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définition - sommeil

sommeil (n.m.)

1.état d'une personne qui dort; assoupissement.

2.état d'inactivité provisoire.

Sommeil (n.)

1.(Cismef)État physiologique caractérisé par la suspension, périodique et réversible, de la conscience et de la vie de relation, et répondant à un besoin de repos de l'organisme. Il est accompagné d'une abolition plus ou moins importante de la sensibilité et d'un ralentissement de la plupart des fonctions de la vie organique. L'électroencéphalographie permet de détecter des phases de sommeil lent, caractérisées par un ralentissement et une synchronisation des ondes, et des phases de sommeil rapide (ou paradoxal), dans lesquelles il existe une désynchronisation du tracé avec des ondes rapides, une hypotonie musculaire marquée, des mouvements rapides des yeux et une production de rêves.

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définition (complément)

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synonymes - sommeil

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voir aussi

sommeil (n.m.)

insomnie

locutions

-Apnée centrale du sommeil • Apnée centrale du sommeil primaire • Apnée centrale du sommeil primitive • Apnée centrale du sommeil secondaire • Apnée du sommeil d'origine centrale • Apnée du sommeil mixte • Apnée du sommeil primitive d'origine centrale • Apnée du sommeil secondaire d'origine centrale • Apnée obstructive du sommeil • Apnée primitive du sommeil chez le nouveau-né • Apnées du sommeil • Bruxisme du sommeil • Bruxisme du sommeil de l'adulte • Bruxisme du sommeil de l'enfant • Bruxisme lié au sommeil • Enregistrement continu sommeil • Erreur d'hygiène de sommeil • Fragmentation du sommeil • Ivresse du sommeil • Maladie du sommeil • Mauvaise hygiène du sommeil • Myoclonie du sommeil bénigne du nouveau-né • Myoclonie du sommeil bénigne néonatale • Paralysie du sommeil • Paralysies du sommeil • Peptide inducteur du sommeil lent • Peptide induisant le sommeil delta • Peptide induisant le sommeil lent • Phases paradoxales du sommeil • Privation de sommeil • Privation de sommeil REM • Privation de sommeil paradoxal • Rythmies du sommeil • Sommeil paradoxal • Sommeil profond • Sommeil à mouvements oculaires rapides • Sommeil à ondes lentes • Stades du sommeil • Sursauts du sommeil • Syndromes d'apnées du sommeil • Tachypnée du sommeil • Trouble du sommeil associé à l'absence de structure • Trouble du sommeil des travailleurs par équipe • Trouble du sommeil des travailleurs postés • Trouble du sommeil lié au travail par poste • Trouble du sommeil par retard de l'heure du coucher • Troubles du passage sommeil-veille • Troubles du sommeil • Troubles du sommeil d'origine extrinsèque • Troubles du sommeil d'origine intrinsèque • Troubles du sommeil liés à l'environnement • Troubles du sommeil par somnolence diurne excessive • Troubles du sommeil par somnolence excessive • Visions du demi-sommeil • apnée (du) sommeil • apnée (du) sommeil nouveau-né • apnée du sommeil • apnée du sommeil centrale • apnée du sommeil chez le nouveau-né • apnée du sommeil chez le nouveau-né SAI • apnée du sommeil du nouveau-né (primaire) • apnée du sommeil obstructive • apnée primitive du sommeil chez le nouveau-né • arracher au sommeil • autres troubles du sommeil • autres troubles du sommeil non organiques • avoir le sommeil léger • avoir sommeil • cure de sommeil • demi-sommeil • dernier sommeil • en sommeil • hormone du sommeil • maladie du sommeil • maladie du sommeil SAI • maladie du sommeil de l'Afrique occidentale • maladie du sommeil de l'Afrique orientale • mettre en sommeil • mise en sommeil • nuit sans sommeil • plongé dans un sommeil • récupérer un manque de sommeil • sans sommeil • sommeil (paisible) • sommeil classique • sommeil de beauté • sommeil de plomb • sommeil lent • sommeil léger • sommeil paisible • sommeil paradoxal • sommeil profond • sommeil proprement dit • sommeil rapide • sommeil éternel • tirer du sommeil • tomber de sommeil • trouble du sommeil • trouble du sommeil non organique, sans précision • trouble du sommeil, sans précision • trouble émotionnel du sommeil SAI • trouble(s) (de) sommeil dus à des causes émotionnelles • troubles du sommeil • troubles du sommeil d'origine organique • troubles du sommeil non organiques • troubles du sommeil par somnolence excessive [hypersomnies]

-Apnée du sommeil • Classification internationale des troubles du sommeil • David Sommeil • Dette de sommeil • Frère sommeil • J'ai pas sommeil • Je n'ai pas sommeil • Journée internationale du sommeil • La Maison du sommeil • Le Cœur en sommeil • Le Grand Sommeil • Le Grand Sommeil (film, 1946) • Le Grand Sommeil (film, 1978) • Le Sommeil (Salvador Dalí) • Le Sommeil de Leo • Le Sommeil de la raison • Le Sommeil du monstre • Maladie du sommeil • Mise en sommeil • Paralysie du sommeil • Rythme veille-sommeil irrégulier • Rythmie du sommeil • Sommeil (homonymie) • Sommeil paradoxal • Sommeil polyphasique • Syndrome d'avance de phase du sommeil • Syndrome de retard de phase du sommeil • Trouble dissociatif lié au sommeil • Troubles du comportement en sommeil paradoxal

dictionnaire analogique








Le Littré (1880)

SOMMEIL (s. m.)[so-mèll, ll mouillées]

1. Entier assoupissement des sens, ou, dans le langage physiologique, cessation momentanée de l'activité propre aux systèmes doués des propriétés de la vie animale.

