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○   Anagrammes
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○   Lettris
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Lettris

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boggle

Il s'agit en 3 minutes de trouver le plus grand nombre de mots possibles de trois lettres et plus dans une grille de 16 lettres. Il est aussi possible de jouer avec la grille de 25 cases. Les lettres doivent être adjacentes et les mots les plus longs sont les meilleurs. Participer au concours et enregistrer votre nom dans la liste de meilleurs joueurs ! Jouer

Dictionnaire de la langue française
Principales Références

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Le dictionnaire des synonymes est surtout dérivé du Crisco ou du dictionnaire intégral (TID).
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définitions

lion (n.m.)

1.grand mammifère carnivore d'Afrique ou d'Asie, de la famille des Félidés, au pelage fauve et à crinière.

lion (n.)

1.(figuré)personne forte et courageuse.

Lion (n.prop.)

1.(astronomie)cinquième signe du zodiaque; entre le 23 juillet et le 22 août.

 
voir aussi

lion (n.m.)

lionceau

 
synonymes

lion (nominal)

brave, élégant, fauve, héros

 
locutions

-Golfe du Lion • Guillaume Ier le Lion • Henri le Lion • Lion devant dun • Lion en Beauce • Lion en Sullias • Lion néerlandais • Lion sur Mer • Louis VIII le Lion • Petit Lion • Richard Cœur de Lion • Samsons Lion • dent-de-lion • fourmi-lion • le Lion d'Angers • lion de l'Atlas • lion de mer • lion des cavernes • lion marin • macaque-lion • part du lion • pied-de-lion • singe-lion • ver-lion

-FOURMI-LION • VER LION[Littré]

-Armorial au lion • Butte du Lion • Canton du Lion-d'Angers • Christophe Lion • Clan du lion (L5R) • Communauté de communes de la région du Lion-d'Angers • Communauté du Lion de Juda et de l'Agneau Immolé • Eugène Lion • Festival of the Lion King • Golfe du Lion • Guillaume le Lion • Horus Lion • Hôtel du Lion Noir • Jahko Lion • Jean Dieudonné Lion • L'homme lion • Le Lion • Le Lion de Macédoine • Le Lion en hiver • Le Lion rouge • Le Lion, la Sorcière blanche et l'Armoire magique • Le Lion-d'Angers • Le Roi Lion • Le Roi Lion (comédie musicale) • Le Roi Lion (jeu vidéo) • Le Roi Lion (magazine) • Le Signe du lion • Legend of the Lion King • Lion (astrologie) • Lion (constellation) • Lion (homonymie) • Lion (héraldique) • Lion (symbolique) • Lion Air • Lion El'Jonson • Lion Feuchtwanger • Lion Rafale • Lion américain • Lion asiatique • Lion blanc • Lion d'Or • Lion de Belfort • Lion de Béringie • Lion de Juda • Lion de Némée • Lion de Somalie • Lion de l'Atlas • Lion de mer • Lion de mer australien • Lion de mer de Nouvelle-Zélande • Lion de mer de Steller • Lion des Massaïs • Lion des cavernes • Lion des cavernes primitif • Lion du Cap • Lion du Congo • Lion du Katanga • Lion du Sénégal • Lion du Transvaal • Lion du nord-est du Congo • Lion européen • Lion-devant-Dun • Lion-en-Beauce • Lion-en-Sullias • Lion-sur-Mer • Liste d'étoiles du Lion • Liste d'étoiles du Petit Lion • Paper Lion • Petit Lion • Richard Cœur de Lion (homonymie) • Richard Cœur de Lion, ascendance sur trois degrés • Samsons-Lion • Scar (Le Roi Lion) • Simba (Le Roi Lion) • Sous le signe du lion • Tamarin lion • Tamarin lion doré • Tamarin lion à tête dorée • Tamarin-lion à croupe dorée • Tamarin-lion à face noire • The Lion Sleeps Tonight • Timon (Le Roi Lion) • Willie 'The Lion' Smith • Yvain ou le Chevalier au lion • Yves Lion

 
dictionnaire analogique

Lion (n. pr.) [astronomie]

wdn

Lion

lion (n. m.) [figuré]

wdn

lion

 
le Littré (1880)

LION, ONNE (s. m. et f.)

1. Quadrupède carnivore, très courageux, qui habite principalement l'Afrique ; le mâle a le cou entouré d'une crinière.

Le malheureux lion se déchire lui-même, Fait résonner sa queue à l'entour de ses flancs, Bat l'air qui n'en peut mais.... (LA FONT. Fabl. II, 9)

Le lion, terreur des forêts, Chargé d'ans, et pleurant son antique prouesse, Fut enfin attaqué par ses propres sujets, Devenus forts par sa faiblesse (LA FONT. ib. III, 14)

Ce héros [Achille] si terrible au reste des humains.... Suça même le sang des lions et des ours (RAC. Iphig. IV, 1)

Et comme ce lion mystérieux dont il est parlé dans l'histoire de Samson, il suffisait presque de l'avoir déchiré pour trouver dans sa bouche le miel de la douceur et la rosée des grâces (MASS. Or. fun. Villars.)

Il rendit ses passions dociles à la raison.... et, comme ce pieux roi d'Israël, il se joua dans sa jeunesse avec les lions, ainsi qu'on se joue avec les agneaux les plus doux et les plus traitables (MASS. Or. fun. Villeroy.)

Les lions de la plus grande taille ont environ huit ou neuf pieds de longueur depuis le mufle jusqu'à l'origine de la queue, qui est elle-même longue d'environ quatre pieds (BUFFON Lion.)

Le lion, pris jeune et élevé parmi les animaux domestiques, s'accoutume aisément à vivre et même à jouer innocemment avec eux ; il est doux pour le maître et même caressant, surtout dans le premier âge, et, si sa férocité naturelle reparaît quelquefois, il la tourne rarement contre ceux qui lui ont fait du bien (BUFFON ib.)

L'extérieur du lion ne dément point ses grandes qualités intérieures, il a la figure imposante, le regard assuré, la démarche fière, la voix terrible (BUFF. Lion)

...Du nord au midi, sur la création Hercule promenait l'éternelle justice Sous son manteau sanglant, taillé dans un lion (A. DE MUSS. Rolla.)

Fig.

Ce sera dompter des lions que d'assujettir notre impétueuse colère ; nous dominerons les animaux venimeux, quand nous saurons réprimer les haines, les jalousies, les médisances (BOSSUET Élév. sur myst. IV, 8)

Il faut coudre la peau du renard à celle du lion, il faut joindre la ruse, la prudence à la valeur.

