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Jeux de lettres
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○ Anagrammes
○ jokers, mots-croisés
○ Lettris
○ Boggle.
Lettris
Lettris est un jeu de lettres gravitationnelles proche de Tetris. Chaque lettre qui apparaît descend ; il faut placer les lettres de telle manière que des mots se forment (gauche, droit, haut et bas) et que de la place soit libérée.
boggle
Il s'agit en 3 minutes de trouver le plus grand nombre de mots possibles de trois lettres et plus dans une grille de 16 lettres. Il est aussi possible de jouer avec la grille de 25 cases. Les lettres doivent être adjacentes et les mots les plus longs sont les meilleurs. Participer au concours et enregistrer votre nom dans la liste de meilleurs joueurs ! Jouer
Dictionnaire de la langue française
Principales Références
La plupart des défintions du français sont proposées par Memodata et comportent un approfondissement avec Littré et plusieurs auteurs techniques spécialisés.
Le dictionnaire des synonymes est surtout dérivé du Crisco ou du dictionnaire intégral (TID).
L'encyclopédie française bénéficie de la licence Wikipedia (GNU).
Traduction
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Le Littré
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traductions
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compte (n.m.)
1.action d'évaluer une quantité. Quantité évaluée.
2.état des recettes et des dépenses.
compter (v.)
1.calculer.
2.faire attention à la dépense.
3.déterminer une quantité par un calcul.
4.comprendre, inclure dans une énumération.
compte (n.m.)
↗ compter
compte (n.m.)
addition, affaire, appoint, ardoise, arrêté, article, avantage, avoir, balance, bénéfice, bilan, boni, bordereau, budget, bulletin de paie, calcul, comptabilité, compte bancaire, débet, décompte, découvert, déficit, dénombrement, dépens, différence, doit, douloureuse, dû, écriture, encaisse, énumération, facture, gain, intérêt, justification, liquidation, livre, mécompte, mémoire, montant, nombre, note, opération, précompte, profit, recensement, rectificatif, règlement, relevé, reliquat, revenant-bon, revue, ristourne, solde, somme, soulte, statistique, supputation, total
compte (n.m.) (ellipse)
compté (nominal)
compter (v.)
apprécier, avoir l'intention, avoir pour certain, avoir pour sûr, calculer, chiffrer, comprendre, computer, considérer, contenir, croire, dater, décompter, dénombrer, englober, entendre, entrer en ligne de compte, énumérer, envisager, épargner, escompter, espérer, estimer, être important, évaluer, examiner, exister, facturer, fonder, importer, inclure, introduire, inventorier, marquer, mesurer, mettre sur l'ardoise, mettre sur le compte, nombrer, payer, penser, peser, posséder, précompter, prendre, présenter, présumer, projeter, recenser, regarder, réputer, s'appuyer, s'attendre, s'attendre à, se flatter, se promettre, se proposer, se ranger, se réjouir à, se targuer, songer, supposer, supputer, tabler, tenir pour, attendre (se+V à ce que +Gsubj)
[ au compte de ] • [ pour le compte de ] • [ sur le compte de ] • affirmation de compte • arrêt de compte • au bout du compte • au compte-gouttes • compte annuel • compte bancaire • compte bloqué • compte chèque postal • compte client • compte commun • compte courant • compte courant postal • compte d'apothicaire • compte d'épargne • compte de frais • compte de profits et pertes • compte de résultat • compte du grand livre • compte rendu • compte rémunéré • compte sur livret • compte tenu de • compte titre • compte à rebours • compte-chèques • compte-fils • compte-gouttes • compte-minutes • compte-pas • compte-titre • compte-tours • demander compte • donner son compte • en fin de compte • extrait de compte • faire le compte • faire le compte rendu • laissé pour compte • laissé-pour-compte • levée de compte • mettre sur le compte • ne pas tenir compte • ne pas tenir compte des ordres • numéro de compte • passer en compte • pour solde de tout compte • pour-compte • prendre à son compte • relevé de compte • rendre compte • régler son compte • sans tenir compte • sur le compte de • tenir compte • tenir compte de • tirer à bon compte • titulaire d'un compte • tout compte fait • travailler à son compte • trouver son compte • à bon compte • à ce compte-là • établir un compte • être quitte à bon compte • être à son compte
[ à compter de ] • compter les points • compter pour • compter pour du beurre • compter ses chemises • compter sur • compter une somme à qqn • ne pas compter • sans compter • à compter de
À-BON-COMPTE • COMPTE-FILS • COMPTE-GOUTTES • COMPTE-PAS • GRAND-COMPTE![[Littré]](/common/images/alexandria/contributors/littre.gif)
compte consolidé • compte d'exploitation • transport pour compte de tiers • transport pour compte propre
Compte courant • Compte court • Compte d'épargne • Compte de résultat • Compte long • Compte positif • Compte pour le développement industriel • Compte rendu • Compte rémunéré • Compte à rebours • Compte à rebours (X-Files) • Compte à vue • Compte épargne-temps • Compte-fils • Compte-rendu de réunion • Compte-tours
compte (n. m.) [figuré]
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| wdn |
compte (n. m.) [ellipse]
| tid |
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compte (n. m.)
