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définition - jacques-yves cousteau

Jacques-Yves Cousteau (n.)

1.Saint-André-de-Cubzac [Gironde] 1910 Paris 1997 officier de marine et océanographe français. " Le Monde du silence ", documentaire.

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sciences de la terre.[ClasseParExt.]

officier.[ClasseParExt.]

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Jacques-Yves Cousteau (n. pr.)


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Jacques-Yves Cousteau

                   
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Jacques-Yves Cousteau, né le 11 juin 1910 à Saint-André-de-Cubzac, en Gironde, et mort le 25 juin 1997 à Paris, est un officier de la Marine nationale française puis un explorateur océanographique. Surnommé « le Commandant Cousteau » ou encore « le Pacha »[n 1], il est connu pour avoir perfectionné avec Émile Gagnan le principe du scaphandre autonome, ou détendeur, pierre fondatrice de la plongée sous-marine moderne. Ses explorations sous-marines en tant que commandant de la Calypso, ainsi que ses films et documentaires télévisés ont permis au grand public de découvrir le monde de la mer et ses mystères.

Sommaire

  Biographie

  Jeunesse et débuts de carrière (1910-1942)

  La maison natale de Jacques-Yves Cousteau, à Saint-André-de-Cubzac
Portrait noir et blanc de Philippe Tailliez
  Philippe Tailliez, l'homme qui fit découvrir à Cousteau le monde sous-marin.

Daniel Cousteau, le père de Jacques-Yves est avocat international et assistant d'un homme d'affaire américain. De 1920 à 1923 la famille le suit aux États-Unis où le jeune Jacques-Yves pratique la nage et l'apnée[1],[2],[3]. À son retour en France, il découvre la mer dans les calanques près de Marseille où la famille vit désormais.

En 1930, après avoir fait ses études préparatoires au Collège Stanislas de Paris, il entre à l'École navale de Brest à bord de la Jeanne d'Arc, navire-école de la Marine, et y devient officier canonnier en 1933[4]. Il se destine à être pilote de l'Aéronautique navale mais un accident de la route en 1935[5] lui impose une convalescence forcée à Toulon qui prend fin en 1936 avec une affectation sur le cuirassé Condorcet. C'est à bord de ce bâtiment que Cousteau rencontre pour la première fois Philippe Tailliez, qui lui prête aussitôt des lunettes sous-marines Fernez, ancêtres des actuelles lunettes de natation. Il les utilise au Mourillon et est impressionné par la beauté de la vue sous-marine d'un banc de mulets qui évoluent sur une roche couverte de mousses, ce qui le décide à consacrer sa vie à l'exploration subaquatique[s 1]. Il épouse le 12 juillet 1937 Simone Melchior, fille d'un cadre d'Air liquide, avec qui il a deux enfants : Jean-Michel en 1938 et Philippe en 1940. En 1938, Tailliez rencontre lors d'une chasse sous-marine un autre chasseur du nom de Frédéric Dumas, qu'il présente à Cousteau. Ainsi réunis les trois forment un trio d'amis consacré à la recherche subaquatique, trio que Tailliez baptise des années plus tard sous le nom affectueux des « Trois Mousquemers »[n 2].

Cousteau appartient également au service de renseignements de la marine française et à ce titre, est envoyé en mission à Shanghai[6]. En 1940, il est assigné au service de contre-espionnage, à Marseille, et son commandant lui donne toutes facilités pour continuer ses expériences de plongée lorsque son service le lui permet[s 2].

  Faits de guerre et controverses (1939-1944)

Jacques-Yves Cousteau monte une opération commando contre les services d'espionnage italiens en France[7], et reçoit plusieurs décorations militaires pour faits de guerre (par exemple la Croix de guerre 1939-1945 « avec palme et deux citations »[6] pour le bombardement de Gênes en juin 1940[8]). Ces distinctions lui seront contestées par certains de ses coéquipiers, tel que le résistant Dimitri Weliachew, avec qui il opérait près de la frontière franco-italienne, qui fut emprisonné et torturé à San Giminiano et qui reproche à Jacques-Yves Cousteau le fait d'avoir délibérément fui devant la menace sans se soucier le moins du monde du sort du reste de l'équipe[9]. En 1946, son frère Pierre-Antoine, un « antisémite de plume », rédacteur du journal collaborationniste Je suis partout[10], est condamné à mort, peine commuée en détention à vie[11]. Pierre-Antoine Cousteau est gracié en 1954, mais selon Bernard Violet, ceci est dû principalement aux interventions de Jacques-Yves auprès de l'amiral Lemonnier[9].

  Le début de la plongée sous-marine moderne (1942-1946)

Les années de la Seconde Guerre mondiale sont décisives pour l'histoire de la plongée[réf. souhaitée]. Après l'armistice de 1940, la famille de Simone et Jacques-Yves Cousteau se réfugie à Megève, où elle se lie d'amitié avec la famille Ichac. Cousteau et Marcel Ichac partagent la même volonté de faire découvrir au grand public des lieux inconnus et inaccessibles : pour le premier, c'est le monde sous-marin, pour le second, c'est la haute montagne. Les deux voisins décrocheront le premier prix ex æquo du Congrès du film documentaire de 1943, pour le premier film sous-marin français : Par dix-huit mètres de fond. Celui-ci a été tourné en apnée l'année précédente aux Embiez avec Philippe Tailliez et Frédéric Dumas, grâce au boîtier étanche de caméra sous-marine conçu par l'ingénieur mécanicien Léon Vèche, ingénieur des Arts et Métiers et de l'École navale. Marcel Ichac obtient, lui, le prix pour son film À l'assaut des aiguilles du Diable[réf. nécessaire].

