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définitions

lèpre (n.f.)

1.maladie infectieuse et contagieuse, qui couvre la peau d'ulcérations et de lésions.

2.(figuré)ce qui s'étend comme la lèpre.

 
voir aussi

lèpre (n.f.)

ladre, lépreux

 
synonymes
 
locutions
 
dictionnaire analogique

lèpre (n. f.)

 
le Littré (1880)

LÈPRE (s. f.)

1. Maladie générale caractérisée par des tubercules à la peau, qui ronge lentement le patient, et qui fut très commune dans l'Occident pendant le moyen âge (dans le langage médical actuel on ne dit pas en ce sens lèpre, on dit éléphantiasis). On séquestrait les malades atteints de lèpre.

Lorsqu'il paraîtra sur la peau une couleur blanche, que les cheveux auront changé de couleur, et qu'on verra même paraître la chair vive, on jugera que c'est une lèpre très invétérée (SACI Bible, Lévit. XIII, X, 11)

Marie [soeur de Moise] parut aussitôt toute blanche de lèpre comme de la neige (SACI ib. Nombr. XII, 10)

Quoique la lèpre blanche, qui est la seule dont parle l'Écriture, soit plutôt une difformité qu'une maladie (FLEURY Moeurs des Israél. tit. XIII, 2e part. p. 145, dans POUGENS.)

Fig. Le vice est une lèpre.

Cette faiblesse [pour l'amour] a presque perdu son nom et sa honte parmi nous ; c'est une lèpre qui n'éloigne plus même du sanctuaire (MASS. Or. fun. Villeroy.)

On l'a dit des plantes parasites qui recouvrent les ruines.

Il faut que le lichen, cette rouille du marbre, De sa lèpre dorée au loin couvre le mur (V. HUGO Voix intér. à l'Arc de triomphe)

2. Aujourd'hui, dans le langage médical, maladie de la peau, s'annonçant par de petites élevures solides, comme papuleuses, entourées de taches roussâtres, luisantes, circulaires et un peu proéminentes.

3. Maladie des arbres fruitiers.

4. Terme d'alchimie. Lèpre des métaux. Impureté que les métaux contractent dans la terre, et dont le feu ne peut les purger.

5. Nom d'un genre de lichens qu'on a reconnu depuis n'être qu'un état maladif d'autres genres, principalement du genre imbricaria.

HISTORIQUE

XIIe s.Riches heom fu e esforcibles al païs, mais de liepre esteit purpris (Rois, p. 361)Del saint encens porter el temple s'enhardi, Deus s'en ert cureciez, de liepre le feri [frappa] (Th. le mart. 74)

XIIIe s.L'en dit ci que por lepre ne doit l'en pas feme departir de son mari (Liv. de Jost. 197)

XIVe s.Fortes curations amenistrées en lepre (H. DE MONDEVILLE f° 98, verso.)

XVIe s.Les habitans du territoire de Narbonne sont sujets à la lepre blanche (PARÉ IX, 2e disc.)La lepre ou ladrerie appellée des Grecs elephantiasis (PARÉ XXII, 7)

ÉTYMOLOGIE

Provenç. espagn. et ital. lepra ; catal. lepra ; du lat. lepra, qui vient d'un mot grec qui répond non à l'éléphantiasis, mais au psoriasis, dans lequel la peau se détache par écailles. Ce terme grec est en rapport avec deux autres mots qui signifient écaille et dépouiller d'écorce (voy. LEPTE).

 
Wikipedia

Lèpre

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

La lèpre (ou maladie de Hansen) est une maladie infectieuse chronique due à Mycobacterium leprae (une bactérie proche de l'agent responsable de la tuberculose identifiée par le Norvégien Gerhard Armauer Hansen en 1873) touchant les nerfs périphériques, la peau et les muqueuses, et provoquant des infirmités sévères. Elle est endémique dans certains pays tropicaux (en particulier d'Asie).

