Souffrance
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La souffrance est habituellement décrite comme un affect ou une émotion négative, de base, qui présente un caractère subjectif de désagréable, d’aversion, de dommage ou de menace de dommages.
- La souffrance peut être dite physique ou mentale, selon qu’elle désigne un affect ou une émotion qui se rattache d’abord au corps ou à l’esprit. Comme exemples de souffrance physique, on peut nommer la douleur, la nausée, la difficulté respiratoire, la démangeaison. [1]. Comme exemples de souffrance mentale, on peut nommer l’anxiété, le deuil, la haine, l’ennui.[2]
- Une grande ambiguïté règne dans l’usage des mots douleur et souffrance. Parfois, ils sont synonymes et interchangeables. Parfois, au contraire, ils sont utilisés en opposition l’un avec l’autre : par ex. “la douleur est physique, la souffrance est mentale”, “la douleur est inévitable, la souffrance est optionnelle”. Parfois encore, comme dans le paragraphe précédent, ils sont définis d’une autre façon.
- L’intensité de la souffrance peut présenter tous les degrés, depuis l’anodin négligeable jusqu’à l’atroce insupportable. En même temps que l’intensité, deux autres facteurs sont souvent pris en considération, la durée et la fréquence d’occurrence.
- Les attitudes des gens envers la souffrance peuvent varier énormément selon combien ils estiment qu’elle est légère ou sévère, évitable ou inévitable, utile ou inutile, méritée ou imméritée, choisie ou non voulue, acceptable ou inacceptable, mineure ou grave dans ses conséquences.
Tous les êtres doués de sensibilité, croit-on, souffrent au cours de leur vie, de diverses façons, et fort souvent dramatiquement. En conséquence, la souffrance est un sujet important dans plusieurs champs de l’activité humaine. Ces champs s’intéressent, par exemple, aux comportements personnels ou sociaux ou culturels reliés à la souffrance, à la nature ou aux causes de la souffrance, à sa signification ou à son importance, à ses remèdes, à sa gestion, à ses utilisations.
Le point de vue de la philosophie et des religions
La philosophie et la religion ont chacune tenté de trouver des réponses satisfaisantes à la question de la souffrance.
- Par exemple, la lettre apostolique "Salvifici Doloris" écrite par Jean-Paul II parle d'une souffrance qui sauve l'homme en le rapprochant de la passion du Christ. Ceci est à rapprocher à ce que disait Simone Weil :"L"extrême grandeur du christianisme vient de ce qu'il ne cherche pas un remède surnaturel contre la souffrance, mais un usage surnaturel de la souffrance".
- Pour Épicure, l'homme doit chercher à supprimer la douleur. En effet, la souffrance constitue pour lui la source de tout mal. Il suffirait donc de supprimer la souffrance, le stress, etc,... pour être heureux.
- Article détaillé : ataraxie.
- Le bouddhisme enseigne que la souffrance humaine (dukkha) provient de l'incapacité à percevoir correctement la réalité. Elle évoque aussi de la souffrance en tant qu'insatisfaction personnelle.
- La réponse islamique à la souffrance est une soumission totale et une profonde confiance en Dieu.
- Pour les stoïques, il faut être courageux face aux difficultés de l'existence et par là être indifférent à la souffrance.
- Certains contemporains pensent que la souffrance peut et doit être totalement abolie par le biais de la technologie, voir Ingénierie du paradis (paradise-engineering).
En médecine, les soins palliatifs servent surtout à réduire les dernières souffrances d'un malade. La morphine est fréquemment employée pour diminuer ces souffrances.
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