En 1943, Cousteau tourne Épaves, avec le soutien de l'entreprise marseillaise de renflouage Marcellin et toujours avec Tailliez et Dumas[n 3]. Si Par dix-huit mètres de fond a été tourné en apnée en 1942, Épaves est le premier film sous-marin tourné à l'aide de scaphandres autonomes. Les deux prototypes utilisés dans le film sont ceux fournis par la société Air liquide ; ils sont mentionnés au générique sous l'intitulé « scaphandre autonome « Air liquide » système Cousteau »[12].

  Le GRS et l'Élie Monnier (1945-1949)

Photographie noir et blanc de l'aviso Elie-Monnier, avec le FNRS3 au premier plan
  L'aviso Elie-Monnier et le FNRS3

En 1945, Cousteau projette le film Épaves à l'amiral André Lemonnier. Celui-ci, qui vient d'être promu chef d'état-major général, charge Tailliez, Cousteau et Dumas[n 3] de mettre en place le Groupement de Recherches Sous-marines[13] de la Marine nationale à Toulon (GRS), connu depuis 2009 sous le nom « CEllule Plongée Humaine et Intervention Sous la MER » (CEPHISMER).

En 1948, entre missions de déminage, d'exploration sous-marine et d'essais technologiques et physiologiques, Cousteau entreprend une première campagne en Méditerranée à bord de l'Élie-Monnier, aviso base du GRS avec Philippe Tailliez, Frédéric Dumas, Jean Alinat et le cinéaste Marcel Ichac. L'équipe explore aussi l'épave romaine de Mahdia en Tunisie. L'expédition est considérée par Taillez comme la « première opération sous-marine de grande envergure comportant exploration et travail par grande profondeur, en scaphandre autonome »[14]. Cousteau et Marcel Ichac rapportent de cette expédition le film Carnet de plongée, présenté lors du Festival de Cannes 1951[15].

Cousteau engage le jeune assistant de Marcel Ichac, Jacques Ertaud, qui débute ainsi sa carrière de cinéaste. Il est alors l'opérateur sous-marin, le monteur, et le co-réalisateur de Cousteau pendant 10 ans. Ertaud réalise entre autres le film La Galère engloutie en 1957[réf. nécessaire].

Cousteau, Tailliez, Dumas et l'Élie-Monnier participent ensuite au sauvetage[s 3] du bathyscaphe du professeur Jacques Piccard, le FNRS II (qui venait d'être perdu en mer à la suite d'une immersion d'essai sans équipage), lors de l'expédition de 1949 à Dakar[16]. Suite à ce sauvetage, la Marine nationale veut réutiliser la sphère du bathyscaphe pour réaliser le FNRS III ce qui sera impossible, « le flotteur du FNRS 2 [...], n'est plus en effet qu'un amas de ferraille »[16].

Les aventures de cette période sont racontées dans les deux livres, Le Monde du silence de Cousteau et Dumas (en 1953) et Plongées sans câble[13] de Tailliez (en 1954).

  La Calypso et les Campagnes océanographiques françaises (1949-1972)

Article détaillé : La Calypso.
Photographie en couleur de La Calypso, vue d'ensemble hors de l'eau
  La Calypso

En 1949, ayant atteint le grade de capitaine de corvette[17], Cousteau quitte la Marine[n 4] pour fonder les Campagnes océanographiques françaises (Cof) en 1950. Le 19 juillet 1950, à Nice, le millionnaire Lord Thomas Loël Guiness lui achète un bateau, la Calypso[18],[19], avec lequel il parcourt le globe. Il effectue aussi des fouilles archéologiques sous-marines en Méditerranée, en particulier sur le site du Grand-Congloué en 1952[20]. Son équipage est composé de grands noms de la plongée : Frédéric Dumas[21], Albert Falco, Claude Wesly[22], Jacques Ertaud[23].

En 1953, Cousteau et Dumas narrent les expériences subaquatiques réalisées depuis le milieu des années 1930 dans un livre, le Monde du silence. Le film, co-réalisé par Cousteau et Louis Malle en 1955, ne reprend pas du livre éponyme les scènes sous-marines qui y sont décrites, celles du film ayant été tournées en Méditérranée, Mer Rouge, Océan Indien et Golfe Persique indépendamment des événements décrits dans le livre. La Calypso en devient la base, le lieu secondaire et la vedette discrète. Le documentaire obtient la Palme d'or au Festival de Cannes lors de sa sortie en salles l'année suivante, en 1956. On y voit déjà Cousteau et son équipage porter le bonnet rouge qui, quelques années plus tard, devient leur emblème. Ce bonnet est une référence à l'uniforme des anciens bagnards de Toulon, qui étaient fréquemment « désignés volontaires » pour des interventions hasardeuses en scaphandre « pieds lourds »[24].

En 1957, Jacques-Yves Cousteau est élu à la direction du Musée océanographique de Monaco[25] et est admis à la National Academy of Sciences[réf. nécessaire].

Dans les années 1960, il dirige les projets Précontinent de plongées en saturation lors d'immersions de longue durée ou d'expériences de vie dans des maisons sous la mer. Le film Le Monde sans soleil relate ces aventures[réf. nécessaire] et obtient l'oscar du meilleur film documentaire en 1965[26].

Entre 1970 et 1972, il prend, grâce à son bathyscaphe, des milliers de photos des fonds marins sur lesquels devaient être posées les conduites du futur gazoduc algérien, Transmed[27].

En 1972 il est nommé Commandeur de la Légion d'honneur au titre du premier ministre[28].

  La Cousteau Society (1973-1990)

Image en noir et blanc représentant le naufrage du Britannic
  Naufrage du Britannic

L'année 1973 marque la fin des Campagnes océanographiques françaises avec la création, aux États-Unis, de la Cousteau Society[réf. nécessaire].