compte (n. m.)
| wdn |
compte (n. m.)
compte (n. m.)
| wdn |
compter
| wdn |
compter (v. intr.)
V+sur+comp
| tid |
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compter (v. intr.)
| wdn |
compter (verbe)
compter (verbe)
compter (verbe)
compter (verbe)
| wdn |
COMPTE (s. m.)
1. Action de compter ; résultat de cette action. Faire un compte. Il sait le compte de son argent. Le compte est juste.
• J'ai reçu des compliments sans compte (SÉV. 101)
• J'ai perdu plus que tous les autres en chevaux et en effets, mais j'ai le compte de mes membres (P. L. COUR. Let. I, 156)
• Cependant son dauphin d'une vitesse prompte Des ans de sa jeunesse accomplira le compte (MALH. Prière pour le roi.)
Ligne de compte, marge blanche qu'on laisse exprès à côté d'un compte, et contenant les chiffres répondant aux articles détaillés dans le compte ; pour le calcul on ne regarde que ce qui est tiré en ligne de compte.
Fig. Mettre, faire entrer en ligne de compte, prendre en considération.
• Sans mettre en ligne de compte tous les savants qui y sont (MOL. Critique, 7)
• Si vous mettez en ligne de compte les incendies et les tremblements de terre (J. J. ROUSS. Orig. notes.)
Compte borgne, se dit quand la somme est composée de fractions, et aussi quand le compte n'est pas clair. Et dans le même sens : mauvais compte.
Compte rond, nombre, somme sans fractions.
Cela n'est pas de compte, cela ne compte pas.
À compte, loc. adv. à valoir, en déduction. J'ai reçu mille francs à compte.
• Il dit à un valet de passer les parties à compte (LA BRUY. Théophr. 24)
À-compte, s. m. Somme donnée ou reçue en déduction d'un compte, d'une dette. J'ai déjà reçu plusieurs à-compte.
Au compte, suivant la manière de compter.
• Au compte de ces gens, Le marchand à sa peau devait faire fortune (LA FONT. Fabl. V, 20)
Fig.
• À votre compte, selon vous, suivant votre manière de voir.... Suis-je un sot à ton compte (MOL. l'Étour. IV, 1)
• Oui, je suis donc un sot, un voleur à son compte (RAC. Plaid. II, 3)
À ce compte, à ce compte-là, d'après ce raisonnement.
• À ce compte, ils en auraient plus qu'aucun de nous (DESC. Méthode, 5, 9)
• L'Église à ce compte-là approuverait tous les abus (PASC. Prov. 6)
• À ce compte, arrogante, un fantôme nouveau Te donne cette audace et cette confiance (CORN. Héracl. I, 2)
• Je les ai subornés contre vous, à ce compte (CORN. Nicom. III, 7)
Au bout du compte, tout bien considéré, après tout.
• Au bout du compte, Je ne m'en soucie point du tout (SÉV. 134)
• Il n'est qu'un homme au bout du compte (PASC. dans COUSIN)
• On trouve au bout du compte que les choses sont bien comme elles sont (FONTEN. Sapho, Laure.)
• Au bout du compte je n'ai que trois questions à faire au docteur indien (BERN. DE S.-P. Chaum. ind.)
En fin de compte, finalement.
Bois de compte, bûche de compte, se dit pour désigner un certain nombre de bûches qui se donne pour une certaine mesure en comptant et sans mesurer.
• Les jeter tout vivants dans un bûcher composé de deux voies de bois de compte et de deux voies de fagots à doubles liens (VOLT. Lett. d'Argental, 22 janv. 1775)
Monnaie de compte, voy.
MONNAIE.
Par compte, à fur et mesure.
• Pour distribuer tout le linge par compte (SÉV. 43)
• Mme de Neuillan la chargea [Mlle d'Aubigné, plus tard Mme de Maintenon] de la clef de son grenier pour donner le foin et l'avoine par compte (ST.-SIM. 74, 214)
On dit qu'un homme ne tient ni compte ni mesure quand il laisse aller ses affaires en confusion.