Je dérobe au sommeil, image de la mort, Ce que je puis du temps qu'elle laisse à mon sort (ROTR. Vencesl. IV, 4)

Une nuit que chacun s'occupait au sommeil, Et mettait à profit l'absence du soleil (LA FONT. Fabl. VIII, 9)

Personne n'a d'assurance, hors la foi, s'il veille ou s'il dort, vu que durant le sommeil on croit veiller aussi fermement que nous faisons.... de sorte que, la moitié de la vie se passant en sommeil.... qui sait si cette autre moitié de la vie où nous pensons veiller n'est pas un autre sommeil un peu différent du premier, dont nous nous éveillons quand nous pensons dormir ? (PASC. Pens. VIII, 1, édit. HAVET.)

Si j'avais envie de faire un doux sommeil, je n'aurais qu'à prendre des cartes ; rien ne m'endort plus sûrement (SÉV. 11 juin 1676)

Il y a en nous une partie languissante qui est toujours prête à s'endormir.... l'esprit veille et dispute contre le sommeil (BOSSUET Panég. St Benoît, 3)

Le coucher dessus la dure, la psalmodie de la nuit et le travail de la journée attirent le sommeil à ce corps si tendre, sommeil léger qui n'appesantit pas l'esprit, et qui n'interrompt presque point ses actions (BOSSUET la Vallière)

Il ne connaissait plus le sommeil, et la froide main de la mort pouvait seule lui clore les yeux (BOSSUET le Tellier.)

On sait que le lendemain, à l'heure marquée, il fallut réveiller d'un profond sommeil cet autre Alexandre (BOSSUET Louis de Bourb.)

Le sommeil sur ses yeux commence à s'épancher (BOILEAU Sat. VIII)

Elle plaint le malheur de la nature humaine, Qui veut qu'en un sommeil où tout s'ensevelit Tant d'heures sans jouer se consument au lit (BOILEAU Sat. X.)

Quoi ! tandis que Néron s'abandonne au sommeil, Faut-il que vous veniez attendre son réveil ? (RAC. Brit. I, 1)

Les ombres par trois fois ont obscurci les cieux, Depuis que le sommeil n'est entré dans vos yeux (RAC. Phèdre, I, 3)

Le laboureur, qui a bien travaillé sans chagrin, et bien mangé sans excès, dort d'un sommeil plein et tranquille que les rêves ne troublent point (VOLT. Dict. phil. Somnambules, II)

L'état de l'âme dans le sommeil est quelque chose de très singulier et dont nous n'avons encore que des notions très imparfaites ; il doit paraître intéressant à un psychologue d'approfondir cet état (BONNET Ess. anal. âme, 23)

N'est-ce pas qu'il est pur le sommeil de l'enfance ? (A. DE MUSSET Rolla.)

Demi-sommeil, état où le sommeil n'est pas profond.

Les âmes fort avancées dans l'oraison passive ou de quiétude, dit le P. Falconi, éprouvent une chose fort surprenante, qui est qu'elles n'ont la nuit qu'un demi-sommeil ; et Dieu opère plus, ce semble, en elles durant la nuit et dans le sommeil que pendant le jour (BOSSUET États d'orais. I, 16)

Par exagération. Un sommeil de mort, un très profond sommeil.

Sommeil ! sommeil de mort ! favorise ma rage ! (VOLT. Triumv. IV, 4)

Dans le style poétique ou oratoire. Les pavots du sommeil.

Le jeune Télémaque, prévenant par ses soins la vigilance des plus vieux capitaines, s'arracha d'entre les bras du doux sommeil (FÉN. Tél. 20)

Dans la mythologie, dieu qui était fils de la Nuit et frère de la Mort.

Suave est le sommeil qui succède à l'effort ; Mais ce fils de la nuit est frère de la mort (PONSARD Lucrèce, IV, 1)

2. Grande envie de dormir. Avoir sommeil. Tomber de sommeil.

J'ai toujours cru et je le crois encore, que le sommeil est une chose invincible (LA FONT. Psyché, II, p. 121)

Pour moi, fermant ma porte et cédant au sommeil (BOILEAU Sat. VI)

3. Terme de médecine. Maladie du sommeil, état nerveux particulier dans lequel le patient a une propension invincible pour le sommeil, qui se prolonge par accès jusqu'à cinq ou six jours et même beaucoup au delà, sans altération de la santé.

4. Fig. En parlant de la mort. Il s'endormit du sommeil des justes.

Sisara, ayant été tué de cette sorte, passa du sommeil naturel à celui de la mort (SACI Bible, Juges, IV, 21)

Dormez votre sommeil, riches de la terre, et demeurez dans votre poussière (BOSSUET le Tellier.)

L'état de ceux qui meurent, ou plutôt qui dorment du sommeil de la mort (BOURDAL. 15e dim. après la Pentecôte, Dominic. t. III, p. 447)

Les corps de plusieurs saints ensevelis dans le sommeil de la mort ressuscitèrent (BOURDAL. Myst. Passion de J. C. t. I, p. 229)

L'apôtre nous avertit de ne pas pleurer ceux qui dorment dans le sommeil de paix (FLÉCH. Mme de Montaus.)