En 1975, Cousteau découvre l'épave du Britannic, navire-jumeau du Titanic, par 120 mètres de fond[29]. Il doit attendre 1976 pour plonger sur l'épave et pénétrer à l'intérieur de celle-ci[30].

Le 28 juin 1979, lors d'une expédition de la Calypso au Portugal, son second fils et successeur désigné, Philippe, avec lequel il coproduit tous ses films depuis 1969, meurt découpé par l'hélice de son hydravion de type Catalina[31],[32]. Cousteau en est profondément affecté. Il appelle par la suite son fils aîné, Jean-Michel, à ses côtés. Cette collaboration dure jusqu'en 1991.

Il transfère la Cousteau Society à Norfolk, aux États-Unis. En 1981, Jacques-Yves Cousteau se rapproche une seconde fois de la mairie de Norfolk car il a comme projet de construire un parc océanique dont la particularité est de ne contenir ni aquarium, ni animaux vivants[précision nécessaire]. Cette ville abritant la plus grande base navale des États-Unis, la municipalité désire prôner les activités de la Navy. Cousteau se montre intransigeant sur le concept du parc et n'accepte pas la demande des autorités locales. Le projet se chiffre à 25 millions de dollars et Cousteau s'engage à hauteur de 5 millions. La ville abandonne la partie en 1987 car elle considère que le commandant tarde à apporter sa contribution[33].

En 1985, le navire océanographique l'Alcyone est mis à l'eau à La Rochelle et Cousteau travaille conjointement avec la Calypso sur les expéditions de l'équipe[réf. nécessaire].

Le commandant concrétise son projet de parc océanique à Paris dans le Forum des Halles. Le Parc océanique Cousteau est inauguré en juillet 1989. La conception et la construction ont nécessité 120 millions de francs français (soit 18,3 millions d'euros). Les actionnaires sont, entre autres, Jacques-Yves Cousteau à 10 % et Jean-Michel Cousteau à 2 %. Le parc est cependant un gouffre financier. Il dépose le bilan le 16 juillet 1991 et ferme définitivement ses portes en novembre 1992. Après la fermeture, le site est absorbé lors de l'agrandissement du multiplexe UGC Ciné Cité Les Halles[34].

Ces années sont riches en récompenses pour Cousteau avec le « Pahlavi Prize » du Programme des Nations unies pour l'environnement[35] reçu en 1977 avec Peter Scott puis le Palmarès mondial des 500 en 1988[36].

Il devient Officier de l'Ordre du Mérite maritime[6] en 1980 et lauréat du prix Claude Foussier de l'Académie des sports, pour ses actions de protection de la nature et de la qualité de la vie[37] en 1983. En 1985, le président des États-Unis Ronald Reagan lui décerne la médaille présidentielle de la liberté[38] et il devient Grand-Croix de l'Ordre national du Mérite[39]. Le 24 novembre 1988, il est élu à l'Académie française et succède à Jean Delay au 17e fauteuil. Sa réception officielle sous la Coupole a lieu le 22 juin 1989, la réponse à son discours de réception étant prononcée par Bertrand Poirot-Delpech[19]. Erik Orsenna lui succède le 28 mai 1998[40].

  Les années 1990

  Le caveau de la famille Cousteau, à Saint-André-de-Cubzac
  Plaque commémorative sur la maison natale de Jacques-Yves Cousteau, à Saint-André-de-Cubzac

Le 2 décembre 1990, Simone Cousteau décède d'un cancer. Cette femme, qui avait passé plus de temps que son mari à bord de la Calypso[41], était l'égérie de l'Équipe Cousteau. Il se remarie le 28 juin 1991 à Francine Triplet avec laquelle il a déjà deux enfants : Diane Élisabeth en 1979 et Pierre-Yves en 1981. Francine Cousteau poursuit actuellement l'œuvre de son mari à la tête de la Fondation Cousteau et de la Cousteau Society.

À partir de ce moment, les relations entre Jacques-Yves et son fils aîné Jean-Michel se détériorent et leur collaboration prend fin. En 1996, il poursuit en justice celui-ci qui souhaite ouvrir un centre de vacances « Cousteau » dans les îles Fidji[42].

En 1992, il est invité à la Conférence des Nations unies sur l’environnement et le développement à Rio de Janeiro. Il devient alors conseiller régulier de l'ONU et plus tard de la Banque mondiale[43] ainsi que président du Conseil pour les droits des générations futures[44],[43].

Jacques-Yves Cousteau s'éteint le 25 juin 1997 à Paris. Il lègue la totalité et l'exclusivité des droits liés à l'usage de son nom, son image et son œuvre à la Cousteau Society ainsi que la mission de continuer son travail[45]. Sa disparition est ressentie jusqu'aux États-Unis, où il était l'un des Français les plus populaires[46],[47]. James Cameron par exemple déclare « tenir sa veine écologique » des films de Cousteau : « Il a développé l’imagination de toute une génération. Je pense qu’il a eu un impact profond sur tous les hommes de la planète. »[48]. Il est inhumé dans le caveau familial à Saint-André-de-Cubzac (Gironde). Sa ville lui rend hommage par l'inauguration d'une « rue du Commandant Cousteau », qui mène à sa maison natale (l'ancienne pharmacie de son grand-père), et la pose d'une plaque commémorative sur celle-ci. En 2008, plus de dix ans après sa disparition, il demeure la deuxième personnalité ayant le plus marqué les français, derrière l'Abbé Pierre et celui qui « ces 20 dernières années, a le plus souvent occupé la première place du Top 50 du JDD »[49].

