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Dictionnaire de la langue française
Principales Références

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Le dictionnaire des synonymes est surtout dérivé du Crisco ou du dictionnaire intégral (TID).
L'encyclopédie française bénéficie de la licence Wikipedia (GNU).

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définitions

lumière (n.f.)

1.ce qui rend les choses visibles, perceptibles par l'oeil ; radiation électromagnétique capable d'impressionner l'œil.

2.tout appareil d'éclairage.

3.action, manière d'éclairer.

4.tout appareil produisant un rayonnement électromagnétique visible.

5.(technique)ouverture pratiquée dans un instrument, une machine (ex. lumière du canon).

6.(art)manière dont le sujet d'un tableau est éclairé.

7.(figuré)personne très intelligente.

8.(franc-maçonnerie)dirigeant d'une loge maçonnique.

9.(littéraire)ce qui illumine, éclaire l'esprit.

 
voir aussi

lumière (n.f.)

actinique, lumineux noir, obscurité

 
synonymes

lumière (n.f.) (art)

éclairage  (figuré)

 
locutions

-[ à la lumière de ] • année-lumière • couronne de lumière • donner de la lumière • faire la lumière • flot de lumière • jet de lumière • jouir de la lumière • lumière artificielle • lumière cendrée • lumière d'une bougie • lumière de la lune • lumière du jour • lumière du soleil • mettre en pleine lumière • pinceau de lumière • rai de lumière • source de lumière • traînée de lumière • unité de mesure de la lumière • ville-lumière • vitesse de la lumière • émettre de la lumière

-CACHE-LUMIÈRE • COUVRE-LUMIÈRE[Littré]

-Aberration de la lumière • Année-lumière • Antoine Lumière • Auguste et Louis Lumière • Café Lumière • Cette aveuglante absence de lumière • Communauté de communes Côte de Lumière • Communauté de communes Terres de Lumière • Conduite lumière • Cône de lumière • Côte de Lumière • Entre terre et lumière • Et la lumière fut • Foi et lumière • Institut Lumière • Institut universitaire de technologie Lumière de Lyon II • Jayce et les Conquérants de la Lumière • Jean Lumière • L'Agonie de la lumière • La Lumière d'Ixo • La Lumière des justes • La Parfaite Lumière • La Sortie de l'usine Lumière à Lyon • La lumière au bout du tunnel !! • Le Voleur de lumière • Les Années lumière • Lumière (homonymie) • Lumière (technique) • Lumière Astrale • Lumière artistique • Lumière d'août • Lumière des jours enfuis • Lumière du Christ • Lumière du ciel nocturne • Lumière et compagnie • Lumière intense pulsée • Lumière noire • Lumière polychromatique • Lumière virtuelle • Lumière visible • Lumière zodiacale • Manuel du guerrier de la lumière • Mazda (lumière) • Mesure de la vitesse de la lumière • Microscopie en lumière polarisée • Monplaisir - Lumière (métro de Lyon) • Ombre (lumière) • Ombre est lumière • Plan lumière • Première lumière • Que la lumière soit ! • Seigneur de lumière • Sœurs de la Lumière • Teinte saturation lumière • Théologie de la Lumière • Théories d'une vitesse de lumière variable • Traité du monde et de la lumière • Vie et Lumière • Vitesse de la lumière • École Louis-Lumière

 
dictionnaire analogique

lumière (n. f.)

tid

lumière[ClasseHyper.]

lumière (n. f.) [technique]

tid

ouverture : espace libre ou vide[Classe]

canon[DomainDescrip.]

fusil ancien[DomainDescrip.]

rabot[DomainDescrip.]

lumière (n. f.) [art]

tid

technique picturale[termes liés]

autre élément d'un paysage[DomainDescrip.]

lumière (n. f.) [figuré]

lumière (n. f.) [figuré]

lumière (n. f.) [franc-maçonnerie]

lumière (n. f.)

lumière (n. f.)

lumière (n. f.)

lumière (n. f.)

lumière (n. f.)

lumière (n. f.) [littéraire]

tid

chose vraie[ClasseParExt.]

 
le Littré (1880)

LUMIÈRE (s. f.)

1. Celle des propriétés des corps qui est perçue par l'oeil et qui se manifeste par les couleurs. La lumière se réfléchit comme le son. La lumière se réfracte en passant d'un milieu moins dense à un milieu plus dense. Descartes supposa que la lumière était un mouvement ondulatoire dans un milieu particulier ; Newton, que c'était l'émission de particules lancées par le corps lumineux ; les physiciens ont repris l'hypothèse de Descartes, et admettent que la lumière est due à des ondes excitées dans le fluide hypothétique nommé éther, et que la différence de longueur entre ces ondes produit les sept rayons fondamentaux du spectre solaire.

Dieu dit : Que la lumière soit faite ; et la lumière fut faite (SACI Bible, Genèse, I, 3)

Quand on dit que le chaud n'est que le mouvement de quelques globules, et la lumière le conatus recedendi [force centrifuge du soleil, laquelle, d'après Descartes, agissant sur la matière répandue dans l'espace entre le soleil et nous, se fait sentir à notre oeil] (PASC. Pens. XXV, 10, édit. HAVET.)

Ces hautes montagnes dont la cime, au-dessus des nues et des tempêtes, trouve la sérénité dans sa hauteur, et ne perd aucun rayon de la lumière qui l'environne (BOSSUET Louis de Bourbon.)

L'objet perpétuel de l'Optique de M. Newton est l'anatomie de la lumière ; l'expression n'est point trop hardie, ce n'est que la chose même (FONT. Newton.)

