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Dictionnaire de la langue française
Principales Références

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Le dictionnaire des synonymes est surtout dérivé du Crisco ou du dictionnaire intégral (TID).
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définitions

conte (n.m.)

1.récit distrayant d'aventures imaginaires.

conter (v.)

1.faire le récit de.

2.raconter une histoire imaginaire avec l'intention de distraire.

 
voir aussi

conte (n.m.)

conter

conter (v.)

conteur conte

 
synonymes

conté (n.m.)

comté

 
locutions

-Nicolas Jacques Conté • conte bleu • conte de fée • conte de fées • conte des mille et une nuits • conte merveilleux

-conter fleurette • conter par le menu • en conter à qqn

-Abeille (conte) • Antonio Conte • Arthur Conte • Bruant de Le Conte • Conte (Jura) • Conte (homonymie) • Conte Bleu • Conte Candoli • Conte d'automne • Conte d'hiver • Conte d'été • Conte de Sinouhé • Conte de cinéma • Conte de fées à l'usage des moyennes personnes • Conte de printemps • Conte fantastique • Conte merveilleux • Conte oriental • Conte philosophique • Conte satirique • Daniel Conte • Fanélie Carrey-Conte • Hansel et Gretel (conte) • Hugo Conte • John Eatton Le Conte • L'Heptaméron (conte) • La Petite Sirène (conte) • Lansana Conté • Le Conte d'hiver • Le Conte de Noël d'Auggie Wren • Le Conte des deux vizirs et d’Anîs al-Jalîs • Le Conte du pêcheur et du démon • Le Conte d’Ayyûb le Marchand, de son fils Ghânim et de sa fille Fitna • Les Quatre Saisons (conte) • Les Souhaits (conte) • Lo que te conté mientras te hacías la dormida • Louise Conte • Loup (personnage de conte) • Mark Conte • Meiffren Conte • Monticello Conte Otto • Nicolas-Jacques Conté • Oberto, Conte di San Bonifacio • Ondine (conte) • Paolo Conte • Peau d'Âne (conte de Perrault) • Perceval ou le Conte du Graal • Pierre Conté • Richard Conte • Si Paris nous était conté • Si Versailles m'était conté... • Tony Conte • Un conte de Noël • Valleran Le Conte • Villa del Conte • Édouard Le Conte

 
dictionnaire analogique

conte (n. m.) [vieux]

conte (n. m.)

conte (n. m.)

conte (n. m.)

conte (n. m.)

conte (n. m.)

conter (v. tr.)

V+comp • En+V+comp

conter (v. tr.)

V+comp

tid

raconter[Classe]

conter (v. tr.)

 
le Littré (1880)

CONTE (s. m.)

1. Récit, rapport, et, particulièrement, récit de quelque anecdote, de quelque aventure. Un bon conte. Il sait des contes de toute sorte. Il fait un conte mieux qu'homme du monde.

Tu fais après cela des contes superflus (CORN. Héracl. IV, 4)

J'ai une démangeaison naturelle à faire part des contes que je sais (MOL. Scapin, III, 3)

J'étais toute remplie du conte et je brûlais de le redire (MOL. ib. III, 4)

Des personnes qui disent de sots contes (PASC. J. C. 43)

Dans la conversation, ce qu'on appelle conte est le récit bref et rapide de quelque chose de plaisant (MARMONT. Élém. de littér. t. VI, p. 207, dans POUGENS)

On en fit le conte à la reine (HAMILT. Gramm. 8)

De grâce n'allez pas divulguer un tel conte (MOL. l'Étour. II, 5)

À cause des contes perpétuels qu'ils nous en font (SÉV. 243)

Il nous fit l'autre jour un fort plaisant conte (SÉV. 504)

Ses ennemis [de Bion] avaient fait des contes au roi Antigonus, au sujet de sa naissance ignominieuse (FÉN. Bion.)

On aura fait quelque conte, Et de dépit transportés Peut-être ils règlent le compte De leurs infidélités (BÉRANG. Bon ménage.)

Familièrement. Quel conte me faites-vous avec vos dépenses ? c'est-à-dire, que me parlez-vous de dépenses ? c'est-à-dire encore, vous me parlez de dépenses qui ne sont pas réelles ou auxquelles je ne veux pas prendre part.

2. Récit d'aventures merveilleuses ou autres, fait en vue d'amuser. Les contes de fées. Les contes de Perrault.

On fait en Italie un conte assez plaisant (RÉGNIER Sat. IX)

Boccace en fait certain conte pour rire (LA FONT. Mazet.)

Maudit censeur, te tairas-tu ? Ne saurai-je achever mon conte ? (LA FONT. Fab. II, 1)

Une morale nue apporte de l'ennui ; Le conte fait passer le précepte avec lui (LA FONT. ib. VI, 1)

Le conte est du bon temps, non du temps où nous sommes (LA FONT. ib. X, 10)

Jamais ce qu'on appelle un bon conte ne passe d'une main à l'autre sans recevoir quelque embellissement (LA FONT. Contes, Préf. du tome II)

Les aises de la vie, l'abondance, le calme d'une grande prospérité font que les princes ont de la joie de reste pour rire d'un nain, d'un singe, d'un imbécile et d'un mauvais conte (LA BRUY. IX.)

