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Université de Genève

                   
Université de Genève
Université de Genève
Nom original Schola Genevensis
Informations
Fondation 1559
Type Université publique
Régime linguistique Français
Localisation
Coordonnées 46° 11′ 56″ N 6° 08′ 40″ E / 46.19889, 6.1444946° 11′ 56″ Nord
       6° 08′ 40″ Est
/ 46.19889, 6.14449
  
Ville Genève
Pays Drapeau de Suisse Suisse
Direction
Recteur Prof. Jean-Dominique Vassalli
Chiffres clés
Personnel 5 200
Étudiants 14 489
Divers
Affiliation Triangle azur
Coïmbre
AUE
LERU
AUF
Site web www.unige.ch

Géolocalisation sur la carte : canton de Genève

(Voir situation sur carte : canton de Genève)
Université de Genève

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Université de Genève

L'université de Genève (UNIGE) est l'université publique du canton de Genève en Suisse.

Sommaire

  Historique

Fondée en 1559 par Jean Calvin, sous le nom d'Académie de Genève, comme un séminaire théologique et humaniste, elle obtient un rayonnement important. On y enseigne alors la rhétorique, la dialectique, l'hébreu et le grec ancien. Elle étendra par la suite ses disciplines au siècle des Lumières et prendra le nom d'« université » en 1873 avec la création de la faculté de médecine par le Conseiller d'État radical Antoine Carteret - le même qui, simultanément, rend l'école publique gratuite et obligatoire à Genève.

En 2009, l'université de Genève a célébré son 450e anniversaire à travers un programme de manifestations publiques.

  Structure

  Uni-Bastions, bâtiment qui abrite la faculté des lettres

L'université de Genève est composée de huit facultés, à savoir la Faculté des sciences, celles de médecine, des lettres, des sciences économiques et sociales (dont la section HEC Genève), de droit, de théologie, de psychologie et des sciences de l'éducation ainsi que la Faculté de traduction et d'interprétation.

Il convient d'y ajouter deux écoles facultaires, l'École de langue et de civilisation françaises intégrée à la Faculté des lettres et l'Institut des sciences du mouvement et de la médecine du sport intégré à la Faculté de médecine. L'Université compte enfin neuf centres et instituts interfacultaires : le centre universitaire d'informatique, le centre interfacultaire de gérontologie, l'Institut européen de l'université de Genève, l'Institut d'histoire de la Réformation, l'Institut des sciences de l'environnement, l'Institut universitaire de formation des enseignants, le Centre interfacultaire de neuroscience, le Centre interfacultaire en sciences affectives et l'Institut universitaire en finance.

Il existe également deux instituts qui sont étroitement liés à l'université :

L'université s'est aussi associée à IHEID pour créer le Centre d'enseignement et de recherche en action humanitaire de Genève (CERAH).

  Formation et recherche

  Enseignements

L'UNIGE propose chaque année plus de 240 types de diplômes, dont une trentaine de baccalauréats universitaires, plus de 70 maîtrises universitaires et 78 filières de doctorat, ainsi qu'environ 200 programmes de formation continue dans des domaines variés. Depuis la rentrée 2005, l'université a rejoint l'espace européen de l'enseignement supérieur par le passage de toutes les facultés au processus de Bologne. Genève se positionne également, via son appartenance à la LERU (League of European Research Universities), comme l'une des vingt meilleures universités de recherche en Europe.

  Médecine

La faculté de médecine de Genève semble être l'une parmi les plus attractives de Suisse. Cet état de fait entraîne une trop forte affluence d'étudiants. La faculté s'est donc tournée vers une politique restrictive quant aux capacités demandées.[réf. nécessaire] En 2009, seuls 9 % des étudiants réussissaient les examens de premières années au premier essai. Cela en fait la faculté la plus difficile de l'Université de Genève[1]. Il faut cependant savoir que le nombre d'étudiants autorisés à passer en deuxième année est soumis à un numerus clausus.

  Relations internationales

En 2009-2010, 13’667 étudiants fréquentaient l'UNIGE (14’489 étudiants si l'on inclut l'Institut de hautes études internationales et du développement et l'Institut œcuménique de Bossey). Sur ce total, 61 % étaient des étudiantes, soit la représentation féminine la plus élevée de Suisse. 36 % d'entre eux étaient étrangers (131 pays représentés avec la France, l'Italie et l'Espagne en tête). 3 574 professeurs et collaborateurs de l'enseignement, dont 1451 femmes, assurent la bonne marche de l'institution. Cela en fait la deuxième plus grande université de Suisse après celle de Zurich. L'accès aux examens requiert le paiement d'une taxe de 500 francs suisses par semestre.

