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définition - insectes

Insectes (n.)

1.(Cismef)Classe d'arthropodes, pourvus d'une tête, d'un thorax et d'un abdomen, et de six pattes. Trois ordres d'insectes présentent un intérêt du point de vue médical : les Hémiptères, les Diptères et les Siphonaptères.

insecte (n.m.)

1.tout petit invertébré ressemblant à un insecte.

2.invertébré à 6 pattes et 4 ailes dont le corps est nettement scindé en 3 parties et qui peut se métamorphoser.

3.classe des insectes ; cette catégorie comprend cinq sixième des espèces animales connues.

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définition (complément)

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synonymes - insectes

insecte (n.m.)

bestiole, Hexapoda, insecta, hexapode  (zoologie)

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voir aussi

locutions

-Abdomen de l'insecte • Agrius (insecte) • Aile de l'insecte • Amara (insecte) • Anatomie de l'insecte • Antenne de l'insecte • Ascalaphe (insecte) • Bibio (insecte) • Bourdon (insecte) • Bruche (insecte) • Castillane (insecte) • Chiffre (insecte) • Ctenophora (insecte) • Dard de l'insecte • Empusa (insecte) • Epistrophe (insecte) • Gendarme (insecte) • Greta (insecte) • Haltère de l'insecte • Hypoderme (insecte) • Insecte ravageur • Insecte social • Insecte suceur • Insecte vecteur • Iris (insecte) • La Femme insecte • Marche de l'insecte • Mine (insecte) • Myrrha (insecte) • Oryctes (insecte) • Patte de l'insecte • Pièces buccales de l'insecte • Reine (insecte) • Respiration de l'insecte • Rhynchophora (insecte) • Rosalia (insecte) • Sauterelle (insecte) • Système nerveux de l'insecte • Taupin (insecte) • Teigne (insecte) • Thorax de l'insecte • Tomares (insecte) • Triodia (insecte) • Tête de l'insecte • Vespa (insecte) • Vision de l'insecte • Vol de l'insecte • Œuf (insecte)

dictionnaire analogique





Le Littré (1880)

INSECTE (s. m.)[in-sè-kt']

1. Petit animal invertébré, dont le corps est divisé par étranglements ou par anneaux, et, aujourd'hui, suivant la définition de la zoologie actuelle, classe du règne animal dans laquelle on range les animaux articulés qui sont munis seulement de six pattes. Tous les insectes subissent des métamorphoses avant d'arriver à l'état parfait.

Un insecte rampant qui ne vit qu'à demi, Un taureau qui rumine, une chèvre qui broute, Ont l'esprit mieux tourné que n'a l'homme ? oui sans doute (BOILEAU Sat. VIII)

Un goût particulier le portait à étudier les insectes, espèce d'animaux si différents de tous les autres et si différents encore entre eux, qu'ils font comprendre en général la diversité infinie des modèles sur lesquels la nature peut avoir fait des animaux pour une infinité d'autres habitations (FONTEN. Poupart.)

L'insecte précieux qui produit la soie est originaire de la Chine, c'est de là qu'il passa en Perse assez tard, avec l'art de faire des étoffes du duvet qui le couvre ; et ces étoffes étaient si rares du temps même de Justinien, que la soie se vendait en Europe au poids de l'or (VOLT. Moeurs, 1)

À l'égard des insectes on peut dire qu'ils ne sont nulle part aussi grands que dans le nouveau monde ; les plus grosses araignées, les plus grands scarabées, les chenilles les plus longues, les papillons les plus étendus se trouvent au Brésil, à Cayenne, et dans les autres provinces de l'Amérique méridionale (BUFF. Quadrup. t. III, p. 206)

Les insectes sont ordinairement mieux caractérisés aux yeux de la plupart des hommes par les dommages qu'ils causent, qu'ils ne le seraient par une description exacte (BONNET Observ. pucerons, Oeuv. t. I, p. 2, dans POUGENS)

Quel est l'insecte dont le naturaliste le plus patient et le plus laborieux puisse se flatter d'épuiser l'histoire ? (BONNET Observ. 19e, Insectes)

On sait que les insectes meurent, lorsqu'on les plonge dans l'huile, ou qu'on applique seulement sur leurs stigmates quelques gouttes de cette liqueur (BONNET Us. feuilles plantes, 1er mém. Sous l'insecte vengeur envoyé par Junon)

Telle Io tourmentée, en l'ardente saison, Traverse en vain les bois et la longue campagne (A. CHÉN. l'Invention.)

Fig.

