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tête (n.f.)
1.partie supérieure du corps de l'homme ou la partie antérieure du corps de l'animal, qui porte le cerveau et les différents organes de sens.
2.visage.
3.unité d'un troupeau.
4.siège de l'ensemble des facultés mentales.
5.partie supérieure arrondie d'une chose.
6.partie antérieure d'une chose en mouvement.
7.(figuré)personne ou organe dirigeant.
8.(familier)personne très intelligente.
9.(JO)Partie de la canne qui touche la balle.
(date de la publication : 22/09/2000 - éd. commission de la jeunesse et des sports)
téter (v.)
1.pour les mammifères, boire le lait par succion sur un mamelon ou une tétine.
téter (v.)
↘ tétée
tété (nominal)
tête (n.f.)
assurance, autorité, avant, avant-garde, balle, bille, binette, bobèche, bobine, bon sens, bougie, bouille, bouillotte, boule, bourrichon, boussole, brioche, burette, cabèche, caboche, cafetière, caillou, caisson, calebasse, calme, cap, carafe, carafon, cassis, cerveau, cervelle, chef, chevet, ciboulot, cime, citron, citrouille, coco, coloquinte, commencement, crâne, début, devant, directeur, direction, encéphale, entendement, esprit, état-major, face, faciès, facultés, faîte, figure, fiole, front, gousse, gueule, haut, homme, hure, idée, image, individu, intellect, intelligence, leader, lucidité, margoulette, mémoire, meneur, mine, mufle, museau, ogive, personne, physionomie, pièce, plafond, pointe, poire, pomme, porte-drapeau, portrait, présence d'esprit, raison, réflexion, sang-froid, sculpture, seuil, sommet, terrine, tirelire, toiture, trogne, trombine, trompette, tronche, unité, visage
téter (v.)
CASSE-TÊTE • COUPE-TÊTE • EN-TÊTE • ROUSSE-TÊTE • SERRE-TÊTE • TÊTE-A-TÊTE • TÊTE-BÊCHE • TÊTE-BLEU • TIRE-TÊTE • TRANCHE-TÊTE • TUE-TÊTE![[Littré]](/common/images/alexandria/contributors/littre.gif)
Tête (anatomie) • Tête (homonymie) • Tête MR • Tête Pelouse • Tête brûlée • Tête d'affiche • Tête de Chien • Tête de Gandolière • Tête de Kran • Tête de Moine • Tête de Paccaly • Tête de fourche • Tête de l'Estrop • Tête de l'insecte • Tête de l'Étret • Tête de la Gicle • Tête de lecture à technologie GMR • Tête de mort • Tête de pont • Tête des Fétoules • Tête du Géant • Tête inductive • Tête première • Tête réduite • Tête universelle • Tête à tête
Tété (n. pr.)
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tête (n. f.)
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tête (n. f.) [art]
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tête (n. f.) [football, sport]
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tête (n. f.) [technique]
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TETÉ, ÉE ou TÉTÉ, ÉE (part. passé de teter)
La nourrice tetée par l'enfant.
TETÉ, ÉE ou TÉTÉ, ÉE (part. passé de teter)
La nourrice tetée par l'enfant.
TÊTE (s. f.)
1. Partie qui chez l'homme et les animaux contient le cerveau et les organes des sens, et qui est unie au corps par le cou. Le haut de la tête. Une tête de chapon. Une tête de carpe, de brochet.
• Vous ne jurerez pas par votre tête, parce que vous n'en pouvez rendre un seul cheveu blanc ou noir (SACI Bible, Év. St Matthieu v, 36)
• Il [Saül] était plus grand que tout le peuple de toute la tête (SACI ib. Rois, I, IX, 2)
• Le dernier acte [de la vie humaine] est sanglant, quelque belle que soit la comédie en tout le reste ; on jette enfin de la terre sur la tête, et en voilà pour jamais (PASC. Pens. XXIV, 58, éd. HAVET.)
