BLE
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BLE est un code, qui signifie :
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blé (n.m.)
1.plante de la Famille des Graminacées, cultivée pour la farine alimentaire extraite de ses grains.
2.(populaire)ensemble des pièces de monnaie.
3.(populaire)toute monnaie ayant un cours légal. Espèce(s).
blé (n.m.)
↘ emblaver
blé (n.m.)
alpiste, argent, avoine, bucail, céréale, chaume, épeautre, éteule, fane, farine, feurre, fric, froment, galette, grémil, gruau, maïs, mélampyre, mouture, orge, oseille, osier, pèze, sarrasin, seigle, semoule, son, sorgho, thune, touselle, trèfle
blé (n.m.) (populaire)
argent liquide, espèces monétaires, liquidités, monnaie, numéraire, pépettes, argent (ellipse), artiche (argotique), avoine (argotique), braise (populaire), fafiot (argotique, populaire), flouse (populaire), flouze (populaire), fraîche (argotique), fric (populaire), galette (argotique), grisbi (populaire), liquide (ellipse), oseille (argotique), pépètes (populaire), pèse (populaire), pèze (argotique), piastre (figuré), picaille (argotique), picaillons (populaire), pognon (populaire), quibus (argotique), radis (argotique), rond (argotique), rotin (argotique), sou (familier), thune (argotique), tune (argotique)
anguillule du blé • blé cornu • blé d'Inde • blé d'hiver • blé de Guinée • blé de printemps • blé dur • blé en herbe • blé indien • blé méteil • blé noir • blé retrait • blé tendre • blé à moudre • blé à épis barbu • blé épeautre • carie des grains de blé • carie du blé • chlorops du blé • cèphe du blé • farine de blé dur • farine de blé tendre • germe de blé • grain de blé • grange à blé • la Vallée au Blé • manger son blé en herbe • pâte de blé dur • pâte de blé tendre • épi de blé
Anguillule du blé niellé • Association générale des producteurs de blé • Blé Norin 10 • Blé de Khorasan • Blé dur • Blé tendre • Centre international d'amélioration du maïs et du blé • Charles Blé Goudé • Commission canadienne du blé • Farine de blé • Francis Le Blé • Grain de blé • Hanneton du blé • La Vallée-au-Blé • Le Blé en herbe • Le Blé en herbe (film, 1954) • Les Cribleuses de blé • Nicolas Chalon du Blé • Stade Francis-Le Blé • Taxonomie du blé
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BLÉ (s. m.)
1. Nom vulgaire du froment ordinaire (graminées) avec le grain duquel on fait le pain.
• .... Qui voulait bien abattre ses murailles, Qui fit avec le feu la moisson de ses blés (ROTR. Antig. IV, 1)
Les grands blés, le froment et le seigle. Les petits blés, l'orge et l'avoine.
Blé noir, blé rouge, le sarrasin.
Blé de Turquie, blé d'Espagne, blé de l'Inde, le maïs.
Blé d'abondance, blé de miracle ou blé de Smyrne, variété de froment à épis rameux.
Blé blanc, variété de froment.
Blé de la Saint-Jean, seigle qu'on sème en juin.
Blé ergoté, dit aussi blé cornu, blé devenu malsain et malfaisant par l'effet d'un cryptogame parasite, dit ergot, qu'on emploie en médecine. Le blé ergoté, moulu et employé en pain, cause une maladie des plus graves caractérisée par des convulsions et des gangrènes.
Terme de jurisprudence. Blé en vert, blé dont la récolte n'est pas faite.
2. Une pièce de blé. Se cacher dans un blé.
• Je n'ai rien caché à l'homme que vous m'avez envoyé ; je l'ai mené dans un blé ; j'ai abattu en sa présence les épis qui s'élevaient au-dessus des autres (FÉN. Périandre.)
Fig. Être pris comme dans un blé, être attrapé de manière à ne pas pouvoir s'échapper.