Ces minuties bourgeoises [querelles jansénistes] occupèrent plus les Parisiens que tous les grands intérêts de l'Europe ; c'étaient des insectes sortis du cadavre du molinisme et du jansénisme, qui, en bourdonnant dans la ville, piquaient tous les citoyens (VOLT. Louis XV, 36)

Je l'accusais [Voltaire] de trop de sensibilité pour la piqûre des insectes qui s'attachaient à lui (DIDER. Claude et Nér. II, 109)

La retraite n'avait été inquiétée que par quelques bandes de cosaques, insectes importuns qu'attiraient nos mourants et nos voitures abandonnées, fuyant partout où l'on portait la main, mais fatiguant par leur retour continuel (SÉGUR Hist. de Nap. IX, 12)

2. Fig. Être vil, misérable, sans importance.

Ces insectes de la société qui ne sont aperçus que parce qu'ils piquent (VOLT. Goût.)

À trente ans il écraserait tous ces insectes (J. J. ROUSS. Ém. IV)

ÉTYMOLOGIE

Lat. insectum, de insecare, couper, de in, en, et secare, couper (voy. SECTION), ainsi dit à cause des étranglements du corps.

Wikipedia

Insectes

                   
Page d'aide sur l'homonymie Pour l’article homonyme, voir Insecte

Insectes est une revue francophone d'écologie et d'entomologie destinée à un large public d'amateurs et de naturalistes. Produite par l'Office pour les insectes et leur environnement (association loi de 1901), elle paraît chaque trimestre sur 40 pages en couleurs. Les sujets et les angles sont variés - de la physionomie des insectes à la biologie de la conservation, de l'entomologie pure et dure au "sociétal", des élevages à la photo..., avec des textes brefs et des articles longs, souvent réécrits pour les lecteurs non spécialistes, des photographies en couleurs et des dessins, des annonces, des signalements d'ouvrages... sous une couverture[1] explicite.

Sommaire

  Histoire

En 1967, quelques chercheurs, ingénieurs et techniciens de l’INRA se rassemblent autour d’une « éthique rendant vains et puérils les secrets de la capture, de l’élevage, de la collection ainsi que le splendide isolement du chercheur spécialisé comme du naturaliste de terrain ou du collectionneur ». Ils lancent les Cahiers de liaison. En 1969, à l'initiative des mêmes, est créé l'Office pour l'information entomologique, devenu par la suite Office pour l'information éco-entomologique (OPIE), association regroupant les entomologistes naturalistes.

Après quelques difficultés, les "élevagistes" d'Île de France lancent Imago, qui propose des notes d’élevage, des notes de terrain, des annonces destinées aux échanges entre les éleveurs du groupe. Parvenus à leur n°69, Les Cahiers de liaison, pour marquer une ouverture plus large vers le public, adoptent une allure plus professionnelle et prennent le titre d'Insectes - avec ce sous-titre : Un autre monde parmi nous.

La revue absorbe Imago en 1992. En 1996, une nouvelle maquette et de nouvelles rubriques apparaissent, qui font toujours la personnalité de la revue.

En 2009, Insectes, trimestriel, comporte 40 pages couleurs et est diffusé à 1 300 abonnés. Il est réalisé par l'équivalent de 2 personnes à plein temps.

  Contenu

Chaque numéro propose des articles longs - parfois répartis sur deux numéros successifs -, des textes courts, des brèves, des annonces d’évènements, des signalements d'ouvrages et un aperçu des activités de l'OPIE.

La revue, autant que possible, traite à la fois, dans chaque numéro, d'entomologie "encyclopédique", d'un point d'actualité, de protection, d'élevage, d'entomologie agricole ou médicale et vétérinaire, d'insectes "hexagonaux" et exotiques, d'histoire, d'art... en alternant articles difficiles et articles de lecture abordable par tout un chacun. Des séries thématiques courent (ou ont couru) sur de nombreux numéros, pas forcément successifs : Fiche pédagogique, Art et insectes, Glossaire progressif, Histoires d'entomologistes, Eux aussi, ils aiment les insectes , Parlez-vous entomo ?, Un insecte à la page, etc.

Les articles sont pour la plupart réécrits et souvent complétés par des notes et des encadrés, dans le but d'améliorer leur lecture par des non spécialistes. Un soin particulier est apporté à l'illustration : qualité des images et précision des légendes.

Les auteurs tout comme les photographes et dessinateurs sont bénévoles. Les sommaires[2] des numéros parus depuis le n° 100 (1996) sont en ligne et, à partir du n° 119 (2000), les articles sont disponibles, à partir de cette page, en fac-similé (pdf).