  Inventions et innovations

  Le scaphandre autonome moderne

Parmi les appareils et technologies que Cousteau et ses amis Dumas et Tailliez essayent entre 1938 et 1942 se trouvent l'appareil avec valve de non-retour de Maurice Fernez (alimenté en air de surface par un tube de caoutchouc), le manodétendeur « Le Prieur » et deux recycleurs fonctionnant à l'oxygène pur. Ils abandonnent l'utilisation de l'appareil Fernez lorsqu'un jour Dumas subit une rupture du tube flexible d'alimentation en air. L'appareil « Le Prieur » ne correspond pas non plus à leurs attentes car il doit être réglé manuellement pour la libération de l'air comprimé, qui en débit constant représente un gâchis important de la réserve d'air[s 4]. Quant aux appareils à oxygène pur, Cousteau les fait fabriquer à des armuriers de la Marine, en s'inspirant du recycleur Davis de la Royal Navy. Il les essaye en 1939 à deux occasions et lors de chacune d'elles, atteignant la profondeur de 15 mètres, il subit de graves symptômes liés à l'hyperoxie. Son deuxième accident, qui se solde par une perte de conscience et une noyade évitée de justesse, lui suffit pour arrêter les expériences avec l'oxygène[s 5].

logo de la Spirotechnique, représentant un plongeur en jaune sur un fond noir
  « La Spirotechnique »

L'élaboration du prototype du premier détendeur moderne commence en décembre 1942, lorsque Cousteau rencontre Émile Gagnan. Ce dernier, ingénieur chez Air liquide, obtient de la société Bernard Piel un détendeur Rouquayrol-Denayrouze, qu'il adapte pour faire fonctionner des gazogènes de voiture car l'occupant allemand réquisitionne l'essence. Il dépose ensuite un brevet de détendeur miniaturisé en bakélite. Henri Melchior, son patron, pense alors que ce détendeur peut rendre service à son gendre, Jacques-Yves Cousteau. Il met en contact les deux hommes, qui déposent alors en 1943 le brevet du scaphandre autonome moderne[50]. C'est une amélioration et une modernisation des brevets d'inventions du détendeur de Rouquayrol et Denayrouze[51] au XIXe siècle et des bouteilles du début du XXe siècle : les bouteilles d'air comprimé de la société Air liquide sont beaucoup plus sûres et à plus grande capacité en réserve d'air que l'est le réservoir en fer de Rouquayrol et de Denayrouze.

En 1946, Cousteau et Gagnan créent, au sein d'Air liquide, la société « La Spirotechnique », qui est encore de nos jours la sous-division d'Air liquide destinée à la commercialisation de détendeurs et autres équipements de plongée et siégeant actuellement à Carros, près de Nice[52]. Cette même année, la Spirotechnique commence la commercialisation du premier détendeur moderne à être lancé sur le marché, le « CG45 » (« C » pour Cousteau, « G » pour Gagnan et « 45 » pour 1945, année de son brevet). Ouverte ainsi au grand public, la plongée autonome, de loisir ou professionnelle, est progressivement devenue une activité connue de tous. Grâce aux brevets déposés, Cousteau reçoit 5 % du chiffre d'affaires de La Spirotechnique par an[53].

  Autres inventions et innovations

En 1946, il améliore le vêtement dit « à volume constant » (dont le principe existait déjà[54],[55]), destiné aux eaux très froides. Le plongeur le gonfle d'air en soufflant directement dans son masque et obtient de la sorte non seulement un système de stabilisation mais aussi un isolement thermique efficace[s 6]. Ce vêtement est l'ancêtre des actuelles combinaisons étanches.

Avec l'aide de Jean Mollard, il crée dans les années 1950 la « soucoupe plongeante (SP-350) », un véhicule sous-marin à deux places qui peut atteindre une profondeur de 350 m. L'expérience réussie est rapidement répétée en 1965 avec deux véhicules qui atteignent 500 m (SP-500)[56].

S'inspirant de l'effet Magnus, il crée avec l'ingénieur Lucien Malavard le principe de la turbovoile qui équipe son bateau l'Alcyone[57],[58].

  Cousteau et l'environnement

  Protection de l’environnement

Photographie noir et blanc de Cousteau donnant une conférence de presse en 1973
  Cousteau lors de la conférence de presse en 1973

En octobre 1960, 6 500 fûts de déchets représentant 2 000 tonnes de déchets radioactifs doivent être immergés entre la Corse et Antibes par le CEA[59]. Cousteau organise avec le Prince Rainier[60] une campagne de presse qui émeut la population riveraine de la Méditerranée[59]. L'opération est finalement reportée par le gouvernement français le 12 octobre[61] et seulement 20 fûts sont immergés, « à titre expérimental »[60].

La rencontre avec la télévision américaine (ABC, Metromedia, NBC) donne naissance à la série L'Odyssée sous-marine du Commandant Cousteau, destinée à donner aux films un style « aventures personnalisées » plutôt que « documentaires didactiques ». À leur sujet, Cousteau explique : « les gens protègent et respectent ce qu'ils aiment, et pour leur faire aimer la mer, il faut les émerveiller autant que les informer »[62],[63].

En 1973, il crée aux États-Unis The Cousteau Society, une entreprise consacrée « à la protection des milieux aquatiques, maritimes et fluviaux pour le bien être des générations actuelles et futures ». En 2011, elle revendique plus de 50 000 membres[45].

