Marjanović
Successeur Milan Milutinović
Biographie
Nom de naissance Слободан Милошевић
Date de naissance 20 août 1941
Lieu de naissance Požarevac, Serbie centrale
Drapeau : Royaume de Yougoslavie Royaume de Yougoslavie
Date de décès 11 mars 2006 (à 64 ans)
Lieu de décès La Haye, Hollande-Méridionale
Drapeau : Pays-Bas Pays-Bas
Nationalité Serbe
Parti politique Parti socialiste de Serbie
Conjoint Mirjana Marković
Diplômé de Faculté de droit de l'Université de Belgrade
Religion Aucune (anc. orthodoxe serbe)
Signature Slobo-singature.PNG

Slobodan Milošević (en alphabet cyrillique serbe Слободан Милошевић et parfois orthographié en français Slobodan Milosevic ou encore Slobodan Milochevitch) est né le 20 août 1941 à Požarevac, Yougoslavie (aujourd'hui en Serbie) et décédé le 11 mars 2006 à Scheveningen, Pays-Bas.

Il fut président de la Serbie de mai 1989 à octobre 2000 et de la République fédérale de Yougoslavie de juillet 1997 à octobre 2000. Durant ces périodes eurent lieu les guerres de Yougoslavie, qui mirent fin à la République fédérative socialiste de Yougoslavie.

Slobodan Milošević et le Croate Franjo Tuđman furent les principaux artisans du renouveau du nationalisme[1].

L'ancien président yougoslave Slobodan Milošević était accusé auprès du Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY) de La Haye pour crimes de guerre, crimes contre l'humanité et génocide.

Il est mort pendant la cinquième année de son procès d'un infarctus du myocarde et a été inhumé le 18 mars 2006 à Požarevac en Serbie.

Sommaire

  Famille

Slobodan Milošević est le fils de Svetozar Milošević, un prêtre orthodoxe monténégrin, et d'une enseignante. Il a épousé Mirjana Marković en 1965 alors qu'ils étaient tout deux à l'université de Belgrade. Ils ont eu deux enfants, Marko et Marija.

  Début de carrière politique

Il rejoint dès 1959 la Ligue des communistes de Yougoslavie. En 1964, il termine ses études de droit à la Faculté de droit de l'Université de Belgrade, et travaille d'abord dans l'industrie (compagnie publique de gaz Technogaz), puis dans la finance où il exerce jusqu'en 1983 la fonction de directeur de la Beogradska banka (Beobanka, Banque de Belgrade).

Alors que Slobodan Milošević apparaît comme un homme à tempérament introverti, piètre orateur et sans charisme particulier, il devient en 1984 chef de la section de Belgrade au Parti communiste. Sa carrière politique de premier plan commence en 1986, quand il remplace Ivan Stambolić à la tête du Praesidium du Comité central de la Ligue des communistes de Serbie. Il est réélu en 1988. En mai 1989, il est élu président de Serbie et avance ses idées prônant un nationalisme ethnique. Il met au pas le Kosovo et annule toutes les mesures autonomistes prises précédemment. Le communisme étant en déliquescence dans tous les pays de l'Europe de l'Est, il transforme en 1989 le Parti communiste en Parti socialiste. Il préside également au changement de constitution qui donne au président un pouvoir accru. Dans l'opposition, certaines voix commencent à s'élever contre la menace nationaliste (Cercle de Belgrade), mais le 20 décembre 1992, il est réélu à la présidence, cette fois au suffrage universel direct.

  Guerres en Yougoslavie

Article détaillé : Guerres de Yougoslavie.

Le 25 juin 1991, la Croatie et la Slovénie, "États indépendants et souverains" aux termes de la Constitution yougoslave titiste du 21 février 1974, déclarent ne plus adhérer à la République fédérative socialiste de Yougoslavie ; lorsque la dissolution de cette fédération aura été constatée en janvier 1992, la Macédoine et la Bosnie-Herzégovine refuseront de rejoindre l'union de la Serbie et du Monténégro que Milošević a constituée en avril 1992 sous le nom de République fédérale de Yougoslavie.

Milošević entreprend alors de modifier par la force les frontières de la Croatie et de la Bosnie-Herzégovine, sous prétexte[réf. nécessaire] des minorités serbes immigrées à partir du XVe siècle en Croatie et en Bosnie et non assimilées ; ces frontières ont été définitivement fixées en 1945 mais datent pour l'essentiel de plus de deux siècles, et la Constitution de 1974 précise que c'est « dans le cadre des républiques et des provinces autonomes » que les « peuples et les nationalités » exercent leurs « droits souverains ».

Milošević lance donc deux guerres successives : la première à l'été de 1991 contre l'État de Croatie, la deuxième en mars 1992 contre l'État de Bosnie-Herzégovine derrière le prétexte d'une « insurrection locale » des Serbes contre le gouvernement légal.

La guerre en Bosnie culmine au massacre de Srebrenica en juillet 1995, perpétré par des forces serbes contre des Bosniaques et qui précipitera l'intervention de l'OTAN.