  OPIE-insectes

La revue papier Insectes bénéficie du renfort et du soutien d'un site Internet appelé OPIE-Insectes (Office Pour les Insectes et leur Environnement)[3], développé depuis 1996 et hébergé par l'INRA. Les principales ressources qui y sont offertes sont :

  • le suivi et la mémoire de la revue papier : sommaires, ouvrages signalés... ainsi que l'ours, le formulaire d'abonnement ;
  • des brèves sur l'actualité de l'entomologie, les "Épingles" ;
  • des recueils de textes anciens, de la Belle Époque ou d'autres temps ;
  • des usuels comme le Vocabulaire trilingue, les outils de l'entomologiste ;
  • des monographies sur des thèmes divers (et non traités dans Insectes) : la lutte biologique, les Hyménoptères, la stridulation, les insectes des denrées, le Bombyx disparate ;
  • un répertoire de sites entomologiques

  Références

  Lien externe

   
               

Insecte

                   
Page d'aide sur l'homonymie Pour l’article homonyme, voir Insectes (revue)

Les insectes (Insecta) font partie du sous-embranchement des hexapodes, elle-même incluse dans l'embranchement des arthropodes mais dans un sous-groupe : les mandibulates. On connaît un insecte marin, la punaise Halobates bien que la majorité des insectes aquatiques vivent en eau douce. On les trouve sous presque tous les climats, du plus chaud au plus froid. Les scientifiques ont décrit près d'un million d'espèces (soit environ les deux tiers des espèces animales connues), et il pourrait en exister 30 millions.

Dans un article publié dans le journal Nature en avril 2002, le docteur Novotny et ses collègues proposent de ramener ce chiffre dans une fourchette de 4 à 6 millions de groupes différents[1].

Leur corps est composé de trois parties : tête, thorax et abdomen. Ils ont six pattes, quatre ailes et deux antennes. Cette description est une généralité, l'évolution ayant fait que par spécialisation, certains éléments peuvent être atrophiés : par exemple, la mouche n’a que deux ailes, une paire d’ailes ayant été transformée en « balancier ». Les araignées, scorpions et acariens ne sont pas des insectes, mais des arachnides; entre autres différences, ils ont huit pattes.

Sommaire

  Systématique

  Position relative au sein des arthropodes

Article détaillé : Histoire évolutive des insectes.

Au sein des arthropodes, les insectes ont traditionnellement été rapprochés des myriapodes sur la base de plusieurs caractères : appendices uniramés, présence de trachées et de tubes de Malpighi, mandibules formées d'un appendice complet (et non pas de la base d'un appendice comme chez les crustacés). Cependant, la phylogénie moléculaire[2],[3], l'arrangement des gènes mitochondriaux[4], ainsi que l'analyse cladistique des caractères ont conduit à considérer que les insectes étaient en fait inclus au sein des crustacés (au Moyen Âge, ils étaient classés dans les vermes, « vers » comprenant aussi les petits rongeurs, mollusques[5]). Le clade des pancrustacés établi suite à cette découverte contient donc les lignées de crustacés marins qui sont probablement paraphylétiques et les insectes proprement dits, qui sont monophylétiques. Les caractères ayant conduit au rapprochement des insectes avec les myriapodes sont donc probablement des convergences associées à l'adaptation au milieu terrestre. Le développement du système nerveux des insectes et des crustacés possède en revanche des similitudes extrêmement frappantes[6].

Les Hexapodes se divisent en deux classes :

  • Les entognathes (établi récemment) sont des sortes d'insectes archaïques, amétaboles (ne connaissent aucune métamorphose), aptères (ne possèdent pas d'ailes) et exclusivement terrestres ; les collemboles en constituent l'ordre le plus nombreux.
  • Les Insectes, en plus des ordres normalement ailés, comportent deux ordres dépourvus d'ailes ("aptérygotes") longtemps associés aux "thysanoures", concept aujourd'hui abandonné -tout comme celui des "aptérygotes"- puisque inconsistant, c'est-à-dire fondé sur un amalgame d'insectes non étroitement apparenté, les arhéognathes et les zigentomes.

  La classification

La classification des insectes a été proposée par Carl von Linné au XVIIIe siècle sur la base de critères morphologiques propres aux insectes. Ainsi, une trentaine d'ordres d'insectes actuels est recensée sur l'ensemble de la planète. Leur classification n'est pas encore stabilisée, quelques groupes établis par la tradition se révélant récemment hétérogènes. La classe des hexapodes est donc un concept plus vaste que celui des insectes lequel, au sens strict, constitue un groupe frère des entognathes.

