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○ jokers, mots-croisés
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Lettris
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boggle
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Dictionnaire de la langue française
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1.Saint-Rémy-sur-Avre 1826 Paris 1894 homme politique, archéologue et numismate français d'origine anglaise.
étude des civilisations.[ClasseParExt.]
arts.[ClasseParExt.]
personnage politique (par pays).[ClasseParExt.]
William Henry Waddington (n. pr.)
| William Henry Waddington | |
William Henry Waddington
|
|
| Fonctions | |
|---|---|
| 36e président du Conseil des ministres français (45e chef du gouvernement) |
|
| 4 février 1879 – 28 décembre 1879 | |
| Président | Jules Grévy |
| Gouvernement | Waddington |
| Législature | IIe législature |
| Prédécesseur | Jules Dufaure |
| Successeur | Charles de Freycinet |
| Biographie | |
| Date de naissance | 11 décembre 1826 |
| Lieu de naissance | Saint-Rémy-sur-Avre, Eure-et-Loir (France) |
| Date de décès | 13 janvier 1894 (à 67 ans) |
| Lieu de décès | Paris, France |
| Nationalité | française |
| Parti politique | Centre-gauche |
| Profession | Archéologue |
| Présidents du Conseil des ministres français | |
| modifier |
|
William Henry Waddington, né le 11 décembre 1826 à Saint-Rémy-sur-Avre (Eure-et-Loir), mort le 13 janvier 1894 à Paris, était un homme politique et archéologue français. Il a été président du Conseil du 4 février au 28 décembre 1879.
Sommaire |
William Henry Waddington était le fils d'un filateur écossais établi en France, et se fit naturaliser français. En 1849, il représenta Cambridge dans la Boat Race, course d'aviron qui oppose chaque année cette université à celle d'Oxford. En 1861-1862, il voyage en Syrie en compagnie de Melchior de Vogüé, notamment en Syrie du Sud (Hauran) où il recopie nombre d'inscriptions grecques et latines qui seront à la base du premier recueil systématique d'inscriptions pour cette région.
En 1865, William Henry Waddington fut élu à l'Académie des inscriptions et belles-lettres. En 1868, il fut l'un des fondateurs de l'École pratique des hautes études. En 1879, le président du Conseil, Jules Dufaure, le chef des républicains, mène le gouvernement de la République, mais il a 81 ans et décide de démissionner. Pour le remplacer, le président Grévy ne veut pas nommer Gambetta, le grand héros de la république, qui lui ferait trop d’ombre, ni son partisan, Ferry, trop protectionniste pour cette majorité plutôt libérale. Il lui préfère Waddington, une personnalité de second plan. Waddington, ministre des Affaires étrangères du gouvernement précédent. Waddington forme donc son gouvernement. Il décide d’abord de conserver le ministère des Affaires étrangères et de confirmer dans leurs fonctions : le général Gresley à la Guerre, Say aux Finances, Freycinet aux Travaux publics et Émile de Marcère à l’Intérieur et aux Cultes. Pour le reste, il nomme : à l’Instruction, Jules Ferry ; à la Justice, Le Royer (avocat de formation. En 1871, il est élu député républicain, puis, en 1875, élu sénateur inamovible). Le gouvernement est formé et doit occuper le terrain politique en l’absence de chef républicain de valeur qui convienne à la fois à la Chambre et à Grévy.