Nombre de cent fils dans la largeur d'une pièce de toile.
Compte se dit de plusieurs petites choses qu'on prend à la main ou qu'on jette ensemble pour compter plus rapidement. Les prunes se comptent deux à deux, trois à trois ; les espèces d'or et d'argent deux à deux, trois à trois, quatre à quatre ; et chaque prise ou jet se nomme un compte. Cette locution a vieilli.
2. Bon compte, bon marché. Le bon compte que l'on trouve chez ce marchand. Faire bon compte. Ce marchand vous fera meilleur compte.
À bon compte, à bon marché, au propre et au figuré. Vendre, acheter à bon compte.
• Grâce aux bontés du ciel, j'en suis quitte à bon compte (MOL. Éc. des f. II, 6)
• En voici une, voire cent à meilleur compte (PASC. Prov. 9)
• Laisser passer une occasion de gagner les bonnes grâces d'un Dieu tout miséricordieux et tout puissant à si bon compte (FLÉCH. Serm. II, 124)
De bon compte, en comptant bien, au moins.
• En peut donner au roi quatre cents [millions], de bon compte (MOL. les Fâcheux, III, 3)
• Six de bon compte (LAFONT. Berc.)
Être de bon compte, se disait d'un associé qui ne trompait pas son associé ou son maître. Un homme de bon compte, homme sincère, qui ne trompe personne. Être de bon compte, être loyal et accommodant en fait d'intérêts ; et fig. Convenir franchement d'une chose. Soyez de bon compte, vous ne vous attendiez pas à cette aubaine.
Manger, se divertir à bon compte, c'est-à-dire manger, se divertir sans se mettre en peine de rien, et aussi sans qu'il en coûte rien.
Recevez cela à bon compte, c'est-à-dire en déduction de ce que je vous dois.
3. État de recettes et de dépenses. Solder un compte.
• Tenir un compte exact de ce qui leur est dû (FÉN. Tél. III)
• Je suis dans l'embarras d'arrêter un grand compte de dix-neuf années (SÉV. 427)
• Je viens ici pour faire nos comptes ensemble (MOL. le Bourg. gent. III, 4)
• Vous passeriez vos jours à tenir les comptes du ménage (HAMILT. Gramm. 9)
• C'est quelqu'un qui monte Apporter le compte Du restaurateur (BÉRANG. Cocag.)
Familièrement. Tenu comme un compte de cuisinière, tenu sans aucune des formes de comptabilité.
De compte fait, le compte ayant été fait. De compte fait, je vous dois cinq cents francs.
Fig. Tout considéré.
• Il a de l'esprit, mais dix fois moins, de compte fait, qu'il ne présume d'en avoir (LA BRUY. XI)
• N'avez-vous pas dans votre Église sept sacrements de compte fait ? (VOLT. Jenni, 3)
Être à compte à demi avec quelqu'un, être en société avec quelqu'un, partager par moitié. Faire une chose de compte à demi avec quelqu'un, en partageant les dépenses et les bénéfices.
Pour le compte de quelqu'un, pour faire ses affaires.
• Il m'établit pour son compte et s'en trouva bien (J. J. ROUSS. Ém. V)
Faire le compte à un domestique, lui donner son compte, lui payer ce qu'on lui doit et le renvoyer. Et dans un sens analogue, le domestique demande son compte, quand il veut quitter la maison où il est.
Fig. Je lui ai donné son compte, je l'ai traité de fait ou de parole comme il le mérite.
Par extension, son compte est bon, son compte sera bientôt réglé, c'est-à-dire on lui fera un mauvais parti.
Il en a pour son compte, il lui est arrivé quelque perte, quelque mésaventure.
• L'honnête homme morbleu ! vive monsieur Géronte ! Ma foi, sans moi la belle en avait pour son compte (REGN. le Bal, sc. 18)
C'est pour son compte, tant pis pour lui. Et dans un sens favorable : Les applaudissements étaient pour son compte.
Régler ses comptes, établir ce que nous devons et ce qui nous est dû.
Fig.
• Pour régler ses comptes avec la justice divine (BOSSUET Sulp. 2)
Rendre ses comptes, justifier de l'emploi régulier des valeurs dont on a eu la gestion.
Avoir quelque chose en compte, en disposer à la charge d'en rendre compte.
Passer en compte, porter sur le compte de, mettre comme dû, au propre et au figuré.
• De même que j'ai été atteint du péché d'Adam, ma justice est passée en compte aux autres (CHATEAUB. Génie, II, V, 15)
Passer sur le compte de, être attribué à.