• Je puis bien concevoir un homme sans mains, pieds, tête ; car ce n'est que l'expérience qui nous apprend que la tête est plus nécessaire que les pieds ; mais je ne puis concevoir l'homme sans pensée, ce serait une pierre ou une brute (PASC. ib. I, 2)
• S'ils [les grands hommes] sont plus grands que nous, c'est qu'ils ont la tête plus élevée ; mais ils ont les pieds aussi bas que les nôtres (PASC. ib. VI, 30)
• Pomenars [qui avait un procès criminel] est divin, il n'y a point d'homme à qui je souhaite plus volontiers deux têtes : jamais la sienne n'ira jusqu'au bout (SÉV. 75)
• Puisque c'est l'air, et qu'il faudrait changer de place aux brouillards [à cause de la situation élevée du château de Grignan], et mettre au-dessus de votre tête ce qui est au-dessous de vos pieds (SÉV. 80)
• Il [le prince de Condé] n'a pas besoin d'armer cette tête qu'il expose à tant de périls ; Dieu lui est une armure plus assurée (BOSSUET Louis de Bourbon)
• Ses superbes coursiers.. L'oeil morne maintenant et la tête baissée, Semblaient se conformer à sa triste pensée (RAC. Phèdre, v, 6)
• La tête de l'homme est à l'extérieur et à l'intérieur d'une forme différente de celle de la tête de tous les autres animaux, à l'exception du singe, dans lequel cette partie est assez semblable (BUFF. Hist. nat. hom. Oeuv t. IV, p. 313)
• La tête en entier prend, dans les passions, des positions et des mouvements différents ; elle est abaissée en avant dans l'humilité, la honte, la tristesse ; penchée à côté dans la langueur, la pitié ; élevée dans l'arrogance ; droite et fière dans l'opiniâtreté (BUFF. ib. p. 299)
• Je ne chercherai point à placer une tête de géant sur un corps de nain (CARMONTELLE Prov. Entr'actes, t. IV, p. 3, dans POUGENS)
• Il est grandi de la tête et fortifié à proportion (GENLIS Ad. et Th. t. I, p. 409, dans POUGENS)
Mettre la tête à la fenêtre, ouvrir la fenêtre et passer la tête en dehors.
• Nous avons mis la tête à la fenêtre, et nous avons pris le soleil pour la lune, tant il était pâle (VOLT. Lett. en vers et en prose, 10)
De la tête aux pieds, du haut du corps jusqu'en bas.
• C'est de la tête aux pieds un homme tout mystère (MOL. Mis. II, 5)
• Nous le tournâmes en ridicule depuis la tête jusqu'aux pieds (LESAGE Guzm. d'Alf. VI, 8)
• Pour moi, je souffre de la tête aux pieds dans mon pauvre corps, et mon esprit est à la torture (VOLT. Lett. d'Argental, 27 déc 1774)
Donner une tête, piquer une tête, se jeter dans l'eau la tête la première
Très familièrement, tomber cul par-dessus tête, tomber la tête en bas et le derrière en l'air.
Fig. Il y va de cul et de tête, comme une corneille qui abat des noix, il s'y emploie de toute sa force, sans ménagement.
Ce sont deux têtes dans un même bonnet, se dit de personnes liées d'amitié ou d'intérêt.
Il a la tête près du bonnet, se dit d'un homme prompt et colère.
• À propos, vous frondez la perruque de Boileau [les vers où il parle de sa perruque] ; vous avez la tête bien près du bonnet (VOLT. Lett. d'Alemb. 8 oct. 1760)
C'est vouloir donner de la tête contre les murs, c'est tenter une entreprise où il est impossible de réussir.
On dit aussi : c'est se donner la tête, c'est donner de la tête contre un mur.
Fig. et familièrement, ne savoir où donner de la tête, ne savoir que faire, que devenir, quel parti prendre.
• Apollon et Mercure, étant brouillés là-haut, Ne savaient ici-bas où donner de la tête (BOURSAULT És. à la cour, I, 5)
• On ne sait où donner de la tête pour de l'argent [pour avoir de l'argent] (SÉV. 179)
• Ne sachant plus où donner de la tête, le comte de Soissons eut recours à son cadet, le prince Eugène (SAINT-SIMON 109, 198)
Porter la tête sur un échafaud, sur l'échafaud, avoir la tête tranchée sur un échafaud.
Par exagération. Je parie ma tête, je parie ma tête à couper, je mettrais ma tête à couper que cela est, je parie to ut ce qu'on voudra que cela est, je me soumets à tout ce qu'on voudra si cela n'est pas
Fig. Il y a eu beaucoup de têtes cassées à ce siége, on y a tué beaucoup de gens.
Fig. Avoir cinquante ans, soixante ans sur la tête, être âgé de cinquante ans, de soixante ans.
Par extension.
• L'invocation des saints a plus de 1200 ans sur la tête (JURIEU dans BOSSUET 3e Avert. 8)
Fig. Sur la tête, se dit de ce qui est conféré à quelqu'un.
• On mettait sur la tête d'un même homme plusieurs charges ; ce qui était considéré à Carthage comme la preuve d'un mérite non commun (ROLLIN Hist. anc. Oeuv. t. I, p. 205)
• Chez les Turcs, ces trois pouvoirs sont réunis sur la tête du sultan (MONTESQ. Esp. XI, 6)
Fig. Attirer sur sa tête, provoquer contre soi.
• Antoine sur sa tête attira notre haine En se déshonorant par l'amour d'une reine (CORN. Cinna, III, 4)
Fig. et familièrement. Laver la tête à quelqu'un, lui faire une forte réprimande.
