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définition - rentées

rente (n.f.)

1.paiement fait chaque année.

2.revenu d'un capital, d'un bien.

3.somme que qqn est tenu de verser régulièrement à qqn d'autre.

4.emprunt de l'État, représenté par un titre donnant droit à un intérêt.

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synonymes - rentées

renter (v.)

pensionner

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voir aussi

rente (n.f.)

rentier

rente (n.)

pensionnaire

locutions

dictionnaire analogique






rente (n. f.)



 

rente (revenu)[Thème]

rente[termes liés]

renté (adj.) [vieux]


 

rente (revenu)[Thème]

renter (v. tr.) [vieux] [V+comp]


Le Littré (1880)

RENTE (s. f.)[ran-t']

1. Revenu annuel. Il vit de ses rentes. Il n'a ni fonds ni rentes.

Un bénéfice de 4000 livres de rente (PASC. Prov. XII)

C'est (avec les deux mille écus de dame de la reine, qu'elle a toujours) vingt-un mille livres de rente qu'elle aura tous les ans (SÉV. 25 déc. 1679)

Tel, avec deux millions de rente, peut être pauvre chaque année de cinq cent mille livres (LA BRUY. VI)

L'éloquence menait à tout dans les républiques des Grecs et dans celle des Romains ; et il était aussi avantageux d'être né avec le talent de bien parler, qu'il le serait aujourd'hui d'être né avec un million de rentes (FONT. Anc. et mod.)

Il n'y a que les sots qui vivent de leurs rentes ; les habiles gens vivent de celles d'autrui (DANCOURT Déroute du pharaon, sc. 3)

J'ai en France soixante mille livres de rente (VOLT. Lett. au roi de Pr. 27 mars 1759)

Mais, dites-vous, il avait donc des rentes ! Eh ! non, messieurs ; il logeait au grenier (BÉRANG. Ém. Debr.)

2. Ce qui est dû annuellement pour un fonds aliéné, cédé ou affermé. Rente foncière. Bail à rente. Rente de bail, d'héritage. Rente en grain, envin. Rente en espèces.

Comme sur un bon fonds de rente et de recettes (RÉGNIER Sat. XIV)

Prenez le titre [d'une terre noble, d'un fief], et laissez-moi la rente (LA FONT. Fauc.)

Pour vous, dit Euthyphron, vous êtes riche, ou vous devez l'être : dix mille livres de rentes et en fonds de terre, cela est beau, cela est doux, et l'on est heureux à moins ; tandis que lui qui parle ainsi a cinquante mille livres de revenu, et croit n'avoir que la moitié de ce qu'il mérite (LA BRUY. V)

N'allez pas croire que je n'aie sacrifié qu'à l'agréable, j'y ai joint l'utile, et Ferney est devenu une terre de sept à huit mille livres de rente, dans le pays le plus riant de l'Europe (VOLT. Lett. Mme de Fontaine, 5 nov. 1759)

Deux chapons de rente, l'un gras et l'autre maigre, voy.

CHAPON

.

3. En économie politique on appelle rente de la terre, ou, simplement, rente, la part des produits afférente au propriétaire, déduction faite des frais et des profits du travail et du capital appliqué.

Qu'est-ce que la rente du sol ? la mesure de la supériorité de force productive d'un sol comparé à d'autres sols, c'est-à-dire l'excédant de produits que donne ce sol contre une somme égale de travail et de capital qui lui est confiée (E. LEVASSEUR Cours d'économie, p. 57)

4. Bêtes de rente, bêtes qu'on entretient pour tirer un revenu de leurs produits, viande, laine, croît, lait, etc. par opposition aux bêtes de travail.

5. Ce qui est dû annuellement pour une somme d'argent aliénée par contrat de constitution. Rente constituée. Rente à quatre, à cinq pour cent.

Une rente viagère sur la tête d'un enfant d'un an vaut le double d'une rente viagère sur une personne de quarante-huit ans (BUFF. Prob. de la vie, Oeuv. t. X, p. 258)

La rente constituée en perpétuel est essentiellement rachetable (Code Nap. art. 1911)

La rente viagère peut être constituée au taux qu'il plaît aux parties contractantes de fixer (ib. art. 1976)

La rente viagère ne s'éteint pas par la mort civile du propriétaire ; le paye ment doit en être continué pendant sa vie naturelle (ib. art. 1982)

6. Absolument. La rente constituée par l'État. La rente est au-dessous du pair. Acheter de la rente.

Rentes perpétuelles ou rentes de l'hôtel de ville, celles qui avaient été fondées par François Ier lors des revers essuyés dans le Milanais en 1521.