Qui croirait que le ménestrel Rutebeuf, Hébert et d'autres auteurs aussi inconnus et en apparence aussi méprisables, fussent les originaux des meilleurs contes de Bocace ? (FONTEN. Hist. du th. fr. Oeuvres, t. V, p. 11, dans POUGENS.)

C'est à qui trouvera les meilleures chansons, à qui fera les meilleurs contes (J. J. ROUSS. Hél. V, 7)

Contes bleus, contes de fées et autres récits de ce genre, ainsi dits parce qu'ils étaient d'ordinaire couverts d'un papier bleu ; et par extension, récits imaginaires, raisons sans fondement, billevesées.

Les pères, les maris me prendront aux cheveux, Pour dix ou douze contes bleus ! (LA FONT. Oies.)

Voilà les contes bleus qu'il vous faut pour vous plaire (MOL. Tart. I, 1)

Nargue des vertus ! On n'en sait que faire ; Aux sots revêtus Le tout est de plaire ; De ses contes bleus L'honneur nous assomme (BÉRANG. Scand.)

Récit où une aventure plus ou moins libre est racontée.

J'avais résolu de ne consentir à l'impression de ces contes qu'après que j'y pourrais joindre ceux de Boccace qui sont le plus à mon goût (LA FONT. Contes, préface du tome I)

On m'en peut faire deux principales [objections] : l'une que ce livre est licencieux, l'autre qu'il n'épargne pas assez le beau sexe ; quant à la première, je dis hardiment que la nature du conte le voulait ainsi, étant une loi indispensable selon Horace et selon la raison et le sens commun de se conformer aux choses dont on écrit (LA FONT. ib.)

Ce principe une fois posé, ce n'est pas une faute de jugement que d'entretenir les gens d'aujourd'hui de contes un peu libres (LA FONT. ib.)

Je ne pèche pas non plus en cela contre la morale ; s'il y a quelque chose dans nos écrits qui puisse faire impression sur les âmes, ce n'est nullement la gaieté de ces contes ; je craindrais plutôt une douce mélancolie où les romans les plus chastes et les plus modestes sont très capables de nous plonger (LA FONT. ib.)

Conte gras, conte graveleux.

3. Par extension, discours ou récit mensonger, peu vraisemblable et auquel on ne croit pas.

Jugez par là combien ce conte est ridicule (CORN. Héracl. I, 1)

Certes, ma soeur, le conte est fait avec adresse (CORN. Pomp. I, 3)

Je le sers aussitôt d'un conte imaginaire Qui l'étonne lui-même et le force à se taire (CORN. le Ment. I, 6)

C'est un conte à n'y rien connaître, Un conte extravagant, ridicule, importun ; Cela choque le sens commun ; Mais cela ne laisse pas d'être (MOL. Amph. II, 1)

.... Je vois que d'un conte odieux Vous avez, comme moi, sali votre mémoire (BOILEAU Sat. X.)

Ils nous donnent encore, avec leurs lois sévères, De cent sots contes par le nez (MOL. Amph. II, 3)

Faire des contes, dire des choses qui sont sans fondement.

Ce sont apparemment mes ennemis, madame, qui vous ont fait ces contes ; ils vont criant que je suis mal en cour (VOLT. le Taureau blanc.)

On dit en ce sens : conte de bonne femme, conte borgne, conte à dormir debout, conte de vieille, conte d'enfant, conte de ma mère l'oie, conte de ou à la cigogne, conte de peau d'âne.

Dans ces diverses cosmogonies, on est placé entre des contes d'enfants et des abstractions de philosophes (CHATEAUB. Génie, I, III, 1)

Conte en l'air, mensonge, duperie.

Ce ne sont pas là des contes en l'air comme les vôtres (PASC. Prov. 16)

Mais il prend mes avis pour des contes en l'air (MOL. Éc. des mar. II, 14)

Voilà un beau conte, de beaux contes ! se dit pour exprimer qu'on n'ajoute aucune foi aux récits, aux paroles de quelqu'un.

Conte fait à plaisir, récit inventé de toute pièce.

Ce privilége [de changer le récit] cessera-t-il à l'égard des contes faits à plaisir, et faudra-t-il dorénavant avoir plus de respect pour le mensonge que les anciens n'en ont eu pour la vérité ? (LA FONT. Contes, préface du tome II)

SYNONYME

CONTE, FABLE, NOUVELLE, ROMAN. Il n'y a pas de différence fondamentale entre le conte et le roman ; l'un et l'autre sont des narrations mensongères ou regardées comme telles. Tout ce qu'on peut dire, c'est que conte est le terme générique puisqu'il s'applique à toutes les narrations fictives, depuis les plus courtes jusqu'aux plus longues. Le roman ne se dit que de celles-ci. Un conte de trois pages ne s'appellera jamais un roman, tandis qu'un roman est, dans toute la rigueur du terme, un conte suffisamment long. La nouvelle ne se distingue pas non plus au fond du conte ou du roman. Dans l'usage ordinaire, c'est un roman de petite dimension dont le sujet est présenté comme nouveau ou peu ancien, ou avec des détails inconnus jusqu'ici. La fable, dans le sens d'apologue, est le récit d'une petite scène entre des animaux ou des végétaux auxquels on prête les sentiments et le langage humains. Dans la conversation, quand après un récit entendu on dit : c'est un conte, ou c'est une fable, on entend que le récit n'est pas vrai. Quand on dit : c'est un roman, on veut dire que les aventures racontées sont extraordinaires ; elles peuvent néanmoins être vraies.