  La classification classique

Cette classe est subdivisée en deux sous-classes :

  Classification selon…

  Anatomie et physiologie

Article détaillé : Anatomie de l'insecte.
  Grands types de pièces buccales :
(A) Criquet (B) Abeille (C) Papillon (D) Moustique
a: antenne / c: œil composé / lb: labium / lr: labre / md: mandibule / mx: maxillule
 
Anatomie de l'insecte :
A- Tête B- Thorax C- Abdomen
1. antennes
2. ocelle inférieure
3. ocelle supérieure
4. œil composite
5. cerveau (ganglion cérébral)
6. prothorax
7. artère dorsale
8. tubes trachéaux (trompe en spirale)
9. mésothorax
10. métathorax
11. première paire d'ailes
12. seconde paire d'ailes
13. boyaux médians (estomac)
14. cœur
15. ovaire
16. boyaux arrières (intestin, rectum & anus)
17. anus
18. vagin
19. chaîne ganglionnaire ventrale
20. tubes de Malpighi
21. coussinet
22. griffes
23. tarse
24. tibia
25. fémur
26. trochanter
27. boyaux avant (jabot, gésier)
28. ganglion thoracique
29. coxa
30. glande salivaire
31. ganglion sous-œsophagien
32. pièces buccales
  1 antenne / 2 Mandibule / 3 Labre (= lèvre supérieure) / 4 Palpe maxillaire / 5 Clypeus / 6 Frons / 7 Vertex / 8 Scutum / 9 scutellum / 10 élytre (= 1re paire d'aile) / 11 abdomen / 12 stigmate / 13,14,15 pattes (antérieure, moyenne, postérieure)

Les insectes sont recouverts d'une cuticule chitineuse comme tous les arthropodes. Il s'agit d'un exosquelette qui leur permet de limiter les pertes d'eau en milieu aérien et leur assure une protection rudimentaire. C'est sur cet exosquelette que sont fixés les muscles.

La respiration de l'insecte se fait grâce à des invaginations du tégument appelées trachées qui constituent un réseau apportant l'oxygène directement aux cellules. Ces trachées s'ouvrent sur l'extérieur par des stigmates respiratoires à ouverture variable, sur les côtés des segments (pleurites) thoraciques et abdominaux. L'appareil circulatoire n'a donc pas ou peu de rôle pour la respiration (à quelques exceptions près comme les larves de chironomediptère vivant dans des milieux très faiblement oxygénés — qui possèdent de l'hémoglobine).

Le milieu intérieur est constitué d'hémolymphe qui est mis en mouvement par des vaisseaux contractiles dorsaux et les mouvements musculaires généraux de l'insecte. L'appareil circulatoire est ouvert, à faible pression.

L'appareil digestif est constitué d'un intestin en trois parties : stomodeum (intestin antérieur), mésentéron (intestin moyen) et proctodeum (intestin postérieur). Stomodeum et proctodeum sont recouverts de cuticule puisqu'ils sont issus d'invaginations du tégument.

Le régime alimentaire des insectes est très variable : herbivore (chenilles, criquet), coprophage (bousier), prédateurs (libellules), nécrophages, nectarivore (papillons), suceurs de sèves (pucerons) ou de sang (moustiques femelles). Certains insectes (xylophages) peuvent se nourrir de bois (termites). Certains insectes peuvent changer de régime alimentaire au cours de leur vie (chenilles mangeuses de feuilles et papillons adultes nectarivores). Les appendices buccaux sont très variables chez les insectes et liés à leur alimentation (appendices de type broyeur (criquet), suceur avec trompe dévaginable par afflux d'hémolymphe (papillon adulte), piqueur-suceur (moustique), lécheur-suceur (abeille)…)

Le système nerveux central est constitué d'une chaîne ganglionnaire ventrale. À l'avant les ganglions migrent dorsalement et fusionnent pour former un cerveau. Les ganglions suivants ventraux fusionnent pour former un ganglion sous-œsophagien qui innerve les pièces buccales.

  Développement

La plupart des insectes se développent de l'œuf au stade adulte appelé imago en passant par plusieurs métamorphoses : stade larvaire (chenille, vers…) et stade nymphal (chrysalide, pupe…).

