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Téléphonie mobile

                   

La téléphonie mobile, ou téléphonie cellulaire est un moyen de télécommunication par téléphone sans fil (téléphone mobile). Ce moyen de communication s'est largement répandu à la fin des années 1990. La technologie associée bénéficie des améliorations des composants électroniques, notamment leur miniaturisation, ce qui permet aux téléphones d'acquérir des fonctions jusqu'alors réservées aux ordinateurs.

L'appareil téléphonique en lui-même peut être nommé « mobile », « téléphone portable », « portable », « téléphone cellulaire » (en Amérique du Nord), « cell » (au Québec dans le langage familier), « natel » (en Suisse), « GSM » (en Belgique et au Luxembourg), « vini » (en Polynésie française). Quand il est doté de fonctions évoluées, c'est un smartphone ou téléphone intelligent.

  Un téléphone mobile Sagem 700x sorti en mai 2006

Sommaire

  Technique

  Le réseau

  Antenne relais
Article détaillé : Réseau de téléphonie mobile.

La téléphonie mobile est fondée sur la radiotéléphonie, c'est-à-dire la transmission de la voix à l'aide d'ondes radioélectriques (fréquences dans les bandes des 900 et 1 800 MHz) entre une base relais qui peut couvrir une zone de plusieurs dizaines de kilomètres de rayon et le téléphone mobile de l'utilisateur.

Les premiers systèmes mobiles fonctionnaient en mode analogique. Les terminaux étaient de taille importante, seulement utilisables dans les automobiles où ils occupaient une partie du coffre et profitaient de l'alimentation électrique du véhicule.

Les systèmes mobiles actuels fonctionnent en mode numérique : la voix est échantillonnée, numérisée et transmise sous forme de bits, puis synthétisée lors de la réception. Les progrès de la microélectronique ont permis de réduire la taille des téléphones mobiles à un format de poche. Les avantages des systèmes numériques sont la baisse du prix des terminaux, l'augmentation des services, l'augmentation du nombre d'abonnés et enfin une meilleure qualité de réception de la voix.

Les bases de transmission sont réparties sur le territoire selon un schéma de cellules. En technologie GSM//GPRS (2G), chaque antenne utilise un groupe de fréquences hertziennes différent de ses voisines. Les mêmes fréquences ne sont alors réutilisées qu'à une distance suffisante afin de ne pas créer d'interférences.

Les systèmes mobiles sont standardisés pour être compatibles d'un pays à l'autre et pouvoir s'interconnecter avec les réseaux de téléphonie fixe. Il existe dans le monde deux grands standards de systèmes mobiles, le standard IS41 d'origine américaine (normes ANSI-41 / CDMA) et la famille des standards GSM et UMTS, définis à l'origine en Europe par l'ETSI puis le 3GPP ; c'est la plus répandue.

Pour savoir sur quelle antenne relais diriger un appel entrant, le réseau mobile échange périodiquement avec les téléphones mobiles des informations de localisation sous forme de messages de signalisation.

  Les normes de radiocommunication

  Normes de réseau

  • 1G:
  • 2G:
  • 3G:
  • CDMA 2000 : Évolution de troisième génération (3G) du CDMA (incompatible avec l'UMTS) principalement destiné à être déployé en Amérique du Nord.
  • Universal mobile telecommunications system (UMTS) ou Wideband Code Division Multiple Access (WCDMA) : Évolution de troisième génération du GSM et du CDMA (incompatible avec le CDMA-2000), soutenu par l'Europe et le Japon mais aussi déployé ailleurs dans le monde, au Canada et aux États-Unis notamment.
  • High Speed Downlink Packet Access (HSDPA) : High Speed Downlink Packet Access, évolution du 3G , appelé 3G+ ou encore 3,5G, pouvant atteindre 14,4 Mbit/s au maximum.
  • High-Speed Uplink Packet Access (HSUPA) : High Speed Uplink Packet Access, amélioration du débit de la 3G+ (3,5G) pour l'émission de données (téléchargement de données "en mode paquet" du terminal vers l'opérateur) (permet d'améliorer la qualité des appels visio, par exemple).
  • HSPA+ : High Speed Packet Access+ : évolution de HSUPA et HSDPA vers des débits descendants de 21 Mbit/s, 42 Mbit/s (en mode Dual Cell HSPA+[1]) et 84 Mbit/s (en mode DC + MIMO 2x2).
  • HSOPA : High Speed OFDM Packet Access (sigle tombant en désuétude) : évolution des normes 3G vers le LTE et le futur LTE Advanced.

