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Dictionnaire de la langue française
Principales Références

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Le dictionnaire des synonymes est surtout dérivé du Crisco ou du dictionnaire intégral (TID).
L'encyclopédie française bénéficie de la licence Wikipedia (GNU).

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définitions

religion (n.f.)

1.ensemble de croyances et de pratiques sacrées par lesquelles l'homme se relie à un principe supérieur duquel il dépend.

2.foi en un principe supérieur et sacré duquel l'homme dépend.

3.(figuré)activité, système, pratique comparable à une religion (ex. la religion du capitalisme).

4.(figuré)sentiment de respect quasi religieux.

 
synonymes
 
locutions

-embrasser une religion • guerres de Religion • religion anthropomorphique • religion hindo-islamique • religion juive • religion naturelle • religion orthodoxe • religion révélée

-liberté de religion • nouvelle religion • religion primitive [V4.1]

-Annales de la religion • Art islamique et religion • Auréole (religion) • Autel (religion) • Bad Religion • Bien (religion) • Canon (religion) • Cardinal (religion) • Chaos (religion) • Chapitre (religion) • Charité (religion) • Chefs militaires des guerres de religion • Credo (religion) • Grâce (religion) • Guerres de religion • Guerres de religion (France) • Homosexualité et religion • Icône (religion) • Independent (religion) • Institution de la religion chrétienne • Liberté de religion • Manteau (religion) • Ordonnance (religion) • Orphisme (religion) • Parodie de religion • Parrain (religion) • Patriarche (religion) • Philosophie de la religion • Phénoménologie de la religion • Providence (religion) • Religion Saami • Religion abrahamique • Religion au Canada • Religion au Liban • Religion au Maroc • Religion aux États-Unis • Religion aztèque • Religion comparée • Religion cosmique • Religion d'État • Religion des Daces • Religion du Livre • Religion en Belgique • Religion en France • Religion en Islande • Religion en Tunisie • Religion en Écosse • Religion et alimentation • Religion grecque antique • Religion grecque antique (culte) • Religion grecque antique (notions) • Religion grecque antique (sources) • Religion harappienne • Religion japonaise • Religion maya • Religion ougaritique • Religion proto-indo-européenne • Religion romaine • Religion traditionnelle chinoise • Religion à Cuba • Religion à la Réunion • Rite (religion grecque) • Rite funéraire de la religion romaine • Réhabilitation (religion) • Répliques du bon sens aux attaques et objections modernes contre la Religion • Sanctuary (religion) • Science et religion • Secrétaire d'État de la Religion prétendue réformée • Témoignage (religion) • Téménos (religion) • Verdaderos Kreyentes de la Religión del Hip Hop • Élection (religion) • États princiers des Indes par religion

 
dictionnaire analogique

religion (n. f.)

religion (n. f.) [figuré]

religion (n. f.)

religion (n. f.)

 
le Littré (1880)

RELIGION (s. f.)

1. Ensemble de doctrines et de pratiques qui constitue le rapport de l'homme avec la puissance divine. La religion juive. La religion chrétienne. La religion païenne. La religion de Mahomet, de Bouddha.

Le chevalier d'Harcourt s'y était opposé, disant que c'était une affaire entre les couronnes de France et d'Espagne, dont la religion ne se devait point mêler (PELLISSON Lett. hist. t. II, p. 194)

Je vois des foisons de religions en plusieurs endroits du monde et dans tous les temps.... j'aurais refusé également la religion de Mahomet, et celle de la Chine, et celle des anciens Romains, et celle des Égyptiens, par cette seule raison que, l'une n'ayant pas plus de marques de vérité que l'autre, la raison ne peut pencher plutôt vers l'une que vers l'autre (PASC. Pens. XIV, 3, édit HAVET.)

Je vois la religion chrétienne fondée sur une religion précédente (PASC. ib. XIV, 3)

Le déisme, presque aussi éloigné de la religion chrétienne que l'athéisme, qui y est tout à fait contraire (PASC. ib. XI, 10 bis.)

La seule religion chrétienne est proportionnée à tous, étant mêlée d'extérieur et d'intérieur ; elle élève le peuple à l'intérieur, et abaisse les superbes à l'extérieur (PASC. ib. XI, 3)

Toute religion est fausse, qui, dans sa foi, n'adore pas un Dieu comme principe de toutes choses, et qui, dans sa morale, n'aime pas un seul Dieu comme objet de toutes choses (PASC. ib. XXIII, 4)

La vraie religion doit avoir pour marque d'obliger à aimer son Dieu (PASC. ib. XI, 1)

Ceux à qui Dieu a donné la religion par sentiment du coeur sont bienheureux et bien légitimement persuadés (PASC. ib. VIII, 6)

Fondement de la religion : c'est les miracles (PASC. ib. XXIII, 18)

La religion catholique n'oblige pas à découvrir ses péchés indifféremment à tout le monde ; elle souffre qu'on demeure caché à tous les autres hommes ; mais elle en excepte un seul, à qui elle commande de découvrir le fond de son coeur (PASC. ib. II, 8)

Il [Jésus-Christ] leur [aux apôtres] apprend le caractère de cette haine qu'ils auront à porter, c'est que ce sera une haine de religion ; qu'on les excommuniera, et qu'on les aura tellement en exécration qu'on croira rendre service à Dieu de les exterminer (BOSSUET Méd. sur l'Év. 2e partie, 17° jour.)

Par où ont-ils [les incrédules] deviné que tout ce qu'on pense de ce premier être [Dieu] soit indifférent, et que toutes les religions qu'on voit sur la terre lui soient également bonnes ? (BOSSUET Anne de Gonz.)

Il [un roi] protége la religion en toutes choses, et il connaît, en protégeant la religion, que c'est la religion qui le protége lui-même, puisqu'elle fait le plus puissant motif de la soumission que tant de peuples rendent aux princes (BOSSUET Instr. à Louis XIV, en 1675)

La religion s'intéresse dans ses infortunes [du cardinal de Retz] ; la ville royale s'émeut, et Rome même menace (BOSSUET le Tellier.)

