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Jeux de lettres

Les jeux de lettre français sont :
○   Anagrammes
○   jokers, mots-croisés
○   Lettris
○   Boggle.

Lettris

Lettris est un jeu de lettres gravitationnelles proche de Tetris. Chaque lettre qui apparaît descend ; il faut placer les lettres de telle manière que des mots se forment (gauche, droit, haut et bas) et que de la place soit libérée.

boggle

Il s'agit en 3 minutes de trouver le plus grand nombre de mots possibles de trois lettres et plus dans une grille de 16 lettres. Il est aussi possible de jouer avec la grille de 25 cases. Les lettres doivent être adjacentes et les mots les plus longs sont les meilleurs. Participer au concours et enregistrer votre nom dans la liste de meilleurs joueurs ! Jouer

Dictionnaire de la langue française
Principales Références

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Le dictionnaire des synonymes est surtout dérivé du Crisco ou du dictionnaire intégral (TID).
L'encyclopédie française bénéficie de la licence Wikipedia (GNU).

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définitions

mai (n.m.)

1.cinquième mois de l'année.

maïs (n.m.)

1.céréale de la famille des Graminacées (graminée) à gros grains durs en épis. Farine de maïs.

mais (cnj.)

1.introduit une différence ou une opposition entre deux idées. Objection, remarque restrictive.

 
synonymes

maïs (n.m.)

blé, céréale

 
locutions

-Lac Mai-Ndombe • en mai, fait ce qu'il te plait! • le joli mois de mai • les événements de mai 68 • mai 68 • mois de mai • premier mai

-ah mais • c'est vrai, mais • charbon du maïs • farine de maïs • huile de maïs • jaune maïs • mais aussi • mais bien • mais davantage • mais de préférence • mais plutôt • mais préférentiellement • maïs blanc • maïs corné • maïs denté • maïs doré • sucre de maïs • whisky de maïs • épi de maïs

-FLEUR-DE-MAI[Littré]

-huile de maïs

-Anthracnose du maïs • Association générale des planteurs de maïs • Bête mais discipliné • C'est bon, mais c'est chaud • Centre international d'amélioration du maïs et du blé • Charbon du maïs • Chrysomèle des racines du maïs • Elle boit pas, elle fume pas, elle drague pas, mais... elle cause ! • Escrocs mais pas trop • Farine de maïs • Flocon de maïs • Huile de maïs • J'ai mal, j'ai peur mais je t'aime • Je sais rien, mais je dirai tout • Je suis timide mais je me soigne • La Situation est grave... mais pas désespérée • Liste des ennemis du maïs • Mais où est donc Ornicar ? • Mais où est donc passée la septième compagnie ? • Mais où est donc passée ma vie ? • Mais qu'est-ce que j'ai fait au Bon Dieu pour avoir une femme qui boit dans les cafés avec les hommes ? • Mais qui a tué Harry ? • Mais qui a tué Pamela Rose ? • Mais qui a tué Pamela Rose ? (film) • Mariées mais pas trop • Maïs Bt • Maïs cireux • Maïs doux • Oui, mais... • Prends moi... mais avant, paye-moi le resto ! • Pyrale du maïs • Rivaux mais pas trop • Sirop de maïs • Situation désespérée, mais pas sérieuse • Tu vas rire, mais je te quitte • Veuve mais pas trop • Whisky de maïs • Îles du Maïs

 
Eurovoc

EUROVOC

produit végétal

maïs

 
dictionnaire analogique

mai (n. m.)

tid

mois du printemps[Classe]

mois actuel[Classe]

mois de mai[ClasseHyper.]

wdn

mai

mai (n. m.)

wdn

mai

mais (conj. de coord.)

wdn

mais

maïs (n.)

maïs (n. m.)

tid

Famille des Graminacées[ClasseTaxo.]

plante oléagineuse et à corps gras[ClasseParExt.]

plante anticystalgique[ClasseParExt.]

plante diurétique[ClasseParExt.]

céréale[Classe]

maïs[ClasseHyper.]

graine alimentaire[ClasseParExt.]

appât de pêche végétal[ClasseParExt.]

nourriture d'élevage des oiseaux[ClasseParExt.]

maïs (n. m.)

 
le Littré (1880)

MAI (s. m.)

1. Le cinquième mois de l'année commune. En mai blé et vin croît. Mai froid n'enrichit personne. Mai pluvieux marie le laboureur et sa fille. En avril, n'ôte pas un fil ; en mai, fais ce qu'il te plaît.

Je vous supplie, sire, d'en faire aussi [des épigrammes] contre le mois de mai qui mérite si peu le nom de printemps, et pendant lequel nous avons froid comme dans l'hiver ; il me paraît que ce mois de mai est l'emblème des réputations mal acquises (VOLT. Lett. Roi de Prusse, 15 mai 1749)

Abel, doux confident de mes jeunes mystères, Viens, mai nous a rendu nos courses solitaires (A. CHÉN. Élégies, I)

Puisque mai tout en fleurs dans les prés nous réclame (V. HUGO Chants du crépusc. XXXI)

2. La mi-mai, s. f. La moitié du mois de mai. Passé la mi-mai.

Terme de vénerie. Mi-mai, mi-tête, se dit en parlant des cerfs qui ont leur tête à moitié refaite.

3. Champ de mai, assemblée que les principaux de la nation franque tenaient au mois de mai.

Champ de mai, cérémonie qui eut lieu à Paris dans le champ de Mars, le 1er juin 1815 ; Napoléon y jura d'observer les constitutions de l'empire.

4. Arbre qu'on plante le premier jour de mai, devant la porte de quelqu'un, en signe d'honneur. Planter le mai. Danser autour du mai.

5. Tableau de mai, tableau que la corporation des orfévres allait offrir à la Vierge le premier du mois de mai.

6. Beurre de mai, voy.

BEURRE

6. .

Toile de mai, voy.

TOILE

.