Quand on lui représentait [à Lysandre] que les descendants d'Hercule ne devaient pas employer à la guerre la ruse et la fraude, il leur disait d'un ton moqueur : Partout où la peau du lion ne peut atteindre, il faut y coudre celle du renard (Trad. de PLUTARQUE, Lys. 8)

C'est l'âne couvert de la peau du lion, se dit d'un faux brave qui prend un ton menaçant.

Dans le monde des précieuses, on avait donné le surnom de la Lionne à Mlle Paulet.

L'ardeur avec laquelle elle aimait, son courage, sa fierté, ses yeux vifs, et ses cheveux trop dorés, lui firent donner le surnom de Lionne (TALLEMANT DES RÉAUX Historiettes, t. IV, p. 12)

Le partage du lion, tout d'un côté et rien de l'autre, par allusion à la fable où la chèvre, la génisse et la brebis sont en société avec le lion.

Fig. Battre le chien devant le lion, se dit, lorsque, quelqu'un ayant fait une faute dont on n'ose le reprendre directement, on reprend un autre devant lui de la même faute.

Fig. C'est un lion, un vrai lion, c'est-à-dire il est hardi comme un lion, il est très brave.

Coeur de lion, un homme vaillant et magnanime.

Encor si ce banni n'eût rien aimé sur terre ! Mais les coeurs de lion sont les vrais coeurs de père (V. HUGO Chants du crépuscule, V)

Se défendre comme un lion, se défendre avec un très grand courage.

Familièrement. Être comme un lion, comme un petit lion, montrer beaucoup de chaleur, d'emportement, de colère dans un débat.

Enfin j'étais comme un petit lion (MARIV. Marianne, 1re part.)

Fig. C'est une lionne, une vraie lionne, elle est comme une lionne, se dit d'une femme en fureur.

Fig. Le lion populaire, le peuple déchaîné dans quelque grande et vaillante action.

J'ai vu pendant trois jours, j'ai vu, plein de colère, Bondir et rebondir le lion populaire (AUG. BARBIER Iambes, Le lion.)

2. Fig. Homme hardi et courageux.

Et lions au combat, ils [les chrétiens] meurent en agneaux (CORN. Poly. IV, 6)

S'il y eut jamais une conjoncture où il fallut montrer de la prévoyance et un courage intrépide, ce fut lorsqu'il s'agit d'assurer la garde des trois illustres captifs [le prince de Condé et les deux autres princes].... mais où garder des lions toujours prêts à rompre leurs chaînes ? (BOSSUET le Tellier.)

[ô Dieu] Accompagne mes pas Devant ce fier lion [Assuérus] qui ne te connaît pas (RAC. Esth. I, 4)

Ces lions que leur maître avait rendus plus doux (VOLT. Brut. I, 3)

Peut-être qu'en secret je tirais vanité D'adoucir ce lion dans mes fers arrêté (VOLT. Orphel. I, 1)

La sultane, par une secrète inclination dont presque toutes les femmes se sentent surprises en faveur des hommes extraordinaires, même sans les avoir vus, prenait hautement dans le sérail le parti de ce prince [Charles XII] ; elle ne l'appelait que son lion : Quand voulez-vous donc, disait-elle quelquefois au sultan son fils, aider mon lion à dévorer ce czar ? (VOLT. Charles XII, 5)

Vous êtes mon lion superbe et généreux (V. HUGO Hernani, III, 4)

3. Lion marin, sorte de phoque, nom donné, par Dampier, au macrorrhin proboscidé (phocacés) ; par Steller, à l'otarie de Steller (phocacés) ; par Pernetty, au platyrrhynque léonin (phocacés), qui est l'otarie à crinière de certains auteurs ; lion marin de la petite espèce, nom imposé par Pernetty à l'otarie molossine ; jeune lion marin de la Californie, nom sous lequel Choris a désigné l'otarie californienne, LEGOARANT.

Innigo de Biervillas dit qu'on tua près du cap de Bonne-Espérance un lion marin, qui avait dix pieds de longueur et quatre de grosseur, la tête comme celle d'un veau d'un an, de gros yeux affreux, les oreilles courtes, avec une barbe hérissée (BUFF. Quadrup. t. VI, p. 331)

4. Terme d'astronomie. Lion de Némée ou Lion cléonien (ainsi dit de Cléones dans l'Argolide), une des constellations du zodiaque (on met une majuscule).

Petit Lion, constellation boréale placée entre le Lion et la grande Ourse.

Le cinquième signe du zodiaque, c'est-à-dire le signe qui, à raison de la révolution annuelle de la terre, semble parcouru, à peu près du 20 juillet au 20 août, par le soleil (voy.

SIGNE

pour la différence entre signe et constellation).

Le droit a ses époques : l'entrée de Saturne au Lion nous marque l'origine d'un tel crime (PASC. Pens. III, 8, éd. HAVET.)

Tout l'été, loin de toi, demeurant au village, J'y passe obstinément les ardeurs du Lion (BOILEAU Épît. VI)

Là, quand de thermidor la septième journée Sous les feux du Lion ramènera l'année (M. J. CHÉNIER la Calomnie.)

5. Terme venu d'Angleterre, et qui, par allusion aux lions de la tour de Londres visités par tous les voyageurs, a été appliqué d'abord à des personnages célèbres à un titre quelconque que la haute société invitait pour se faire honneur de leur présence. Le lion du jour.

Se dit, par extension, de jeunes gens riches, élégants, libres dans leurs moeurs, et qui affectent une certaine originalité, et particulièrement font de grandes dépenses. C'est un lion.

On sait que la race à laquelle le lion appartient a toujours vécu en France sous divers noms ; ainsi le lion s'est appelé autrefois raffiné, muguet, homme à bonnes fortunes, roué ; plus tard muscadin, incroyable, merveilleux ; dernièrement enfin dandy et fashionable ; aujourd'hui c'est lion qu'on le nomme (FR. SOULIÉ le Lion amoureux, § 1)

Lionne se dit d'une femme qui a à peu près le même genre de vie et les mêmes prétentions.

C'est ma maîtresse, ma lionne (A. DE MUSSET l'Andalouse.)

Je ne suis pas une lionne le moins du monde ; je suis une femme, entendez-vous ? tout ce qu'il y a de plus femme (CH. DE BERNARD la Peau du lion, IX.)

6. Terme de blason. Lion dragonné, monstre, moitié lion, moitié serpent, qui figure dans quelques armoiries.

Lion d'hermine, lion couvert d'une fourrure d'hermine.