• Ce qui était le fait d'une humeur un peu bizarre, d'un esprit distrait et capricieux, passait sur le compte de la fermeté de caractère et de la supériorité de jugement (CARREL Oeuvres, t. V, p. 202)
Mettre quelque chose sur le compte de quelqu'un, lui attribuer quelque fait plus ou moins répréhensible.
Prendre, mettre une chose sur son compte, se l'attribuer.
• Il prit cette complaisance sur son compte (HAMILT. Gramm. 4)
• Grossesse que le roi voulut bien prendre sur son compte (HAMILT. ib. 11)
• Il pourrait mettre les approbations sur le compte de son mérite (SÉV. 291)
• Vos soins aimables que je dois mettre sur mon compte (SÉV. 450)
• Je mets sur mon compte toutes les bontés que vous aurez pour elle (SÉV. 224)
Sur le compte de quelqu'un, en ce qui le concerne. Nous sommes fort inquiets sur son compte. On m'a donné sur son compte des renseignements qui ne sont guère favorables.
Pour le compte de quelqu'un, pour ce qui le regarde. Pour mon compte, je suis résolu à obéir. Pour votre compte, vous ferez bien de partir au plus vite.
Tenir compte à quelqu'un d'une chose, le dédommager d'une perte.
Fig. Lui savoir gré de sa conduite en une circonstance.
Faire son compte de, être dans l'intention de.
• Neptune peut bien faire compte De nous laisser avecque vous (MALH. VI, 9)
• J'avais toujours fait compte De ne m'en séparer qu'avecque le trépas (MALH. V, 29)
• Vous faites donc à la fin votre compte De me donner la baronne pour bru (VOLT. Nan. II, 12)
• Elle fait son compte d'aller faire un tour à la foire (MOL. l'Avare, II, 6)
• Faites votre compte D'aller au Louvre accomplir mes souhaits (MOL. Impromptu, remercîment au roi.)
Faire son compte que, être assuré que.
• Faites votre compte que si vous ne m'aimez pas.... (SÉV. 39)
• Oui, croyez ma cousine, et faites votre compte Que ce jeune éventé vous couvrira de honte (VOLT. Indiscr. sc. 18)
Avoir son compte, avoir ce qu'on désire, ou être bien dans ses affaires ; et ironiquement, être très maltraité de fait ou de paroles ; être ivre.
Entendre, savoir bien son compte, entendre bien ses intérêts.
Trouver son compte à, avoir profit, avantage à.
• Ils ne trouveront point ici leur compte (CORN. Ex. de Poly.)
• Trouves-y ton compte et j'en serai ravie (CORN. le Ment. IV, 9)
• Je trouve bien mieux mon compte avec l'un qu'avec l'autre (MOL. 2e Interm. de la Princ.)
• Si vous ne trouvez votre compte d'un côté, vous vous jetez de l'autre (PASC. Prov. 5)
• Il n'y trouvait pas son compte (HAMILT. Gramm. 4)
• L'une et l'autre trouva de la sorte son compte (LA FONT. Fab. III, 8)
• Comparaison où il trouve son compte (LA BRUY. XIII)
• Nous trouvons aussi notre compte Avec tous les gens qui sans honte Savent dans un retour subit Changer d'habit (BÉRANG. Vieux habits.)
Dans un sens analogue. Je vous ai prêté vingt francs, vous m'en rendez dix-sept ; ce n'est pas mon compte.
Fig.
• Cet hymen serait bien mon compte (LA FONT. Nic.)
• Amour fait tant qu'enfin il a son compte (LA FONT. Cuv.)
• Tout autre eût été mieux mon compte (LA FONT. Nic.)
• Pourvu qu'on crie, les jésuites auront leur compte (PASC. Prov. 3)
• Si vous y veniez tous deux, ce serait bien mon compte (SÉV. 594)
• Il voulut se retirer, ce n'était pas mon compte (HAMILT. Gramm. 3)
• Oui ; mais j'y suis blessée et ce n'est pas mon compte De souffrir dans mon sang une pareille honte (MOL. F. sav. III, 6)
Fig. Vous ne trouverez pas votre compte avec cet homme-là, c'est-à-dire ne contestez pas contre lui ; il est plus fort, plus habile que vous.
Être loin de compte, se tromper dans son calcul, dans ses combinaisons.