Le célèbre inventeur de la méthode de philosopher, le grand Descartes, s'il est besoin de le nommer, avait-il soupçonné que, pour anatomiser la lumière, il ne fallut qu'en faire tomber un rayon sur un prisme ou observer une bulle de savon ? (BONNET Paling. philos. XI, 8)

Quoi qu'il en soit de la manière d'agir de la lumière, il est aujourd'hui bien prouvé par les expériences les plus directes, que ce ne sont pas seulement les plantes qu'elle colore, mais qu'elle colore encore une multitude de corps de nature très différente, ou qu'elle change les couleurs primitives de ces corps et quelquefois dans un espace de temps très court (BONNET Contempl. nat. V, 11)

La lumière nous arrive réfléchie de Saturne en quatorze minutes, malgré les suppositions absurdes de Descartes (VOLT. Jenni, 6)

Tout le monde sait que la lumière emploie environ sept minutes et demie de temps à venir du soleil jusqu'à nous ; supposant donc le soleil à trente-six millions de lieues, la lumière parcourt cette énorme distance en sept minutes et demie, ou, ce qui revient au même (supposant son mouvement uniforme) quatre-vingt mille lieux en une seconde (BUFF. Hist. min. Intr. 1re part. Oeuv. t. VI, p. 22)

La lumière, qui pénètre tous les corps transparents et en sort après avoir subi les réfractions et des dispersions, est l'instrument le plus délié, le scalpel le plus fin par lequel nous puissions scruter l'intérieur des substances qui la reçoivent et la transmettent (BUFF. Min. t. VI, p. 119)

Il est démontré, par l'expérience, que la lumière du soleil ne pénètre qu'à six cents pieds à travers l'eau la plus limpide (BUFF. Époq. nat. Oeuv. t. XII, p. 13)

Le dieu, poursuivant sa carrière, Versait des torrents de lumière Sur ses obscurs blasphémateurs (LEFRANC DE POMPIGNAN Ode sur la mort de J. B. Rousseau.)

Bouguer a trouvé par l'expérience que la lumière du soleil est plus vive au centre que vers les bords (LAPLACE Exp. I, 76)

Fig.

Des traits de flamme sortaient de sa bouche [saint François de Sales], qui allaient pénétrer dans le fond des coeurs ; il savait que la chaleur entre bien plus avant que la lumière ; celle-ci ne fait qu'effleurer et dorer légèrement la surface ; la chaleur pénètre jusqu'aux entrailles (BOSSUET Panég. St François de Sales.)

Lumière cendrée, la faible lumière que nous envoie en certains cas la région lunaire qui est dans l'ombre par rapport au soleil ; cette lumière est une réflexion de celle que lui envoie notre terre.

2. En général, ce qui éclaire, ce qui rend les objets visibles. Une lumière vive. Cet appartement reçoit peu de lumière. La lumière d'un flambeau, d'une bougie. Un oeil malade ne peut souffrir la lumière.

Le soleil se couchait dans une nuée d'or et d'azur, et ne donnait de ses rayons qu'autant qu'il en faut pour faire une lumière douce et agréable (VOIT. Lett. 10)

3. Absolument. Le jour.

Ce matin j'ai voulu devancer la lumière (RAC. Esth. II, 1)

Il a perdu la lumière, il est privé de la lumière du jour, il est devenu aveugle.

Voir, revoir la lumière, sortir de prison.

Souffrez que Bajazet voie enfin la lumière ; Des murs de ce palais ouvrez-lui la barrière (RAC. Bajaz. I, 2)

Poétiquement et dans le langage élevé, la lumière du jour, la vie.

Nous saluons tous, en entrant au monde, la lumière du jour par nos pleurs (BOSSUET Gornay.)

Commencer à voir la lumière, la lumière du jour, naître.

Jouir de la lumière, voir la lumière, vivre.

Bientôt de Jézabel la fille meurtrière, Instruite que Joas voit encor la lumière.... (RAC. Athal. IV, 3)

La lumière éclaire encor ses yeux (VOLT. Tancr. V, 5)

Perdre la lumière, être privé de la lumière, mourir, être mort.

....La Parque à ce mot lui coupe la parole ; Sa lumière s'éteint, et son âme s'envole (CORN. Rodog. V, 4)

[Ils] Perdirent en naissant la lumière du jour (CORN. Oedipe, V, 4)

Le fer ne produit point de si puissants efforts, Madame ; la lumière à ses yeux est ravie (RAC. Brit. V, 5)

Le roi touche à son heure dernière, Madame, et ne voit plus qu'un reste de lumière (RAC. Mithr. V, 4)

La lumière sans moi vous eût été ravie (VOLT. Oedipe, V, 2)

Chérir la lumière, être attaché à la vie.

Le bon homme, tout vieux, chérit fort la lumière (MOL. l'Ét. III, 5)

4. Fig. Mettre en lumière, rendre plus visible, faire ressortir.

Mais plus ce rang sur moi répandrait sa splendeur, Plus il me ferait honte, et mettrait en lumière Le crime d'en avoir dépouillé l'héritière (RAC. Brit. II, 3)

Mettre une vérité en lumière, la démontrer et la répandre.

Mettre un livre en lumière, l'imprimer, le rendre public, le mettre en vente.

Méditations.... trop stériles et indignes d'avoir été mises en lumière (DESC. Rép. aux 2es objections, 3)

Sitôt que Chapelain met une oeuvre en lumière, Chaque lecteur d'abord lui devient un Linière (BOILEAU Sat. IX.)

Longus m'embrasserait pour avoir enfin remis en lumière son oeuvre amoureuse (P. L. COUR. Lett. I, 99)

Cet ouvrage n'a point encore vu la lumière, il n'a point encore paru.

Ne point voir la lumière, rester, quoique imprimé, sans publicité.

Le Jonas inconnu sèche dans la poussière : Le David imprimé n'a point vu la lumière (BOILEAU Sat. IX.)

5. Bougie, chandelle, lampe allumée. Lire, écrire à la lumière.

Et grondant se fâcha qu'on était sans lumière (RÉGNIER Sat. X.)