Lion de Saint-Marc, lion ailé, symbole de l'ancienne république de Venise.

Lion de Belgique, animal héraldique qui a figuré dans les armoiries des différentes provinces des Pays-Bas, depuis les croisades.

En vain au lion belgique Il voit l'aigle germanique Uni sous les léopards (BOILEAU Ode sur la prise de Namur)

On dit plus souvent aujourd'hui le lion belge.

7. Terme de marine. Pièce de bois servant à relier la tête des épontilles de la cale avec le pont.

Pièce de bois sculptée qui orne le dessous du beaupré.

Fosse aux lions ou aux liens, magasin où l'on sert divers cordages.

8. Lion, monnaie, sous le règne de François 1er, qui portait la figure de cet animal, valait 53 sols 9 deniers, et pesait 3 deniers 5 grains.

Lion d'or, lion d'argent, monnaies de Belgique.

9. Chien-lion, sorte de chien.

L'épagneul et le petit danois produisent le chien-lion, qui est maintenant fort rare (BUFF. Quadrup. t. I, p. 370)

10. Lion des pucerons, nom donné à des larves d'hémérobes.

11. Terme d'alchimie. Lion vert, le mercure philosophal et la teinture du vitriol.

Lion rouge, le plomb suroxydé ou minium.

12. Dent de lion, pissenlit.

PROVERBES

À l'ongle on connaît le lion, c'est-à-dire on juge d'un homme par le moindre acte qui le dénote, d'une chose par le moindre échantillon.

Un chien vivant vaut mieux qu'un lion mort.

HISTORIQUE

XIe s.Vus lui durrez [donnerez] ors [ours] et leons et chiens (Ch. de Rol. III)

XIIe s.Il fiert Gerin en l'escu à lion (Ronc. 76)Et en bataille hardi come lion (ib. 126)

XIIIe s.Ours ne lion n'est ne beste sauvage, Qui, tel foiz est, ne freigne son vouloir De faire mal et ennui et domage (EUST. LE PEINTRE dans Couci.)Et fu acompli la prophesie que on dist que Merlins avoit dit ; car il dist que li dous lions de France morroit à Monpansier (Chr. de Rains, p. 178)

XIVe s.Et aussi le lyon ne se esjoit pas en oïr la voix du beuf, mes pour le beuf mengier (ORESME Eth. 93)

XVe s.Qui chevalier est.... doit estre fier et hardi comme un lion quand il a le bassinet en la teste (FROISS. II, III, 19)

XVIe s.Il n'y eut jamais bon marché des peaux de lions (COTGRAVE)Nos princes mignons Qui ont beaucoup du singe et fort peu des lions (D'AUBIGNÉ Tragiques, princes.)

ÉTYMOLOGIE

Provenç. leo, leona, leonessa ; espagn. leon ; portug. leão, leoa ; ital. leone ; du lat. leonem, qui vient du grec. Selon Pictet, le grec, viendrait du sanscrit lavant, participe présent du radical lu, déchirer ; il est certain que l'hiatus des voyelles fait supposer un F intermédiaire, et que le grec est une forme de participe présent.

 
Wikipedia

Lion

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Pour les articles homonymes, voir Lion (homonymie). 
Cet article possède des homophones, voir Lyon et Lyons. 

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Lion
Lion
Classification classique
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Sous-embr. Vertebrata
Classe Mammalia
Sous-classe Theria
Infra-classe Eutheria
Ordre Carnivora
Sous-ordre Feliformia
Famille Felidae
Sous-famille Pantherinae
Genre Panthera
Nom binominal
Panthera leo
(Linnaeus, 1758)
Taxons de rang inférieur
  • Panthera leo atrox
  • Panthera leo azandica
  • Panthera leo bleyenberghi
  • Panthera leo europaea
  • Panthera leo fossilis
  • Panthera leo hollisteri
  • Panthera leo krugeri
  • Panthera leo leo
  • Panthera leo maculatus
  • Panthera leo massaicus
  • Panthera leo melanochaita
  • Panthera leo nubica
  • Panthera leo persica
  • Panthera leo senegalensis
  • Panthera leo sinhaleyus
  • Panthera leo someliensis
  • Panthera leo spelaea
  • Panthera leo vereshchagini
  • Panthera leo verneyi
Répartition géographique
Statut de conservation IUCN :


VU A2abcd : Vulnérable

Statut CITES : Annexe II ,
Révision du 04-02-1977
Panthera leo

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Le lion (Panthera leo) quadrupède mammifère carnivore est actuellement le deuxième plus grand félin. Le mâle adulte, aisément reconnaissable à son importante crinière, peut atteindre un poids de 225 kg, tandis que la femelle adulte, plus petite, atteint généralement 150 kg.[1] Le mâle se nourrit de 7 kg de viande chaque jour contre 5 kg chez la femelle. Il vit, contrairement aux autres félins, en groupe. Son espérance de vie, à l'état sauvage, est comprise entre 7 et 12 ans pour le mâle et 14 à 20 ans pour la femelle, mais il dépasse fréquemment les 30 ans en captivité.

La femelle du lion est la lionne, son petit est le lionceau. Le lion rugit.

Il n'existe à l'état sauvage actuellement plus que 16 500 à 30 000 spécimens dans la savane africaine, répartis en une dizaine de sous-espèces[2] et environ 300 au Gir Forest National Park au Nord-Ouest de l'Inde.[3]

Sommaire

  • 1 Description
    • 1.1 Crinière
    • 1.2 Musculature
    • 1.3 Moustaches
    • 1.4 Particularité anatomique
    • 1.5 Cas des lions blancs
  • 2 Répartition géographique et habitat
  • 3 Survie
  • 4 Mode de vie
    • 4.1 Comportement social
    • 4.2 Communication
    • 4.3 Reproduction
    • 4.4 Alimentation
  • 5 Taxinomie
    • 5.1 Phylogenèse
    • 5.2 Sous-espèces
      • 5.2.1 Les sous-espèces « modernes »
      • 5.2.2 Les sous-espèces « des cavernes »
    • 5.3 Cryptozoologie et hybrides
  • 6 Des lions et des hommes
    • 6.1 Lions dans la religion et la mythologie
    • 6.2 Le lion vu par les arts
  • 7 Annexes
    • 7.1 Sources
    • 7.2 Documentaire
    • 7.3 Bibliographie
    • 7.4 Liens externes
      • 7.4.1 Liens de références
    • 7.5 Notes et références

