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définition - bible

bible (n.f.)

1.livre saint des juifs et des chrétiens (Ancien Testament et Nouveau Testament).

2.ouvrage imposant, servant de référence.

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bible (n.f.)

biblique, bibliquement

Bible (n.prop.)

biblique, bibliquement

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dictionnaire analogique

Littérature[Hyper.]

Bible (n.) [Cismef]





Le Littré (1880)

BIBLE (s. f.)[bi-bl']

L'Écriture sainte, l'Ancien et le Nouveau Testament.

HISTORIQUE

XIIIe s.Un cordelier vint à li au chastel de Yeres [Hières], et pour enseigner le roi, dit en son sermon, que il avoit leu la Bible et les livres qui parlent des princes mescreans (JOINV. 199)

ÉTYMOLOGIE

Biblia, s. plur. neutre ; terme grec signifiant les livres par excellence, pluriel d'un mot qui est tiré du grec écorce de papyrus, et, par extension, papier, livre. Bible est du féminin parce que c'est, dans l'ancien français, le genre des noms collectifs qui dérivent d'un pluriel neutre latin : gesta, gestorum, une geste ; mirabilia, une merveille ; animalia, aumaille, etc.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

BIBLE. Ajoutez :

2. Dans le moyen âge, nom donné à des poëmes moraux et satiriques. La Bible de Guyot de Provins.

Wikipedia

Bible

                   
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Bible.
  Bible datant de 1859.

La Bible est un ensemble de textes constitué par l' Ancien (formé essentiellement de la Bible hébraïque) et le Nouveau Testament.

La Bible hébraïque se nomme TaNaKh, acronyme formé à partir des titres de ses trois parties constituantes : la Torah (la Loi), les Neviim (les prophètes) et les Ketouvim (les autres écrits)[N 1]. Elle fut traduite en grec ancien à Alexandrie. Cette version, dite des Septante, fut utilisée plus tard par Jérôme de Stridon pour compléter sa traduction latine de la Bible à partir de l'hébreu (la Vulgate) et par les « apôtres des Slaves » Cyrille et Méthode pour traduire la Bible en vieux-slave.

Les chrétiens nomment Ancien Testament la partie qui reprend le Tanakh et d'autres textes antiques non repris par la tradition juive[N 2]. La Bible chrétienne contient en outre un Nouveau Testament qui regroupe les écrits relatifs à Jésus-Christ et à ses disciples. Il s'agit des quatre Évangiles, des Actes des Apôtres, des Épîtres et de l'Apocalypse[N 3].

La Bible rassemble une collection d’écrits très variés (récits des origines, textes législatifs, récits historiques, textes sapientiaux, prophétiques, poétiques, hagiographies, épîtres) dont la rédaction s’est échelonnée sur plusieurs siècles (VIIIe siècle av. J.-C. - IIe siècle). Les versions connues aujourd'hui, comme le Codex Sinaiticus pour le Nouveau Testament, sont notablement plus tardives que la période supposée de rédaction. Ceci laisse un immense champ d'exploration aux exégètes et aux historiens et pose en termes aigus la question d'un recours littéral au texte.

Sommaire

  Présentation

  Étymologie

Le mot « bible » vient du grec ancien tà βιϐλία (biblia), un mot neutre au pluriel qui signifie «les livres ». Comme les papyrus égyptiens étaient particulièrement bien préparés dans la ville de Byblos, les Grecs adoptèrent le terme de « biblion » (βιϐλίον) pour désigner le livre. Ce mot s'est conservé jusqu'à nos jours. Il est passé dans la langue française par l’intermédiaire du latin bíblia, de même sens, à savoir « les livres ».

  Le canon biblique

Le corpus biblique réunit plusieurs livres d'origines diverses, d'où le pluriel originel du mot « bible ». La liste actuelle de ces livres, appelée canon (mot grec κανων signifiant règle), ne varie que pour quelques livres du judaïsme tardif se trouvant initialement présents dans les versions en langue grecque de l'Ancien Testament comme la Septante. Leur nombre varie entre 22 et 73 livres ; la différence est aussi due à des regroupements.

En plus de ces variations sur le nombre de livres, il existe aussi un certain nombre de variantes textuelles à l'intérieur de chaque livre de la Bible. Ces variantes proviennent du fait que l'on possède de nombreux manuscrits anciens de chaque livre de la Bible, et que pour un même livre, ces manuscrits ne présentent pas toujours exactement le même texte. Cela entraîne qu'il devient impossible aujourd'hui de définir précisément ce qu'est "la Bible", sans faire un choix plus ou moins arbitraire parmi les divers versions qui s'offrent à nous.

L'histoire de la fixation du canon est complexe, d'autant qu'elle concerne les deux religions, elles-mêmes différentes, et qui se sont séparées à cette époque. Ainsi, le Talmud garde trace des discussions pour savoir s'il fallait admettre dans le canon juif le Cantique des Cantiques et le Livre d'Esther, qui ont été acceptés, ou la Sagesse de Ben Sira (Siracide ou Ecclésiastique), qui ne l'a pas été.

