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○ Anagrammes
○ jokers, mots-croisés
○ Lettris
○ Boggle.
Lettris
Lettris est un jeu de lettres gravitationnelles proche de Tetris. Chaque lettre qui apparaît descend ; il faut placer les lettres de telle manière que des mots se forment (gauche, droit, haut et bas) et que de la place soit libérée.
boggle
Il s'agit en 3 minutes de trouver le plus grand nombre de mots possibles de trois lettres et plus dans une grille de 16 lettres. Il est aussi possible de jouer avec la grille de 25 cases. Les lettres doivent être adjacentes et les mots les plus longs sont les meilleurs. Participer au concours et enregistrer votre nom dans la liste de meilleurs joueurs ! Jouer
Dictionnaire de la langue française
Principales Références
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Le tournoi regroupe un ensemble d’épreuves martiales au Moyen Âge. Il est pratiqué en Occident entre les IXe et XVIes. L’apogée des tournois se situe dans les années 1125-1225[1].
Les enjeux en sont parfois courtois (on se bat pour une belle ou sa couronne de fleurs), pour de l'argent et parfois aussi symboliques, mimant ceux d’un véritable duel ou d’une guerre en réduction. Outre l’entraînement militaire, il est l’occasion de faire preuve de sa valeur et pour les meilleurs combattants, de s’enrichir, grâce aux armes des chevaliers vaincus et aux rançons versées par les prisonniers.
Sommaire |
Au Moyen Âge, les tournois regroupent diverses épreuves. Lors d'un tournoi, il y avait des combats à pied à l'arme individuelle, des prises de tours, des jeux d'adresse à cheval tels que la quintaine pour les écuyers et des mêlées à cheval avec des combats à la batte ou à l'épée neutralisée ; cette épreuve nommée béhourd était particulièrement spectaculaire, elle se déroulait le plus souvent dans un espace ouvert et dans des enclos au XVe siècle. Les chevaliers simulaient de véritables batailles rangées devant un public enthousiaste (y compris féminin[2]).
Le terrain pouvait être situé sur les marches de deux principautés, mais également dans des landes entre deux villages, les terres cultivées et les habitations étant ainsi épargnées[3].
Le héraut d'arme à la trompette annonce les armoiries des chevaliers rentrant dans la lice au pas. Le public revêtu de ses plus beaux atours guette ses champions dont certains accrochent à leur casque un mong morceau de tissu précieux, manche amovible d'une robe fixée avec des boutons de corail ou des lacets de couleur : les tournois sont l'alliance du code d'honneur de la chevalerie et de l'amour courtois.
Le tournoi chevaleresque est un sport qui se joue en France, au nord de la Loire (zone des Francs), et jusqu’aux Flandres (c’est-à-dire dans le duché de Normandie, le comté du Maine, le comté de Champagne, le Vermandois, duché de France). On n’en organise pas en Angleterre, ni en Italie. Par contre, il est prisé dans le Saint-Empire romain germanique, bien qu'ils semblent y avoir été moins grands et moins fréquents qu'en France (au moins jusqu'au XIIe siècle).
Ils sont principalement organisés par les détenteurs des principautés territoriales (comtes et ducs), le plus souvent à la lisière de deux de ces principautés.
Les tournoyeurs viennent de ces régions, et des régions voisines : Bretagne, Anjou, Poitou, Bourgogne, comté de Flandre, comté de Hainaut, Angleterre. Quelques participants viennent de Basse-Lorraine (actuels Pays-Bas), aucun du Midi de la France. Ce sont essentiellement des chevaliers « jeunes », bacheliers, qui ont été adoubés mais ne possèdent pas encore de fief, qui participent. On recrute aussi des compagnies de soldats professionnels non-nobles. Certains grands tournois rassemblent jusqu’à trois mille chevaliers, soit dix mille combattants (pour celui de Lagny, soit plus de personnes et de richesses rassemblées que pour la foire annuelle). Le tournoi de Chauvency-le-Château, immortalisé par Jacques Bretel, rassemblait plus de 500 chevaliers.
Les tournois, substituts à la guerre, sont organisés en un véritable calendrier sportif tout au long de l’année, sauf en temps de guerre, et durant les carêmes précédant les grandes fêtes religieuses : Noël et Pâques, mais aussi la Toussaint et l’Ascension. La belle saison, qui limite la rouille aux armures de fer, est cependant privilégiée.
Le but est de réaliser des prouesses, pour l’honneur et la réputation, mais aussi de capturer son ennemi, ou son cheval, et ainsi de réaliser un gain, par la revente ou la rançon. Ce gain étant généralement dilapidé dans les fêtes qui suivent le tournoi. Celui-ci rassemble ainsi, outre les combattants, nombre d’artisans, prostituées, prêteurs, qui tous s’enrichissent.
Les chevaliers s’organisent en équipes régionales : Français (du duché de France) contre Normands, Angevins, etc. Ces équipes régionales s’allient parfois à plusieurs les unes contre les autres, selon les affinités : Français-Champenois contre Anglais-Normands, reproduisant les luttes politiques réelles.
Les chevaliers arrivent souvent déjà organisés en équipes au tournoi, chacune menée par un grand seigneur. Ces équipes peuvent s’allier entre elles pour aboutir à une situation où seuls deux camps s’affrontent.
Avant le tournoi, les heaumes ornés de cimiers sont exposés sous les bannières des participants, dans un cloître[4].
Sur le terrain, des recès sont choisis par convention avant le début du tournoi : tout groupe de combattants peut s‘y réfugier pour s’y reformer, comme au cours d’une véritable bataille, les chevaliers se replient à l’arrière pour reprendre leur souffle ou faire redresser un casque.
Plusieurs épreuves ont lieu : commençailles (combats qui ouvrent les joutes, réservés aux débutants, les bacheliers), passes d'armes, béhourds, courses de planchon, tables rondes, emprises d'armes, épinettes, versions populaires de joutes avec mules et bâtons[5].
Jusqu'au milieu du XIe siècle rien à ce jour n'indique que les tournois existent déjà[6].
Les tournois deviennent courants dans tout l'Occident (en actuelle France, Italie, Allemagne, Pays-Bas et Luxembourg, notamment)[8].
Grand essor du tournoi, avec la fin des guerres seigneuriales[10].
À partir de 1230 environ, le tournoi donne lieu à des mises en scène plus élaborées[réf. nécessaire].
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