Description

Lion mâle adulte
Lion mâle adulte

Le lion est le deuxième plus grand félidé, après le tigre, et ainsi le plus grand carnivore d'Afrique. Un mâle fait 170 à 250 centimètres de long (hors queue), une taille (à l'épaule) d'environ 120 centimètres et une queue d'en moyenne 100 centimètres. Les mâles atteignent une masse corporelle comprise entre 150 et 225 kilogrammes à l'âge adulte. Les femelles adultes ont, quant à elles, une longueur corporelle de 140 à 175 centimètres (hors queue), une taille (à l'épaule) d'environ 100 centimètres, une queue mesurant 85 centimètres, plus fine que celle des mâles et pèsent entre 120 et 150 kilogrammes : elles font en moyenne 60% de la taille d'un mâle. En moyenne les lions ont une taille (à l'épaule) plus importante que celle des tigres, mais sont moins longs. Les plus grands lions vivent au sud de l'Afrique, les plus petits en Asie. Dans les zoos et cirques, certains mâles captifs peuvent atteindre, par une nourriture importante, une masse supérieure à 300 kilogrammes (le record du monde détenu par un lion du Transvaal est 312 kg[4]). Les lions du parc national du Serengeti en Tanzanie ont tendance à être plus petits que la moyenne.[5]

Les lions ont des yeux ambre ou jaunes et une truffe noire. Leurs oreilles, noires au revers, sont arrondies et portent une tache blanche. Ils possèdent des griffes rétractiles qui sont protégées par des fourreaux de chair. Leurs canines peuvent atteindre six centimètres de long. Leur langue est recouverte de papilles cornées recourbées leur permettant de saisir la nourriture, mais aussi de se débarrasser des parasites.

Lion au pelage clair
Lion au pelage clair

Leur pelage court est de couleur sable, jaune-or voire ocre foncé. La face intérieure des pattes est toujours plus claire, tout comme le ventre, chamoisé chez le mâle, presque blanc chez la femelle. Les jeunes lionceaux ont des taches sombres sur l'ensemble du corps, mais qui disparaissent déjà au cours de la première année. Dans des cas très rares, ces taches restent encore visibles à l'âge adulte, mais demeurent insignifiantes, n'étant visibles que de près.

Crinière

Les mâles possèdent une longue crinière, le plus souvent brun foncé, mais également dans certains cas, noire, brun clair ou fauve. Cette crinière apparaît vers l'âge de 3 ans et s'étend des joues jusqu'au-dessus des épaules, quelquefois aussi sur le ventre et sur la poitrine. La forme et la couleur des mâles peuvent varier non seulement entre les individus, mais également chez un même individu au cours de sa vie en fonction de sa constitution physique.

Une crinière longue et foncée, en particulier, est un indicateur d'une bonne constitution et d'une grande force de combat, car le statut hormonal et la nutrition ont des conséquences sur l'épaisseur ainsi que sur la longueur de la crinière.[6] Des examens expérimentaux avec des crinières empaillées ont montré que les femelles réagissent positivement aux modèles avec une crinière longue et sombre, alors que les mâles évitent les modèles aux crinières prononcées. L'explication (d'après la sélection sexuelle) en est qu'une crinière foncée et épaisse constitue un handicap, car elle capte et conserve la chaleur. Les mâles ainsi handicapés, mais néanmoins « survivants », se révèlent donc être les porteurs de meilleurs gènes. Cela est avéré par le fait qu'un animal affaibli d'une manière ou d'une autre présente une crinière plus claire et moins importante (des changements d'aspect de la crinière ont été observés chez un même individu au cours du temps).[7]

En pratique, la crinière pourrait être une protection contre les coups de griffes lors de combats avec des mâles rivaux.

Image thermographique d'un lion
Image thermographique d'un lion

Par ailleurs, les dernières recherches ont également prouvé que la température a aussi un effet important sur la longueur de la crinière, et les mâles de régions plus froides, même indépendamment de leur sous-espèce, forment une crinière plus importante que ceux vivant dans des régions très chaudes. Ainsi les individus mâles des zoos de régions au climat plus continental forment le plus souvent une crinière bien plus importante que celle de leurs congénères restés dans des pays plus chauds.[7],[8]

Chez les lions d'Asie, ainsi que certains spécimens d'Afrique de l'Ouest (au parc de la Pendjari au Bénin, par exemple), la crinière est clairement moins prononcée que chez leurs cousins d'Afrique, les poils ont la particularité d'être également plus fins. Les jeunes mâles n'en ont pas du tout ; il faut près de cinq ans pour qu'ils aient une crinière complète.

Musculature

Les lions ont une musculature imposante et très développée. Leur corps est allongé et trapu sur d'épaisses pattes musclées. Celles-ci permettent de mettre à terre des proies pouvant faire plusieurs fois leur propre taille. Leur mâchoire puissante est capable de déchirer l'épaisse peau des proies (telles que les gnous), et est assez puissante pour tenir accrochée sur une proie qui chercherait à faire tomber le prédateur de son dos. Les muscles des pattes sont également capables d'infliger de sérieux dommages. Un grand coup de patte d'un lion est assez puissant pour provoquer la rupture des organes internes et même pour casser des os.[5]

Moustaches

Tout comme les autres félins, le lion a de nombreuses moustaches épaisses, également connues sous le nom de vibrisses. Chaque lion possède une moustache unique. Ces longs poils sensibles aux vibrations aident le lion à se diriger dans l'obscurité, ou quand son champ visuel est obstrué. La majeure partie de sa chasse se déroulant la nuit, ils l'aident presque à « sentir » son chemin dans l'obscurité, le nez vers le ciel, et ressentant le sol dans l'obscurité la plus totale. Les plus longues moustaches sont sur sa lèvre supérieure ; ce sont les vibrisses mystaciales. Les moustaches au-dessus des yeux sont appelées les vibrisses superciliaires. Il y a également des vibrisses sur l'une ou l'autre joue, appelées les vibrisses géniales. Les vibrisses peuvent se développer non seulement sur le visage, mais aussi bien sur le dos des pattes : ces dernières sont appelées poils de carpelle et sont utilisées pour ressentir des vibrations terrestres.[5]

Particularité anatomique

Le plus étonnant chez les lions est leur queue se terminant par un pinceau de poils noirs ; non seulement cette dernière est indispensable contre les mouches, mais à l'extrémité se trouve une vertèbre non développée, découverte par Didyme d'Alexandrie. Ce dernier trouva à l'extrémité de la queue, caché au milieu des poils, un ergot corné noirâtre, et il supposa que c'était là l'organe qui, lorsque le lion, au moment du danger, agitait violemment sa queue, lui piquait les flancs à la manière d'un éperon et l'excitait à se jeter sur ses ennemis. L'observation du savant commentateur passa presque inaperçue, et soit que les naturalistes modernes n'en eussent pas connaissance, soit qu'ils la révoquassent en doute, aucun d'eux n'en parla jusqu'à Johann Friedrich Blumenbach, qui confirma l'exactitude du fait anatomique rapporté par Didyme, mais sans adopter l'opinion de celui-ci relative aux usages de cette partie.