Le développement est contrôlé par une hormone stéroïde, l'ecdysone, qui est produite dans des glandes prothoraciques et permet la mue. Une autre hormone, l'hormone juvénile, un dérivé terpénoïde, inhibe la métamorphose. Elle est produite dans les corps allates, des organes endocrines près de l'œsophage. On distingue les insectes primitifs, sans métamorphose (amétaboles) de ceux qui subissent une métamorphose, parmi lesquels on trouve :

  • les hétérométaboles (comprenant les hémimétaboles et les paurométaboles), chez lesquels les stades larvaires et adultes ont des modes de vie souvent comparables, avec une croissance des ailes progressive.
  • les holométaboles (insectes à métamorphose complète) chez lesquels les stades larvaires et adultes sont très différents (chenille et papillon par exemple) et séparés par un stade appelé nymphe au cours duquel se forment les ailes.

La reproduction des insectes est également contrôlée par l’ecdysone et l’hormone juvénile, qui agissent dans les deux sexes. Ces hormones contrôlent le fonctionnement de l'appareil reproducteur, mais n'influent pas sur la détermination des caractères sexuels, qui sont strictement déterminés de manière génétique. Les hormones de type phéromones jouent aussi un rôle majeur pour l'attraction et la reconnaissance des individus au sein d'une espèce.

  Description de quelques ordres

  Éphémères

Les éphémères constituent le groupe d'insectes ailés le plus primitif et, du point de vue phylogénétique, représente le groupe frère de tous les autres ordres insectes ailés. Près de 2 500 espèces sont recensées dans le monde, répartis en sept familles. Insectes de tailles moyenne à petite, ils sont associés au milieu aquatique où les femelles pondent leurs œufs.
Les adultes (dits en France « mouches de mai ») sont connus pour avoir une durée de vie très courte (leurs pièces buccales atrophiées ne leur permettant pas de se nourrir) contrairement aux larves qui peuvent subsister jusqu'à trois années. Celles-ci sont aquatiques et peuvent être phytophages, détritophages ou carnivores.

  Odonates (Libellules et Demoiselles)

Les libellules existent sur Terre depuis 285 millions d'années, et pouvaient atteindre une envergure de 70 cm à l'époque des dinosaures. L'espèce actuelle la plus grande atteint 19 cm d'envergure.

  Dictyoptères

On a longtemps divisé cet ordre en trois, les blattoptères (cafards, blattes, cancrelats), les mantoptères (mante), et les isoptères (termites), mais certaines caractéristiques comme des pièces buccales de type broyeur, des tarses de cinq articles, des ailes antérieures en élytres, des ailes postérieures membraneuses repliables, des cerques articulés, et la confection d'une oothèque (sauf pour les termites) ainsi que des analyses génétiques ont justifié leur regroupement au sein d'un même ordre. Mais ce système reste contestable, étant donné que cela classerait les Dictyoptères en Super-ordre, c'est-à-dire au même niveau que les Paraneoptères, Oligonéoptères et Polynéoptères. Il est donc normal que ce regrouppement soit l'objet de certaines contestations.

  Description des sous-ordres

Bien connus de nos foyers, les blattes, cafards et autres cancrelats sont représentés par environ 3 500 espèces dans le monde. La grande majorité vit en milieu tropical ; les espèces résidant dans nos contrées sont, elles, plus petites et se rencontrent souvent dans la litière.
Les blattes sont très plates, dotées de longues antennes, elles courent avec agilité à la tombée de la nuit. Les élytres sont souvent plus courts chez les femelles. Les ailes peuvent être complètes ou atrophiées, les formes ailées volant peu. Le pronotum très ample recouvre la tête. Les œufs sont pondus dans une oothèque que les femelles portent à l'extrémité de l'abdomen. Les petits ressemblent à des adultes dépourvus d'ailes.

Plus de 2 000 espèces de mantes ont été décrites dans le monde, les spécimens sont d'assez grande taille, de 2 à 15 cm. Ces redoutables prédateurs chassent à l'affut, ils affichent donc une livrée monochrome se confondant avec leur support ; de plus, leur aspect de feuille ou de brindille surprend toute proie passant à proximité. Les mantes ont un corps allongé que surmonte une tête très mobile posée sur un cou étroit. Les yeux sont saillants et les pièces buccales, de type broyeur, possèdent des mandibules très robustes (on s'en rend compte quand elles nous mordent !). Les pattes antérieures ravisseuses sont la principale caractéristique de ces insectes. Le fémur et le tibia sont dotés d'épines acérées sur leur face interne.