La lèpre fut longtemps incurable et très mutilante, entraînant en 1909, à la demande de la Société de pathologie exotique, « l'exclusion systématique des lépreux » et leur regroupement dans des léproseries comme mesure essentielle de prophylaxie.

Aujourd'hui traitable par les antibiotiques, des efforts de santé publique sont faits pour le traitement des malades, l'équipement en prothèse des sujets guéris, et la prévention.

Lépreux sonnant sa cloche pour avertir les passants. (Manuscrit latin du XIVe siècle)
Lépreux sonnant sa cloche pour avertir les passants. (Manuscrit latin du XIVe siècle)

Sommaire

  • 1 Historique de la maladie
  • 2 Épidémiologie
  • 3 Diagnostic
    • 3.1 Lèpre tuberculoïde
    • 3.2 Lèpre lépromateuse
    • 3.3 Lèpre borderline
    • 3.4 Diagnostics différentiels à évoquer devant des lésions hypochromiques
    • 3.5 Diagnostic différentiel à évoquer devant des lésions papuleuses
    • 3.6 Diagnostic bactériologique
  • 4 Atteinte neurologique
  • 5 Invalidité
  • 6 Traitement
    • 6.1 Traitement médical
      • 6.1.1 Nouveau schéma thérapeutique en cours d’évaluation
    • 6.2 Autres traitements
    • 6.3 Rechutes
  • 7 Voir aussi
    • 7.1 Notes et références
    • 7.2 Bibliographie
    • 7.3 Liens externes

Historique de la maladie

La lèpre est connue depuis l’antiquité. Les premières descriptions datent de 600 ans avant J.-C. On la retrouve dans les civilisations antiques en Chine, en Égypte, en Inde. On a d'ailleurs longtemps cru à une origine asiatique ; on pensait qu'elle se serait ensuite répandue par les guerriers d'Alexandre le grand puis par les Phéniciens et les Romains. Les travaux sur le génome de la bactérie à l'Institut Pasteur (Marc Monnot, Stewart Cole, publiés dans Science le 13 mai 2005 [1]) indiqueraient plutôt une origine est-africaine ou du Moyen-Orient avant d'arriver en Asie et en Europe. Elle serait arrivée en Afrique de l'Ouest avec les explorateurs nord-européens, puis l'esclavage l'aurait disséminée dans les Caraïbes et l'Amérique du Sud.

La Bible contient des passages faisant référence à la « lèpre », sans que l'on puisse savoir s'il s'agit de la même maladie : ce terme a en effet été utilisé pour de nombreuses maladies de peau d'origine et de gravité très variables. L'ancienne loi israélite faisait obligation aux prêtres de savoir reconnaître la lèpre. Les textes les plus anciens en témoignent, la lèpre a toujours représenté une menace, et les lépreux mis au ban de la société, rejetés par leur communauté et leur famille. C’est encore souvent le cas de nos jours. La lèpre a donné lieu à des mesures de ségrégation, quelquefois héréditaires, comme dans le cas des Cagots du Sud-ouest de la France. La décroissance de la lèpre en Europe a débuté dès le XVIe siècle sans que l'on aie une explication satisfaisante[2].

En 1873, le Norvégien Armauer Hansen découvre le bacille responsable de cette maladie.

  • Ces 20 dernières années plus de 12 millions d'individus ont été guéris de la lèpre.
  • Sa prévalence a diminué de 90% et la lèpre a été éradiquée dans 108 des 122 pays touchés.
  • La lèpre n’est plus un problème de santé publique mondiale puisque sa prévalence mondiale est actuellement inférieure à 1 cas pour 100 000 habitants.
  • Elle demeure un problème de santé publique dans 14 pays d’Afrique et d’Asie (dont l'Inde).
  • Le traitement médical pour soigner la lèpre a été découvert par un chercheur du Venezuela.

