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Dictionnaire de la langue française
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1.(chimie)isotope radioactif de l'hydrogène (symbole T).
Isotope, Isotopes - Éléments - Produit chimique minéral, Produits chimiques inorganiques, Produits chimiques minéraux - Gaz[Hyper.]
Médecine atomique, Médecine nucléaire, Radiologie nucléaire - Éléments radioactifs[Analogie]
Isotopes radioactifs, Isotopes radio-actifs, Radioéléments, Radio-éléments, Radioisotopes, Radio-isotopes, Radionucléides, Radio-nucléides - Hydrogène[Hyper.]
Tritium (n.)
[Cismef]
combustible[Classe]
élément radioactif[Classe]
composé chimique[Classe]
atome : élément chimique[Classe]
gaz[Classe...]
hydrogène[Thème]
métalloïde[termes liés]
chemistry (en)[Domaine]
Hydrogen (en)[Domaine]
corps simple, élément, élément chimique - essence, gas, gaz, gaz de combat[Hyper.]
hydrogéner[Dérivé]
eau, H2O[Element]
combustible fissible[Classe]
composé d'hydrogène[Classe]
H, hydrogène[Hyper.]
tritium (n. m.)
[chimie]
| Tritium (Hydrogène 3) | |
|---|---|
![]() |
|
| Général | |
| Nom, Symbole | tritium, triton, 3H |
| Neutrons | 2 |
| Protons | 1 |
| Données Physiques | |
| Présence naturelle | trace |
| Demi-vie | 12,32 ans ± 0,02 ans |
| Produit de désintégration | hélium 3 |
| Masse atomique | 3,016049200 uma u |
| Spin | 1/2+ |
| Excès d'énergie | 14 949,794 ± 0,001 keV |
| Énergie de liaison | 8 481,821 ± 0,004 keV |
| Désintégration | Énergie (MeV) |
| Désintégration bêta | 0,018590 |
Le tritium (T ou 3H) est - comme le deutérium - l'un des isotopes de l'hydrogène. Il possède 1 proton et 2 neutrons. Il a été mis en évidence en 1934, par Ernest Rutherford, dans la réaction nucléaire D+D→T+H.
À la différence du deutérium et de l'hydrogène 1, cet isotope (nucléide) est radioactif (Son activité spécifique ou activité massique est de 358 TBq.g-1[1] ou 3,59×1014 Bq/g (soit 359 TBq/g ou 359 PBq/kg) ou encore 9703 curies par gramme (soit 9,7 MCi/kg). Il émet un rayonnement bêta (β-) (de faible énergie ; 5,7 keV en moyenne) en se transformant en hélium 3 (3He). Sa période ou demi-vie est de 12,32 ans.
Il est relativement rare a l'état naturel (environ 1 atome de tritium pour 1018 atomes d'hydrogène[1]), mais est émis dans l'environnement par l'industrie nucléaire : dans le fonctionnement normal des réacteurs nucléaires, et lors du traitement des éléments combustibles. Il est également produit lors d'explosions nucléaires. L'ASN estime que « le développement de projets de nouvelles installations (EPR, ITER) et l’évolution des modes de gestion des combustibles nucléaires (...) conduisent tous deux à une augmentation des rejets en tritium de l’industrie nucléaire »[2].
Sommaire |
Un atome de tritium a une masse atomique de 3,0160492. Le tritium existe comme corps pur sous la forme de T2 gazeux dans les conditions normales de température et de pression.
Selon qu'elle contienne des atomes de tritium ou d'hydrogène, la molécule d'eau est plus ou moins lourde. Elle présente aussi de subtiles différences (dipoles différent[3], moments d'inertie modifiés[3], légère différence massique) qui pour une molécule apparemment semblable pourraient peut-être expliquer de légères différences de comportements, dont pour l' eau tritiée lors des processus naturels de changement de phase (évaporation, condensation, cristallisation, diffusion/sorption, etc.). Ces différences pourraient être par exemple expliquer un faible enrichissement en tritium de la phase condensée par rapport à l’hydrogène (plus léger).