• Il [Benserade parlant du déluge] s'exprime ainsi : Dieu lava bien la tête à son image ; peut-on.... dire rien de plus petit ni de plus ridicule ?... (BOILEAU Préf. VI, de l'édit. de 1701)
• Lavons la tête à ce large visage (VOLT. Enf. prod. I, 2)
Se jeter dans l'eau la tête la première, s'y précipiter la tête en avant.
• Lorsqu'on a, comme moi, épousé une méchante femme, le meilleur parti qu'on puisse prendre, c'est de s'aller jeter dans l'eau la tête la première (MOL. G. Dand. III, 15)
• Pour moi, j'ai bien l'air de me jeter la tête la première dans le lac de Genève, si vous ne réussissez pas dans ce que vous entreprenez (VOLT. Lett. d'Argental, 22 oct. 1777)
Fig. et familièrement. Il s'y est jeté la tête la première, il s'est engagé brusquement, inconsidérément dans une affaire périlleuse.
2. La tête séparée du tronc.
• Le fils tout dégouttant du meurtre de son père, Et, sa tête à la main, demandant son salaire (CORN. Cinna, I, 3)
• Donnez-moi présentement dans un bassin la tête de Jean-Baptiste (SACI Bible, Év. St. Matthieu XIV, 8)
• On craignait qu'Amurat, par un ordre sévère, N'envoyât demander la tête de son frère (RAC. Baj. I, 3)
• La tête d'Orphée qui faisait encore de la musique, et qui chantait Eurydice quand on la jetait dans les eaux de l'Ebre (VOLT. Dict. phil. Sensation.)
• Les Espagnols, au siége de Harlem, ayant jeté dans la ville la tête d'un de leurs prisonniers, les habitants leur jetèrent onze têtes d'Espagnols, avec cette inscription : dix têtes pour le payement du douzième denier, et l'onzième pour l'intérêt (VOLT. Moeurs, 164)
3. Tête de Méduse, voy.
MÉDUSE3. .
4. Tête de mort, tête humaine dont il ne reste que la partie osseuse.
• Mme de Monaco, en mourant, n'avait aucun trait ni aucun reste qui pût faire souvenir d'elle ; c'était une tête de mort gâtée par une peau noire et sèche (SÉV. à Bussy, 27 juin 1678)
4. Tête de mort, nom que les marchands de tableaux et les doreurs de Paris donnaient aux bordures de bois uni, qui ont six pouces de hauteur sur quatre pouces neuf lignes de largeur ; apparemment de ce que les premières estampes pour lesquelles on en fit, représentaient des têtes de morts.
Fromage tête de mort, nom populaire du fromage de Hollande en boule.
Tête de mort, espèce de papillon crépusculaire ; c'est le sphinx tête de mort.
Tête de mort, trou à la surface d'un ouvrage de menuiserie, causé par la rupture d'une cheville qui s'est brisée au-dessous de la surface.
Obus tête de mort, obus qu'on employait autrefois, percé de plusieurs trous par lesquels il lançait des matières enflammées.
Terme de marine. Tête de mort, espèce de noeud.
5. Particulièrement, la partie de la tête qui est recouverte par les cheveux. En tombant il a failli se fendre la tête. Les coups à la tête sont dangereux.
• Accoutumé tout comme les paysans à courir tête nue au soleil, au froid, à s'essouffler, à se mettre en sueur (J. J. ROUSS. Hél. v, 3)
• Je parie qu'à quinze ans elle ne saura ni entrer dans une chambre, ni s'habiller de bonne grâce, ni poser une fleur dans sa tête (GENLIS Ad. et Th. t. II, p. 257, dans POUGENS)
Tête pelée, tête chauve, se disent en parlant d'une personne qui n'a point du tout de cheveux, ou qui n'en a point sur une partie de la tête.
6. L'intérieur de la tête. Mal de tête. Douleur de tête.
• Ce sont quelques vapeurs qui me viennent de monter à la tête (MOL. Mar. forcé, 4)
• L'autre jour il me dit : pourquoi touchez-vous à votre tête, ma mère, vous y avez mal ? (SÉV. 570)
Avoir la tête pesante, embarrassée, éprouver dans la tête un sentiment de pesanteur, d'embarras.
C'est un casse-tête, voy.
CASSE-TÊTE, n° 3 et n° 4.
Il a la tête bonne, il boit beaucoup sans s'enivrer.
Porter à la tête, se dit d'une odeur forte, de la vapeur du charbon, de certains vins.
On dit de même : Ce vin monte à la tête, il envoie des fumées à la tête.
• Le vin pur monte à la tête (MOL. l'Av. III, 2)
• Le vin qui monte à la tête Fait jaser le perroquet ; Ce n'est pas la seule bête Dont le vin fait le caquet (CHAUL. Dial. entre deux perroq.)
On dit dans le même sens : donner dans la tête....
• Le nouveau [vin] donne fort dans la tête, Quand on le veut boire sans eau (MOL. Amph. III, 2)
Fendre la tête, la tête me fend, voy.