3. Le grain. Un tas de blé. Un sac de blé. La halle au blé.
4. Blé de Guinée, nom donné, dans quelques cantons de la France, à la houque sorgho, dite ailleurs sorgho.
Blé de vache, nom donné à la saponaire pentagone, qui croît parmi les blés dans la France méridionale et en Italie, et aussi au mélampyre des champs.
Blé d'oiseau, alpiste.
Blé de Tartarie, espèce de renouée.
PROVERBES
Manger son blé en herbe, dépenser son revenu d'avance.
Crier famine sur un tas de blé, se plaindre au sein de l'abondance.
HISTORIQUE
XIe s.— Soleil n'i luist, ne blet n'i puet pas creistre (Ch. de Rol. LXXVI)
XIIIe s.— Sur espices, sur cire, et sur blés, et sur vins (Berte, LXIV)— Asseiz et robes et deniers, Et de bleif toz plains ces greniers, Que li prestres savoit bien vendre (RUTEB. 274)— Qui garison [provisions] amenent et pain et vin et blés (Chans. d'Ant. II, 393)
XIVe s.— Et quant nulle des parties n'en reporte plus ne moins, mais tant vaillant pour tant vaillant, ou pour ce meisme si comme blé pour blé, tant pour tant, tel pour tel (ORESME Eth. 150)— Grant force de peuple ha soubdainement cuillie la dite blée et portée et getée dedans le Tybre (BERCHEURE f° 29, recto.)
XVe s.— Cils de Reims douterent cette menace d'ardoir leurs bleds aux champs (FROISS. II, II, 66)
XVIe s.— Un pourceau en un blé ; une taupe en un pré ; et un sergent en un bourg ; c'est pour achever de gaster tout (DES PÉRIERS. Contes, XXIX)— Ce mot de bled, plustost barbare, corrompu de l'italien, que tiré d'autre langue. est prins generalement pour tous grains jusques aux legumes, bons à manger (O. DE SERRES 106)— En plusieurs endroits de ce roiaume, par le bled, est entendu le pur froment (O. DE SERRES ib.)— Le pur blé froment (O. DE SERRES 230)— Et tout ainsi que les nouvelles blées, Gresles et tendres, de petit vent troublées (ST-GELAIS dans PALSGR. p. 170)
ÉTYMOLOGIE
Bourguig. bliai ; provenç. et catal. blat ; ital biada ; piémontais, biava ; bas-lat. bladum, blavum, blava, blavium. On tire ordinairement ce mot de l'anglo-saxon blaed (féminin), fruit ; mais le caractère germanique de ce mot anglo-saxon n'est pas assuré, et il se pourrait qu'il vînt du roman : aussi Grimm a-t-il songé au celtique : kymri, blawd ; bas-breton, bleûd, farine. Mais, la forme n'en concordant pas très bien avec le roman, Diez a proposé une autre étymologie : le latin neutre pluriel ablata, c'est-à-dire les choses enlevées (des champs, la dépouille, la récolte), d'où, avec l'article, l'ablata, l'abiada et la biada ; à quoi il y a une objection considérable, c'est que le français et le provençal perdent difficilement la voyelle initiale du mot ; quant au bas-latin ablatum, abladus, abladium qui est dans Du Cange avec le sens de moisson, et que Diez cite à l'appui de son opinion, ces mots paraissent être bien plutôt formés du français (ablais, ablaier ou ablaver, de à et blé) qu'être vraiment les représentants du latin ablata, au sens de récolte. Il est donc difficile de prononcer entre ces deux étymologies, qui ont chacune leur objection. On remarquera l'orthographe blef ou bleif ; le t ou d se change sans peine en f, par exemple, soif de sitis, moeuf de modus ; c'est cette f qui a permis de former le dérivé emblaver, l'f et le v permutant, comme on sait, ensemble. On remarquera aussi qu'on a dit blée au féminin, comme en italien.
SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE
BLÉ. Ajoutez :
5. Blé bleu ou de Noé, blé provenant de l'Orient.
• Les caractères orientaux du blé de Noé.... (BELLA Bullet. Société centr. d'agric. 1872, p. 600)
6.
• Blé brouillé, nom, dans l'Oise, de la nielle (les Primes d'honneur, Paris, 1872, p. 64)
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BléUn article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Le blé est un terme générique qui désigne plusieurs céréales appartenant au genre Triticum. Ce sont des plantes annuelles de la famille des graminées ou Poacées, cultivées dans de très nombreux pays. Le terme blé désigne également le grain (caryopse) produit par ces plantes. Le blé fait partie des trois grandes céréales avec le maïs et le riz. C'est, avec environ 600 millions de tonnes annuelles, la troisième par l'importance de la récolte mondiale, et, avec le riz, la plus consommée par l'homme. Le blé est, dans la civilisation occidentale et au Moyen-Orient, un composant central de l'alimentation humaine. Il a été domestiqué au Proche-Orient à partir d'une graminée sauvage. Sa consommation remonte à la plus haute Antiquité. Les premières cultures apparaissent au VIIIe millénaire av. J.-C., en Mésopotamie et dans les vallées du Tigre et de l'Euphrate (aujourd'hui l'Irak), dans la région du Croissant fertile. Il existe plusieurs blés, dont deux ont une importance économique réelle à l'heure actuelle :
Parmi d'autres variétés autrefois beaucoup cultivées, signalons :
ÉtymologieLe terme « blé » peut venir du gaulois *mlato, qui devient *blato, « farine » (équivalent du latin molitus, « moulu » ; cette étymologie est cependant contestée et un étymon francique *blâd, « produit de la terre », semble plus probable ; quel que soit l'étymon, il est aussi à l'origine des verbes anciens français bléer, blaver et emblaver, « ensemencer en blé ») et désigne les grains qui, broyés, fournissent de la farine. En français, le terme « blé » a aussi servi à désigner la céréale la plus importante, quelle que soit son espèce, à la manière du mot corn en anglais ou de grano en italien. C'est ainsi qu'il s'est appliqué un peu abusivement à des espèces voisines dans leur utilisation, notamment l'orge (Hordeum) et le seigle (Secale), le blé noir ou sarrasin (Fagopyrum esculentum, Polygonacée), le blé des Canaries, le blé de Turquie (maïs). Triticum dérive du latin tritus, broiement, frottement. définitions historiques: http://colet.uchicago.edu/cgi-bin/dico1look.pl?strippedhw=bl%E9 HistoriqueLes premières cultures furent à l'origine de bouleversements majeurs pour les sociétés humaines. En effet, l'homme sachant désormais produire sa propre nourriture, sa survie devenait moins dépendante de son environnement. L'agriculture marque aussi le début du commerce. Dans un premier temps, le blé semble avoir été consommé cru puis grillé ou cuit sous forme de bouillie puis de galettes sèches élaborées à partir des grains simplement broyés entre deux pierres. Le blé s'impose par la suite comme l'aliment essentiel de la civilisation occidentale. Il se présente sous forme d'aliments variés, le pain, la semoule, les pâtes, les biscuits... La culture du blé est beaucoup moins difficile que celle du riz : elle ne demande pas d'aménagement spécial du champ ni un trop lourd travail d'entretien. Entre la période des labours-semailles et celle de la moisson, les travaux sont plutôt réduits. Après la récolte, le blé, à la différence du riz, ne demande pas d'opération spéciale comme le décorticage. Les pays reposant fortement sur la culture du blé comptent moins de travailleurs que les régions du maïs et du riz. La culture du blé s'est imposée en raison de cette facilité de culture, mais aussi parce que l'essentiel des progrès agricoles ont été expérimentés sur lui. Les instruments aratoires simples ont été le plus souvent remplacés par du matériel beaucoup plus perfectionné.