Va m'attendre là-haut avec de la lumière (HAUTEROCHE Espr. follet, III, 3)

Mais en ma chambre à peine ai-je éteint la lumière, Qu'il ne m'est plus permis de fermer la paupière (BOILEAU Sat. VI)

Les personnes qui écrivent ou qui lisent trop longtemps de suite, doivent donc, pour ménager leurs yeux, éviter de travailler à une lumière trop forte : il vaut mieux faire usage d'une lumière trop faible (BUFF. Hist. nat. hom. Oeuv. t. IV, p. 468)

Je voyais s'enfoncer sous l'horizon les lumières de Venise (CHATEAUBR. Itin. 1re part.)

6. Terme de théologie. La lumière éternelle, ou, simplement, la lumière, l'éclat qui émane de Dieu.

Je suis la lumière du monde ; celui qui me suit ne marche point dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie (SACI Bible, Év. St Jean, VIII, 12)

Ô lumière éternelle ! Heureux le coeur qui ne te perd jamais ! (RAC. Esth. II, 9)

On disputait [dans l'empire d'Orient] si la lumière qui apparut autour de Jésus-Christ sur le Thabor était créée ou incréée (MONTESQ. Rom. 22)

Dans le style de l'Écriture, anges de lumière, enfants de lumière, se dit de ceux qui marchent dans les voies de Dieu, par opposition à anges de ténèbres, enfants de ténèbres.

Il faut, mes chers auditeurs, si vous voulez être des enfants de lumière, renoncer à cet intérêt qui vous empêche de connaître Dieu (BOURDAL. Homél. sur l'aveugle-né, Dominic. t. IV, p. 496)

Les justes qui sont des enfants de lumière (MASS. Avent, Bonh.)

Le juste est un enfant de lumière..., au lieu que le pécheur est un enfant de ténèbres (MASS. Panég. St Benoît.)

Terme de mystique. Lumière du Thabor, vision qu'avaient les mystiques qui croyaient pouvoir entrer en communication avec la divinité en regardant fixement leur nombril.

Lumière de gloire, secours que Dieu donne aux âmes des bienheureux, afin qu'elles puissent le contempler face à face.

7. En termes de peinture, lumière se dit, comme jour, des parties éclairées d'un tableau, de la lumière imitée. Un bel effet de lumière. Les lumières sont bien entendues, bien ménagées dans ce tableau. Mettre quelques lumières à un tableau.

On n'obtient de grandes lumières que par l'opposition des ombres (DIDER. Salon de 1767, Oeuv. t. XIV, p. 507)

Grande lumière, la partie la plus claire du tableau, où se met ordinairement l'objet principal de la composition.

Lumières larges, celles qui sont étendues, vives et brillantes.

Lumière serrée, celle qui a un foyer très restreint, entouré immédiatement de fortes ombres.

8. Petit trou à la culasse d'une arme à feu, ainsi dit parce qu'il y fait pénétrer la lumière. La lumière de ce fusil, de ces pistolets, est trop large, trop étroite.

Terme de facteur d'orgues. L'ouverture par laquelle le vent entre dans un tuyau.

Dans les instruments de mathématiques à pinnules, petit trou à travers lequel on aperçoit l'objet observé.

Terme de marine. Lumière d'une pompe, trou ouvert sur un des côtés du corps de la pompe, et par lequel s'échappe l'eau que le piston élève.

Se dit, parmi les charpentiers, les ébénistes, etc. d'une mortaise ou d'une ouverture qui traverse de part en part une pièce de bois. La lumière d'un rabot.

Lumière se dit aussi du calibre d'un vaisseau artériel ou veineux coupé en travers. La lumière de l'artère crurale.ig. Publicité, et contrôle qui résulte de la publicité. Les malhonnêtes gens redoutent la lumière. Ses actions ne craignent point la lumière.

9. Fig. Ce qui brille comme fait la lumière aux yeux du corps.

N'espérons plus, mon âme, aux promesses du monde ; Sa lumière est un verre, et sa faveur une onde Que toujours quelque vent empêche de calmer (MALH. I, 3)

Il y a [en Dieu] assez de lumière pour ceux qui ne désirent que de voir, et assez d'obscurité pour ceux qui ont une disposition contraire (PASC. Pens. XX, 1, édit. HAVET.)

C'est [la véritable piété] une lumière si éclatante, qu'elle rejaillit sur tout ce qui lui appartient (PASC. Lett. à Mlle de Roannès, 6)

Tout le monde croit que l'étoile de Mme de Montespan pâlit.... on regarde, on observe, on s'imagine, on trouve des rayons de lumière sur des visages que l'on trouvait indignes, il y a un mois, d'être comparés aux autres (SÉV. 11 sept. 1676)

Si je suis assez heureuse pour vous retrouver encore à Paris, vous me consolerez de tous mes ennuis, et vous me donnerez de la joie, et de la lumière à mon esprit (SÉV. à Bussy, 19 juin 1680)

Je sens que mon coeur n'en est pas plus échauffé [après des sermons de Bourdaloue], et que toutes ces lumières dont il a éclairé mon esprit ne sont point capables d'opérer mon salut (SÉV. 20 avr. 1683)

Pour mettre à couvert la faiblesse commune de la naissance, chacun tâche d'attirer sur elle toute la gloire de ses ancêtres, et la rendre plus éclatante par cette lumière empruntée (BOSSUET Gornay.)

10. Fig. Ce qui éclaire et guide l'esprit, ce qui rend visibles les obscurités.

L'espoir.... me rend quelques lumières Pour juger mieux que vous de ces âmes si fières (CORN. Rodog. III, 5)

L'oeil le plus éclairé sur de telles matières Peut prendre de faux jours pour de vives lumières (CORN. Héracl. V, 2)

Ce peu qu'elle en dit suffit à jeter une lumière imparfaite (CORN. Exam. d'Héraclius.)

