Hommage
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Dans le système féodal, l’hommage est, le plus souvent, l’établissement d'un contrat de vassalité entre deux hommes libres. La cérémonie avait lieu en général au château seigneurial du futur suzerain. Elle officialisait publiquement l'entrée en vassalité d'un homme libre. La nature du contrat entre les deux contractants pouvaient être différente de la vassalité. Mais les rapports entre les contractants étaient toujours déséquilibrés.
Par l'hommage, le chevalier reconnaissait l'autorité juridique et militaire du suzerain, et promettait de lui porter aide et conseil. En contrepartie, le suzerain lui donnait sa protection et une aide économique sous la forme d'un fief, généralement une terre lui permettant de vivre et de s'équiper pour la guerre.
En l'absence de contrat écrit (absence notamment due au faible taux d’alphabétisation), cette cérémonie avait donc pour but de marquer dans l'esprit des participants, et autres vassaux venus assister à l'hommage, l'existence du contrat ; ce qui permettait de prévenir des futurs litiges.
La cérémonie était codifiée et prit rapidement une dimension religieuse, l’Evangile étant garant de la bonne foi des deux contractants.
Sommaire
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Caractéristiques de la cérémonie
Par la cérémonie de l’hommage (à ne pas confondre avec celle de l'adoubement qui fait d'un homme un chevalier), le vassal devient étymologiquement l’homme d’un seigneur.
L'hommage est une cérémonie publique qui se déroule en général au château du seigneur, devant témoins. Il n'y a donc pas besoin de contrat écrit.
La cérémonie se déroule en plusieurs étapes :
- tout d'abord le vassal jure fidélité a son seigneur (le seigneur prend les mains du vassal dans les siennes : c'est l'auxilum manuum) ;
- puis ils se font un baiser sur la bouche : c'est l'osculum (symbole d’égalité entre guerriers et chrétiens) avant de se jurer loyauté mutuelle sur la Bible ;
- enfin le seigneur donne un objet qui représente le fief (terre, baton, gants ou autres).
Les trois temps forts
L'hommage proprement dit : à genoux en face de son seigneur, tête nue, le vassal tend ses mains jointes vers son supérieur. Le seigneur ferme ses mains dans celles de son vassal. Le vassal proclame sa volonté de servir son seigneur. Il devient son « homme », il fait don de sa personne. L’aveu est un document écrit remis par le vassal à son seigneur (XIIIe s.). Le geste peut être aussi suivi d'un baiser de paix, sur la bouche.
La foi ou fidélité est un serment prêté sur les reliques ou sur un objet saint pour rendre le pacte sacré.
L’investiture du fief est le dernier moment de la cérémonie : il consiste pour le seigneur à remettre à son vassal un objet symbolisant le fief (motte de terre, anneau, verge, étendard) ; si le contrat est rompu par le vassal, le seigneur peut reprendre son fief.
Cependant l'hommage dit « simple » n'est pas exclusif. Pour remédier à ce problème l'hommage lige fut inventé.
L’hommage n’est pas héréditaire : lien personnel entre deux hommes, il s’éteint et doit être renouvelé à la mort du vassal ou du suzerain, avec son (ou ses ou un de ses) héritier(s).
Voir aussi
Article connexe
- Hommage lige
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Catégorie : Féodalité





