Management
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Le management est la gestion d’un groupe pour la réalisation d’un objectif. On y associe facilement les notions d’autorité et d’encadrement. Un des aspects de l'autorité est de « tirer vers le haut », « tirer le meilleur de chacun » et la confiance est un lien entre les différents éléments du groupe.
Sommaire
|
Historique
Management / définition
Le management est une discipline relativement récente. Au XIXe siècle, on ne voulait plus payer des ouvriers pour leurs polyvalence, mais plutôt uniquement pour ce qu'ils savaient faire de mieux. Vers la fin du XIXe siècle, Frederick Taylor propose le concept d'organisation scientifique du travail. Celui-ci repose sur la décomposition du travail en gestes élémentaires chronométrés et organisés "rationnellement" pour former une chaîne de production. Parallèlement,Henri Fayol propose une approche similaire, avec un même souci de précision et de rationalité, à l'administration et à l'organisation bureaucratique. On parle alors d'administration moderne, qui fut alors et est toujours aujourd'hui la base de tout manuel de gestion. Il amène les concepts de systématisation du travail du dirigeant, de la prévision jusqu'au contrôle en passant par la décision. On reconnait alors les principes de gestion : prévoir, organiser, commander, coordonner et contrôler. Aujourd'hui, on reconnait plutôt ces termes sous le PODC: Planifier, Organiser, Diriger et Contrôler.
C'est au début du XXe siècle que Max Weber intervient dans la définition du management. Ses idéaux des sciences de gestion apparaissent en France vers la fin des années 1970, début des années 1980. Elles regroupent notamment la gestion des ressources humaines, la stratégie d'entreprise, la finance ou le marketing. Elles combinent des approches à la fois déductives (à partir de postulats théoriques que l'on teste, on produit des outils de gestion et on modifie la théorie) et inductives (à partir d'une observation de la réalité managériale, on tente de comprendre les dysfonctionnements d'une organisation par exemple). Elle produit donc ce que certains auteurs appellent une connaissance technoscientifique. Au niveau sémantique, le management est le fait de faire tourner un cheval dans un manège : conduire, diriger, tenir, enseigner, conditionner, sont les maître mots de l'individu qui procède au management de l'animal.
Organisation du travail
L’entreprise est composée de 6 grandes composantes - 4 internes et 2 externes - et d’un projet entrepreneurial.
Les deux composantes externes sont :
- les clients (ressources commerciales) et
- les fournisseurs (ressources matières premières, produits semi-finis, logiciels, conseils, ...).
Les 4 composantes internes sont :
- les employés (ressources humaines);
- l'information (ressources numériques);
- les machines, les bâtiments, les outils, etc. (ressources techniques);
- les investisseurs et les actionnaires (ressources financières).
Toutes ces composantes doivent trouver une satisfaction dans leur association, elles doivent travailler en symbiose autour du projet entrepreneurial et y trouver, toutes, un avantage important. C’est une sorte de « contrat social » incarné par l’entreprise. Ceci est vrai à toute échelle collective, aussi bien au niveau de l’entreprise elle-même (regroupant tous les collaborateurs) que du service (regroupant certains collaborateurs) et de chaque employé.
Cela signifie aussi que tout le monde est dans le même bateau. Si quelqu’un fait un trou dans la coque, tout le monde écope, tout le monde trinque et, éventuellement, tout le monde coule. Ca signifie aussi que lorsque quelqu’un fait mal son travail, ce sont les autres qui doivent le faire à sa place, voire qui peuvent pâtir de sa non-performance (ex. : mauvais prélèvement des produits dans une commande, problèmes informatiques initiant des erreurs de facturation, commandes bloquées, etc.). Tout le monde en supporte les conséquences. L’entreprise appartient aussi bien aux actionnaires qu’aux employés, même si les actionnaires en sont les propriétaires légaux, et cela implique une certaine équité. Pour cela, chaque profit de l’entreprise doit être partagé entre chaque composantes internes :
- l’investissement financier (actionnaires);
- l’investissement humain (salariés, du PDG à l’ouvrier);
- l’investissement matériel et logiciel (machines, systèmes d'information).
Cela sans léser les composantes externes : satisfaire le client et ne pas décourager les fournisseurs.
Cela signifie aussi qu’il est important d’avoir des contrepouvoirs attentifs pour éviter que l’une des composantes internes, voire externes, par une vision à trop court terme, essaie de monopoliser l’attribution des profits (actionnaires rapaces, syndicalistes irresponsables ou patrons égocentriques, fournisseurs spéculateurs). Le « parasitisme », c’est-à-dire le dévoiement du projet entrepreneurial collectif par l’individu, doit être jugulé.
La stratégie
L'objectif commun, s’il n’est pas dévoyé par des intérêts individuels ou corporatistes, donne une grille de décisions au cadre en fixant les priorités. Ca fait aussi appel à la stratégie de l’entreprise (par exemple : produit haut de gamme ou grande consommation) et à des valeurs (par exemple : précision ou vitesse). Ne pas oublier que l’entreprise, comme toute association, est faite par des personnes pour des personnes. Le but ultime de l’entreprise n’est pas le profit en tant que tel, mais la satisfaction de personnes (salarié, actionnaire, client et fournisseurs). En plus du bon salaire, dividende ou commission, l’entreprise et son Projet donne la satisfaction du travail bien fait, de la réalisation personnelle, de la reconnaissance.
