colle (n.f.)
1.substance adhésive.
2.interrogation scolaire qui prépare aux examens et concours.
3.punition scolaire.
4.(figuré)question difficile.
collé (adj.)
1.qui est fixé avec de la colle.
2.se dit d'un élève qui est puni.
coller (v.)
1.tenir fortement par un contact étroit de la surface (de qqch, sujet) à autre chose; coller à.
2.(populaire)ça roule, gaze, marche: ça va bien.
3.(familier)donner une colle (à un enfant).
4.(figuré)renvoyer un candidat à une session de sélection ultérieure.
coller (v.)
↘ adhérence, adhérent, ajournement, collage, collant, colleur, collure, décoller, mettable, mise, recoller, remettre ↗ colle
colle (n.f.)
agar-agar, amidon, attrape, colloïde, composition, consigne, conte, emplâtre, empois, futée, gélose, glu, ichtyocolle, interrogation, oreillons, pâte, poisse, poix, problème, punition, question, question-piège, retenue, roman
coller (v.)
adresser, affubler, agglomérer, agglutiner, ajourner, ajuster, aller, allonger, appliquer, appuyer, arrimer, assembler, assiéger, bicher, blackbouler, bloquer, boumer, cacheter, caser, cintrer, concorder, conglomérer, conglutiner, consigner, corder, cramponner, demeurer, donner, échouer, éliminer, embarrasser, encoller, enduire, envahir, envoyer, étendre, être bloqué, être coincé, être dans les jambes, être pendu aux basques de, fermer, ficher, fixer, flanquer, fourrer, gazer, gommer, joindre, lancer, loger, mettre, placer, plaquer, prendre, punir, recaler, recouvrir, refuser, regarder, retaper, retoquer, river, s'accrocher, s'ajuster, s'aplatir, s'appliquer, s'attacher, sécher, se couvrir de, se cramponner, serrer, sévir, tapisser, tenir, tordre, vendre, adhérer (V, V+à+comp), attacher (V+à+comp), refiler (V+comp, cartes)
coller (v.) (populaire)
ça colle, bicher (populaire, ça + V), boumer (V, populaire, ça + V), ficher (V+comp--auprès de+comp, V+comp--dans+comp, V+comp--lieu, V+comp--sur+lieu, V+comp--contre+lieu, V+comp--à l'extérieur de+comp, familier), flanquer (V+comp--auprès de+comp, V+comp--dans+comp, V+comp--lieu, V+comp--sur+lieu, V+comp--contre+lieu, V+comp--à l'extérieur de+comp, familier), fourrer (V+comp--auprès de+comp, V+comp--dans+comp, V+comp--lieu, V+comp--sur+lieu, V+comp--contre+lieu, V+comp--à l'extérieur de+comp, familier), foutre (V+comp--auprès de+comp, V+comp--dans+comp, V+comp--lieu, V+comp--sur+lieu, V+comp--contre+lieu, V+comp--à l'extérieur de+comp, argotique), gazer (populaire, ça + V), marcher (ça + V, populaire), mettre (V+comp--auprès de+comp, V+comp--dans+comp, V+comp--lieu, se+V, V+comp--contre+lieu, V+comp--à l'extérieur de+comp), rouler (figuré, populaire, ça + V)
coller (v.) (familier)
ficher (V+comp--auprès de+comp, V+comp--dans+comp, V+comp--lieu, V+comp--sur+lieu, V+comp--contre+lieu, V+comp--à l'extérieur de+comp, familier), flanquer (V+comp--auprès de+comp, V+comp--dans+comp, V+comp--lieu, V+comp--sur+lieu, V+comp--contre+lieu, V+comp--à l'extérieur de+comp, familier), fourrer (V+comp--auprès de+comp, V+comp--dans+comp, V+comp--lieu, V+comp--sur+lieu, V+comp--contre+lieu, V+comp--à l'extérieur de+comp, familier), foutre (V+comp--auprès de+comp, V+comp--dans+comp, V+comp--lieu, V+comp--sur+lieu, V+comp--contre+lieu, V+comp--à l'extérieur de+comp, argotique), mettre (V+comp--auprès de+comp, V+comp--dans+comp, V+comp--lieu, se+V, V+comp--contre+lieu, V+comp--à l'extérieur de+comp)
colle (n. f.) [argotique]
coller (v. intr.) [figuré]
V
coller (v. intr. défect.) [populaire]
ça + V
coller (v. pron.)
se+V contre+comp
coller (v. tr.)
V+comp • V+comp--à+comp • V+comp--sur+lieu
coller (v. tr.) [jeu]
V+comp
coller (v. tr.) [viticulture]
coller (v. tr.)
V • V+à+comp
coller (v. tr.) [familier]
V+comp
coller (v. tr.) [familier]
V+comp
coller (v. tr.)
V+à+comp
coller (v. tr.) [familier]
V+comp--auprès de+comp • V+comp--dans+comp • V+comp--lieu • V+comp--sur+lieu • V+comp--contre+lieu • V+comp--à l'extérieur de+comp
coller (v. tr.)