FENDRE, n° 1 et n° 4.
Rompre la tête à quelqu'un de quelque chose, l'en importuner.
• [La mouche à la fourmi] Puis allez-moi rompre la tête De vos greniers... (LA FONT. Fabl. IV, 3)
Se rompre la tête à faire quelque chose, s'y appliquer avec une contension d'esprit fatigante. Il se rompt la tête à résoudre des problèmes.
On dit dans le même sens : se casser la tête.
• Il [le cardinal de Retz] se casse la tête d'application (SÉV. 12 oct. 1677)
Crier à tue-tête, crier de toute sa force.
• La fait crier à tue-tête, Comme on fait après un larron (SCARR. Virg. IV)
On dit dans le même sens : crier à pleine tête, du haut de sa tête.
• Il crierait, comme moi, du haut de son gosier ; Et cette autre personne honnête Crierait tout du haut de sa tête (LA FONT. Fabl. VIII, 12)
• Ce fut lui [Cléon] qui le premier donna l'exemple de crier à pleine tête dans les assemblées, où jusque-là on avait gardé beaucoup de décence et de modération (ROLLIN Hist. anc. Oeuv. t. III, p. 584, dans POUGENS)
Voix de tête, voy.
VOIX.
7. Fig. Sur la tête, au-dessus de, en domination.
• Enfin il fit si bien qu'il se trouva sur la tête de tout le monde dans le temps que tout le monde croyait l'avoir encore à ses côtés (RETZ Mém. t. I, liv. II, p. 97, dans POUGENS)
• Le peuple, forcé par son besoin propre à se donner un maître, ne peut rien faire de mieux que d'intéresser à sa conservation celui qu'il établit sur sa tête (BOSSUET 5e avert. 56)
• Vous verriez avec horreur et tremblement ce que fait dans les grandes places l'oubli de Dieu et cette terrible pensée de n'avoir rien sur sa tête (BOSSUET Sermons, Impénit. 1)
Fig. Se mettre sur la tête quelqu'un, l'élever au-dessus de soi.
• Je vous le dis encor, mettre Othon sur nos têtes, C'est nous livrer tous deux à d'horribles tempêtes (CORN. Oth. II, 4)
• Ce ne fut pas sans douleur que Tromp, à qui la naissance, le succès éclatant du dernier combat et les applaudissements de la multitude avaient élevé le courage, se vit mettre Ruyter sur la tête (PELLISS. Hist. de Louis XIV)
8. Au-dessus de la tête, se dit de ce qui recouvre, submerge.
• Malheureux Girondins, s'ecriait Danton, ils nous ont précipités dans l'abîme de l'anarchie, ils en ont été submergés ; nous le serons à notre tour, et déjà je sens la vague à cent pieds au-dessus de ma tête (LAMARTINE Girondins, XLV)
Fig. Au-dessus de sa tête, au-dessus de soi.
• Qu'il n'est pas tout à fait indigne de vos feux, Et qu'il peut en prétendre une juste conquête, N'ayant plus que les dieux au-dessus de sa tête (CORN. Pomp. IV, 3)
9. Fig. Par-dessus la tête, plus qu'on ne veut ou qu'on ne peut.
• Je vous fais mille amitiés de Mme de la Fayette, qui m'en a chargée par-dessus la tête (SÉV. 14 oct. 1676)
Avoir des affaires par-dessus la tête, avoir beaucoup d'affaires.
Avoir des dettes par-dessus la tête, être accablé de dettes.
En avoir par-dessus la tête, être excédé de quelque chose.
• Il faudrait la quitter si souvent, que j'aurais bientôt du mariage par-dessus la tête (BEAUMARCH. Mar. de Fig. III, 5)
10. Fig. Lever la tête, se montrer, paraître avec plus de hardiesse.
• Quand vous verrez, mes frères, l'iniquité qui lève la tête au milieu même du temple de Dieu (BOSSUET Sermons, sur l'Église, 3)
• Lève, Jérusalem, lève ta tête altière (RAC. Ath. III, 7)
• Ceux mêmes qui sont assez sages pour condamner un si grand désordre, ne le sont pas assez pour oser lever la tête les premiers, et pour donner des exemples contraires (FÉN. Tél. XXII)
• Lorsque cette république [la Hollande] levait la tête hors de ses marais, le reste de l'Europe était plongé dans les guerres civiles par le fanatisme (RAYNAL Hist. phil. XIX, 5)
On dit de même : relever la tête.
Tête levée, la tête haute.
• Ah ! c'est l'original De mes airs de grandeur qui vient tête levée ; Mon éclat emprunté cesse à son arrivée (DESTOUCH. Glor. II, 9)
Fig. Aller tête levée, la tête levée, aller sans craindre aucun reproche, aucun affront.