La version hébraïque canonique est dite « massorétique ». La Biblia Hebraica Stuttgartensia en est la principale édition critique, publiée pour la première fois en 1936. Elle se fonde sur le Codex de Léningrad, un manuscrit du Xe siècle dont on dit qu'il fut mis au point par la famille d'éminents massorètes Ben Asher.

  Les subdivisions

La Bible hébraïque connaît un type de division particulier, celui des parashiyot (singulier : parasha) (marquées par la lettre dans le texte), qui représente la répartition des lectures hebdomadaires de la Torah. Ces passages bibliques sont au nombre de 54.

Les Massorètes ont divisé les Écritures hébraïques en versets.

  Le Psaume 1 dans la Biblia Hebraica

Dans la Bible chrétienne, chaque livre est divisé en chapitres, eux-mêmes subdivisés en versets.

La version King James (en anglais) comprend 1 189 chapitres et 31 171 versets. En 1227 Stephen Langton, professeur à l'Université de Paris, puis archevêque de Cantorbéry, divise la Bible en chapitres ; auparavant, la taille du parchemin commandait la division. En 1250, le cardinal Hugues de Saint-Cher reprend cette division. Les versets furent créés par Robert Estienne en 1539 à l'occasion de l'impression de la Bible d'Olivétan, 2e édition. En 1555 fut publiée l'édition de la Vulgate latine par Robert Estienne; c'était la première Bible complète avec la numérotation actuelle des chapitres et des versets. Ce système permet de faire correspondre les versions hébraïque, grecque, latine et autres (pour autant qu'elles aient le même texte).

Dans les éditions récentes de la Bible, un petit nombre de versets de la division établie par Robert Estienne ont disparu, ou ont été remplacés par ?. Les manuscrits les plus anciens ne contenant pas ces versets (c'est également vrai pour certains mots), ils ont été écartés des textes admis comme fiables par les spécialistes[N 4]. Cela montre que la Bible, bien qu'elle s'appuye sur un texte ancien, continue d'évoluer encore aujourd'hui, au fil des recherches.

  La Bible hébraïque et ses dérivés

  Le texte en hébreu

  Le Tanakh.

La Bible hébraïque est écrite en hébreu (comme le nom l'indique) avec quelques passages en araméen. La tradition juive divise la Bible en trois grandes parties, désignées par le terme TaNaKh, acronyme de leurs titres en hébreu, la Torah, les Neviim, les Ketouvim :

  • la Loi, dont le nom hébreu est la Torah, constituée des cinq livres attribués à Moïse. Cette narration couvre la période allant de la création du monde à la mort de Moïse, qui a amené le peuple d'Israël hors d'Égypte jusqu'aux portes de la Terre promise, en passant par le mont Sinaï où il a reçu les commandements de Dieu ;
  • les Prophètes, en hébreu Neviim, qui relatent l'installation d'Israël en Canaan jusqu'à l'Exil à Babylone, et rapportent la prédication des prophètes envoyés par Dieu pour parler en son nom ;
  • les Écrits, en hébreu Ketouvim, qui s'ouvrent par les Psaumes et des écrits de Sagesse, et complètent l'historiographie avec le retour de l'Exil.

Les Juifs considèrent traditionnellement que la Torah fut dictée par Dieu et écrite par Moïse lui-même. Un travail de structuration est attribué à Esdras et à la Grande Assemblée. À l'époque romaine, les prophètes n'étaient pas reçus par la totalité du judaïsme, et la liste des Écrits restait encore ouverte. Avant même la traduction grecque, ont existé en araméen, langue officielle de l'empire perse à l'ouest de l'Euphrate, des traductions commentées, appelées « Targoum », qui attestent une lecture publique des livres bibliques.

Les origines du Tanakh ne font pas consensus. La tradition attribue sa composition actuelle aux Pères de Yabné, sans doute au début du IIe siècle. C'est la Bible selon le judaïsme. Ce texte sera retenu en 1530 comme Ancien Testament par les protestants, qui l'éditeront pourtant dans l'ordre des livres de la Bible grecque.

  La version grecque des Septante (« LXX »)

Le Tanakh fut traduit en grec à Alexandrie, suivant l'obligation faite à tout navire mouillant dans son port de livrer une traduction et un original des livres tenus à bord au dépôt de la bibliothèque d'Alexandrie, et aussi pour permettre aux Juifs résidant en Égypte d'étudier un texte devenu pour eux incompréhensible, car ils ne connaissaient plus l'usage de l'hébreu.

Selon une légende rapportée par la Lettre d'Aristée[1] et amplifiée depuis, la traduction en grec de la Torah, dite « des Septante » ou « alexandrine », serait l'œuvre de soixante-douze savants juifs, six par tribu, qui, à la demande des autorités grecques d'Égypte (et isolés pendant soixante-douze jours, selon certaines versions), aboutirent à un texte commun.