Tout à l'extrémité de la queue du lion, l'ergot noirâtre de consistance cornée, de 8 à 11 mm de longueur, est entouré à sa base par un repli annulaire de la peau et adhère fermement à un follicule unique d'apparence glanduleuse ; la couleur est celle de la corne, devenant d'ailleurs de plus en plus obscure, jusqu'à l'extrémité qui est presque noire. Il est comprimé latéralement dans toute son étendue ; droit depuis la pointe jusqu'au tiers de sa longueur, il se coude légèrement en ce point, qui est marqué par une faible dépression ; à partir de cette courbure, il s'élargit rapidement jusqu'à sa base. Ces parties, si petites, et la pointe cornée sont littéralement ensevelies au milieu de la touffe terminale de la queue. Gérard Paul Deshayes, en 1829, décrit cette partie comme une sorte d'ongle ou de production cornée ayant la forme d'un cône un peu recourbé vers la pointe, adhérant par sa base à la peau seulement, et non à la dernière vertèbre caudale, dont il est séparé de 4 à 6 mm. Cet ergot peut être assez facilement détaché, l'adhérence n'est pas bien forte et il reste mou à sa base dans toute la partie qui adhérait à la peau. Il manque fréquemment sur les spécimens ; la présence de cet organe semble cependant indépendante de l'âge ainsi que du sexe.[9]

Cas des lions blancs

Article détaillé : Lion blanc.
Lion blanc
Lion blanc

Comme chez les tigres (voir tigre blanc royal), il existe chez les lions des cas occasionnels de leucistisme (chinchilla mutation) ; moins d'une centaine de spécimens[10] dans le monde possèdent cette particularité génétique due à un gène récessif, qui donne une couleur blonde, crème voire blanche au pelage. Le leucistisme est différent de l’albinisme, et ne pose aucun problème direct sur la physiologie de l'animal (des conséquences indirectes, comme d'être plus visible dans la nature, donc plus vulnérable, existent cependant). Les yeux conservent leurs pigments et restent le plus souvent de couleur normale (noisette ou or), mais peuvent également être bleu-gris ou vert-gris ; par une nourriture sélective, on peut même leur donner les yeux bleus. Les lèvres et les coussinets restent également normalement pigmentés.

Chez le mâle leucistique, la crinière ainsi que l'extrémité de la queue, normalement sombres voire noires, sont très pâles. Les spécimens les plus connus sont sans doute les lions blancs de Timbavati en Afrique du Sud, où deux lions blancs sont nés d'une lionne et d'un lion de couleur fauve dans une réserve naturelle privée.[11] Chris McBride a été le premier à les observer en octobre 1975 et a écrit deux livres sur le sujet.[12],[13] Selon les croyances africaines, « croiser la route du lion blanc porte bonheur ». En 2005, deux lionceaux au pelage blanc et aux yeux bleus sont nés dans un parc zoologique à proximité d'Agen.[10]

Il y a également des bruits sur l'existence de cas de mélanisme, c'est-à-dire de lions entièrement noirs ; possibles théoriquement, il n'existe néanmoins aucune preuve tangible de leur existence.

Répartition géographique et habitat

Répartition géographique actuelle du lion en Afrique
Répartition géographique actuelle du lion en Afrique

Autrefois, le lion devait posséder la répartition géographique la plus étalée de tous les mammifères terrestres. Le lion d'Amérique (Panthera leo atrox) était présent du Pérou à l'Alaska pendant tout le pléistocène supérieur, tandis que des cousins occupaient la Sibérie et l'Europe centrale, et d'autres encore étaient répartis entre l'Inde et l'Afrique du Sud. L'étendue de la répartition perdit toutefois de son importance à la fin de l'ère de glaciation.

La répartition du lion aux époques historiques, plus restreinte, a cependant été importante. Elle couvrait de grandes parties de l'Afrique, mais aussi l'Europe du Sud ainsi que le Proche-Orient et l'Inde. Jusqu'à l'Antiquité, des lions vivaient encore dans les Balkans, le sud de l'Europe (Panthera leo europaea) ainsi qu'en Anatolie ou au moyen-orient, et de nombreux auteurs qui leur étaient contemporains en font rapport (Hérodote, Aristote ou la Bible[14], entre autres). On suppose qu'en Europe, le lion a disparu du fait de l'homme au Ier siècle ap. J.-C..

Aujourd'hui, sa diffusion est largement limitée à l'Afrique sub-saharienne. Néanmoins, l'extrême sud de l'Afrique ne compte plus de lions depuis les années 1860, époque de l'extinction du lion du Cap (Panthera leo melanochaita). En Afrique du Nord, le lion de l'Atlas (Panthera leo leo) s'est éteint dans les années 1920. Et de la même manière, les populations de lions d'Asie (Panthera leo persica) ont en quasi-intégralité disparu au XXe siècle. Un dernier groupe de survivants s'est toutefois réfugié dans le parc national de la forêt de Gir dans l'état de Gujarat, en Inde où il ne reste qu'environ 300 spécimens. Les populations significatives de lions africains sont localisées dans les parcs nationaux du Kenya, de Tanzanie et d'Afrique du Sud.

Les lions ont une grande capacité d'adaptation et de nombreux habitats différents. L'habitat naturel préféré du lion est la savane, mais il figure aussi dans les forêts sèches et les demi-déserts. On ne le trouve toutefois jamais dans les forêts denses et humides ou les déserts arides. Par conséquent, l'espèce manque naturellement dans les forêts tropicales humides centrafricaines et les déserts les plus secs de l'Afrique du Nord et du Proche-Orient. Les désignations « roi du désert » et « roi de la jungle » sont ainsi, en réalité, fausses.

Survie

Comme pour presque tous les grands animaux d'Afrique, le principal prédateur du lion est l'homme au travers de la chasse (alors que les lionceaux laissés seuls peuvent être la proie des léopards, des hyènes ou même de lions étrangers au groupe). Cette dernière a toutefois légèrement diminué au cours des dernières années, et ce, concernant toutes les sous-espèces.