  Normes annexes

  • i-mode : protocole permettant de connecter des téléphones mobiles à Internet. Le langage utilisé pour les sites est une version modifiée de HTML appelée C-HTML.
  • Multimedia Messaging Services (MMS) : service de messagerie multimédia pour téléphones mobiles.
  • Personal Ring Back Tone (PRBT) : service qui permet aux abonnés d'un opérateur de remplacer leur sonnerie d'attente habituelle par des musiques
  • Short Message Service (SMS) : service de messagerie pour téléphones mobiles, permettant l'envoi de messages écrits de 160 caractères maximum. Ce canal peut également être utilisé pour transférer des données (carte de visite, données applicatives pour la carte SIM, sonneries, logos…)
  • Wireless application protocol (WAP) : extension du protocole GSM permettant de connecter des téléphones mobiles à Internet. Toutefois, le langage utilisé pour les sites destinés au WAP utilise un langage de balisage spécifique, le Wireless Markup Language (WML).

  Les « générations » de normes

Les différentes générations des normes de téléphonie mobile
Génération Acronyme Intitulé
1G Radiocom 2000
NMT
Radiocom 2000 France Telecom
Nordic Mobile Telephone
2G GSM Global System for Mobile Communication
2.5G GPRS General Packet Radio Service
2.75G EDGE Enhanced Data Rate for GSM Evolution
3G CDMA 2000 1x EV
UMTS, WCDMA
Code division multiple access 2000 1X Evolution
Universal Mobile Telecommunications System
3.5G HSDPA
HSUPA
High Speed Downlink Packet Access
High Speed Uplink Packet Access
3.75G HSPA+ évolution du "High Speed Packet Acces"
3.9G LTE
WIMAX (réseau informatique)
Long Term Evolution
Worldwide Interoperability for Microwave Access
4G LTE Advanced Long Term Evolution évolué
GPRS et EDGE sont utilisées pour l'échange de données uniquement et non de la voix.

  Le terminal mobile

Article détaillé : téléphone mobile.

  Caractéristiques

  Les détails

Sa fonction d'usage est la communication vocale mais le téléphone mobile permet d'envoyer des messages succincts, appelés « SMS ». Avec l'évolution de l'électronique, le texte a pu être agrémenté d'images, puis de photographies, de sons et de vidéos. Des équipements embarqués associés à des services à distances permettent aussi de :

  Sécurité d'accès

Le code PIN permet de protéger l'accès à l'abonnement de l'utilisateur. Ce code est stocké dans la carte SIM et est composé de quatre à huit chiffres. Il est normalement demandé à chaque démarrage du téléphone, mais peut être désactivé par modification des paramètres. De plus, chaque téléphone est identifié par un numéro unique appelé IMEI pour International Mobile Equipment Identity. Ce numéro permet notamment de tracer les mobiles volés afin de les bloquer. Par ailleurs, de plus en plus de mobiles sont dotés d'un code de déverrouillage à saisir après que le téléphone soit sorti de veille.

  Accessoires pour téléphone mobile

  Caméra à l'arrière d'un téléphone.

Il est possible que des accessoires viennent en complément des téléphones mobiles : housses, coques interchangeables, cordons décoratifs, etc.

L'une des tendances est celle des accessoires sans fil, comme les oreillettes ou les kits mains-libres de voiture. Le téléchargement de « logos » et de sonneries par le biais de numéros ou SMS ou encore les MMS surtaxés représentent également un marché lucratif.

  Espionnage

  Écoute

Un opérateur peut accéder en écoute au téléphone même lorsque celui-ci est en mode veille. De telles écoutes ne sont légales que si demandées par les autorités compétentes[2].

  La géolocalisation

Les téléphones mobiles peuvent être géolocalisés par GPS ou par triangulation des antennes relais (il y en a environ 47 000 en France). Les opérateurs mettent à profit la géolocalisation aujourd'hui largement intégrée à l'offre d'équipements ; couplée à des bases de données, « cartographies » de services, ou encore à une identification d'objets par la technologie RFID, la géolocalisation permet aux différents opérateurs français d'offrir des services de guidage automatique pour piétons ou des informations locales.

