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définitions

sorcellerie (n.f.)

1.pratique magique du sorcier.

2.magie usant des mauvais esprits.

3.(figuré)chose étrange, inexplicable.

 
synonymes
 
locutions
 
dictionnaire analogique

sorcellerie (n. f.)

tid

magie[Classe]

sorcellerie (n. f.)

tid

magie[Classe]

 
le Littré (1880)

SORCELLERIE (s. f.)

1. Opération de sorcier.

On est réduit à me conter des sorcelleries pour m'amuser (SÉV. 5 juillet 1671)

Catherine de Médicis avait mis la magie si fort à la mode en France, qu'un prêtre nommé Séchelles, qui fut brûlé en Grève sous Henri III pour sorcellerie, accusa douze cents personnes de ce prétendu crime (VOLT. Henr. V, notes.)

C'est à cette raison naissante qu'on dut la déclaration du roi de 1672, qui défendit aux tribunaux d'admettre les simples accusations de sorcellerie (VOLT. Louis XIV, 31)

On immola des enfants de dix ans [pour accusation de sorcellerie dans la Nouvelle-Angleterre] ; on dépouilla de jeunes filles ; on chercha sur tout leur corps, avec une impudente curiosité, des marques de sorcellerie (RAYNAL Hist. phil. XVII, 20)

La magie goétique est ce qu'on a appelé aussi sorcellerie ; ceux qui en faisaient profession n'avaient commerce qu'avec les mauvais démons, et n'employaient leur pouvoir que pour nuire et commettre des crimes (LEBLOND Instit. Mém. litt. et beaux-arts, t. I, p. 188)

2. Fig. Tours d'adresse, choses qui paraissent au-dessus des forces de la nature. Cela ne peut se faire sans sorcellerie.

HISTORIQUE

XIIIe s.Daciens voit son frere, moult docement li prie ; Amis, car croi en Dieu le fil sainte Marie, Et relenquis Mahon et sa sorcelerie (Ch. d'Ant. VI, 793)

XVIe s.Une vieille dame, craintive de ces sorcelleries [sorts jetés] (MONT. I, 95)Si j'oyois parler ou des esprits qui reviennent, ou du prognostique des choses futures, des enchantements, des sorcelleries (MONT. I, 200)

ÉTYMOLOGIE

L'anc. verbe sorceler, de même radical que sorcier ; wallon, sorsulreie ; provenç. sorrolharia. Le mot le plus usité dans l'ancienne langue était sorcerie ; on disait aussi sorcelage.

 
Wikipedia

Sorcellerie

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

La sorcellerie est un terme controversé et son histoire est complexe. Selon le contexte et le milieu culturel dans lequel ce mot est employé, il désigne des idées différentes, voire opposées. Chaque société possède ses propres conceptions en matière de tradition, de croyance, de religion, de rites, de rapport à l'au-delà et à la mort et d'esprits bons ou mauvais  ; il est parfois impossible de trouver un équivalent d’une culture à l’autre.

Le terme sorcellerie désigne souvent la pratique de la magie. Selon les cultures, la sorcellerie fut considérée avec des degrés variables de soupçon voire d'hostilité, parfois avec ambivalence, n'étant intrinsèquement ni bonne ni mauvaise. Certaines doctrines religieuses considèrent toute forme de magie comme de la sorcellerie, la proscrivent ou la place au rang de la superstition. Elles opposent le caractère sacré de leurs propres rituels aux pratiques de la sorcellerie.

Ce terme est également employé de façon péjorative en référence à la pratique de la magie. La sorcellerie est alors, dans cette acception, l'accusation portée à l'encontre de ceux qui utilisent des moyens surnaturels pour un usage réprouvé par une majorité de la société. Les croyances en ce type de praticiens de la magie se sont rencontrés dans la plupart des sociétés humaines. De telles accusations ont parfois mené à des chasses aux sorcières.Dans d'autres sociétés , les chamans ou les griots étaient non seulement bien acceptés en tant que praticiens des rituels traditionnels et d'intercesseurs avec les forces et les énergies de l'invisible, mais respectées, parfois craints, et souvent placés en positions socialement dominantes.

Pour les religions monothéistes occidentales (principalement le judaïsme, le christianisme et l'islam), la sorcellerie fut souvent condamnée et considérée comme une hérésie. La notion de sorcellerie prit une grande importance pour les catholiques et les protestants à la fin du Moyen Âge. À cette époque la sorcellerie a progressivement été assimilée à une forme de culte du Diable. Des accusations de sorcellerie ont alors été fréquemment combinées à d'autres charges d'hérésie contre des groupes tels que les Cathares et les Vaudois.Certains groupes anciens ou modernes se sont parfois plus ou moins ouvertement réclamé d'un culte "sataniste" dédié au mal.