Les maladies représentent un autre problème, surtout dans le Parc national Kruger en Afrique du Sud. Depuis qu'en 1995, un premier cas mortel de tuberculose est apparu chez les lions, des études approfondies ont été menées dans le parc. D'après le bilan, le taux de contamination des animaux du secteur sud du parc par les bactéries mortelles s'élevait à plus de 90 %. L'infection venait des buffles chassés par les lions qui, par contact avec des bovins domestiques, ont introduit la maladie dans le parc et contaminé les lions. Environ 70 % des bovins souffrent d'une tuberculose pulmonaire (phtisie), tandis que chez les lions, la maladie se manifeste surtout dans le système digestif. Les animaux deviennent plus faibles, maigrissent énormément et meurent en quelques années. À côté de la tuberculose, il existe une seconde maladie très fréquente. Environ 60 à 70 % des lions du parc Kruger sont contaminés par le virus de l'immunodéficience féline (en anglais Feline Immunodeficiency Virus), qui « paralyse » le système immunitaire de l'animal et ouvre ainsi la voie à la tuberculose. Contre les deux virus exterminateurs, il n'existe aucune vaccination.

Approximativement 16 500 à 30 000 lions vivent encore en liberté.[2] L'IUCN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature) est partie en 2004 du principe que le nombre de lions a diminué dans le monde entier au cours des vingt dernières années de 30 à 50 %. Les raisons de ce recul sont encore recherchées, mais toutefois grandement énigmatiques. On suppose que la réduction du gibier chassé par le lion, les conflits entre l'homme et le lion et la dégradation de son habitat sont les principales raisons de la diminution des populations de lions. À travers l'Afrique, le lion a disparu sur plus de 80 % de son ancien territoire. Le lion africain est considéré comme « vulnérable » sur la liste rouge des espèces menacées de l'UICN, en raison de la baisse constante de l'effectif de cette espèce. En Afrique de l'Ouest, le nombre des lions est inférieur à 1 500. Cette espèce répond au critère de « menacée au niveau régional ».

Les nouvelles stratégies de protection du lion visent à renforcer les chances d'une coexistence pacifique à l'avenir entre les lions et les hommes : une exploitation des terres intégrée avec la faune, une réduction des conflits entre l'homme et le lion et la prévention du commerce illégal du lion et de ses produits dérivés. L'avenir de ces gros chats semble déjà sur une meilleure voie dans quelques grandes réserves de l'Afrique du Sud et de l'Est.

Mode de vie

Comportement social

Une lionne à la recherche d'un gibier
Une lionne à la recherche d'un gibier

Contrairement aux autres fauves, plutôt solitaires, les lions vivent en groupes familiaux. Un tel groupe se compose principalement de femelles parentes. La dimension du territoire et le nombre de proies déterminent la dimension du groupe qui varie de 3 à 30 individus. Il y a habituellement dans le groupe un à trois mâles en pleine croissance qui, dans la hiérarchie, se situent juste au-dessus des femelles. Le territoire d'un clan couvre 20 à 400 km². Dans le parc national du Serengeti en Tanzanie, la densité des lions peut atteindre un individu par km². Dans l'ancien cratère du Ngorongoro, le nombre maximum d'individus est de 1,6 à 2,4 au km². Les frontières de leur territoire sont délimitées par leurs crottes et leur urine, qui sont une « revendication » des propriétaires et indiquent qu'il y a défense de pénétrer dans la zone. Ils grattent également la terre avec leurs pattes avant et arrière, déposant sur la terre une substance sécrétée par des glandes situées dans leurs coussinets.[15]

Les jeunes mâles restent environ deux à trois ans dans le groupe, jusqu'à ce qu'ils aient atteint leur maturité sexuelle ; ils sont ensuite chassés.

Quand un mâle a été chassé du territoire par le lion dominant, il erre parfois pendant des années et se joint le plus souvent à un autre mâle nomade et forme une « coalition ». Ce lien entre deux lions parents ou aussi étrangers peut devenir très fort. Les deux mâles parcourent ensemble des distances très importantes, ne respectent pas les frontières des territoires, mais ne fondent pas leur propre territoire. Puisqu'un mâle solitaire n'a souvent que très peu de succès à la chasse, il se nourrit surtout de charognes.

Si un tel nomade trouve un groupe avec un mâle vieux ou faible à sa tête, il attaque le chef. Toutefois, cela n'est pas toujours une réussite. De telles luttes de hiérarchie sont généralement sanglantes, et il n'est pas rare qu'elles s'achèvent mortellement. Si le vieux chef de groupe perd la lutte, il est chassé et conduit alors de son côté une vie en tant que solitaire. Souvent, il meurt des conséquences de ses blessures.

Si le nouveau venu gagne, ce dernier en vient fréquemment à l'infanticide, c'est-à-dire qu'il tue les petits de son prédécesseur. L'utilisation biologique que l'on pourrait y voir, c'est que les femelles n'aient ainsi plus à s'occuper de leurs petits et retrouvent donc après un temps court un œstrus leur permettant à nouveau de s'accoupler, le nouveau mâle désirant ainsi étendre ses gènes à la nouvelle génération. Il arrive fréquemment que les femelles attaquent le mâle assassin.[16] Contrairement aux mâles, les femelles passent généralement toute leur vie dans le même groupe, celui dans lequel elles ont été mises au monde.

En général, les lions ne pratiquent pas de toilettes mutuelles complètes, seul le dos du nez est nettoyé ; mais lors de salissures grossières, comme par exemple par le sang des proies, il peut arriver qu'un membre effectue des soins de fourrure.

Communication

Deux jeunes lions grognant
Deux jeunes lions grognant

Les lions communiquent entre eux par de nombreux moyens. Ce sont des animaux sociaux, nous l'avons vu et de ce fait, la communication est plus importante pour eux que pour les autres félins et est ainsi plus développée. Leur communication vocale se compose de grognements, grondements, sifflements, gémissements, miaulements, et du célèbre rugissement. Leur os hyoïde n'est que partiellement ossifié, c'est cette disposition qui leur permet de rugir, mais de ce fait, ils ne sont pas en mesure de ronronner à proprement parler ; mais ils le font, comme d'autres fauves, par expiration. On l'entend quand deux lions agissent l'un sur l'autre sur une base amicale. Le ronron ne retentit pas comme celui d'un petit chat, mais plutôt comme un grognement ou un ronflement grave. Le rugissement a diverses significations, selon la situation dans laquelle il est employé. Rugir est employé pour délimiter le territoire, appeler les autres membres du groupe, intimider les rivaux et renforcer le lien « familial » entre les membres du groupe. Les rugissements du mâle sont plus forts et plus profonds que ceux de la femelle. Par une puissante expiration, les lions rugissent, rentrant leurs flancs et gonflant la poitrine, souvent dans un bas grondement commençant par quelques bas grognements et gémissements, qui indiquent à d'autres lions qu'un groupe vit dans le secteur, et de rester en dehors du territoire. Par une nuit claire, il peut être entendu jusqu'à huit kilomètres de distance. Un fort rugissement furtif est souvent entendu lors d'un combat entre deux individus. Les femelles emploient un bas grognement pour appeler leurs petits.