En 1983, les signataires du traité, qui protégeait l'Antarctique depuis 1959, commencent à négocier le droit d'exploiter les ressources minières du continent. En 1988, la convention de Wellington[64] prévoit d'autoriser des zones d'activités minières[65]. Plusieurs ONG, dont Greenpeace, s'opposent à ce projet et Cousteau s'engage pour cette cause, notamment à la suite du nauvrage de l'Exxon Valdez[66],[67]. Il présente une pétition d'environ 1,2 millions de signatures[66] au gouvernement français qui refuse, ainsi que l'Australie, de signer la convention. En 1990, avec six enfants venus des six continents, il « vient prendre symboliquement possession de l'Antarctique au nom des générations futures »[68]. En 1991, le protocole de Madrid[64] établit une protection globale de l'environnement en Antarctique pendant au moins 50 ans.

  La découverte du monde sous-marin par le grand public

Photographie couleur d'un mérou brun
  Mérou brun ayant inspiré « Jojo le mérou » dans Le Monde du silence

Cousteau aimait s'appeler lui-même « technicien océanographique ». Beaucoup[Qui ?] estiment qu'il était un amoureux de la nature, particulièrement de la mer. Avec son inimitable sourire, et au travers de la télévision, il fit découvrir la vie sous la surface aux peuples de tous les continents et leur fit explorer les infinies ressources du « continent bleu ». Le travail accompli par Cousteau crée un nouveau genre de communication scientifique à travers la télévision et le cinéma. Ces médias ont besoin d'une mise en scène qui s'éloigne souvent de la rigueur scientifique pour aider à la vulgarisation[non neutre]. En cela, son œuvre fut largement critiquée par les tenants du formalisme académique : « C’est alors que montent les premières protestations, qui virent parfois à l’injure. On convoque le commandant au tribunal de la science. Des experts, plus ou moins patentés, lui reprochent à grands cris des erreurs de détail, des raccourcis mensongers, des approximations inqualifiables… »[40].

Jacques-Yves Cousteau est l'une des grandes figures de la seconde moitié du XXe siècle pour l'exploration des mondes sous-marins. Son action a fait découvrir à plusieurs générations ces derniers mondes inconnus et inexplorés. Son fils Jean-Michel a déclaré à ce sujet : « C’est lui qui nous a fait découvrir la beauté de notre planète océan, qui nous a amenés à prendre conscience du rôle déterminant de la mer, de son impact sur l’environnement et le climat. C’est lui qui nous a suggéré de modifier nos comportements. »[48].

  Héritage

L'héritage intellectuel que Jacques Grob et surtout Philippe Tailliez (ce dernier dès 1936) lui ont transmis, à savoir une vision environnementale et géonomique de la mer et de la Terre[réf. nécessaire], s'est superposé chez Jacques-Yves Cousteau à une mentalité de conquérant, d'explorateur cultivé nourri de l'esprit de Jules Verne, et aimant comme celui-ci « émerveiller le public ». « Mon but n'est pas d'enseigner, je ne suis ni un scientifique ni un professeur. Je suis un découvreur, mon but est d'émerveiller. On aime ce qui nous a émerveillé, et on protège ce que l'on aime. »[69], répétait Cousteau. Les campagnes océanographiques et cinématographiques de Cousteau ayant eu lieu sur plus de 50 ans (1945-1997), il peut mesurer la dégradation des milieux in situ : le conquérant-explorateur qu'il était, sûr de la puissance de la technique et trouvant normal de chasser les animaux marins[70],[71], se mue progressivement en un ardent défenseur de l'environnement qui met à profit la notoriété mondiale qu'il a su cultiver, pour promouvoir l'idée de « la Terre, vaisseau spatial limité et fragile, à préserver »[réf. nécessaire]. À ce titre il reçoit plusieurs prix et est invité au sommet de Rio en 1992[43].

Il refuse de s'engager en politique au côté des écologistes, car il estime qu'il ne doit pas prendre parti et que l'environnement est l'affaire de tous[72]. Vers la fin de sa vie, il se consacre à trouver des voies positives pour l'avenir de l'humanité, en écrivant notamment L'Homme, la pieuvre et l'orchidée en collaboration avec Susan Shiefelbein. Mais il devient aussi pessimiste ; il affirme ainsi à Yves Paccalet : « Une terre et une humanité en équilibre, ce serait une population de cent à cinq cent millions de personnes, mais éduquées et capables d'auto-subsistance. Le vieillissement de la population n'est pas le problème. C'est une chose terrible à dire, mais pour stabiliser la population mondiale, nous devons perdre 350 000 personnes par jour. C'est une chose horrible à dire, mais ne rien dire l'est encore plus »[73].

La compétence médiatique de Jacques-Yves Cousteau repose en grande partie sur ses dons de communication et sur son image, celle d'une équipe unie dans le même but. Après sa disparition, son héritage est victime d'attaques et de tentatives de récupération, comme par exemple la publication non autorisée de sa biographie posthume L'Homme, la pieuvre et l'orchidée[74] ou la bataille au sujet de la propriété de la Calypso[75],[76].

Le genre lancé par Jacques-Yves Cousteau, le film sous-marin environnemental et d'aventure, se porte mieux que jamais : chaque année paraissent des centaines de documentaires (comme par exemple le film Océans) et l'amélioration des techniques de prise de vue ne cesse de progresser. L'idée de « la planète Mer » fragile et à préserver, s'est diffusée non seulement dans l'opinion, mais jusque dans les cercles politiques[77].

  Œuvres

  Livres

  Films

Jacques-Yves Cousteau a participé à la réalisation de plus d'une centaine de films et a obtenu plusieurs récompenses internationales[78] :

  Hommages

En 1990, le compositeur Jean Michel Jarre intitule son nouvel album En attendant Cousteau. Il contient les titres Calypso (en trois parties) et En attendant Cousteau qui dure à lui seul plus de 40 minutes[79].

En 1992, le groupe de rock français Ange lui dédie une chanson, Bonnet rouge, sur l'album Les larmes du Dalaï Lama[n 5].

