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Jeux de lettres

Les jeux de lettre français sont :
○   Anagrammes
○   jokers, mots-croisés
○   Lettris
○   Boggle.

Lettris

Lettris est un jeu de lettres gravitationnelles proche de Tetris. Chaque lettre qui apparaît descend ; il faut placer les lettres de telle manière que des mots se forment (gauche, droit, haut et bas) et que de la place soit libérée.

boggle

Il s'agit en 3 minutes de trouver le plus grand nombre de mots possibles de trois lettres et plus dans une grille de 16 lettres. Il est aussi possible de jouer avec la grille de 25 cases. Les lettres doivent être adjacentes et les mots les plus longs sont les meilleurs. Participer au concours et enregistrer votre nom dans la liste de meilleurs joueurs ! Jouer

Dictionnaire de la langue française
Principales Références

La plupart des défintions du français sont proposées par Memodata et comportent un approfondissement avec Littré et plusieurs auteurs techniques spécialisés.
Le dictionnaire des synonymes est surtout dérivé du Crisco ou du dictionnaire intégral (TID).
L'encyclopédie française bénéficie de la licence Wikipedia (GNU).

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Résumé des résultats
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définitions

lire (v.)

1.identifier les caractères d'une écriture.

2.déchiffrer un code particulier (ex. lire une partition).

3.saisir l'information contenue dans un support (par ex. pour un magnétophone, un lecteur laser, etc.).

4.énoncer à haute voix ce qui est écrit dans un texte.

5.(figuré)comprendre le sens caché de qqch, déchiffrer, interpréter par des signes (ex. lire l'avenir).

lire (n.f.)

1.unité monétaire de l'Italie.

lit (n.m.)

1.meuble, composé d'un sommier et d'un matelas, sur lequel on se couche pour dormir.

2.endroit où l'on peut se coucher.

3.(figuré)mariage (ex. enfant d'un premier lit).

 
voir aussi

lire (v.)

lecture, liseur, lisible, relire

 
synonymes

lire (n.f.)

lire italienne

 
locutions

-apprendre à lire et à écrire • au plaisir de vous lire • lire dans l'avenir • lire en diagonale • lire italienne • lire l'avenir • lire sur les lèvres • lire tout haut • lire vaticane • lire à haute voix • lire à voix haute • tire-lire

-Lit et Mixe • allonger sur un lit • au saut du lit • bois de lit • border (un lit) • canapé-lit • chasser de son lit • chauffe-lit • ciel de lit • cloué au lit • couvre-lit • descente de lit • dessus de lit • dessus-de-lit • drap de lit • du même lit • faire le lit • faire le lit en portefeuille • faire prendre le lit • garder le lit • grand lit • jeté de lit • lit 150X200 • lit bateau • lit cintré • lit clos • lit d'ange • lit d'enfant • lit d'hôpital • lit d'un fleuve • lit de camp • lit de fusion • lit de justice • lit de malade • lit de milieu • lit de mort • lit de parade • lit de plume • lit de sable • lit deux places • lit en gondole • lit gigogne • lit mécanique • lit orthopédique • lit pliant • lit pour bébé • lit une place • lit à baldaquin • lit à colonnes • lit à dais • lit à l'ange • lit à la Dauphine • lit à la duchesse • lit à quenouilles • lit à une place • lit-bateau • lit-cage • mettre au lit • mourir dans son lit • pied de lit • poser un chapeau sur un lit • rester au lit • saut du lit • saut-de-lit • sortir de son lit • tête de lit • voiture-lit • wagon-lit • étendre sur un lit • être au lit • être sur son lit de mort

-machine à lireADBS

-AU-LIT • CHAUFFE-LIT • CHIE-EN-LIT • COUVRE-LIT • DEMI-LIT • PASSE-LIT[Littré]

-ENTRE-LIRE[Littré]

-Grand Prix RTL-Lire • J'aime lire • Lire (homonymie) • Lire (revue) • Lire de Saint-Marin • Lire italienne • Lire maltaise • Lire vaticanaise • Lire à Limoges • Pour lire pas lu • Taper et lire du chinois sur votre ordinateur

-Lit bactérien • Lit de Saint-Eneour • Lit de clous • Lit de justice • Lit majeur • Lit à baldaquin • Lit-clos • Lit-et-Mixe

 
dictionnaire analogique

Liré (n. pr.)

lire (n.)

wdn

lire

lire (n. f.)

tid

monnaie ancienne[Classe]

Italie[termes liés]

lire (v. tr.)

V+comp

tid

prendre connaissance du contenu (texte)[ClasseParExt.]

lire[ClasseHyper.]

lire (v. tr.)

V+comp--à+qqn

lire (v. tr.)

V+comp

wdn

lire

lire (v. tr.)

V+comp

wdn

lire

lire (v. tr.) [figuré]

V+comp

wdn

lire

lire (v. tr.)

wdn

lire

lire (v. tr.)

lire (v. tr.)

wdn

lire

lire (verbe)

lit (n. m.)

tid

lit[ClasseHyper.]

lit (n. m.) [géologie]

wdn

lit

lit (n. m.) [technique]

tid

mine et carrière[DomainDescrip.]

wdn

lit

lit (n. m.) [construction]

wdn

lit

lit (n. m.)

tid

ce qui est étendu[Classe]

mosaïque[termes liés]

wdn

lit

lit (n. m.)

wdn

lit

 
le Littré (1880)

LIRE

1. Connaître les lettres et savoir les assembler en mots. Cet enfant commence à lire des phrases. Une écriture malaisée à lire.