• Il était bien loin de compte (HAMILT. Gramm. 4)
• Ainsi Luther était bien loin de son compte (BOSSUET Var. II)
• Vous voici bien loin de compte (J. J. ROUSS. Ém. II)
• Vous vous êtes trouvé loin de compte après avoir vécu parmi nous (J. J. ROUSS. ib. IV)
Par extension. Ils sont tous deux bien loin de compte, ils sont loin de tomber d'accord.
Fig. À bon compte, tout de bon, effectivement.
• Qui, l'ayant prise [la lettre] comme pour s'en divertir, la lut à bon compte (LESAGE Gil Blas, IX, 6)
4. Terme de droit. État de recette et de dépense des biens dont on a l'administration et des sommes que l'on a touchées. Le tuteur doit rendre compte. Affirmation, clôture d'un compte.
5. Terme de commerce et de finances. État d'opérations tenu dans une forme régulière, état de situation entre deux personnes qui se doivent réciproquement. Livre de compte. Le crédit et le débit d'un compte. Avoir un compte ouvert avec quelqu'un, prendre chez lui à crédit. Avoir des marchandises à compte, les avoir à crédit.
Terme de banque. Compte de retour, compte qui accompagne la retraite ou lettre de change tirée par le porteur d'une lettre protestée, et qui contient les frais et intérêts à rembourser au porteur.
Compte courant, situation de deux personnes qui s'engagent à faire l'une pour l'autre des versements et des encaissements, sous la condition de régler à une certaine époque leur position réciproque. On dit que ce compte est courant, parce qu'il reçoit des articles successifs jusqu'à la clôture définitive. Être en compte courant avec la banque.
Compte courant, état des opérations intervenues entre les personnes en compte courant.
Anciennement. Chambre des comptes, cour souveraine qui allait à côté du parlement et qui connaissait, en dernier ressort, des finances et du domaine du roi.
Aujourd'hui, Cour des comptes, cour supérieure établie pour examiner et juger les comptes de ceux qui ont manié les deniers de l'État.
6. Considération, cas. Le compte que l'on fait de lui. Le compte où l'on tient le livre publié par ce savant. Le peu de compte qu'il a fait de me répondre.
En ce sens, compte ne se dit guère qu'avec les verbes faire et tenir.
Faire compte, faire cas, tenir en estime, donner attention.
• Se plaignant que sa faute vient d'elle, Il n'en veut faire compte (MALH. I, 4)
• Et brisant tous ces noeuds dont j'ai tant fait de compte (RÉGNIER Élég. II)
• Non plus que de farceurs je n'en puis faire compte (RÉGNIER Sat. XIV)
• D'un si faible service elle fait trop de compte (CORN. Cid, IV, 3)
• D'un vain songe peut-être elle fait trop de compte (RAC. Athal. III, 4)
• Et dont alors on faisait plus de compte (LA FONT. Faucon.)
• Mais lui, ferme et constant, n'en a fait aucun compte (MOL. Fâch. I, 1)
• Quel compte devez-vous faire d'une amitié qui aboutit à votre réprobation ? (BOURD. Dominicales, I, Société des justes, 189)
• D'abord l'habitant ne fit pas grand compte de ces deux enfants pauvrement vêtus (BERN. DE S.-P. Paul et Virg.)
• Leurs fronts sont couronnés de ces fleurs que la Grèce Aux champs de Marathon prodiguait aux vainqueurs ; C'est là leur diadème ; ils en font plus de compte Que d'un cercle à fleurons de marquis ou de comte (VOLT. Ép. 76)
Tenir compte de quelqu'un, de quelque chose, l'avoir en considération. Il ne tient aucun compte de ce qu'on lui dit.
• J'aurai donc nommé ces beaux yeux Tant de fois mes rois et mes dieux, Pour aujourd'hui n'en tenir compte (MALH. V, 17)
• J'accepte le présent, et crois pouvoir sans honte, L'ayant de votre main, en tenir quelque compte (CORN. Othon, IV, 4)
• C'est et d'elle et de lui tenir bien peu de compte (CORN. Rod. III, 5)
• Il n'en a tenu compte (RAC. Plaid. I, 1)
Cette femme ne tient pas compte d'elle, se néglige, ou bien ne ménage pas sa réputation.