Avoir une âme ouverte, une franchise entière Qui dans leur artifice a manqué de lumière (CORN. Nic. IV, 2)

Plusieurs y sont trompés, et leur fausse lumière Trouve le précipice au bout de la carrière (CORN. Imit. III, 15)

Prenez-garde que la lumière qui est en vous ne soit elle-même de vraies ténèbres (SACI Bible, Év. St Luc, XI, 35)

Ceux en qui cette lumière [la foi] est éteinte (PASC. Pens. XXII, 2, éd. HAVET.)

Ces personnes destituées de foi et de grâce qui, recherchant de toute leur lumière tout ce qu'ils voient dans la nature qui les peut mener à cette connaissance.... (PASC. ib.)

Si la lumière est ténèbres [si les prêtres eux-mêmes sont aveugles], que seront les ténèbres [que sera le monde] ? (PASC. ib. XXIV, 35, éd. HAVET.)

Ô mon père, d'où Molina a-t-il pu être éclairé pour déterminer une chose de cette importance sans aucun secours de l'Écriture, des conciles, ni des Pères ? je vois bien qu'il a eu des lumières bien particulières (PASC. Prov. VII)

Si vous éteignez vous-même les lumières de votre raison (BOSSUET Sermons, Péché d'habit. 2)

L'essentiel est de ne jamais agir contre la lumière intérieure (MAINTENON Lett. à Mme de Vantadour, 18 mars 1700)

Les peuples à l'envi marchent à ta lumière [de Jérusalem] (RAC. Athal. III, 7)

Venez-vous à moi [Dieu] comme à votre lumière, pour y dissiper les erreurs de vos sens ? (MASS. Confér. Communion.)

Quelle lumière affreuse a passé dans mon coeur ? (VOLT. Zaïre, III, 7)

Des projets utiles mais impraticables, par l'erreur dont l'auteur n'a jamais pu sortir, que les hommes se conduisaient par leurs lumières plutôt que par leurs passions (J. J. ROUSS. Conf. IX.)

On eût dit que son âme à son heure dernière D'un funeste avenir repoussait la lumière (DUCIS Othel. II, 1)

Porter la lumière, éclairer, éclaircir.

Pourquoi avons-nous porté la lumière jusque dans votre coeur ? (MASS. Carême, Inconst.)

Loin de porter la lumière sur les ténèbres qui l'environnent, [le pécheur] répand ses propres ténèbres sur un reste de clarté que lui offrent encore les créatures (MASS. Panég. St Benoît.)

Ouvrir des lumières, indiquer ce qu'il faut faire.

Cléante : Songe un peu, je te prie. - Marianne : Ouvre-nous des lumières (MOL. l'Avare, IV, 1)

Lumière naturelle, celle que nous tenons de notre nature, par opposition à la révélation.

L'un [paradoxe stoïcien relatif au suicide] des plus contraires à la lumière naturelle et à notre religion (LAMOTHE LE VAYER Vertu des païens, II, Zénon.)

11. La lumière, ou les lumières, la capacité intellectuelle naturelle et acquise.

Il faut de la prudence, il faut de la lumière ; Il faut de la vigueur adroite autant que fière (CORN. Othon, II, 4)

Il y en a beaucoup [de gens] que le trop d'esprit gâte, qui voient mal les choses à force de lumière (MOL. Crit. 6)

Et comme ses lumières sont fort petites.... (MOL. Pourc. III, 1)

Et comme votre esprit a de grandes lumières (MOL. Mis. I, 2)

Vous vous souvenez peut-être assez de moi pour savoir que je suis assez blessée des méchants styles ; j'ai quelque lumière pour les bons (SÉV. 12 juill. 1671)

C'est un aimable homme, il a beaucoup d'esprit et de lumière, avec la douceur et la simplicité d'un enfant (SÉV. 9 avr. 1683)

Elle se défiait de ses lumières (FLÉCH. Dauph.)

Il avait soumis sa conduite aux lumières du chevalier (HAMILT. Gramm. 4)

La prière ne suppose pas dans l'âme qui prie de grandes lumières (MASS. Carême, Prière 1)

Ce prince, qui avait des lumières, s'y opposa (MONTESQ. Esp. VII, 4)

L'abondance de ses lumières [de Joli de Fleury] qui l'éblouissaient quelquefois au lieu de l'éclairer (DUCLOS Mém. rég. Oeuv. t. V, p. 275, dans POUGENS)

12. Les lumières du siècle, le point de civilisation, de connaissances auxquelles il est parvenu.

À quoi nous servent nos lumières, si nous conservons toujours nos abus ? (VOLT. Dict. phil. Annales.)

Non ! la postérité ne se doutera jamais combien, dans ce siècle de lumières.... il y eut de savants qui ne savaient pas lire.... (P. L. COUR. Lettre du 12 août 1806)

Vous applaudissiez aux lumières D'un siècle aveugle et perverti (BÉRANG. Miss. de Montr.)

Au singulier.

Je vois avec plaisir qu'il se forme dans l'Europe une république immense d'esprits cultivés ; la lumière se communique de tous côtés (VOLT. Lett. Gallitzin, 14 août 1767)

13. Renseignements que l'on a d'une chose.

Je n'ai point fait la pièce qui vous pique ; je l'ai reçue de Paris avec une lettre qui m'a appris le nom de l'auteur ; il l'adresse à un de nos amis qui vous en pourra donner plus de lumière (CORN. Lett. apolog.)