HISTORIQUE

XIIe s.Ne sont que trois matieres [de poëme] à nul home entendant, De France, de Bretaigne et de Rome la grant ; Li conte de Bretaigne sont si voir et plaisant (Sax. I)

XIIIe s.Encor est-il [Artus] de tel renom, Que l'en conte de li les contes Et devant rois et devant contes (la Rose, 1187)

XVe s.Pourquoi vous feroie-je long conte ? (FROISS. I, I, 152)

XVIe s.Le conte dict que Psammenitus.... (MONT. I, 6)Les enfants sçavent le conte du roy Croesus à ce propos (MONT. I, 65)Tu te fondes sur les contes des medecins (MONT. I, 73)Il y en a qui estiment que ce sont toutes fables, et comptes faicts à plaisir (AMYOT Rom. 12)Un conte attire l'autre (COTGRAVE)

ÉTYMOLOGIE

Provenç. conte, comte ; espagn. cuento ; ital. conto (voy. CONTER).

CONTÉ, ÉE (part. passé.)

Dont on a fait récit. Une historiette contée avec esprit.

CONTER (v. a.)

1. Faire un récit.

Si Peau d'âne m'était conté, J'y prendrais un plaisir extrême (LA FONT. Fabl. VIII, 5)

Tu me contais alors l'histoire de mon père (RAC. Phèd. I, 4)

Heureux dans mes malheurs d'en avoir pu sans crime Conter toute l'histoire aux yeux qui les ont faits (RAC. Bérén. I, 4)

Trop heureux d'avoir pu par un récit fidèle, De leur paix en passant vous conter la nouvelle (RAC. Baj. III, 2)

Nos lévites.... Ont conté son enfance au glaive dérobée, Et la fille d'Achab dans le piége tombée (RAC. Athal. V, 6)

Si vous me promettiez de tenir votre langue, je vous conterais.... mais non, car vous iriez tout dire (P. L. COUR. 2e lettre particulière.)

Poétiquement.

Ariane aux rochers contant ses injustices (RAC. Phèd. I, 1)

Au pied du saule assise, et douce, et sans murmure, Elle contait aux vents sa peine et son injure (DUCIS Othello, V, 2)

Conte aux vents, conte au bois ses déplaisirs secrets (LA FONT. Filles de Minée.)

Absolument. Les vieillards aiment à conter, c'est-à-dire, ils aiment à faire le récit de ce qu'ils ont fait ou vu dans leur jeunesse.

Contons, mais contons bien, c'est le point principal (LA FONT. Oies.)

L'une des marques de la médiocrité de l'esprit est de toujours conter (LA BRUY. XII)

Milord Maréchal aimait à conter, mais ne contait jamais qu'à propos, avec simplicité, quoique avec finesse, et surtout avec ce bon goût qui écarte les détails inutiles (D'ALEMB. Éloges, Milord Maréchal.)

Il aimait à conter et contait bien, paraissant moins songer à l'effet qu'il pouvait produire sur ses auditeurs que se livrer au plaisir de se rappeler ce qui l'avait occupé ou amusé autrefois (CONDORCET Maurepas.)

2. Dire, relater.

Évandre a tout conté pour excuser son maître (CORN. Cinna, IV, 6)

Votre coeur me contait son audace nouvelle (RAC. Bérén. III, 2)

Contez-nous donc maintenant, vous qui les savez, toutes les grandes qualités de la princesse Palatine (BOSSUET Anne de Gonz.)

Elle me nomma tous ceux qui l'avaient aimée, elle me conta tout ce qu'ils avaient fait pour lui plaire (LA FAYETTE Zaïde, Oeuvres, t. I, p. 207, dans POUGENS)

Familièrement. Conter ses raisons, ses petites raisons à quelqu'un, entrer dans un détail familier.

Ironiquement. Que venez-vous me conter là ? c'est-à-dire quelles sornettes venez-vous me débiter ?

Conter des fagots, conter des choses sans vraisemblance.

En conter de belles, conter des sornettes, conter des choses vaines, frivoles.

Dans le même sens, en conter. Il nous en conte.

J'ai beau vous en conter et faire le mauvais, je m'assure que vous vous moquez de moi (BALZ. liv. III, lett. 19)

Dorante qui tantôt nous en a tant conté (CORN. le Ment. III, 2)

En conter de belles se dit aussi quand on apprend des choses inattendues. On vient de m'en conter de belles sur votre compte.

En conter à une femme, la courtiser.

Et qui veut vivre aimé n'a qu'à vous en conter (CORN. Perthar. I, 2)

Elle en aimait fort une [jeune fille] à qui l'on en contait (LA FONT. Fianc.)