Le sabbat des sorcières par Francisco Goya
Le sabbat des sorcières par Francisco Goya

Sommaire

  • 1 Étymologie
  • 2 Sorcier
  • 3 Sorcière
  • 4 Pratiques considérées comme de la sorcellerie
  • 5 Différences entre la sorcellerie et les autres formes de magie
  • 6 La sorcellerie européenne traditionnelle
    • 6.1 L'exemple de l'Angleterre
    • 6.2 Explication rationnelle de quelques cas de sorcellerie
    • 6.3 Voir aussi
  • 7 La sorcellerie dans le monde occidental contemporain
    • 7.1 La revalorisation de la pensée magique au XXe siècle
  • 8 Croyances anciennes du Proche- et Moyen-Orient
  • 9 La sorcellerie dans le Tanakh (Bible hébraïque, Ancien Testament)
  • 10 La sorcellerie dans le Nouveau Testament
  • 11 Les perceptions judaïques de la sorcellerie
  • 12 La sorcellerie dans le monde musulman
  • 13 Sorcellerie africaine
  • 14 Répression de la sorcellerie
    • 14.1 Cameroun
  • 15 Films, Séries et Dessins Animés
  • 16 Bibliographie
  • 17 Liens internes
  • 18 Liens externes
  • 19 Notes et références

Étymologie

Deux origines possibles sont retenues concernant le mot sorcellerie. Certains affirment qu'il dérive de sourcier et d'autres affirment qu'il dérive du mot sort, maléfice lancé par un "jeteur de sorts".

  • La traduction allemande est "hexe" dérivée du vieux allemand "Hagazussa", c'est-à-dire Zaunreiterin femme qui monte un Balai, d'où l'image traditionnelle de la sorcière en train de voler sur son Besom (mot désignant le balai).
  • En espagnol , "bruja" provient du terme ibère bruixa, et plus précisément du galicien bruxa.
  • Le mot anglais "witchcraft" est directement dérivé du vieil anglais wicca (homme chaman) et/ou wik (femme chaman). D'autres pensent que la racine commune à Witchcraft et wicca et wik serait Wit, qui désignerait la connaissance / sagesse en très vieil anglais.

Sorcier

Les Trois Sorciers, par Johann Heinrich Füssli, Suisse
Les Trois Sorciers, par Johann Heinrich Füssli, Suisse

Selon l'acception générale et populaire du terme, le sorcier est un jeteur de sort, recourant à la magie noire. Il peut être "spécialiste" d'un domaine, telle la communication avec les esprits, généralement de défunts (on parle alors plus volontiers de mage ou de voyant), ou l'animation d'êtres morts (Voir: nécromancie).

Du point de vue anthropologique, le mot sorcier peut recouvrir différentes fonctions comme chaman ou homme-médecine.

C'est aussi un personnage maléfique présent dans les contes et les légendes. Il figure désormais dans l'univers du jeu de rôles, dans l'univers de Terry Pratchett et autres, plus fantastique, tels qu'Harry Potter.

Sorcière

La sorcellerie désignant tout ce qui est considéré comme surnaturels sans appartenir à la religion officielle ou tout ce qui est relatif au mal dans ces mêmes religions. Il apparait que dans les mythologies des premières sociétés humaines (société matriarcale), la femme avait un rôle important. La religion ancienne devenant le diable de la nouvelle, le christianisme associa souvent les femmes à des rôles maléfiques telles que les parques de la mythologie gréco-romaine ou encore Ève dans le mythe d'Adam et Ève, qui s'allie au serpent (agent du mal), pour plonger l'homme dans sa triste condition. Ceci explique partiellement le rôle prépondérant des sorcières à celui des sorciers dans les mythes populaires européens.

Voir l’article Sorcière.

Volant dans les airs à califourchon sur son manche à balai, ainsi est représentée la sorcière dans l'icônographie populaire occidentale. Antithèse de la fée, elle a les mêmes fonctions que le sorcier, tant en anthropologie que dans les contes et légendes.

La sorcière dans l'imagerie populaire européenne. Nez crochu, volant sur son balai pendant la pleine lune.
La sorcière dans l'imagerie populaire européenne. Nez crochu, volant sur son balai pendant la pleine lune.

Pratiques considérées comme de la sorcellerie

Le terme sorcellerie est communément appliqué aux pratiques visant à influencer le corps ou l'esprit d'une personne, pratiques jugées subversives et mettant en péril l'ordre social.