7. Rose de mai, la rose pompon.

HISTORIQUE

XIe s.Ce est en mai al premier jur d'ested (Ch. de Rol. CLXXXV)

XIIe s.Le premier jour de mai, à l'entrée du mois (Sax. XXXIII)Li nouviauz tanz et mais et violete (Couci, VI)Et li rosier en mai florist et graine (ID. XIV)

XIVe s.Ele est plus gracieuse que n'est la rose en may (Berte, LVII)Il sot d'eschès et d'escremie [escrime] Et d'autres geus plus que Tristans, Moult bon may [vie, jeunesse] ot un bien lonc tans, Et moult se fist amer aus gens (Lai de l'ombre)Moult avoit bon tens et bon may, Qu'il n'avoit soussi ne esmay [émoi] De nule riens.... (la Rose, 573)

XVIe s.Cela n'avient presque jamais devant la mi-mai (O. DE SERRES 266)En ce beau premier jour de may, En lieu de bouquet ou de may, Present vous fay, mes damoiselles, D'un plat de cerises nouvelles (ST-GELAIS 42)

ÉTYMOLOGIE

Wallon, maie ; provenç. mai ; espagn. mayo ; ital. maggio ; du lat. maius, de même radical que major.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

MAI. Ajoutez :

8. Arbre de mai, un mille-pertuis et un panax des Antilles, qui fleurissent ordinairement en mai et en juin, BAILLON, Dict. de bot. p. 257.

REMARQUE

Un mai s'est dit aussi d'un arbre planté en un tout autre jour que le 1er de mai, en un jour quelconque.Le mai qui sera planté [le dernier dimanche d'août] à la porte de la rosière de Suresne y restera jusqu'à la nomination d'une nouvelle rosière (Règlement pour la rosière de Suresne, dans Bulletin des lois, n° 57, p. 580, an XIII)

HISTORIQUE

XVIe s. Ajoutez :S'assurant bien que pour son beau chanter Vous leur donrez de quoy le mei planter (J. PELLETIER DU MANS la Savoye (1572), Chambéry, 1856, p. 270)

MAIS

1. Adv. qui signifie plus, et qui, usité en ce sens dans l'ancienne langue, ne se conserve plus aujourd'hui que dans la locution suivante : pouvoir mais, avec une négation ou une interrogation, n'être pas cause de, n'être pas responsable de.

Souvent nous imputons nos fautes au malheur Qui n'en peut mais (RÉGNIER Sat. XIV)

Le malheureux lion.... Bat l'air qui n'en peut mais (LA FONT. Fabl. II, 9)

[Le vent] Siffle, souffle, tempête, et brise en son passage Maint toit qui n'en peut mais, fait périr maint bateau (LA FONT. ib. VI, 3)

Sacrifiant à sa mélancolie Mainte perdrix qui, las ! ne pouvait mais Des cruautés de madame Clitie (LA FONT. Faucon.)

Faut-il de vos chagrins sans cesse à moi vous prendre, Et puis-je mais des soins qu'on ne va pas vous rendre ? (MOL. Mis. III, 5)

Enfin, après cent tours, ayant de la manière Sur ce qui n'en peut mais déchargé sa colère.... (MOL. Éc. des f. IV, 6)

Si mon maître est ingrat, puis-je mais de cela ? (REGN. Distr. V, 6)

2. Dans le sens de oui, certes, qui est une extension du sens de plus.

Elle y fut reçue très bien, mais très bien, c'est-à-dire que le roi la fit mettre dans sa calèche avec les dames (SÉV. 43)

Je trouve le petit-fils fort joli, mais fort joli (SÉV. 3 avr. 1680)

Parlerai-je d'Iris ? chacun la prône et l'aime, C'est un coeur, mais un coeur.... c'est l'humanité même (GILB. Le XVIIIe s.)

Il se dit familièrement avec oui servant de réponse, et ne fait que renforcer l'affirmation. Viendrez-vous ? - Mais oui.

3. Conjonc. servant à marquer opposition, restriction, différence parce que le sens fondamental de plus qui y est, met en regard deux propositions, et les lie entre elles, soit passant de la plus faible à une autre plus forte, soit par différence ou opposition. Il est riche, mais avare.

D'autre sang, mais plus vil, expiera l'attentat (TH. CORN. Essex, V, 4)

J'embrasse mon rival, mais c'est pour l'étouffer (RAC. Brit. IV, 3)

Vous ne faites que ce que font les autres ? mais c'est ce que l'Écriture vous défend (MASS. Carême, Élus.)

Heureux, mais gouvernés, libres, mais sous des maîtres (VOLT. Brut. III, 7)

Tu nous laissas le jour, mais pour nous avilir (VOLT. M. de Cés. I, 3)

Ils ont dit que le mien serait assez beau, si.... ; que celui de Denis serait assez bien ; mais.... eh ! bien, si, mais ? (MARMONTEL Mém. III)

4. Il s'emploie pour rendre raison de quelque chose. Je l'ai, il est vrai, maltraité, mais j'en avais sujet.

5. Il peut se répéter pour donner plus de force à l'opposition.

Immolez, non à moi, mais à votre couronne, Mais à votre grandeur, mais à votre personne... (CORN. Cid, II, 9)

Ce n'est point parce que ses passions le rendent contraire à Dieu, mais parce qu'elles troublent son repos, mais parce qu'elles lui causent de mortels chagrins, mais parce qu'il se voit souvent dans l'impuissance de les satisfaire... (BOURDAL. Myst. Concept. de la Vierge, t. II, p. 14)

À l'instant il s'éleva dans tout Israël un seul cri, mais éclatant, mais unanime (J. J. ROUSS. Lév. d'Éphr. ch. 3)

6. Mais.... mais.... à la fin d'une objection, se dit pour faire pressentir des objections, des restrictions qu'on ne veut pas exprimer.

Les soupers du roi [de Prusse] sont délicieux ; on y parle raison, esprit, science ; la liberté y règne, il est l'âme de tout cela ; point de mauvaise humeur, point de nuage, du moins point d'orages ; ma vie est libre et occupée ; mais.... mais... ; je suis en train de dire des mais (VOLT. Lett. Mme Denis, 6 nov. 1750)

7. Il peut se joindre à cependant et ne fait que le renforcer.

Mais cependant ce jour il épouse Andromaque (RAC. Andr. IV, 3)

8. Mais avec non exprime une négation sous forme d'objection.

Le peuple [juif] pour qui Dieu a fait des choses si étonnantes va sans doute être le maître de l'univers ; mais non, le fruit de tant de merveilles est de souffrir la disette et la faim dans des sables arides (VOLT. Dict. phil. Moïse.)