Les termites sont des insectes sociaux polymorphes. Les plus archaïques se bornent à creuser des galeries dans le bois mort, mais la plupart élaborent d'énormes monticules de terre : les termitières.
Quelque 2 000 espèces sont recensées dans le monde.
Les colonies sont constituées d'individus sexués, mâles et femelles (laquelle peut vivre très longtemps). Les femelles ne cessent de grandir, atteignant parfois jusqu'à 10 cm de long. Les ouvriers et les soldats constituent la grande majorité des effectifs. Les termites consomment essentiellement du bois (causant parfois d'énormes dégâts) dont ils digèrent la cellulose en abritant des bactéries ou des protozoaires dans leur estomac. Les ouvrières régurgitent la cellulose prédigérée pour en nourrir larves et soldats.

  Dermaptère (les forficules)

  Perce oreille

Cet ordre rassemble les forficules, insectes communs dans l'humus et la végétation basse, couramment appelés perce-oreilles à cause de leurs deux pinces à l'extrémité de leur abdomen, qui n'ont d'utilité que lors des parades nuptiales de ces insectes[réf. nécessaire] (il ne s'agit pas d'armes contrairement à une opinion répandue). La femelle prend soin des œufs et des jeunes larves. Leur régime alimentaire est omnivore, chez les larves comme les adultes.

  Embioptère (les embies)

Petit groupe d'insectes (env. 150 espèces), peu connu, apparenté aux forficules. Ils vivent dans les climats tropicaux et tempérés chauds, ne sortent pas de l'humus et s'abritent dans des tunnels confectionnés avec la soie qu'ils tissent, en petites colonies (composées d'adultes et de larves). Ailes inexistantes chez les femelles, peu développées chez les mâles. Se nourrissent de débris.

  Orthoptère (les sauterelles et grillons)

  Tettigonia viridissima - Photo légendée de la Grande Sauterelle verte

Il existe plus de 2 000 espèces de grillons dans le monde, et l'on retrouve des traces fossiles attestant de leur présence remontant au Trias supérieur.

Le plus ancien fossile de ce groupe connu à ce jour est âgé de –365 Ma. Strudiella devonica semble très proche des premières sauterelles. Il a été découvert en 2012 à Strud (province de Namur, Belgique) dans un gisement daté de la fin du Dévonien[7].

Cet ordre inclut les criquets, les sauterelles, grillons et les courtilières. Ils se déplacent en sautant à l'aide de leurs longues pattes postérieures. Cependant, certaines sauterelles ont l'abdomen tellement développé qu'elles ne sont plus en mesure d'effectuer de vrais sauts et les courtilières ne possèdent même pas de pattes sauteuses.
De nombreux insectes de cet ordre produisent un son : ils stridulent en produisant leur chant par le frottement leurs pattes postérieures sur une nervure des élytres chez les criquets, ou en frottant leurs ailes l'une contre l'autre chez les sauterelles. Ce chant d'été les rapproche des cigales, qui sont des hémiptères, donc appartenant à un ordre complètement différent des Orthoptères. Certains coléoptères sont aussi en mesure de striduler avec leurs ailes…
Les Orthoptères sont caractérisés par des ailes postérieures, à plis droits (ortho- : droit et -ptère : aile, en grec), qui se déplient à angle droit avec le reste du corps et se replient comme un éventail sous les "tegmina" (correspondant aux élytres chez les coléoptères).

  Hémiptères (les punaises, cigales…)

  Cigale - Muséum de Toulouse

Les caractéristiques des hémiptères (Hemiptera) sont :

  • des antennes longues,
  • des pièces buccales piqueuses avec un long rostre,
  • deux paires d'ailes, dont l'une, en partie sclérifiée, est transformée en hémiélytre.

  Coléoptères (hanneton, coccinelle…)

  Hanneton

Les coléoptères (coléo- : protection en grec) sont caractérisés par :

  • des ailes antérieures, les élytres, épaisses et sclérifiée, couvrant le plus souvent la totalité de l'abdomen.
  • des ailes postérieures (si elles existent), membraneuses et repliées au repos sous les élytres.
  • des pièces buccales broyeuses.

L'ordre des coléoptères est l'ordre des animaux qui rassemble le plus grand nombre d'espèces.

  Hyménoptère (abeille à miel, abeille solitaire, guêpe, bourdon et fourmi)

  Frelon

Les hyménoptères constituent, après les coléoptères, l'ordre d'insectes le plus diversifié. Le nombre des espèces actuellement connues atteint 280 000. Cet ordre comprend les abeilles, les fourmis, les guêpes. Cet ordre comporte des espèces aux fonctions très variées : tout un ensemble d'espèces sont parasites (Chalcidiens), d'autres sont pollinisatrices et ainsi auxiliaires de l'agriculture ; d'autres sont phytophages.
Leur nom provient des ailes membraneuses que la plupart des hyménoptères portent par paires. Le mot vient du Grec hymên, «membrane», et ptéron, « aile ».
La caractéristique la plus frappante des hyménoptères est que de nombreuses espèces sont des insectes sociaux.