Et que s'il en contait avec attention, Le penchant serait grand à la tentation (MOL. Sgan. 6)

Si quelqu'un vous en contait (MOL. Sicilien, 7)

La curiosité qu'on fait lors éclater Marque un secret plaisir de s'en ouïr conter (MOL. Éc. des mar. II, 5)

Mme de Valentinois accusa son beau-père, non-seulement de lui en avoir conté, mais de l'avoir voulu forcer (SAINT-SIMON 44, 2)

S'en faire conter, écouter, en parlant d'une femme, des propos galants.

Ève aima mieux, pour s'en faire conter, Prêter l'oreille aux sornettes du diable Que d'être femme et ne pas coqueter (SARAZIN dans LEROUX, Dict. com. On dit dans le même sens, s'en laisser conter.)

En avoir long à conter, avoir beaucoup de choses à dire, à rapporter.

Conter fleurettes, conter des fleurettes, tenir à une femme des propos de galanterie.

Ils [les Français] ont cela de mauvais qu'ils s'émancipent un peu trop et s'attachent en étourdis à conter des fleurettes à toutes celles qu'ils rencontrent (MOL. Sicil. 14)

HISTORIQUE

XIe s.Et Blancardin pour la raison conter.... (Ch. de Rol. V)

XIIe s.Vint as Franzois, devant toz l'a conté (Ronc. p. 45)[La raison] Que l'arcivesque lui a dite et contée (ib. p. 83)Mout grant dolors en ert [sera] au roi contée (ib. p. 91)Au roi Marsile la nouvelle [elle] a contée (ib. p. 146)[Étant] preus et sage, je ne vous os conter La grant dolor.... (Couci, X)Et de Troie r'ai-je oï conter Qu'ele fut jà de moult grant seigneurie (QUESNES Romancero, p. 108)Ensi est del felun cum il fu del sengler, Dunt vus avez oï en Avien cunter, Qui soleit les furmenz al riche humme gaster (Th. le mart. 31)Li reis cunctad tut à Jezabel la reine que Helyes out fait, e cume il out mort tuz les prophetes Baal (Rois, 319)

XIIIe s.Toutes leur aventures, sans mensonge conter (Berte, III)Des journées [marches] qu'il firent, trop ne vous conterai (ib. VII)Laissez m'entrer leens, tout vous sera conté (ib. XLV)Conté [elle] m'a son afaire et tout son errement (ib. XLVII)Belle, fait-il, s'il est si com m'avez conté.... (ib. CXIV)Qui amer vuet or i entende, Que li romans dès or amende : Dès or le fait bon escouter, S'il est qui le sache conter (la Rose, 2074)Cil dist moult bien qui sait conter Qu'une fois doit li poz [le pot] verser (Ren. 7443)Et avant que je vous conte de ses granz faiz et de sa chevalerie, vous conterai que je vi et oy de ses saintes paroles (JOINV. 193)

XVe s.Venez vers moy, bonne nouvelle, Pour mon las cueur reconforter ; Contez moi comment fait la belle ; L'avez vous point oy parler De moy, et amy me nommer ? (CH. D'ORL. Bal. 31)Je n'y estoye pas, mais le roy m'en a compté (COMM. II, 8)

XVIe s.Vrayement Protagoras nous en contoit de belles.... (MONT. II, 311)Clidemus conte ces choses d'une autre et toute differente sorte (AMYOT Thésée, 23)On compte encore beaucoup d'autres choses sur ce propos (AMYOT ib. 24)

ÉTYMOLOGIE

Provenç. contar, comtar ; catal. espagn. et portug. contar ; ital. contare ; du latin computare (voy. COMPTER) ; compter ayant pris, par une dérivation facile à saisir, le sens de conter. On trouve souvent dans des textes anciens conter et compter confondus.

 
Wikipedia

Conte

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Pour les articles homonymes, voir Conte (homonymie). 

Illustration pour les Contes de Cantorbery de Geoffrey Chaucer
Illustration pour les Contes de Cantorbery de Geoffrey Chaucer
  • Le conte est à l'origine un récit transmis oralement.Le conte est présent dans toutes les cultures, à toutes époques. La transmission orale fait que les histoires possèdent la plupart du temps un nombre important de variantes, tout comme les blagues ou les devinettes.
  • Le terme désigne, par extension, l'activité de raconter à l'oral une histoire, quelle qu'elle soit.
  • On appelle aussi contes des histoires retranscrites et figées , par exemple dans des livres, à partir de version(s) entendue(s)collectées.
  • Il peut aussi s'agir d'histoires qui n'ont apparemment pas d'origine orale mais qui répondent à certaines caractéristiques que l'on prête parfois au conte, comme la présence d'éléments merveilleux. En ce sens le conte est devenu un genre littéraire.