À votre avis, [ceux qui viendront après nous] l'aimeront-ils ou l'estimeront-ils moins [Richelieu], à cause que, de son temps, les rentes sur l'hôtel de ville se seront payées un peu plus tard ? (VOIT. Lett. 74)

Les rentes de l'hôtel de ville de Paris sont particulièrement le patrimoine de tous ceux qui n'ont que médiocrement de biens (RETZ Mém. t. II, liv. III, p. 88 dans POUGENS)

Le comte Maurice de Nassau, en partant de la Haye pour aller commander l'infanterie hollandaise, me demanda si on lui confisquerait les rentes qu'il avait sur l'hôtel de ville de Paris : On vous payera, lui dis-je, précisément le même jour que le comte Maurice de Saxe, qui commande l'armée française (VOLT. Pol. et lég. Pens. sur l'adm. publique.)

Beaucoup de bourgeois, qui se croient de bonnes têtes dans leur quartier, pensent que tout va bien dans l'univers, pourvu que les rentes sur l'hôtel de ville soient payées (VOLT. Mél. litt. à M. Dupont.)

7. Rente portable, quérable, voy. ces mots

8. Anciennement. Rente inféodée, rente assignée sur des fiefs, par opposition à rente roturière.

9. Par extension, certaines charges qu'on s'impose à soi-même, et qui sont presque périodiques. Il donne beaucoup, c'est une rente pour les pauvres de son quartier.

S'il [le prince] ne veut plus que sa bonté soit une rente et un revenu certain aux rebelles, s'il se lasse d'épuiser ses coffres pour soudoyer les armées de ses ennemis.... (BALZ. De la cour, 5e disc.)

En sens inverse, certains profits qui sont presque périodiques.

Ce nous est une douce rente que ce monsieur Jourdain, avec les visions de noblesse et de galanterie qu'il est allé se mettre en tête (MOL. Bourg. gent. I, 1)

SYNONYME

RENTE, REVENU. Dans le sens primitif et propre, rente est absolument synonyme de revenu annuel. L'usage y a introduit cette différence que rente se dit surtout des revenus que procure un bien-fonds ou une somme d'argent placée, et uniquement du revenu annuel que l'État paye à ses créanciers. De plus, revenu aujourd'hui comprend tout ce qu'on reçoit, tandis que rente ne comprend pas ce que l'on gagne actuellement par son travail. Un employé a un traitement de 5 000 francs et 3 000 francs de rente ; c'est 8 000 francs de revenu.

HISTORIQUE

XIIe s.L'arcevesque Thomas ad esté mis [mon] servanz, Mes rentes ad cueilleites [levées] tutes par plusurs ans (Th. le mart. 33)

XIIIe s.Les gens du païs se tornerent tuit à aus [eux], et commencierent tuit à aporter as nostres leur rentes, leur avoirs et leur gaaings (VILLEH. CXXII)Margiste li fera recevoir tel rente [lui fera recevoir tel mauvais coup].... (Berte, X)Ou s'il est tex [tel] qu'il sache vivre De ce que sa rente li livre (la Rose, 5058)C'est bien de l'office au bailli qu'il vende les rentes et les issues de le [la] terre son segneur (BEAUMANOIR I, 17)Et aussi li jugement qui sont fet por cozes engagiées ou por rentes à vies ne poent pas estre mis à execussion (BEAUMANOIR VII, 2)L'en fait moult de sel en ceste cité, qui en donne à plus de quarante autres citez, dont le grant kaan a moult très grans rentes (MARC POL p. 463)

XVe s.LX mil livres de rente (COMM. II, 5)

XVIe s.On les bailloit [les terres conquises] à ferme ou à rente aux pauvres citoyens qui n'avoient point d'heritages (AMYOT les Gracques, 10)Les rentes sont reelles et immobiliaires ; les arrerages, personnels et mobiliaires (LOYSEL 506)Toute rente constituée en grain ou autre espece est reductible à argent (LOYSEL 510)Rentes constituées à deniers sont rachetables à toujours (LOYSEL 511)Quand nous regardons dans nos papiers rentiers, nous y voyons un escrit de grosses rentes qu'on nous doit : il y en a aussi une très grande quantité de petites, d'un double et d'un liard (LANOUE 150)Il a un grand train, un beau palais, tant de credit, tant de rente (MONT. I, 324)Toutes personnes de franche condition peuvent vendre et constituer rentes heritieres et viageres sur eux et leurs biens (Coust. génér. t. I, p. 768)Mieux vaut reigle que rente (COTGRAVE)

ÉTYMOLOGIE

Rendre : proprement ce que l'on rend. Berry, rende ; wallon, reintt ; provenç. renta, rerda ; espagn. renta ; portug. renda ; ital. rendita.