• J'en vois marcher tête levée, Qui n'iraient pas ainsi, j'ose vous l'assurer, Si sur le bout du nez tache pouvait montrer Que telle chose est arrivée (LA FONT. Petit chien.)
• Socrate.... conservant sa liberté, et marchant tête levée au milieu de trente tyrans, qui faisaient tout trembler (ROLLIN Hist. anc. Oeuv. t. IV, p. 118, dans POUGENS)
• Je vais tête levée par tout le monde, sans craindre que quelqu'un m'ose faire le moindre reproche (LESAGE Guzm. d'Alf. I, 6)
11. Tête baissée, sans regarder devant soi.
• Une chauve-souris donna tête baissée Dans un nid de belette (LA FONT. Fabl. II, 5)
• Heureux ceux qui se jettent tête baissée et les yeux fermés entre les bras du Père des miséricordes ! (FÉN. t. XVIII, p. 388)
• Il [Dion] crut que l'exemple serait plus efficace que les discours, et se jeta tête baissée au milieu des ennemis (ROLLIN Hist. anc. Oeuv. t. v, p. 276, dans POUGENS)
• Quand on entre dans une chambre où on le tient enfermé [le grand pluvier], il ne cherche qu'à se cacher, à fuir, et va, dans son effroi, donner tète baissée et se heurter contre tout ce qui se rencontre (BUFF. Ois. t. XV, p. 170)
Fig. Y aller tête baissée, se précipiter aveuglément dans le péril, dans le désordre.
• Allons-nous-en, tête baissée, Leur montrer que nous sommes gens à les manger à belles dents (SCARR. Virg. II)
• Il y avait dans cette lettre de quoi faire donner tête baissée dans une aventure plus téméraire que celle qu'on lui proposait (HAMILT. Gramm. 9)
• Son fils donnait tête baissée dans les égarements de son âge (MARMONTEL Cont. mor. École pér.)
Il se dit aussi d'un homme qui entreprend avec chaleur une affaire.
Il y donne tête baissée, il donne complétement dans le piége.
12. Jeter à la tête, lancer quelque chose à la tête de quelqu'un.
• Il était non-seulement permis par le Deutéronome, mais ordonné d'épouser la veuve de son frère quand elle n'avait point d'enfants ; la veuve était en droit de sommer son beau-frère d'exécuter cette loi, et, sur son refus, elle devait lui jeter un soulier à la tête (VOLT. Moeurs, 135)
Fig. Jeter à la tête, présenter d'une façon brusque.
• Vous m'avez jeté fort à propos vos vers à la tête pour m'amuser et m'empêcher de voir la petitesse de votre lettre (SÉV. 25 janv. 1690)
Jeter à la tête, reprocher. Il lui jeta à la tête ses richesses mal acquises. Il lui jeta à la tête qu'il avait été contrebandier.
Fig. et familièrement. Jeter une marchandise à la tête, l'offrir à vil prix. Il y avait tant de gibier au marché, qu'on le jetait à la tête.
Fig. et familièrement. Jeter une chose à la tête de quelqu'un, la lui offrir sans qu'il l'ait demandée.
• D'éloges on regorge, à la tête on les jette (MOL. Mis. III, 7)
• Les meilleures choses sont dégoûtantes, quand elles sont jetées à la tête (SÉV. 142)
• Je voyais, dis-je, un établissement certain qu'on me jetait à la tête (MARIV. Pays. parv. 1re part.)
• Il est fâcheux à un galant homme à qui tout Paris jette ses filles à la tête, et qui les refuse toutes, de venir lui-même essuyer les dédains d'une jeune citoyenne de village (MARIV. l'Épreuve, sc. 14)
Se jeter à la tête, faire les premières avances.
• Et l'on en est réduite à n'espérer plus rien, à moins que l'on se jette à la tête des hommes (MOL. Psyché, I, 1)
• Elle n'ira pas se jeter à la tête d'un jeune homme (J. J. ROUSS. Ém. IV.)
• Ce sont toujours les fripons qui se jettent à la tête des gens (PICARD Prov. à Paris, IV, 20)
13. Faire tête à, présenter la face à.
• C'est aux environs de Wilsen, où M. de Turenne battit les ennemis de l'année passée, et presque au même endroit, excepté qu'on fait tête à la brèche qu'il avait à dos (PELLISSON Lett. hist. t. II, p. 412)
13. Fig. Tenir tête à quelqu'un, faire tête à quelqu'un, s'opposer à lui, lui résister, ne lui point céder en quelque chose.
• Viriatus.... le plus grand homme que l'Espagne ait opposé aux Romains, et le dernier qui leur a fait tête dans ces provinces avant Sertorius (CORN. Sertor. Au lecteur.)