Je n'ai jamais douté, dit-il [Condé], des mystères de la religion, quoi qu'on ait dit (BOSSUET Louis de Bourbon.)

Ce superbe croit s'élever au-dessus de tout et au-dessus de lui-même, quand il s'élève, ce lui semble, au-dessus de la religion qu'il a si longtemps révérée (BOSSUET Anne de Gonz.)

On énerve la religion quand on la change, et on lui ôte un certain poids qui seul est capable de tenir les peuples (BOSSUET Reine d'Anglet.)

Ils [les princes] ont trop fait sentir aux peuples que l'ancienne religion se pouvait changer (BOSSUET ib.)

N'oublions pas ce qui faisait la joie de la reine : Louis est le rempart de la religion ; c'est à la religion qu'il fait servir ses armes redoutées par mer et par terre (BOSSUET Mar.-Thér.)

Dans un âge où l'on ne sait pas encore sa religion, M. de Montausier défendait la sienne (FLÉCH. Duc de Mont.)

L'esprit docile admet la vraie religion ; et l'esprit faible, ou n'en admet aucune, ou en admet une fausse (LA BRUY. XVI)

Si c'est le grand et le sublime de la religion qui éblouit ou qui confond les esprits forts, ils ne sont plus des esprits forts, mais de faibles génies et de petits esprits ; si c'est au contraire ce qu'il y a d'humble et de simple, ils sont à la vérité des esprits forts, et des esprits plus forts que tant de grands hommes si éclairés, si élevés et néanmoins si fidèles (LA BRUY. XVI)

La religion vient des dieux, elle est au-dessus des rois (FÉN. Tél. XXIII)

Observez la religion : le reste meurt, elle ne meurt jamais (FÉN. ib. XV)

La religion est environnée de deux écueils, également dangereux à l'homme, également injurieux à la divinité, savoir, de l'impiété et de la superstition (ROLLIN Hist. anc. Oeuv. t. I, p. 194, dans POUGENS)

Ce n'est pas assez pour une religion d'établir un dogme ; il faut encore qu'elle le dirige (MONTESQ. Espr. XXIV, 19)

Comme on peut juger parmi les ténèbres celles qui sont les moins épais ses, et parmi les abîmes ceux qui sont les moins profonds, ainsi l'on peut chercher entre les religions fausses celles qui sont les plus conformes au bien de la société (MONTESQ. ib. XXIV, 1)

On a beau dire qu'il n'est pas de l'intérêt du prince de souffrir plusieurs religions dans son État.... (MONTESQ. Lettres pers. 85)

En fait de religion les plus proches sont les plus grandes ennemies (MONTESQ. ib. 60)

Genève n'est plus la Genève de Calvin.... le christianisme raisonnable de Locke est la religion de presque tous les ministres, et l'adoration d'un être suprême jointe à la morale est la religion de presque tous les magistrats (VOLT. Lett. Cideville, 12 avr. 1756)

Les religions durent toujours plus que les empires (VOLT. Moeurs, 53)

La religion n'étant que la correspondance de la pensée et de la spiritualité de l'homme avec la pensée divine, avec l'esprit universel, il s'ensuit qu'elle ne peut prendre aucune forme étroite ou légale (MIRABEAU Collection, t. V, p. 267)

Les guerres de religion, les guerres occasionnées par la différence de religion, et, particulièrement, les guerres entre catholiques et protestants en France pendant le XVIe siècle.

Paix de religion, traité conclu à la diète d'Augsbourg, entre l'empereur et les princes protestants d'Allemagne, en 1555.

Religion de l'État, religion d'État, celle que l'État déclare être la sienne, exclusivement à toutes les autres qu'il ne fait que tolérer. La religion catholique, apostolique et romaine est la religion de l'État, Charte de 1814, art. 6.

Religion naturelle, religion qu'on suppose indépendante de toute révélation et qui est une forme du déisme.

Songe que du très haut la sagesse éternelle A gravé de sa main dans le fond de ton coeur La religion naturelle (VOLT. Poëmes, Pour et contre.)

J'entends par religion naturelle les principes de morale communs au genre humain (VOLT. Phil. Newt. I, 6)

2. La religion prétendue réformée, la religion réformée, ou, absolument, la religion, la croyance des calvinistes.

Pour prévenir les désordres dont on était menacé par les gens de la religion (LA FAY. Mém. cour de France, Oeuv. t. III, p. 19, dans POUGENS.)

3. Foi, piété, croyance. Il a beaucoup de religion. Il est sans religion.

Je parle de cette foi respectueuse qui est saisie d'une horreur de religion à la seule présence du sanctuaire, qui approche de l'autel comme Moïse du buisson sacré (MASS. Avent, Disp. à la comm.)

Les épicuriens, qui n'avaient nulle religion, recommandaient l'éloignement des affaires publiques, l'étude et la concorde (VOLT. Dict. phil. Religion, 1)

L'oubli de toute religion conduit à l'oubli des devoirs de l'homme (J. J. ROUSS. Ém. IV)

4. Sentiment de respect, de scrupule, comparé au sentiment religieux.

Vous savez que M. de Grignan n'est pas sur ses intérêts comme sur ceux du roi son maître : il a une religion et un zèle pour ceux-ci, qui ne se peut comparer qu'à la négligence qu'il a pour les siens (SÉV. 183)

Ce m'est une religion que la vénération que j'ai pour cette maison [de Toiras] (SÉV. 22 mai 1682)

Tous les Juifs y étaient accourus [à Jérusalem], afin de célébrer la pâque selon leur coutume ; or chacun sait la religion de ce peuple pour toutes ses cérémonies (BOSSUET Sermons, Bonté et rigueur de Dieu, 2)