9. Mais s'emploie, dans la conversation, au commencement d'une phrase, qui a quelque rapport à ce qui précède. Mais, dites-moi, que voulez-vous faire de tous ces livres ? Mais encore quel parti prenez-vous ? Mais, qu'avez-vous dit ? Mais enfin, à quoi en voulez-vous venir ?

Il sert quelquefois de transition pour revenir à un sujet qu'on avait laissé, ou pour quitter celui dont on parlait. Mais revenons à notre propos. Mais c'est trop parler de cela.

10. Mais s'oppose à non-seulement, dans deux membres de phrases qui se correspondent, et exprime une addition à ce qui est signifié par non-seulement. Non-seulement il est bon, mais encore il est généreux. Non-seulement on le blâme, mais même on l'accuse.

11. Il s'emploie sans verbe, d'une manière exclamative, pour exprimer la surprise, le blâme.

Cela est bon pour une demoiselle de St-Cyr : mais une véritable abbesse ! (MAINTENON Lett. à Mme de la Viefville, 4 mars 1706)

12. Mais ne vous en déplaise, se dit quand on veut contredire quelqu'un.

13. Eh mais, se dit pour exprimer le doute, l'hésitation, la suspension.

Que dit-elle ? une affaire, où je suis Intéressée !... eh mais ! à ceci je ne puis Rien comprendre... (COLLIN D'HARLEVILLE Optimiste, V, 7)

Il marque aussi l'étonnement. Eh mais ? qu'y a-t-il là-dedans ?

14. S. m. Objection, difficulté.

Mais.... - Achevez, seigneur : ce mais que veut-il dire ? (CORN. Nicom. III, 7)

Que le diable t'emporte avec tes si et tes mais ! (REGNARD Retour impr. 15)

Dorval : Mais...Géronte : Mais, mais, voyons votre mais (GOLDONI Bourru bienfais. II, 1)

C'est un homme qui n'a ni si ni mais, un homme franc, qui ne cherche ni excuse ni prétexte.

Des mais, des si, des car, se dit des objections, des difficultés qu'on oppose à une chose simple.

Il y a un mais se dit pour signifier qu'il y a des critiques à faire.

HISTORIQUE

XIe s.N'en parlez mais, se je nel vous comant (Ch. de Rol. XIX)J'i puis aler, mais n'i aurai garant (ib. XXIV)Quant ert-il [sera-t-il] mais recreanz d'ostoier [faire la guerre] ? (ib. XXXIX)Bataille aurez, onque mais tel ne fut (ib. LXXX)

XIIe s.Par tantes fois [j'] ai esté assailliz Que je n'ai mais povoir de moi defendre (Couci, V)Je n'en puis mes ; car je la desir si... (ib. VIII)Jà de mon cuer n'istra [de mon coeur ne sortira] mais la semblance Dont [ma dame] me conquist à mos pleins de douçor (ib. XVI)Ainz mais n'avint en France nule si granz dolors (Sax. XXVII)

XIIIe s.Et bien m'avez fait le plus haut servise que mais nule gent feist à home (VILLEH. LXXXVIII)Ha Diex ! verrai-je mes, fait-ele, mes amis ? (Berte, XXX)Or est ele mout aise, mais tost sera dolente (ib. X)[Elle] Ne pouvoit mes aler, car forment ert lassée (ib. XLVI)Moi ne chaut qu'on en fasse, mes qu'ele [pourvu qu'elle] soit tuée (ib. XVI)L'omme lay [laïque], quant il ot mesdire de la lay [loi, religion] crestienne, ne doit pas deffendre la lay crestienne, ne mais [sinon] de l'espée (JOINV. 198)Et le mestre dit : Sire, mes m'ennuie tant comme il me peut ennuier (JOINV. 197)Il a tant donné que il n'a mez que donner (JOINV. 205)

XIVe s.Vertu encline touz jours à eslire bien, et vice au contraire ; mais aucune foiz en l'operacion qui est eslue par vertu peut estre empeeschement (ORESME Eth. 63)

XVe s.Si me fit-elle tant de bien que j'en suis tenu de prier à tousjours mais pour elle (FROISS. I, I, 15)Autant vault si je m'en tais, Car certainement je tiens Qu'il ne s'en fera jà rien ; En toute chose a ung mais (CH. D'ORL. Rondeau.)C'est son parler ne moins ne mais (VILLON Grand test.)

XVIe s.Sans si, sans mais, est son bruyt, gloire et fame (J. MAROT V, 259)Eureuse suys, mais que [pourvu que] ce temps me dure (J. MAROT V, 322)De quoy Numitor fut fort courroucé, mais eux ne s'en soucierent guieres, ains amasserent à l'entour d'eulx bonne trouppe d'hommes vagabonds (AMYOT Rom. 7)Cela n'est pas fait en amy, mais en sophiste, qui ne quiert que l'apparence (AMYOT Com. discerner le flatteur de l'ami, 55)Ma deliberation ne est de provocquer, ains d'appaiser, d'assaillir, mais de deffendre (RAB. Garg. I, 29)Voire mais, que fera il si on le presse de... ? (MONT. I, 190)Que peut-il mais de vostre ignorance ? (MONT. II, 48)En nul endroit, comme a chanté Virgile, La foy n'est seure, et me l'a fait sçavoir Ton jeune coeur, mais vieil pour decevoir (RONS. 96)Il estoit destiné par sentence des cieux, Que je devois servir, mais [bien plus] adorer vos yeux (RONS. 239)Ô prince, mais o Dieu, dont la celeste face... (RONS. 671)Mon mastin, garde bien de mordre ma mignonne, Si elle vient me voir, ains baise luy les pieds : Mais aboye de loin si de quelque personne Au milieu de nos jeux nous estions espiez (RONS. 744)Mais dites-moy que signifie Que les ligueurs ont double croix ? C'est qu'en la ligue on crucifie Jesus Christ encore une fois (Sat. Mén. Quatrain sur les doubles croix de Lorraine)