Sommaire

  • 1 Les contes
    • 1.1 Une définition ethnographique du conte
    • 1.2 De l'oralité à la fixation sur support
    • 1.3 Théorisation et classification
      • 1.3.1 Les spécialistes
      • 1.3.2 Typologie
        • 1.3.2.1 Les mythes et légendes
        • 1.3.2.2 Le conte merveilleux
        • 1.3.2.3 Le conte philosophique
        • 1.3.2.4 Le conte érotique
        • 1.3.2.5 Le conte facétieux
        • 1.3.2.6 Le conte étiologique
    • 1.4 Structure du conte
      • 1.4.1 Vladimir Propp
      • 1.4.2 Schéma actantiel
      • 1.4.3 Schéma quinaire
  • 2 Les conteurs
    • 2.1 La place du conteur dans les sociétés traditionnelles
    • 2.2 Son renouveau en Occident
    • 2.3 Célèbres collecteurs de contes par pays et région
    • 2.4 Artistes conteurs contemporains
    • 2.5 Quelques festivals de conte
      • 2.5.1 Au Québec
      • 2.5.2 En France
      • 2.5.3 En Suisse Romande
      • 2.5.4 En Afrique
    • 2.6 Bibliographie
  • 3 Notes et références
  • 4 Voir aussi
    • 4.1 Articles connexes
    • 4.2 Liens externes

Les contes

Une définition ethnographique du conte

Si le terme de conte présente, dans la littérature, des significations multiples et des frontières indécises, trois critères suffisent à le définir en tant que récit ethnographique :

- son oralité,
- la fixité relative de sa forme,
- le fait qu’il s’agit d’un récit de fiction.

Le conte peut être un récit hérité de la tradition; ce qui ne veut pas dire qu’il se transmet de façon immuable. Le conteur puise la trame de son récit dans un répertoire connu depuis longtemps et lui imprime sa marque propre qui sera fonction de l’heure, du lieu, du public et de son talent spécifique.

De l'oralité à la fixation sur support

Deux des composantes essentielles du conte, en temps qu'art de la parole, sont :

- son potentiel de transformation : le travail de création autour d'une trame fixe
- son aspect performatif : ce que le/la conteur(se) fait sur le moment.

On rencontrera d'innombrables versions d'un même conte, issues d'époques et de cultures différentes. On pourrait presque dire qu'il y a autant de versions de chaque conte que de conteurs (ses) qui la racontent. Elles sont adaptées en fonction du conteur, de son environnement, de la fonction de sa parole à un moment donné. D'une certaine manière, le conte se survit à lui-même dans une forme de perpétuel présent. Il est avant tout la rencontre d'un conteur, d'un auditoire, d'une histoire, d'un lieu et du moment de la racontée. En effet, et même si le conte est "fixé" sur le papier à un moment donné, sa nature profonde est d'exister tel quel et de se réinventer dans une relation au public.

Un sceau-cylindre d'Ur III, représentant un épisode de l'épopée de Gilgamesh.
Un sceau-cylindre d'Ur III, représentant un épisode de l'épopée de Gilgamesh.

Certaines de ces versions ont fait l'objet d'une captation écrite; soit que des auteurs aient choisi de les "réécrire", soit que des folkloristes aient opéré des "captations de parole". D'autres n'auront eu de vie que le temps de la racontée.

La plus ancienne trace écrite de récit connue à ce jour est l'épopée de Gilgamesh, rédigée dans la Babylonie des XVIIIe et XVIIe siècles av.JC. Pour la première fois de l'histoire, un récit transmis oralement se voit figé dans sa forme en devenant un document écrit.

Théorisation et classification

Les spécialistes

Une classification détaillée de ces schémas narratifs a été établie en 1910 par le folkloriste finlandais Antti Aarne (1867-1925), puis complétée par l'Américain Stith Thompson. La classification Aarne-Thompson comprend aujourd'hui 2 340 types de contes.

Le folkoriste russe Vladimir Propp a également étudié la structure des contes merveilleux traditionnels. Max Lüthi a étudié le style du conte populaire européen.

Pour sa part, Bruno Bettelheim a décrit comment les schémas narratifs archétypaux pouvaient être rapprochés d'invariants psychiques ou psychanalytiques autorisant ainsi une réinterprétation de leur contenu. Plus récemment, le travail fourni par Clarissa Pinkola Estés à partir de ce patrimoine de contes populaires, de fables et de mythes, et partant de l'interprétation psychanalytique de l'école de Carl Gustav Jung apporte une contribution originale à l'argument ainsi qu'une clé de lecture de celui-ci sans doute plus accessible et plus contemporaine.

Typologie

Il n'existe pas de classement parfait de contes, certaines histoires pouvant être rangées sous plusieurs étiquettes à la fois. La classification Aarne-Thompson, plausible, est communément considérée comme dépassée car construite d'après le point de vue littéraire du XVIIIème siècle.[réf. nécessaire] Voici une classification possible, quoique également peu satisfaisante.

Les mythes et légendes
Articles détaillés : mythe et légende.

Au sens étymologique, mythe veut dire parole. C’est un récit anonyme et collectif qui remplit une fonction socio-religieuse. Comme tout élément de la tradition orale, il sert le plus souvent d’élément de cohésion entre les individus d’un groupe.
La légende - du latin legenda, choses qui doivent êtres lues - est un récit à caractère merveilleux où des faits historiques sont transformés par l’imagination populaire ou par l’invention poétique.

Le conte merveilleux
Article détaillé : Conte merveilleux.