7. Rapport circonstancié. Demander, rendre compte d'un événement.
• Un valet.... Qui rend comme espion compte exact de ta vie (RÉGNIER Élég. II)
• Il s'en retourna rendre compte de sa commission (FÉN. Tél. III)
• Il lui rendait compte de tout ce qu'il pouvait découvrir m. (ib. XIII)
• Il ne faut pas qu'un roi fasse le détail, c'est la fonction de ceux qui travaillent sous lui, il don seulement s'en faire rendre compte (ID. ib. XXII)
• On rendait compte au roi de leur conduite (BOSSUET Hist. III, 5)
• Je vous rendrai compte de ma journée (SÉV. 39)
• Au lieu de déplorer la mort des autres, grand prince, dorénavant je veux apprendre de vous à rendre la mienne sainte ; heureux si, averti par ces cheveux blancs du compte que je dois rendre de mon administration, je réserve au troupeau que je dois nourrir de la parole de vie les restes d'une voix qui tombe et d'une ardeur qui s'éteint (BOSSUET Louis de Bourbon.)
Rendre bon compte à, parler ou agir à la satisfaction de.
• Tu m'as commis ton sort, je t'en rendrai bon compte (CORN. Hor. II, 5)
• Je vous en rendrai un très bon compte (SÉV. 310)
• Elle vous rendra un bon compte de cette affaire (SÉV. 14)
• Je vous rendrai bon compte de tout (SÉV. 517)
Dans un sens tout différent. Vous me rendrez bon compte de votre conduite, c'est-à-dire je vous en ferai repentir.
Se rendre compte de quelque chose, en pénétrer la cause, le secret.
Rendre compte d'un ouvrage dans un journal, l'apprécier en l'annonçant.
Compte rendu, récit, exposé d'un fait ou d'une question. Compte rendu d'une séance, d'une audience. Compte rendu, exposé d'une situation, d'un ensemble d'opérations. Compte rendu présenté au roi, au mois de janvier 1781, par Necker. Compte rendu des travaux des ingénieurs des mines. Le compte rendu, exposé de principes politiques fait par les députés de la gauche en 1832.
Justification, explication, responsabilité, avec les verbes devoir, rendre, demander.
• J'en dois compte au sénat et n'y puis consentir (CORN. Nicom. V, 5)
• Et vous devez aux dieux compte de tout le sang.... (CORN. Cinna, II, 1)
• Que lui dirai-je enfin ? je dois lui rendre compte (CORN. Cid, II, 1)
• Jamais un souverain ne doit compte à personne Des dignités qu'il fait et des grandeurs qu'il donne (CORN. D. Sanche, III, 4)
• Je ne rendais qu'à moi compte de mes désirs (RAC. Bérén. II, 2)
• Seigneur, je ne rends point compte de mes desseins (RAC. Iphig. IV, 6)
• J'en dois compte, madame, à l'empire romain (RAC. Brit. I, 2)
• Il me faut de leurs coeurs rendre un compte fidèle (RAC. Mithr. II, 3)
• Ô Dieu, devant qui je dois rendre un compte exact de toutes mes actions (PASC. Prière.)
• Je demanderai compte aux hommes de la vie des hommes (PASC. Prov. 14)
• Rendre compte de leur administration (BOSSUET Hist. I, 5)
• Pour y rendre compte du sang qu'elles auront répandu (BOSSUET Polit.)
• Le prélat ayant répondu selon sa coutume qu'il ne devait compte qu'à Dieu seul, son temporel fut saisi (VOLT. Louis XV, 36)
• Il faut travailler, il faut être utile ; on doit compte de ses talents (DIDER. Lett. à Volt.)
PROVERBES
Erreur n'est pas compte, même sens que les deux précédents.
On dit qu'un homme est trésorier sans rendre compte, pour exprimer qu'il dispose du bien d'autrui comme il lui plaît et sans être obligé d'en rendre compte.
Chacun son compte, il faut que chacun ait ce qui lui revient.