V+comp--à+qqn
coller (verbe)
se+V à+comp • V+à+comp
COLLE (s. f.)
1. Préparation molle et homogène qu'on obtient en délayant de la farine dans de l'eau, et en soumettant le tout à la chaleur, et qui sert à joindre d'une manière fixe certains objets.
Colle forte, gélatine extraite des rebuts de substances animales, tels que les oreilles, les pieds, les rognures de peau.
2. Populairement, bourde, menterie, ainsi dite, parce qu'une attrape est comparée à une chose qui colle. En voilà une colle ! Donner une colle.
Terme d'écolier ou plutôt d'aspirant à une école spéciale. Professeur ou maître de colles, examinateur qui vient à certains jours faire aux aspirants des questions difficiles et auxquelles ils ne sont pas préparés, afin qu'ils apprennent à y répondre.
HISTORIQUE
XIIIe s.— Chose mollée [moulée] atachée à cole seur l'arçon (Liv. des mét. 209)
XVe s.— Dames ne sont mie si lourdes.... Pour leur faire acroire merveilles, Elles changent si souvent leurs colles (AL. CHARTIER La belle dame sans mercy.)
XVIe s.— Prenez colle des menuisiers, fondue en eau chaude (PARÉ X, 9)— Donner ou ficher la colle [attraper] (OUDIN Curios. fr.)
ÉTYMOLOGIE
Espagn. cola ; ital. colla ; du latin colla.
COLLÉ, ÉE (part. passé.)
1. Joint par de la colle. Le papier collé sur le mur.
Par extension. Les cheveux étaient collés sur la plaie.
Papier collé, papier qui a reçu un apprêt permettant qu'on écrive dessus.
Fig.
• Faire tourner des mots mal joints et mal collés (RÉGNIER Sat. IV)
2. Fig. Attaché à, fixé sur.
• Il était tous les Jours collé sur les livres (HAMILT. Gramm. 10)
• Nous nous écoulons en lui, nous y demeurons collés (BOSSUET Somm. de la doct.)
• Sa bouche tremblante collée sur le signe sacré de son salut (MASS. Car. Impén.)
• Le duc [de Beauvilliers] eut sans cesse les yeux collés sur moi pendant que je lui parlai (SAINT-SIMON 15, 169)
• C'est lui qui entre dans une église, et prenant l'aveugle qui est collé à la porte pour un pilier.... (LA BRUY. XI)
• Il passa trois ans collé sur ses barbouillages (J. J. ROUSS. Ém. III)
• Je me tenais collé à la fenêtre (CHATEAUB. Itin. 176)
• [Le crucifix] Aux lèvres du mourant collé dans l'agonie, Comme un dernier ami (LAMART. Méd. II, 22)
Collé sur son cheval, collé sur la selle, se dit d'un cavalier solide sur sa selle.
Terme de chasse. Chien collé à la voie, chien qui ne s'écarte pas de la piste de l'animal.
Terme de jeu de billard. Touchant à la bande. Bille collée. Je suis collé.
Terme d'écolier. Qui ne trouve rien à répondre, surtout dans un examen : Il demeura collé. Et aussi pris en faute, puni : Je suis collé pour la promenade.
COLLER (v. a.)
1. Joindre avec de la colle. Coller du papier. Coller une feuille d'acajou sur du chêne. Coller deux choses ensemble.
Enduire, imprégner de colle, d'apprêt. Coller du papier, coller de la toile.
Par extension. Le sang avait collé ses cheveux.
Coller du vin, y battre de la colle de poisson ou même du blanc d'oeuf pour le clarifier. Je croyais savoir coller le vin, J. J. ROUSS. Conf. VI
2. Appliquer une chose contre une autre. Il a collé son visage contre le mien.
• Cette attente d'une bataille en Flandre collait tout le monde aux fenêtres pour voir arriver les courriers (SAINT-SIMON 209, 65)
Fig.
• Au lieu de les coller sur des livres (J. J. ROUSS. Ém. II)
Terme de billard. Coller une bille, l'envoyer tout près de la bande. On dit aussi : coller son adversaire, pour dire : coller sa bille.
Populairement. Coller quelqu'un, lui fermer la bouche, lui dire quelque chose qui le fait taire.
Coller un écolier et surtout un aspirant à une des écoles du gouvernement, lui faire une question à laquelle il ne peut répondre.
3. V. n. Tenir comme avec de la colle. Tout cela avait collé ensemble.
Ce pantalon colle, il est juste, il dessine les formes.
4. Se coller, v. réfl. S'attacher comme avec de la colle.
• La tunique s'était collée sur sa peau (FÉNEL. Tél. XV)
S'appliquer exactement sur une chose. Cette draperie se collait sur le corps.
S'attacher fortement.
• Il dit, baise mes pieds, les inonde de larmes, Se colle à nos genoux (DELILLE Énéide, III, 830)
• .... Sur sa pâle main [de Laurence] ma lèvre qui se colle La retint à la vie avec une parole (LAMART. Joc. IV, 160)
• Il lui est arrivé plusieurs fois de se trouver tête pour tête à la rencontre d'un prince et sur son passage, et n'avoir que le loisir de se coller à un mur pour lui faire place (LA BRUY. XI)
Fig. Tenir son esprit appliqué à une chose.