Cette traduction devait être reçue comme ayant autant de valeur que l'œuvre originale, malgré certaines critiques. Cette version fut conservée à la bibliothèque d'Alexandrie avec les « Lois » : elle ne relève pas alors de la religion, mais du code coutumier du peuple juif. Toujours est-il que le nom de « Septante » est resté à cette traduction commencée au IIIe siècle av. J.-C., et à toute la Bible grecque par extrapolation. Les autres livres ont été traduits, voire écrits directement, en grec, au fil des siècles suivants.

Ce corpus, largement répandu dans la diaspora juive hellénophone du Ier siècle, sera adopté tel quel par les premiers chrétiens[N 5], et constitue l'Ancien Testament de l'époque.

Lors de l’instauration du judaïsme rabbinique, pour se démarquer du christianisme naissant, le texte grec est abandonné dans le monde juif au profit du texte hébreu, pour des raisons à la fois linguistiques et religieuses[N 6]. Après avoir été la version la plus répandue dans le monde juif hellénistique, la Septante devient l'Ancien Testament des chrétiens. Dès lors, le judaïsme la rejette de plus en plus à partir de la fin du Ier siècle[N 7]. Dans le monde chrétien, en revanche, la Septante continue d'être la référence et connaît plusieurs traductions en latin. Elle ne sera remplacée par la Vulgate que tardivement, au VIIIe siècle[2].

  La Vulgate

Lors de sa traduction de la Bible en latin, la Vulgate, Jérôme choisit la version hébraïque lorsqu'elle existe, et met en annexe les livres pour lesquels elle n'existe pas ou plus. Mais les Églises catholique et orthodoxe garderont l'ordre des livres de la Septante, à savoir :

  • le Pentateuque (les cinq livres de la Loi, ou Torah, les cinq « étuis »),
  • les livres historiques (regroupant les « premiers prophètes » et certains des « autres écrits »,
  • les livres poétiques et de sagesse,
  • les écrits des prophètes.

Jérôme entreprend la traduction du Nouveau Testament en 382, trois ans avant celle de l'Ancien Testament. Pour l'Ancien Testament, il travaille à partir d’un manuscrit original en hébreu, proche du texte massorétique, et se rend en Terre sainte pour consulter les érudits juifs afin de respecter la veritas hebraica au-delà de la tradition hellénisante. Il n’a sans doute pas traduit les livres deutérocanoniques, à l'exception de ceux de Tobie et de Judith, puisque ces textes ne font pas partie du canon hébraïque.

Pour les Évangiles, la Vulgate utilise les manuscrits grecs. Les autres livres du Nouveau Testament ne doivent rien à Jérôme : leur traduction latine est attribuée à ses contemporains, dont Rufin le Syrien.

Il achève son œuvre en 405.

  La Bible samaritaine

  La religion samaritaine

Les Samaritains (autoethnonyme : Shamerim, qui signifie « les observants » ou « ceux qui gardent[N 8] » ; en hébreu moderne : Shomronim - שומרונים, c'est-à-dire « de Shomron », la Samarie ; ou « Israélites-Samaritains »[N 9]. sont un peuple peu nombreux se définissant comme descendant des anciens Israélites, et vivant en Israël et en Cisjordanie. On appelle parfois leur religion le « samaritanisme ». À l'inverse, les Juifs orthodoxes les considèrent comme des descendants de populations étrangères (des colons assyriens de l'Antiquité) ayant adopté une version illégitime de la religion hébraïque.

  Un Pentateuque écrit en alphabet samaritain

Les Samaritains sont à la fois une des plus petites populations du monde, puisqu'ils sont 712 en 2007[3], et une des plus anciennes dotées d'une histoire écrite, puisque leur existence est attestée au Ier millénaire av. J.-C. en Samarie. Ils ont dominé cette région jusqu'au VIe siècle, dans le nord de l'actuel Israël.

Leur religion repose sur une version particulière du Pentateuque, la Bible samaritaine. Contrairement au judaïsme, ils refusent la centralité religieuse de Jérusalem. Bien qu'ils soient apparus avant le développement du judaïsme rabbinique et que cette différence ne soit donc pas à l'origine de leur divergence, ils n'ont pas de rabbins et n'acceptent pas le Talmud du judaïsme orthodoxe. Les Samaritains refusent également les livres de la Bible hébraïque postérieurs au Pentateuque. Ils sont des « observants » de la seule Torah.

Leur Pentateuque est en substance identique à celui des Juifs, mais il s'écrit en hébreu samaritain avec l'alphabet samaritain, une variante de l'ancien alphabet paléo-hébraïque abandonné par les Juifs.