  Économie et statistiques

  Dans le monde

En 2007, le nombre de souscripteurs de téléphone mobile était supérieur au nombre de lignes de téléphone fixe dans 191 pays et territoires sur un total de 197 pour lesquels les données sont disponibles[3]. Il faut cependant être prudent dans ce genre de comparaisons : les téléphones fixes servent souvent à plus de personnes que les téléphones mobiles, et de plus en plus de personnes possèdent plusieurs téléphones mobiles actifs. Les données sur le pourcentage de la population d'un âge donné (« bébés exclus ») ayant accès à un téléphone fixe privé, à un téléphone mobile privé, et aux deux sont encore très rares[4].

D'après l'Union internationale des télécommunications, 4 milliards d'abonnements à la téléphonie mobile étaient contractés à la fin de 2008[5], soit un nombre égal à 60 % de celui de la population mondiale[6]. De plus en plus de personnes contractent plusieurs abonnements simultanément[7]. En janvier 2011, le nombre d'abonnements à la téléphonie mobile passe à 5 milliards selon un rapport de l'ONU.

L'usage du téléphone portable a explosé dans les pays les plus pauvres, là où le réseau téléphonique fixe est souvent embryonnaire. En 2008, trois abonnements sur quatre (soit trois milliards) ont été souscrits dans les pays en voie de développement, contre un sur quatre en 2000.

  En Europe

Suivant le vote du Parlement européen du 21 avril 2009, le prix des communications depuis l'étranger dans l'Union européenne devrait encore diminuer ![2] Ainsi, à partir de l'été 2009, le prix maximal pour un appel de téléphonie mobile pourrait descendre de 46 à 43 centimes maximum par minute. De plus, la surtaxe concernant les SMS pourrait ne pas dépasser 11 centimes - contre 29 centimes en moyenne aujourd'hui. La commission de l'industrie du Parlement européen a amendé la législation existante le mardi 31 mars. Les eurodéputés veulent ainsi réduire les surcoûts dus aux appels émis et reçus de l'étranger. Concrètement, pour les consommateurs voyageant à l'étranger, cela signifierait :

  • un prix maximal de 43 centimes d'euros par minute pour les appels émis depuis un téléphone portable à l'étranger, et 19 centimes pour les appels reçus (à partir de juillet 2010). Ces plafonds seront respectivement abaissés à 35 centimes et 11 centimes de façon progressive (à compter de juillet 2011).
  • un prix maximal de 11 centimes par SMS envoyé depuis l'étranger (à partir du 1er juillet 2009) ;
  • la gratuité des messages vocaux reçus à l'étranger (à partir de juillet 2010).

(Ces prix sont TVA non comprise)

  Les opérateurs

Le changement d’opérateurs est facilité par la Portabilité.

  Téléphonie mobile en France

Article détaillé : Téléphonie mobile en France.

Le premier réseau de téléphonie mobile en France est apparu en 1986 : le réseau Radiocom 2000 de France Telecom. Le Bi-Bop à été commercialisé en 1991 en étant le premier réseau grand public, vite suivi des réseaux et téléphones GSM à partir de 1992.

L’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) est chargé de veiller au maintien de la concurrence dans ce secteur d'activité propice à un monopole naturel (coûts fixes liés aux réseaux élevés, coût marginal faible).

Il y a six opérateurs sur le marché français, quatre en métropole (Orange, Bouygues Telecom, SFR, Free) et deux spécifiquement en France d'outre-mer (Only, Digicel). Depuis 2005, trois des quatre réseaux physiques français (Bouygues, Orange, SFR) sont également utilisés par des opérateurs de réseau mobile virtuel (MVNO) ; leur nombre est en forte augmentation (une douzaine en mai 2007, dont Virgin Mobile ou encore NRJ Mobile). Aux Antilles et en Guyane sont présents quatre opérateurs (Orange Caraïbe, Digicel, Only et Dauphin telecom) et un opérateur de réseau mobile virtuel (Trace Mobile) utilisant le réseau de Only.

  Téléphonie mobile et pauvreté

Dépense annuelle moyenne de télécommunications par ménage selon le revenu par UC France 2006.png
 

Les relations entre la téléphonie mobile et la pauvreté font l'objet de nombreuses études nationales et internationales.