• Il [saint Pierre] n'avait pas eu la force de résister à une servante, et le voilà qui tient tête à tous les magistrats de Jérusalem (BOSSUET Panég. St Pierre, 2)
• Il veut qu'on fasse tête contre tous les vices, et il n'y a que celui-ci [la volupté] contre lequel il ordonne de s'assurer par la fuite (BOSSUET Panég. St Benoît, I)
• Il [Darius] s'était fortifié de l'infanterie grecque, qu'il avait rangée près de lui, la jugeant seule capable de tenir tête à la phalange macédonienne (ROLLIN Hist. anc. Oeuv. t. VI, p. 351)
• Un petit coin de terre [la Hollande] presque noyé dans l'eau, qui ne subsistait que de la pêche du hareng, est devenu une puissance formidable, a tenu tête à Philippe II, a dépouillé ses successeurs de presque tout ce qu'ils avaient dans les Indes orientales (VOLT. Moeurs, 164)
• Pour tenir tête, sire, à un adversaire tel que Votre Majesté, il faudrait du moins que j'eusse tout entière à ma disposition la pauvre petite tête que Dieu m'a donnée (D'ALEMB. Lett. au roi de Pr. 14 déc. 1767)
• Elle avait pour maxime que, lorsque dans le monde on entendait dire du mal de ses amis, il ne fallait jamais prendre vivement leur défense et tenir tête au médisant ; car c'était le moyen d'irriter la vipère et d'en exalter le venin (MARMONTEL Mém. VI)
Faire tête, montrer de la fermeté.
• Morguant les accidents, fait tête à la fortune (RÉGNIER Sat. XVI)
• Fais tête au malheur qui t'opprime (J. B. ROUSS. Odes, II, 4)
• J'aurais dû peut-être tenir tête à l'orage, si je m'en étais senti le talent (J. J. ROUSS. Conf. VIII)
En un autre sens, faire tête à des visiteurs, leur faire les honneurs de sa maison.
• Je me trouve dans un pays situé tout juste au milieu de l'Europe ; tous les passants viennent chez moi ; il faut que je tienne tête à des Allemands, à des Anglais, à des Italiens, et même à des Français que je ne verrai plus (VOLT. Lett. Mme du Deffant, 4 juin 1764)
Mettre un homme en tête à quelqu'un, opposer à quelqu'un un homme qui puisse lui résister.
• Chez les Romains, les témoins étaient entendus publiquement en présence de l'accusé, qui pouvait leur répondre, les interroger lui-même, ou leur mettre en tête un avocat (VOLT. Dict. phil. Criminel.)
Avoir quelqu'un en tête, avoir quelqu'un pour concurrent, pour adversaire.
• Dans cette terrible journée [la bataille du faubourg St-Antoine] où le ciel sembla vouloir décider du sort de ce prince, où, avec l'élite des troupes, il avait en tête un général si pressant (BOSSUET Louis de Bourbon.)
14. Terme de manége. Mettez la tête du cheval à la muraille ; placez la tête ; relevez la tête ; portez la tête en dedans. Avoir la tête dedans ou en dedans, se dit d'un cheval, lorsqu'on le mène de biais sur la volte et qu'on lui fait plier la tête un peu en dedans de la volte.
Tête de more ou de maure, se dit d'un cheval qui a la tête noire et le reste du corps d'une autre couleur.
On dit qu'un cheval est en tête, légèrement ou fortement en tête, quand il présente une tache blanche plus ou moins grande sur le front ou sur le chanfrein.
Dessus de tête, partie supérieure de la têtière d'une bride, qui passe derrière les oreilles du cheval.
15. Terme de vénerie. Bois ou cornes des bêtes fauves.
Tête portant trochures, bois qui porte trois ou quatre andouillers à la sommité.
Tête en fourche, bois dont les andouillers du sommet font la fourche.
Tête paumée, bois dont le sommet s'ouvre et figure une paume de main.
Tête couronnée, bois dont les andouillers du sommet forment une espèce de couronne.
Têtes ouvertes, tête de cerf, de daim et de chevreuil, dont les perches sont fort écartées ; ce qui est leur plus belle qualité.
Tête bien née, tête bien régulière.
Tête rouée, tête formant une sorte de roue.
Tête couverte, se dit d'un animal rentré dans ses demeures.
Les cerfs, dans leur troisième année, se nomment cerfs à la première tête ; dans leur quatrième, cerfs à la seconde tête ; et dans leur cinquième, cerfs à la troisième tête, etc. parce qu'ils ont leur premier bois complet, puis leur deuxième, leur troisième, etc.
• Mais moi, mon jugement, sans qu'aux marques j'arrête, Fut qu'il n'était que cerf à sa seconde tête (MOL. Fâch. II, 7)
• Dès que le cerf est à sa quatrième tête, il est assez reconnaissable pour ne s'y pas méprendre (BUFF. Quadrup. t. II, p. 18)
Terme de fauconnerie. Faire la tête d'un oiseau, accoutumer un oiseau au chaperon.