Suivant l'opinion commune, moins les yeux ont de la peine à lire un ouvrage, plus l'esprit a de liberté à en juger (PELLISSON Hist. Acad. t. I, p. 26)

Absolument. Cet enfant apprend à lire. Il ne sait ni lire ni écrire. Cet enfant lisait à quatre ans.

On donnera le livre à un homme qui ne sait pas lire, et on lui dira : lisez, et il répondra : je ne sais pas lire (SACI Bible, Isaïe, XIX, 12)

Son visage était triste et beau ; à la lueur de mon flambeau, Dans mon livre ouvert il vint lire (A. DE MUSSET Poés. nouv. Nuit de décembre.)

Par exagération. Ne pas savoir lire, être fort ignorant.

Nous recevons aujourd'hui [à l'Académie française] l'évêque de Limoges qui ne sait pas lire, et Batteux qui ne sait pas écrire, mais en revanche nous avons un directeur qui sait lire et écrire, qui s'en pique du moins (D'ALEMB. Lett. à Volt. 9 avr. 1761)

Lisez, se met dans les errata pour indiquer ce qu'il faut lire en place de ce qui est fautif.

Cet homme faisait imprimer un petit code de persécution, intitulé : l'Accord de la religion et de l'humanité ; c'est une faute de l'imprimeur ; lisez de l'inhumanité (VOLT. Polit. et législ. De la tolérance, Post-scriptum.)

Terme de typographie. Lire sur le plomb, lire, sur l'oeil d'un caractère, le contenu d'une page, ou seulement d'une ligne.

2. Prononcer à haute voix ce qui est écrit ou imprimé. Lire haut, tout haut.

Il m'a fallu lire ma pièce chez madame la marquise (MOL. Critique, 7)

Asseyez-vous donc, monsieur Lysidas ; nous lirons votre pièce après souper (MOL. ib. 7)

Absolument. Il lit bien. Il lit mal. Il ne lit pas distinctement.

3. Prendre connaissance du contenu d'un écrit, d'un livre.

Elle [l'Église] voyait tout l'empire conjuré contre elle ; elle lisait à tous les poteaux et à toutes les places publiques les sentences épouvantables que l'on prononçait contre ses enfants (BOSSUET 2e serm. Pentec. 1)

Il avait lu cent treize fois le Nouveau Testament de Jésus-Christ avec application et avec respect (FLÉCH. Duc de Mont.)

Lisez, lisez l'arrêt détestable, cruel... (RAC. Esth. I, 3)

Sans cesse il faut armer contre leur souvenir Un inflexible vers que lira l'avenir (M. J. CHÉN. Ép. à Volt.)

Absolument. Lire avec application.

Dedans l'oisiveté jamais enseveli, Toujours confère, prie, écris, médite, li (CORN. Imit. I, 19)

Qu'on est heureux d'aimer à lire ! (SÉV. 15 juin 1689)

On songe plus à lire beaucoup qu'à lire utilement (ROLLIN Traité des Ét. liv. I, ch. 3)

On lit très peu ; et, parmi ceux qui veulent quelquefois s'instruire, la plupart lisent très mal (VOLT. l'Homme aux 40 écus, Des proportions)

Lire que, trouver dans un écrit, dans un livre que...

Nous ne lisons point que ses parents [de Jésus] aient jamais eu de domestiques, semblables aux pauvres gens dont les enfants sont les serviteurs (BOSSUET Élévat. sur myst. XX, 8)

Lire des doigts, parcourir rapidement un livre en le feuilletant.

Voici ce que M. Basnage le ministre m'a dit à Rotterdam en 1707, que M. Bayle lisait beaucoup des doigts, c'est-à-dire qu'il parcourait beaucoup plus qu'il ne lisait, et qu'il tombait toujours sur l'endroit essentiel et curieux du livre (D'ARTIGNY Nouv. mém. t. I, p. 319)

On dit dans le même sens : lire des yeux.

Fig. C'est un ouvrage qu'on ne peut lire, se dit d'un ouvrage ennuyeux, ou mal écrit, ou licencieux.

Familièrement. Ce livre, cet ouvrage se laisse lire, on le lit sans fatigue, sans ennui.

Elle [une histoire] se laisse lire en perfection (SÉV. 17 mai 1680)

4. Lire la musique, connaître, en parcourant des yeux une musique notée, les sons que les notes figurent, et les modifications que ces sons doivent recevoir. Il lit facilement la musique. Il lit à livre ouvert.

Lire la musique, signifie aussi l'exécuter à livre ouvert. Lire beaucoup de musique, l'exécuter sans étude.

5. Expliquer. Un régent qui lit Virgile à ses écoliers.

Depuis qu'Albert le Grand et saint Thomas principalement se furent donné la peine d'expliquer autant qu'il leur fut possible tous les mystères de notre religion avec les termes de la philosophie péripatétique, nous voyons qu'elle s'est tellement établie partout, qu'on n'en lit plus d'autres par toutes les universités chrétiennes (LAMOTHE LEVAYER Vertu des païens, II, Aristote.)