Saint Paul observe deux choses dans la religion du serment : l'une, qu'on jure par plus grand que soi ; l'autre, qu'on jure par quelque chose d'immuable (BOSSUET Polit. VII, I, 3)

Ce peuple [les Juifs] est le seul.... qui devait être le dépositaire des secrets divins ; il les a aussi conservés avec une religion qui n'a pas d'exemple (BOSSUET Hist. II, 13)

On lui attribuait un courage à toute épreuve, une religion inviolable pour sa parole (HAMILT. Gramm. 6)

Ils opposèrent à cette demande la religion sacrée du dépôt, qui ne leur permettait pas de livrer à qui que ce fût cette somme du vivant de celui qui la leur avait confiée (ROLLIN Hist. anc. Oeuv. t. IX, p. 552, dans POUGENS)

Si tout meurt avec nous, ....les soins du nom et de la postérité sont frivoles, .... la religion des tombeaux, une illusion vulgaire (MASS. Carême, Avenir.)

Se faire une religion d'une chose, s'en faire une obligation indispensable.

Vous dirai-je qu'il se fit une religion d'écouter les raisons des parties et de lire tous leurs mémoires, quelque longs et ennuyeux qu'ils pussent être ? (FLÉCH. Lamoignon.)

Ne se fit-elle pas une religion de donner un frein à sa langue ? (FLÉCH. Dauph.)

Violer la religion du serment, manquer à son serment.

Surprendre la religion du prince, la religion des juges, la religion d'un tribunal, surprendre la justice du prince, des juges, d'un tribunal, les tromper par un faux exposé.

Il ne disait point qu'on avait surpris la religion de la cour en accusant milord Peterborough d'avoir hasardé les troupes de la reine Anne, parce que ce n'était pas une affaire de religion (VOLT. Jenni, 4)

Voltaire se trompe ; il prend cette locution comme un néologisme de son temps, et il le blâme. Cette locution est beaucoup plus ancienne ; elle se trouve déjà dans la première édition du Dictionnaire de l'Académie, en 1696.

5. L'état des personnes engagées par des voeux à une certaine règle autorisée par l'Église.

Un religieux avec son habit de religion (PASC. Prov. VI)

Mlle de la Basinière est en religion, tout auprès de Mme de la Fayette ; quelques intérêts de famille et une très désagréable humeur ont causé cette retraite où elle s'ennuie fort (SÉV. 400)

Il [le concile de Latran] appelle les nouveaux ordres monastiques de nouvelles religions.... ces nouvelles religions ne font point des Églises nouvelles ; ce n'est pas la singularité de créance, mais la profession d'une piété plus particulière.... qui leur donne le titre de religion (BOSSUET Réfut. cat. Ferry, préambule.)

Ne soyez pas les meurtriers barbares des enfants mêmes que vous consacrez à la religion (MASS. Prof. relig. 1)

Entrer en religion, se faire religieux ou religieuse.

Toutes les langues et toutes les sciences lui sont infuses ; enfin c'est un prodige [Madame Angélique Arnauld, abbesse de Port-Royal], d'autant plus qu'elle est entrée à six ans en religion (SÉV. 388)

Je ne vais point dans cette maison, que je n'en sorte avec regret, et que je ne me repente de n'être point entrée en religion (MAINTENON Lett. à Mme de St-Géran, 27 août 1704)

Mettre une fille en religion, la faire religieuse.

Couvent.

La reine a envoyé par les religions pour faire prier Dieu, afin qu'il plût à sa sainte bonté de détourner le roi d'un dessein qu'il a [épouser une des nièces de Mazarin] (GUI PATIN Lett. t. II, p. 183)

Ma tante de Maignelai la mit [la nièce de l'Épinglière] dans une religion où elle mourut huit ou dix ans après en réputation de sainteté (RETZ I, 55)

Les parents jettent leurs enfants dans les religions sans vocation, et les empêchent d'y entrer contre leur vocation (BOSSUET Pensées chrét. et mor. 42)

Un religieux qui s'est sauvé dans le fond d'une religion, de peur de goûter ni de voir même les plaisirs du monde (FLÉCH. Sermons, Jour de Noël.)

Nom de religion, nom que des religieux, des religieuses prennent en entrant au couvent.

La soeur de M. Pascal, qui s'appelait en religion soeur Euphémie (RAC. Hist. de Port-Royal, part. 2)

Fig. et par plaisanterie. Cette personne veut être de la religion de saint Joseph, avec quatre pantoufles sous le lit, elle veut se marier.

6. Absolument. La religion, l'ordre de Malte. Les galères de la religion.

HISTORIQUE

XIe s.Yglise de religium [monastère] (Lois de Guill. 1)

XIIIe s.Du grant ator que ele avoit, Bien puet cognoistre qui la voit, Qu'el n'est pas de religion (la Rose, 3441)Puet l'en trover religion En seculiere maison ? (ib. 11127)Servise de voie à cimetire est de droit privé, et por ce le puet l'en chalongier au signor cui la teneure est ; et cest servise puet estre aquis por la religion de l'enterrement (Liv. de just. 138)Cil qui sunt en religion ne poent pas revenir au siecle (BEAUMANOIR LVI, 1)Quant il veut entrer en religion (BEAUMANOIR XXI, 4)Religions est cele vertus qui nos fait curious de Dieu et faire son servise (BRUN. LATINI Trésor, p. 421)Quicunques n'est fors et fiers [ferme] en sa loi et en sa religion, à peine puet estre loiaus hom ; car qui n'est loiaus vers son Dieu, comment sera il loiaus vers les homes ? (BRUN. LATINI ib.)