Il existe également des différences de fond entre les deux versions du Pentateuque. Les plus importantes portent sur le statut du mont Garizim comme principal lieu saint en lieu et place de Jérusalem. Les Dix Commandements de la Torah samaritaine intègrent ainsi en dixième commandement le respect du mont Garizim comme centre du culte[4]. Les deux versions des dix commandements existants dans le Tanakh juif (celle du Livre de l'Exode et celle du Deutéronome) ont été également uniformisées[4]. Afin de conserver le nombre des commandements (dix), le 1er commandement juif (« Je suis l'Éternel (YHWH), ton Dieu, qui t'ai fait sortir du pays d'Égypte, de la maison de servitude ») est considéré comme une simple présentation, le premier commandement samaritain étant donc le deuxième commandement juif : « Tu n'auras pas d'autres dieux devant ma face. » Pour les Samaritains, « les sages juifs ont fait de la présentation un commandement pour maintenir le nombre de ceux-ci à dix (le nombre de commandements est mentionné dans l'Exode, 34.28), après qu'ils ont corrigé leur version en en retirant le dixième[5] » relatif au mont Garizim.

Outre ces différences fondamentales, il existe d'assez nombreuses variantes sur des détails de rédaction entre la Torah samaritaine et la Torah juive. Exception faite des divergences portant sur le mont Garizim, ces différences rendent le Pentateuque samaritain plus proche de la version des Septante que du texte massorétique.

  Hypothèses sur les divergences textuelles

La Septante est souvent plus proche de la version samaritaine que du texte massorétique actuel, et, de même, les textes juifs des manuscrits de la mer Morte retrouvés à Qumrân et écrits entre le IIIe siècle av. J.-C. et le Ier siècle divergent parfois (dans les textes en hébreu) du texte massorétique, ou reprennent (dans les quelques textes en grec) le texte de la Septante. Plus encore, certaines traductions grecques de la Septante correspondent étroitement à des textes hébreux des manuscrits de la mer Morte[N 10]. Ces ressemblances entre ces textes juifs et la version samaritaine du Pentateuque peuvent être interprétées de quatre façons :

  • Une influence religieuse samaritaine sur les traducteurs juifs de la Septante et sur les écrits de Qumrân, peut-être par l'intermédiaire de la Septante. Cette hypothèse est délicate, Juifs et Samaritains de l'époque ayant de très mauvaises relations. De plus, dans le domaine considéré par les Samaritains comme étant le plus important, à savoir le rejet de la centralité de Jérusalem, aucune influence n'est perceptible dans la Septante ou dans les manuscrits de la mer Morte.
  • Une influence de la Septante sur le texte samaritain. Les mauvaises relations entre Juifs et Samaritains compliquent cependant cette hypothèse. De plus, la Torah samaritaine est écrite en hébreu samaritain, ce qui aurait obligé à une rétrotraduction (de l'hébreu au grec, puis du grec à l'hébreu samaritain).
  • L'existence ancienne de plusieurs versions légèrement différentes des rouleaux bibliques, renvoyant à des « écoles » différentes, le texte massorétique découlant de l'une d'elles, tandis que les textes de Qumrân, la Septante et la Bible samaritaine, avec leurs ressemblances, viendraient d'une autre. De fait, les textes de la mer Morte montrent une forte hostilité au judaïsme « officiel » de leur temps, et peuvent avoir privilégié certaines traditions différentes des courants dominants du judaïsme.
  • Enfin, on considère souvent que le texte massorétique du Tanakh n'a été fixé définitivement que vers le Xe siècle. Dans cette optique (contestée par les juifs orthodoxes, pour lesquels le texte n'a jamais varié), il est plausible que les ressemblances entre le texte samaritain et celui de la Septante (donc le texte catholique) soient liées à la ressemblance entre les versions hébraïques utilisées au début de l'ère chrétienne par les Samaritains et les Juifs, la version massorétique actuelle s'en étant quelque peu éloignée par la suite. Dans cette dernière hypothèse, qui n'est pas prouvée, le texte samaritain actuel serait donc plus fidèle aux versions du Pentateuque telles qu'elles existaient chez les Juifs et les Samaritains il y a deux mille ans, du moins pour les divergences les plus superficielles. Les plus importantes, celles portant sur la place du mont Garizim ou de Jérusalem, renvoient aux fondements de la divergence entre Juifs et Samaritains, laquelle est plus ancienne. La Torah samaritaine de l'époque de la Septante les intégrait certainement.

En toute hypothèse, si les divergences concernant la place du mont Garizim et de Jérusalem s'expliquent aisément, tant elles sont fondatrices pour l'existence même des Juifs et des Samaritains, les autres divergences entre la Bible samaritaine et les différentes versions juives connues (Septante, texte massorétique et manuscrits de la mer Morte) ont des origines plus obscures.

Les religieux de chaque groupe sont persuadés que c'est l'autre communauté qui a modifié le texte dicté par Dieu.

  Les livres deutérocanoniques (apocryphes pour les protestants)

Les Livres deutérocanoniques sont des textes ajoutés au cours du temps au canon officiel de la Septante, que catholiques et orthodoxes considèrent comme faisant partie de la Bible, mais qui n'ont pas été acceptés dans le canon par Luther, puisque lui-même se fonde sur la Bible hébraïque. Luther les jugeait néanmoins utiles. Les protestants les nomment « apocryphes » (du grec αποκρυφος, caché) ; les catholiques les nomment « deutérocanoniques », c’est-à-dire entrés secondairement dans le canon (du grec δευτερος, deuxième), ce qui a été définitivement confirmé au concile de Trente en 1546.