Les analyses sponsorisées par les compagnies de téléphone sont souvent euphoriques. En 2005, une étude de la London Business School affirmait aussi que, chaque fois que le taux d'équipement en mobiles d'un pays augmente de 10 %, le PIB croît de 0,5 %[8]. Une étude tout aussi peu scientifique de la GSM Association propose 0,6 % pour le Bangladesh[9]..

Les autres études sont en général positives[10], mais plus modérées ou même négatives[11].

Les données sur les dépenses de téléphonie de différents types de ménages sont rares, principalement parce qu'il est difficile de les isoler des autres dépenses de télécommunication. En France, plus l'âge de la personne de référence d'un ménage est élevée, moins la part de ses dépenses de consommation pour la téléphonie est importante ; plus un ménage est pauvre, plus la part des dépenses de téléphonie est élevée (voir graphique)[12]. C'est le cas des pays développés pour lesquels les données sont disponibles, mais non dans les pays du Tiers Monde[13].

Enfin, le système des abonnements de téléphonie mobile contribue à la croissance des dépenses pré-engagées ou dépenses contraintes, accroissant le sentiment de pauvreté et la vulnérabilité des ménages aux revenus les plus modestes[14].

  Risques

La téléphonie mobile, rapidement et largement diffusée, a engendré de nouveaux comportements qui peuvent déboucher sur divers types d'accidents liés à la réduction de l’attention des individus, effet statistiquement établi. L’existence de risques d’interférence électromagnétique à proximité de certains appareils médicaux est prouvée[15]. Enfin, les conséquences sanitaires éventuelles des émissions électromagnétiques des téléphones portables ou des antennes relais, qui participent du phénomène de pollution électromagnétique, sont sujettes à débat : les études scientifiques d'impact sur les populations n’aboutissent pas à une conclusion unique et, dans la mesure où il s'agit d'un phénomène récent, manquent de recul temporel pour évaluer d'éventuels effets à long terme. Un débat qui n'est aujourd'hui plus seulement scientifique puisqu'en France, des associations demandent et obtiennent le retrait de certaines antennes-relais auprès des tribunaux.

  Risques d'accident

  Accident par inattention humaine

Le fait de téléphoner, et de tenir une conversation, mobilise une partie de l'attention qui détourne l’utilisateur des autres tâches en cours. La réactivité est diminuée. Son utilisation, « mains libres ou pas » augmente donc les risques d'accidents (accident du travail, accident domestique, accident de la route lorsque le téléphone est utilisé au volant…).

L’OMS relève que les risques d’accident de la circulation sont multipliés par 3 ou 4 lors de l’utilisation de mobiles (que le conducteur utilise ou non un kit « mains libres »)[15].

Une étude de l'administration américaine pour la sécurité sur les autoroutes, la National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA), a relevé qu'aux États-Unis en 2005, à un instant donné, environ 6 % des conducteurs utilisaient un téléphone tenu en main en conduisant (soit 974 000 véhicules à un moment donné), et que 0,7 % des conducteurs téléphonaient avec un écouteur/microphone déporté, et que 0,2 % des conducteurs étaient en train de composer un numéro[16].

  Perturbation d'appareils électroniques

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Tous les appareils électroniques utilisant des déplacements d’électrons dans des conducteurs peuvent être perturbés par les champs électriques et magnétiques : Il faut donc éviter des niveaux de perturbation qui pourraient conduire à des dysfonctionnements, tels des blocages, des valeurs fausses, des actions inadaptées; c'est la compatibilité électromagnétique.

L’OMS relève qu’il existe des risques d’interférences électromagnétiques à proximité de certains appareils médicaux[15]. Selon le rapport de l'Office fédéral de l'environnement suisse:

« Il est incontestable que le rayonnement à haute fréquence peut perturber le fonctionnement d’appareils techniques, ce qui peut avoir des conséquences sur la santé, en particulier dans le cas des implants médicaux, tels que les stimulateurs cardiaques. Toutefois, de nombreux appareils sont aujourd’hui insensibles au rayonnement de téléphones mobiles[17]. »

L'utilisation des téléphones mobiles est interdite dans les hôpitaux[18]. En avion elle peut perturber les liaisons radio pour la navigation sauf si une antenne-relais spécifique est installée.[réf. nécessaire]

On peut citer comme appareils pouvant être perturbés quasiment tous les appareils électroniques destinés a être utilisés à domicile qui ont un niveau d'immunité de 3V/m On trouve tous les appareils médicaux comme les thermomètres, les lecteurs de glycémie, les tensiomètres, etc .. et les appareils non classés médicaux (détecteurs de chute dans les piscines, stimulateurs electro-musculaires etc.)