En Croatie, le président Franjo Tuđman lance l'opération Tempête contre les Serbes vivant en Slavonie orientale et dans la région de Krajina. Cette opération fera plus de 200 000 réfugiés serbes et de nombreux crimes de guerre[2]. Les armées serbes sortent affaiblies de ces événements, et les accords de Dayton de décembre 1995 mettent un terme à la guerre en Bosnie-Herzégovine et en Croatie.

Après les accords de Dayton, la population de Serbie lui demande des comptes et vote contre lui : son parti perd les élections municipales de novembre 1996, et l'opposition devra manifester jour et nuit jusqu'en février 1997 pour qu'il finisse par reconnaître les vrais résultats. En juillet 1997, Milošević est néanmoins élu à la présidence de la "République fédérale de Yougoslavie" (RFY).

Les massacres serbes[réf. nécessaire] au Kosovo qui, sous couleur de contre-insurrection, ont fait 2 000 morts civils et 300 000 réfugiés, finissent par convaincre les dirigeants occidentaux, au bout de huit années de ses violences, que l'action militaire contre Milošević est nécessaire. Le 24 mars 1999, l'OTAN ordonne, contre l'opposition de la Russie au conseil de sécurité de l'ONU, des frappes aériennes contre la RFY. Ces frappes forcent Milošević à signer les accords de Kumanovo du 10 juin 1999, où il s'engage à retirer ses troupes. Le même jour, le Conseil de Sécurité de l'ONU vote la Résolution 1244, qui prévoit une administration provisoire de l'ONU (MINUK) et une présence militaire dirigée par l'OTAN (KFOR)

  Devant le Tribunal pénal international

Cette même année, il est inculpé devant le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY) pour crimes de guerre, crimes contre l'humanité et génocide.

En septembre 2000, il est battu à l’élection présidentielle fédérale par Vojislav Koštunica et son régime est renversé en octobre 2000. Sous la pression d'un ultimatum américain fixant au 31 mars la date limite exigeant l'arrestation de Slobodan Milošević sous peine de sanctions économiques, la justice serbe le somme de se rendre. Les forces spéciales de la police donnent l'assaut le 31 mars 2001 mais les gardes du corps et les partisans de l'ancien président serbe parviennent à résister. Et ce n'est qu'après un siège de 33 heures, organisé par la police, qu'il se rend aux autorités. Il est arrêté le 1er avril 2001 pour abus de pouvoir et corruption et est livré à l'ONU par le gouvernement serbe en juin 2001. Son procès, qui a débuté le 12 février 2002, le fait comparaître devant le TPIY pour crimes contre l'humanité, infractions graves aux Conventions de Genève et violation des lois ou coutumes de la guerre. L'avocat français Maître Jacques Vergès qui avait offert ses services, n'a pas été retenu comme défenseur par l'accusé.

En février 2007, le TPIY jugea la Serbie non coupable de génocide, et conclut que le gouvernement de Belgrade n'avait pas planifié le massacre de Srebrenica (le plus grave épisode figurant dans l'acte d'accusation). Cependant le président du TPIY déclara que Milošević était au courant des risques de survenue de massacres en Bosnie et n'avait rien fait pour les éviter[3].

  Doutes sur les circonstances de sa mort

L'état de santé de Milošević marque la fin du procès[4]. Des demandes répétées de Milošević d'être soigné en Russie sont rejetées par le tribunal, bien que la santé du prévenu, qui assure lui-même sa défense, rende difficile la continuation du procès[5].

Milošević meurt au centre de détention des Nations unies à Scheveningen, le 11 mars 2006, avant la fin de son procès. Les premières annonces indiquent que sa mort est naturelle. Il souffrait de problèmes cardiaques et d'hypertension. Toutefois, une autopsie complète et des analyses toxicologiques ont été demandées afin d'établir avec certitude les causes de sa mort. Il avait déclaré au mois de février à ses avocats craindre un empoisonnement.

Son conseiller juridique, qui a montré un document de six pages, a affirmé que l'ancien président a écrit une lettre[6] la veille de sa mort dans laquelle il a affirmé que des traces d'un « médicament puissant » destiné au traitement de la lèpre ou de la tuberculose avaient été détectées dans son sang en janvier. Il y affirmait être très inquiet et avoir peur que l'on tente de l'empoisonner.

Selon le résultat du rapport d'autopsie publié le 12 mars dans la soirée, Slobodan Milošević est décédé d'un infarctus du myocarde. Le 17 mars, le TPIY exclut définitivement la thèse de l'empoisonnement dans un nouveau rapport d'analyses toxicologiques affirmant qu'aucun poison, médicament ou substance étrangère susceptible d'avoir provoqué la mort n'a été retrouvé.

  Les funérailles de Slobodan Milosevic, le 18 mars 2006.

Après qu'il a été envisagé de l'inhumer en Russie ou à Belgrade, ce qui a suscité quelques controverses, Milošević est finalement inhumé le 18 mars dans sa ville natale de Požarevac. Un hommage a cependant lieu préalablement à Belgrade en présence de plus de 50 000 partisans et de nombreuses personnalités politiques et culturelles occidentales (opposants à l'OTAN) qui l'ont toujours soutenu.