Épidémiologie

On estime à 2 millions la population mutilée par la lèpre dans le monde (2,8 millions en 2005 selon [1]).

La lèpre touche de nos jours encore plus de 700 000 personnes par an dans le monde (La France compte 250 cas déclarés, tous originaires des DOM-TOM ou des zones d’endémie).

  • En 2000, 738 284 nouveaux cas ont ainsi été identifiés (pour 640 000 en 1999).
  • En 2001, 755 000 cas de lèpre ont été diagnostiqués.
  • En 2002, 763 917 nouveaux cas furent détectés.

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a fait état de 91 pays touchés :

  • 90% des cas se trouvent au Brésil, Myanmar, Mozambique, Madagascar, Ethiopie, Inde et Népal (prévalence allant de 2 à 4,6 pour 10 000 habitants selon les pays). Mais la prévalence mondiale reste stable, aux alentours de 1%.
  • 650 000 patients sont sous traitement.
  • 70% des cas enregistrés au début de 2002 vivaient en Inde.
  • Il y a eu 34 nouveaux cas en Europe en 2002.
  • Les régions les plus touchées sont par ordre décroissant : Asie du Sud-Est, Amérique du Sud, Afrique.
  • Le sex-ratio est de 1

Jusqu'à récemment, l'homme était le seul réservoir naturel connu de Mycobacterium leprae, mais 15 % des tatous sauvages de Louisiane et du Texas ont été retrouvés porteurs de la maladie. Mycobacterium leprae peut être également présent dans le sol.

La transmission de Mycobacterium leprae est mal connue. Elle remonte souvent à l'enfance par inhalation de « postillons » d'un lépreux contagieux. Elle se fait également par des mucosités de lépreux mises au contact d'ulcérations ou de plaies cutanées, enfin par l'intermédiaire d'objets souillés : linge, natte, oreillers… Tous ces modes impliquent les contacts étroits et durables d'une promiscuité de type familial. La transmission héréditaire n'existe pas mais une transmission congénitale est possible. En outre, le sol infecté et les insectes vecteurs (punaises, moustiques) pourraient jouer un rôle dans la transmission de la maladie.

Les patients non traités atteints du type lépromateux hébergent un grand nombre de Mycobacterium leprae dans leur muqueuse nasale, les sécrétions nasales, la salive, les lésions cutanées. La lèpre tuberculoïde, la forme la moins sévère, est généralement considérée comme non contagieuse. L'incubation, exceptionnellement longue (plusieurs années), explique que la maladie ne se développe que chez les jeunes adultes.

Diagnostic

Il existe différents types de lèpre. Schématiquement, on distingue 2 formes cliniques : la lèpre tuberculoïde et la lèpre lépromateuse, elles-mêmes reliées par des formes dites intermédiaires.

Depuis les années 1960, afin de mieux standardiser et réglementer la thérapeutique, l' O.M.S. a classé les formes cliniques de la lèpre en :

  • formes multibacillaires, correspondant aux formes lépromateuse et intermédiaires, ayant plus de cinq lésions cutanées.
  • formes paucibacillaires, correspondant essentiellement à la forme tuberculoïde.

Lèpre tuberculoïde

Tache lépreuse
Tache lépreuse

Cette forme de lèpre est la plus fréquente. Elle associe :

  • de grandes taches dépigmentées sur la peau, qui est devenue insensible au toucher, à bords nets, uniques ou en petit nombre, contenant peu ou pas de bacilles. Les éruptions cutanées, comme dans toutes les formes de lèpre, sont non prurigineuses.
  • des troubles nerveux touchant les membres, avec troubles de la sensibilité et anomalies cutanées : ulcères, maux perforants, mutilations, paralysies.
  • et des lymphocytes circulants qui reconnaissent Mycobacterium leprae.
  • Ces patients ne sont pas contagieux.

Lèpre lépromateuse

C’est une maladie générale.