XVe s.Et delibera s'en aller à Romme et se mettre en une religion auprès (COMM. V, 7)

XVIe s.Quant au mot de religion, combien que Ciceron le déduise tres bien du mot de relire.... j'estime que ce mot est opposé à la trop grande licence et excessive que la pluspart du monde s'est permise. - Religion donc comporte autant comme une retraite et discretion meure et bien fondée (CALV. Instit. 66)Y a-il une telle religion à fleschir le genouil, ou envelopper un corps mort, qu'on ne puisse laisser ces choses sans crime ? (CALV. ib. 969)Et lui defendit que jamais elle ne parlast à ce marchand, ou qu'elle la mettroit en religion (MARG. Nouv. VII)Pour atteindre au sommet d'une telle equité, Il faut la pieté joincte à la charité, Et la religion dont reliez nous sommes (RONS. 662)Ceux de la religion, grande pitié que j'use maintenant de ce mot, pour dire ceux de la ligue ou faction (PASQUIER Lett. t. I, p. 272)Ce que ces trois filles s'estoient rendues religieuses en mesme monastere, signifioit que vostre amye et ses deux compagnes se marioient ; car, comme l'on dit, le mariage est la grande religion (l'Amant ressuscité, p. 433, dans LACURNE)Nos rois.... Ploians la pieté au joug de leur service, Gardent religion pour ame de police (D'AUB. Tragiques, Princes.)

ÉTYMOLOGIE

Prov. religio, religion ; espagn. religion ; ital. religione ; du lat. religionem, dont l'étymologie est douteuse entre relegere, recueillir, et religare, relier. Pour relegere, on dit que religare aurait fait religatio (ce qui est inexact, car re-lig-io se conçoit, exemple opt-io), et on cite la phrase : religentem esse oportet, religiosum nefas (voy. FREUND) ; en ce sens, religio voudrait dire recueil (c'est probablement le sens primitif de lex), recueil de formules religieuses, de pratiques. Pour religare, on cite la phrase d'Aulu-Gelle (II, 28) : falsa religione alligare, alium [deum] pro alio nominando ; ce serait une formule qui liait les dieux, et l'homme à eux. En latin, religio, au sens d'état monastique, se trouve dès le Ve siècle.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

RELIGION. Ajoutez :

 
Wikipedia

Religion

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Les différentes familles de religions
Religions abrahamiques
Religions européennes
Religions du monde indien
Religions africaines
Religions asiatiques
Divers symboles religieux
Divers symboles religieux

La religion (du latin religio, au sens propre "soin, scrupule",puis sens dérivé "pratiques cultuelles") recouvre plusieurs notions. Au sens propre, le terme désigne une pratique, le culte actif rendu à la divinité. Par extension, il désigne une doctrine religieuse particulière. Par dérivation, le terme religion naturelle en est venu à désigner la doctrine qui, indépendamment de toute révélation, s'appuie sur les seules inspirations de la raison et du coeur. Enfin, par généralisation, le terme désigne tout sentiment religieux de piété ou toute croyance spirituelle, même peu organisée.

Sommaire

  • 1 Religion et anthropologie
  • 2 Etymologie
  • 3 Contenus et origines
  • 4 Transmission
  • 5 Méthodes
  • 6 Les religions pour le sceptique
  • 7 Conclusion
  • 8 Grandes familles de religions dans le monde
    • 8.1 Principales religions ou philosophies (si absence de religion)
      • 8.1.1 Le christianisme
      • 8.1.2 Non-croyants
      • 8.1.3 L'islam
    • 8.2 = Moins d'un milliard
      • 8.2.1 Autres religions
    • 8.3 Classement historique et géographique
    • 8.4 Classement théologique, philosophique ou anthropologique
  • 9 Relations inter-religieuses
  • 10 Abus du terme religion
  • 11 Voir aussi
    • 11.1 Généralités
    • 11.2 Philosophie
    • 11.3 Histoire et chronologie des religions
      • 11.3.1 Chronologie
    • 11.4 Sociologie des religions
    • 11.5 Spiritualité
    • 11.6 Doctrines et croyances
    • 11.7 Divers
    • 11.8 Liens externes
    • 11.9 Vidéos

Religion et anthropologie

On nomme religion : L'ensemble des pratiques et de rites propres à chacune des familles de croyances. Pour tenter de définir la religion, on peut déjà établir les différences de sens entre le terme religion et ceux de foi et de superstition. La religion suppose un groupe, contrairement à la foi purement individuelle. La religion se distingue de la superstition, qui se résume à invoquer des causes surnaturelles pour expliquer des phénomènes naturels : si les religions incorporent bien souvent des éléments qui procèdent de la superstition, on ne saurait réduire la religion à cela.

D'autre part, Jonathan Smith (écrivain américain) dit dans Critical Terms for Religious Studies : « Le mot “religion” n'est pas un terme trouvé sur le terrain, c'est un terme créé par les chercheurs pour leur propre besoin. En conséquence, c'est à eux que revient la tâche de le définir. Il s'agit d'un concept générique, de second degré, qui joue le même rôle dans la mise en place de l'horizon disciplinaire de l'étude de la religion que les concepts de “langage” et “culture” en linguistique et anthropologie. Sans un tel horizon, il n'y a pas de discipline de l'étude de la religion. »

Etymologie

En Occident, on dit volontiers que le mot religion vient du mot latin re-ligare : pour re-joindre ou re-lier, classiquement compris pour signifier la relation de l'humain au divin, mais aussi les humains les uns aux autres. Religare est l'étymon proposé par Lactance. Mais cette signification est tardive. Une autre voie, proposée par Augustin d'Hippone, suggère l'étymologie archaïque suivante : relegere, « relire, reprendre », par opposition à neglegentia, fait de ne pas se soucier ; et aussi le mot religio, « scrupule » qui est de Cicéron (De natura deorum, II, 10). Cette étymologie évoque l'idée de scrupule dans l'observation des rites et la peur face aux forces surnaturelles.