Ainsi, au Moyen Âge, les fermiers des campagnes à blé européennes utilisaient la charrue à roue et le cheval. Les pays à seigle en restaient à l'araire et aux bovins. Le semoir mécanique et la moissonneuse-batteuse ont été mis au point dans les régions à blé d'Europe et d'Amérique du Nord. Le blé est également le premier à bénéficier de l'usage des amendements (comme dans l'est de la France) et des engrais chimiques. Pendant plusieurs millénaires, le blé n'est cultivé qu'en faibles quantités et avec de très bas rendements. Au cours du XXe siècle, les progrès de la technologie permirent d'augmenter formidablement la production céréalière. À partir de la seconde moitié du XIXe siècle, l'agriculture s'est mécanisée et rationalisée. les machines agricoles, tirées au départ par des chevaux, puis par des machines à vapeur et enfin par des engins à moteur, se sont multipliées, en particulier dans les pays développés. Depuis 1950, les récoltes de blé s'effectuent avec des moissonneuses-batteuses qui coupent et battent les céréales en une seule opération. De même, des engins agricoles spécialisés existent pour le labourage et la récolte. La culture du blé est longtemps restée confinée au bassin méditerranéen et à l'Europe. En Europe, à la fin du XIXe siècle, la culture du blé commence par reculer, en raison de la généralisation de l'économie urbaine, du développement des moyens de transport et les moindres coûts de production en outre-mer. Cependant la culture du blé reprend son essor au cours du XXe siècle grâce aux progrès de la mécanisation, à la sélection de nouvelles variétés productrices et au développement de l'usage de fertilisants. Le blé est, au début du XXIe siècle, une des céréales les plus rentables à l'intérieur du système des prix européens. L'Europe importait plus d'une dizaine de millions de tonnes de blé au moment de la guerre. Depuis, elle est devenue exportatrice. L'excédent final européen atteignait près de 17 millions de tonnes en 1990. L'AGPB (Association Générale des Producteurs de Blé) est une association spécialisée de la FNSEA qui regroupe l'ensemble des céréaliers. Elle a créé avec l'AGPM (Association Générale des Producteurs de Maïs) et la FOP (Fédération Française des Producteurs d'Oléagineux et de Protéagineux) une Union syndicale, l' Union des Grandes Cultures. Les pays producteursActuellement, 580 millions de tonnes de ce blé sont produites chaque année dans le monde, c'est-à-dire près de 100 kg par habitant, pour l'ensemble de la population mondiale. La production globale de céréales au début des années 1990 montre bien la nature des changements intervenus. La Chine vient au premier rang avec 19 % de la production mondiale, devant l'Inde (11,7 %), les États-Unis (10,7 %), la France (6,5 %), la Russie (5,5 %) et le Canada (4,3 %). Parmi les pays d'Asie, seule l'Inde équilibre bien production et consommation. Au niveau mondial, l'amélioration des techniques culturales et la sélection génétique (création de la variété Norin 10 par exemple) ont conduit à un accroissement considérable des rendements, passant de moins de 10 q/ha en 1900 à plus de 25 en 1990. La France occupe la deuxième place parmi les exportateurs mondiaux.