Certains, comme les néo-païens, considèrent la nature maléfique de la sorcellerie comme étant une projection chrétienne. Cependant, le concept de "praticien de la magie" influençant le corps ou l'esprit d'autrui contre son gré était présent au sein de nombreuses cultures avant même l'introduction du monothéisme. En effet, de vieilles traditions de "magie blanche" ou religieuses avaient déjà pour but d'identifier ou de contrer ces praticiens. Beaucoup d'exemples de ce type peuvent être trouvés dans les textes anciens provenant d'Égypte et de Babylone. Dans les cultures où l'on croit que le sorcier a le pouvoir d'influencer le corps ou l'esprit d'autrui, il apparaît une cause crédible de maladie (chez l'homme ou l'animal), de malchance, de mort soudaine, d'impuissance ou maux divers dont l'origine paraît inexplicable. Une magie folklorique bénigne et socialement plus acceptable peut alors être utilisée pour remédier au sortilège, ou identifier le sorcier à l'origine du mal afin de s'en défendre ou d'en défaire l'enchantement.

Plusieurs pratiques magiques sont assimilées à la sorcellerie, de telle sorte que les personnes qui les utilisent ont été considérées comme des sorciers par les occidentaux, indépendamment de la culture dans laquelle ces pratiques sont en usage. Une des pratiques les plus connues consiste à fabriquer une poupée en argile, en cire ou en chiffons à l'effigie de personnes réelles et les actions qui sont effectuées sur ces poupées sont censées être transférées aux sujets qu'elles représentent ('poupée vaudou' dans le vocabulaire courant, dénommée dagyde en occultisme).

La nécromancie, consistant à demander à l'âme d'un mort de révéler l'avenir, est également considérée comme une pratique typique de la sorcellerie. La sorcière biblique d'Endor est censée l'avoir pratiquée en faisant apparaître le spectre de Samuel (ou du diable métamorphosé en Samuel) à Saül.

Les croyances traditionnelles et populaires attribuent divers types de pouvoirs (acquis par contrat démoniaque dans la tradition chrétienne et monothéiste plus généralement) ont été prêtés aux sorciers : voler dans les airs, tourmenter l'esprit de leurs victimes. Les lutins, dans l'univers des contes, peuvent leur servir d'auxiliaires. Certaines pratiques considérés subversives ou abusives et parfois criminelles tombent sous le coup de la loi.

Différences entre la sorcellerie et les autres formes de magie

Parmi certains mouvements occultes contemporains, la sorcellerie est particulièrement différenciée de la magie populaire, religieuse ou cérémoniale. Les sorcières autoproclamées de nos jours (parmi les membres de la Wicca) sont connues pour utiliser le terme de sorcellerie en lieu et place de la magie populaire.

La sorcellerie européenne traditionnelle

La caractérisation européenne de la sorcière ne provient pas d'une source unique. La croyance néo-païenne suggère que les sorcières étaient simplement des femmes chaman qui ont été progressivement transformées en figures malveillantes par la propagande chrétienne. Cette vision est simpliste et suppose que l'image folklorique de la sorcière provient d'une seule source, ce qui n'est pas le cas. En effet, la caractérisation de la sorcellerie ne peut se résumer à une caricature de la prêtresse païenne ; elle a évolué au cours du temps et est une combinaison de nombreuses influences.

Dans les premiers temps du christianisme en Europe, la population, habituée à l'usage de la magie dans la vie quotidienne, attendait du clergé une forme supérieure de magie par rapport à l'ancienne magie païenne. Alors que la chrétienté concurrençait le paganisme, ce problème était d'une importance cruciale pour le clergé, qui peu à peu substitua aux pratiques ancestrales le culte des reliques des saints et du Christ, reprenant ainsi l'usage populaire d'amulettes et de talismans.

La vision européenne traditionnelle de la sorcellerie veut généralement que le sorcier, tel Faust signe un pacte avec le diable, par lequel il lui vend son âme en échange de pouvoirs surnaturels. Les sorciers et sorcières furent accusés de renier Jésus et les sacrements, de se rendre au sabbat - assemblée nocturne où ils étaient supposés exécuter des rites diaboliques, parodies de messes ou d'offices de l'église, d'y vénérer le « prince des ténèbres », afin d'obtenir un certain pouvoir.

Suivant l'universitaire Max Dashu, de nombreux éléments de la figure de la sorcière médiévale trouvent leur source avant l'émergence du christianisme. Ceux-ci peuvent être trouvés dans les bacchanales, notamment du temps où ces pratiques étaient menées par la prêtresse Paculla Annia (de 188 av J.-C. jusqu'en 186 av J.-C.).

L'exemple de l'Angleterre

En Angleterre, l’exercice de la « magie curative » revenait au guérisseur (witch doctor), aussi connu sous les termes de White Witch (Sorcière Blanche), Cunning Man (le Rusé) ou encore Wise Woman (la Sage Femme). Le terme de « guérisseur » était déjà utilisé en Angleterre avant d’être directement associé au continent africain. Le guérisseur crapuleux (Toad doctor) était crédité du pouvoir de neutraliser l’action des guérisseurs (d’autres magiciens populaires avaient leurs propres compétences ; le Girdle-measurer était ainsi spécialiste pour déceler les maux lancés par les fées, tandis que le Charmeur (charmers) pouvaient guérir de problèmes plus communs, tels que les brûlures ou les rages de dent.