Et sur cette matière, Il pourra nous donner une pleine lumière (MOL. Fem. sav. I, 1)

Madame, à ma prière Il va dans tous ces bruits chercher quelque lumière (MOL. D. Sanche, V, 2)

Si vous vouliez me dire un petit mot de plus sur les méchancetés qu'on vous a faites, peut-être vous pourrais-je donner de grandes lumières pour découvrir d'où elles viennent (SÉV. 13 mai 1666)

Donnez-moi quelque lumière sur cette belle aventure (SÉV. 21 août 1675)

Son trépas à mes pleurs offre assez de matières, Sans que j'aille chercher d'odieuses lumières (RAC. Phèd. V, 7)

14. Lumières du discours, nom pittoresque donné par les anciens rhéteurs aux figures et aux ornements du style.

Les beaux mots sont, à vrai dire, la lumière propre et naturelle de nos pensées (BOILEAU Longin, Sublime, 25)

15. Personne d'un rare mérite, d'un savoir transcendant, d'une vertu éminente.

Un chacun d'eux pense être une lumière en France (RÉGNIER Sat. II)

Notre saint évêque [saint Augustin] est une des plus brillantes lumières de l'Église (SÉV. 22 et 25 juin 1690)

Il [saint Paul] sera la lumière de tous les Gentils (BOSSUET Hist. II, 4)

La vénérable mère Françoise de la Châtre, abbesse de Faremoustier, que nous pouvons appeler la restauratrice de la règle de Saint-Benoît et la lumière de la vie monastique (BOSSUET Anne de Gonz.)

Toute l'antiquité disputa sur la liberté ; mais personne ne persécuta sur ce sujet jusqu'à nos jours ; quelle horreur absurde d'avoir emprisonné, exilé pour cette dispute, un Arnauld, un Saci, un Nicole, et tant d'autres qui ont été la lumière de la France ! (VOLT. Polit. et législ. Tolérance, Extrême tolérance des Juifs, note g.)

Par plaisanterie. Une lumière de l'Église, un prêtre dont le visage resplendissant annonce un homme qui se plaît à la bonne chère.

Je disais autrefois de feu M. de Rennes qu'il marquait les feuillets de son bréviaire avec des tranches de jambon : votre Valence [l'évêque de Valence] ne mépriserait pas cette manière de signet : aussi son visage était une vraie lumière de l'Église (SÉV. 31 août 1689)

16. Terme d'eaux et forêts. Arbres de lumière, ceux qui se trouvent directement au milieu des brisées que font les arpenteurs, et qu'ils laissent, quand bon leur semble, pour faciliter leurs opérations.

17. Au plur. Terme de blason. Les lumières, les yeux du sanglier ou du porc-épic.

Celui qui pèche fuit la lumière, c'est-à-dire il craint qu'on ne le voie.

REMARQUE

Les grammairiens ont condamné la locution allumer de la lumière. Cependant elle s'appuie sur l'usage, familier il est vrai, qui prend lumière au sens de chandelle, flambeau. On l'entend dire tous les jours, et elle se trouve dans des ouvrages imprimés : Je m'étais assuré par une répétition faite deux jours auparavant que j'avais beaucoup plus de temps qu'il ne m'en fallait pour me lever, allumer de la lumière et passer dans mon cabinet, LOUIS XVIII, Relation d'un voyage à Bruxelles et à Coblentz en 1791.

HISTORIQUE

XIe s.De l'olifant la lumiere [ouverture] dorée (Roncis. p. 83)Por coi est doneie la lumiere al dolent, et la vie à ceaz [ceux] qui en amertume sunt ? (Job, p. 466)

XIIIe s.Car, tout ainsinc cum la lumiere Les tenebres devant soi chace (la Rose, 2756)

XIVe s.La veue est lumiere de l'eul, aussi comme l'entendement est lumiere de l'ame (ORESME Eth. VII, 12)Tout droit par devant la lumiere [visière du casque] (Chastelain de Couci, V. 1649)Quatre lumieres de cuivre, c'est assavoir une grant et trois petites (DU CANGE lumera.)

XVe s.Le suppliant getta une lumiere qu'il tenoit en sa main, où il avoit de l'uile et une mesche ardant (DU CANGE ib.)...Et s'assenerent et ferirent haut en la lumiere des glaives (FROISS. III, IV, 12)

XVIe s.Et y avoit à toutes les portes des maisons force flambeaux, torches et lumieres, de sorte qu'il faisoit comme de jour parmy les rues (AMYOT Cicér. 26)Et l'autre accueilly de famine Perd la lumiere du soleil (RONSARD 409)À l'oeil malade la lumiere nuit (COTGRAVE)Il n'est lumiere que du matin, ni manger que de bonne farine (GÉNIN Récréat. t. II, p. 241)Deux grandz potz d'argent doré, appellez lumieres, pesans ensemble cinquante marcs (DE LABORDE Émaux, p. 369)

ÉTYMOLOGIE

Wall. loumîre ; Hain. leumière ; bourg. lemayre ; provenç. lumeira, lumera, lumneira ; espagn. lumbrera ; portug. lumieira ; ital. lumiera ; du bas-latin luminaria (comme le montre une des formes provençales), dérivé de lumen, luminis, lumière.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

LUMIÈRE. - REM. Ajoutez :

2. Dans le XVIIe siècle, on faisait une distinction entre lumière au sens de chandelle, bougie, lampe allumée et flambeau. Les lumières mêmes ne peuvent pas résister à l'humide fraîcheur qui y domine ; et on ne peut y aller qu'avec des flambeaux, Mém. de G. Marinier, dans Lett. etc. de Colbert, t. V, p. 577.

 
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Lumière

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Pour les articles homonymes, voir Lumière (homonymie). 

Décomposition de la lumière par un prisme
Décomposition de la lumière par un prisme

La lumière désigne les ondes électromagnétiques visibles par l'œil humain, c'est-à-dire comprises dans des longueurs d'onde de 0,38 à 0,78 microns (380 nm à 780 nm ; le symbole nm désigne le nanomètre).

Outre la lumière visible, par extension, on appelle parfois « lumière » d'autres ondes électromagnétiques, telles que celles situées dans les domaines infrarouge et ultraviolet.