  Recherche

  Sciences II, bâtiment qui abrite la faculté des sciences

Les secteurs phares de la recherche à l'Université de Genève sont les sciences de la vie (biologie moléculaire, bio-informatique, etc.), la physique des particules élémentaires, l'astrophysique, les sciences économiques et sociales, la psychologie, la chimie, la biochimie et la biophysique. L'UNIGE est aussi la maison-mère de six pôles de recherche nationaux, en génétique (Frontiers in Genetics), en sciences des matériaux ( MaNEP), en étude des émotions (Affective Science), en biologie chimique (en codirection avec l'École polytechnique de Lausanne), en étude des maladies mentales ("Synaptic", en codirection avec l'École polytechnique de Lausanne et l'Université de Lausanne) et en étude des parcours de vie (en codirection avec l'Université de Lausanne). L'UNIGE se profile également dans le domaine des études internationales, celui de la finance et des études environnementales, avec la création, en 2009, de l'Institut des Sciences de l'Environnement.

Au plan national, l'UNIGE obtient les meilleurs résultats depuis plusieurs années parmi les hautes écoles universitaires suisses auprès du Fonds national suisse de la recherche scientifique[réf. nécessaire]. Pas moins de 62 millions de francs suisses sont revenus aux chercheurs genevois en 2008[2]. En matière de biologie moléculaire, l'impact des recherches menées à Genève la situe au quatrième rang européen, directement derrière Oxford [3]. La physique genevoise occupe pour sa part le sixième rang mondial[réf. nécessaire][4].

La communauté universitaire genevoise bénéficie en outre d'un accès à de riches bibliothèques et à des documents comme les archives de Jean Piaget. De plus, elle profite d'un esprit d'innovation dont témoignent des chercheurs de pointe comme Michel Mayor, avec la découverte des exoplanètes, Denis Duboule avec la génétique ou Nicolas Gisin avec la téléportation quantique.

  Scientométrie

L'Université de Genève est régulièrement classée parmi les 150 meilleures universités mondiales dans les palmarès universitaires. En 2006, le magazine Newsweek l'a classée 32e université mondiale[5].

  Ouverture

L'UNIGE développe des liens avec les organisations internationales et non gouvernementales établies à Genève. Ses programmes d'études se développent dans ce domaine avec des organisations comme le BIT, l'OMS, l'ONU mais également les instituts rattachés à l'université : l'Institut de hautes études internationales et du développement et l'Institut œcuménique de Bossey. Basé à Genève, le réseau suisse pour les études internationales vise ainsi à faire collaborer chercheurs et organismes internationaux sur des thèmes comme le droit humanitaire ou le développement durable. Depuis 2006, l'UNIGE propose un baccalauréat en relations internationales[6], une formation complète et pluridisciplinaire.

Conjointement avec les autres universités romandes, Genève propose plusieurs diplômes post-grades en sciences économiques et sociales, en pharmacie, en biomédecine, en psychologie, lettres, études genre, écologie humaine et science de l'environnement, sociologie et biologie.

  Apprentissage en réseau

Sur le plan national, l'UNIGE participe notamment à deux réseaux de collaborations : Science, Vie, Société (SVS), programme d'innovation et de développement élaboré avec l'Université et l'École polytechnique fédérale de Lausanne, et le Triangle azur, réseau comprenant les universités de Lausanne (UNIL) et de Neuchâtel (UNINE), qui visent à la mise sur pied de formations communes.

Les scientifiques de l'université collaborent avec ceux du CERN, de l'Observatoire européen austral, de l'Agence spatiale européenne et de la NASA. Dans le cadre du sixième PCRD, qui s'étend de 2002 à 2006, 42 projets étaient en cours en 2004. Parmi ceux-ci, 17 portaient sur les technologies de l'information, 15 sur les sciences de la vie, quatre sur les nanosciences et l'étude des matériaux, trois sur les sciences sociales et humaines, deux sur l'énergie et un sur l'astronomie. Enfin, sur le plan international, l'UNIGE ne compte pas moins de 80 accords de collaboration avec des universités des cinq continents.