RENTÉ, ÉE (part. passé de renter 1)[ran-té, tée]

Qui a des rentes.

A-t-on vu votre muse à la cour présentée Pour décrier les rois du roi même rentée ? (GILB. Apologie)

Je voudrais que l'Académie fût toujours libre, afin qu'il y eût quelque chose de libre en France ; je voudrais que son secrétaire fût mieux renté, afin qu'il y eût justice dans ce monde (VOLT. Lett. d'Alembert, 4 sept. 1772)

Familièrement. Cet homme est bien renté, il est riche.

Qu'il [Chapelain] soit le mieux renté de tous les beaux esprits (BOILEAU Sat. IX.)

Évêché bien renté, bonne et grasse abbaye (M. J. CHÉNIER les Nouveaux saints.)

RENTER (v. a.)[ran-té]

Assigner un revenu à. Renter des hôpitaux, une communauté.

HISTORIQUE

XIVe s.Tant qu'il fu jeunes homes, c'est bien la veritez, Pouvres chevaliers fu et pourement rentez (Guesclin. V. 27)Rices bourgois emparentés Qui em boinne ville ies rentés, Soies preudons de bonne vie (J. DE CONDET p. 182)

XVe s.Et pour la cause de la grand victoire et belle que il ot sur les ennemis de Dieu, il fit là faire et ediffier une abbaye qui est de noirs moines, et les renta bien en Castille (FROISS. II, III, 31)

XVIe s.Qui sait mestier, il est renté (COTGRAVE)

ÉTYMOLOGIE

Rente.

RENTER (v. a.)[ran-té]

Synonyme de rempiéter, c'est-à-dire remettre un pied à un vieux bas dont on garde la jambe. Renter des bas.

HISTORIQUE

XVIe s.Car soudain Atropos jette Les fils de ses soeurs cassez Dans la bouche devorante Du Temps qui d'autres les rante (LOYS LE CARON Poésies, f° 50, dans LACURNE)

ÉTYMOLOGIE

Re..., et enter.

Wikipedia

Rente

                   
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Rente (homonymie).

Une rente est, pour un particulier, une somme fixée à l'avance reçue périodiquement (par exemple chaque mois ou chaque année), pour une durée fixée d'avance (rente certaine) ou, éventuellement, pour le reste de sa vie (rente viagère), provenant du patrimoine de ce particulier. Une rente est également définit de façon plus générale comme le revenu provenant d'un patrimoine.

En économie, c'est une notion centrale (liée à celle de profit) mais qui a de multiples définitions selon les auteurs. De façon approximative, c'est un bénéfice supplémentaire qu'un agent économique peut obtenir par rapport à ses concurrents, parce que ses coûts de production sont inférieurs pour un prix de vente identique, ou parce qu'il est en mesure d'obtenir un prix de vente supérieur.

En finance, c'est un emprunt perpétuel (sans remboursement du capital, mais avec versement d'intérêts réguliers et fixes) émis par un État, constituant une source de revenus pour un particulier. Si la rente est payable en fin de période, elle est postnumerando ; si elle est payable en début de période, elle est praenumerando. Quant à la période de paiements, la rente est perpétuelle quand elle est toujours payée, ne connaît pas de terme, alors qu'une rente temporaire se paie pour une durée déterminée.

Sommaire

  Historique

  XVIIe et XVIIIe siècles

Les rentes constituées sont une forme de crédit qui s'est développée en France aux XVIIe et XVIIIe siècles pour pallier l'absence de système de crédit bancaire, la religion catholique interdisant de toucher des intérêts.

Le prêteur ne peut exiger de remboursement. Seul l'emprunteur peut en décider. Ce système permet à la rente de contourner la législation qui prohibe l’usure : la rente est dite « perpétuelle ». Par ailleurs, le droit du prêteur est en général assuré par une garantie sur un immeuble, un terrain, ou une autre rente, ce qui permet de limiter le montant de l'intérêt.