ÉTYMOLOGIE

Wallon, main, mâie, dans le sens de jamais ; Hainaut, mé ; provenç. mais, mai, mas, ma ; cat. may ; esp. et port. mas ; ital. ma et mai ; du lat. magis, qui signifie plus, davantage. Le patois normand conserve deux anciens emplois de mais : Il n'a mais que dire, il n'a plus rien à dire ; et mais que dans le sens de lorsque : Mais que j'aille chez vous, je vous l'apporterai.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

MAIS. Ajoutez :

15. Mais que, ancienne conjonction qui est aujourd'hui hors d'usage, et qui signifiait dès que.

Vous pouvez penser comme il fera, mais qu'il soit [dès qu'il sera] doyen des cardinaux (MALH. Lexique, éd. L. Lalanne.)

L'affection avec laquelle j'embrasserai votre affaire, mais que je sache [dès que je saurai] ce que c'est, vous témoignera... (MALH. ib.)

Cette conjonction est encore très usitée dans les campagnes normandes.

MAÏS (s. m.)

1. L'une des céréales qui contribuent à la nourriture de l'homme et des animaux domestiques. Maïs cultivé, zea mays, L. dit vulgairement maïs, turquet, blé d'Espagne et blé de Turquie.

Maïs quarantain, maïs hâtif qui vient en quarante jours.

2. Le grain. Égrener le maïs.

3. La farine. Faire cuire du maïs. Tourte de maïs. Bouillie de maïs.

ÉTYMOLOGIE

Mahis, mot haïtien, d'après Hernandez, Hist. plant. VI, 44. M. le professeur Fée dit (Souvenirs de la guerre d'Espagne, p. 128) que, d'après un passage d'Antonio Solis, on ne peut douter que le maïs ne soit originaire d'Amérique ; ainsi le nom de blé de Turquie est impropre.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

MAÏS. Ajoutez :

4. Maïs dent de cheval, voy. DENT au Supplément.

5. Maïs noir, le dekkelé, voy. ce mot au Supplément.

 
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Mai

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Janvier · Février · Mars · Avril · Mai · Juin · Juillet · Août · Septembre · Octobre · Novembre · Décembre
Mai
1er 2 3 4 5 6 7
8 9 10 11 12 13 14
15 16 17 18 19 20 21
22 23 24 25 26 27 28
29 30 31  

Abréviations :

  • (° 1822) = né en 1822
  • († 1896) = mort en 1896
  • a.s. = calendrier julien
  • n.s. = calendrier grégorien
Mai
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Mai, Les Très Riches Heures du duc de Berry
Mai, Les Très Riches Heures du duc de Berry

Le mois de mai est le cinquième mois du calendrier grégorien et le troisième du calendrier julien.

Son nom viendrait du latin maius et fut donné par les Romains en l’honneur de la déesse Maïa. Selon certains, ce serait le premier consul romain Romulus qui aurait donné ce nom en l’honneur des sénateurs appelés maiores. À l’époque antique, c’était le troisième mois du calendrier romain.

Le mois de mai est aussi le mois de Marie. Autrefois, celui-ci était réservé aux communions et baptêmes. De nos jours, cette tradition n’est plus réellement respectée ; néanmoins, les mariages sont le plus souvent célébrés aux mois d’avril et juin, une superstition encore vivace indiquant qu’il ne faut pas se marier en mai, la femme serait stérile. Les Romains évitaient de se marier en mai car c’était aussi le mois des esprits malins.

Sous l’Ancien Régime, il était de coutume de planter un « mai » ou « arbre de mai » en l’honneur de quelqu’un. Le comté de Nice voyait filles et garçons « virer le mai » au son du fifre et du tambour, c’est-à-dire danser les rondes de mai autour de l’arbre de mai planté sur la place du village.

Le 1er mai, la Fête internationale du Travail est célébrée presque universellement (mais pas aux États-Unis où cette fête a lieu à une autre date). Le mois de mai est le mois du muguet, qui s’offre traditionnellement le 1er mai.

Au Japon, il existe ce que l’on appelle la maladie de mai, une sorte de malaise où les nouveaux étudiants, les travailleurs commencent à être fatigués de leur nouveau travail scolaire ou emploi. Cela est dû à la coutume japonaise qui fait commencer toutes les années scolaires et années fiscales le 1er avril.

Proverbes (souvent contradictoires car ils ont des origines régionales différentes) :

  • « En avril, ne te découvre pas d’un fil ; en mai, fais ce qu’il plaît ; en juin, tu te vêtiras d’un rien. »
  • « Pendant le moi de mai, couvre-toi plus que jamais. »
  • « Au moi de mai, manteau jeté. »
  • « Mai froid n’enrichit. »
  • « Mai pluvieux, laboureur joyeux. »
  • « Mai pluvieux marie le laboureur et sa fille. »
  • « Femme de mai plaît toujours. »
  • « Mariages de mai ne fleurissent jamais. »

Calendrier | Calendrier romain | Calendrier julien | Calendrier grégorien | Jours de l’année

Dieux romains
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Maïs

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Maïs
Zea mays
Classification classique
Règne Plantae
Sous-règne Tracheobionta
Division Magnoliophyta
Classe Liliopsida
Sous-classe Commelinidae
Ordre Cyperales
Famille Poaceae
Sous-famille Panicoideae
Tribu Maydeae
Genre Zea
Espèce Zea mays
Sous-espèce
Zea mays subsp. mays
(L.) Iltis, 1980
Classification phylogénétique
Ordre Poales
Famille Poaceae

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Le maïs (aussi appelé blé d'Inde au Canada) est une plante tropicale herbacée annuelle de la famille des Poacées, largement cultivée comme céréale pour ses grains riches en amidon, mais aussi comme plante fourragère. Le terme désigne aussi le grain de maïs lui-même, de la taille d'un pois.