Hélas ! il m'a parlé de calme, de repos, D'un long sommeil de paix qui finit tous nos maux (DUCIS Othello, V, 2)

5. Fig. État d'inactivité, d'inertie. L'enfance est un sommeil.

Dans un lâche sommeil crois-tu qu'enseveli, Achille aura pour elle impunément pâli ? (RAC. Iph. IV, 1)

Et quels coeurs si plongés dans un lâche sommeil.... Ne s'empresseront pas à suivre notre exemple ? (RAC. Athal. IV, 3)

Le triste hiver, saison de mort, est le temps du sommeil, ou plutôt de la torpeur de la nature (BUFF. la Fauvette.)

Le repos de l'Europe fut court ; les passions des princes ne connaissent qu'un léger sommeil (MIRABEAU Collect. t. IV, p. 32)

... L'âme, vierge encor dans le sommeil des sens, Des folles passions ignore les tourments (LEGOUVÉ les Souv.)

L'indolence peut mettre quelques intervalles de sommeil ou d'oubli dans la vie ; mais elle n'use ni ne flétrit le coeur (STAËL Corinne, IV, 3)

6. Fig. Interruption comparée à un moment de sommeil.

C'est ce qui se fait [trouver de l'argent casuel] en mangeant ici une partie de ce que me doit mon fils, et en réservant tout mon revenu pour le payement de mes dettes ; ce sommeil m'était d'autant plus nécessaire.... (SÉV. 13 déc. 1684)

Repos.

Nous tâcherons de vous laisser respirer à Grignan jusqu'au mois d'octobre ; c'est pour ne pas interrompre ce sommeil que je n'ai point voulu que vous vinssiez à Vichy (SÉV. 18 juin 1676)

7. Sommeil d'hiver, engourdissement particulier qui saisit certains animaux, lorsque la température s'abaisse ; il dure des mois entiers.

Sommeil d'été, phénomène qui s'observe chez quelques animaux. Les amphibies, durant la saison sèche, se couchent et tombent dans un état analogue au sommeil de l'hiver, d'où ils sortent à l'apparition de la saison pluvieuse.

8. Sommeil des plantes, position particulière que certains organes des plantes, les feuilles principalement, prennent chaque jour, à l'approche de la nuit, et qu'elles conservent tant que dure l'obscurité.

L'influence de la lumière sur le sommeil des feuilles et des fleurs (DE CANDOLLE Instit. Mém. sc. phys. et math. Sav. étr. t. I, p. 330)

HISTORIQUE

XVIe s.Elle rougissoit de honte de s'estre laissé vaincre au sommeil (AMYOT dans le Dict. de DOCHEZ.)

ÉTYMOLOGIE

Wallon, someie ; provenç. sonelh ; du diminutif fictif somniculus, de somnus (voy. SOMME 3).

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

SOMMEIL. - HIST. Ajoutez : XIIe s.Bernart fu à Roem, n'out, je crei, grant someil (WACE le Roman de Rou, t. I, p. 168)

XIIIe s.Onques les trois puceles n'orent la nuit sommeil (Foulque de Candie, p. 108, Reims, 1860)

XIVe s.Insomnis, sans sommel (ESCALLIER Vocabulaire latin-français 1475)

Wikipedia

Sommeil

                   
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Sommeil (homonymie).
  Chaton endormi
  Deux hommes endormis sur un banc, à Téhéran

Le sommeil est un état naturel récurrent de perte de conscience (mais sans perte de la réception sensitive) du monde extérieur, accompagnée d'une diminution progressive du tonus musculaire, survenant à intervalles réguliers et dont le rôle est encore mal connu. L'alternance veille-sommeil correspond à l'un des cycles fondamentaux chez les animaux : le rythme circadien. Chez l'humain, le sommeil occupe près d'un tiers de la vie.

Le sommeil se distingue de l'inconscience (ou coma) par la préservation des réflexes et par la capacité de la personne endormie à ouvrir les yeux et à réagir à la parole et au toucher. Il existe une organisation du sommeil et de ses trois états. Il est question de cycle circadien pour l'alternance entre la veille et le sommeil. Il est question de cycle ultradien pour l'alternance entre le sommeil lent et le sommeil paradoxal.

Le sommeil dépend du noyau préoptique ventrolatéral (VLPO). Déclenché par l'accumulation quotidienne d'adénosine, le VLPO envoie aux centres de stimulation le signal d'arrêter la production d'histamine et d'autres substances qui nous tiennent éveillés.

Certaines femmes dorment mal pendant leurs règles (elles sont deux fois plus sujettes aux insomnies que les hommes) et beaucoup d'entre elles durant la ménopause. Les personnes âgées dorment en général moins bien que les jeunes.

Sommaire

  Sommeil et esprit

Le sommeil peut être considéré comme un état modifié de la conscience. Sa particularité est qu'il repose sur un état de détente et de relaxation maximal, c'est d'ailleurs pourquoi il est régénérateur.

Au dire des spécialistes du sommeil, la tension pour rester conscient (cette tension qui épuise petit à petit le système nerveux mais permet de réagir face à l'existence) se retrouve dans la sensation des yeux. Ainsi lorsque l'individu s'endort et que les paupières se ferment, cette tension diminue. De plus l'arrivée des images du rêve sont un support pour l'esprit en ce sens qu'il se repose dessus. En effet visualiser des images qui s'imposent d'elles-mêmes mais qui ne sont pas voulues et construites dans l'effort, donne à l'esprit cette sensation qu'il n'a plus rien à chercher, à vouloir, or c'est quand l'esprit ne recherche plus rien qu'il se détend. On voit ainsi en quoi les images du rêve présentent un caractère hypnotique, et c'est sur ce procédé que repose l'hypnose.