En Extrême-Orient, le mot religion est la combinaison de deux sinogrammes :

  • shû (japonais) ou zōng (chinois), désignant à l'origine le temple (宀, le toit, la maison) d'où vient l'esprit (示, monition, influence spirituelle), et par extension un groupe uni par le culte des mêmes ancêtres,
  • kyô (japonais) ou jiào (chinois), signifiant "enseignement", "école"

Le terme shûkyô fut tout d'abord utilisé par les Japonais ; les Chinois l'empruntèrent au tout début du XXe siècle (zōngjiào).

Il évoque la transmission (kyô/jiào) d'un savoir, d'une tradition, de rites, de légendes constituant une sorte de catéchisme, au sein d'un groupe (shû/zōng). Le lien généalogique (lignées maîtres-disciples) qu'implique le sens originel de zōng reste important en Chine, où il joue un rôle plus déterminant que la nature exacte de l'idéologie pour le rattachement à une dénomination religieuse. Dans le Zen japonais également, la généalogie religieuse des maîtres est considérée comme une référence importante pour évaluer l'authenticité et la qualité d'une école.

On comprend ainsi qu'il s'agit à la fois des croyances d'un groupe humain et des pratiques qui en découlent.

Contenus et origines

Dans l'antiquité gréco-romaine, les philosophes tentaient déjà d'expliquer l'origine des croyances. Ainsi, Lucrèce, dans De natura rerum, émet l'hypothèse que les hommes ont inventé les dieux pour expliquer les merveilles et les mystères de la nature : pour comprendre ce qu'ils ne maîtrisaient pas. Critias pensait que la religion (et la crainte des dieux) avait été inventée pour imposer à chacun le respect de la société : discipline, morale, sens du bien et du mal. Les anthropologues, psychologues et sociologues s'en tiennent encore pour la plupart à ces deux explications. Les religions cherchent à répondre à la soif de sens de l'humain, mais aussi à expliquer ce que son savoir ne peut expliquer ; elles sont imprégnées de diverses croyances, voire parfois de superstitions, dans certains cas irrationnelles pour un esprit cartésien. Parmi les phénomènes qui effraient l'humain, se dresse en premier lieu la mort. Les différences de perception de la mort constituent le phénomène dirimant. Pour les préhistoriens, le souci d'ensevelir ses morts est en effet un indice qui signale l'émergence d'une certaine forme de conscience et d'un certain sentiment religieux, qui permet de distinguer d'une manière pratique l'humain des anthropoïdes. Les religions montrent un grand souci de la mort, parlant parfois d'espérance pour compenser ce qui semble scandaleux dans cet événement, conçue sous la forme d'un Au-delà, de vie éternelle, de réincarnation, de résurrection, d'immortalité, d'éternité. Elles montrent aussi un intérêt pour les mystères de la vie. En témoignent les images, qu'elles soient idoles, icônes ou symboles.

Transmission

Depuis que l'homme est au monde, il ne cesse de se poser des questions :

  • sur la façon dont le monde fonctionne,
  • sur la place qu'il occupe dans celui-ci,
  • sur les raisons qu'il a d'être au monde,

dans une tentative d'expliquer l'univers et les phénomènes physiques qui l'effraient, souvent impliquant un ou plusieurs déités ou d'autres forces surnaturelles. Il donne un sens au monde où le mot sens doit s'entendre à la fois comme [(herméneutique)] et direction. Au-delà de la distinction (une distinction n'est pas une explication ; ce n'est qu'un procédé typologique), la « religion » tout court pose les questions :

  • du rapport à l'autre humain ou non ,
  • du rapport au monde, en particulier à la nature, dans les animismes, où toutes les forces de la nature sont sacralisées,
  • du rapport à Dieu ou aux dieux,
  • et du rapport à son autre, c'est-à-dire, au non-religieux dont elle se réserve le privilège de tracer les contours 
    • assez nets quand elle les nomme, tour à tour : païen, agnostique, incroyant, infidèle, ou athée,
    • plus flous quand il s'agit d'hérésie ou d'hétérodoxie. Ces deux derniers concepts suggèrent leur désir de participer à l'organisation de la société sous forme de théocratie ou de théonomie.

On peut penser ce rapport en termes essentialistes, ceux de sacré et de profane, ce que font, en fait, tous les théologiens qui n'osent plus parler de leurs convictions que par le détour d'un métalangage. Mais on peut aussi aller plus loin, ne pas s'arrêter là où la théologie le demande, et aborder la religion comme on le fait pour n'importe quel autre aspect de la vie sociale. Dans cette approche, la religion ne se pense plus comme une option mais comme l'un des procédés non-optionnels, universels, par lesquels une société se perçoit, trouve et prend sa place dans le monde. Selon Durkheim, la religion, c'est la société elle-même en train de s'auto-légitimer et de s'auto-adorer.

Méthodes

Les religions, et plus exactement leurs fidèles, relatent et transmettent dans des récits oraux, ou écrits, que ce soit sous forme d'épopées ou de livres saints, de traditions orales ou écrites, les rites adéquats pour le culte. L'ensemble de ses rites constituent une liturgie. Ils transmettent aussi des enseignements et des codes de lois religieuses, censés montrer le juste et l'injuste aux fidèles et donc les doter d'une morale, plus ou moins contraignante, mais censée à tout le moins orienter le croyant vers son bonheur.

La religion inspire l'art (peinture, littérature...), qui lui-même exalte la religion et toute une tradition, si bien que ce ne sont plus seulement les livres saints ou les mythes originels qui entretiennent parfois une religion, mais l'ensemble d'une culture.

La religion interfère aussi avec les sciences et les techniques, à travers les rapports de l'homme au monde "visible" ou "invisible", et des représentations sociales que cela entraîne. Les relations entre science et foi ont ainsi donné lieu à des débats à caractère métaphysique, depuis le XIIIe siècle jusqu'à aujourd'hui, débats qui furent quelquefois très sensibles (voir Galilée, révolution copernicienne).

Les croyants ou fidèles tendent à se réunir ensemble pour célébrer des jours saints par la prière, mais la pratique isolée est également reconnue juste dans la spiritualité. La plupart des religions ont également un code de lois religieuses.