« Dans le nord de l’Angleterre, les superstitions se sont enracinées dans les mœurs avec une force incroyable. Le Lancashire est plein de guérisseurs, toute une ribambelle de charlatans qui prétend soigner des maladies et des maux lancés par le Malin… Il se font appeler cunning men ; ils sont fort influents dans les comtés de Lincoln et de Nottingham. »

Ces « Rusés » ne se prétendaient que rarement sorciers, et rejetaient ce genre d’accusation. Certains écrits datant du Moyen Âge, pourtant, suggèrent que les différences entre les sorciers et les guérisseurs, à propos de ces « praticiens », n’étaient pas très claires aux yeux de la population. Ainsi, il apparaît qu’une partie de la population entendait également contacter les sorciers pour des requêtes de guérison comme de divination, bien que ces derniers étaient surtout reconnus pour être consultés par les gens désireux de faire maudire leurs ennemis. De fait, la majeure distinction était que les sorciers étaient bien plus souvent dénoncés aux autorités que les guérisseurs ; lorsque ces derniers étaient poursuivis, c’était généralement pour avoir soustrait de l'argent à leurs clients.

Une des conséquences de cet amalgame entre les différents praticiens de la magie de l’époque est la confusion actuelle à propos de ce qu’ont réellement été les sorciers, en Angleterre. Visaient-ils à blesser ou soigner leurs contemporains ? Quel rôle (éventuellement) tenaient-ils dans leur communauté ? Ces sorciers/guérisseurs peuvent-ils être assimilés aux sorciers et sorcières dont on trouve les traces dans les autres cultures ? Ou même, leur rôle et leur présence n’est-il pas tout simplement né de l’imaginaire des gens ? Dans les certitudes occidentales contemporaines, peu de différences se discernent ainsi entre guérisseurs, charmeurs, cunning men et wise women, astrologues et devins ; ils se retrouvent tous, plus ou moins, affublés des attributs du/de la sorcier(e).

Les sorciers et sorcières européens furent généralement supposés empoisonner les puits, les sources, le bétail et la nourriture, ou de la rendre immangeable, voler dans les airs à l’aide d’un balai, jeter des sorts maléfiques et répandre la peur et le chaos dans les communautés locales.

Explication rationnelle de quelques cas de sorcellerie

L'ergot de seigle contient de l'ergotamine, dont un des dérivés est l'acide lysergique (principe actif du LSD). Dans certains cas, la consommation de pain pouvait donner lieu à des hallucinations, qui étaient, au Moyen Âge, attribuées à la sorcellerie.

Voir aussi

  • Malleus Maleficarum
  • Chasse aux sorcières

La sorcellerie dans le monde occidental contemporain

Depuis le milieu du XXe siècle, la sorcellerie s'est développée en intégrant une dimension religieuse, se revendiquant du néo-paganisme.

Si cette forme de religiosité païenne panthéiste apparaissait auparavant, dans les cultes de la nature, elle a pris une dimension nouvelle après les travaux de Margaret Murray, égyptologue anglaise du XXe siècle, qui a écrit sur la possible existence d'une religion païenne prenant sa source en des temps reculés et ayant survécu jusqu'à nos jours, et dont les sorcières regroupées en covens auraient de tout temps été les dépositaires.

Si cette hypothèse n'a pas été prouvée, elle a eu une influence sur ses contemporains et a favorisé la mise en place d'une religion néo-païenne basée sur la sorcellerie : la Wicca, dont Gérald Gardner est le promoteur. La Wicca est surtout représentée aux États-Unis, au Royaume-Uni et au Canada. Il n'existe pas encore de statistiques officielles sur le nombre de Wiccans dans le monde.

De nos jours, certaines superstitions anciennes n'ont plus cours dans le monde moderne. Pourtant, depuis les années 1940 avec l’émergence de la Wicca, religion se réclamant de la sorcellerie, considérée et souvent appelée l'"Ancienne religion", un nombre croissant de personnes s'est autoproclamé sorcier(e). Alors que la perception occidentale de la sorcellerie reste très négative, les Wiccans n’y attachent pas de sens particulier, et n’assimilent pas non plus leurs pratiques au satanisme. En fait, la plupart des Wiccans souhaitent simplement que leurs contemporains cessent d’assimiler la sorcellerie à des pratiques maléfiques, confinant le terme à une connotation négative.

En 1968, un groupe politique radical composé de femmes s’est fait connaître dans la ville de New York sous le nom de W.I.T.C.H. , pour « Women’s International Terrorist Conspiracy From Hell » (la ‘conspiration internationale terroriste des femmes venues de l’enfer’). Ce groupe éphémère n’a pas eu d’impact particulier sur le développement de la sorcellerie, mais a marqué les esprits grâce à sa dénomination originale.