HTO était et reste encore la molécule traceur considérée comme la moins différente de l'eau pure (H20), HTO a par exemple été utilisée pour calculer la valeur de la perméabilité à l'eau de différents types de membranes biologiques (peau, intestin, muqueuses... chez différentes espèces).
Comme l'hydrogène, le tritium gazeux est difficile à stocker à température ambiante. De nombreux matériaux apparemment étanches, dont la plupart des aciers, sont poreux pour le tritium (car c'est une molécule très petite).
En s'oxydant en présence d'oxygène, même en milieu sec il produit de l'eau tritiée (HTO ou T2O), s'il y a une source de chaleur ou une étincelle.
La demi-vie radioactive du tritium est de 12,32 ans[4].
Il se transforme en hélium 3 par la réaction :
.La réaction dégage une énergie maximale (Emax) de 18,6 keV et moyenne (Emoy) de 5,7 keV ; l'électron emportant en moyenne une énergie cinétique de 5,7 keV, le reste étant emporté par un antineutrino électronique (pratiquement indétectable). Son énergie particulièrement faible le rend difficile à détecter autrement que par scintigraphie.
La radioactivité β de faible énergie fait que les électrons émis sont rapidement arrêtés dans l'eau et dans les tissus biologiques, après avoir parcouru seulement 6 μm tout au plus (et en moyenne environ 0,56 μm)[5]. Un rayonnement externe est donc rapidement arrêté par la simple surface « morte » de la peau humaine.
Cependant, contrairement à leur rayonnement, la plupart des molécules tritiées comme l'eau tritiée sont facilement absorbées à travers la peau, des membranes ou tissus biologiques de tous les êtres vivants. Sa radioactivité ne le rend donc potentiellement dangereux que s'il est inhalé ou ingéré, et a priori uniquement dans les cellules vivantes qu'il aura pénétré.
Le tritium naturel est dit « cosmogénique » car provenant de l'interaction du rayonnement cosmique avec divers constituants de l'atmosphère. La réaction dominante est l'interaction entre un neutron rapide (de plus de 4 MeV) et un atome d'azote[6], par réaction (n,T) :
.Environ 70 000 TBq (0,2 Kg) de tritium seraient ainsi annuellement produit[1] (moyenne qui peut cycliquement varier avec l'activité solaire ; quand elle est intense, le vent solaire qu'elle produit atténue le rayonnement cosmique qui frappe la Terre). L'inventaire global du tritium naturel terrestre serait d'environ 1 300 PBq soit 3/5 kg[1] et la dose annuelle de radioactivité absorbée par un humain ayant le 3H d’origine naturelle est d’environ 0,01 μSv.
Les 2/3 environ du tritium naturel seraient produit dans la stratosphère et le reste dans l'hydrosphère et la lithosphère[7]. De plus, un peu de tritium provient du milieu extraterrestre (émis par le soleil ou d'autres étoiles et poussé par le rayonnement cosmiques ou les vents solaires orientés vers la terre[7]. Inversement en même temps que de l'hydrogène, l'atmosphère terrestre perd un peu de tritium, arraché par les vents solaires en périphérie de la haute atmosphère[8]. Il s'en produit plus en période d'éruption solaire (environ « 0,1 atome de tritium/cm2/s à la surface de la Terre pendant la durée du cycle solaire »[9])
Du tritium artificiel est cependant produit par l'Homme en plus grande quantité depuis les années 1940, via les explosions nucléaires, ou parce que du lithium est exposé à un flux neutronique. C'est le cas dans le réacteur d'une centrale nucléaire. L'isotope léger (6Li), présent dans le lithium naturel à raison de 7,5 %, capture les neutrons et donne des noyaux d'hélium et de tritium suivant la réaction :
.Le lithium 7 exposé à des neutrons de haute énergie peut également subir une réaction (n, alpha) endothermique (réaction découverte lors de l'essai Castle Bravo ; dont l'explosion a été d'une énergie 2,5 fois supérieure aux prévisions à cause de l'excès de tritium produit de cette manière).