• L'immobile auditeur Se colle à la tribune où tonne l'orateur (SEGRAIS Georg. III)
• Tillemont est le guide le plus sûr des faits et des dates pour l'histoire des empereurs ; Gibbon se colle à lui ; il se fourvoie et tombe quand l'ouvrage de Tillemont finit (CHATEAUB. dans le Dict. de DOCHEZ.)
HISTORIQUE
XIIIe s.— Si collerent [tendirent] les voiles et s'en allerent (VILLEHARD. p. 155, dans LACURNE)
XVIe s.— Je voy plus de cent ruisseaux Collez de fange et de bourbe (DU BELLAY II, 51, recto.)— Bons dieux ! qui voudroit louer Ceux qui, collez sur un livre, N'ont jamais soucy de vivre ? (RONS. 417)
SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE
COLLER. Ajoutez :
5. Fig. Se coller, être tenu par un fort sentiment.
• Les femmes, les enfants, les lieux de notre naissance, et autres objets auxquels notre esprit se colle et s'attache avec tant de passion (MALH. Lexique, éd. L. Lalanne.)
Colle
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Une colle est un produit de nature liquide ou gélatineuse servant à lier des pièces entre elles. Ces pièces peuvent être de même nature ou de différents matériaux.
Il existe de nombreuses sortes de colles. On peut les classer selon leur nature :
- Colles d’origine végétale : à base de gui, de sève de résineux..
- Colles d’origine animale : obtenues par cuisson de matières riches en collagène : colle de peau de lapin, colle d’os, colle de nerf, colle de tendons, colle de poisson…
- Colles de synthèse : ce sont les colles modernes : vinylique (colle blanche), acrylique, aliphatique, cyanoacrylate, polyuréthane, époxy , néoprène…
On a l'habitude de distinguer le collage de positionnement, qui ne nécessite pas de résistance particulière et le collage structural dans lequel la colle permet de réaliser des assemblages susceptibles de transmettre des efforts importants.
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Sommaire
- 1 Historique
- 2 Collage industriel
- 3 Principes généraux
- 4 Voir aussi
- 5 Liens externes
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Historique
Dans l'Égypte antique, les ébénistes fixaient les pièces de bois avec des colles fabriquées à base de déchets de boucherie boullis (sabots, cornes, os, peaux, tendons, etc.).
Collage industriel
Le collage est une technique d'assemblage largement utilisée dans l'industrie automobile ou ferroviaire entre autres.
Il existe différents types de colles dans les industries : colle à bois, etc.
Les pare-brise, moquette, joint, cache attelage sont des exemples de ce qui peut être collé.
Le collage est une technique fiable et reproductible pour peu que l'on soit rigoureux et attentionné.
En effet, une simple modification de l'environnement, des produits de nettoyage, ou une pollution non maîtrisée peut entraîner une catastrophe lors de l'assemblage.
Quelques chiffres : en moyenne il faut entre 80 kg de colles dans le montage d'une automobile et près de 700 kg dans le montage de certaines voitures ferroviaires.
Principes généraux
Plusieurs modèles ont été imaginés pour expliquer le fonctionnement de la colle. Aucun n'explique entièrement le phénomène, et il est probable que plusieurs coexistent. Le phénomène est appelé adhésion.
Les principales théories sur l’adhésion dans le cas d’un adhésif peuvent être regroupées en deux catégories : l’adhésion physico-chimique et l’adhésion mécanique.
L’adhésion physico-chimique regroupe la création de liaisons covalentes, électrostatiques et de Van der Waals entre l’adhésif et le matériau.
L’adhésion mécanique s’intéresse aux surfaces de contact. Par exemple, la théorie de l’ancrage mécanique stipule qu’un matériau rugueux collera mieux qu’un matériau parfaitement lisse, jusqu’à une certaine limite où des bulles d’air se forment. Ceci implique que plus l’adhésif mouille le matériau, c’est-à-dire plus il occupe une surface importante sur le matériau, plus le collage sera résistant.
Un autre élément est la diffusion des polymères : si l’adhésif est composé de polymères, ceux-ci vont pouvoir passer d’un matériau à l’autre et vont pouvoir "accrocher" le matériau.
Les différentes théories
| Adhésion physico-chimique |
Adhésion mécanique |
création de liaisons entre l’adhésif et le matériau :
- covalentes (centaine de kJ/mol)
- électrostatiques (variable)
- hydrogène (10 à 20 kJ/mol)
- de Van der Waals ( < 10 kJ/mol)
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- Ancrage mécanique (selon la rugosité du matériau)
- Mouillage de l’adhésif sur le matériau (qui entraîne une plus grande surface de contact)
- Interdiffusion des polymères (dans le cas d’une colle polymère)
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Voir aussi
- Adhésion : détail des différentes théories de l'adhésion
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Le Wiktionnaire possède une entrée pour « colle ».
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Liens externes
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