Le tout dernier symbole des sorcières est bien sûr Halloween, le 31 octobre, bien que les Wiccans lui préfèrent Samhain, qui a lieu le 1er novembre. Ce n’est pas une coïncidence si les deux fêtes ont souvent tendance à être associées ; l’association des sorcières à Halloween pourrait provenir d’une tentative de dénigrement, de la part de l’Église, de cette ancienne fête celtique célébrant la dernière récolte.

Poussé par l’alliance de la consommation au marketing, en recherche perpétuelle d’idées, de modes à lancer, le phénomène des sorcières s’est une nouvelle fois répandu, durant les dernières décennies, mais cette fois comme icônes plus ou moins sympathiques d’une culture populaire globalisée. Les films comme The Craft, Practical Magic et Le Projet Blair Witch 2 (la suite de Le Projet Blair Witch) ainsi que les séries télévisées Ma sorcière bien aimée (Bewitched) ; Charmed ; Sabrina, l'apprentie sorcière (Sabrina the Teenage Witch) et parfois Buffy contre les vampires (Buffy the Vampire Slayer) et X-Files, aux frontières du réel (The X-Files) ont porté à l’écran et popularisé des enfants et jeunes sorcier(e)s. Tous ces stéréotypes ‘grand public’ n’ont cependant que peu de liens avec le mouvement de la Wicca ni avec la perception chrétienne de la sorcellerie. La plupart de ces sorcières du petit et grand écran sont, de nos jours, des jeunes femmes attrayantes dotées de pouvoirs surnaturels.

Une œuvre littéraire décrivant bien, de par sa puissance évocatrice et poétique, l'univers magique de la sorcellerie moderne dans le monde occidental contemporain, en reprenant la légende de Faust, est Le Maître et Marguerite de Mikhaïl Boulgakov.

La revalorisation de la pensée magique au XXe siècle

Le psychanalyste Carl Gustav Jung a proposé le concept d'archétypes dans l'inconscient humain, figures ancestrales de l'inconscient collectif, qui émergent notamment au contacts de personnes ayant un profil psychique particulier; la figure du sorcier, ou du génie malfaisant, est complémentaire du professeur/génie bienfaisant, et met en lumière non pas la personnalité propre de l'individu identifié, mais celle du sujet en proie aux figures archétypales de son inconscient, invoquées par le biais de rituels.

Le mode de connaissance magique, en concurrence avec la pensée véhiculée par les religions monothéistes en Occident, a été par elles largement dévalorisée. Ainsi Hegel, qui ne voyait dans ce type de rapport au monde qu'un ensemble de superstitions. L'anthropologue Claude Lévi-Strauss a mis en lumière la richesse et la finesse des sociétés dont la culture est essentiellement magico-religieuse, par exemple dans leurs connaissances en botanique, et leur connaissance du vivant en général.

Dans les années 1960, Carlos Castaneda, étudiant en anthropologie dans une université californienne, partit étudier les plantes médicinales au Mexique. Son expérience, relatée dans de nombreux ouvrages, est un témoignage sur la confrontation entre ces deux modes de pensée, celle, analytique, de l'Occident et ses corpus universitaires, et celle, discursive, d'un type de pensée magique. Échappant par définition aux taxonomies occidentales, cette pensée implique une participation active, voire ascétique, de l'initié, qui ne donne ses fruits qu'après de longues années.

Pierre Verger parti s'initier au Brésil, à Bahia, aux rites d'origine yoruba du candomble, poursuivit par des voyages en Afrique cette expérience initiatique. Ce type d'initiation a été perçu comme une "renaissance" par Verger ainsi que par d'autres occidentaux, initiés par la suite aux rites chamaniques et magiques de ces cultures, souvent caractérisées par l'absence de culture écrite, et résistant aux concepts occidentaux de "civilisation".

On peut ainsi conjecturer que la connotation négative du mot "sorcier" prend ses racines dans une défiguration archétypale - caricaturale - d'un mode de pensée et d'action différent de la doxa officielle. L'arbitraire des "chasses aux sorcières" en est une illustration éclairante.

Croyances anciennes du Proche- et Moyen-Orient

Comme le montrent certains textes antiques, la sorcellerie a joué un rôle aussi bien dans l’Égypte ancienne qu'en Mésopotamie, comme à Babylone. Cet extrait du Code d'Hammourabi (environ 2000 Avant J.-C.) : "si un homme en accuse un autre de sorcellerie, sans justification, celui qui est accusé doit aller à la Rivière Sainte ; Il doit plonger dedans, et si la Rivière Sainte le vainc, l’accusateur pourra prendre la maison du sorcier pour sienne" en témoigne.