Il s'agit essentiellement d'un genre littéraire créé aux XVIIe et XVIIIe siècles dans les salons. Son essor est intimement lié à celui de l'opéra, qui visait lui aussi à explorer le domaine du fantastique sans soucis de la vraisemblance. (voir Charles Perrault, Marie-Catherine d'Aulnoy).

Le genre a une nombreuse descendance. Du XIXe siècle, on retient surtout les noms des frères Grimm ou de Hans Christian Andersen, mais des romanciers tels que Dickens [1] ou Alexandre Dumas[2] s'y sont également essayés. La comtesse de Ségur écrit un recueil de contes de fées pour ses petits enfants[3]. Au XXe siècle, Marcel Aymé renouvelle le genre dans Les Contes du chat perché.

La notion de « conte d'avertissement » se retrouve, par exemple, dans Le Petit Chaperon rouge.

Le conte philosophique
Article détaillé : conte philosophique.

Les contes à portée philosophiques sont probablement aussi anciens que ces cultures elles-mêmes (par exemple, sous la forme de récits originels). Toutefois, la conception moderne du conte philosophique fait référence à la tradition philosophique qui a émergé entre la Renaissance et le XVIIIe siècle. Exemple : Zadig ou Candide de Voltaire.

Le conte érotique

Boccace, avec le Décaméron, La Fontaine (Les Contes, 1693), qui s'en est inspiré, Honoré de Balzac (Les Contes drolatiques) se sont diversement illustrés dans ce genre. Certaines parties des Contes des mille et une nuits peuvent également être classées dans cette catégorie.

Le conte facétieux

Il existe des contes ou récits à vocation satirique : ainsi le fabliau médiéval, ou certains récits du Roman de Renart, ou les contes facétieux de Nassrédine.

Le conte étiologique

On parle de conte étiologique lorsque l'histoire a pour but de donner une explication imagée à un phénomène ou une situation dont on ne maîtrise pas l'origine (par exemple : Pourquoi les chiens n'aiment pas les chats ?)

Les Métamorphoses d'Ovide contiennent ainsi des récits étiologiques qui expliquent l'origine merveilleuse de phénomènes naturels, d'animaux ou de plantes, par exemple Écho. Les Histoires comme ça (1902), de Rudyard Kipling, sont dans cette même veine. Le célèbre conte de L'Enfant d'éléphant explique de façon plaisante pourquoi les éléphants possèdent une trompe.

Structure du conte

Vladimir Propp

Dans La Morphologie de conte (1928), Propp analyse un corpus de contes russes qu'il réduit à une série de fonctions (il en compte 31) portées par des personnages réductibles à sept caractères principaux[4].

Schéma actantiel

Voir l'article schéma actantiel

Schéma quinaire

Illustration de Gustave Doré pour Le Chat botté
Illustration de Gustave Doré pour Le Chat botté

Un conte se déroule fréquemment suivant trois grandes étapes successives:

  • La situation initiale : On situe le lecteur dans le temps, le lieu et les circonstances. C'est à ce moment que le héros ou l’héroïne fait face à sa mission pour la première fois. Un conte peut commencer par le célèbre « Il était une fois... » ou encore « Il y a très longtemps... »
  • Le développement ou le nœud du conte : Le développement (ou corps ou nœud) d'un conte comprend les divers obstacles à travers lesquels le héros ou l'héroïne doit passer. Il y a habituellement de nombreux dialogues dans le développement et les obstacles se présentent souvent en groupe de trois. C'est ce qu'on appelle la triplication.
  • La situation finale : Elle comprend la réussite ou l'échec du héros ou de l'héroïne. C'est aussi à ce moment que peut apparaître une morale (ou leçon) du conte. L'histoire peut se terminer par une phrase classique telle que « et ils vécurent heureux jusqu'à la fin des temps... »

Les conteurs

La place du conteur dans les sociétés traditionnelles

Les conteurs et conteuses porteurs d'un fort patrimoine subsistent essentiellement dans les sociétés traditionnelles hors d'Europe.

En Afrique, griots et "griottes" font partie de cette catégorie. Ceux-ci ont pour métier, outre la conservation et la diffusion de la tradition orale, de composer et de relater une geste familiale, clanique ou tribale lors des cérémonies, par exemple les mariages.

On pourrait les comparer aux rhapsodes grecs, aux bardes celtiques, aux troubadours du sud de la France ou aux trouvères qui exerçent leurs talent en France entre le XIe et le XIVe siècles, aux ménestrels, ou aux Minnesänger allemands.

Au Japon, société moderne très attachée à ses traditions, les geishas peuvent être considérées comme des conteuses.

En Arménie, les conteurs, ambulants-professionnels, participaient à toutes les festivités du pays. C'est ainsi qu'a circulé la tradition orale. On les appelle gousani.

Mais le rôle du conteur ne se réduit à une fonction de "conservartion du patrimoine", étant donné que chacun imprime à son récit sa patte propre. Et celà est particulièrement visible dans le courant du renouveau occidental du conte.

Son renouveau en Occident

Article détaillé : Renouveau du conte.