n.c. : chiffre non communiqué. Les débouchésLa consommation humaine (pain et biscuiterie) reste le débouché principal (58 % de la récolte), suivie de l'alimentation animale (34 %). Les 8 % restants représentent les usages industriels (amidonnerie et glutennerie). Le blé tendre, ou froment, est une matière première de base pour la fabrication du pain, en raison de sa composition en gluten supérieure aux autres céréales. Le pain est un aliment qui résulte de la cuisson d'une pâte obtenue par pétrissage d'un mélange composé de farines de blé panifiables correspondant à des types officiellement définis, d'eau potable et de « sel de cuisine » et soumis à un agent de fermentation : la levure. Le blé dur est à la base de la fabrication des semoules, utilisées pour la préparation du couscous ainsi que des pâtes alimentaires (bien que certains pays d'Europe du Nord admettent la fabrication de pâtes à partir de farine de blé tendre, ce qui est une hérésie pour les italiens). La graineLe grain de blé est un fruit particulier, le caryopse. L'enveloppe externe est adhérente à la matière végétale de la graine et la protège des influences extérieures. Au cours de la mouture, les enveloppes (téguments) sont séparée du grain (embryon + albumen), et commercialisée en tant que son. Le grain contient 65 à 70 pour cent d'amidon ainsi qu'une substance protéique (le gluten ou colle végétale) dispersée parmi les grains d'amidon. Le gluten permet de lier la farine et l'eau lors de la fabrication de la pâte à pain. L'embryon est la partie essentielle de la graine permettant la reproduction de la plante : il se développe et devient à son tour une jeune plante. Parce qu'il contient beaucoup de matières grasses (environ 15%)ou d'huiles et qu'il pourrait donc rancir, l'embryon est souvent éliminé lors du nettoyage des grains. Les embryons de céréales sont vendus dans les boutiques de diététique car ils sont considérés comme très sains en raison de leur haute teneur en sels minéraux, vitamines, protéines et huiles. L'embryon de blé peut, en diététique, fournir la majeure partie des vitamines B, hautement spécialisées dans la défense et l'entretien du système nerveux. Il apporte aussi, en quantité, les vitamines A, C, E, du zinc et des acides aminés. La paille et le chaumeLa paille est la partie de la tige des graminées coupée lors de la moisson et rejetée, débarrassée des graines, sur le champ par la moissonneuse-batteuse sous forme d'andains. La partie de la tige, de faible hauteur qui reste au sol s'appelle le chaume (nb, en botanique, on appelle « chaume » la tige des graminées). La paille peut être récoltée, principalement pour servir de litière aux animaux (chevaux, bovins, porcins et ovins notamment), et former ainsi la base du fumier, qui peut être utilisé comme fertilisant biologique. Elle peut servir aussi de fourrage de qualité médiocre, pour les ruminants, en cas de nécessité. Elle peut aussi être enfouie, et ainsi conserver au sol son taux de matière organique, ou brûlée sur place. Cela qui évite les opérations de récolte et de transport, relativement coûteuses, surtout dans les régions céréalières sans élevage (comme le bassin parisien). La hauteur du chaume dépend du réglage en hauteur de la barre de coupe de la moissonneuse-batteuse, selon que l'on désire ou non récolter un maximum de paille. Certaines moissonneuses-batteuses sont équipées d'un ou de deux broyeurs (ou hache-paille) :
Le broyeur avant facilitera le déchaumage, en hachant le chaume. Le broyeur arrière hachera et éparpillera la paille de façon uniforme. Après la moisson, on procède au déchaumage, qui consiste en une façon superficielle, souvent à l'aide d'outil à disques, ou déchaumeuse, destinée à accélérer la décomposition du chaume et des restes de paille, avant le labour d'automne. Le déchaumage a également pour fonction de permettre la germination des graines non récoltées. Ainsi ces graines ne viendront pas concurrencer une future autre culture. La planteLes blés sont des plantes herbacées annuelles, monocotylédones, à feuilles alternes, formées d'un chaume portant un épi constitué de deux rangées d'épillets sessiles et aplatis. Les