On dit dans ce sens à un écolier : Quel auteur vous lit-on dans votre classe ?

6. Comprendre ce qui est écrit ou imprimé dans une langue étrangère. Il ne parle pas l'allemand, mais il le lit couramment.

7. Lire se dit quelquefois pour suivre une certaine leçon dans un texte qui en a plusieurs.

Philoponus, là où il déclare qu'il rapporte les propres termes de Phlégon, lit d'une seconde façon, Maxime d'une troisième, et Madela d'une quatrième, en sorte qu'il s'en faut de beaucoup qu'ils rapportent le passage de la même manière (VOLT. Dict. phil. Éclipse.)

8. Fig. Reconnaître, discerner quelque chose par une espèce de travail que l'on compare à la lecture.

Ces tristes vêtements où je lis mon malheur (CORN. Cid, IV, 1)

Il lit au front de ceux qu'un vain luxe environne, Que la fortune vend ce qu'on croit qu'elle donne (LA FONT. Phil. et Baucis.)

Le pécheur s'éloigne de Dieu, et il n'y a page dans son Écriture en laquelle il ne lui reproche son éloignement ; mais, sans le lire dans l'Écriture, nous pouvons le lire dans nos consciences (BOSSUET 2e sermon, Jeudi de la sem. de la Pass. I.)

Soit que je n'ose encor démentir le pouvoir De ces yeux où j'ai lu si longtemps mon devoir (RAC. Brit. II, 2)

Dans le secret des coeurs, Osmin, n'as tu rien lu ? (RAC. Bajaz. I, 1)

Je lis dans vos regards la douleur qui vous presse (RAC. Iphig. III, 5)

Lire en un songe obscur les volontés des cieux (RAC. Esth. II, 1)

On lit dans ses regards sa fureur et sa rage (RAC. ib. III, 3)

Ah ! dans ses yeux confus je lis ses perfidies (RAC. ib. 6)

Il n'appartient qu'à elles [aux femmes] de faire lire dans un mot tout un sentiment (LA BRUY. I)

Je lis dans l'avenir un sort épouvantable (VOLT. Oedipe, IV, 1)

Lire sur.

On lit dessus leur front l'allégresse de l'âme (CORN. Rodog. V, 2)

D'où vient ce noir chagrin qu'on lit sur son visage ? (BOILEAU Épigr. XXXIV)

Il se déguise en vain, je lis sur son visage Des fiers Domitius l'humeur triste et sauvage (RAC. Brit. I, 1)

Sur ce visage austère, où régnait la tristesse, Henri lut aisément sa honte et sa faiblesse (VOLT. Henr. IX.)

Absolument.

Pensez-vous avoir lu jusqu'au fond de son âme ? (CORN. Cinna, III, 1)

Elle a lu dans mon coeur, vous savez le surplus (CORN. ib. v, 3)

Ne devais-tu pas lire au fond de ma pensée ? (RAC. Andr. v, 3)

Vous lisez de trop loin dans les secrets des cieux (RAC. Iphig. I, 2)

....Vous m'avez vue attachée à vous nuire ; Dans le fond de mon coeur vous ne pouviez pas lire (RAC. Phèdre, II, 5)

Il a lu dans le coeur de tous les hommes (MASS. Carême, Évid.)

Berger, sur cet azur tranquille De lire on te croit le secret (BÉRANG. Étoiles qui filent.)

9. Expliquer les motifs des dessins aux ouvriers qui doivent les exécuter dans une fabrique de tissus ouvrés ou imprimés.

10. Se lire, v. réfl. Être lu.

Il est certain que plusieurs des vers attribués à la sibylle dans l'exhortation qui se trouve parmi les oeuvres de saint Justin ne se lisent point dans notre recueil (VOLT. Dict. phil. Sibylle.)

Je n'entretiendrai pas Votre Majesté de toutes les sottises qui se font, et qui se disent, et qui se lisent ou ne se lisent pas, dans le séjour que j'habite (D'ALEMB. Lett. au roi de Prusse, 9 oct. 1778)

Impersonnellement.

Il se lit que..., on lit que.... Il ne se lit point que jamais un tableau tout entier ait été produit de cette sorte (CORN. Mélite, Préface)

Fig.

Sur mes yeux égarés ma tristesse se lit (RÉGNIER Élég. I)

Pour moi, j'aime les gens dont l'âme se peut lire (GRESSET Méchant, I, 5)

REMARQUE

1. Il faut dire : lis-je ? et non lisé-je, qui est un grossier barbarisme.

2. À l'impératif Corneille a dit li, par un archaïsme reçu en poésie.