  Diptère (mouches, moucherons, moustiques)

  Mouche

Les diptères sont caractérisés par la possession d'une seule paire d'ailes (di- : deux en grec) sur le deuxième segment thoracique.
L'étymologie désigne d'ailleurs l'unicité de la paire d'ailes (di : deux ; ptères : ailes). Cependant, certaines espèces sont aptères telles les hippobosques qui vivent leur stade adulte sur l'animal qu'elles parasitent. L'autre paire d'ailes sur le troisième segment thoracique s'est transformée en « haltères », qui sont de minuscules petites massues servant de balanciers pour la stabilité du vol.
Cet ordre contient pour l'essentiel les mouches (dont le modèle de génétique du développement drosophile), les moucherons, les moustiques et les "cousins". Avec plus de 150 000 espèces réparties dans 177 familles, c'est un des ordres les plus importants de la classe des Insectes.
Malgré le caractère désagréable ou dangereux pour la santé humaine de certaines espèces (vecteur de nombreux parasites dont l'agent du paludisme), la plupart jouent un rôle écologique important. Non seulement elles participent pour une large part à l'élimination des excréments (espèces coprophages) et des cadavres (espèces nécrophages), mais leurs larves qui vivent souvent dans le sol produisent des quantités importantes d'humus.

  Lépidoptère (papillons)

Le fossile le plus ancien est Archaeolepis mane du jurassique anglais, daté d'environ 190 millions d'années.
Les lépidoptères se caractérisent par deux paires d'ailes recouvertes d'écailles (d'où l'appellation lépidoptère). En état de larve, les lépidoptères fabriquent de la soie, et forment ensuite souvent un cocon.
Le développement des chenilles s'effectue généralement en cinq stades marqués par des mues jusqu'à la transformation en chrysalide. Suivant les espèces, la nymphose a lieu à l'air libre et la chenille s'entoure parfois d'un cocon de fils de soie avant de se transformer en chrysalide ou bien elle a lieu sous terre.


  Écologie

Article détaillé : Écologie des insectes forestiers.

Les insectes sont inféodés aux terres émergées. Quelques-uns vivent en eau douce et de rares exceptions en mer. On les trouve sous presque tous les climats, du plus chaud au plus froid.

Tableau 1. Estimation de la proportion des phytophages parmi les espèces connues d'insectes d'après Montesinos (1998)[8].
Ordres Pourcentage
Coléoptères 35 %
Hyménoptères 11 %
Diptères 29 %
Lépidoptères 99 %
Hémiptères 90 %
Orthoptères 99 %
Thysanoptères 90 %
Phasmoptères 99 %
Collemboles 50 %

  Biodiversité

  Un aphide du Costa Rica sur une feuille de fougère.
Tableau 2. Nombre d'espèces décrites dans quatre ordres majeurs (d’après WCMC, 1992)[9].
Ordres Southwoood (1978) Arnett (1985) May (1988) Brusca & Brusca (1990)
Coléoptères 350 000 290 000 300 000 300 000
Diptères 120 000 98 500 85 000 150 000
Hyménoptères 100 000 103 000 110 000 125 000
Lépidoptères 120 000 112 000 110 000 120 000

  État des populations pression, menaces

L'état des populations mondiales d'insecte est très mal connu, notamment dans les forêts tropicales et équatoriales.
On sait cependant que beaucoup d'espèces semblent avoir disparu ou sont en forte voie de régression (insectes saproxylophages par exemple dans les zones tempérées). De manière générale l'ONU a identifié de grandes causes de régression de la biodiversité qui sont les modifications des habitats des espèces (destruction, banalisation, fragmentation, artificialisation, déforestation, drainage, mise en culture, etc.) ; le surexploitation ; la pollution ; l'introduction d'espèces exotiques envahissantes ; et les changements climatiques.