fleurs sont nombreuses, petites et peu visibles. Elles sont groupées en épis situés à l'extrémité des chaumes. Parmi les autres caractères de cet appareil végétatif, il existe dans l'épiderme une concentration de multiples amas de silice microscopiques mais très durs. Ils rendent les organes tranchants. Ce fait permet de reconnaître les outils préhistoriques ayant servi aux moissons, car ils présentent de fines rayures. L'épi de blé est formé de deux rangées d'épillets situés de part et d'autre de l'axe. Un épillet regroupe trois fleurs à l'intérieur de deux glumes. Chaque fleur est dépourvue de pétales, et est entourée de deux glumelles (pièces écailleuses non colorées). Elle contient trois étamines (pièces mâles), un ovaire surmonté de deux styles plumeux (les pièces femelles). La fleur du blé est dite cléistogame, c’est-à-dire que, le plus souvent, le pollen est relâché avant que les étamines ne sortent de la fleur. Il s'attache alors au stigma, où peut se produire la fécondation. Au moment du battage, les glumes et les glumelles sont perdues. Ses réserves sont contenues dans l'albumen (on dit que la graine est albuminée) composé à 70 % d'amidon et 15 % de gluten (une protéine). L'embryon n'a qu'un cotylédon (le blé est une monocotylédone). Les principaux caractères des espèces de blé que l'homme a cherché à sélectionner sont: la robustesse de l'axe de l'épi (qui ne doit pas se casser lors de la récolte), la séparation facile des enveloppes du grain, la grande taille des grains et la compacité des épis (plus maniable que l'épi lâche). La sélection d'une plante cultivée se base sur le pool de gènes existant dans l'espèce considérée, ce qui justifie l'intérêt de la préservation de la biodiversité. Pour certaines propriétés désirées, telles que la résistance aux maladies fongiques ou virales, la diversité au sein du pool de gènes du blé n'est pas suffisante. Pour cette raison, le pool a été complété par de nouveaux gènes. Un croisement entre le blé et ses plantes parentes ne se fait pas naturellement. Par conséquent, des techniques de culture tissulaire et de cytogénétique (mais pas de génie génétique) doivent être employées pour introduire du matériel génétique exogène dans le génome du blé. Origines du bléIl y a seulement 12 000 ans, le blé n'existait pas encore, mais 20 siècles plus tard, à la fin de la dernière glaciation, des blés proches de ceux que nous cultivons aujourd'hui poussaient sur de vastes surfaces au Moyen-Orient et bientôt en Égypte (environ 5000 ans avant J.C.). Son ancêtre est l'Ægylopse grande céréale à un rang de grains, diploïdes à 14 chromosomes, particulièrement rustique mais peu productive qui vit encore au Moyen Orient. Le blé est une plante hexaploïde à 42 chromosomes, caractéristique génétique extraordinaire, qui marque un long travail de sélection de la part des agriculteurs. Le CNRA de Versailles (devenu INRA), et le laboratoire de M. Bustaret ont en France cherché à comprendre l’origine du Blé. Il a fallut 20 ans à M. Jolivet pour réussir la synthèse du blé à partir de l'Ægylopse en augmentant par étapes successives son taux de ploïdie - en exposant la plante et son génome à une toxine, la colchicine (puissant agent anti-mitotique). Il a conservé les plantes qui sont passées d’une diploïdie (à 14 chromosomes) à des plantes triploïdes (21 chromosomes), au moyen de croisements, puis à une souche tétraploïde (28 chromosomes) et enfin hexaploïde (42 chromosomes), toujours grâce à la colchicine. Cette variété ancienne reconstituée en laboratoire a servi à régénérer de nombreuses variétés qui avaient perdu beaucoup de leur rusticité au gré des sélections visant l’accroissement de la productivité. Parmi les dizaines de milliers (au moins 30 000) de formes de blés cultivés, tous les "speltoidea" à 42 chromosomes qui fournissent la plupart des blés cultivés tendres (froment) aux grains riches en amidon descendent de cet ancêtre. Les autres proviennent du stade précédent qui a donné les "Dicoccoida" à 28 chromosomes qui sont les blés durs, aux épis denses et aux graines riches en gluten. On ne sait pas exactement comment la sélection a commencé à se faire aux époques préhistoriques. Il est possible que des épis inhabituellement gros soient spontanément apparus après des accidents de fécondation de l'ancêtre du blé, et que, par croisement, des blés de plus en plus productifs aient été sélectionnés par nos ancêtres. La culture du bléLes systèmes de cultures ont favorisé des types divers de blé :