En outre si l'essence du sommeil, c'est-à-dire le principe qui le caractérise, est la relaxation, même à l'état de veille on peut connaître des états plus ou moins tendus ou détendus, plus ou moins relaxant sans, donc, à proprement parler dormir.

  Études et recherches

  Importance des premiers jours de la vie

Selon une étude de l'INSERM[1], la qualité du sommeil est programmée dans les premières années de vie. En déréglant artificiellement l'apport en sérotonine (ce qui est connu pour provoquer des troubles du sommeil) sur des bébés souris pendant 15 jours après leur naissance, les chercheurs ont constaté que ces souris devenues adultes avaient un sommeil fragmenté, instable et peu récupérateur. Ces troubles du sommeil s’apparentent à ceux observés lors d’une phase de dépression.

« Ces travaux nous laissent fortement penser que les trois premières semaines de la vie, chez la souris, constituent une période critique pendant laquelle s’installe et se consolide l’impact du système sérotoninergique sur l’équilibre du sommeil et des comportements émotionnels. Une fois que ce système est mis en place, il semble qu'il n'est plus possible d'agir sur cet équilibre de façon persistante » précise Joëlle Adrien, auteur principal et directrice de recherche à l’Inserm.

  Heure du coucher

L'heure du coucher aurait une influence sur le système immunitaire, ce qui ne serait pas le cas de la durée du sommeil. Les sujets qui se couchaient tard (aux environs de 2-3h du matin) avaient un taux de lymphocytes inférieur de 24 % à celui de ceux se couchant tôt (entre 23h et minuit). Le taux de granulocytes de ceux se levant tard était également 18 % plus élevé que celui des sujets se levant tôt[2].

Les adolescents qui se couchent après minuit auraient plus de mal à contrôler leurs impulsions. Parmi les facteurs liés à un coucher après minuit figurent l'âge, un nombre important d'heures passées à regarder la télévision et l'absence de participation à une activité parascolaire[3].

Une étude concernant des centenaires a montré que tous se couchaient tôt le soir, n'avaient pas de problèmes pour s'endormir, se réveillaient tôt le matin, faisaient une sieste durant l'après-midi et ne prenaient pas de somnifères. Ainsi la quantité et les habitudes de sommeil pourraient avoir une grande influence sur la longévité[4].

  Durée

Elle serait, en France en 2009, d'un peu moins de 7 h en semaine et un peu moins de 8 h le week-end, soit une réduction de près d'une heure et demie depuis un demi-siècle[5]. En moyenne, un adulte aurait besoin d'environ 7 h 30 de sommeil par jour[6].

En France en 2012, la durée moyenne est de h 5 en semaine et h 11 le week-end[7]. Les personnes qui dorment h par nuit ou moins dorment en moyenne h 33 en semaine[7]. La moyenne est 2,6 siestes par semaine[7]. Pour la moitié des personnes qui font des siestes, la durée est de 20 à 30 min[7]. Elle est d'une heure pour un quart des personnes et de deux à trois heures pour les personnes restantes[7].

L'homme dort en moyenne 8 heures par nuit, contre h 30 pour la femme. Les Australiens seraient les plus grands dormeurs du monde, avec une moyenne de 9 heures par nuit, tandis qu'un Asiatique sur deux dort moins de six heures[8].

Le sommeil peut également se fragmenter en plusieurs périodes durant une journée, au lieu d'être regroupé en une seule « nuit », ce qui permettrait d'en réduire la durée totale, jusqu'à pouvoir se contenter de 2 à 5 heures par jour. Le sommeil est alors qualifié de sommeil polyphasique.

La durée du sommeil des mammifères est très variable. Le tamia passe environ quinze heures par jour les yeux fermés alors que la girafe en passe elle seulement quatre et demie[réf. nécessaire]. Selon Jerome Spiegel, chercheur à l'université de Californie à Los Angeles, chaque espèce se serait adaptée pour gérer au mieux ses dépenses énergétiques et assurer sa sécurité. Les éléphants dorment à peine plus de trois heures par jour. Il est logique, sur le plan évolutionnaire, que les petites chauves-souris brunes économisent leur énergie, sauf lors des quelques heures par nuit où les insectes dont elles se nourrissent sont de sortie. Un ornithorynque peut dormir plus (quatorze heures), peut-être parce qu'un repas frugal de crustacés suffit à lui apporter une dose suffisante de calories. Quant à la question de sécurité, les mammifères qui dorment dans une cachette, comme les chauves-souris ou les rongeurs, ont tendance à faire des sommes plus longs et plus profonds que ceux devant rester constamment en alerte[9].

  Techniques d'étude

Les méthodes d'exploration du sommeil sont nombreuses. Dans les centres du sommeil, l'examen de base est la polysomnographie qui regroupe l'enregistrement de plusieurs variables :

Le test itératif de latence à l'endormissement (TILE) permet de mesurer le temps nécessaire pour s'endormir. Il est utilisé pour faire le diagnostic de certains troubles du sommeil. L'agenda du sommeil est un test simple qui ne coûte rien. Il permet d'analyser le sommeil et d'orienter assez facilement le diagnostic en cas d'insomnies.

  Causes

Le sommeil était pensé être naturellement induit par l'arrêt de sécrétion d’histamine, le neurotransmetteur qui permet au cerveau de rester en éveil. Il s'agissait de la théorie dite « passive » pour laquelle la formation réticulée jouait un rôle prépondérant et qui considérait que le sommeil n'était que l'arrêt de l'éveil. L'endormissement résulte de mécanismes actifs dit « permissifs »[10].