Afin de renforcer ses liens avec la Genève internationale, l'université de Genève a également créé le Réseau universitaire international de Genève en 1999, en collaboration avec Institut de hautes études internationales et du développement, l'Office des Nations unies à Genève et le CICR. Cet organisme a été rebaptisé « réseau suisse pour les études internationales » en 2008, ouvrant sa participation aux chercheurs de toute la Suisse.

  Instituts et fondations associés

  • Centre d'imagerie biomédicale (CIBM)[7]
  • Centre lémanique de calcul à haute performance (CADMOS)[8]

  Rectorat

Le Rectorat est l’organe exécutif et dirigeant de l’Université. Il est responsable de la politique générale de l’Université, de la stratégie et de la planification pluriannuelle ainsi que des relations extérieures avec les autorités et les autres institutions d’enseignement et de recherche.

Le Conseil d'Etat a nommé, pour un second mandat, le professeur Jean-Dominique Vassalli au poste de recteur, du 15 juillet 2011 au 14 juillet 2015. L'équipe du rectorat est composée des vice-rectrices Margareta Baddeley et Guillemette Bolens, et des vice-recteurs Yves Flückiger (entré en fonction en 2007) et Jean-Luc Veuthey (entré en fonction en janvier 2011). Cette équipe travaille en étroite collaboration avec le secrétaire général, Stéphane Berthet.

  Crise de 2006

À la suite de travaux menés par une fiduciaire mandatée sur les comptes 2005, huit cas de notes de frais abusives de certains professeurs sont transmis au procureur général. Des pratiques concernant notamment les gains accessoires des professeurs et les fonds de prévoyance sont été mises en lumière.

  Uni-Mail, bâtiment qui abrite notamment la faculté des sciences économiques et sociales

L'affaire éclate en mai 2006 et pousse le recteur André Hurst, en place depuis le 15 juillet 2003, à présenter sa démission. Le Conseil d'État genevois refuse sa démission mais accepte celle de la vice-rectrice Louisette Zaninetti. À la suite de l'implication de la vice-rectrice Nadia Magnenat-Thalmann dans ce scandale, le recteur Hurst, la vice-rectrice et le vice-recteur Peter Suter présentent leur démission le 11 juillet 2006 avec effet au 31 août. Cette démission collective est avalisée le 26 juillet par le Conseil d'État qui nomme alors une direction intérimaire dont le mandat court du 1er septembre 2006 au 14 juillet 2007. Le professeur Jacques Weber, ancien doyen de la faculté des sciences, devient recteur alors que Anik de Ribaupierre, ancienne doyenne de la faculté de psychologie et des sciences de l'éducation, et Jean Kellerhals, professeur à la faculté des sciences économiques et sociales, sont désignés vices-recteurs. Le troisième vice-recteur Charles Bader, professeur à la faculté de médecine, est nommé le 30 août. Le 20 décembre, le professeur Jean-Dominique Vassalli est finalement désigné à la fonction de recteur pour un mandat de quatre ans (2007-2011).

En 2007, Nadia Magnenat-Thalmann est totalement blanchie, l'audit n'ayant révélé quasiment aucune fraude. L'affaire a cependant été jugée suffisamment importante par le gouvernement pour justifier une réécriture totale de la loi sur l'Université.

  Loi sur l'Université

C'est à une commission externe à l'université qu'est confiée la mission de rédiger un avant-projet de nouvelle loi sur l'Université, en réponse à la crise de 2006 (lire ci-dessus). L'ancienne conseillère fédérale Ruth Dreifuss en prend la présidence alors que le recteur de l'université de Lausanne, Jean-Marc Rapp, fait aussi partie de cette commission de quinze membres. En septembre 2006, la Conférence universitaire des associations d'étudiants (CUAE), ainsi que 449 membres du personnel de l'université, font savoir publiquement leur opposition à cette démarche jugée illégitime. Leur demande de prendre le temps de la réflexion et de confier aux quatre corps de l'université la mission de penser l'avenir de cette dernière est refusée par le gouvernement cantonal. Un groupe de travail interne sur la loi sur l'Université (GTLU) se constitue, par auto-désignation, et adresse au Grand Conseil une liste de recommandations qui vont dans le sens d'une organisation plus démocratique de l'université. Entre temps, l'avant-projet de loi rédigé par la commission externe est remis au gouvernement en avril 2007 et prévoit, entre autres mesures, une plus grande autonomie de gestion pour le rectorat de l'université.