Cette espèce, originaire d'Amérique centrale, constituait la base de l'alimentation des Amérindiens avant la découverte de l'Amérique par Christophe Colomb. La plante fut divinisée dans les anciennes civilisations d'Amérique centrale et méridionale et était connue chez les tribus d'Amérique du Nord comme l'une des trois sœurs. Introduite en Europe au XVIe siècle, elle est aujourd'hui cultivée mondialement et est devenue la première céréale mondiale devant le riz et le blé. Avec l'avènement des semences hybrides dans la première moitié du XXe siècle, puis des semences transgéniques tout récemment, le maïs est le symbole de l'agriculture intensive.

Son nom vernaculaire le plus commun est maïs. Ce terme vient de l'espagnol maíz, emprunté lui-même à la langue des Taínos de Haïti qui le cultivaient.
De nombreux autres noms vernaculaires ont été appliqués à cette céréale, notamment blé indien, blé de Turquie et blé de Barbarie. Désuets pour la plupart, ces noms témoignent de la confusion qui a longtemps régné en Europe sur l'origine de la plante.

Sommaire

  • 1 Aspects botaniques
    • 1.1 Description
    • 1.2 Physiologie et développement
    • 1.3 Classification
    • 1.4 Génétique
    • 1.5 Origine et distribution
  • 2 Histoire du maïs
    • 2.1 Symbolisme
  • 3 Utilisation
    • 3.1 Alimentation humaine
      • 3.1.1 Modes de consommation
      • 3.1.2 Distillation
    • 3.2 Alimentation animale
    • 3.3 Pharmacopée
    • 3.4 Les industries du maïs
    • 3.5 Le maïs comme plante ornementale
  • 4 Culture
    • 4.1 Sélection variétale
    • 4.2 Variétés
    • 4.3 Lutte contre les ennemis et maladies du maïs
      • 4.3.1 Ravageurs et maladies du maïs
      • 4.3.2 Méthodes de lutte
    • 4.4 Mauvaises herbes
  • 5 Aspects économiques
    • 5.1 Production et débouchés
  • 6 Problèmes environnementaux en Europe
    • 6.1 Exemple du Marais poitevin
    • 6.2 Maïs et OGM
      • 6.2.1 Variétés de maïs OGM
  • 7 Normes de commercialisation internationales
  • 8 Notes
  • 9 Voir aussi
    • 9.1 Articles connexes
    • 9.2 Bibliographie
    • 9.3 Liens externes

Aspects botaniques

Description

La maïs est une plante herbacée annuelle, de taille variable (de 40 cm jusqu'à 10 m, généralement entre un et trois mètres pour les variétés couramment cultivées).

Inflorescence femelle
Inflorescence femelle
Plantules de maïs émergeant du sol
Plantules de maïs émergeant du sol
Inflorescence mâle
Inflorescence mâle
Coupe transversale d'un épi
Coupe transversale d'un épi

La tige unique et de gros diamètre est pleine, lignifiée et formée de plusieurs entrenœuds d'une vingtaine de centimètres séparés par autant de nœuds. Au niveau de chaque nœud est insérée une feuille alternativement d'un côté et de l'autre de la tige. Les feuilles, typiques des graminées, mais de grande taille (jusqu'à 10 cm de large et un mètre de long), ont une gaine enserrant la tige et un limbe allongé en forme de ruban à nervures parallèles. À la base du limbe se trouve la ligule qui a quelques millimètres de haut. Contrairement aux autres graminées, le pied de maïs ne talle pas, toutefois on voit parfois des tiges secondaires, de taille limitée, à la base de la tige principale.

Le système racinaire comprend un très grand nombre de racines adventives qui naissent sur les nœuds situés à la base de la tige, formant des couronnes successives, tant sur les nœuds enterrés que sur les premiers nœuds aériens, dans une zone où les entrenœuds sont très courts. Ces racines forment un système fasciculé qui peut atteindre une profondeur supérieure à un mètre[1].

Les fleurs, autre caractéristique qui distingue le maïs des autres graminées, sont unisexuées et regroupées en inflorescences mâles et femelles composées d'épillets de deux fleurs.

Les fleurs femelles sont groupées en épis insérés à l'aisselle des feuilles médianes (les plus grandes). L'axe de l'épi, appelé rafle, porte 10 à 20 rangées de fleurs femelles. Une seule fleur par épillet est fertile. Il est entouré de feuilles modifiées, les spathes, desséchées à maturité. À l'extrémité supérieure, les spathes laissent dépasser les stigmates filiformes ou soies. Un épi peut contenir environ 500 grains à maturité, parfois mille. Un pied donne naissance à trois ou quatre épis, mais un seul atteint généralement un développement complet.

Les fleurs mâles sont groupées dans une panicule terminale qui apparaît après la dernière feuille. Cette panicule est constituée d'épillets regroupant chacun deux fleurs à trois étamines.

Le grain de maïs est en fait un caryopse, formé de trois parties d'origines différentes :

  • l'embryon, couramment appelé « germe », situé à la base du grain qui comprend l'embryon proprement dit ou « gemmule » et le scutellum, c'est-à-dire le cotylédon, organe de réserve dans lequel la plantule puise son énergie initiale ; l'embryon est issu de l'œuf formé à la suite de la fusion du noyau d'un spermatozoïde et de l'oosphère ;
  • l'albumen, tissu de réserve, essentiellement composé de grains d'amidon, sauf la couche périphérique située sous le péricarpe qui contient des grains d'aleurone riches en protéines ; ce tissu est issu de la fusion du noyau d'un spermatozoïde et des deux noyaux polaires du sac embryonnaire (c'est donc un tissu à 3n chromosomes) ;
  • l'enveloppe extérieure, fine membrane translucide et fibreuse, issue du péricarpe de l'ovaire (donc en réalité une partie du fruit et non pas de la graine).

L'amidon de l'albumen se présente sous deux formes : l'amylose, polymère linéaire du glucose, et l'amylopectine, polymère formant une molécule ramifiée. Selon le mode d'assemblage de ces molécules, il se forme de l'amidon farineux, à structure friable, situé plutôt au centre, ou de l'amidon corné, ou vitreux, à structure dense et compacte, situé en périphérie et qui contribue à maintenir la forme extérieure du grain. La proportion variable de ces deux formes d'amidon permet de distinguer diverses races. C’est l'amidon corné qui donne sa couleur au grain de maïs, généralement jaune, mais aussi blanc, rouge, noir, alors que l'amidon farineux est toujours blanc.