Certains des livres de la Septante n'ont pas été admis même comme deutérocanoniques. Ils ne sont reconnus par aucune Église et sont appelés « apocryphes » ou « pseudépigraphes » (écrits sous une fausse signature). Ils forment avec d'autres de la même époque ce que l'on nomme aujourd'hui les « écrits intertestamentaires ».

  L'exégèse biblique

  Bible hébraïque et Ancien Testament

  Le Livre d'Isaïe dans une Bible anglaise

L'exégèse biblique fut une activité majeure tant de la littérature rabbinique que des églises chrétiennes. Cependant, un champ de recherches bibliques fondé non plus sur l'appartenance confessionnelle mais sur la critique textuelle vit le jour à partir du XVIe siècle, et est actuellement la plus répandue. Après avoir été répandue pendant le XXe siècle, l'hypothèse documentaire, partie de l'idée que les différents noms donnés à Dieu reflétaient des sources différentes, est aujourd'hui largement abandonnée. La recherche actuelle penche aujourd'hui en faveur d'une datation plutôt « basse » de la mise au point finale des différents corpus. Deux consensus s'organisent : L'un allant une rédaction s'étendant du VIIe siècle ou VIe siècle à l'époque perse, l'autre (l'école de Göttingen) reportant la rédaction finale à la période hellénistique.

  Nouveau Testament

Article détaillé : Problème synoptique.

La théorie dominante aujourd'hui sur la composition des Évangiles est celle dite « des deux sources » : Matthieu et Luc auraient été écrits à partir de Marc et d'une source de paroles de Jésus (dite « Q », de l'allemand Quelle, source) ; Jean viendrait d'une tradition indépendante, qui aurait aussi produit les épîtres et l'Apocalypse placées sous le même patronage. Les Actes sont incontestablement la suite de Luc. Les épîtres reconnues par tous comme étant de Paul sont celles aux Romains, aux Corinthiens, aux Galates, et la première aux Thessaloniciens (peut-être le plus ancien écrit du Nouveau Testament). La période de rédaction est donc très brève : trois générations au maximum, au plus tard au début du IIe siècle. Certains chercheurs (le théologien John A. T. Robinson, Jean Carmignac et Claude Tresmontant sur le plan de l'origine linguistique, le papyrologue Carsten Peter Thiede ou encore Jacqueline Genot-Bismuth en ce qui concerne l'archéologie) tendent à ramener la date de rédaction de tous les livres du Nouveau Testament à une date antérieure à 70 apr. J.-C[réf. souhaitée].

  Lectures de la Bible

Les lectures de la Bible peuvent être différentes entre le judaïsme et le christianisme, et entre les différentes branches du christianisme. C'est la raison pour laquelle, outre l'exégèse biblique, les études bibliques comportent une branche, l'herméneutique, qui s'attache à l'interprétation des Saintes Écritures.

  Judaïsme

Pour le judaïsme, la question de la composition du Tanakh ne se pose pas. Maïmonide, pourtant suspect de rationalisme, pose en article de foi que la Torah a été donnée à Moïse, comme il est décrit dans l'Exode. Et comme la lecture littérale n'est que le premier niveau de la compréhension du texte, libre à chacun d'imaginer, sous la conduite des Sages, comment les choses se sont "réellement" passées. La lecture de la Torah est au centre du culte synagogal : à l'office du matin le lundi et le jeudi, le jour du Chabbat, au début du mois (Rosh Hodesh) et les jours de Fêtes (Yom tov), on lit une section d'un des cinq livres de Moïse, nommée parasha ou se rapportant au sujet du jour, la même dans toutes les synagogues du monde, manifestation fondamentale de l'unité du peuple juif. La personne appelée récite la bénédiction qui précède et suit la lecture. La bar-mitsva représente l'accession à l'âge de responsabilité et de membre à part entière de la communauté du garçon, à 13 ans (de fait, 13 ans et un jour). Elle est l'occasion de célébration. Les commentaires de la Bible sont au centre de la littérature talmudique.

  Christianisme

  Enluminure de la Bible de Lilienfeld (XIIIe siècle)

Les trois confessions chrétiennes (catholicisme, orthodoxie et protestantisme) se réfèrent à une seule source : la Bible, composée de l'Ancien Testament (le Tanakh) et du Nouveau Testament.

L'Écriture parvient aux catholiques par deux canaux qui se rattachent au témoignage apostolique : les Écritures et les Traditions non écrites, transmises et conservées dans la continuité de la vie de l'Église. Le rôle du magistère de l'Église est de conserver cette tradition. Le concile de Trente insiste sur cette unique source de la foi. Les protestants s'en tiennent à la sola scriptura, l'Écriture seule.

Pour le philosophe et théologien catholique Xavier Tilliette, « la Bible est un ouvrage complexe et même scellé. Le Livre des livres est un livre de livres. Il est donc susceptible d'interprétation, il ne va pas sans une herméneutique. La Parole de Dieu [...] s'est faite parole humaine, astreinte à la compréhension. Il n'y a pas d'acheminement direct à la Bible, il faut toujours une médiation au moins implicite : traduction, exégèse, histoire, genres littéraires, étude des styles, typologie, connaissance de la Tradition, lectio divina[6] »...