Souvent, avec l'organisation des sociétés, le pouvoir spirituel se mêle au pouvoir temporel transformant son parti en patrie. La plupart des religions ont cela de commun avec les nations (et de façon plus générale avec tout groupe d'hommes) qu'elles ont souvent besoin d'un ennemi pour se fédérer et se construire. C'est dans cette mesure que Daniel Lindenberg en vient à se poser la question de savoir si les religions « sont naturellement intolérantes ».

En outre, on ne peut nier qu'un clergé constitue dans certaines religions à certaines époques une force politique, un État dans l'État, qui peut pratiquer l'obscurantisme.

Depuis le début du XXe siècle, on observe dans le monde occidental un clivage plus ou moins fort entre ces deux pouvoirs religieux et politiques, avec l'apparition du concept de laïcité, en particulier en France. Ce phénomène a pu laisser penser à la disparition progressive des religions, mais la laïcité, du point de vue de ses adeptes, a plutôt remis à sa place la religion. La diffusion d'une culture religieuse laïque, donc pluraliste, est une base indispensable à la connaissance mutuelle des fidèles des diverses religions. Toutefois, la fin du XXè siècle a vu la résurgence, une sorte de "retour" du phénomène religieux. Selon des analystes comme Samuel Huntington, une guerre de civilisations à fondement ou prétexte religieux pourrait se déclencher à l'échelle mondiale. Plus prosaïquement, ce retour administre la preuve que le fait religieux conserve un rôle important dans l'histoire humaine.

Les religions pour le sceptique

Paul Valéry exprima le malaise que peut ressentir un sceptique face à l'attitude religieuse :

« La sincérité ou l'intelligence du croyant est toujours incertaine aux yeux de l'incroyant ; et la réciproque est parfois vraie. Il est presque inconcevable à l'incrédule qu'un homme instruit, calmement attentif, capable de s'abstraire de ses désirs ou de ses craintes imprécises (ou qui ne leur attribue de signification qu'individuelle, organique et presque morbide), capable aussi de s'entretenir nettement avec soi-même, et de bien séparer les domaines et les valeurs, ne rejette pas aux légendes et aux fables tous ces récits de bizarres événements immémoriaux ou improbables qui sont essentiels à l'autorité de toute religion, ne s'avise de la fragilité des preuves et des raisonnements sur quoi les dogmes se fondent, ne s'étonne jusqu'à la négation, en constatant que des révélations, des avis d'importance littéralement infinie pour l'homme, lui soient offerts comme des énigmes dangereuses à la manière du Sphynx, avec de si faibles garanties et dans des formes si éloignées de celles qu'il a coutume d'exiger des choses vraies.[réf. nécessaire] »

Du point de vue sceptique, on considère généralement ceux qui se battent pour le maintien d'un système de croyances religieuses comme des victimes de dissonance cognitive, un biais cognitif en psychologie du raisonnement. Réciproquement, l'athée militant, pour lequel l'athéisme est "la vérité" incontestable est généralement considéré comme un eunuque châtré de la spiritualité qui est le propre de l'homme, observé d'un point de vue anthropologique. Voir aussi l'article Croyances et Dissonance cognitive[réf. nécessaire]

Conclusion

L'individu ressent le besoin rassurant de concrétiser ses craintes[réf. nécessaire], ses angoisses[réf. nécessaire], mais également ses aspirations[réf. nécessaire], sa quête de sens et ses intuitions[réf. nécessaire], bref son sens religieux, dans une discipline, une métaphysique, une croyance, des pratiques, des rites, etc. Aussi l'apparente désaffection des religions dans l'Europe du XXe siècle, et du christianisme en particulier, n'a-t-elle pas tari le profond besoin de religion de l'homme (ce qui se manifeste notamment par l'apparition de nombreuses sectes[réf. nécessaire] ou bien l'inclination pour des religions exotiques[réf. nécessaire], mais encore par la survivance, voire le renouveau, du christianisme[réf. nécessaire]). Comme l'a dit René Girard, même si le sentiment religieux n'est pas raisonnable, la raison ne peut ni récuser ni supprimer celui-ci. Il fait partie de l'Homme.

L'Homme essaie-t-il, grâce à la religion, de se rassurer devant une nature toute-puissante[réf. nécessaire] et pleine de mystères ? Peut-on néanmoins réduire les religions à de simples pis-aller qui permettent d'expliquer grâce à la superstition et au fantastique les phénomènes que nous ne parvenons pas à nous expliquer[réf. nécessaire] ? C'est qu'on ne peut nier[réf. nécessaire] en outre l'aspect identitaire d'une religion : professer une religion, c'est affirmer son appartenance à un groupe et adhérer à ses mœurs et valeurs[réf. nécessaire]. Quoiqu'il soit réducteur, donc faux, de réduire la religion aux expressions les plus fondamentalistes des 3 monothéismes, le renouveau des courants fondamentalistes, plus ou moins liés aux courants politiques les plus extrémistes, procède de cette idée. Les fondamentalismes s'apparentent aux nationalismes les plus virulents. Certes, la religion fut et demeure le prétexte de massacres et de la mise en place de discriminations constantes, de même que les mouvements nationalistes, de même plus généralement que tout facteur identitaire (cf. La Violence et le Sacré de René Girard). Toutefois, la religion, phénomène social, est aussi l'expression d'un profond besoin individuel.

Etant très difficile de ne pas laisser une question ouverte (attitude rationnelle lorsqu'une question souffre d'une absence d'observations ou de faits), l'homme recours à une explication métaphysique. Et cette quête métaphysique, rarement satisfaite en elle-même (le plus souvent parce que la recherche de la cause -existence de Dieu- prend le pas sur la vérification des faits -le miracle-), conduit inévitablement à l'interrogation religieuse, même dans le cas où l'individu, ou le groupe concerné, lui apporte une solution négative.