.Dans un réacteur à eau pressurisée, de l'acide borique est utilisé comme « poison » consommable. Le bore 10 peut parfois occasionnellement[10] subir une fission ternaire (n, T, 2α), conduisant à deux atomes d'hélium et un de tritium[11] :
.Les réacteurs à eau lourde génèrent du tritium par capture d'un neutron par un atome de deutérium. Cette réaction n'a qu'une très faible section efficace (c'est pourquoi l'eau lourde est un bon modérateur) et ne produit que peu de tritium. La même réaction se produit sur la faible proportion de deutérium (0,015 %) dans les réacteurs où l'eau est utilisée comme caloriporteur[12].
.En milieu nucléaire, l'hélium 3 produit par la désintégration du tritium est lui-même réactivé en tritium par capture neutronique, facilité par sa grande section de capture :
.Le tritium est également produit dans les réacteurs nucléaires comme produit de fission, avec un rendement de l'ordre de 0,01 % (production d'un atome de tritium pour dix mille fissions). Un réacteur commercial produit ainsi chaque année 2 grammes de tritium[13].
La principale source civile de tritium dans le monde sont les réacteurs modérés à l'eau lourde, comme les CANDU ou les PHWR Argentins de conception Siemens, où le tritium constitue un produit d'activation. Dans certains réacteurs, le tritium est périodiquement extrait du modérateur, et peut être disponible pour une utilisation industrielle.
Le tritium est extrait d'eau lourde au « Tritium Removal Facility » (TRF) en deux étapes : extraction catalytique en phase vapeur, puis distillation cryogénique. Le TRF produit annuellement 2,5 kg de tritium par an[14].
Le tritium à usages militaires est produit en réacteurs d'irradiations, par irradiation de lithium. C'est la méthode choisie par l'autre grand fournisseur de tritium civil, Reviss Services et envisagée pour le fonctionnement continu d'ITER.
C'est la source envisagée pour le démarrage d'ITER : la fusion thermonucléaire destinée à produire de l'énergie devrait bientôt utiliser le lithium dans une zone périphérique dite de couverture, enveloppant le cœur du réacteur, pour intercepter un maximum de neutrons produits par les réactions de fusion. Le tritium ainsi produit servirait à remplacer le tritium consommé par la réaction, ce qui limiterait le transport de matières radioactives.
Le tritium est un élément clef de la fusion nucléaire, par la grande section efficace et l'énergie dégagée par sa réaction avec le deutérium :
.Tous les noyaux composés de neutrons et de protons sont chargés positivement, et se repoussent du fait de la force électrostatique qui en résulte. Cependant, quand la température et la pression sont suffisamment élevées, ils peuvent se rapprocher au point que l'interaction forte prenne le dessus et provoque la fusion en un atome plus gros.
Le noyau de tritium, formé d'un proton et de deux neutrons, a la même charge que les atomes d'hydrogène, et subit la même répulsion électrostatique. Mais les neutrons augmentent l'effet de l'interaction forte, permettant une fusion plus facile qu'entre atomes d'hydrogène.
Le principal usage du tritium produit dans le monde est d’« accroître le rendement des armes thermonucléaires ou à fusion et d’accroître l’efficacité de l’utilisation des matières explosives nucléaires »[15]. Les bombes nucléaires à fusion nucléaire sont en effet de type tritium-tritium ou tritium-deutérium. La réaction est déclenchée par les température et pression extrêmes d'une réaction explosive de fission nucléaire d'uranium 235 ou de plutonium 239. Les neutrons dégagés par la fusion du tritium favorisent à leur tour la fission de l'uranium ou du plutonium résiduels.