  Catholicisme romain

  Enluminure du Codex Gigas (XIIIe siècle)

Le pape Pie XII a affirmé que l'exégèse permettait souvent de dépasser les interprétations des Pères de l'Église et offrait une meilleure lecture de la Bible. L'encyclique Divino Afflante Spiritu (1943) précise : « Combien certaines questions sont demeurées aux Pères mêmes difficiles et quasi inaccessibles, on s'en rend compte par les efforts répétés de beaucoup d'entre eux pour interpréter les premiers chapitres de la Genèse... » Et aussi : « C'est donc une erreur [...] qui fait dire à certains que l'exégète catholique n'a plus rien à ajouter à la contribution de l'Antiquité chrétienne. »

Le pape Benoît XVI a réaffirmé le 2 mai 2007 l'attachement de l'Église à la lecture des Écritures, telle qu'elle est pratiquée dans la tradition chrétienne depuis Origène (IIIe siècle), à savoir la Lectio divina.

De fait, la Bible a toujours été lue et étudiée par les religieux et les intellectuels dans le monde catholique, mais, jusqu'au concile Vatican II, la grande masse des fidèles la connaissaient surtout à travers le lectionnaire dominical.

La connaissance de la Bible s'est accrue chez les fidèles par la diffusion de la traduction, menée par l'École biblique et archéologique française de Jérusalem, appelée la Bible de Jérusalem, dont la première édition en un volume paraît en 1956. En outre, des diocèses proposent une formation aux langues de la Bible : grec de la koinè, hébreu biblique, occasionnellement araméen.

Lors du concile Vatican II, la constitution conciliaire Dei Verbum (1964) a réaffirmé l'importance de la lecture de la Parole de Dieu. Ces lectures se font généralement en langue vernaculaire (français en France, etc.).

Dans certains rites, telle la liturgie de la messe tridentine, la lecture de l'évangile peut être en latin. Dans cette liturgie, est aussi lu un passage en fin d'office : le prologue de l'évangile selon Jean.

  Orthodoxie

  Une page des Évangiles en slavon dans le Codex Zographensis

  Protestantisme luthéro-réformé

La lecture et le commentaire de la Bible, qui sont le cœur du culte protestant, font aussi partie de la piété familiale et personnelle dans le protestantisme historique.

Le texte biblique lui-même (Ancien et Nouveau Testaments), dans la mesure où il est prêché / actualisé, est porteur de la Parole de Dieu adressée par le Saint Esprit à chaque auditeur / lecteur. C'est cette rencontre occasionnée par la Bible qui fait naître et qui entretient tant l'Église que la foi personnelle. La Bible est donc aussi l'autorité dernière pour la foi comme pour la vie, étant entendu que personne ne détient de magistère pour imposer une interprétation plutôt qu'une autre. Certains comprendront littéralement les textes quand d'autres auront une interprétation plus symbolique ou spirituelle, certains considèreront chaque extrait comme portant toute la vérité biblique quand d'autres liront chaque passage pour lui-même, etc.

Un rapport aussi direct et fondamental au texte biblique suppose et entraîne des études bibliques poussées pour les futurs pasteurs, des études bibliques en paroisse, une catéchèse d'enfants elle aussi centrée sur la Bible, le recours aux langues d'origine, l'utilisation d'une multiplicité de traductions, des listes quotidiennes de lectures commentées, etc.

  Protestantisme évangélique

Dans l'approche du protestantisme évangélique, la Bible est la Parole de Dieu[7]. Les fidèles des églises évangéliques la lisent en principe le plus souvent possible « pour écouter ce que Dieu veut leur dire ». Un extrait d'un cours biblique décrit cette tendance à une lecture normative de la Bible : « Au-delà de la création qui témoigne d'une façon extraordinaire de sa puissance et de sa sagesse, la Bible est la révélation de Dieu à l'homme. Elle est une "lettre" du créateur à l'homme, une lettre où toutes les questions fondamentales quant à l'origine, la destinée et le sens de la vie trouvent des réponses[8]. »

  Autres mouvements religieux

Les Témoins de Jéhovah sont en accord avec les Églises protestantes historiques sur la forme et la taille du canon biblique ; leur traduction diffère quelque peu cependant. Comme eux, ils rejettent les écrits deutérocanoniques qu'on trouve dans les Bibles catholiques, qu'ils jugent apocryphes[9]. Le mouvement religieux édite sa propre version de la Bible, la Traduction du Monde Nouveau des Saintes Écritures, dans laquelle ils ont transcrit le Tétragramme par "Jéhovah".