En 2004, le film La Vie aquatique de Wes Anderson est une parodie et un hommage à Jacques-Yves Cousteau[80]. Le réalisateur avait déjà fait une allusion au commandant dans Rushmore en 1998.

Le 17 novembre 2009, le gouvernement mexicain décide de rebaptiser l'île Cerralvo dans le golfe de Californie au large des côtes de la Basse-Californie en « Île Jacques Cousteau »[81].

  Voir aussi

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  Bibliographie

  Filmographie

  • Cousteau, l'immortel au bonnet rouge, film documentaire de Vincent Puybaret, 2010, 57'

  Articles connexes

  Liens externes

  Notes et références

  Notes

  1. Dans « La Royale » (la Marine nationale française) le « pacha » est le surnom donné au commandant d'un navire. Or, Cousteau n'a jamais commandé un bâtiment de la Royale puisque la Calypso est un bâtiment civil. Il s'agit donc - à tout le moins - d'un abus de langage.
  2. Jeu de mots entre Les Trois Mousquetaires et l'opposition « terre » / « mer ».
  3. a et b Le générique d'Épaves délivre les grades qu'occupaient Cousteau (lieutenant de vaisseau) et Tailliez (capitaine de corvette) au sein de la Marine nationale en 1943. Dumas était un civil et ce ne fut qu'à partir de 1946 qu'il entra dans la Marine, mais en tant que contractuel civil.
  4. Il perd définitivement le droit au titre de « Commandant » (réservé aux officiers de la Marine Nationale en charge d'un de ses bâtiments) dont il usera pourtant abondamment et sans retenue dans les commentaires de ses propres documentaires.
  5. Ils y font référence, en plus de son célèbre bonnet, à la Calypso et à sa palme d'or : « Un homme au fil de l'eau ! Fait rimer à l'embarcadère Nemo et Calypso. Un focus... deux palmes d'or... »