Aucune publication officielle ne le dit, mais on estime que les têtes nucléaires contiennent environ 4 grammes de tritium, et qu'une bombe à neutrons en contient de 10 à 30 grammes[16].
Le tritium est une matière nucléaire dont la détention est réglementée en France (Article R1333-1 du Code de la défense). Mais au plan international, il n'est pas retenu parmi les « produits fissiles » du TNP et ne fait pas l'objet de contrôles pour l'AIEA.
Les usages non-nucléaires n'impliquent que des traces de tritium, et ne concernent qu'une fraction très faible des quantités produites.
Des composés tritiés gazeux sont utilisés depuis les années 1950[17] pour leur capacité à faire briller dans le noir le phosphore, avec bien moins de risque (norme ISO 3157:1991) qu'avec le radium (maintenant interdit pour la luminescence des montres et réveils en raison de sa dangerosité pour les travailleurs, même avec de faibles doses reçues[18]).
Des tubes transparents emplis de gaz rendent lumineux des points (montres, chronomètres, systèmes de visée d'armes de chasse, guerre, ou tir sportif) ou des dispositifs d’éclairage de panneaux, d'éléments autolumineux dans les avions, de feux de pistes d’aéroport, cadrans lumineux, de jauges, etc. [19],[7] ou de signalétique de sécurité (de type "sortie de secours" (jusqu'à une vingtaine de curies[20], soit 750 GBq) n'ayant alors plus besoin de piles ou de circuit d'alimentation. Bien que cela soit interdit ou réglementé dans certains pays (comme aux États-Unis avec la nécessité d'une autorisation de l'US EPA), des capsules de tritium gazeux sont utilisées dans certaines montres ou gadgets (dits « T-luminising » ou « trasers »)[21], qui font l'objet d'un commerce illégal.
La plupart de ces objets peuvent perdre leur tritium en cas d'incendie[21], mais les quantité impliquées susceptibles d'être réellement inhalées (de l'ordre de quelques kBq) n'entraînent généralement pas de danger en termes de santé publique (même si l'on admet qu'il est ingéré sous forme d'eau tritiée, donc le facteur de dose est 1,8.10-11 Sv/Bq; un kilo-becquerel de tritum inhalé sous cette forme correspond à une dose de 0.018 µSv, très inférieure à ce que l'on sait mesurer de l'effet des faibles doses d'irradiation).
En France, cette pratique est soumise à autorisation de vente par le code de la santé publique[22] ; le décret 2002-450 du 4 avril 2002 dispose ainsi qu’est « interdite toute addition intentionnelle de radionucléides artificiels et naturels, y compris lorsqu’ils sont obtenus par activation, dans les biens de consommation et les produits de construction. (...) Sont également interdites l’importation et l’exportation, s’il y a lieu sous tout régime douanier, ainsi que le placement en magasin et aire de dépôt temporaire de tels biens et produits qui auraient subi cette addition »[23].
Du tritium provenant probablement d'objets de ce type est retrouvé dans les lixiviats de certaines décharges municipales, et donc probablement présent dans les fumées ou cendres d'incinérateurs. Mutch et Mahony (2008)avec par exemple en moyenne 1 251 Bq/L et jusqu'à 7 104 Bq/L émis par de l'eau tritiée trouvée dans les lixiviats de 10 décharges étudiées dans les États de New York et du New Jersey. En Californie des taux moyens de 3 663 Bq/L et jusqu'à 11 248 Bq/L trouvés dans de tels lixiviats (à comparer à la limite de potabilité de l'ordre de 10 kBq/l, voir eau tritiée). Ce tritium peut aussi se rediffuser dans l'air, via les condensats de gaz de décharge où l'on a trouvé par exemple du tritium à dose de 2 013 Bq/L au Royaume-Uni et 18 981 Bq/L en Californie.
Du tritium gazeux est également utilisé pour les usages suivants :
La nature et l'étendue de ces impacts sont encore discutés et font l'objet d'études.