La sorcellerie dans le Tanakh (Bible hébraïque, Ancien Testament)

Dans la Bible, les références à la sorcellerie sont nombreuses ; les fermes condamnation de la pratique n’y sont pas tant basées sur la suspicion de supercherie, mais bien sur la notion que la magie en elle-même est une pratique abominable. (cf. Deutéronome 18:10–11 « Qu'on ne trouve chez toi personne (…) qui exerce le métier de devin, d'astrologue, d'augure, de magicien, d'enchanteur, personne qui consulte ceux qui évoquent les esprits ou disent la bonne aventure, personne qui interroge les morts. », Exode 22:18, « Tu ne laisseras point vivre la magicienne. »).

Le récit de Saul rendant visite au sorcier de En Dor (I Samuel 28) nous montre qu’il croit fermement en l’évocation, par le sorcier, de l’ombre de Samuel. Enfin, d’après le Lévitique 20:27, « Si un homme ou une femme ont en eux l'esprit d'un mort ou un esprit de divination, ils seront punis de mort ; on les lapidera : leur sang retombera sur eux. »

La sorcellerie dans le Nouveau Testament

L’interdiction de la sorcellerie dans le Nouveau Testament semble similaire (Épître aux Galates 5:20, comparé à Apocalypse 21:8, 22:15 et Actes des Apôtres 8:9, 13:6).

À supposer que la croyance en la sorcellerie relevait de la superstition populaire, il est étrange de ne rien trouver suggérant que l’aspect maléfique de ces pratiques ne reposait que sur le fait de prétendre être en possession de pouvoirs qui n’existent pas.

Quelques interrogations s’élèvent de nos jours, quant à savoir si le mot pharmakeia, utilisé dans l'Épître aux Galates, trouve une traduction juste avec le terme « sorcellerie ». En effet, ce terme était communément utilisé pour parler de l'usage maléfique de drogues comme les poisons, les contraceptifs ou les substances permettant d'interrompre les grossesses.

Les perceptions judaïques de la sorcellerie

Les juifs ont souvent été perçus comme sorciers dans l'Europe du Moyen Âge, et persécutés à ce titre durant les siècles de chasse aux sorcières. Mais la grande majorité d'entre eux, perçoivent la pratique de la sorcellerie comme une forme d'idolâtrie, et donc une offense au Judaïsme et à son Dieu unique.

Il est cependant à noter qu’un petit groupe de juifs orthodoxes, qui étudient la Kabbale, croit en la magie. Dans la pratique, les rituels sont très différents de la sorcellerie « traditionnelle », mais le fondement (utiliser des forces surnaturelles pour influer sur le monde physique) reste identique. Depuis les Lumières, la plupart des juifs ont cessé de croire en la Kabbale, et considèrent ces pratiques comme ridicules.

Certains néo-païens pratiquent une forme de magie, syncrétisme du mysticisme juif classique et de sorcellerie moderne. Une référence notable de ce sujet est le livre d'Ellen Cannon Reed : « The Witches Qabala: The Pagan Pat hand the Tree of Life ». Ce livre ainsi que le Zohar ont été une source d'inspiration pour plusieurs sectes comme par exemple le centre de la Kabbale.

La sorcellerie dans le monde musulman

Les contes des mille et une nuits, avec leurs "djinns" (génies), se transformant en colonne de fumée rentrant ou sortant d'une fiole, leurs "tapis volant" et leurs îles enchantées, foisonnent de mages et de magiciennes et reflètent l'univers magique de l'orient. Ils reflètent également un monde pré-islamique, les djinns étant sans conteste une réminiscence des esprits des religions polythéistes antérieures.

Aujourd'hui, nombre de croyances populaires attribuent un grand pouvoir aux marabouts. Dans l'Islam la sorcellerie est condamnée et elle fait partie des grands péchers.

Sorcellerie africaine

Le continent africain recueille un large éventail de religions traditionnelles. Les Africains chrétiens reconnaissent généralement le dogme chrétien, tout comme leurs frères asiatiques et latino-américains. Le terme de guérisseur, souvent proposé pour traduire inyanga, a été mal interprété, et est devenu « celui qui soigne en ayant recours à la magie », loin de son sens originel de « celui qui diagnostique et soigne les maux causés par la magie ».

Les combinaisons de croyances et pratiques de l’Église catholique romaine et des traditions, croyances et pratiques religieuses ouest-africaines ont directement contribué à l’émergence du syncrétisme religieux que l’on remarque en Amérique latine, avec des pratiques, entre autres, comme le Vaudou, l’Obeah, le Candomblé ou la Santeria.