Grandes familles de religions dans le monde

À travers l'Histoire, les hommes ont élaboré de multiples religions. Certaines se sont répandues dans le monde entier et sont très pratiquées. Divers types de classements des religions sont possibles.

Principales religions ou philosophies (si absence de religion)

A l'heure actuelle, les croyances qui comptent le plus grand nombre par ordre décroissant de fidèles sont :

Le christianisme

(2.2 milliards)

  1. Catholicisme (1.2 milliards) (En stabilité en Europe et en Amérique du Nord, mais globalement en expansion grâce à l'accroissement démographique naturel de certaines zones en développement comme l'Amérique du Sud, en Asie ou l'Afrique noire. .)
  2. Protestantisme (650 millions) (On observe en Europe une stabilité de l'adhésion et un tassement de la pratique dans Églises les plus « historiques », établies. Si on y inclut les Églises historiquement plus minoritaires, voire inexistantes dans certaines régions et proches de l'évangélisme, le protestantisme est en expansion en Europe, surtout en Europe de l'Est.
    1. Évangélisme (500 millions) (Essor de l'évangélisme en Amérique latine, en Afrique noire et même dans le monde musulman)[réf. nécessaire]
    2. Anglicanisme (50 millions)
  3. Orthodoxie (350 millions) (En déclin lié à la faible fécondité de l'Europe de l'Est, sa zone d'influence quasi exclusive.En croissance en afrique de l'est.)

Non-croyants

(indifférents, apostats, agnostiques et athées) (entre 1,8 milliard (sûr) et 2,6 milliard (à vérifier))

Ces chiffres s'appuient sur de nombreuses enquêtes et sondages mais ne peuvent être considérés comme totalement fiables pour deux raisons principales :

Dans de très nombreux pays, il est interdit d'avouer qu'on ne respecte pas la religion officielle. De plus dans d'autres pays où cela est autorisé, la pression sociale et familiale est telle que de très nombreuses personnes n'osent pas avouer leur scepticisme vis-à-vis de la religion dominante. Ces chiffres peuvent donc être grandement sous-évalués. Il se peut ainsi que de nombreux non-croyants soient comptabilisés comme croyants (même dans des pays démocratiques), les enquêtes et sondages se basant sur les déclarations des personnes interrogées.

Inversement, en Chine où la liberté religieuse est très encadrée, restreinte, où les croyants sont surveillés, il se peut que de nombreux croyants se disent non-croyants par peur du régime. Bien que le chiffre des "rationalistes" ait semble-t-il été corrigé pour être représentatif, il ne pourrait bien sûr être considéré comme fiable.

  1. Agnosticisme (1 071 millions) (source World Christian Encyclopedia, le Britannica Book of Year annonce 1 154 millions)
  2. Rationalisme (525 millions) (chiffre à prendre avec précaution car principalement en Chine ou autres dictatures)
  3. Athéisme (300 millions) (En expansion continue en Europe depuis le début du XXe siècle, et en Amérique et en Asie depuis le milieu du XXe siècle)
  4. Indifférents (250 millions)
  5. Libre-pensée (55 millions) (Free-thought)
  6. Apostasie (10 millions) (Phénomène en expansion en Europe : s'appuyant sur les lois issues des directives européennes, un nombre de plus en plus important de personnes ayant été baptisées enfants par leur famille adressent à leur paroisse de baptême une déclaration d'apostasie pour ne plus être comptées comme croyantes ou tout simplement parce qu'elles ne veulent plus « cautionner les propos des dirigeants de ces mouvements religieux ». L'Église catholique romaine est de très loin la principale visée. Voir Apostasie dans le christianisme.) et Débaptisation

L'islam

(1,350 milliard)

  1. Sunnisme (1,200 milliards) (Même phénomène que pour le catholicisme. On peut toutefois noter que l'Islam sunnite est davantage présent en Europe qu'il ne l'était autrefois mais sa part relative décroît dans l'Islam même au profit du chiisme[réf. nécessaire])
  2. Chiisme (150 millions) (Il grignote de plus en plus sur le sunnisme[réf. nécessaire] sous l'impulsion notamment de l'Iran et des « milices de propagande » qu'il soutient, il incarne de plus en plus pour certain l'« Islam de la résistance » en défiance aux alliés plutôt sunnites de l'Amérique dans le monde musulman)
  3. Kharidjisme (3 à 5 millions)

= Moins d'un milliard

  • 4. l'hindouisme (900 millions)
  • 5. la religion traditionnelle chinoise (394 millions)
  • 6. le bouddhisme (325 millions) (le bouddhisme est plutôt une spiritualité)
  • 7. le confucianisme et le taoïsme (226 millions) (plutôt des spiritualités)
  • 9. les religions africaines (Afrique et diasporas) (100 millions)
  • 10. le sikhisme (27 millions)
  • 11. le judaïsme (14 millions)
  • 12. le Mormonisme (13 millions) (Il faut noter que le mormonisme est reconnu comme chrétien par très peu d'Églises ou mouvements chrétiens, à cause de sa croyance en des Écritures en plus de la Bible et en la révélation moderne. Cette dernière révélation faisant de Jésus une sorte de Prophète et non plus le Christ. Il en résulte une considération de la personne de Jésus assez comparable à l'Islam pour laquelle Il n'est qu'un prophète. C'est la raison pour laquelle de nombreuse personne jugent le Mormonisme comme étant une religion différente du Christianisme sans quoi, l'Islam, par sa croyance en Jésus, avant dernier prophete, devrait être considéré comme chrétien également.

Notons également que la pratique du mormonisme exige de ne boire ni alcool, ni café, ni thé, de ne pas fumer et de donner 10% de ses revenus à l'Église de Jésus Christ des saint du dernier jours (dénomination exacte de l'église mormone).