HISTORIQUE

XIIe s.Veez en ci la chartre, comandez qu'on la lise (Sax. XXIII)Il prist un livre, si i lit sans faillance (Ronsciv. p. 165)Jamais par moi n'ert leüs vers ne lais (Couci, XXII)

XIIIe s.Bele Doette, as fenestres seant, Lit en un livre, mais au cuer [coeur] ne l'entent (Romanc. p. 46)Quant l'evangile fu liz, Blanchandin, ms. de St-Germain, f° 192, dans LACURNE. Cil sains preudom la lettre lut ; Li lires mult li abelut [plut] (RUTEB. II, 155)La lettre fu liute (Chr. de Rains, 133)

XIVe s.Le sauf conduit a pris, si le fait recorder ; Car lire ne savoit, n'escripre, ne compter (Guesclin. 1610)Plus avoir ne pouvons de leur fait [des anciens] que le lire ; En lisant les veons ; nuls homs n'en puet [peut] plus dire ; Lires est noble chouse.... (Girard de Ross. Prologue)

XVe s.Depuis on legy tous ses forfaits pour lesquels il recevoit mort (FROISS. III, IV, 14)Jean Fernando.... apporta lettres au chanoine de Robertsart ; le chanoine les lisit (FROISS. II, II, 139)

XVIe s.Arreste-toi, lisant, Ci-dessous est gisant.... Ce renommé Langeay (MAROT III, 263)Si bien qu'il lisoit aux quatre langues [français, latin, grec, hébreu] à six ans (D'AUBIGNÉ Mémoires, éd. LALANNE, p. 4)Lisant dans les yeux (MONT. I, 4)Pour luy lire sa grace (MONT. I, 91)Autant vaut celui qui chasse et rien ne prend, comme celuy qui lit et rien n'entend (COTGRAVE)

ÉTYMOLOGIE

Wallon, lére, choisir ; provenç. legir, ligir ; catal. llegir ; espagn. leer ; portug. ler ; ital. leggere ; du lat. legere, proprement recueillir, puis lire ; le verbe grec se traduit par recueillir et dire. Le participe liz vient de lectus ; le participe leüs ou lu suppose un verbe leir, irrégulièrement formé.

LIT (s. m.)

1. Ensemble des diverses pièces qui composent le meuble sur lequel on s'étend et on dort. Une chambre à deux lits. Placer le lit dans une alcôve.

Tout à coup, on voit arriver le moment fatal où la terre n'a plus rien pour elle que des pleurs : que peuvent tant de fidèles domestiques empressés autour de son lit ? (BOSSUET Mar.-Thér.)

T'accommodes-tu mieux de ces douces ménades, Qui, dans leurs vains chagrins, sans mal toujours malades, Se font des mois entiers, sur un lit effronté, Traiter d'une visible et parfaite santé ? (BOILEAU Sat. X.)

Les gardes, son palais, son lit [de l'empereur Claude] m'étaient soumis (RAC. Brit. IV, 2)

Lit, siéges, table y sont [dans un réduit] portant de toutes parts Livres, dessins, crayons, confusément épars (A. CHÉNIER Élég. XXIV)

Dans mon réduit où l'on voit l'indigence Sans m'éveiller assise à mon chevet, Grâce aux amours bercé par l'espérance, D'un lit plus doux je rêve le duvet (BÉRANG. Dieu des bonnes gens.)

Au lit, couché dans un lit.

Elle [la joueuse] plaint le malheur de la nature humaine, Qui veut qu'en un sommeil où tout s'ensevelit, Tant d'heures sans jouer se consument au lit (BOILEAU Sat. X.)

Se mettre au lit, se déshabiller et se coucher.

Nous arrivâmes comme le maître du logis allait se mettre au lit (SÉV. 351)

Ils font lit à part, se dit d'un mari et d'une femme qui couchent séparément.

Le roi qui faisait lit à part (LA FONT. Mul.)

Assurément votre frère se donne la liberté de citer assez souvent les bons frères qui ordonnent le lit à part dans la canicule (SÉV. 16 nov. 1689)

Ils ne font qu'un lit, se dit d'un mari et d'une femme qui couchent ensemble.

Il va du lit à la table et de la table au lit, se dit d'un homme qui n'a d'autre occupation que de manger et de dormir.

Garder le lit, ne pas quitter le lit, demeurer au lit à cause de quelque incommodité.

Tout le jour elle a gardé son lit (SÉV. 10)

Un mal de tête qui l'obligeait à garder le lit (HAMILT. Gramm. 9)

Prendre le lit, se dit de quelqu'un qui, se sentant malade, se couche. Il a pris le lit il y a huit jours, et depuis lors la fièvre ne l'a pas quitté.

Au saut du lit, en sautant à bas du lit.

Ce fameux duc de Valstein, que l'empereur Ferdinand fit si proprement tuer au saut du lit par quatre honnêtes Irlandais (VOLT. Lett. au roi de Prusse, 2 sept. 1742)

Prendre quelqu'un au saut du lit, se rendre de bon matin chez lui et à son lever.

Être au lit, être couché. Il était encore au lit à neuf heures du matin.

Être au lit, signifie aussi être couché pour cause de maladie.

Je suis au lit depuis un mois avec la fièvre continue (DANCOURT la Trahison punie, III, 2)

Fig. Être au lit de la mort, au lit de mort, sur son lit de mort, être à l'extrémité.

Représentez-vous au lit de la mort une âme fidèle (MASS. Avent, Mort du péch.)

Toutes les ressources dont nous pouvons nous flatter au lit de la mort sont d'ordinaire des illusions (MASS. Car. Mort.)

À son lit de mort, avant de mourir, en mourant. À son lit de mort, il s'est réconcilié avec son fils.