16. Une belle tête, tête d'homme qui produit un bel effet, tant par les traits du visage que par la belle conformation du crâne.
• Ma taille est deux ou trois doigts au-dessous de la médiocre ; j'ai la tête assez belle avec beaucoup de cheveux gris (VOIT. Lett. 78)
• J'ai les cheveux noirs, naturellement frisés, et avec cela assez épais et assez longs pour pouvoir prétendre en belle tête (LA ROCHEFOUCAULD Son portrait fait par lui-même, imprimé en 1658)
• Belle tête, dit-il, mais de cervelle point (LA FONT. Fabl. IV, 14)
17. Représentation d'une tête humaine par un peintre, par un sculpteur.
• Il me semble que j'ai fait beaucoup quand j'ai terminé une tête en un jour, pourvu qu'elle fasse son effet (POUSSIN Lett. 20 août 1645)
• Tant de livres faits sur la peinture par des connaisseurs n'instruiront pas tant un élève que la seule vue d'une tête de Raphaël (VOLT. Oedipe, Préf. 1729)
• En général les grosses têtes raccourcissent les figures (DIDER. Salon de 1767, Oeuv. t. XIV, p. 60, dans POUGENS)
Tête d'étude se dit d'une tête faite avec soin et qui n'est pas un portrait.
Fig. et populairement. Faire sa tête, prendre de grands airs.
Génin, Récréat. t. I, p. 186, explique ainsi cette locution : " Un apprenti qui en a fini avec les nez, les yeux, les bouches et les oreilles passe à l'ensemble ; à partir de ce jour, il est artiste, il fait le fier : il fait sa tête. " Explication douteuse. Il se peut que cela vienne de l'habitude des acteurs de se faire une tête de convention pour la scène.
Ornement de sculpture qui se met à la clef d'un arc, d'une plate-bande, etc. On dit aussi masque ou mascaron.
Cartes à jouer à deux têtes, cartes dont les figures ont une tête en haut et une tête en bas, ce qui épargne la peine de les retourner.
18. Terme de peinture. Mesure comparative à l'aide de laquelle on fixe les dimensions des autres parties du corps. L'ensemble d'une figure a de sept têtes à sept têtes et demie.
19. Sur le turf, une tête, la longueur de la tête d'un cheval. Ce cheval ne l'a emporté que d'une tête.
20. Dans les monnaies, côté de la figure.
21. Par extension, chevelure. Tête frisée.
• Elle [Mme de Nevers] avait tous les cheveux coupés sur la tête et frisés naturellement par cent papillottes qui lui font souffrir toute la nuit mort et passion ; tout cela fait une petite tête de chou ronde, sans nulle chose par les côtés (SÉV. 18 mars 1671)
Tête naissante, cheveux qui reviennent après avoir été coupés, et qui sont déjà un peu longs.
22. Tête à perruque, voy.
PERRUQUE22. .
Têtes pour coiffeurs et pour modistes.
23. Course de la tête, sorte d'exercice militaire et de manége qui consiste à frapper au grand galop, avec la lance, l'épée ou le pistolet, des têtes de carton qui sont placées à cet effet.
• Le roi alla tirer dans son petit parc, Monseigneur courut les têtes, et s'essaya à en courre sept ; on ajoutait aux quatre têtes ordinaires celle du sabre, celle du pistolet et celle de la flèche (DANGEAU I, 51, 3 sept. 1684)
• Ils disputèrent le prix en une seule course, dans laquelle ils firent chacun quatre têtes (DANGEAU I, 131, 4 mars 1685)
Tête de Méduse, la seconde tête qui est plate et large d'un pied.
Tête de more, ou la tête de Turc, la troisième tête.
Tête de more ou de Turc, se dit aussi d'une enclume en forme de tête qui sert de dynamomètre.
• Dumas avait un jonc en bois de sycomore, Et près de lui Gautier qui sur la tête more Fait cinq cent vingt pour son écot (TH. DE BANVILLE Odes funambulesques, Lévy, 1859, p. 155)
Fig. Souvent ce fonctionnaire [le commissaire de police, dans les réunions publiques] n'est pour les orateurs qu'une tête de Turc sur laquelle on trouve agréable de frapper, le journ. la Liberté, 12 nov. 1869.
Terme de marine. Tête de more, ancien nom du chouquet sur la Méditerranée.
24. Individu.
• Un nombre infini de Romains périrent entre les mains des barbares, faute d'être rachetés à un écu par tête (BOSSUET Hist. I, 11)
• Si tu [Neptune] me fais revoir l'île de Crète malgré la fureur des vents, je t'immolerai la première tête qui se présentera à mes yeux (FÉN. Tél. v.)
• À raison de 275 drachmes par tête d'esclave, Nicias possédait un capital de 275000 drachmes ou de 46 talents, qui lui rapportaient plus de dix talents (LETRONNE Instit. Mém. inscr. et belles-lettres t. VI, p. 203)
On le dit des animaux dans un sens analogue. Ce troupeau est composé de tant de têtes.