La régulation de l'alternance veille-sommeil est contrôlée par un double processus : homéostasique et circadien. D'une part le processus circadien (véritable horloge biologique interne), s'aligne sur l'alternance du jour et de la nuit (le rythme nycthéméral), au moyen des facteurs externes de synchronisation. Le rythme nycthéméral s'exprime dans l'ensemble de l'organisme par une baisse de la température, grâce à une hormone cérébrale, la mélatonine, qui est synthétisée durant la nuit par la glande pinéale. L'horaire de sécrétion de cette hormone dépend en partie de facteurs génétiques (sujets du soir ou du matin), mais est également modulée par les stimuli extérieurs tels que la luminosité, l'apport alimentaire, la production de chaleur et l'entraînement social. D'autre part le processus homéostasique (la tendance à retourner vers un état d’équilibre) est une sorte de chronomètre qui fait alterner les périodes d'éveil et de sommeil. La propension au sommeil augmente progressivement au cours de la journée, pour ensuite se dissiper au cours de la nuit, pendant le sommeil. Les mécanismes moléculaires à l'origine de ce processus homéostasique ne sont toutefois pas encore connus.

En pratique, la somnolence et le sommeil surviennent donc à cause de l'effet synergique de deux facteurs : éveil prolongé d'une part, et synchronisation au rythme circadien d'autre part. Il a été montré en 2008[11] que l'exposition à la lumière naturelle améliore les symptômes liés aux troubles des cycles du sommeil, mais les études qui rattachaient la prise orale de mélatonine à un meilleur sommeil sont de plus en plus controversées[12].

  Phases

La durée du sommeil est variable : elle semble légèrement plus courte pour les hommes que pour les femmes, et pour les Noirs que pour les Blancs (du moins aux États-Unis)[13]. Chez des individus, lors d'une nuit, trois à cinq cycles de sommeil de 90 minutes environ (c'est une moyenne) peuvent se suivre, chacun se composant de cinq phases distinctes. Les quatre premières phases correspondent au Sommeil à Ondes Lentes (SOL), les mesures électriques étant très faibles, et la cinquième au sommeil paradoxal où le sujet rêve.

Les données de l'EEG pendant la veille et le sommeil sont communes à tous les mammifères. Par contre, il semblerait qu'il y ait quelques différences chez les mammifères primitifs comme l'échidné. Ces données permettent de distinguer différents stades dans le sommeil.

  Somnolence

  EEG durant la phase 1.

La somnolence (stade 1) est le stade de l'endormissement (transition entre l'éveil et le sommeil) souvent précédé de bâillement. Il est caractérisé par une réduction de la vigilance, du tonus musculaire et de la fréquence cardiaque. Les mouvements musculaires sont lents (les globes oculaires "roulent"). La latence d'endormissement considérée comme normale est inférieure à vingt minutes. Au-delà, il s'agit d'une insomnie. Fait notable, la phase d'endormissement n'est jamais perçue, contrairement au réveil de celle-ci (exemple de l'endormissement lors de la conduite automobile). L'imagerie hypnagogique a souvent lieu pendant la phase I, mais pas toujours[14]. Onde Théta : 3,5 à 7,5 Hz.

  Sommeil léger

  EEG durant la phase 2. Les fuseaux de sommeil sont soulignés.

Le sommeil léger (ou stade 2) occupe environ 50 % du temps de sommeil total. Le sujet est assoupi, mais il est encore très sensible aux stimuli extérieurs. Ainsi en stade 2, environ 50 % des bons dormeurs et 80 % des mauvais dormeurs pensent ne pas dormir. Onde Théta (3,5 à 7,5 Hz), complexes K, et spindles ou fuseaux (12 à 14 Hz)

  Sommeil profond

  EEG durant la phase 4.

Le sommeil profond correspond aux phases 3 et 4 : l'activité électrique est constituée d'ondes lentes, les ondes delta (< 3,5 Hz), et les signes vitaux se ralentissent tout en devenant réguliers. Au stade 3 persiste une très discrète activité musculaire et les mouvements oculaires ont quasiment disparu. C'est au stade 4 que peuvent parfois se produire les terreurs nocturnes ou le somnambulisme.

C'est à ce moment qu'ont lieu les divisions cellulaires et la production de l'hormone de croissance, d'où l'importance du sommeil chez l'enfant. Le sommeil profond occupe environ 1 heure et 40 minutes au cours d'une nuit moyenne de sommeil, que la personne soit un petit dormeur ou un gros dormeur. Il a tendance à diminuer avec l'âge, au profit du stade 2. C'est la phase la plus importante du sommeil.

Celia Green rapporte une expérience où un maître indien dénommé Swami Rama se mit à produire consciemment des ondes delta, cinq minutes après être entré en méditation, et avoir pu raconter, après ces 25 minutes de méditation, ce qui s'était passé autour de lui pendant les enregistrements[15].

  Sommeil paradoxal

Article détaillé : Sommeil paradoxal.
  EEG durant la phase 5. Les mouvements des yeux sont soulignés.