Le seul moyen pour le rentier de récupérer le fonds qu’il a prêté est de céder la propriété de la rente à un tiers, qui lui rembourse ce capital et perçoit les intérêts à venir (appelés « arrérages » ou « quartiers », versés par trimestre).

Colbert s'opposera aux rentes constituées dans les années 1660, lorsqu'il crée des manufactures car il « déteste le rentier : économiquement il le perçoit comme un oisif parasitaire dont les capitaux ne s'investissent ni dans l'industrie ni dans le commerce, et politiquement, il le perçoit comme un danger[1] », écrit l'historien Michel Vergé-Franceschi.

« Les profits excessifs qu'apportent les constitutions de rente pouvant servir d'occasion à l'oisiveté et empêcher nos sujets de s'adonner au commerce et aux manufactures, à l'agriculture, nous avons résolu d'en diminuer le profit », lui répond, en bon élève, Louis XIV[1].

  Physiocratie, économie classique

La rente, en particulier la rente agricole, est au cœur de l’analyse économique tout au long du XVIIIe et du XIXe siècle.

François Quesnay, chef de file des physiocrates, identifie dans son Tableau économique (1758-1759) plusieurs classes sociales ; la classe des propriétaires (l'aristocratie, le souverain, et le clergé), subsiste grâce à la rente versée par la classe productive (les fermiers).

Adam Smith (dans Recherche sur la nature et les causes de la richesse des nations, livre I, chapitre 11[2]) fait de longs développements sur la rente de la terre, en distinguant les produits qui fournissent toujours de quoi payer une rente, parmi lesquels il voit la nourriture, et les produits qui tantôt fournissent et tantôt ne fournissent pas de quoi payer une rente.

Ricardo (en particulier dans Des principes de l'économie politique et de l'impôt, chapitre II) ou Marx décrivent longuement les liens entre le niveau de la rente et le niveau de la production. En lien avec la théorie de la valeur, la rente est aux sources des débats sur la relation entre productivité, prix et profit.

  Économie néo-classique

Dans l’approche néo-classique, la rente n’est pas un prix mais un profit : en situation de concurrence pure et parfaite, les profits sont nuls mais toute distorsion se traduit par l’apparition de 'rentes' (voir aussi rente de situation).

La plus classique est la rente de monopole ; en situation de monopole une entreprise pratique un prix supérieur au prix de marché et, en dépit d’une production inférieure, profite de marges supérieures.

Dans cette logique, et de manière plus ponctuelle, la rente est liée à l’idée de niche sur un marché. Dès lors qu’elles existent, la recherche de niches à l’abri de la concurrence (qu’il s’agisse de différences dans les produits, de distance entre les lieux de commercialisation, d’entente entre producteurs, etc.) peut devenir un élément moteur pour certains acteurs. La théorie économique sur la dynamique des innovations technologiques repose d’ailleurs beaucoup sur cette notion de rente : selon que la protection liée à un brevet sera extensive ou non, l’inventeur bénéficiera ou non d’une niche (absence de concurrence) plus ou moins importante. Une protection importante ouvre la porte à des usines, commerces ou logements dépend alors des modes de régulation propres au marché immobilier et du droit associé.

  Revenu pour le rentier

Une rente peut être obtenue « à titre onéreux » (lorsqu'il a fallu verser une somme d'argent, par exemple en souscrivant un titre de rente émis par un État) ou « à titre gratuit ».

La rente viagère, les pensions d'invalidité ou les pensions alimentaire sont ainsi des formes particulières de rente ou assimilables à des rentes. La retraite par contre n'est une rente que dans un système par capitalisation. Dans un système par répartition la retraite n'est pas un revenu de patrimoine qui a été acheté -elle est parfois considéré comme un salaire continué-.

Le terme de rentier est en général réservé à un individu qui « vit de ses rentes », c'est-à-dire qui n'a pas d'« emploi » (même si par ailleurs la gestion de son patrimoine peut représenter un travail important) et qui dispose de revenus relativement fixes et sans risques (placement obligataires à base d'emprunts d'État ou garantis en or, revenus fonciers, contrats d'assurances ou de vente viagère, indemnités obtenues par voie judiciaire, etc.) et suffisants pour un train de vie moyen ou supérieur. Cela exclut les artisans ou professionnels libéraux, dont les revenus sont liés à leur travail même lorsque leur activité représente un capital important. Selon qu'on considère la rente comme un revenu fixe sans risque ou un le revenu provenant du patrimoine, les « capitalistes » sont ou pas des rentiers.