A la mi-février, la Chambre adopte, sans la voter, La Marseillaise, comme hymne national officiel. En effet, en 1795, la Convention avait fait de ce chant le « chant national » par une loi qui n’avait jamais été abrogée mais était seulement tombée en désuétude. Les députés n’ont fait que la confirmer. Dans les jours qui suivent, Waddington fait adopter par la Chambre une loi d’amnistie partielle concernant les Communards. Par ces deux lois rapidement adoptées (Marseillaise et amnistie), Waddington stupéfie l’opinion et transforme son cabinet de transition en gouvernement durable. Il a désormais l’assise pour gouverner réellement. Début mars, Grévy fait nommer son frère Albert gouverneur d’Algérie en remplacement du général Chanzy. Dans le même temps, le ministre de l’Intérieur, Émile de Marcère, est accusé de pression administrative afin de protéger un préfet et est contraint à la démission. Pour le remplacer, Waddington nomme le ministre de l’Agriculture, Charles Lepère (avocat et journaliste républicain). Le 8 mars, une commission d’enquête sur les événements du 16 mai 1877 (conflit entre Mac Mahon et Jules Simon ayant entraîné la chute de ce dernier) rend ses conclusions et met en accusation les deux tombeurs de Simon, le général duc de Rochebouët et le duc de Broglie ainsi que l’ancien ministre de l’Intérieur, Fourtou. Mais la Chambre refuse cette mise en accusation. Fin mars, le ministre des Finances, Say, est impliqué dans un vaste délit d’initié et est prêt à démissionner, ce qui entraînerait la chute de Waddington. Gambetta affirme alors qu’il souhaite que Waddington reste en place et réussi à sauver Say.
Fin mai, Waddington entend continuer son train de réformes et demande au parlement de modifier la constitution afin de permettre le retour de la Chambre des députés à Paris (en effet, elle se trouve toujours à Versailles depuis la Commune), mais le Sénat refuse et Waddington doit s’incliner. Le 1er juin, le prince Napoléon, alors engagé dans l’armée britannique, effectue une patrouille en Afrique australe et est tué par des Zoulous. La mort de ce prince jeune, intelligent et populaire parmi le peuple français réduit grandement les chances de restauration impériale auxquelles les bonapartistes commençaient à croire depuis qu’ils étaient devenus la première force politique d’opposition du pays. A la mi-juin, Waddington joue son va-tout et menace le Sénat de démissionner si la Chambre des députés ne revient pas à Paris : le Sénat s’incline et accepte. Dans les jours qui suivent, la Chambre adopte le projet de loi présenté par Jules Ferry qui interdit l’enseignement aux congrégations non-autorisées. Rapidement, le parlement décide de faire officiellement revenir la Chambre à Paris et affecte le Palais du Luxembourg au Sénat et le Palais Bourbon à la Chambre. Fin juillet, la Chambre adopte une loi interdisant l’entrée dans les conseils d’administration des hospices à toute personne occupant des fonctions dans le clergé.
A la mi-octobre, les Allemands s’allient à l’Autriche : c’est la Duplice. Le 2 décembre, l’extrême-gauche radicale menée par Clemenceau attaque violemment Waddington et demande un vote pour ou contre le gouvernement. Par cela, Clemenceau espère que la droite arrêtera de s’abstenir systématiquement comme elle le fait depuis deux ans et qu’elle votera avec les radicaux contre le gouvernement. Mais la droite reste neutre. Résultat : Pour Waddington 221 voix ; Contre 97. Clemenceau récidive le 16 décembre et cette fois, la droite se range derrière lui. Résultat : Pour Waddington 250 voix ; Contre 175. Waddington l’emporte à nouveau mais le score est nettement plus serré et Waddington entrevoie alors le moment où il sera désavoué par la Chambre. Il préfère donc démissionner dès ce moment. Le président Grévy doit donc le remplacer et veut en profiter pour changer de stratégie. Son principal but est d’empêcher Gambetta d’arriver au pouvoir, et il sait qu’il n’aura pas deux fois la chance qu’il a eu avec Waddington (c'est-à-dire de nommer un personnage de troisième plan qui se révèle un réel homme d’Etat et un chef très populaire). Il décide donc de mettre à la tête du gouvernement un homme déjà populaire, compétent et expérimenté : son choix se porte sur le ministre des Travaux publics, Charles de Freycinet.
Waddington meurt des suites d'une albuminurie dont il souffrait depuis longtemps et qui s'était subitement aggravée. Il fut inhumé au Cimetière du Père-Lachaise à Paris (16ème division).
Il est le frère de Richard Waddington.
William Henry Waddington était possesseur d'une importante collection numismatique, acquise en 1897 par le Cabinet des médailles de la Bibliothèque nationale de France.
| Précédé par | William Henry Waddington | Suivi par | ||
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Charles de Freycinet | ||
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Charles de Freycinet |
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