Sommaire

  • 1 Historique : la lumière et les observations en astronomie
  • 2 Théories
  • 3 Vitesse
    • 3.1 Addition des vitesses et célérité
    • 3.2 Dans les matériaux
    • 3.3 Dans le Système International (SI)
  • 4 En pratique
    • 4.1 Monochromatisme et polychromatisme
    • 4.2 Mesure
    • 4.3 Lumières célestes
    • 4.4 Lumières chimiques
      • 4.4.1 Lumières électriques
    • 4.5 Lumières quantiques
    • 4.6 Autres lumières
  • 5 Vision humaine
  • 6 Phénomènes optiques
  • 7 Symbole de la lumière
  • 8 Voir aussi
    • 8.1 Articles connexes
    • 8.2 Liens externes

Historique : la lumière et les observations en astronomie

Les observations astronomiques ont été réalisées depuis que l'homme existe : on aperçut des lumières dans le ciel : le Soleil, la Lune, des étoiles au firmament, des étoiles filantes… et l'on se rendit compte que cela gouvernait le cycle des journées (alternance jour / nuit), et le cycle des saisons (durée du jour tout au long de l'année). Le feu produisait également de la lumière.

Dans l'Antiquité, on observa les cycles astronomiques, et l'on comprit les cycles provenant de la Lune (semaine). Dans la Grèce Antique, les philosophes de l'École de Milet croyaient encore que la Terre était plate, mais à partir de Parménide , philosophe présocratique, on admit que la Terre était sphérique. Cependant, dans certains livres d'Aristote, que l'on appela ultérieurement, au XIIIe siècle environ, métaphysique (méta = au-delà, donc ce qui ce qui est au-delà de la physis, qui signifie nature en grec ancien), les théories astronomiques partageaient le monde en un monde sublunaire, imparfait, et un monde supralunaire supposé être parfait. Dans cette représentation, le feu (Soleil) était l'un des quatre éléments fondamentaux, puisque l'on se rendit compte que la combustion produisait une lumière comparable au phénomène observé en provenance du Soleil ou des étoiles. La Terre était au centre de l'univers (géocentrisme), représentation que reprit Ptolémée au IIe siècle.

C'est ainsi que, dans la Grèce antique, l'une des civilisations les plus évoluées de l'Antiquité, on se représentait le monde. Il faut évidemment rappeler que les Grecs de l'Antiquité, pas plus Platon qu'Aristote qui lui était postérieur, puisqu'il fut élève de Platon, ne disposaient des apports techniques du XVIIe siècle, et a fortiori de notre époque. Seul l'astronome Aristarque de Samos, un peu postérieur à nos deux grands philosophes grecs, comprit que la Terre tournait autour du Soleil (héliocentrisme).

L'astronomie moderne apparait lorsque Galilée, après l'invention de la lunette d'approche (probablement au début du XVIIe siècle par les Hollandais), en améliore les performances pour l'utiliser en astronomie (voir lunette astronomique). Il découvre des phénomènes qui n'étaient pas prévus par les théories existantes (taches solaires, montagnes sur la Lune, anneaux de Saturne, ...). Assez rapidement, on développe des télescopes, qui confirment les mouvement espectifs de la Terre et du Soleil, qui ne pouvaient s'expliquer, en grande partie, qu'avec des formulations mathématiques :

  • trajectoire : lois de Kepler,
  • mouvement : Galilée et le mouvement uniformément accéléré,
  • force : Newton et la force de gravitation.

Ces théories héliocentriques bouleversent la représentation du monde au XVIIIe siècle, car les notions de mouvement et de force étaient habituellement auparavant employées avec un sens éthique.

En 1670, Ole Christensen Rømer mesure indirectement la vitesse de la lumière en observant les décalages de l'orbite de Io par rapport aux prévisions. Plus tard en 1849, Hippolyte Fizeau mesure directement la vitesse de la lumière avec un faisceau réfléchi par une roue dentée réfléchissante.

La lumière est une onde
En 1801, Thomas Young expérimente la diffraction et les interférences de la lumière, mais il faudra attendre près d'1 siècle pour que James Clerk Maxwell explique ce phénomène : il publie en 1873 un traité sur les ondes électromagnétiques, définissant la lumière comme une onde qui se propage sous la forme d'un rayonnement, le spectre de ce rayonnement n'étant qu'une partie de l'ensemble du rayonnement électromagnétique, beaucoup plus large : infrarouge, ultraviolet, ondes radio, rayons X... les équations de Maxwell définissant le rayonnement électromagnétique auront de nombreuses applications dès le XIXe siècle, et encore plus au XXe siècle (radio, télévision, informatique, satellites...).

La photographie permet aussi de fixer sur le papier les images obtenues par les télescopes, ce qui en rend la diffusion beaucoup plus aisée.

La lumière est une particule
En 1887, Heinrich Rudolf Hertz décrit l'effet photoélectrique. En 1900, Max Planck énonce la théorie du corps noir, puis Albert Einstein en 1905, utilise ces deux théories pour définir la lumière sous sa forme corpusculaire, c'est à dire un déplacement de photons.

La lumière est duale
En 1925, Louis de Broglie unifie les 2 théories en présentant le concept de dualité onde-corpuscule

Au XXe siècle, on applique les théories électromagnétiques à l'observation astronomique : après la Seconde Guerre mondiale, on met au point des télescopes qui recueillent les ondes électromagnétiques dans le spectre radio, les radiotélescopes. Cela présentait l'avantage de permettre de découvrir de nouveaux objets célestes. Ainsi naquit la radioastronomie. On emploie aussi maintenant des télescopes spatiaux pour éviter la pollution atmosphérique.

De nos jours, les astronomes font moins d'« observations » à l'œil nu. Les astronomes amateurs continuent néanmoins d'observer le ciel avec des lunettes astronomiques, qui sont dans leur principe, équivalentes à celle qu'employa Galilée à partir de 1609.