Les fortes périodes d'inflation liées aux deux guerres mondiales ont provoqué la « mort des rentiers », tandis que Keynes se félicitait de « l'euthanasie des rentiers » (façon de mettre au travail une frange de la population).

  Emprunt perpétuel d'État

En France, la rente apparut sous l'Ancien Régime à partir de la première émission d'emprunt sous cette forme par François Ier, puis réapparut à partir de la stabilisation financière après la Révolution française et dura jusqu'à la troisième République. Des instruments identiques existaient dans les autres pays. Très tôt, il a existé un marché des rentes, puisqu'il était possible de vendre son titre de rente en échange d'un capital, ou inversement de se constituer une rente en achetant un titre.

La rente a un avantage politique, celui d'obliger le rentier à soutenir le gouvernement contre les alternatives qui menacent de supprimer les rentes, et c'est l'un des plus puissants motifs à l'introduction des pensions de retraite en Allemagne par Bismarck. Mais si le rentier perdait confiance, il vendait sa rente plutôt que de risquer de le perdre dans un soubresaut politique, et le prix baissait. C'était inquiétant pour les gouvernants et ils surveillaient cela comme le lait sur le feu : représentatif de la confiance accordée au gouvernement, au gré des événements économiques, politiques ou militaires, ce prix de la rente avait un impact direct sur les finances publiques. En effet, les États perpétuellement nécessiteux et par conséquent perpétuellement émetteurs de dettes était obligé de suivre le prix du marché pour les nouvelles dettes, et donc si celui-ci baissait à donner plus de rente pour recueillir la même quantité d'argent, donc à gager plus de leur futures recettes (fiscales).

On a assisté progressivement au cours du XXème siècle à une disparition totale des emprunts perpétuels à cause du retour de l'inflation et de l'instabilité financière, dans une première phase lors de la première guerre mondiale, puis une seconde décisive à la suite de la grande dépression américaine et de ses conséquences économiques propagées aux autres continents. Elles ont eu en effet pour conséquences d'un coté la réduction à néant de la valeur de ceux émis précédemment du fait des vagues successives d'inflation, et de l'autre l'impossibilité pour l'ensemble des états d'obtenir une confiance suffisante de la part des investisseurs pour en émettre de nouveaux.

Cependant le succès obtenu par la majorité des pays industrialisés à la fin du XXème siècle pour contrôler de nouveau efficacement l'inflation, et prendre des engagements long terme crédibles à ce sujet, a conduit à la possibilité d'émettre de nouveau des emprunts à très long terme (30 ou 50 ans) presque équivalents à un emprunt perpétuel[3]. De par le passé, le mécanisme qui assurait la stabilité de la monnaie et la possibilité d'emprunt perpétuels était son indexation sur l'or, ou autre métal précieux, le mécanisme essentiel sur lequel s'appuie à la place la finance moderne pour obtenir une stabilité équivalente est l'interdiction pour les états d'imprimer de l'argent directement ainsi que de racheter leur propre dette et donc d'en en manipuler les cours pour spolier leurs créanciers.

  Rentes immobilisées

Des titres de rente sur l'État étaient désignés ainsi et par conséquent de nature normalement mobilière mais que la loi considérait comme des immeubles fictifs après certaines formalités. Ces rentes n'étaient donc aliénables que par des contre-formalités lourdes et on ne pouvait les gager que difficilement. Ce type de rente était destiné à favoriser la stabilité des fortunes.

Un exemple historique est celui des rentes immobilisées constituées en majorat par la Noblesse d'Empire. Les actions immobilisées type canal du Midi ou celles de la Banque de France peuvent y être assimilées. Ces régimes juridiques ont progressivement disparu à partir de 1875.

  Voir aussi

  Articles connexes

  Liens externes

  Notes et références

  1. a et b Michel Vergé-Franceschi, Colbert, la politique du bon sens, Petite Bibliothèque Payot, 2003, p. 357.
  2. Aux éditions GF-Flammarion, tome I, p. 221-349.
  3. Echos Judiciaires : Emprunt perpétuel : le retour
   
               

 

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