Ce renouveau a commencé dans les années 70, dans certains pays occidentaux en perte de tradition orale, ainsi qu'au Québec. En France, on peut découper cette renaissance de la pratique du conte en trois étapes:

1. - La première génération (1970 - début des années 1980) : un art (re)naissant. Deux artistes-conteurs encore en exercice, et par ailleurs formateurs de nombreux autres conteurs et conteuses, sont particulièrement importants dans cette période : Henri Gougaud et Bruno de la Salle. Ils rendent compte de leur parcours, de leur réflexion sur le conte et de leur expérience artistique depuis 1960 dans l'ouvrage d'entretiens paru en 2002 : Le Murmure des Contes (édité par Desclée de Brouwer).
2. - La deuxième génération (milieu des années 1980, années 1990) : de nombreux artistes font du conte un véritable art de scène. Parmi les plus importants d'entre eux : Michel Hindenoch, Abbi Patrix, Pépito Matéo, Muriel Bloch ... Ils expérimentent, travaillent souvent en compagnie de musiciens, se situent au carrefour de la tradition et de l'innovation, faisant véritablement du conte un art vivant. Parallèlement naissent en France de nombreux festivals.
3. - La troisième génération (de la fin des années 1990 à aujourd'hui) : les "aînés" continuent toujours de se produire et de créer, mais ils sont rejoints par une multitude d'artistes issus d'horizons divers, le conte s'impose dans des lieux et festivals qui ne lui étaient pas dstinés, prend parfois des tours plus proche du théâtre de rue, du clown, du café-théâtre même. Coexistent contes traditionnels revisités et créations issues de collectages, d'observations, de ce que Pépito Matéo appelle "une artchéologie du quotidien".

Célèbres collecteurs de contes par pays et région

  • Mali : Amadou Hampâté Bâ
  • Sénégal : Léopold Sédar Senghor Leuk le lièvre
  • France
Alsace-Lorraine : Erckmann-Chatrian
Auvergne : Henri Pourrat, Marie-Aimée Méraville
Berry : George Sand
Bretagne : François-Marie Luzel, Anatole Le Braz, Émile Souvestre, Paul et Paul-Yves Sébillot, Abbé François Cadic, Jean-Marie Déguignet, Yves Le Diberder, Job Jaffré, Marcel Divanach, Pierre-Jakez Hélias, Jean-Marie Le Scraigne, Mikael Madeg
Gascogne : Jean-François Bladé
Guadeloupe: Benzo
Provence : Alphonse Daudet
Sologne : Claude Seignolle

Artistes conteurs contemporains

  • Tunisie : Nacer Khémir
  • Burkina Faso : Hassane Kassi Kouyaté
  • République du Congo : Kama Sywor Kamanda
  • Belgique : Hamadi, Myriam Mallié, Nicole Dumez, Michel Verbeek, Italia Gaeta, Michèle Moreau, Philippe Léonard, Benoît Geers.
  • France : Monsieur Mouch, Philippe Sizaire, Abbi Patrix, Praline Gay-para , Daniel l'Homond, Mimi Barthélemy, Bernadéte Bidaude, Hamed Bouzzine, Stéphane Ferrandez, Yannick Jaulin, Gérard Potier,Bruno de La Salle, Olivier Schetrit (langue des signes), Pépito Matéo, Romain Sardou, Frédérick Tristan, Gigi Bigot, Didier Kowarsky, Henri Gougaud, Michel Hindenoch, Susana Azquinezer, Annie Kiss, Claire Garrigue, Karyn Mazel-Noury, Gilles Bizouerne, Martine Tollet, Claude Mastre, Valérie de la Rochefoucauld, Nathalie Le Boucher, Muriel Bloch, Aimée de La Salle, Emmanuel de Lattre, Sophie de Meyrac, Gin Candotti-Besson
  • Québec : Marc-André Caron, Jean-Marc Chatel, Éric Gauthier, Alain Lamontagne, Fred Pellerin, Nadine Walsh, FX Liagre, Julie Turconi,
  • Liban : Jihad Darwiche
  • Pologne: Magda Gorska
  • Grèce: Lili Lambrelli
  • Suisse: Catherine Gaillard, Lorette Andersen, Philippe Campiche, Néfissa Bénouniche

Quelques festivals de conte

Au Québec

  • Festival traditionnel de contes et légendes des trois rivieresRendez-vous familial autour des arts de la parole dans le Vieux Trois-Rivières
  • Festival international Contes en Îles, se déroulant aux îles-de-la-Madeleine, vers la fin septembre, depuis sa fondation en 2002, par Sylvain Rivière.