Théories

La lumière, comme tout phénomène de déplacement, peut se concevoir comme une onde ou comme un flux de particules (appelées en l'occurrence photons).

Les lois de Maxwell, ou à une échelle plus humaine les lois de l'optique géométrique, décrivent bien le comportement de ces ondes. Cette description classique est tout à fait valide et très utilisée au sein de la communauté scientifique. Cependant, elle n'explique pas la quantification de l'énergie transportée par le rayonnement, phénomène observé et expliqué par Albert Einstein dès 1913 en postulant l'existence des photons.

Toutefois, la physique moderne considère que chacun de ces photons peut lui-même être considéré comme une onde (ce qu'on appelle la dualité onde-particule ou onde-corpuscule en mécanique quantique).

  • Photons
  • Perception des couleurs

Vitesse

La vitesse de la lumière dans le vide, c (comme célérité), est une constante de la physique. C'est la vitesse maximale permise pour tout déplacement d'information ou d'un objet matériel par la théorie de la relativité. Cette propriété a été induite de l'expérience d'interférométrie de Michelson et Morley et a été clairement énoncée par Albert Einstein en 1905.

De ce fait, la vitesse de la lumière est exacte, car elle ne dépend pas d'une mesure (imprécise et susceptible de changement avec des progrès de mesure). D'autres unités sont définies à partir de la vitesse de la lumière (cf. infra). Ainsi, la vitesse de la lumière dans le vide est de 299 792 458 m/s.

Addition des vitesses et célérité

La loi d'addition des vitesses v' = V+v est à peu près vraie pour des vitesses faibles par rapport à la vitesse de la lumière.

Du point de vue de la physique classique, un voyageur marchant dans un train a, par rapport au sol, une vitesse égale à celle du train plus (vectoriellement) sa propre vitesse de marche dans le train. Et l'on écrit d = (V+v) t = Vt +vt = la distance parcourue par le train + la distance parcourue dans le train = la distance parcourue par le voyageur par rapport au sol dans le temps t qui est classiquement le même dans le train et, ce qui implique la loi classique d'addition des vitesses.

Ceci n'est qu'une approximation, qui devient de moins en moins précise à mesure que la vitesse v considérée augmente.

Un photon va à la même vitesse c que ce soit par rapport au sol ou par rapport au train ! La loi V + c = c' est donc fausse dès lors que c = c' pour V différent de zéro. La loi d'addition des vitesses n'est qu'une approximation de la loi dite de transformation sur les vitesses de Lorentz (appelée parfois d'addition des vitesses, ou plus correctement loi de composition des vitesses).

Ce résultat est l'une des caractéristiques de la relativité restreinte ; la loi de composition des vitesses issue des transformations mathématiques de Lorentz donne à la limite des faibles vitesses (par rapport à la vitesse c) les mêmes résultats que les transformations de Galilée.

Dans les matériaux

À noter : la vitesse de la lumière n'est pas toujours la même dans tous les milieux et dans toutes les conditions. Par exemple, les écarts de vitesse observés entre deux milieux peuvent être reliés au phénomène de réfraction qui permet le fonctionnement des lentilles.

Les écarts sont généralement assez faibles, ce qui a permis à beaucoup de gens de parler de vitesse de la lumière au lieu de vitesse de la lumière dans le vide. Cependant, dans certains cas, une onde lumineuse peut être considérablement ralentie. Les physiciens sont parvenus à ralentir la propagation lumineuse jusqu'à quelques mètres par seconde dans des cas extrêmes.

Dans le Système International (SI)

De nos jours, la plupart des unités du système international sont définies à partir de la célérité de la lumière.

Une vitesse étant le quotient d'une longueur par une durée, on peut donc définir une distance comme étant le produit d'une durée par une vitesse (en l'occurrence c), ou une durée comme la division d'une distance par c.

Mesure de temps

La seconde est définie dans le système international par un phénomène lumineux : c'est la durée de 9 192 631 770 périodes de la radiation correspondant à la transition entre les deux niveaux hyperfins de l'état fondamental de l'atome de césium 133.

Mesure de distance
  • Le mètre, unité du système international de longueur. De nos jours, il est défini comme la distance parcourue par la lumière en 1/299 792 458 de seconde. Il s'agit là d'une définition conventionnelle, car toute évolution dans la définition de la seconde aurait une incidence directe sur la longueur du mètre. Avec la définition actuelle de la seconde, le mètre est donc égal à
\frac{9\;192\;631\;770}{299\;792\;458} fois la longueur d'onde de la radiation choisie.

On peut également dire que la vitesse de la lumière dans le vide est précisément 299 792 458 m·s-1 : il n'y a pas la moindre incertitude sur cette valeur, l'incertitude ne résidant que dans la définition de la seconde.

  • Le mètre, avec ses sous-multiples ou multiples (millimètre, kilomètre), est très pratique pour mesurer les distances sur la Terre ; par contre pour les astronomes, il est trop court et peu adapté (puisque les astronomes n'observent pratiquement que de la lumière). En effet, la Lune, l'astre le plus proche de nous, est à 380 000 000 mètres de nous.

Le Soleil, l'étoile la plus proche, est à 150 000 000 000 mètres. Ce n'est pas très pratique !!

Avec le principe décrit précédemment (distance = c x durée), on définit l'année-lumière comme la distance que la lumière parcourt en 1 an. Ainsi le Soleil n'est qu'à 8,32 minutes-lumière de nous ; et la Lune est seulement à un peu plus d'1 seconde-lumière. L'année-lumière vaut environ 10 000 000 000 000 000 de mètres (10 millions de milliards de mètres, soit 1016 m).

En pratique

Monochromatisme et polychromatisme

La lumière est constituée d'ondes électromagnétiques. De manière générale, une onde est caractérisée par sa longueur d'onde et sa phase. La longueur d'onde correspond à la couleur de la lumière. Ainsi, une lumière constituée d'ondes de la même longueur d'onde, est dite monochromatique. Si en plus toutes les ondes ont la même phase, alors la lumière est cohérente : c'est ce qui se passe dans un laser.