Ma mère au lit de mort a reçu nos promesses (VOLT. Tancr. V, 3)

Mourir dans son lit, mourir d'une mort naturelle, sans être tué à dessein ou accidentellement.

Il [Sylla] osa se démettre de la dictature pour vivre en simple particulier, et il termina ses jours dans son lit (ROLLIN Traité des Ét. 3e part. ch. 1)

Cet exemple et celui du maréchal de Marillac font assez voir que quiconque est à la tête des armées ou des affaires, est rarement sûr de mourir dans son lit ou au lit d'honneur (VOLT. Comm. Oeuv. aut. Henr.)

Lit d'ange, lit qui était sans quenouilles ou piliers, et dont on retroussait les rideaux.

M. de Coulanges vous parlera de votre lit d'ange (SÉV. 11 juill. 1672)

Lit à la duchesse, voy.

DUCHESSE

.

Autrefois le grand lit, le lit pour dormir la nuit ; le petit lit, le lit pour la sieste. On s'asseyait sur le pied du petit lit, et cette habitude s'est conservée jusque assez avant dans le XVIIe siècle.

Lit à tombeau, s'est dit d'un lit dont le ciel était plus élevé vers la tête que vers les pieds.

Son logement [de d'Alembert] chez la vitrière était une petite chambre mal éclairée, mal aérée, avec un lit à tombeau très étroit (MARMONTEL Mém. VII)

Aujourd'hui, lit en tombeau, lit dont le bois a la forme carrée d'un monument sépulcral.

2. Place dans une salle d'hôpital pour un malade. Cet hôpital a cent lits.

On m'a promis deux voix à l'Académie, et deux lits aux Incurables (PICARD Trois quartiers, III, 2)

3. Lit de travail, lit de misère ou petit lit, lit sur lequel on place la femme pendant le travail de l'accouchement.

Lit de douleur, lit dans lequel est couchée une personne souffrante, gravement malade.

Lorsqu'étendus sur un lit de douleur, vous combattiez ainsi entre la vie et la mort (MASS. Carême, Impén.)

Qu'importe au chrétien.... de mourir.... dans le lit de sa douleur ou dans le sein des ondes, pourvu qu'il meure dans la piété et dans la justice ? (MASS. ib. Mort.)

Lit de parade, lit tendu dans une chambre plutôt pour l'ornement que pour l'usage.

Le lit à parer est le lit de parade, et c'est à la fin du moyen âge, et surtout à l'époque de la renaissance, qu'il devint, par ses sculptures, ses incrustations et ses peintures, un véritable objet d'art (DE LABORDE Émaux, p. 366)

Lit de parade, lit sur lequel on expose, pendant quelques jours, certains morts, rois, princes, grands seigneurs, hommes illustres.

On ne fait ordinairement les funérailles de nos rois que quarante jours après leur mort ; on expose, pendant ces quarante jours, leur image en cire, à la vue du peuple, sur un lit de parade (SAINT-FOIX Ess. Paris, Oeuv. t. IV, p. 156, dans POUGENS)

Lit de repos, sorte de petit lit bas et sans rideau, où l'on se repose pendant le jour.

Mettez-vous sur votre lit de repos (SÉV. 539)

Lit de sangle, lit fait de sangles, et plus souvent d'un morceau de coutil attaché à deux longues pièces de bois, soutenues par des pieds ou jambages qui se croisent.

Lit de camp, petit lit dont le bois se démonte de manière qu'on peut le transporter facilement.

Chacun couché, pour la belle on mettait Un lit de camp (LA FONT. Berc.)

J'avais un petit lit de camp tout prêt dans l'endroit qui m'était réservé (MARIV. Paysan parv. 2e part.)

Le lit de camp est aussi une espèce de couchette formée de planches inclinées, qui sert de lit dans un corps de garde.

Lit de veille, lit qu'on dresse dans la chambre d'un malade pour le veiller.

Lit orthopédique ou extensif, lit sur lequel on couche les enfants affectés de quelque dérangement dans la taille, et qui porte un appareil propre à tenir le corps dans une extension continue.

Lit nuptial, le lit où les nouveaux mariés couchent la première nuit de leurs noces.

4. Lit, nom de la couche sur laquelle les anciens se mettaient pour prendre leur repas dans la salle à manger.

Lit de roses, lit parsemé de feuilles de rose sur lequel les anciens Sybarites aimaient à se reposer.

Fig. N'être pas sur un lit de roses, être en proie à des tourments physiques ou moraux (par allusion au lit de roses des Sybarites).

5. La couchette, c'est-à-dire les supports et le fond d'un lit. Un lit de bois de noyer, d'acajou. Monter, démonter un lit.

Lit de fer, couchette qui est en fer au lieu d'être en bois.

6. Le tour du lit. Un lit de damas, d'indienne. Un lit d'été, d'hiver.

On voit encore, parmi les meubles de la couronne, un superbe lit travaillé en soie, en or, en petites perles fines et petites pierreries, fait par Mme de Maintenon pour Louis XIV (GENLIS Mme de Maintenon, t. II, p. 266, dans POUGENS)

7. Il se prend aussi pour les matelas et le lit de plume sur lesquels on couche. Un bon lit. Un lit trop mou, trop dur. Défaire, découvrir, bassiner un lit. Border le lit.