Dans les traditions sud-africaines, il y a trois différents types de personne qui pratiquent la magie. La thakatha est habituellement traduit comme la « sorcière », et est considérée comme un personnage malveillant qui pratique secrètement afin de nuire à autrui. Le sangoma est un devin, parfois un diseur de bonne aventure, dont les services sont requis pour détecter la maladie, prédire le futur, voire identifier le coupable d’un méfait. Il a également quelques notions de médecine. Enfin, le inyanga est souvent traduit par le terme guérisseur (bien que de nombreux Sud-Africains remettent en cause cette traduction, puisqu’elle perpétue l'idée erronée d’un guérisseur recourant à la magie). La tâche du inyanga est de conjurer le mauvais sort et de fournir à ses clients les gris-gris nécessaires. Parmi ces trois personnages, la thakatha est presque toujours femme, le sangoma est habituellement une femme, tandis que le inyanga est presque toujours un homme.

Répression de la sorcellerie

De nombreux pays, notamment en Afrique, punissent les pratiques de sorcelleries.

Cameroun

Le code pénal, dans son article 251, réprime les pratiques de sorcellerie.

« Est puni d'un emprisonnement de deux à dix ans et d'une amende de 5 000 à 100 000 francs celui qui se livre à des pratiques de sorcellerie, magie ou divination susceptibles de troubler l'ordre ou la tranquillité publique, ou de porter atteinte aux personnes, aux biens ou à la fortunes d'autrui même sous forme de rétribution »

Films, Séries et Dessins Animés

Films et séries en rapport avec la sorcellerie.

  • Ma sorcière bien-aimée (1964-1972) (série)
  • Dangereuse Alliance(en) (1996) (film)
  • Un amour de sorcière (1997) (film)
  • Les Ensorceleuses(en) (1998) (film)
  • Charmed (1998-2006) (série)
  • Magical Doremi (1999) (dessin animé)
  • Harry Potter (2001-20..) (films)
  • Ma sorcière bien-aimée (2005) (film)

Bibliographie

  • La sorcière, Jules Michelet
  • La sorcière et l'occident. La destruction de la sorcellerie en Europe des origines aux grands bûchers,Guy Bechtel, Paris, Plon
  • Histoire des croyances et des idées religieuses, Mircea Eliade, Payot
  • La peur en Occident, Jean Delumeau (un chapitre sur le caractère sexiste de cette persécution, où il précise que les hommes sont exécutés pour hérésie et les femmes pour sorcellerie disant qu'entre les deux se distingue la même différence qu'entre le droit commun et le prisonnier politique.)
  • L'Œuvre au noir, de Marguerite Yourcenar
  • Voir, de Carlos Castaneda
  • Les Mots, la mort, les sorts : la sorcellerie dans le bocage, Jeanne Favret-Saada, Gallimard, 1977.
  • Grimoire de l'Apprenti Sorcier, Oberon Zell-Ravenheart, Ed.Cristal, 2006 ISBN 2848950390
  • Les bruxos : Des thérapeutes traditionnels et leur clientèle au Portugal, Miguel Montenegro, Paris, L'Harmattan, 2005.

Liens internes

  • Anthropologie religieuse
  • Carlos Castaneda
  • Chamanisme
  • Répression de la sorcellerie en Europe et aux États-Unis
  • Culte de Diane
  • Inquisition
  • Magie
  • Magie et religion
  • Magie rouge
  • Malleus Maleficarum
  • Mandragore
  • Paganisme
  • Sabbat
  • Sorcière
  • Sorcières de Salem
  • Sorcières de Triora

Liens externes

  • Heresie.com
  • Georges Dubosc (1854-1927) : La Sorcellerie normande (1922).

Notes et références

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Sorcellerie !

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Sorcellerie ! (Sorcery!) est une collection de livres-jeu écrite par Steve Jackson dans les années 1980 ayant comme particularité l'utilisation originale d'un système de sorts devant être appris et utilisés au moment opportun par le lecteur.

La série comporte quatre titres qui se suivent. Ils peuvent être lus séparément, mais une lecture linéaire apporte au joueur une meilleure compréhension des sortilèges et la possibilité de conserver ses statistiques et son équipement d'un livre à l'autre, ce qui facilitera considérablement sa progression ; cela permet aussi d'obtenir maints indices supplémentaires utiles, particulièrement lors des derniers volumes.

Sommaire

  • 1 Histoire
  • 2 Livres
  • 3 Système de jeu
  • 4 Relation avec d'autres livres-jeu
  • 5 Voir aussi
    • 5.1 Liens externes

Histoire

Les quatre volumes de la série fonctionnent comme une grande épopée.

Cette épopée se déroule dans le même monde que la série Défis fantastiques, à savoir Titan, sur le continent appelé Vieux Monde, dans la région du Kalkhabad (Kakhabad en version originale). Situé aux confins du continent, cette région est le refuge de nombreuses créatures maléfiques chassées des autres contrées.