HISTORIQUE
XIe s.— Cinquante mille chevaliers [ils] ont par cunte (Ch. de Rol. CCXXII)
XIIIe s.— Tout le maquerel et tout le harenc qui vient à Paris doit estre venduz à conte (Liv. des mét. 270)— Il loist bien as hoirs de celi qui fit testament, qu'il demandent conte as executeurs des biens qu'il orent por le testament acomplir (BEAUMANOIR XII, 30)— Il doit estre renvoiés au liu qu'il garda, tant qu'il ait rendu bon conte à son segneur (BEAUMANOIR XII, 43)— Cil qui est establis à autrui dete recevoir, doit dire : Je les ai recheues, et en doit rendre compte (BEAUMANOIR XXIX, 13)— Il se vesti de povres dras, E si se mist de haut en bas, Onques de rien conte ne tint (Grégoire le Grand, p. 84)— Mès une remembrance m'espoente et affronte, Que qui plus tient de Dieu, plus a à rendre conte (J. DE MEUNG Test. 258)
XIVe s.— Et semblablement est il de ceulz qui ne tiennent compte de exposer leur pecunes largement (ORESME Eth. 280)— Estre acoustumé de non tenir compte ou creindre trop choses terribles (ORESME ib. 37)— Nonpourquant fut ainsnez Bertran, si l'a dit on ; Mais compte n'en tint on nes [même] plus que d'un mouton (Guesclin. 85)
XVe s.— Et les cardinaux et riches hommes d'Avignon s'obligerent à ce qu'ils le garderoient de si près, qu'ils en rendroient bon compte (FROISS. III, IV, 67)— Et ne faisoient les seigneurs nul compte d'autres gens d'armes, s'ils n'estoient à heaumes et à tymbres couronnés (FROISS. I, I, 64)— Et il ne fit point grand compte des François quand ils vindrent (FROISS. II, II, 227)— À brief parler et sans faire long compte (CH. D'ORL. 1)— Fin de compte, puisqu'est ainsi, Fermons nos cuers en aliance (CH. D'ORL. Rondeau)— .... smon que ayez Les maulx d'amours trop petit essayez, Et que jà sont de vos comptes rayez Et oubliez (A. CHARTIER Débat des deux fortunes)— Et que ceux où loquence habonde, Et qui ont belle theorique Et de parler bonne pratique En faiz de beaus comptes compter, Choses nouvelles rapporter, Et l'estat des pays voisins (EUST. DESCH. Poésies mss. f° 413, dans LACURNE)— Il faisoit bien son compte que il les rameneroit bien à la raison (COMM. II, 4)— Qui en a, il est bien venu ; Qui n'en a point, on n'en tient compte (VILLON Ball. des Ecoutants.)
XVIe s.— Il conviendra quelque jour laisser le monde [mourir] pour aller rendre compte de son entremise et recevoir son loyer (Rozier histor. I, 3)— Seigneur, n'entre point en conte avec ton serviteur : car nul vivant ne sera justifié devant toy (CALVIN Instit. 679)— Appeler à conte (CALVIN ib. 680)— Mais aussi, à ce compte.... (MONT. I, 25)— À leur compte (MONT. I, 212)— Elle a meilleur compte d'incorporer une fois pour toutes.... (MONT. I, 93)— L'escrivain n'a à rendre compte que d'une verité empruntée (MONT. I, 103)— Le peu de compte en quoy il tenoit les.... (MONT. I, 118)— Triumpher à bon compte (MONT. ib.)— Les menus comptes, payements, etc. (ID. I, 257)— Les plus hardies sectes sont contrainctes de se plier à la loy civile, au bout du compte (MONT. II, 244)— Quant à ceulx qui avoient la superintendance sur les trouppeaulx du roy, ilz n'en faisoient compte, et ne se soucioient point de leurs courroux (AMYOT Rom. 7)— .... Sans qu'il soit tenu de rendre compte de ce qu'il fait (AMYOT Cam. 31)— Il resolut de s'en aller tout droit devant Sutrium, faisant son compte qu'il trouveroit les Thoscans en desarroy (AMYOT ib. 59)— Quant à la soude [solde] ordinaire de ceulx qui porteroient les armes pour luy, qu'il la leur payeroit, non point à compte, mais à mesure (AMYOT Artax. 6)— Ils succederont à compte de testes, que l'on dit in capita, et non par branches, que on dit in stirpes (Coustum. génér. t. I, p. 766)— À vieux comptes, nouvelles disputes (COTGRAVE)— Qui vit à compte, il vit à honte (ID.)
ÉTYMOLOGIE
Provenç. compte, comte ; espagn. cuenta ; portug. conta ; ital. conto ; du latin computus, compte, où l'accent est sur com (voy. COMPTER).
SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE
COMPTE. Ajoutez : - REM. J. J. Rousseau a dit : Tourner à compte, pour : être avantageux. Ils aimeront mieux me faire une rente viagère, ce qui, vu mon âge et l'état de ma santé, leur doit probablement tourner plus à compte, Lettre à du Peyrou, 13 déc. 1764.
COMPTÉ, ÉE (part. passé.)
1. Dont on a fait le compte. Les têtes de bétail ayant été comptées.
• Vous lui pourrez bientôt prodiguer vos bontés [à votre fils], Et vos embrassements ne seront plus comptés (RAC. Andr. IV, 1)
• Les moments sont comptés ; venez.... (BRIFFAULT Ninus II, II, 7)
• Dans mon coffre tout plein de rares qualités, J'ai cent mille vertus en louis bien comptés (BOILEAU Ép. V)
Marcher à pas comptés, marcher avec lenteur et gravité.