  Références

  1. (en) Eric Gottfrid Swedin, Science in the contemporary world : an encyclopedia, 2005, 382 p. (ISBN 978-1851095247) [lire en ligne], p. 63 
  2. (en) John Zronik, Jacques Cousteau : Conserving Underwater Worlds, 2007, 32 p. (ISBN 978-0778724193) [lire en ligne], p. 7 
  3. (en) Kathleen Olmstead, Jacques Cousteau : A Life Under the Sea, 2008, 128 p. (ISBN 978-1402760587) [lire en ligne], p. 8 
  4. Biographie de Jacques-Yves Cousteau sur mesbiographies.com. Consulté le 08 novembre 2011
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  6. a, b et c Jacques-Yves Cousteau sur academie-francaise.fr. Consulté le 4 octobre 2011
  7. Marion Festraëts, « Le dernier des Cousteau » sur L'Express. Mis en ligne le 19 avril 2004, consulté le 18 octobre 2011. « Bernard Violet (...) conteste leur authenticité et lui reconnaît seulement le cambriolage d'une délégation des fascistes italiens commandité par le vichyste Darlan, en 1941. »
  8. Hubert Granier, Marins de France : 1900-2000, vol. 2, Editions maritimes et d'outre-mer, 1991  : « il participe sur le croiseur Dupleix au bombardement de Gênes en juin et reçoit une citation »
  9. a et b Bernard Violet, Cousteau, Paris, Fayard, 1993 (ISBN 2-213-02915-6) 
  10. Armand Gatti, « Procès de « Je suis partout » : Après deux lâches, enfin un « dur », Cousteau face à ses responsabilités », dans Le Parisien libéré, 21 novembre 1946 
  11. Yves-Frédéric Jaffré, Les tribunaux d'exception, Paris, Nouvelles Éditions Latines, 1962, 370 p. [lire en ligne (page consultée le 18 octobre 2011)] 
  12. Jacques-Yves Cousteau - Épaves sur Google Vidéos
  13. a et b Capitaine de frégate Philippe Tailliez, Plongées sans câble, Paris, Arthaud, janvier 1954, 1re éd., 240 p., p. 59 , Dépôt légal 1er trimestre 1954 - Édition no 605 - Impression no 243
  14. Antoine Poidebart, Comptes-rendus des séances de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres : Explorations sous-marines à Carthage et à Mahdia avec l'aviso « Élie-Monnier » du Groupe de Recherche sous-marine (juin 1948), vol. 92, 1948 [lire en ligne (page consultée le 26 octobre 2011)], p. 382 
  15. Fiche du film Carnet de plongée sur Festival de Cannes. Consulté le 26 octobre 2011
  16. a et b Jean Jarry, L'aventure des bathyscaphes : marins, ingénieurs et savants au plus profond…, Le gerfaut, 2003, 303 p. (ISBN 9782914622226) [lire en ligne (page consultée le 11 octobre 2011)], p. 59 à 64 
  17. Anciens Célèbres de l'Ecole Navale sur anciens-navale.fr. Consulté le 4 octobre 2011
  18. L'acquisition sur Passion-calypso.com. Consulté le 4 octobre 2011
  19. a et b Réponse de M. Bertrand Poirot-Delpech au discours de M. Jacques-Yves Cousteau sur academie-francaise.fr. Consulté le 4 octobre 2011
  20. L'épave du Grand Congloué sur culture.gouv.fr. Consulté le 4 octobre 2011
  21. Une biographie de Dumas sur le site Toutsanary.fr
  22. De l’équipe de la Calypso, navire du Commandant Cousteau: Albert Falco, Claude Wesly, Dominique Serafini.
  23. Plongeur sous-marin et membre le plus ancien de la Calypso.
  24. Alain Perrier, 250 Réponses aux questions du plongeur curieux, Le gerfaut, 2008, 262 p. (ISBN 9782351910337) [lire en ligne (page consultée le 11 octobre 2011)], p. 59 
  25. L’Institut océanographique rend hommage au Commandant Cousteau sur Musée océanographique de Monaco. Consulté le 16 novembre 2011
  26. (en) The 37th Academy Awards (1965) Nominees and Winners sur oscars.org. Consulté le 16 novembre 2011
  27. Hocine Malti, Histoire secrète du pétrole algérien, La Découverte, 2010, p. 240
  28. Journal de la marine marchande, vol. 54, 1972 [lire en ligne (page consultée le 2 novembre 2011)], p. 23 
  29. (en) Richard Lundgren, « HMHS Britannic » sur ocean-discovery.org. Consulté le 3 août 2011.
  30. (en) Jack Jackson, Diving with Sharks and Other Adventure Dives, New Holland Publishers, 200, 160 p. (ISBN 9781859742396) [lire en ligne (page consultée le 12 octobre 2011)], p. 131 
  31. « Mort de Philippe Cousteau », dans Paris Match, no 1572, 13 juillet 1979 
  32. (en) C Gerald Fraser, « Philippe Cousteau, 39, Oceanographer And Cinematographer ; Filmed Undersea World », dans The New York Times, 29 juin 1979 (ISSN 0362-4331) [texte intégral (page consultée le 12 octobre 2011)] 
  33. Jacqueline Coignard, « Des affaires à l'eau. Les projets de Cousteau n'ont pas toujours rencontré le succès. » sur liberation.fr, Libération, 26 juin 1997. Consulté le 16 octobre 2011
  34. L. U., « Ultime sursis pour le Parc Océanique Cousteau » sur lesechos.fr, Les Échos, 27 Juillet 1992. Consulté le 16 octobre 2011
  35. Les lauréats du Prix Sasakawa du PNUE sur Programme des Nations Unies pour l'environnement. Consulté le 12 octobre 2011
  36. (en) Jacques-Yves Cousteau sur global500.org. Consulté le 12 octobre 2011
  37. Prix Claude Foussier sur academie-sports.com. Consulté le 5 octobre 2011
  38. (en) Frances Franck Marcus, « Baton Rouge Journal: Sounding Off for the King of Swing », dans The New York Times, 9 avril 1992 (ISSN 0362-4331) [texte intégral (page consultée le 12 octobre 2011)] 
  39. (en) Elizabeth H. Oakes, Encyclopedia of world scientists, vol. 1, New York : Facts on File, 2007, 913 p. (ISBN 978-0816061587) [lire en ligne (page consultée le 2 novembre 2011)], p. 157 
  40. a et b Réception de M. Érik Orsenna sur academie-francaise.fr. Consulté le 4 octobre 2011
  41. (en) Ocean world of Jacques Cousteau : Calypso, vol. 21, Danbury Press, 1978, 144 p. (ISBN 9780717281220) [lire en ligne (page consultée le 11 octobre 2011)], p. 21 
  42. Patrick Lemoine, « Justice », dans La Croix, 29 janvier 1996 [texte intégral (page consultée le 12 octobre 2011)] 
  43. a, b et c Michel Tarrier, Nous, peuple dernier : survivre sera bientôt un luxe, Éditions L'Harmattan, 2009, 445 p. (ISBN 978-2296105621) [lire en ligne (page consultée le 18 octobre 2011)], p. 164,165 
  44. In Le Monde du 10-11 avril 1992.
  45. a et b (en) About Us / Who we are sur cousteau.org. Consulté le 3 août 2011.
  46. (en) Marlise Simons, « Cousteau Honored at Service in Notre Dame Cathedral », dans The New York Times, 1er juillet 1997 (ISSN 0362-4331) [texte intégral (page consultée le 12 octobre 2011)] 
  47. (en) Anne Swardson, « Undersea Explorer Jacques Cousteau Dies at 87 », dans The Washington Post, 26 juin 1997 (ISSN 0190-8286) [texte intégral (page consultée le 12 octobre 2011)] 
  48. a et b Kevin Bertrand, « Cousteau père par Cousteau fils » sur lacroix.fr. Mis en ligne le 16 avril 2011, consulté le 18 octobre 2011