  • 13. le jaïnisme (8 millions)


Autres religions

(250 millions)

  • L'Odinisme (religion traditionnelle germanique)
  • L'Ayyavazhi (issue de l'hindouïsme)
  • La foi Baha'ie
  • Le mouvement rastafari
  • Le satanisme
  • Le shintoïsme (religion traditionnelle japonaise)
  • Le zoroastrisme
  • Les nouveaux mouvements religieux
  • Les sectes
  • Tenrikyô
  • Bön

Classement historique et géographique

Carte du monde donnant les répartitions par religion dominante sur chaque zone de peuplement.Voir Atlas Wikimédia des religions, dans Commons.
Carte du monde donnant les répartitions par religion dominante sur chaque zone de peuplement.
Voir Atlas Wikimédia des religions, dans Commons.

On peut regrouper les religions du point de vue de l'époque ou de l'aire géographique, qui est souvent aussi une aire culturelle. La proximité géographique va souvent de pair avec des emprunts et influences mutuelles, voire une communauté de sources. Par exemple :

  • Les religions antiques; elles sont généralement éteintes, hormis la religion germanique, qui persiste d'une certaine manière en Islande et dans d'autres pays germaniques ; certaines font l'objet de tentatives de résurrection.
  • Religions du monde indien : hindouisme, bouddhisme et jaïnisme, religions profondément liées, et par ailleurs le sikhisme, influencé par l'hindouisme et l'islam.
  • Cartes et graphiques :
    • carte des religions dans le monde
    • Graphique camembert en anglais donnant la répartition des grandes familles de religions parmi la population mondiale (2005); le total dépasse 100% à cause des arrondis.

Classement théologique, philosophique ou anthropologique

On classe parfois les religions selon le nombre de leur dieux, les relations qu’ils entretiennent entre eux, avec l’univers ou les fidèles, ou la présence de certains concepts ou pratiques au sein de la religion :

monothéisme, polythéisme, hénothéisme, panthéisme, monooriginisme
monolâtrie, syncrétisme
animisme, shamanisme

Relations inter-religieuses

Voir : Relations entre religions

Abus du terme religion

Le terme religion a quelquefois été employé de façon abusive : ce fut le cas avec la « religion » saint-simonienne, ainsi qu'avec la « religion » positiviste.

On a aussi parlé de culte de la Raison (voire de la déesse Raison entendue naturellement comme allégorie) à certaines époques, dont celle de la Révolution française.

Voir aussi

Généralités

  • Religion abrahamique
  • Monde (univers)
  • Monothéisme
  • Polythéisme

Philosophie

  • Les notions de Dieu et de dieux
  • Concept de Dieu
  • Théologie
  • La substance, l'être

Histoire et chronologie des religions

  • Les mythologies
    • Sumer
    • Babylone
    • Dieux égyptiens

Chronologie

  • L'animisme
  • Le fétichisme
  • Le polythéisme
  • L'hindouisme, retracé jusque vers 5000 av. J.-C.
  • Le monothéisme, retracé jusqu'à Abraham vers 1850 av. JC
  • Le judaïsme, retracé jusqu'à Moïse vers 1250 av. JC
  • Le zoroastrisme, retracé jusqu'à Zoroastre vers 650 av. JC
  • Le taoïsme, retracé jusqu'à Lao Zi vers 600 av. JC
  • Le bouddhisme, retracé jusqu'à Bouddha vers 560 av. JC
  • Le confucianisme, retracé jusqu'à Confucius vers 550 av. J.-C.
  • Le jaïnisme, retracé jusqu'aux Tîrthankara vers 540 av. J.-C.
  • Le christianisme, retracé jusqu'au début de notre ère avec Jésus-Christ
  • Le christianisme orthodoxe, retracé jusqu'entre 431 et 1054
  • L'islam, retracé jusqu'à Mahomet entre 609 et 632 (Hegire en 622)
  • Le shintoïsme, religion animiste apparue vers 650
  • Le bouddhisme Nichiren, créé par Nichiren vers 1250
  • Le sikhisme, créé par Nanak Ji vers 1500
  • Le protestantisme au début du XVIe siècle. Différents courants dont :
    • Le luthéranisme, initié par Martin Luther en 1517
    • L'anglicanisme initié par Henri VIII en 1531
    • Le calvinisme, initié par Jean Calvin en 1536
  • Le catholicisme en 1054
  • Le mormonisme, c'est à dire l'Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours, créés par Joseph Smith en 1830
  • Les témoins de Jéhovah, créés par Charles Taze Russell en 1881

Sociologie des religions

  • Organisations et institutions
  • Les religions reconnues par l'état belge, sur Wikinations.be
  • Clergé (le mot est compris au sens de catégorie socio-professionnelle)
  • Fondamentalisme

Spiritualité

Voir : Spiritualité

Doctrines et croyances

Les croyances ne sont pas toujours liées à une religion, comme la croyance aux OVNI, par exemple. Inversement, certains dogmes ou croyances religieuses, comme la réincarnation, peuvent être acceptés isolément sans adhérer au système religieux d’où ils sont empruntés.

Voir : Théologie et Croyance

Divers

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Définition sur Wiktionnaire.
   
Citations sur Wikiquote.
  • Critique de l'athéisme
  • Ikuan Tao
  • Jeûne
  • Laïcité
  • Ministères ecclésiastiques
  • Noachite
  • Religion et alimentation
  • Religions et violence
  • Humanisme
  • Mécréant
  • Projet:Religion
  • Et l'homme créa les dieux

Liens externes

  • (fr) Les grandes aires de civilisation dans le monde.
  • (fr) Les religions dans le monde.
  • (fr) Présentation des religions antiques
  • (fr) Raison et Religions
  • (fr) Institut européen en sciences des religions

Vidéos

  • Les religions sur la scène mondiale Série de séminaires universitaires en ligne sur Religion et Mondialisation / Tensions religieuses au Moyen-Orient / Changements religieux en Asie / Fondamentalisme et Sécularisation en Amérique du Nord.
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