Au contraire des autres phases, l'activité électrique du cerveau et des yeux est très importante lors du sommeil paradoxal, alors qu'il existe une atonie musculaire (paralysie) quasi totale du reste du corps, en dehors des mouvements oculaires qui surviennent par saccades. Sur l'EEG, l'activité néocorticale est plus proche de celle de l'éveil que celle du sommeil lent, c'est là le "paradoxe". La respiration est irrégulière. Le cœur accélère ou ralentit. On observe une dilatation des organes pelviens et une érection qui peut être suivie d'éjaculation. Cette phase se répète toutes les 90 minutes environ, et sa durée s'allonge avec la succession des cycles du sommeil, pour devenir maximale en fin de nuit. C'est la période propice aux rêves (mais aussi aux cauchemars), bien que les rêves puissent survenir pendant le sommeil lent.

Le sommeil paradoxal correspond environ à 20-25 % du temps total de sommeil. Le souvenir des rêves a longtemps été associé avec la présence de sommeil paradoxal. En réalité, on pense aujourd'hui qu'il est possible qu'il n'y ait pas qu'un seul stade du sommeil où nous serions en train de rêver[16].

Les enregistrements polygraphiques (EEG, EMG et EOG) ont permis de montrer une certaine corrélation entre le rêve et le sommeil paradoxal. Des études ont été faites en réveillant plusieurs individus à différents stades du sommeil. Elles ont montré que la qualité du souvenir de leur rêve est fonction du stade auquel ils sont réveillés.

En effet, les sujets réveillés au cours de leur sommeil paradoxal se souviennent avec beaucoup plus de détails de leur rêve, tandis que si on les réveille au cours du sommeil lent, ils s'en souviennent de façon très floue, ou n'en gardent aucun souvenir précis. Les études ont également montré que l'importance du mouvement oculaire, l'augmentation du rythme cardiaque et l'intensité du rêve sont corrélés. Ces études ont conclu que 80 % des rêves se produisent pendant le sommeil paradoxal. Cependant, les activités oniriques peuvent également avoir lieu pendant certains stades du sommeil lent. Il ne faut donc pas superposer les termes "rêve" et "sommeil paradoxal".

  Hypnogramme

Hypnogramme.svg

Au cours d'une nuit de sommeil, les périodes de sommeil paradoxal s'allongent de plus en plus. Au contraire, les phases de sommeil lent profond (stades 3 et 4) se raccourcissent et disparaissent, au profit du stade 2. L'hypnogramme permet de visualiser ces différents stades.

À la fin de chaque cycle, il existe, de façon tout à fait normale, des brefs réveils, en général moins de trois minutes, dont la personne ne se souvient pas le matin. Cependant certaines personnes ne se souviennent que de ces éveils et croient à tort qu'elles n'ont pas fermé l'œil de la nuit[17]. En vieillissant, les périodes de réveil sont mieux mémorisées, donnant l'impression d'un mauvais sommeil alors que la durée de celui-ci est inchangée[18].

Lorsque surviennent des réveils inopinés, le sujet doit repasser en sommeil 1, puis 2 puis 3 et 4. Ainsi, les personnes souffrant d'apnée du sommeil ne dépassent guère le stade 2 du fait des réveils fréquents induits par l'hypoxie. Le sommeil est donc de mauvaise qualité, responsable d'accès de somnolence diurne.

  États fonctionnels du cerveau

Éveil[19] Sommeil à ondes lentes Sommeil paradoxal
EEG Faible amplitude

Rythme rapide

Forte amplitude

Rythme lent

Faible amplitude

rythme rapide

Sensation Vive, origine extérieure

Activité parasympathique et sympathique

Absente ou très atténuée

Activité parasympathique prédominante

Vive, générée intérieurement

Activité sympathique prédominante

Pensée Logique, progressive Logique, répétitive Vive, illogique, étrange
Mouvement Continu, volontaire Occasionnel, involontaire Atonie musculaire

Mouvement commandé par
le cerveau mais pas réalisé

Mouvements oculaires rapides (REM) Fréquents Rares Fréquents

  Conscience

Le sommeil est constitué de différentes phases de conscience. Celles-ci ne sont pas uniformes. Elles ne sont pas non plus obligatoirement présentes au cours d'une nuit de sommeil, loin de là (et heureusement). Cette liste récapitule ces différentes formes de conscience[20].

  • Rêve : Anciennement, on[Qui ?] pensait que le rêve avait lieu exclusivement pendant la phase de sommeil paradoxal, ou REM, car lorsqu'on réveillait les sujets pendant cette phase, ils se rappelaient beaucoup plus souvent leur rêve. En fait, la probabilité d'obtenir un souvenir de rêve est de l'ordre de 80 % si le réveil a lieu pendant la phase REM, et de 20 % en dehors de cette phase. Ceci remet en cause le fait que les rêves ont lieu exclusivement pendant la phase de sommeil paradoxal.
  • Hallucinations hypnagogiques et hypnopompiques : Elles ont lieu respectivement pendant la phase d'endormissement et pendant la phase de réveil. Il s'agit en fait d'expériences auditives ou sonores assez fugaces et qui n'ont pas l'élaboration des rêves.
  • Activité pensante : Elle se déroulerait plutôt pendant les phases de sommeil non REM. Cette activité est de nature peu ou pas sensorielle. Peu élaborée par rapport à celle de l'activité de l'éveil, elle est plus répétitive .
  • Paralysie du sommeil : Très angoissante, elle se manifeste par une paralysie du corps (physiologique pendant la phase de sommeil paradoxal) alors que le sujet est en train de se réveiller. Malgré des efforts intenses, le sujet n'arrive pas à bouger pendant un certain temps, ce qui peut déclencher des attaques de panique. Certaines personnes pensent qu'il s'agit en fait d'un « faux réveil » pendant un rêve, le rêveur « hallucinant » en quelque sorte son réveil, annonçant éventuellement un rêve lucide.
  • Terreurs nocturnes : Il s'agit d'une parasomnie du sommeil lent (proche du somnambulisme) fréquente chez l'enfant avant 8 ans et qui se manifeste par un réveil dissocié brutal accompagné de cris de panique. L'enfant est encore en demi sommeil et si on le réveille complètement, il est incapable de donner des explications. L'amnésie de l'incident est de règle au matin.
  • Rêve lucide : Le rêveur a conscience qu'il rêve dans son rêve. Il s'agit de rêves dont la lucidité du rêveur est très accentuée, ainsi qu'une forte sensorialité.