Plusieurs peuples émergèrent sur le Vieux Monde, et une guerre finit par éclater : la guerre des Quatre Royaumes. Quelque temps après la fin de cette guerre, le roi de Femphrey découvrit la Couronne des rois, un puissant objet magique qui confère à quiconque le porte de grands talents de souverain.

Chalanna le réformateur, roi de Femphrey, décida que la Couronne des rois devait aller alternativement d'un royaume à l'autre et y apporterait la paix. La couronne alla ainsi aux royaumes d'Ocrepierre (Ruddlestone), de Vastelande (Lendleland), de Gallantaria et d'Arthebrice (Brice). Le royaume d'Analand reçut à son tour la couronne, mais une nuit, des Hommes-oiseaux la dérobèrent et l'amenèrent à leur maître, l'Archimage de de Mampang, forteresse sise au fin fond de la région inhospitalière du Kalkhabad. Le but de l'Archimage est d'utiliser la Couronne pour réunir sous sa bannière toutes les créatures du Kalkhabad et d'attaquer les pays voisins.

La tâche du héros sera donc d'aller jusqu'à Mampang pour récupérer ladite couronne.

Livres

  1. Les Collines maléfiques (The Shamutanti Hills, 1983) : le voyage commence par la traversée des collines de Shamutanti.
  2. La Cité des pièges (Kharé - Cityport of Traps, 1984) : la cité de Kharé est le point de passage obligé pour le héros, car elle contient le seul pont sur le fleuve Jabaji ; mais il lui faudra récolter des informations pour connaître la formule ouvrant le portail vers les Terres des Fins-fonds.
  3. Les Sept serpents (The Seven Serpents, 1984) : sept serpents magiques se dirigent vers Mampang pour prévenir l'Archimage ; afin de préserver le maximum de chances de réussite, le héros doit les intercepter au cours de sa traversée des Terres des Fins-fonds.
  4. La Couronne des rois (The Crown of Kings, 1985) : le héros se retrouve au pied de la forteresse de Mampang, but de son voyage. Il lui faudra échapper aux nombreux pièges et créatures qu'elle recèle pour parvenir devant l'Archimage et lui reprendre la Couronne.

Les livres sont plus volumineux que ceux des Défis fantastiques (la référence en la matière) : le plus mince contient 456 paragraphes, et La Couronne des rois en contient 800.

Il existe également un coffret contenant :

  • The Sorcery Spell Book, ou chaque sort est illustré par John Blanche
  • une carte du Kalkhabad en couleur

Il ne s'agit pas d'un coffret de jeu, mais d'un produit dérivé.

Système de jeu

Le système de jeu de Sorcellerie ! est à peu de choses près le même que pour les Défis fantastiques. L'ajout principal est la possibilité d'incarner un magicien et donc de disposer de sorts divers et variés (dont certains ne pouvant être lancés qu'en possédant certains objets).

Des faces de dés sont imprimées au bas des pages, ce qui permet de jouer sans dé : au lieu de faire un jet, on fait défiler les pages et on s'arrête à une page au hasard.

Les magiciens disposent de 48 sorts, qui ont des noms de trois lettres. Certains sorts nécessitent d'avoir des composantes matérielles, comme par exemple des dents de gobelin. Le fait de lancer un sort fait perdre des points d'endurance. Ces sorts sont listés à la fin des livres, mais le joueur ne doit pas les consulter durant le jeu ; il doit les apprendre avant de commencer le livre.

À certains paragraphes, le livre propose plusieurs codes de trois lettres, et le joueur peut choisir un des codes et lire le paragraphe correspondant ; s'il s'agit d'un sort et que le personnage dispose des objets requis pour le lancer, le sort réussit. Mais certaines propositions ne sont pas des sorts, elles induisent une perte de points d'endurance sans qu'il y ait d'effet. Le joueur doit en effet connaître par cœur les codes : il lui est interdit de consulter son grimoire de sorcier au cours de l'aventure, pour éviter qu'il ne tombe entre de mauvaises mains. Parmi ces quarante-huit sorts, l'auteur propose une liste réduite de dix sorts à retenir en priorité pour les débutants.

Le joueur peut aussi décider de jouer un guerrier et non un sorcier. Il ne pourra alors pas lancer de sort, mais disposera de bonus pour les actions physiques.

Relation avec d'autres livres-jeu

Il existe par ailleurs des tomes la série Défis fantastiques qui se déroulent peu après la Guerre des Quatre Royaumes (par exemple L'Arpenteur de la Lune). Il faut également noter que dans la Revanche du vampire, on peut se rendre dans certains lieux de la série Sorcellerie ! (les collines de Shamutanti, que l'on visite lors du premier épisode).

Voir aussi

Liens externes

  • Le site kalkhabad.free.fr propose une adaptation de la série en jeu de rôle.
  • Sorcellerie ! sur gamebook.free.fr
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