C'est une forme où les lésions cutanées et muqueuses prédominent :

  • L’atteinte cutanée prédomine, avec des macules hypochromiques (avec ou sans anesthésie) discrètes, à contours flous. Puis apparaissent les lésions typiques de cette forme, les lépromes, qui sont des papules (nodules infiltrés) luisantes nodulaires de sensibilité normale, siégeant sur tout le corps, mais prédominant au visage (avec épistaxis et congestion nasale).
  • L'atteinte des nerfs est moins sévère dans cette forme.
  • Il n'y a pas d'immunité vis-à-vis de Mycobacterium leprae.
  • Ces patients sont contagieux.
  • Environ la moitié des patients présentant une lèpre lépromateuse développent un érythème noueux lépreux (ENL) au cours des toutes premières années d'antibiothérapie efficace. Cette réaction peut survenir spontanément avant le traitement, facilitant le diagnostic, ou elle peut survenir jusqu'à 10 ans après le traitement.

S’y associent des atteintes :

  • ORL (rhinite sanglante, perforation, mutilation nasale),
  • ophtalmologiques (très variable, pouvant toucher la conjonctive, la paupière, l’appareil lacrymal, l’oculomotricité mais avec une préférence pour le segment antérieur uvéite, sclérite et épisclérite, cataracte, glaucome)
  • nerveuses
  • viscérales (muettes sauf complication) : envahissement ganglionnaire, hépatosplénique, testiculaires (90% des hommes atteints de lèpre lépromateuse, avec risque de stérilité)

Lèpre borderline

Entre ces deux formes bien caractérisées, se situe un véritable spectre de formes dites intermédiaires, pour lesquelles les réactions de défense sont instables et variables. Ce 'spectre' est encore mal connu du milieu médical.

Diagnostics différentiels à évoquer devant des lésions hypochromiques

  • Eczématides,
  • Pityriasis versicolor
  • Pityriasis rosé de Gibert
  • Dermite séborrhéique
  • Vitiligo (mais il n’y a jamais d’achromie dans la lèpre)
  • Lupus
  • Herpès circiné
  • Hypomélanose idiopathique du sujet âgé (en gouttes)
  • Dyschromie créole (physiologique chez les métis)
  • Dépigmentation par dermocorticoïdes (y penser chez les Africaines)

Diagnostic différentiel à évoquer devant des lésions papuleuses

  • sarcoïdose (biopsie),
  • Recklinghausen,
  • leishmaniose cutanée,
  • Maladie de Kaposi.

Diagnostic bactériologique

Elle permet la confirmation diagnostique par mise en évidence du Mycobacterium leprae ou bacille de Hansen.

Sa négativité n’élimine pas le diagnostic, mais sa recherche est importante pour les formes borderline, pour adapter le traitement (patient pauci- ou multibacillaires), et diagnostiquer les rechutes.

  • La bacilloscopie consiste en 3 prélèvements : suc dermique des 2 lobes d’oreille + 1 prélèvement au niveau d’une lésion.
  • L’IDR de Mitsuda est abandonnée.
  • Le frottis Nasal et la PCR sont effectuées selon les laboratoires.
  • NB : centres de Dépistage sur Paris :
    • CHU Bichat- Claude Bernard, La Pitié,
    • Institut Pasteur.

Une coloration de Ziehl-Neelsen permet de visualiser le Mycobacterium leprae ou bacille de Hansen à partir de produits de raclage de la muqueuse du nez (rhinite lépreuse) ou à partir des cellules d'éruption cutanées (lépromes).

On apprécie :

  • la numération = Index bactériologique IB = Charge Bacillaire cotée de 0 à 6
  • la morphologie = Index morphologique = Viabilité des bacilles (en %)
  • On distinguait les patients paucibacillaires PB (pas de bacilles visibles) et multibacillaires MB (Index bacillaire non nul).
  • Actuellement la mise en évidence du bacille n’est plus nécessaire, et l’on distingue les formes PB et MB en fonction du nombre de lésions.