Ils affirment qu'il n'est pas possible de comprendre la Bible individuellement, mais qu'il faut pour cela recevoir l'aide de l'Esprit Saint de Dieu. Selon eux, cette aide leur est accordée par l'entremise de l'"esclave fidèle et avisé" mentionné en Matthieu 24:45-47[10], représenté sur Terre par le Collège central. Ce dernier utilise la Société Watchtower pour éditer des publications que les fidèles doivent utiliser pour comprendre la Bible. De plus, chaque témoin est encouragé à prendre du temps quotidiennement pour lire la Bible.

  Œcuménisme

À l'occasion des rapprochements interconfessionnels, on a vu se créer des groupes œcuméniques d'étude biblique rassemblant des chrétiens catholiques, protestants, orthodoxes et pré-chalcédoniens.

  Recherches archéologiques et historiques

Article détaillé : Datation de la Bible.

  Les écrits et les lieux

D'après des théories récentes, aussi bien linguistiques qu’archéologiques, la structure globale des textes de la Bible hébraïque aurait été compilée au temps du roi Josias (VIIe siècle av. J.-C.), bien que la matière première soit issue d'écrits plus anciens. La mise en forme définitive s'étendrait du Ier siècle av. J.-C. au IVe siècle[11].

Pour ce qui concerne l'Exode, le séjour au désert pendant quarante ans et la conquête de le Pays de Canaan, les fouilles des lieux qui sont cités dans la Bible ne corroborent pas les descriptions bibliques et poussent à remettre fondamentalement en question la chronologie jusque là proposée[11].

Plus on s’approche de la période de l’exil (VIe siècle av. J.-C.), et plus le texte biblique s’accorde avec l’histoire bien attestée de la région du Levant. Ainsi, la Bible fait référence à la destruction du royaume d’Israël en -722, à la mort du roi Josias en -609, à la destruction du premier temple de Jérusalem en -587, puis à sa reconstruction vers -515.

  Théorie nomadiste

Les récentes découvertes archéologiques tendent à prouver que les ancêtres des Hébreux et des Juifs sont soit des nomades sédentarisés, soit des populations des plaines cananéennes, retirées sur les hautes terres, pour échapper au contrôle des cités. Ces positions sont défendues entre autres par les archéologues Israël Finkelstein et Neil Asher Silberman dans La Bible dévoilée, l'archéologue américain William G. Dever dans Aux origines d'Israël, et Jean-Marie Husser professeur à l'Université de Strasbourg.

  Diffusion

  Le livre le plus diffusé dans le monde

  Un exemplaire de la Bible de Dietenberger

Le premier livre qui soit sorti des presses de Gutenberg a été la Bible dans la version latine de saint Jérôme, la Vulgate. La Bible de Dietenberger était la première bible catholique en langue allemande traduite par Jean Dietenberger et imprimée chez imprimerie Jordan à Mayence.

Au 31 décembre 2007, la Bible, en totalité ou en partie, avait été traduite en 2 454 langues[12]. 95 % des êtres humains ont désormais accès à la Bible dans une langue qu’ils comprennent. À ce jour, on estime à 40 millions le nombre de bibles distribuées chaque année, dont 280 000 en France. Une grande partie de cette diffusion est due aux distributions gratuites par les Églises ou les sociétés bibliques. Des chiffres auxquels il faut ajouter le nombre impressionnant d'exemplaires du Nouveau Testament diffusés (sans doute cinq fois plus que les bibles complètes). Aucun ouvrage à travers le monde n'a jamais eu un tirage aussi important et constant au fil des siècles.

D’après une étude de 2008[13], 75 % des Américains, 38 % des Polonais et 21 % des Français déclarent avoir lu au moins un passage de la Bible au cours de l’année passée[14]. Plus de la moitié des Français ne possèdent pas de Bible chez eux, contre 15 % des Polonais et 7 % des Américains[14].

  Éditions en français

S'il y eut sept traductions en français au XVIe siècle, il n'y en eut qu'une au XVIIe siècle, sous la direction de Lemaître de Sacy, janséniste, entre 1657 et 1696, selon des principes de logique issus de Port-Royal (voir logique de Port-Royal et Histoire du français), mais il ne semble pas y avoir eu de traduction en anglais entre 1611 et 1800). Il y en eut deux au XVIIIe siècle, dix-neuf au XIXe siècle, et vingt-deux au XXe siècle. La dernière traduction française qui ne soit pas une révision et qui comporte la totalité de la Bible est La Nouvelle Traduction de la Bible, éditée en 2001 par les Éditions Bayard et Médiaspaul.