Physiologie et développement

Germination et levée La germination, déclenchée par l'imbibition du grain se traduit par une mobilisation des réserves du scutellum puis de l'albumen et par le développement de la radicule puis des racines séminales secondaires qui apparaissent au niveau du nœud scutellaire. A l'autre extrémité de l'embryon, la gemmule se développe sous forme du coléoptile qui pousse vers le haut et forme un plateau de tallage. A ce niveau se forment une première série de racines adventives, et parfois des tiges secondaires,, puis le coléoptile perce le sol et s'ouvre en libérant les premières feuilles. A partir de ce stade, le jeune plant de maïs devient progressivement autotrophe.

Phase végétative

Cependant, le système racinaire du maïs est caractérisé par des racines traçantes (dites racines de surface), qui prélèvent l’eau et les nutriments nécessaires à la plante dans les couches les plus superficielles du sol. Ce déséquilibre dans l’exploitation des ressources du sol fait que la plante est très exigeante en fumure azotée et en eau, proportionnellement aux rendements élevés qu'elle permet, ce qui pose de graves problèmes environnementaux dans les régions tempérées.

Dans les zones tempérées de l'hémisphère nord, le maïs est semé en avril - mai et fleurit en juillet - août. Les grains atteignent la maturité en octobre - novembre. La récolte a lieu lorsque les épis ont perdu leur couleur verte. La plante entière peut également être récoltée et ensilée avant la maturité du grain (septembre).

Résistance naturelle[2]

Les jeunes plants de maïs accumulent une substance particulière, l'acide hydroxamique (2.4-dihydroxy-7-méthoxy-2H- 1.4-benzoxazine-2(4H)-un ou DIMBOA) qui crée une résistance naturelle contre toute une série d'ennemis de la plante : insectes, champignons et bactéries pathogènes. On trouve cette substance, le DIMBOA, également chez les espèces apparentées, notamment le blé. Le DIMBOA confère aux jeunes plants de maïs une résistance relative à la pyrale (famille des Crambidae). Toutefois, cette résistance décline rapidement dès que la plante a dépassé le stade six feuilles.

Lorsque le maïs est attaqué par des larves phytophages comme la chenille de la pyrale, il émet des molécules volatiles qui attirent des insectes parasitoïdes prédateurs du ravageur, tels les trichogrammes.

Phase reproductive

Photosynthèse et rendement potentiel

Le maïs, ainsi que d’autres graminées tropicales (comme la canne à sucre ou le sorgho par exemple), fait partie des plantes dites « en C4 »[3]. Ces plantes réalisent leur photosynthèse d’une façon plus efficace que ne le font les autres plantes (dites « en C3»). Selon diverses études le rendement de la photosynthèse (c'est-à-dire de la transformation de l'énergie lumineuse en matière organique) chez le maïs est de l'ordre de 5 à 6 % dans les meilleures conditions expérimementales[4]. Le rendement pratique dépend des conditions climatiques, ensoleillement et température (en supposant que la nutrition de la plante - eau, azote, etc. - ne soit pas contrainte), et de l'indice foliaire. Cet indice qui correspond au rapport de la surface des feuilles à celle du sol traduit la capacité de la plante d'intercepter le rayonnement lumineux et peut atteindre couramment cinq ou six dans le Sud-Ouest de la France, voire dix à douze. En conséquence, le maïs est capable d’accumuler 600 kg de matière sèche par hectare et par jour, ce qui correspond à un rendement en grains[5] de 200 quintaux[6]. Le record réellement connu a été établi dans une ferme de l'Illinois (États-Unis) avec 235 q/ha.

Classification

Le nom scientifique de l'espèce est Zea mays subsp. mays. Le nom binomial lui a été attribué par Linné en 1753 qui créa un nouveau genre pour cette plante très différente des autres graminées connues à l'époque. Le nom générique, Zea, vient d'un nom grec, zeia, qui désignait dans l'Antiquité une sorte de blé, probablement l'épeautre[7].

Elle appartient à la famille des Poaceae et à la sous-famille des Panicoideae (comme le sorgho et la canne à sucre et à la différence des autres grandes céréales, blé, riz, orge, seigle, etc., qui relèvent de la sous-famille des Pooideae).

La classification actuelle de l'espèce et des espèces voisines résulte des travaux de Doebley et Iltis publiés en 1980. Elles sont regroupées dans la tribu des Maydeae (parfois regroupée dans la tribu des Andropogoneae) qui se distingue par la monoécie, c'est-à-dire que bien que les plantes soient bisexuées, les sexes sont séparés dans des fleurs et souvent dans des inflorescences distinctes. On y trouve sept genres :

  • cinq originaires de l'Ancien monde : Coix, Chionachne, Polytoca, Sclerachne et Trilobachne ;
  • deux d'origine américaine :
    • Zea qui se distingue par ses inflorescences mâles et femelles séparées ; il est subdivisé en deux sections :
      • la section Zea qui ne comprend qu'une espèce : Zea mays, elle-même subdivisée en quatre sous-espèces[8], le maïs et trois téosintes annuelles :
        • Zea mays subsp. mays (L.) Iltis, le maïs proprement dit,
        • Zea mays subsp. mexicana (Schrader) Iltis,
        • Zea mays subsp. parviglumis Iltis & Doebley,
        • Zea mays subsp. huehuetenangensis (Iltis & Doebley) Doebley, parfois considérée comme une variété de la précédente.
      • la section luxuriantes qui comprend quatre espèces de téosintes vivaces :
        • Zea diploperennis Iltis , Doebley & R.Guzman, qui s'hybride facilement avec le maïs,
        • Zea luxurians (Durieu) R.M.Bird,
        • Zea nicaraguensis Iltis & B.F.Benz,
        • Zea perennis (Hitchc.) Reeves & Mangelsdorf,
    • Tripsacum, genre très proche qui comprend dix-sept espèces, dont certaines sont capables de produire des hybrides avec le maïs, réparties en deux sections, Fasciculata avec cinq espèces et Tripsacum avec douze espèces[9], toutes vivaces.