Faire le lit, faire un lit, le mettre en tel état que l'on puisse s'y coucher. On dit aussi : accommoder un lit.

8. Lit de plume, taie de toile ou de coutil pleine de plume.

Dans le réduit obscur d'une alcôve enfoncée S'élève un lit de plume à grands frais amassée (BOILEAU Lutrin, I)

Suis-je mieux nourri, suis-je dans ma chambre à l'abri du nord, ai-je un lit de plume, après vingt ans entiers qu'on me débite [qu'on vend mes ouvrages] dans la place ? (LA BRUY. XII)

9. Toute chose sur laquelle on se couche. Un lit de feuillage. La terre était son lit.

Fig.

Un homme est malade en son lit ; on le vient avertir de donner ordre à ses affaires.... il me semble que mon Sauveur a fait quelque chose de semblable sur le lit sanglant de la croix (BOSSUET 2e serm. Compass. de la Ste Vierge, Préambule.)

L'enfant dont la mort cruelle Vient de vider le berceau, Qui tomba de la mamelle Au lit glacé du tombeau (LAMART. Harm. II, 1)

Mourir au lit d'honneur, voy.

HONNEUR, n° 1

.

10. Lit de justice, trône sur lequel s'assoit un roi rendant la justice.

Il y avait au milieu de la galerie un parquet où était son lit de justice (SACI Bible, Rois, III, VII, 8)

Dans le moyen âge, lit de justice, ou lit de parement, lits ornés d'une façon particulière, qui étaient dans la chambre à coucher du roi ; car c'était là que le roi faisait ses réceptions solennelles.

Particulièrement. Trône sur lequel le roi s'asseyait dans le parlement de Paris, lorsqu'il y tenait une séance solennelle.

La séance même.

Charles V tint un lit de justice en 1374, pour faire enregistrer la loi qui fixe la majorité des rois à quatorze ans (VOLT. Dict. phil. Parlement de France.)

11. Fig. Union conjugale. Les enfants du premier, du second lit.

Et moi, comme à son lit je me vis destinée (CORN. Poly. I, 3)

Celle qu'un lien honnête Fait entrer au lit d'autrui, Doit se mettre dans la tête, Malgré le train d'aujourd'hui, Que l'homme qui la prend ne la prend que pour lui (MOL. Éc. des femmes, III, 2)

Une loi moins sévère Mit Claude dans mon lit et Rome à mes genoux (RAC. Brit. IV, 2)

Et vous croiriez pouvoir, sans blesser nos regards, Faire entrer une reine au lit de nos Césars (RAC. Bérén. II, 2)

Les Parques à ma mère, il est vrai, l'ont prédit, Lorsqu'un époux mortel fut reçu dans son lit (RAC. Iphig. I, 2)

Ai-je dû mettre au jour l'opprobre de son lit ? (RAC. Phèdre, V, 1)

Le lit de son prochain était pour lui inviolable (MASS. Carême, Riche.)

Je suis né de Claude, duc de Saint-Simon, et de sa seconde femme, Charlotte de l'Aubespine, unique de ce lit (SAINT-SIMON I, 19)

Un père altier que seul l'intérêt touche, Vous a jetée au lit d'un vieil époux (BÉRANG. Canthar.)

Terme d'ancienne jurisprudence. Le lit entier, le mari et la femme. Frère, soeur de lit entier, enfants nés du même père et de la même mère, par opposition à frère, soeur de demi-lit, qui se disait pour consanguin et utérin.

Lit brisé, mariage dissous.

12. Canal par où coule une rivière, par comparaison du fond sur lequel est la rivière avec le lit où l'homme s'étend.

Le lit des ruisseaux sera sec à sa source même (SACI Bible, Isaïe, XIX, 7)

Comme je hais cette rivière [la Durance], il me semble qu'elle me hait aussi ; la dernière fois que je l'ai vue, elle était hors de son lit comme une furie déchaînée (SÉV. 17 avr. 1680)

Une rivière [l'Eure] qui est détournée de son chemin par une armée de quarante mille hommes ; il n'en faut pas moins pour lui faire un lit [on voulait l'amener à Versailles] (SÉV. 13 déc. 1684)

Un pont sur de telles rivières n'est guère possible, parce qu'elles changent de lit sans cesse et s'élèvent bien au-dessus du niveau de la plaine (STAËL Corinne, XIX, 6)

On dit aussi : le lit de la mer, de l'Océan.

L'autre opinion qui prétend que, dans la période de deux millions d'années, l'axe de la terre, se relevant continuellement et tournant sur lui-même, a forcé l'Océan de changer son lit, n'est pas moins contraire à la physique (VOLT. Physique, changements du globe)

Les eaux soudain s'écoulèrent Dans le lit creusé des mers (LAMART. Médit. I, 30)

13. Terme de marine. Le lit de la marée ou d'un courant, le lieu où la marée, le courant ont plus de force et de vitesse.

Le lit du vent, synonyme de direction du vent, rumb ou aire (Nicot écrit lis du vent, et M. Jal y voit l'abrégé de lisière).

C'est là que, croisant sous voiles et voyant sans être vus, ils ont toujours l'avantage du vent sur les bâtiments auxquels la force et le lit constant des vents ne permettent pas de passer au-dessus de l'île (RAYNAL Hist. phil. XIII, 38)

Tenir le lit du vent, aller à six quarts de vent près du rumb d'où il souffle.