En France

  • Festival des arts du récit en Isère : considéré comme le festival de contes le plus important de France. Il a lieu tous les printemps en Isère et plus spécifiquement sur l'agglomération grenobloise
  • EPOS, le Festival des histoires : la dernière semaine de juillet, un festival annuel dédié aux histoires et aux textes épiques. En 2006, 25 heures d'épopées ont clôturé ce festival d'histoires pour petits et grands.
  • Festival Mythos : à Rennes, le festival des arts de la parole (conte, chanson française, récit...)
  • Festival Nombril du Monde à Pougne-Hérisson
  • Festival du Conte des Alpes-Maritimes : Créé en 1990, il commence traditionnellement le 15 juillet et dure une semaine
  • Festival "Paroles de Conteurs" à Vassivière (Limousin)
  • Le Festival " dis moi " de Dunkerque
  • Le Festival féerique de Locronan
  • Les Oralies et Parléjades de Haute-Provence
  • Coquelicontes dans le Limousin au mois de mai (depuis 11 ans)

En Suisse Romande

  • Le Festival " La Cour des Contes" de Plan-les-Ouates, début septembre, le plus grand et le plus ancien.
  • Le Festival " Séléné", Maison de Quartier de la Jonction, Genève, les 15 derniers jours de février. L'espace conte Séléné est un lieu de création, de formation et de répetition à disposition des conteuses et des conteurs de la région, grâce à la participation du Département des Affaires Culturelles de la Ville de Genève et de la Loterie Romande.
  • Le Festival " Bouche à Oreille"La Parfumerie, Genève, en octobre

En Afrique

Bibliographie

  • Art de conter : techniques et pédagogie du conte
    • Conter, un art ?, Michel Hindenoch, Editions La Loupiote
    • Le conteur et l’imaginaire, Pépito Matéo, Edisud
    • Former des enfants conteurs, Agnès Chavanon, Hachette éducation, coll. Pédagogie pratique à l’école
  • Réflexions sur les arts de la parole et l'imaginaire
    • L'art du récit en France : problématique, état des lieux, Etude réalisée par Henri Touati à la demande du Ministère de la Culture,Direction de la Musique, de la Danse, du Théâtre et des Spectacles,Sous la responsabilité de l’AGECIF,en 2000.
    • Pourquoi faut-il raconter des histoires ? Tomes 1 et 2, Editions Autrement, Paris, propos recueillis par Bruno de La Salle, Michel Jolivet, Henri Touati et Francis Cransac (recueil d'interventions de personnalités de l'oralité et du récit pendant les rencontres au Théâtre du Rond-Point en 2004 pour le tome 1, en 2005 pour le tome 2)
  • Interprétations et analyses des contes
    • Vladimir Propp, Morphologie du Conte, Points-Seuil, Paris
    • Bruno Bettelheim, Psychanalyse des Contes de Fées, Gallimard, Paris
    • Marie-Louise von Franz (collaboratrice de Carl Gustav Jung), L'interprétation des contes de fées, La fontaine de Pierre, Paris
    • Pierre Péju, La petite fille dans la forêt des contes. Pour une poétique du conte : en réponse aux interprétations psychanalytiques et formalistes. ISBN 2221106342
  • Recueils d'histoires
    • Le conteur amoureux, Bruno de la Salle, Editions Casterman
    • Le livre des amours : contes de l'envie d'elle et du désir de lui, Henri Gougaud , Paris, Seuil coll. « La mémoire des sources », 1996. Recueil de contes érotiques et/ou d'amour du monde entier

Notes et références

  1. Un chant de Noël
  2. Le Père Gigogne, L'Homme aux contes, Contes pour les grands et les petits enfants, Histoire d'un casse-noisette et autres contes.
  3. ↑ 1856 : Les nouveaux Contes de fées
  4. ↑ Site de la bibliothèque nationale, exposition sur les contes de fées

Voir aussi

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Articles connexes

  • L'art de la Palabre
  • Les slam sessions, lieux possibles de racontée
  • Griot
  • Contes facétieux de Nasr Eddin Hodja
  • Rondes et comptines
  • Le loup, en tant que personnage de conte
  • Génériques : Littérature, genres et formes littéraires
  • Conte philosophique : Candide de Voltaire
  • Conte contemporain et politique : Marie Potdeter, au pays des Vermeilles du Père-Noël
  • Contes étranges du studio du bavard
  • Les Contes du chat perché, de Marcel Aymé
  • les Contes de ma mère l'Oie, de Charles Perrault
  • Contes chinois: Le Singe égal du ciel, de Frédérick Tristan
  • Contes, de Kama Sywor Kamanda
  • histoire enseignement
  • folklore

Liens externes

  • Les infrastructures et réseaux de promotion du conte, en tant qu'art oratoire
Mondoral
CLiO Centre de Littérature Orale dirigé par Bruno de La Salle
Centre des Arts du Récit en Isère dirigé par Henri Touati et organisateur du Festival des Arts du Récit
  • Recherche universitaire sur le conte, en tant que genre littéraire
LIRE Unité mixte de recherche en Littérature, Idéologies, Représentations, XVIIIè-XIXè siècles,Université Stendhal, Grenoble 3. Recherches sur le conte en tant que forme littéraire émergeante du XVIIIème siècle
  • Divers
Il était une fois les contes de fées - BNF
Les contes africains
Y paraît que... est une série documentaire sur les légendes canadiennes françaises.


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Conté est patronyme français notamment porté (ou ayant été porté) par :

  • Lansana Conté (né en 1934), président de la République de Guinée depuis 1984.
  • Nicolas-Jacques Conté (1755-1805), physicien et chimiste français, notamment connu pour son invention : le crayon mine. Il est à l'origine de :
    • Conté, une société produisant des crayons.

Voir aussi

  • Conte (homonymie)
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