Atteinte neurologique

Elle détermine le pronostic de la maladie.

La lèpre touche principalement les nerfs périphériques. Le Mycobacterium leprae a un tropisme neurologique. Le bacille se multiplie dans la cellule de Schwann.

Elle débute (dans la 1ère année d’évolution de la maladie) par une hypertrophie des troncs nerveux à rechercher au niveau du cubital, du médian, du sciatique poplité externe (SPE), tibial postérieur (TP), plexus cervical superficiel.

Puis au fil des années, apparition d’une mononévrite multiple douloureuse déficitaire.

Le déficit touche d’abord la sensibilité thermo-algique, puis la conduction motrice avec déficit moteur (parésie puis paralysie), amyotrophie, et troubles trophiques…

L’expression clinique neurologique indique que 30% des fibres nerveuses sont atteintes par le bacille de Hansen.

Les nerfs les plus touchés sont :

  • nerf V (anesthésie cornéenne),
  • nerf VII (atteinte de l’orbiculaire des paupières ou des lèvres entraînant des difficultés pour l’alimentation, l’élocution et donc des difficultés d’ordre psychosocial)
  • nerf cubital +++ (griffe cubitale, amyotrophie hypothénar, hypoesthésie cutanée donc brûlures …)
  • nerf médian (amyotrophie thénar, hypoesthésie cutanée ….)
  • on peut voir des paralysies mixtes cubitomédianes (« main de singe »), aucune préhension possible
  • le radial, plus rarement (main tombante)
  • le tibial postérieur (TP) +++, orteils en griffe, mal perforant plantaire
  • le SPE +++, pied tombant (steppage), pied en varus équin
  • atteinte mixte SPE + TP

En général la chronologie des troubles neurologiques se présente ainsi :

  1. anesthésie, troubles trophiques
  2. fissures, plaies, brûlures
  3. infection ostéoarticulaire,
  4. diminution de la surface d’appui,
  5. cicatrices adhérentes
  6. amputation, mutilation, perte de substance…

Invalidité

Ce sont les complications ultimes de toutes les formes de lèpre.

Ces complications peuvent être invisibles (conséquences psychosociales, maladie tabou), et visibles (mutilations, déformations, paralysie)

L’OMS se base surtout sur les atteintes oculaires et neurologiques pour établir un score d’invalidité.

Traitement

Traitement médical

Le traitement médical de la lèpre a été découvert par un chercheur du Venezuela.

Bien que non mortelle, la lèpre expose à des invalidités sévères et des handicaps permanents si elle n'est pas traitée à temps. Le traitement comporte plusieurs antibiotiques, afin d'éviter de sélectionner des souches résistantes du germe. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande depuis 1981 une polychimiothérapie (PCT) comprennant trois médicaments, car Mycobacterium leprae développe des résistances en cas de monothérapie

  • la dapsone (DDS)
  • la rifampicine (RMP)
  • enfin, la clofazimine (CLO)

Ces trois antibiotiques constituent le traitement de référence de l'OMS. Cette association médicamenteuse détruit l'agent pathogène et guérit le malade. La durée du traitement oscille entre 6 et 24 mois, selon la gravité de la maladie.

En cas de résistance et/ou allergie, on utilise :

  • Ofloxacine,
  • Minocycline,
  • Tétracycline,
  • Clarithromycine.
Forme de lèpre Traitement de référence
Paucibacillaire RMP 600 mg/mois (S) + DDS 100 mg/jour. Durée 6 mois
Multibacillaire RMP 600 mg/mois (S) + CLO (300 mg/mois (S) et 50 mg/j) + DDS 100 mg/j. Durée 24 mois

(S) = traitement supervisé

Nouveau schéma thérapeutique en cours d’évaluation

  • rifampicine + ofloxacine + minocycline en 1 prise mensuelle supervisée pendant 3 à 6 mois pour les patients paucibacillaires et 12 à 24 mois pour les multibacillaires.