Toute réalisation se heurte à une série de problèmes, selon la loi de Murphy, qui dit que « si quelque chose peut mal tourner, elle tournera mal ». Les problèmes doivent être résolus « durablement », mais il vaut mieux avoir à régler les problèmes liés à la performance (débauchage de ses meilleurs éléments par la concurrence par exemple) qu’à la médiocrité (perte d’un client).
Dans la pratique, la stratégie donne généralement lieu à la planification d'actions pour atteindre des objectifs précis sur une période donnée.
Gestion des ressources humaines
La démarche globale de management des ressources humaines recherche l'efficacité au niveau du recrutement, de la formation et du coaching, de la motivation positive et négative, de la communication, de la connaissance (knowledge management), de la planification et du contrôle de l'avancement des tâches.
Plan relationnel
Chaque acteur d’un groupe humain s’insère dans un projet et suppose de donner du Sens au travail et surtout de mettre les bonnes personnes à la bonne place. La façon de manager dépend beaucoup du caractère du responsable, et notamment de son savoir-faire relationnel, et de la personnalité de l’équipe. Sur le plan strictement relationnel, certains comportements contribuent à inspirer confiance et crédibilité :
- être constant : même si un chef est mauvais mais constant dans sa médiocrité, ses collaborateur sauront « le prendre » ;
- dire les choses ;
- tenir ce qui est promis (sanction comme gratification) ;
- droit à l’erreur, mais pas deux fois la même ;
- croire en ce qu’on fait ;
- être juste dans les décisions prises, en particulier vis-à-vis des collaborateurs.
L'application sur le terrain est cependant difficile. Il y aura toujours une «bonne raison » pour viser un avantage à court terme et ne pas faire les choses correctement.
Les conseils
- La pédagogie, c’est répéter, répéter et montrer l’exemple.
Des phrases à bannir :
- Tout le monde le fait (si c’est mal, c’est pas une raison)
- On l'a toujours fait (oui mais les temps changent et il n'y a rien de plus facile à briser qu'une habitude)
- Je pensais que, je croyais que, normalement, logiquement (on sait ou on sait pas et si on sait pas on s'informe)
- J’ai pas eu le temps (j’ai pas pris le temps, ce n’est pas dans mes priorités)
- On (toujours dire Je ou Nous)
- Que ceux qui ne sont pas content s'en aillent (il n'y a que les meilleurs qui partiront, c'est l'effet ghetto)
Les styles de management
Le management peut être évalué selon des critères différents par plusieurs échelles, dont les trois plus connues sont les suivantes:
1. l'Analyse de Blake et Mouton: elle porte un intérêt à la production et aux relations du personnel(1/1:effort minimum mais personnel calme; 1/9:tâches négligées mais ambiance amicale; 5/5(moyenne): travail nécessaire effectué et personnel satisfait; 9/1: efficacité maximum visée et facteurs humains évités; 9/9(idéal): tâches assurées par l'épanouissement du personnel);
2. l'Analyse de Likert s'appuie sur des facteurs organisationnels: la confiance, le contrôle et la communication interne;
3. l'Analyse de Tannenbaum et Schmidt suit une graduation de sept degrés: autorité minimale à maximale du supérieur.
Voir aussi
Liens internes
- Management international
- Culture d'entreprise
- management de la créativité
- entretien d'évaluation
- démarche qualité
- zéro défaut
- projet de service
- qualité totale
- organisation
- organisation du travail
- gestion
- contrôle de gestion
- gestion de projet avec le diagramme de Gantt
- gestion de process
- gestion de crise
- direction par objectifs
- logistique ~ supply chain management ~ gestion des flux
- stratégie d'entreprise ~ intelligence économique
- management participatif
- management des idées
- Gestion des ressources humaines en Belgique
- Chargé d'études statistiques, diplôme classé dans le management des organisations
- Conseil en logistique
- Meilleures pratiques de gestion
Pour aller plus loin
- marketing
- gestion financière
- labyrinthologie : étude de la complexité des circuits et de la répartition des attributions dans l'administration publique
- comitologie : science de l'imbrication des commissions et comités dans l'administration publique et en matière de droit du travail
- Ressources matérielles dont Ressources en matière première et consommables
- Investissements (facteur « capital » au sens physique)
- Ressources financières (facteur « capital » au sens monétaire).
- La place sur le marché (la clientèle est une ressource vitale)
- économie du savoir
Liens externes
- Description et explication de 300 méthodes de management, modèles et théorie d'organisation
- Rubrique management de l'open directory project
- Formations management Management du sport et Management de l'environnement
- Qualité Management de la qualité en Agroalimentaire
- Site de communication abordant le management sous l'angle de la motivation et de la communication
- Guide des sites pour Managers Guide des sites pour Managers (AAE IAE de Paris)
- Objectif compétences MEDEF La démarche "compétence" ou comment "manager par les compétences"
- Management des organisations et marketing
- Mangament international
Catégories : Wikipédia:Article du wiktionnaire • Management