La subdivision de l'espèce Zea mays en sous-espèces est sujette à débat, certains auteurs classant les téosintes annuelles en six races : Nobogame, Central Plateau, Durango, Chalco, Balsas et Huehuetenango, au lieu de trois sous-espèces.

Toutes les espèces et sous-espèces du genre Zea ont le même nombre de chromosomes (2n=20) sauf Zea perennis qui est tétraploïde (2n=40).

Génétique

Épis nus de maïs doux
Épis nus de maïs doux
Maïs perlé
Maïs perlé

D'innombrables formes du maïs sont cultivées. Au XIXe siècle un botaniste américain, Sturtevant, établit une classification en groupes, fondée principalement sur les caractéristiques du grain :

  1. Zea mays saccharata, maïs doux,
  2. Zea mays cerotina, maïs cireux,
  3. Zea mays amylacea, maïs farineux,
  4. Zea mays indentata, maïs denté,
  5. Zea mays indurata, maïs corné,
  6. Zea mays everta, maïs perlé,
  7. Zea mays tunicata, maïs vêtu.

Ce système, considéré comme artificiel, a été remplacé au cours des soixante dernières années par des classifications multicritères faisant appel à beaucoup d'autres données. Les données agronomiques ont été complétées par des caractéristiques botaniques pour constituer une robuste classification initiale, puis des données génétiques, cytologiques, et d'autres liées aux protéines et à l'ADN, ont été ajoutées. On a désormais diverses catégories : formes (peu employées), races, complexes raciaux et plus récemment branches.

Robert Bird et Major Goodman, en 1977, reconnaissent 14 complexes raciaux, combinant caractères morphologiques et données statistiques, identifiés à partir de 20 000 populations de maïs américain[10] :

  1. Maïs coniques
  2. Maïs dentés des Caraïbes,
  3. Pop-corn du Sud,
  4. Maïs sucrés du Nord de l'Amérique du Sud,
  5. Maïs farineux des Terres basses,
  6. Groupe Chapalote,
  7. Groupe du Nord-Ouest de l'Amérique du Sud,
  8. Groupe du Sud de l'Amérique du Sud,
  9. Maïs cornés du Sud des Andes,
  10. Complexe des Andes centrale,
  11. Maïs dentés blancs modernes du Sud,
  12. Groupe Cuzco,
  13. Groupe Hamahuaco,
  14. Groupe Cravos.

Le maïs possède dix paires de chromosomes (n = 20)[11]. La longueur combinée des chromosomes est de 1500 cM. Certains chromosomes du maïs présentent des « renflements hétérochromatiniens » : domaines hétérochromatiques hautement répétitifs qui se teintent en sombre. Ces renflements sont polymorphiques aussi bien dans les souches de maïs que de téosinte. Barbara McClintock utilisa ces renflements comme marqueurs pour démontrer sa théorie des transposons qui lui valut le prix Nobel de physiologie ou médecine en 1983. Le maïs reste encore aujourd'hui un important organisme modèle pour la génétique et la biologie du développement.

Il existe aux États-Unis un conservatoire de maïs mutants, le Maize Genetics Cooperation - Stock Center, créé par le service de recherches agricoles du ministère américain de l'agriculture et situé dans le département des sciences agronomiques de l'université de l'Illinois à Urbana-Champaign. La collection comprend au total près de 80 000 échantillons. L'essentiel de la collection consiste en plusieurs centaines de gènes identifiés, plus des combinaisons de gênes supplémentaires et d'autres variations héréditaires. Il y a environ 1000 aberrations chromosomiques (par exemple translocations et inversions) et des cas de nombres anormaux de chromosomes (par exemple tétraploïdes). Les données génétiques décrivant la collection de maïs mutants ainsi que de nombreuses autres données sur la génétique du maïs peuvent être consultées (en anglais) à l’adresse MaizeGDB, la base de données de la génétique et de la génomique du maïs.

En 2005, aux États-Unis, la Fondation nationale des sciences (NSF), le ministère de l'Agriculture et le ministère de l'Énergie ont créé un consortium pour séquencer le génome du maïs. Le séquençage qui résultera de ces recherches sera immédiatement déposé dans la GenBank (banque de gènes), institution publique chargé de conserver les données de séquençage du génome. Le séquençage du génome du maïs a été considéré comme difficile à cause de sa grande taille et des arrangements génétiques complexes. Le génome compte 50 000 à 60 000 gènes répartis parmi les 2,5 milliards de bases (molécules qui forment l'ADN) constituant ses dix chromosomes (à titre de comparaison, le génome humain contient environ 2,9 milliards de bases et 26 000 gènes).

Des recherches en cours au Centre international d'amélioration du maïs et du blé (Cimmyt), en collaboration avec l'IRD[12], visent à créer un maïs apomictique par hybridation avec une graminée sauvage apparentée, Tripsacum dactyloides. Ce maïs modifié permettrait de produire des graines sans fécondation, facilitant ainsi la production de semences performantes.

Origine et distribution

Téosintes dans le jardin ethnobotanique d'Oaxaca
Téosintes dans le jardin ethnobotanique d'Oaxaca
Évolution de l'épi de la téosinte au maïs
Évolution de l'épi de la téosinte au maïs

L'origine botanique du maïs, plante qui n'existe pas à l'état sauvage sous sa forme actuelle, a longtemps été sujette à controverses.

De nombreuses théories ont été avancées pour expliquer l'origine du maïs dans la Mésoamérique, mais deux écoles[13] continuent de s'affronter :

  1. celle du maïs sauvage, qui existait avant l'arrivée de l'homme, qui est soutenue par Mangelsdorf ;
  2. celle de la téosinte ancêtre du maïs, soutenue par Beadle.

Cependant, un très grand nombre de preuves issues de la biologie moléculaire accréditent aujourd’hui la théorie selon laquelle la téosinte est l’ancêtre du maïs cultivé.