14. Lit de pierre, masse de pierre étendue comme un lit dans le sein de la terre.

Sur la montagne de Castravan il y a un lit de pierre blanche, mince comme de l'ardoise, dont chaque feuille contient un grand nombre et une grande diversité de poissons (BUFF. Hist. nat. Preuv. théor. terr. Oeuv. t. I, p. 409)

Dans tous les vallons étroits où l'on découvre des rochers, on verra que les mêmes lits de pierre ou de marbre se trouvent des deux côtés à la même hauteur (BUFF. ib. p. 367)

Le lit d'une pierre, la situation où la nature l'a placée dans la carrière. Les pierres ont deux lits : celui de dessus qui s'appelle lit tendre, et celui de dessous qui s'appelle lit dur.

Lit brut, celui qui n'est pas ébousiné.

15. Terme de maçonnerie. Faces par lesquelles des pierres sont superposées, tandis qu'on appelle joints les faces par lesquelles elles sont contiguës latéralement.

Lit d'une assise dans une construction de pierre, le dessus et le dessous d'une assise.

16. Couche d'une chose quelconque qui est étendue sur une autre.

L'édifice résiste et dure en son entier : Après un lit de bois est un lit de mortier ; Chaque castor agit ; commune en est la tâche (LA FONT. Fabl. X, 1)

Il se rencontre dans les onyx diverses couleurs qui sont par lit les unes au-dessus des autres (ROLLIN Hist. anc. Oeuv. t. XI, 1re part. p. 78, dans POUGENS.)

17. Terme militaire. Lit de pont, se dit du plancher ou fascinage sur lequel passent les voitures, les chevaux et les piétons.

18. Terme de vénerie. Au lit, au lit, chiens, exclamations pour faire quêter les chiens, lorsqu'on veut lancer un lièvre.

PROVERBES

Comme on fait son lit, on se couche, c'est-à-dire on a du bien ou du mal suivant qu'on a eu prévoyance et précaution.

Le lit est une bonne chose ; si l'on n'y dort, l'on y repose.

Le lit est l'écharpe de la jambe, quand on a mal à la jambe, il faut se tenir au lit.

REMARQUE

À plat de lit, gisant dans le lit, locution qui paraît être génevoise ; du moins J. J. Rousseau s'en est servi : Il n'y avait que l'excuse d'être à plat de lit qui pût me dispenser de courir à son premier mot, dans le Dict. de BESCHERELLE.

HISTORIQUE

XIIe s.E iceles qui estoient es liz de lor mariz ploroient (Machab. I, 1)E li liz saint Thomas esteit apareillez, Desus un chaelit qui tut esteit quiriez [garni de cuir], D'une cuilte [couette] purpointe, d'un poi d'estraim junchiez, E de chiers linges dras e blancs e deliez (Th. le mart. 102)En paradis.... Sont li lit fait où nous devons coucher (Ronc. p. 98)

XIIIe s.Cendre de chesne metez i, Et espiz de orge autresi, De l'estreim d'orge une littere, E puis la cendre, qu'ele i pere [de manière à ce qu'elle y paraisse], E puis l'estreim e puis la cendre ; De lit en lit devez entendre (Ms de St-Jean)Il [le Nil] ist [sort] outre le lit de son cours çà et là, tant qu'il arouse toute la terre (BRUN. LATINI Trésor, p. 153)En son lit, ce dit l'Escriture, se doit on repentir et plorer ses pechiez (Psautier, f° 11)Coument querreiz à Dieu merci, Se la morz en vos liz vous tue [si vous n'allez pas mourir à la croisade pour la cause de Dieu] ? (RUTEB. I, 61)L'anemi [le diable] l'avoit par raison Mis en escrit ; En enfer estoit fait son lit ; Mais sa femme le garantit (Mart. Hapart, dans JUBINAL, t. II, p. 203)Constance, dit Symons, faites lui faire un lit, Berte, LIII. Cil qui morra des nos, bien en soit chascun fis [certain], Avoec les innocens sera parés ses lis (Ch. d'Ant. II, 516)Il pot avenir que uns mariages est dessevrés par sainte Eglise quant au lit (BEAUMANOIR XVIII, 6)Si en voloit ele porter se [sa] plus bele robe à parer et son plus bel lit furni (BEAUMANOIR XIII, 21)Li lis as dames et as demiseles, et lor robes à cascun jor, deffendons nous qu'on les prengne en nule maniere (BEAUMANOIR LIV, 7)Comment porra gesir ou feu qui art et fume [en enfer], Qui ne puet ci dormir fors que sus lit de plume ? (J. DE MEUNG Test. 1950)