Depuis l'arrêt des essais nucléaires dans l'atmosphère, le tritium artificiel est principalement rejeté dans l'air et l'eau par les installations nucléaires. Il est, avec le carbone 14, l'un des deux radionucléides les plus émis dans l’environnement par les installations nucléaires en fonctionnement normal, notamment par les réacteurs CANDU canadiens, ce qui a incité l'organisme de réglementation nucléaire du Canada et la Commission canadienne de sûreté nucléaire (CCSN)à mieux comprendre la cinétique du tritium dans l'environnement et notamment dans l'air[27].
Il a fallu attendre les années 2000 pour mieux le doser[28]. Les techniques d'analyses sont les suivantes :
Il est surveillé dans l'air et les pluies depuis les années 1950. On sait mieux le doser depuis les années 2000[28], mais sa cinétique et l'impact de ce tritium dans le réseau trophique est encore discuté et mal compris (notamment pour ses formes organiques).
On s'y est intéressé chez les lichens réputés bons biointégrateurs et bioindicateurs de certains stress environnementaux, particulièrement résistants à la radioactivité, l'algue symbiote du lichen fixant le tritium et le carbone 14 via la photosynthèse, pour ensuite l'inclure dans des composés organiques, dans l'algue et le champignon-partenaire. Le lichen arboricole permet un suivi des eaux météoritiques (pluie, vapeur, rosée, etc.) sans contamination par le tritium du sol ou par le tritium de l'eau du sol. L'analyse des lichens anciens ou de lichens transférés autour de sites civils ou militaires permet de cartographier, parfois de manière spectaculaire, les retombées provenant de ces installations[30]. L'analyse des cernes du bois d'arbre[31] permet par ailleurs d'estimer les variations annuelles d'absorption par les arbres.
En France : dans les années 2000-2010, chaque année, plus de 20 000 mesures de tritium étaient faites dans l'eau et l'air autour des centrales[32], et on commence à chercher à évaluer son impact autour des centrales[33].
En France, depuis 1980, une loi [34] protège et contrôle 6 matières nucléaires utilisables pour faire des armes nucléaires : le plutonium, l'uranium , le thorium, le deutérium, le tritium et le lihium 6[35].
Et depuis 2006, une loi [36] a imposé aux autorités responsable des déchets tritiés « la mise au point pour 2008 de solutions d'entreposage des déchets contenant du tritium permettant la réduction de leur radioactivité avant leur stockage en surface ou à faible profondeur ».
Divers moyens de décontamination existent allant de la désorption au laser de tritium adsorbé sur des surfaces contaminées, à l'usage d'un tamis moléculaire (pour l'eau, l'air ou un autre gaz contaminés), avec dans les deux cas un « effet mémoire » du tritium dans les filtres (du tritium s'accumule par exemple dans les tamis moléculaire en pénétrant les zéolites qui les composent, dont une partie pourra être relarguée lors d'une régénération ou utilisation ultérieure du filtre[37]) des risques de recontamination[38]). Ce type de filtre finit comme déchet tritié[37].
Au vu des données récentes, et par « précaution », l'ASN a demandé à l'IRSN, à l'Agence nationale de sécurité sanitaire, au CEA et à la Commission Internationale de Protection Radiologique d’étudier plus finement les effets du tritium sur l’environnement, l’embryon et le fœtus.
L’ASN engage les acteurs concernés à harmoniser les méthodes d'évaluation des doses selon l’espèce physico-chimique du tritium, et selon la voie de contamination (inhalation, ingestion, passage percutané, etc.), et non plus seulement selon la durée d'exposition.
L'ASN a demandé des investigations sur d'éventuels effets cancérigènes ou héréditaires (études épidémiologiques chez les travailleurs...).
L'ASN doit créer un comité de suivi de ce plan. L'agence invite aussi les exploitants d'installations nucléaires (Areva, EDF) à mieux maîtriser leurs rejets du tritium et mettre en place une veille technologique en matière de « détritiation » des rejets.
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