Le semisLe blé est une plante annuelle cultivée dans les régions tempérées. Il représente la majeure partie de la production française. Le blé d'hiver est semé en octobre-novembre. Il pousse en prairie à 10 centimètres de haut et ne change plus de taille jusqu'à la fin de l'hiver. Il peut aussi être semé en avril comme blé de printemps qui se récolte en été, comme le blé d'hiver. Avant le semis, l'agriculteur prépare la terre : le sol doit d'abord être aéré et labouré, puis désherbé. Des épandages d'engrais de fond l'enrichissent et le préparent à recevoir les semences. Il faut enfin y passer la herse pour émietter les mottes de terre (2 cm constitue une bonne taille de mottes). Il existe en gros trois types de préparation de sol avant le semis :
La levéeAu début de la germination, la semence de blé est sèche. Après humidification, il sort une radicule (première petite racine), puis un coléoptile. Une première feuille paraît au sommet du coléoptile. La germination est uniquement déterminée par une somme de température 30 °C base 0 °C. Il s'agit de la température moyenne quotidienne cumulée. Il faut en moyenne 30 °C pour la germination, soit trois jours à 10 °C ou 10 jours à 3 °C, et environ 150 °C pour la levée. L'axe portant le bourgeon terminal se développe en un rhizome (tige souterraine) dont la croissance s'arrête à 2 cm en dessous de la surface du sol. Il apparaît un renflement dans la partie supérieure du rhizome qui grossit et forme le plateau de tallage. La levée commence quand la plantule sort de terre et que la première feuille pointe au grand jour son limbe. Un désherbage peut être pratiqué en pré-semis (juste avant le semis) ou en post-semis pré-levée (entre le semis et la levée). Le rythme d'émission des feuilles est réglé par des facteurs externes comme la durée du jour et le rayonnement au moment de la levée. On exprime le nombre de feuilles en fonction des cumuls de températures depuis le semis. (voir aussi phyllotherme). Le phyllotherme est la durée exprimée en somme de température séparant l'apparition de deux feuilles successives. Il est estimé à 100 °C en base 0 °C et varie entre 80 °C (semis tardif) à 110 °C (semis précoce). La période « quelques feuilles » peut être le moment de désherber et parfois de traiter contre les insectes (larves de taupins, tipules). Le stade « 3 feuilles »Le stade « 3 feuilles » est une phase repère pour le développement du blé. Des bourgeons se forment à l'aisselle des feuilles et donnent des pousses – ou talles. Chaque talle primaire donne des talles secondaires. Apparaissent alors, à partir de la base du plateau de tallage, des racines secondaires ou adventives, qui seront à l'origine de l'augmentation du nombre d'épis. Le tallageLe tallage commence à la fin de l'hiver et se poursuit jusqu'à la reprise du printemps. Il est marqué par l'apparition d'une tige secondaire, une talle, à la base de la première feuille. Les autres feuilles poussent elles aussi leurs talles vertes. Au moment du plein tallage, la plante est étalée ou a un port retombant. À l'intérieur de la tige, on peut trouver ce qu'on appelle la pointe de croissance. Elle commence à ressembler à un épi de blé. Initialement, la pointe est sous terre, protégée contre le gel. Au fur et à mesure de la reprise de la végétation, la pointe de croissance va s'élever dans la tige La montaisonLa montaison se produit de fin avril à fin mai en France. Au sommet du bourgeon terminal se produit le début du développement de l'épi. Parallèlement, on assiste à l'allongement des entrenœuds. Le stade « épi à 1 cm » du plateau de tallage est caractérisé par une croissance active des talles. Le plant de blé a besoin, durant cette phase, d'un important apport d'azote. À la fin de la montaison apparait la F1. Ce terme désigne la dernière feuille