Le langage corporel est d'égale importance. Tous les lions nous semblent plus ou moins identiques et il est bien souvent difficile de différencier deux lions et plus particulièrement deux lionnes. Les lions ont le même problème que nous. De ce fait, il est important que les lions aient un air de confiance en saluant d'autres membres du groupe. Si un membre montre la moindre appréhension en saluant un autre lion, alors ce dernier peut se sentir menacé, penser que ce lion est un étranger et l'attaquer. Les lions ont un cérémonial complexe de salutation dans lequel ils se gémissent doucement l'un à l'autre, balancent leurs têtes d'un côté à l'autre et ont leur queue levée vers le haut et même souvent posée sur le dos de l'autre lion. Comme certains autres chats, les lions se cognent la tête en se saluant. Le lèchement de la tête, des épaules et du cou est également un signe d'affection. Les lions, tout comme d'autres chats sauvages, ont les oreilles noires avec de grands cercles blancs sur leur dos. Ces grands cercles blancs permettent d'indiquer l'humeur : quand ils sont fâchés, les lions et d'autres carnivores étendent leurs oreilles à plat contre leur tête. Il est difficile de dire si un félin est fâché à distance, mais si vous voyez les cercles blancs clignotant, vous pouvez savoir à distance que ce dernier est furieux et qu'il vaut mieux ne pas s'en approcher. Cela permet d'éviter beaucoup de combats.[5]

Reproduction

Un accouplement
Un accouplement

Les lions atteignent leur maturité sexuelle sociale à l'âge de deux ou trois ans, leur maturité physiologique à 18 mois. Il n'y a pas de saison de reproduction définie. Les femelles sont fécondes tous les deux ou trois mois en moyenne, et les phéromones qu'elles dégagent ne durent que deux ou trois jours. Pour vérifier la fécondité d'une femelle, le mâle utilise l'organe de Jacobson, se situant sur le palais, sous la surface intérieure du nez. Pour ce faire, le lion relève la lèvre supérieure et ouvre la gueule. Ce processus est qualifié de flehmen.

Même si un mâle arrive au sommet de la hiérarchie, il ne peut se reproduire avec une femelle qu'avec son consentement. Pour cela la lionne se met sur l'abdomen et relève l'arrière, cette position, appelée lordose, permet au mâle une meilleure pénétration. Pendant l'accouplement, le lion garde la nuque de la femelle dans sa gueule et la mord au cou. Cela la garde instinctivement calme ; en effet, les copulations sont douloureuses pour la femelle car le pénis du mâle est garni de protubérances épineuses et lorsqu'il se retire, elle proteste en rugissant. Étonnamment, cette souffrance est nécessaire, car elle déclenche la ponte des ovules qui seront fécondés par les spermatozoïdes.[5],[17] Si une lionne accepte de se reproduire, ils s'accoupleront toutes les 15 minutes et ce, en moyenne 40 fois le jour (mais cela peut aller jusqu'à plus de 100 fois), auquel cas chaque rapport dure environ 30 secondes, jusqu'à ce que l'œstrus de la femelle soit terminé, environ cinq jours plus tard.

Jeunes lionceaux
Jeunes lionceaux

Après une gestation d'environ quatre mois, la lionne, cachée loin du groupe, met au monde un à quatre petits lionceaux aveugles d'environ 1,5 kg et de 50 cm de haut. Durant six à huit semaines, ils ne seront qu'allaités par la mère dans la cache par ses quatre glandes mammaires. Si cette dernière est assez éloignée du groupe, la mère ira seule à la chasse. Il peut arriver que les petits restent jusqu'à 48 heures seuls dans la cache. Cela est très dangereux, particulièrement à cause des hyènes et de bien d'autres prédateurs. Après maximum huit semaines, la lionne amène ses petits dans le groupe et ils se mêlent à d'autres lionceaux. Il y a rarement de problèmes d'acceptation.

À partir de ce moment, les jeunes lions tètent non seulement leur mère, mais également les autres lionnes, de sorte que l'éducation incombe à toutes les femelles du groupe. Vers l'âge de six mois, les lionceaux sont sevrés, ils restent encore environ deux ans auprès de leur mère.

La durée de vie d'un lion s'élève de quatorze à vingt ans. Toutefois seules les femelles atteignent un tel âge. Les mâles sont généralement tués par un plus jeune concurrent ou, après une longue errance, ne trouvent plus de groupe et meurent de faim. Ils atteignent donc la plupart du temps sept à douze ans. Quelques lions ont toutefois vécu en parc zoologique jusqu'à l'âge de 34 ans.

Certains observateurs ont rapportés que deux mâles ou femelles pouvait également interagir entre eux et montrer des signes d'homosexualité. Dans la nature, environ 8 % des rapports sexuels se font entre mâles, tandis que les activités entre femelles ne sont observables qu'en captivité.[18],[19]

Alimentation

Bataille pour la proie
Bataille pour la proie

Le lion est réputé être le « roi des paresseux », mais c'est une idée reçue provenant du fait qu'il ne chasse que tous les trois à quatre jours, généralement dans l'obscurité ou aux heures fraîches du matin (avantage important procuré par l'obscurité et des températures plus clémentes). De plus, la sieste diurne, au moment où il fait le plus chaud (environ vingt heures par jour), permet de faciliter la digestion des grandes quantités de viande ingurgitées. Il consomme en moyenne environ 7 kg de viande par jour. Toutefois, si la chasse a été bonne et s'il a « manqué » quelques repas, il peut avaler jusqu'à 30 kg de viande en une seule fois. Les lions ne chassent que lorsque leurs réserves de nourriture est épuisée. Parmi les proies, principalement des ongulés : antilopes, gazelles, gnous, buffles, phacochères et zèbres, mais aussi lapins, oiseaux et quelquefois poissons. Dans certaines régions, des lions se spécialisent même pour un type de proie précis. Ainsi des groupes importants de lions, d'environ 30 individus, attaquent régulièrement des éléphants adultes. À Savuti et à Linyanti, ils arrivent même qu'ils s'attaquent à des hippopotames.