  Pathologies

  Chiffres notables

D'après le rapport sur le thème du sommeil[21] :

La somnolence diurne excessive atteint 8 % de la population française, 20 à 30 % de la population souffre d'insomnie peu sévère, 5 à 15 % de la population souffre d'insomnie sévère, 15 à 20 % des adultes utilisent occasionnellement des somnifères, 10 % en font un usage régulier. La somnolence diurne et les hypersomnies sont moins bien connues. Chez les 30-60 ans, 9 % des hommes souffrent du syndrome d'apnée du sommeil, contre 4 % chez les femmes.

  Conséquences

D'après le rapport sur le thème du sommeil[21]. Les conséquences professionnelles des insomnies sont une augmentation des arrêts de travail (31% contre 19% chez les bons dormeurs) et des accidents de travail (8 % contre 1 %). Au moins 8 % des insomnies sont d'origine professionnelle. 20% des accidents de la route dans les pays industrialisés sont attribuables à des endormissements au volant : par privation de sommeil, par somnolence diurne excessive ou par médicaments. La proportion atteint près d'un tiers des accidents de la route en France, ce qui en fait la première cause[22].

Le manque de sommeil semble corrélé avec la survenue d'un diabète, d'une obésité[23], d'une hypertension artérielle[24] et le risque de survenue de maladies cardio-vasculaires (du moins, chez la femme)[25]. De même, une mauvaise qualité du sommeil pourrait rendre plus sensible à certaines infections[26]. Sur un modèle de souris atteinte d'Alzheimer, le sommeil empêcherait la formation, dans le cerveau, des plaques amyloïdes, symptomatiques de la maladie[27].

Un sommeil trop court ou trop long semble corrélé à une mortalité plus importante[28].

Un sommeil trop long ou de qualité moindre augmenterait également le risque de survenue d'un diabète[29].

  Classification

Plusieurs formes de dysfonctionnement du sommeil sont dénombrés, selon leurs manifestations et l'état de veille du sujet. L'âge et l'état de santé du sujet, l'absorption de substances médicamenteuses ou d'excitants, les conditions climatiques et de luminosité, la relation du sujet à l'espace et au temps, sont autant de causes potentielles des insomnies.

Les troubles du sommeil se répartissent en deux catégories : les parasomnies qui sont des manifestations qui accompagnent le sommeil, pouvant le perturber ou non, et les dyssomnies qui consistent en une altération de la quantité ou de la qualité du sommeil.

  Historique

Le sommeil, tant sa régulation que son rôle, reste un mystère.

Dès 1937, le neurophysiologiste américain Alfred Lee Loomis mit en évidence cinq phases successives dans une nuit de sommeil grâce à l'électro-encéphalogramme (EEG), qu'il nomma de A à E.

  • A et B correspondaient à la phase d'endormissement ;
  • C au sommeil léger ;
  • D et E au sommeil profond.

Nathaniel Kleitman, qui dirigeait une unité de sommeil à l'Université de Chicago, réduisit le nombre de phases de sommeil à quatre :

  • A et B constituaient un premier stade I ;
  • C un second stade ;
  • D un troisième ;
  • E un quatrième,

l'ensemble constituant le sommeil lent (SL).

Un de ses assistants, Eugène Aserinsky, remarqua sur l'électroencéphalogramme des oscillations de grande amplitude, correspondant à des mouvements oculaires, un relâchement du tonus musculaire de la nuque (chez l'homme qui peut relâcher volontairement ces muscles et ceux du menton), suivi d'une intense activité du cortex cérébral lorsque les sujets amorçaient le quatrième stade. La présence de mouvements oculaires rapides ou MOR (REM, Rapid eye movements en anglais) permit d'assimiler cette phase aux rêves : elle fut alors baptisée « sommeil rapide » ou « paradoxal » en 1961 par le français Michel Jouvet, alors chercheur au CNRS à Lyon.

Alors que l'on[Qui ?] pensait qu'aucun animal ne pouvait vivre sans sommeil (chose vérifiée chez les rats et les oiseaux), des observations d'orques et de grands dauphins ont prouvé le contraire. Une équipe de chercheurs de l'Université de Californie à Los Angeles (UCLA) dirigée par le professeur Jerry Siegel[30], a remarqué que pendant le mois suivant leurs accouchements, les femelles et leurs petits ne dormaient pas. Cet éveil permettrait aux petits : d'échapper aux prédateurs, de maintenir leur température corporelle car ils ne disposent pas encore de graisse protectrice, de remonter très souvent à la surface pour respirer, toutes les 3 à 30 secondes et de favoriser la croissance rapide de leur cerveau et de leur corps. Petit à petit, les femelles et leurs petits retrouvent un rythme de sommeil « normal ».