• Trois vieilles rechignées Vinrent à pas comptés.... (RÉGNIER Sat. II)
• Un valet le portait, marchant à pas comptés Comme un recteur suivi des quatre facultés (BOILEAU Sat. III)
Fig.
• La vertu qui ne marche qu'à pas comptés (BOSSUET Amb. 1)
• L'esprit ne va pas à pas comptés comme l'expression (DIDER. Ess. s. les sourds et muets.)
Fig. Tout compté, et aussi, tout compté, tout rabattu, ou tout bien compté et rabattu, tout bien examiné.
• M. Bâcle qui tout compté n'était qu'un manant (J. J. ROUSS. Conf. III)
2. Réputé, dont on tient compte.
• Agrippine crie que l'adoption n'est comptée pour rien (DIDER. Essai sur Claude.)
• Mon père était ami de Colbert, la vertu était encore comptée (SAINT-SIMON 10, 123)
• Les services et non les aïeux furent comptés, ce qui ne s'était guère vu encore (VOLT. Louis XIV, 8)
Qui a du crédit, qui commande la considération.
• Cette fameuse Mme de Puysieux, si bien avec la reine mère, si comptée et si impérieuse avec le monde (SAINT-SIMON 55, 158)
SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE
COMPTÉ. Ajoutez : - REM. On pourrait croire que à pas comptés veut dire simplement à pas dont on fait compte un à un. Ce n'est pas la vraie interprétation ; il y a quelque chose de plus, et à pas comptés veut dire à pas que l'on paye, dont on tient compte.— Cela se voit par cet exemple : S'il faut instruire quarante procès l'année, aller chercher les témoins dans des lieux éloignés, prendre les coupables, les mener aux juges de la compétence, les ramener pour les juger définitivement, et que tout cela se passe à pas comptés [en payant pour les allées et venues], le chapitre de dépense sera gros (7 mars 1684) (BOISLISLE Corresp. contrôl. gén. des finances, p. 15)
COMPTER (v. a.)
1. Faire un calcul. Compter de l'argent. Il compta les baliveaux.
• Et tout ce peuple ingrat pour qui je périrai, S'enivrant du plaisir de compter mes blessures (DELAV. Vêpr. sicil. II, 6)
• Voyez, chrétiens, comme les temps sont marqués, comme les générations sont comptées ; Dieu détermine jusqu'à quand doit durer l'assoupissement (BOSSUET Reine d'Anglet.)
• En un mot, qui voudrait épuiser les matières, Peignant de tant d'esprits les diverses manières, Il compterait plutôt combien dans un printemps Guenaud et l'antimoine ont fait périr de gens (BOILEAU Sat. IV)
Compter quelque somme à quelqu'un, lui faire un payement en comptant les espèces. Je lui ai compté mille francs.
Fig.
• Ah ! souffrez qu'un couvent dans les austérités Use les tristes jours que le ciel m'a comptés (MOL. Tart. IV, 3)
• Sais-je combien le ciel m'a compté de journées ? (RAC. Bér. IV, 4)
Fig. Compter les heures, les jours, éprouver l'impatience que donne l'inquiétude ou l'attente.
• Il commençait à compter les moments dans l'attente de son retour (HAMILT. Gramm. 7)
• Tu comptes les moments que tu perds avec moi (RAC. Andr. IV, 5)
• Ces maximes sévères Qui font que les enfants comptent les jours des pères (MOL. Écol. des Mar. I, 2)
Compter par, signaler par.
• Vous ne comptez vos jours que par des sacriléges (MASS. Avent. Jugem.)
• Vous comptez tous vos jours et marquez tous vos pas Par des plaisirs affreux ou des assassinats (VOLT. Catilin. I, 5)
• Et qui, faisant fléchir les plus superbes têtes, Comptera désormais ses jours par ses conquêtes (LA FONT. Fabl. Dédic. au Dauph.)
Compter dix, vingt années de services, avoir servi l'État pendant dix, vingt années.
Compter tant d'années, de siècles d'existence, se dit des monuments, des institutions, des peuples qui durent depuis tant d'années, de siècles.
Poétiquement. Compter tant d'années, tant de printemps, tant d'hivers, être âgé de tant d'années. Cette jeune fille comptait seize printemps. Ce vieillard compte quatre-vingts hivers.
Compter les morceaux, se dit d'un avare qui regrette ce qu'il donne à manger. Compter les morceaux de quelqu'un, ne lui donner que le juste nécessaire. Compter les morceaux à quelqu'un, tenir compte de ce qu'il mange et, en général, de ce qu'il dépense.
Compter ses pas, march