Vers l'âge de deux ans, les lionceaux apprennent l'« art de la chasse », pour partir à trois ans avec leur mère chasser une première fois.

Comme les lions ne sont pas des coureurs endurants, leur vitesse de pointe d'environ 60 km/h ne peut être maintenue que peu de temps. Ils doivent cependant en temps normal se jeter à quelques mètres sur la proie.

Éléphant et lions à Savuti
Éléphant et lions à Savuti

Les lionnes encerclent la proie (voire le troupeau) et rampent à plat ventre souvent sur plusieurs centaines de mètres jusqu'à leur proie, auquel cas l'environnement est utilisé le plus intelligemment possible pour se camoufler. Plus elles s'approchent de la proie, plus elles ont été vigilantes quant au camouflage. Lorsqu'une distance d'environ 30 mètres est atteinte, alors la proie est chargée successivement. Chaque bond fait environ 6 mètres de long et peut atteindre le double en longueur et quatre mètres en hauteur.[20] La proie est alors tuée par une forte morsure à la nuque ou au cou de façon à atteindre la veine jugulaire ou la carotide.

Comme les lionnes chassent dans des espaces ouverts, la chasse commune augmente la chance de frapper avec succès une proie. Elles se renvoient aussi la proie entre elles. En outre, la proie dans le groupe peut être défendue plus facilement contre des voleurs comme les lycaons et les hyènes. Seules 20 % des tentatives de chasse sont couronnées par un succès. Il est à noter que les lionnes sont les seuls félins qui chassent en groupe.

Lion dévorant son déjeuner
Lion dévorant son déjeuner

Les mâles du groupe ne participent qu'exceptionnellement à la chasse, par exemple si des proies très grandes sont attaquées comme des buffles ou des éléphants ; leur principal rôle est de protéger la troupe des autres lions. Après un succès, la hiérarchie du groupe entre en application : le mâle peut manger en premier (c'est la fameuse « part du lion »), suivent ensuite les femelles haut-placées, enfin les petits. Il y a rarement, auprès du cadavre, des luttes de rang où les membres du groupe se prennent d'importantes blessures.

Souvent, les lions sont amenés à manger des charognes. Les lions mâles qui ont été chassés d'un clan sont contraints de se nourrir exclusivement de ce type d'alimentation. Cela les amènent à chasser de leur butin d'autres animaux charognards comme les léopards ou les guépards. Souvent, le lion doit aussi chasser les hyènes tachetées de sa proie, et non l'inverse, comme on le croyait autrefois. Cela va même si loin dans quelques secteurs de l'Afrique orientale que les hyènes se font voler 70 % de leur butin de chasse par les lions.

Taxinomie

Le lion, tout comme le léopard, le tigre et le jaguar, fait partie du genre Panthera de la famille des Felidae.

Phylogenèse

La phylogenèse est l'étude de l'apparition et de la formation d'une espèce grâce à des fossiles. Le plus ancien fossile de lion a été découvert à Laetoli en Tanzanie ; d'après les datations, il aurait probablement 3,5 millions d'années.

Schéma du squelette d'un lion des cavernes
Schéma du squelette d'un lion des cavernes

Panthera leo est identifié pour la première fois en Europe, sur le site italien d'Isernia, par le fossile d'un lion des cavernes primitif (Panthera leo fossilis) âgé de plus de 700 000 ans. Une mâchoire inférieure de lion des gorges d'Olduvai au Kenya, plus vieille de 1,75 million d'années, montre des ressemblances frappantes avec le lion des cavernes primitif. Ceux-ci sont considérés comme les plus grands lions d'Europe et ont chassé pendant la période interglaciaire de Cromer, il y a plus de 500 000 ans, près de Wiesbaden en Hesse et près de Heidelberg dans le Bade-Wurtemberg. Quelques spécimens étaient presque aussi longs que les plus grands lions de l'histoire de la Terre, les lions américains (Panthera leo atrox) de Californie qui ont atteint un record de longueur : jusqu'à 3,60 mètres de long avec la queue (longueur hors queue, environ 2,40 mètres).

La plupart des découvertes de lions en Europe sont des lions des cavernes (Panthera leo spelaea) ; apparus lors de la période glacière de Mindel, ce sont une évolution des lions des cavernes primitifs. Bien qu'il ne soit spécialement apparenté avec aucune des sous-espèces actuelles, les études d'ADN ont confirmé que le lion des cavernes était un lion authentique.[21] Une autre sous-espèce a vécu, quant à elle, en Asie nord-orientale, en Béringie (au niveau de l'actuel détroit de Béring), appelée lion de Sibérie orientale et de Béringie (Panthera leo vereshchagini). En Europe centrale, Asie du Nord et en Amérique, les lions étaient, jusqu'à la fin du pléistocène, une espèce fréquente de la faune locale, mais disparurent là à la fin de la dernière période de glaciation.

Sous-espèces

On dénombre environ vingt sous-espèces de lions, dont sept disparues. Chaque sous-espèce possède des caractéristiques différentes, celles des lions africains sont en général semblables.

Les sous-espèces « modernes »

Lion asiatique à Bristol
Lion asiatique à Bristol
  • Le lion d'Asie (Panthera leo persica) est très semblable au lion africain. D'après les recherches biomoléculaires, il se sépara il y a 50 000 à 100 000 ans de son cousin africain. Il possède une crinière moins importante et un pli au milieu du ventre. À cela il faut encore ajouter une pilosité beaucoup plus importante au niveau du coude. Le lion asiatique est en général plus petit que l'africain. Un mâle adulte a une masse corporelle comprise entre 160 et 190 kilogrammes, une femelle entre 110 et 120 kilogrammes. Il s'étendait autrefois sur l'ensemble du sous-continent indien. La taille du groupe est en moyenne moins importante que celle de son homologue africain. Parmi ses proies favorites, nous pouvons citer le cerf axis, le sambar, le sanglier, l'antilope Nilgaut, la gazelle indienne et l'antilope tétracère. Au début du XXe siècle, la sous-espèce semblait destinée à disparaître : il n'y avait alors plus qu'une vingtaine d'individus. La forêt de Gir et ses alentours furent alors déclarés « protégés » et en 1965 fut créé le parc national de la forêt de Gir ; la population put à nouveau augmenter à haut