  Notes et références

  1. Popa D, Lena C, Alexandre C, Adrien J., Lasting syndrome of depression produced by reduction of serotonin uptake during postnatal development: evidence from sleep, stress and behaviour, J Neuroscience 2008, DOI 28: 3546-3554.
  2. Adachi K, Nishijo K, Abo T, Those with the habit of going to sleep early show a higher ratio of lymphocytes while those with the habit of staying up late show a higher ratio of granulocytes, Department of Immunology, Niigata University School of Medicine, Niigata, Japan, 2010, PMID 20460742 (version complète)
  3. Abe T, Hagihara A, Nobutomo K, Sleep patterns and impulse control among Japanese junior high school students, Department of Health Services Management and Policy, Kyushu University Graduate School of Medicine, Higashi-Ku, Fukuoka, Japan, 2009, PMID 20005566
  4. Spadafora FL et al., Aspects of sleep in centenarians, University of Reggio Calabria, Italy, 1996, PMID 18653070
  5. Les Français dorment moins de sept heures par nuit, Le Monde, 11 mars 2008
  6. http://www.linternaute.com/sante/quotidien/dossiers/06/0606-sommeil/1.shtml
  7. a, b, c, d et e Sommeil et performance au quotidien, résultats de l'enquête INSV-MGEN réalisée par opinionway auprès de 1010 personnes de 18 à 65 ans du 13 au 23 janvier 2012 [PDF] Institut national sommeil vigilance.org, mode de recueil en ligne des résultats.
  8. Isopublic, étude internationale sur les habitudes de sommeil réalisée par Gallup International dans 27 pays à travers les cinq continents, 2004 ;
  9. National Geographic France N° de juillet 2011.
  10. Jean Louis Valatx, « La Revue du Praticien (Paris) 1996; 46: 2404-10 » sur sommeil.univ-lyon1.fr
  11. (en) Riemersma-van der Lek et coll. ; Effect of bright light and melatonin on cognitive and non cognitive function of elderly residents of group care facilities. A randomized controlled trial. Revue JAMA 2008 ; 299 : 2642-2655
  12. La prise en charge de l’arthrite juvénile idiopathique sur Has santé. Consulté le 6 février 2012
  13. (en) Lauderdale DS, Knutson K, Yan L et als. Objectively measured sleep characteristics among early middle-aged adults: the CARDIA Study, Am J Epidemiol, 2006;164:5-16
  14. Catherine Lemaire, Rêves éveillés, Les Empêcheurs de penser en rond, 1999
  15. Green et al., Biofeedback for Mind-Body Regulation, The Menninger Foundation, Topeka, Kansas, 1971.
  16. [1]
  17. Jean-Louis Valatx, la physiologie du sommeil
  18. revue prescrire, n°292, février 2008
  19. [PDF]UNAFORMEC
  20. Donald J. DeGracia, center for molecular medicine and genetics, les paradigmes de la conscience dans le sommeil, traduction Florence Ghibellini dans la revue Rêver n°3, Ed. Ea-Anahita
  21. a et b [PDF] Rapport sur le thème du sommeil du Dr Jean-Pierre Giordanella Mis en ligne le jeudi 28 décembre 2006 par le Ministère de la Santé et des Solidarités
  22. Document 2008 de l' Association des sociétés françaises d'autoroutes
  23. Knutson KL, Spiegel K, Penev P, Van Cauter E, The metabolic consequences of sleep deprivation, Sleep Med Rev, 2007;11:163-178
  24. Gangwisch JE, Heymsfield SB, Boden-Albala B et als. Short sleep duration as a risk factor for hypertension: analysis of the First National Health and Nutrition Examination Survey, Hypertension, 2006;47:833-839
  25. Ayas NT, White DP, Manson JE et als. A prospective study of sleep duration and coronary heart disease in women, Arch Intern Med, 2003;163(2):205-209
  26. Cohen S, Doyle WJ, Alper CM, Janicki-Deverts D, Turner RB, Sleep habits and susceptibility to the common cold, Arch Intern Med, 2009;169:62-67
  27. chronique de jean-didier Vincent sur l'Express n°3066 de la semaine du 8 au 14 avril 2010
  28. Cappuccio FP, D’Elia L, Strazzullo P, Miller MA. Sleep duration and all-cause mortality: a systematic review and meta-analysis of prospective studies, Sleep, 2010;33:585-92
  29. Cappuccio FP, D’Elia L, Strazzullo P, Miller MA, Quantity and quality of sleep and incidence of type-2 diabetes: a meta-analysis of prospective studies, Diabetes Care, 2010;33:414-20.
  30. Cette étude est publiée dans l'édition du 30 juin 2005 de la revue scientifique Nature (vol 435, p1177). Voir aussi Newborn dolphins go a month without sleep.

  Annexes

Sur les autres projets Wikimedia :

  Articles connexes

  Bibliographie

  • Damien Léger, Le sommeil dans tous ses états, Plon, 2010, 234 pages, (ISBN 2259209696)
  • Michel Billiard, Le Sommeil, Le Cavalier Bleu, 2002, (ISBN 284670046X)
  • Michel Jouvet, Pourquoi rêvons-nous ? Pourquoi dormons-nous ? Où, quand, comment ?, Odile Jacob, Paris, 2000 (ISBN 2738108458)
  • Michel Jouvet, Le sommeil et le rêve, Odile Jacob, 2000
  • Peretz Lavie, Le monde du sommeil, Odile Jacob, Paris, 1998, (ISBN 2738105521)

  Liens externes


   
               

 

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