Mesure

En matière de mesure de la lumière, il importe de bien définir de quoi on parle

  • l'unité de flux lumineux est le lumen = candela.stéradian. Une ampoule électrique courante (15 watts basse consommation ou 75 watts à incandescence classique) produit environ 1500 lumens.
  • L'unité internationale d'intensité lumineuse est la candela.

La mesure de la lumière est compliquée par le fait qu'on s'intéresse, en pratique, à la lumière visible, alors que la perception humaine dépend de la longueur d'onde : Cf. luminance et chrominance.

Lumières célestes

  • Le Soleil et plus généralement les étoiles produisent plus de rayonnement qu'ils n'en reçoivent,
  • La Lune et plus généralement les petits corps célestes (les planètes et leurs satellites, les astéroïdes, les comètes, etc.), produisent moins de rayonnement qu'ils n'en reçoivent. Certaines planètes géantes (comme Jupiter ou Saturne) produisent un peu plus de rayonnement qu'ils n'en reçoivent, mais pas suffisamment pour être facilement visibles à l'œil nu depuis la terre. Dans les deux cas, ces corps sont lumineux par réflexion de la lumière du Soleil.
  • Les étoiles filantes sont échauffées par la friction avec l'air et finissent par y brûler. Ce phénomène est source de lumière.

Lumières chimiques

  • Certains organismes vivants:poissons, mollusques, lucioles et vers luisants, sont le siège de réactions chimiques productrices de lumières.
  • Les chauffages intenses, donc les combustions en général, le feu, les feux-follets, produisent de la lumière :
liquide : les lampes à huile, à pétrole, ou à gaz,
solide : les bougies, chandelle (chandelier), cierge.

Lumières électriques

Une diode
Une diode

Les lumières électriques sont les sources les plus courantes de lumière aujourd'hui : lampadaires, spots, phares, lampes-torches, etc., elles peuvent utiliser un phénomène de chauffage ou un phénomène quantique.

L'ampoule électrique (« lampe à incandescence ») a révolutionné la vie quotidienne. La source de lumière provient de l'incandescence d'un filament lumineux. Le tube fluorescent, la diode électroluminescente sont des lumières électriques, ainsi que le tube cathodique qui emploie la technique d'un bombardement d'électrons.

Lumières quantiques

  • la fluorescence, les lasers, les lampes à vapeur de mercure ou de sodium, les plasmas tels que ceux produits par les éclairs dans les orages, produisent de la lumière issue de phénomènes quantiques au cœur des atomes : l'excitation des électrons ("pompage optique"), peut être obtenu par exitation, puis désexcitation de ces électrons, qui en retournant à leur niveau d'énergie habituel, émettent des photons (lumière).

Autres lumières

Les étincelles sont le produit d'une intense friction, etc.

L'émission de lumière due au frottement, ou triboluminescence, n'est pas d'origine thermique et elle ne se produit qu'avec des isolants électriques.

Vision humaine

Voir l'article détaillé : Œil

Phénomènes optiques

  • Diffraction
  • Diffusion
  • Interférences
  • Réflexion
  • Réfraction
  • Lentille gravitationnelle

Symbole de la lumière

La lumière a fait l'objet d'une interprétation symbolique dès que les hommes se sont mis à croire dans un au-delà. Depuis la déification du feu, élément vital des hommes des cavernes, l'un des quatre éléments de la philosophie de la Grèce antique, jusqu'à la théologie chrétienne de Dieu comme "lumière des lumières" on n'a eu de cesse que de lui accorder des origines et vertus surnaturelles.

Ses symboles sont universels et se déclinent sous des formes multiples :

  • le cercle solaire (symbole d'Aton, dieu de l'Egypte antique, rosace "rayonnante" des cathédrales gothiques),
  • la flèche ou le triangle (à l'image du rayon solaire comme pour les pyramides aztèques et égyptiennes).

Les philosophes, dans l'Histoire, ont beaucoup joué sur ce symbole pour faire passer leurs idées. Ainsi, Descartes a-t-il affirmé dans les Principes de la philosophie (1644), que l'on pouvait s'appuyer sur les lumières naturelles, sans les lumières de la foi. C'était à l'époque où l'on se rendait compte que la Terre tournait autour du Soleil (voir Révolution copernicienne, ce qui a constitué un bouleversement dans les représentations du monde, et consécutivement dans les représentations sociales.

L'expression « Lumières » pour désigner le courant philosophique européen (en particulier en France) qui a dérivé de cette conception plutôt mécaniste du monde et de l'univers a également donné son nom au siècle pendant lequel cette représentation sociale s'est mise en place, communément appelé le siècle des Lumières, et que Michel Foucault analyse dans les mots et les choses (voir aussi épistémè).

Georges Duby, dans le temps des cathédrales (1975), décrit également, sous l'angle artistique, la théologie de la Lumière, initiée à la basilique Saint-Denis au XIIe siècle, qui est à l'origine de l'architecture dite gothique (mot apparu au XIXe siècle et de l'émergence des cathédrales dites gothiques dans toute l'Europe.

Selon la théologie de la lumière, la lumière du ciel passe à travers les vitraux, où sont représentés des scènes de l'Ancien Testament et du Nouveau Testament, illustration imagée de notre catéchisme moderne, pour des populations qui étaient encore peu cultivées dans leur ensemble.

Voir aussi

Articles connexes

  • Vie et rayonnement
  • Éclairage
  • Dioptre | Doublet (optique) | Lentille | Optique | Optique géométrique | Miroir | Stigmatisme | lumière lente | Catadioptre | Fibre optique
  • Le wikilivre de photographie et plus spécialement le chapitre consacré aux rayonnements et à la lumière

Liens externes

   
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