sortie. Cette feuille est essentielle car elle va à elle seule contribuer à 75 % du rendement (et donc au remplissage du grain). Lorsque les maladies causent des dommages à cette feuille, le rendement a de fortes chances d'être réduit. L'épiaisonL'épiaison se produit en mai ou juin en France, quand la gaine éclatée laisse entrevoir l'épi qui va s'en dégager peu à peu (on parle de gonflement). Pour les variétés barbues comme le blé dur, c'est le moment où apparaissent les extrémités des barbes à la base de la ligule de la dernière feuille. Avant l'apparition de l'épi, on peut voir un gonflement de la gaine. À ce stade, le nombre total d'épis est défini, de même que le nombre total de fleurs par épi. Chaque fleur peut potentiellement donner un grain (par exemple 25 grains par épi), mais il est possible que certaines fleurs ne donnent jamais d'épi, en raison de déficit de fécondation par exemple. La floraisonLa floraison s'observe à partir du moment où quelques étamines sont visibles dans le tiers moyen de l'épi, en dehors des glumelles. Quand les anthères apparaissent, elles sont jaunes ; après exposition au soleil, elles deviennent blanches. À la fin de la floraison, quelques étamines séchées subsistent sur l'épi. Environ 15 jours après la floraison, le blé commence à changer de couleur : il perd sa couleur verte pour tourner au jaune/doré/bronze et rouge. Formation du grainLe cycle s'achève par la maturation qui dure en moyenne 45 jours. Les grains vont progressivement se remplir et passer par différents stades tels que les stades laiteux, puis pâteux, au cours desquels la teneur en amidon augmente et le taux d'humidité diminue. Durant cette phase, les réserves migrent depuis les parties vertes jusqu'aux grains. Quand le blé est mûr, le végétal est sec et les graines des épis sont chargées de réserves. La formation du grain se fait quand les grains du tiers moyen de l'épi parviennent à la moitié de leur développement. Ils se développent en deux stades :
Les glumes et les glumelles sont jaunes striées de vert, les feuilles sèches et les nœuds de la tige encore verts. Puis le grain mûrit : brillant, durci, il prend une couleur jaune. À maturité complète, le grain a la couleur typique de la variété et la plante est sèche. À sur-maturité, le grain est mat et tombe tout seul de l'épi. Les maladies du blé
Outils de suivi du risque maladie du blé :
Produits phytopharmaceutiques sur bléListe des produits phytopharmaceutiques autorisés en France pour lutter contre les parasites du blé : Ministère de l'agriculture Statistiques économiquesEn France, en 2005, un hectare de blé (en intensif) produit environ de 7 tonnes/an qui rapportent 600 à 900 € selon le prix de vente (de 90 à 130 €/tonne). Le blé "bio" se vent plus cher, mais on en produit moins à l'hectare. ProductionLa production mondiale de blé s'est élevée à 557 millions de tonnes en 2003 (source FAO). En volume de production, c'est la quatrième culture mondiale derrière la canne à sucre, le maïs et le riz.
StocksExportations
ImportationsLes importations mondiales représentaient en 2002 119,4 millions de tonnes (source FAO). 32 pays importent plus de 1 Mt annuellement et représentent 80 % du total. Parmi ces pays, 12 réalisent 50 % du total, ce sont dans l'ordre décroissant : Italie (6,5 %), Brésil (5,5 %), Espagne (5,3 %), Algérie (5,0 %), Japon (4,9 %), Égypte, Indonésie, Iran, Corée du Sud, Pays-Bas, Belgique, Maroc. Normes internationales
Images littéraires et expressions dérivéesLes noces de froment symbolisent les 3 ans de mariage dans le folklore français. En argot, le mot « blé » désigne l'argent et est donc synonyme de oseille, fric, flouze, thune, etc. L'expression « manger son blé en herbe » signifie satisfaire un désir immédiat sans avoir la patience d'attendre, quitte à y perdre : si l'on mange le blé alors qu'il n'est qu'au stade de jeunes pousses, il sera moins profitable que quand les épis se seront développés et seront mûrs. Dans le roman Le Blé en herbe, le blé est associé à l'acte d'amour. Bibliographie
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Liens externes
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