Les très grandes différences morphologiques présentes entre le maïs et la téosinte sont dues à un nombre étonnamment faible de gènes. Des croisements entre des plants de maïs cultivés et des plants de téosinte ont montré que les principales différences morphologiques entre ces deux plantes sont codées par des gènes présents dans dix petites zones du génome. Pour deux de ces zones, un seul gène est présent.

La domestication du maïs par sélection de plants de téosinte mutés qui allait aboutir au maïs actuel aurait commencé il y a neuf millénaires dans le bassin du fleuve Balsas, au sud ouest du Mexique.

Il est originaire de régions clairement reconnues et séparées par l'équateur :

  • au nord : Mexique, Amérique centrale, Venezuela, Colombie ;
  • au sud : Pérou, Équateur, Bolivie, Chili, Brésil.

Histoire du maïs

Lorsque les Européens découvrirent l'Amérique, le maïs était déjà cultivé du nord au sud du continent depuis les rives du Saint-Laurent (Canada) à celles du Rio de la Plata (Argentine). Le maïs a été vu pour la première fois par Christophe Colomb en 1492 à Cuba[14]. Magellan le trouva à Rio de Janeiro en 1520 et Jacques Cartier rapporta en 1535 que Hochelaga, la future Montréal se trouvait au milieu de champs de maïs, qu'il comparait à du « millet du Brésil ».

Les Méso-Amérindiens (Olmèques, Mayas, Aztèques), peuples du centre de l'Amérique, en étaient très dépendants. Certains Nord-Amérindiens, le connaissaient également : c'est d'eux que nous vient le pop-corn.

La première introduction du maïs en Europe, et dans l'Ancien monde, est certainement due à Christophe Colomb au retour de son premier (4 mars 1493) ou deuxième (11 juin 1496) voyage en Amérique selon son propre témoignage.[15].

Du sud de l'Espagne, il s'est diffusé dans toutes les régions d'Europe méridionale au climat suffisamment chaud et humide, le Portugal (1515), le pays basque espagnol (1576), la Galice, le Sud-Ouest de la France et la Bresse (1612), la Vénétie (1554), puis toute la plaine du Pô. D'Italie, il s'est répandu vers l'est : Serbie, Roumanie, Turquie.

En Afrique, le maïs a été introduit d'une part en Égypte vers 1540, par la Turquie et la Syrie, d'autre part dans la région du golfe de Guinée par les Portugais vers 1550.

Le premier dessin du maïs en Europe est dû au botaniste allemand Fuchs en 1542. En Chine, le premier dessin du maïs est daté de 1637, mais sa culture y était déjà répandue.

Le premier ouvrage consacré au maïs en Europe, Le maïs ou blé de Turquie apprécié sous tous ses rapports, est écrit par Parmentier en 1784.

Le succès du maïs tient d'abord à sa facilité de culture et à son rendement très nettement supérieur à celui du blé ou des céréales secondaires qu'il a remplacé, comme le millet (dont il a pris le nom en portugais, milho) et le sorgho, puis au XXe siècle au progrès génétique qui lui a permis de s'adapter à des conditions de culture de plus en plus septentrionales, tout en permettant une production de matière sèche intéressante, cela grâce à des variétés précoces. Les rendements ont quadruplé en 25 ans. [réf. nécessaire]

Symbolisme

Centeolt, dieu du maïs chez les Aztèques
Centeolt, dieu du maïs chez les Aztèques

Dans les cultures mexicaines, le maïs est l'expression du soleil, du monde et de l'homme . Dans le Popol-Vuh , la création du monde n'est achevée qu'après la troisième tentative: le premier homme , détruit par une inondation , était fait d'argile  ; le second est dispersé par une grande pluie, il était fait de bois ; seul le troisième est notre père, il est fait de maïs.

Il est le symbole de la prospérité, considérée dans son origine : la semence.

Utilisation

Le maïs a actuellement trois grands type d'utilisations : l'alimentation animale qui est de loin le premier débouché (environ les deux tiers globalement) et concerne surtout les pays industrialisés, l'alimentation humaine, particulièrement importante dans certains pays du Tiers monde, notamment l'Afrique subsaharienne et l'Amérique latine, et marginale dans les pays industrialisés, et enfin les industries agro-alimentaires, y compris pour la production d'alcool comme bio-carburants.

Alimentation humaine

Semoule de maïs[16]
grain entier
Valeur nutritionnelle
moyenne pour 100 g
Eau 10,3 g
Valeur calorique 362 kcal
Protides
Glucides
Lipides
8,1 g
76,9 g
3,6 g
Provitamine A
Vitamine B1
Vitamine B2
Vitamine B6
Vitamine C
Vitamine PP
0,16 mg
0,385 mg
0,201 mg
0,304 mg
0 mg
3,632 mg
Fer
Calcium
Magnésium
Phosphore
Potassium
Sodium
3,5 mg
6 mg
127 mg
241 mg
287 mg
35 mg
Fibres
7,3 g
Tamales mexicains
Tamales mexicains

Le maïs est cultivé pour ses grains, riches en amidon (environ 63 %), qui constituent la base de l'alimentation de nombreuses populations.

Historiquement, le maïs a été l'aliment de base de toutes les civilisations précolombiennes. Il s'est répandu dans d'autres contrées, en Europe et en Afrique, se substituant partiellement ou totalement à des céréales consommées plus largement autrefois comme le mil et le millet. Dans l'Europe méridionale, il était consommé largement autrefois sous forme de bouillies (dénommées « gaudes » dans la Bresse), constituant une alimentation bon marché pour les couches paysannes, souvent perçue négativement (en Italie, le terme de mangiapolenta est encore vivace pour désigner péjorativement les habitants de la plaine du Pô).

Un régime alimentaire très riche en maïs peut provoquer la pellagre ("pelle agra"; pelle: peau, agra : aigre), maladie cutanée liée à une carence en vitamine PP. En fait, cela est surtout dû à une méconnaissance du mode de consommation de la farine de maïs. Le trempage de la farine de maïs dans une solution alcaline tel que l'eau de chaux permet la libération de la niacine (vitamine PP) et de son précurseur, le tryptophane (nixtamalisation). Le maïs est pauvre en protéines et particulièrement en lysine qui est un acide a