XVe s.Cil messire Jacquemes de Werchin.... eust esté vaillant homme, s'il eust vescu longuement ; mais il mourut jeune et sur son lit (FROISS. II, II, 63)Fut establi qu'en remembrance De ce miracle et celle pais [des barons et de la reine Blanche, qui leur présenta Louis IX enfant], Seroit le lit à tousjours mais, En tous lieux où les roys seroient Pour jugement et que tendroient [tiendraient] De France la saincte couronne, Fait, et pour ce encore on l'ordonne Et l'appell'on lit de justice, Qui est à ramembrer propice, Toutefois que roys proprement Doit venir en son parlement, Ou qu'il siet pour justice aillours (E. DESCH. Miroir de mariage, p. 120)Au temps passé on laissoit les roys trois jours morts en leur lict,. le visage descouvert (JUVÉNAL DES URSINS 1422)Et tant estoit en la grace de la reine du pays, qu'elle estoit son demi lit, les nuits que la dite reine point ne couchoit avec le roi (LOUIS XI Nouv. XXVII)Il se coucha sur son lit de camp (COMM. III, 10)

XVIe s.Aians mis hors la voile latine et le trinquet, ils s'esloignerent aisement des autres qui ne pouvoient approcher qu'aux lis du vent, et aloveant [louvoyant] (D'AUB. Hist. II, 301)Ils estoient joyeux de mourir au lict d'honneur (PARÉ III, 704)Il observera les bestes, leurs repaires et gistes, lits, chambres, reposées, bouges, tanieres (O. DE SERRES 993)....Qui, quant ils sont en quelque cholere et different, font deux licts, et ne s'advisent pas d'appeller lors plus que jamais Venus au secours (LA BOËTIE 305)Achapte le lict d'un grand debteur, car à dormir il porte bonheur (GÉNIN Récréat. t. II, p. 233)Une garniture de ciel de lict de camp (Bibl. des ch. 6e série, t. I, p. 498)

ÉTYMOLOGIE

Norm. liet ; wallon, lét ; namur. leit ; bourguign. lei ; provenç. leit, leich, liech, lieg ; catal. llit ; espagn. lecho ; portug. leito ; ital. letto ; du lat. lectus ; en grec, les termes correspondent au verbe mettre, poser. Comparez l'allemand legen, mettre, Lager, un lit, liegen, être couché.

 
Wikipedia

Lire

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Pour les articles homonymes, voir Lire (homonymie). 

livre - lire
livre sterling
livre de Gibraltar
livre chypriote
livre égyptienne
livre irlandaise
livre libanaise
livre syrienne
livre turque
lire italienne
lire maltaise

La lire est une unité monétaire, dont la valeur et les subdivisions ont varié suivant les pays et les époques. Il s'agit en fait de la même monnaie que la livre dont c'est une variante graphique.

Cette page renvoie aux unités monétaires homonymes suivantes :

Unités monétaires actuelles

  • la lire maltaise utilisée à Malte (depuis 1983),

Unités monétaires abandonnées

  • la lire italienne utilisée en Italie avant son adoption de l'euro (également utilisée à Saint-Marin et au Saint-Siège),
  • lires historiques (Venise, Gênes, Lombardie, Piémont, etc.).

Article connexes

  • livre
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Liré

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Liré
Pays
drapeau de la France
France
Région Pays de la Loire
Département Maine-et-Loire
Arrondissement Arrondissement de Cholet
Canton Canton de Champtoceaux
Code INSEE 49177
Code postal 49530
Maire
Mandat en cours
Gilles COLLIN
2001-2008
Intercommunalité C.C. Canton de Champtoceaux
Latitude 47° 20' 39" Nord
Longitude 01° 09' 47" Ouest
Altitude 5 m (mini) – 105 m (maxi)
Superficie 31,81 km2
Population sans
doubles comptes
2,154 hab.
(1999)
Densité 67 hab./km2

Liré est une commune française, située dans le département de Maine-et-Loire et la région Pays de la Loire.

Sommaire

  • 1 Géographie
  • 2 Histoire
  • 3 Démographie
  • 4 Lieux et monuments
  • 5 Personnalités liées à la commune
  • 6 Voir aussi
  • 7 Liens externes

Géographie

Histoire

Ville natale de Joachim du Bellay qui lui consacre le XXXIème sonnet de son oeuvre Les Regrets :

Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage,
Ou comme cestuy-là qui conquit la toison,
Et puis est retourné, plein d'usage et raison,
Vivre entre ses parents le reste de son âge !

Quand reverrai-je, hélas, de mon petit village
Fumer la cheminée, et en quelle saison
Reverrai-je le clos de ma pauvre maison,
Qui m'est une province, et beaucoup davantage ?

Plus me plaît le séjour qu'ont bâti mes aïeux,
Que des palais Romains le front audacieux,
Plus que le marbre dur me plaît l'ardoise fine :

Plus mon Loir gaulois, que le Tibre latin,
Plus mon petit Liré, que le mont Palatin,
Et plus que l'air marin la douceur angevine.

Démographie

Liré : évolution démographique entre 1962 et 1999
1962 1968 1975 1982 1990 1999

1.806

1.935 2.045 2.159 2.140 2.154
source : http://www.insee.fr/fr/ffc/docs_ffc/psdc.htm (Population sans doubles comptes).

Lieux et monuments

  • château de La Turmelière.

Personnalités liées à la commune

  • Joachim du Bellay

Voir aussi

  • Communes de Maine-et-Loire

Liens externes

  • Liré sur le site de l'Institut géographique national
  • Liré sur le site de l'Insee
  • Liré sur le site du Quid
  • Localisation de Liré sur une carte de France et communes limitrophes
  • Plan de Liré sur Mapquest
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