  Notes

  1. Le texte hébraïque d'après la version massorétique se trouve dans La Bible, traduction intégrale hébreu-français, texte bilingue, traduit du texte original par les membres du Rabbinat français sous la direction du grand-rabbin Zadoc Kahn, nouvelle édition avec traduction révisée datée de 1994, aux Éditions Sinaï, Tel-Aviv, Israël.
  2. Il s'agit des livres de Judith, Tobie, Maccabées, Sirach, Baruch, une partie de Daniel, et la Sagesse de Salomon. Ces écrits deutérocanoniques ne sont pas reconnus par les églises protestantes.
  3. Le mot « Testament », traduit du latin testamentum, correspond au mot grec διαθήκη qui signifie « convention » ou « disposition écrite ».
  4. Voir par ex. Novum Testamentum Graece de Nestlé-Aland.
  5. « La plupart des textes de l'Ancien Testament cités dans le Nouveau Testament le sont dans la version grecque, laquelle s'écarte parfois sensiblement de l'original hébreu. » (Pierre Gibert, Comment la Bible fut écrite, Centurion-Bayard, 1995, p. 18). Marcel Simon précise que Paul lisait la Bible dans la version des Septante (Les Premiers Chrétiens, PUF, 1967, p. 56).
  6. « Les citations de l'Ancien Testament dans le Nouveau lui furent empruntées, et [la Septante] devint le texte de l'Ancien Testament pour les chrétiens ; dès lors les Juifs eurent tendance à l'écarter. Au début de l'ère chrétienne, de nouvelles traductions furent entreprises [...]. Trois Juifs [...] tentèrent des révisions pour se rapprocher de l'hébreu des Massorètes » (André-Marie Gerard, Dictionnaire de la Bible, Laffont/Bouquins, art. « Septante ».)
  7. « Les détails proprement linguistiques ne sont pas les seules raisons pour lesquelles la Septante sera rejetée dès la fin du Ier siècle : la polémique antichrétienne y a elle aussi contribué. En effet, la Septante, corpus de textes juifs, va devenir l'"Ancien Testament" de la jeune Église chrétienne. [...] À la longue, la Septante allait être de plus en plus décriée par les milieux juifs. » (Dictionnaire encyclopédique du judaïsme, Laffont/Bouquins, dir. Geoffrey Wigoder, art. « Septante ».) Ce passage se poursuit par la "malédiction" de la Septante dans le monde juif (Sefer Torah, I, 8).
  8. Le nom vient de la racine trilittère ShMR, « observer », « garder ».
  9. Cette terminologie est récente. Elle est utilisée par certains Samaritains pour se désigner et se différencier des Juifs. Elle est en effet le corollaire de la vision que les Samaritains ont des Juifs comme Israélites-Judéens (de la Judée).
  10. Par exemple, dans le verset final du cantique de Moïse (Deutéronome 32, 43), trois stiques longtemps considérés comme ajoutés par la Septante sont présents dans le texte hébreu de Qumrân.

  Références

  1. « Sources chrétiennes » no 91, Paris, Le Cerf, 1962.
  2. Marguerite Harl, La Bible en Sorbonne, ou la revanche d'Érasme, Cerf, 2004. Recension dans Esprit et Vie, 2005.
  3. « Developed Community », A.B. The Samaritan News, magazine bi-hebdomadaire de la communauté, 1er novembre 2007.
  4. a et b « THE SAMARITAN TENTH COMMANDMENT », The Samaritans, Their History, Doctrines and Literature, par Moses Gaster, The Schweich Lectures, 1923.
  5. The Tenth Commandment in the Pentateuch in the hands of the Israelite Samaritans (page consultée le 29 décembre 2006).
  6. Xavier Tilliette, Les philosophes lisent la Bible, Cerf, 2001, p. 12.
  7. Déclaration de foi de l'alliance évangélique française, premier point:[1]
  8. Site Info-Bible, P. Oddon
  9. Apocalypse delayed : The story of the Jehovah's Witnesses, James Penton, Toronto : University of Toronto Press, 1997, p. 172
  10. La Tour de Garde 1er avril 2007 p. 21-25.
  11. a et b Jean-Michel Maldamé, o.p., La Bible à l'épreuve de la science, la question de l'archéologie, in Domuni, 2004, article en ligne
  12. L’Ecriture existe désormais dans 2 454 langues
  13. Étude réalisée pour le compte de la Fédération biblique catholique internationale dans neuf pays intitulée une «  lecture des Écritures dans certains pays » éditée en 2008
  14. a et b Delphine de Mallevoüe et Hervé Yannou, « La France mauvaise élève pour la connaissance de la Bible », dans Le Figaro du 28-04-2008, [lire en ligne]

  Bibliographie

  La Bible Chouraqui

  Autour du texte

  • La Bible, Écrits intertestamentaires, coll. La Pléiade, Gallimard. Écrits apocryphes chrétiens, 2 vol., coll. La Pléiade, Gallimard.
  • Dictionnaire encyclopédique de la Bible, Brépols, 3e éd. 2002.
  • André-Marie Gerard, Dictionnaire de la Bible (avec la collaboration de Andrée Nordon-Gerard et de François Tollu, P.S.S.), éditions Robert Laffont, coll. « Bouquins », 1989, VI-1478 p., (ISBN 2-221-05760-0), (notice BNF no FRBNF351050264) (édition de 1990, réédité en 1991, 1996 et 1998)

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  • Sefarim.fr La Bible hébraïque en hébreu, traduite verset par verset en français (Rabbinat), en anglais (King James), avec moteur de recherches en caractères latins ou hébreux
  • La Bible Chouraqui Traduction originale de l'hébreu par André Chouraqui (contient aussi le Nouveau Testament, traduit du grec).

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