Payer tant par tête de loup, payer tant à celui qui tue un loup et qui en apporte la tête.
Mettre une rente viagère sur la tête de quelqu'un, constituer une rente viagère, pour en jouir durant la vie de quelqu'un. Relativement aux rentes constituées sur deux ou plusieurs têtes.... on n'y fait mention que de l'âge de la tête qui est certifiée existante, Décret du 23 floréal an II, rapport Cambon, p. 88. Emprunts ruineux à raison de dix pour cent sur des têtes de tout âge, tout le monde ayant intérêt de choisir de jeunes têtes, ib. p. 90.
Cette rente, cette pension passera sur la tête d'un tel, il aura cette rente, cette pension après le décès de la personne qui en jouit maintenant.
Têtes de choix, individus qui, considérés par rapport à certaines conditions de durée de la vie, présentent des qualités exceptionnellement favorables.Terme de jurisprudence. Succéder par tête, se dit lorsque des copartageants viennent de leur chef à la succession et sans représentation d'aucun autre.
25. Personne.
• Tout ce que peuvent donner de plus glorieux la naissance et la grandeur accumulé sur une tête qui ensuite est exposée à tous les outrages de la fortune (BOSSUET Reine d'Anglet.)
• Depuis plus de six mois éloigné de mon père, J'ignore le destin d'une tête si chère (RAC. Phèdre, I, 1)
• Tu m'oses présenter une tête ennemie (RAC. ib. IV, 2)
Tête couronnée, empereur ou roi.
• Je connais trois têtes couronnées du nord qui feraient honneur à notre Académie, l'impératrice de Russie, le roi de Pologne et le roi de Prusse ; voilà trois philosophes sur le trône (VOLT. Lett. Marmontel, 20 déc. 1766)
• À la main des bourreaux ils m'auraient condamnée ! Une tête royale et trois fois couronnée ! (P. LEBRUN Marie Stuart, I, 6)
Familièrement.
• Il n'y a tête d'homme qui ose entreprendre de faire telle chose, il n'y a aucun homme assez hardi.... Tellement donc.... qu'il n'y a tête d'homme qui ose lui en parler (SÉV. 19 oct. 1689)
26. Vie.
• Ta tête répondra de tant de barbaries (CORN. Médée, v, 7)
• Me montrant à la cour, je hasardais ma tête (CORN. Cid, IV, 3)
• Je ne viens point ici demander ma conquête ; Je viens tout de nouveau vous apporter ma tête (CORN. ib. v, 8)
• Nous avons parlé assez sérieusement de ses affaires [de Pomenars], qui ne sont jamais de moins que de sa tête ; le comte de Créancé veut à toute force qu'il ait le cou coupé, Pomenars ne veut pas ; voilà le procès (SÉV. 70)
• Il y a des gens qui en veulent à sa tête [de Gadagne] (SÉV. à Pompone, 17 nov. 1664)
• La vigueur qui, durant cinq ans, lui fit dévouer sa tête aux fureurs civiles (BOSSUET le Tellier.)
Mettre la tête de quelqu'un à prix, promettre une somme à qui le tuera.
Il lui en coûta la tête, il paya de sa tête, il subit la mort.
• Et tout autre que vous, malgré cette conquête, Revenant sans mon ordre, eût payé de sa tête (CORN. Nicom. II, 2)
Sur la tête, sur la vie.
• J'en réponds sur ma tête et j'aurai l'oeil à tout (CORN. Héracl. III, 4)
• Dès ce moment, je mets sur votre tête les moindres fautes qui se commettront (MONTESQ. Lett. pers. 148)
La prise de cette place a coûté bien des têtes, il en a coûté la vie à bien du monde.
27. Fig. L'ensemble de tout ce qui comprend et imagine.
• Apollon reconnut ce qu'il [un consultant] avait en tête (LA FONT. Fabl. IV, 9)
• J'avais prévu ma chute en montant sur le faîte ; Je m'y suis trop complu ; mais qui n'a dans la tête Un petit grain d'ambition ? (LA FONT. ib. x, 10)
• Tu te prends à plus dur que toi, Petit serpent à tête folle (LA FONT. ib. v, 16)
• Il faut avouer que, quand la vieillesse se met l'amour en tête, elle fait plus d'extravagances que la jeunesse (HAUTEROCHE Crisp. méd. III, 4)
• La tête d'une femme est comme une girouette Au haut d'une maison, qui tourne au premier vent (MOL. le Dép. IV, 2)
• Et [pensez-vous] quand nous nous mettons quelque chose à la tête, Que l'homme le plus fin ne soit pas une bête ? (MOL. Éc. des mar. I, 2)
• C'est une idée qui m'avait