Le 13 juin 2008, le parlement genevois accepte le projet de nouvelle loi à l'unanimité moins une voix et quatre abstentions. Durant l'été 2008, un comité référendaire composé d'étudiants, de syndicats et de partis de gauche récolte des signatures pour s'opposer à ce projet qu'il juge défavorable au personnel de l'Université et susceptible de conduire à une privatisation de l'institution. Le référendum ayant abouti, la loi est soumise au vote populaire le 30 novembre 2008 et est approuvée par 72 % des votants. Le Conseil d’État salue un vote qu'il interprète comme la volonté des citoyennes et citoyens genevois de doter l'Université d'une gouvernance efficiente au service de la formation et de la recherche de qualité. La nouvelle loi est entrée en vigueur le 17 mars 2009.

  Personnalités liées

  Prix

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L'Université de Genève a accueilli plusieurs prix Nobel, en qualité d'étudiants, de chercheurs ou d'enseignants :

  Anciens étudiants

Fictifs

  Enseignants

  Liste des recteurs

Le premier recteur est Théodore de Bèze, dès 1559.

Recteurs depuis 1800[9]
  • Jean-Dominique Vassalli (2007- 2011)
  • Jacques Weber (2006 - 2007) (ad interim)
  • André Hurst (2003 - 2006) (démission collective du rectorat)
  • Maurice Bourquin (1999 - 2003)
  • Bernard Fulpius (1995 - 1999)
  • Luc Weber (1991 - 1995)
  • Jean-Claude Favez (1987 - 1991)
  • Marcel Guenin (1983 - 1987)
  • Justin Thorens (1977 - 1983)
  • Jean Posternak (1977)
  • Ernst Heer (1973 - 1977)
  • Charles Rouiller (1972 - 1973) (décédé en fonction)
  • Martin Peter (1969 - 1972)
  • Denis van Berchem (1966 - 1969)
  • Claudius Terrier (1964 - 1966)
  • Jean Graven (1962 - 1964)
  • Éric Martin (1960 - 1962)
  • Jaques Courvoisier (1958 - 1960)
  • Paul-E. Wenger (1956 - 1958)
  • Henri de Ziegler (1954 - 1956)
  • Antony Babel (1952 - 1954)
  • Eugène Bujard (1950 - 1952)
  • Georges Tiercy (1948 - 1950)
  • Paul-Edmond Martin (1946 - 1948)
  • Antony Babel (1944 - 1946) (premier recteur catholique)
  • Eugène Bujard (1942 - 1944)
  • Eugène Pittard (1940 - 1942)
  • Victor Martin (1938 - 1940)
  • William Rappard (1936 - 1938)
  • Albert Richard (1934 - 1936)
  • Maurice Roch (1932 - 1934)
  • Henri Fehr (1930 - 1932)
  • Charles Werner (1928 - 1930)
  • William Rappard (1926 - 1928)
  • Georges Werner (1924 - 1926)
  • Rodolphe Weber (1922 - 1924)
  • Georges Fulliquet (1920 - 1922)
  • Raoul Gautier (1918 - 1920)
  • Francis de Crue (1916 - 1918)
  • Louis Rehfous (1914 - 1916)
  • Albert Mayor (1912 - 1914)
  • Edouard Montet (1910 - 1912)
  • Robert Chodat (1908 - 1910)
  • Bernard Bouvier (1906 - 1908)
  • Alfred Martin (1904 - 1906)
  • Adolphe d'Espine (1902 - 1904)
  • E. Martin (1900 - 1902)
  • L. Soret (1898 - 1900)
  • J.-J. Gourd (1896 - 1898)
  • Alfred Martin (1894 - 1896)
  • G. Juliard (1892 - 1894)
  • A. Chantre (1891 - 1892)
  • C. Graebe (1887 - 1889)
  • P. Vauche (1889 - 1891)
  • Alex-J. Martin (1885 - 1887)
  • G. Julliard (1881 - 1885)
  • L. Soret (1881 - 1883)
  • Marc Monnier (1879 - 1881)
  • Alex-J. Martin (1876 - 1879)
  • Carl Vogt (1873 - 1876)
  • Ed. Humbert (1873)
  • Henri Boissier (1800 - 1817)

  Notes et références

  Voir aussi

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  Articles connexes

  Lien externe

   
               

 

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