L'ancien chef des services secrets serbes, Jovica Stanisic, a travaillé pendant sept ans pour la CIA ; il serait fortement impliqué dans la chute de Milošević[7].

  Notes et références

  1. Encyclopédie Universalis 2008 article Franjo Tudjman
  2. CROATIE : Opération « Tempête » - justice n’a toujours pas été rendue dix ans après, Amnesty international, 4 août 2005.
  3. "L'ONU disculpe la Serbie des charges de génocide."
  4. À ce sujet, puisqu'il y a deux mois je vous ai soumis ma requête vous demandant de m'autoriser à suivre un traitement. Je pense qu'il faudra que vous me l'accordiez et que je puisse me soigner. Le mercredi 22 février 2006 à l'Audience publique.[1]
  5. Motion demandant une intervention spécialisée
  6. Lettre de Milošević
  7. Un ancien responsable serbe inculpé par le TPI travaillait pour la CIA

  Voir aussi

  Bibliographie

  • Le procès Milošević ou l'inculpation du peuple serbe, Patrick Barriot, Ève Crépin, Éditions L'Âge d'Homme, 2005, ISBN
  • Ma vérité, Slobodan Milošević, Éditions Le Verjus, 2004, ISBN

  Liens externes

Sur les autres projets Wikimedia :

  • Actes d'accusation contre Slobodan Milošević au Tribunal Pénal International :
Pour la guerre de conquête et d'extermination partielles menée contre l'état et la population de Croatie
Pour la guerre de conquête et d'extermination partielles menée contre l'état et la population de Bosnie-Herzégovine
Pour la guerre d'extermination partielle menée contre la population de l'État du Kosovo
   
               

 

Toutes les traductions de Slobodan_Milošević


Contenu de sensagent

  • définitions
  • synonymes
  • antonymes
  • encyclopédie

Dictionnaire et traducteur pour mobile

⇨ Nouveau : sensagent est maintenant disponible sur votre mobile

   Publicité ▼

sensagent's office

Raccourcis et gadgets. Gratuit.

* Raccourci Windows : sensagent.

* Widget Vista : sensagent.

dictionnaire et traducteur pour sites web

Alexandria

Une fenêtre (pop-into) d'information (contenu principal de Sensagent) est invoquée un double-clic sur n'importe quel mot de votre page web. LA fenêtre fournit des explications et des traductions contextuelles, c'est-à-dire sans obliger votre visiteur à quitter votre page web !

Essayer ici, télécharger le code;

SensagentBox

Avec la boîte de recherches Sensagent, les visiteurs de votre site peuvent également accéder à une information de référence pertinente parmi plus de 5 millions de pages web indexées sur Sensagent.com. Vous pouvez Choisir la taille qui convient le mieux à votre site et adapter la charte graphique.

Solution commerce électronique

Augmenter le contenu de votre site

Ajouter de nouveaux contenus Add à votre site depuis Sensagent par XML.

Parcourir les produits et les annonces

Obtenir des informations en XML pour filtrer le meilleur contenu.

Indexer des images et définir des méta-données

Fixer la signification de chaque méta-donnée (multilingue).


Renseignements suite à un email de description de votre projet.

Jeux de lettres

Les jeux de lettre français sont :
○   Anagrammes
○   jokers, mots-croisés
○   Lettris
○   Boggle.

Lettris

Lettris est un jeu de lettres gravitationnelles proche de Tetris. Chaque lettre qui apparaît descend ; il faut placer les lettres de telle manière que des mots se forment (gauche, droit, haut et bas) et que de la place soit libérée.

boggle

Il s'agit en 3 minutes de trouver le plus grand nombre de mots possibles de trois lettres et plus dans une grille de 16 lettres. Il est aussi possible de jouer avec la grille de 25 cases. Les lettres doivent être adjacentes et les mots les plus longs sont les meilleurs. Participer au concours et enregistrer votre nom dans la liste de meilleurs joueurs ! Jouer

Dictionnaire de la langue française
Principales Références

La plupart des définitions du français sont proposées par SenseGates et comportent un approfondissement avec Littré et plusieurs auteurs techniques spécialisés.
Le dictionnaire des synonymes est surtout dérivé du dictionnaire intégral (TID).
L'encyclopédie française bénéficie de la licence Wikipedia (GNU).

Copyright

Les jeux de lettres anagramme, mot-croisé, joker, Lettris et Boggle sont proposés par Memodata.
Le service web Alexandria est motorisé par Memodata pour faciliter les recherches sur Ebay.
La SensagentBox est offerte par sensAgent.

Traduction

Changer la langue cible pour obtenir des traductions.
Astuce: parcourir les champs sémantiques du dictionnaire analogique en plusieurs langues pour mieux apprendre avec sensagent.

Dernières recherches dans le dictionnaire :

4016 visiteurs en ligne

calculé en 0,171s

   Publicité ▼

Je voudrais signaler :
section :
une faute d'orthographe ou de grammaire
un contenu abusif (raciste, pornographique, diffamatoire)
une violation de copyright
une erreur
un manque
autre
merci de préciser :

Mon compte

connexion

inscription

   Publicité ▼