Autres traitements

Lorsque les lésions sont déjà constituées, le traitement repose en plus sur des prothèses, des interventions orthopédiques, des chaussures spéciales, etc.

Rechutes

  • C’est la reprise de la maladie après une PCT bien suivie. Parfois une résistance aux ATB est en cause.
  • Elles peuvent être tardives, jusqu’à 9 ans (6 pour les PB) après la PCT.
  • Elles sont rares, 0,77% à 9 ans (1,07% pour les PB à 6 ans).

Voir aussi

Notes et références

  1. La piste de la lèpre rejoint la route des esclaves, Corinne Bensimon, Libération, n°7467, 13 mai 2005
  2. ↑ Sharp D, Leprosy lessons from old bones, Lancet 2007; 369:808-809

Bibliographie

Bargès A.,"Environnement urbain africain et maladie : ségrégation antilépreuse et comportements adaptatifs à Bamakò (Mali)". Ecologie Humaine 1993, XI, n°2 : 7-20. [1]

Bargès A.,Lèpre et représentations de la maladie au Mali : la gestion sociale du stigmate, implications en Santé Publique. Travaux et Documents “Anthropologie et Lèpre” n°1, L.E.H.A., UPR 221 DU CNRS, R.Follereau 1993 : 88 pp (ISBN : 2-9510549-3-9)

Bargès A., Lèpre et Anthropologie de la maladie au Mali : les représentations de la maladie et du malade, la gestion du stigmate social à Bamako, les implications en santé publique, Travaux et Documents “Anthropologie et Lèpre” n°2, L.E.H.A, Aix en Provence, 1994 : 86 pp (ISBN : 2-9510549-2-0)

Bargès A., "Gender" et maladie chronique en Afrique de l'Ouest (Mali) : Femmes et Lèpre, entre statut et stigmate social. Travaux et Documents “Anthropologie et Lèpre” n°3, IFUW & L.E.H.A., Genève-Aix en Provence, 1995 : 94 pp. (ISBN : 2-9510549-1-2)

Bargès A., "Entre Conformismes et Changements : le monde de la lèpre au Mali" communication dans Soigner au pluriel, Rencontre nationale AMADES, 8-19 nov.1993, Aix en Provence. édité dans Soigner au pluriel, J.Benoist (Ed.), Paris, Karthala, 1996 : 280-313.

Bargès A., "Ville africaine, Lèpre et Institution occidentale : la maladie à la confluence de deux pensées", Histoire et Anthropologie 1997, n°15 : 115-122

Bargès A.,La Grande Maladie. Le Sens du Trouble et de l'Alliance entre Afrique Mandingue, Institution Occidentale, Lèpre et Modernité. Thèse de Doctorat en Anthropologie. Université d'Aix-Marseille. 1997, 689p, Annexes 67p, Bibl. 28p. [2]

Bargès A.,"Maladie chronique et ordre social" In : Diseases, Cultures and Societies, A. Guerci (ed), Gènes, Erga Edizioni, 2000 : 27-38. Actes du Colloque 1st International Conference on Anthropological Sciences and History of Health and Disease, Gènes, mai-juin 1996 [3]

Liens externes

  • Lèpre, Culture et Société : aspects sociaux et anthropologiques de la maladie
  • Populations africaines et ségrégation antilépreuse (Afrique de l'Ouest)
  • Ville, ordre social et maladie : l'exemple de la lèpre
  • (fr) Un lépreux à Ganges en 1570 Texte.
  • Interview d'un léprologue
  • Les lépreux et l'exclusion politique, chez Michel Foucault
  • Vidéo: La lèpre en 1961, un reportage sur cette maladie, une archive de la Télévision suisse romande.
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