Concernant le dérèglement climatique, on mesure mal les impacts qu'il aura sur les insectes et le caractère invasif (éventuel ou avéré) de certaines espèces ; Il existe un écart entre les évaluation de vulnérabilité des espèces et les stratégies de gestion conservatoire (bien qu'il y ait un consensus sur l'importance de lier ces deux domaines pour la conservation de la biodiversité). Une étude[10] récente (2012) a cherché à étudier la vulnérabilité de 3 espèces de coléoptères aquatique ibériques endémiques en trois colonisations indépendants d'un même habitat, sur la base de leur métabolisme et physiologie selon la température, des modèles de distribution et de capacité de dispersion. La gestion doit prendre en compte les capacité différentielle à persister et les gammes possibles de réponse au réchauffement. Dans ce cas l'étude a conclu que ces 3 espèces seront affectées très différemment par le réchauffement malgré des traits écologiques et biogéographiques assez similaires[10]

  Notes et références

  1. (en) Vojtech Novotny, Yves Basset, Scott E. Miller, George D. Weiblen, Birgitta Bremer, Lukas Cizek et Pavel Drozd, « Low host specificity of herbivorous insects in a tropical forest », Nature, no 416, 25 avril 2002, p. 841-844 [texte intégral, lien DOI (pages consultées le 11 août 2010)] 
  2. (en) Markus Friedrich et Diethard Tautz, « Ribosomal DNA phylogeny of the major extant arthropod classes and the evolution of myriapods », Nature, vol. 376, no 6536, 13 juillet 2002, p. 165-167 (ISSN 0028-0836 et 1476-4687) [résumé, lien DOI] .
  3. (en) Gonzalo Giribet, Gregory D. Edgecombe et Ward C. Wheeler, « Arthropod phylogeny based on eight molecular loci and morphology », Nature, vol. 413, no 6852, 13 septembre 2001, p. 157-161 (ISSN 0028-0836 et 1476-4687) [résumé, lien DOI] .
  4. (en) Jeffrey L. Boore, Timothy M. Collins, David Stanton, L. Lynne Daehler et Wesley M. Brown, « Deducing the pattern of arthropod phytogeny from mitochondrial DNA rearrangements », Nature, vol. 376, no 6536, 13 juillet 2002, p. 163 - 165 (ISSN 0028-0836 et 1476-4687) [résumé, lien DOI] .
  5. Michel Pastoureau, Bestiaires du Moyen Âge, éditions du Seuil, Paris, 2011, 235 p., (ISBN 978-2-02-102286-5)
  6. (en) P.M. Whitington, D. Leach et R. Sandeman, « Evolutionary change in neural development within the arthropods: axonogenesis in the embryos of two crustaceans », Development, vol. 118, 1er juin 1993, p. 449-461 [résumé] .
  7. www.futura-sciences.com/fr/news/t:paléontologie/d/strudiella-le-plus-vieux-fossile-dinsecte-complet-du-monde_40475/
  8. Jose Luis Viejo Montesinos (1998). Evolución de la fitofagia en los insectos, Boletín de la Real Sociedad Española de Historia Natural (Actas), 95 : 23-30. (ISSN 0583-7499)
  9. Des estimations plus récentes indiquent que le nombre d'espèces de diptères se situe au milieu des chiffres proposés, mais ceux des coléoptères et des lépidoptères semblent trop petits (WCMC, 1992)
  10. a et b P. Arribas et al., "Evaluating drivers of vulnerability to climate change: a guide for insect conservation". Global Change Biology  ; 2012 strategies, DOI: 10.1111/j.1365-2486.2012.02691.x (résumé)

  Voir aussi

Sur les autres projets Wikimedia :

  Bibliographie

  • R.H. Arnett (1967). American Insects: handbook of the insects of America north of Mexico. Van Nostrand Reinhold (New York).
  • Richard C. Brusca & Gary J. Brusca (1990). Invertebrates. Sinauer : 922 p.
  • R.M. May (1988). How many species are there on earth? Science, 241 : 1441-1449.
  • T.R.E. Southwood (1961). The number of species of insect associated with various trees. Journal of Animal Ecology, 30 : 1-8.
  • World Conservation Monitoring Centre (WCMC) (dir.) (1992). Global Biodiversity. Status of the Earth's living resources. Chapman & Hall (Londres) : xix + 585 p. ISBN 0-412-47240-6
  • Michael Chinery, Insectes de France et d'Europe occidentale, Arthaud, Paris 1988, (ISBN 2-7003-0636-8) Réimpression 1995, 320 p.
  • Michael Chinery, Insectes d'Europe en couleur, Multiguide Nature, Bordas, 1987. (ISBN 2-04-012575-2)
  • Gérard Delvare et Henri-Pierre Aberlenc, Les insectes d'Afrique et d'Amérique tropicale : clés pour la reconnaissance des familles, PRIFAS-CIRAD, 1989. (ISBN 2-87614-023-3)

  Clés d'identification

  Articles connexes

  Références taxonomiques

  Liens externes


   
               

 

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