  49. sondage IFOP « Le Top du Top 50 du JDD », dans JDD, août 2008 [texte intégral (page consultée le 7 novembre 2011)] 
  50. Laurence Munoz, Usages corporels et pratiques sportives aquatiques du XVIIIe au XXe siècle, vol. 1, Editions L'Harmattan, 2008, 306 p. (ISBN 9782296062436) [lire en ligne (page consultée le 11 octobre 2011)], p. 221 
  51. Henri Broch, Comment déjouer les pièges de l'information : Ou les règles d'or de la zététique, book-e-book, 2008, 75 p. (ISBN 9782915312126) [lire en ligne (page consultée le 11 octobre 2011)], p. 47 
  52. Laurent-Xavier Grima, « Aqua Lung 1947-2007, soixante ans au service de la plongée sous-marine ! »
  53. Hélène Crié, « L'auteur du «Monde du silence» est mort hier à l'âge de 87 ans. », dans Libération, 26 juin 1997 (ISSN 0335-1793) [texte intégral (page consultée le 25 octobre 2005)]  : « jusqu'à sa mort, Cousteau recevait chaque année en royalties 5 % du chiffre d'affaires de la holding Aqualung, numéro 1 mondial du marché des équipements de plongée »
  54. Evolution dans l'histoire de la plongée. Consulté le 8 novembre 2011. « (...)1825,avec un brevet de l'Anglais W.H. James, qui déjà formulait le principe du vêtement à volume constant que Cousteau réinventera en 1946. »
  55. (en) Pirelli diving suit. Consulté le 8 novembre 2011. « The Pirelli suit was patented in 1951 but was designed in 1930's. It proved it's use during WW II and became available for sports divers after the War. »
  56. Bernard Estival, Un siècle de navires scientifiques français, Éditions du Gerfaut, 2003, 160 p. (ISBN 978-2914622219) [lire en ligne (page consultée le 2 novembre 2011)], p. 74 
  57. Étienne Guyon, Jean Pierre Hulin et Luc Petit, Hydrodynamique physique, 2001, 674 p. (ISBN 978-2868835024) [lire en ligne (page consultée le 4 novembre 2011)], p. 540 
  58. « Alcyone a le vent en poupe », dans L'Express, no 1825 à 1837, 1986 [texte intégral (page consultée le 4 novembre 2011)] 
  59. a et b « Débats parlementaires Assemblée nationale - Compte rendu intégral des séances », dans Journal officiel de la République française, no 64, 12 octobre 1960, p. 11 [texte intégral (page consultée le 10 octobre 2011)] 
  60. a et b (en) « Disposal by dilution - in the water », dans Bulletin of the Atomic Scientists, vol. 50, no 4, juillet 1994, p. 51 (ISSN 0096-3402) [texte intégral (page consultée le 21 octobre 2011)] 
  61. (en) « Riviera protests Mediterranean waste dumping », dans Bulletin of the Atomic Scientists, vol. 16, no 10, décembre 1960, p. 420 (ISSN 0096-3402) [texte intégral (page consultée le 21 octobre 2011)] 
  62. Bio sur fluctuat sur cinema.fluctuat.net
  63. Cousteau, dix ans déjà sur www.lejdd.fr
  64. a et b Chronologie des accords et événements internationaux sur diplomatie.gouv.fr. Consulté le 28 octobre 2011
  65. Josyane Couratier, « La Convention sur la réglementation des activités relatives aux ressources minérales de l'Antarctique », dans Annuaire français de droit international, vol. 34, 1988, p. 770 [texte intégral (page consultée le 28 octobre 2011)] 
  66. a et b (en) Gerry Nagtzaam, The making of international environmental treaties : Neoliberal and constructivist analyses of normative evolution, Edward Elgar Publishing, 2009, 376 p. (ISBN 9781848444225) [lire en ligne], p. 125 
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  68. « Expédition Cousteau en Antarctique, de Antenne 2, Cousteau Society Incorporation, 1990 [présentation en ligne]
  69. Philippe Folliot et Xavier Louy, France-sur-mer : Un empire oublié, Editions du Rocher, 2009, 217 p. (ISBN 9782268068619) [lire en ligne (page consultée le 11 octobre 2011)], p. 41 
  70. Franck Machu, Cousteau, 20000 rêves sous les mers, 2010, 331 p. (ISBN 9782268069883) 
  71. Redécouvrir l'aventure du Commandant Cousteau sur scuba-people.info. Consulté le 18 octobre 2011. « Par 18 mètres de fond » est un film sur la chasse sous-marine. (...) pour « le Monde du silence » Cousteau n’hésite pas à sacrifier des animaux marins pour faire des images chocs. »
  72. « L'Heure de vérité, de Jean-Luc Leridon, de Antenne 2, INA, 28 juin 1992 [présentation en ligne] : Avec Jean-Marie Colombani, il évoque les aspects plus politiques de l'écologie : ses distances vis-à-vis des mouvements écologistes français qui selon lui vont se faire vite piéger par le jeu politique; lui s'intéresse plutôt à la géopolitique et à la dimension planétaire des problèmes;
  73. Yves Paccalet, L'humanité disparaîtra, bon débarras !, Paris, Arthaud, 2006 
  74. Cousteau en héritage, interview de Susan Schiefelbein sur arte.tv. Mis en ligne le 3 novembre 2008, consulté le 14 octobre 2011. « C'est une histoire un peu compliquée. Il se trouve que ce qui a été publié en France n’était pas exactement le livre que nous avons écrit ensemble, mais une version non autorisée. »
  75. Ingrid Bourbonnais, « L’équipe Cousteau n’est pas propriétaire de La Calypso » sur Centre de Droit Maritime et des Transports, avril 2005. Consulté le 18 octobre 2008
  76. La Calypso appartient à l’Équipe Cousteau sur Le Nouvel Observateur. Mis en ligne le 28 avril 2006, consulté le 18 octobre 2011
  77. La délicate rencontre entre la terre et la mer sur Grenelle Environnement. Consulté le 8 novembre 2011
  78. (en) Awards for Jacques-Yves Cousteau sur Internet Movie Database
  79. (en) Vladimir Bogdanov, All music guide to electronica : the definitive guide to electronic music, Backbeat Books, 2001, 688 p. [lire en ligne (page consultée le 14 novembre 2011)], p. 268 
  80. La Vie aquatique sur Première. Mis en ligne le 11 avril 2008, consulté le 2 novembre 2011
  81. Une île Cousteau au Mexique sur Le Figaro. Mis en ligne le 17 novembre 2009
  1. p. 12
  2. p. 23 ; Cousteau tient à garder secret le nom de son commandant.
  3. pp. 160-161
  4. p. 20 : « Je désirais cependant mieux, l'automatisme total qui nous permettrait d'oublier la respiration, d'économiser l'air pour descendre plus loin et plus longtemps »
  5. p. 21-22 : « Je cessai pour un certain temps de m'intéresser à l'oxygène »
  6. p. 19, « Ce n'est qu'en 1946 que je mis au point le vêtement dit à « volume constant », que nous utilisons maintenant pour les plongées prolongées en eau très froide. »


Précédé par Jacques-Yves Cousteau Suivi par
Jean Delay
Fauteuil 17 de l’Académie française
1988-1997
Erik Orsenna

   
               

 

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