  Risques d'explosion ?

Malgré les croyances répandues, le risque d'explosion dans les stations services due à un téléphone portable est extrêmement faible[19].

En ce qui concerne les incidents rapportés d'explosions spontanées de batteries, elles sont attribuables exclusivement à l'utilisation de batterie d'accumulateurs de mauvaise qualité (ou des contrefaçons de modèle standard) ou au rechargement par un système non adapté.

  Risques sanitaires liés aux ondes électromagnétiques

Diverses études scientifiques et médicales portent sur les risques potentiels de cancers engendrés sur le long terme par les champs électromagnétiques générés par les mobiles et les antennes relais. L'interprétation de ces études fait l'objet de controverses régulièrement relayées par les médias.

  L'état des connaissances

En se basant sur une revue de littérature d’études épidémiologiques, l’OMS a conclu en 2005 qu’il est peu probable que l'exposition aux ondes électromagnétiques des téléphones mobiles ait des conséquences néfastes sur la santé des usagers[15]. Elle estime qu’« aucune étude nationale ou internationale récente n'a permis de conclure que l'exposition aux champs [de radiofréquence] émis par les téléphones portables ou leurs stations de base a des conséquences néfastes sur la santé » et que les études épidémiologiques « n'ont pas permis d'établir de manière convaincante un lien entre l'utilisation du téléphone portable et un risque accru de cancer ou d'autres maladies »[15]. Concernant les stations relais (ou antennes relais), l’OMS constatant que l'exposition aux champs de radiofréquence provoqués par ces stations est généralement plus de mille fois inférieure à l'exposition aux champs de radiofréquence émis par les téléphones portables, il est peu probable qu'elles aient des effets indésirables[15].

L’Agence française de sécurité sanitaire a publié en juin 2005 un avis sur les mobiles, dans lequel elle conclut elle aussi à une absence de preuve de nocivité en l’état actuel des connaissances mais appelle à la vigilance et à la poursuite de travaux scientifiques[20]. Ce rapport fut cependant dénoncé en 2006 par l'inspection générale des affaires sociales en raison des liens entre les industriels de la téléphonie mobile et les auteurs de l'étude[21]. Le Canard enchaîné du 4 mars 2009 rapporte notamment que Bernard Veyret (directeur de recherche au CNRS), qui a signé le rapport de l'Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement publié en 2005, siège au conseil scientifique de Bouygues Telecom.

Le ministère français chargé de la Santé a publié un document d’information Téléphones mobiles : santé et sécurité, évoquant le principe de précaution.

L'Office fédéral de l'environnement suisse, dans une étude sur l'impact sanitaire des rayonnements haute fréquence, ceux émis par des appareils comme les téléphones mobiles ou les terminaux Wi-fi ou Bluetooth, fondée « sur les recherches présentées dans près de 150 publications scientifiques parues entre 2003 et 2006 », conclut à l'absence de preuve d'effets sanitaires (aux intensités utilisées en Suisse), mais ajoute que « certains effets associés à l’exposition de l’homme aux téléphones mobiles sont à considérer comme probables », souligne l'insuffisance des données scientifiques, tant épidémiologiques, qu'expérimentales, en particulier sur une longue durée. Il note également l'existence d'effets physiologiques sur l’activité électrique du cerveau (gêne possible de la qualité du sommeil)[17].

En novembre 2006, l’OMS a publié un nouveau rapport, basé sur une revue de littérature, selon lequel « les études n’apportent pas de résultats clairs appuyant l’existence d’une association entre émissions électromagnétiques des téléphones mobiles et effets directs sur la santé », tout en rappelant que cette absence d’éléments « ne doit pas être interprétée comme la preuve de l’absence de tels effets »[22].

À l'été 2007, le groupe international de recherche Bioinitiative[23], relayé par l'Agence européenne pour l'environnement, a publié un rapport sur les risques sanitaires liés aux champs électromagnétiques dans lequel il recommande de revoir les mesures de protection des utilisateurs de mobiles car, selon lui, « les personnes qui ont utilisé un téléphone portable dix ans présentent un plus grand risque de développer une tumeur au cerveau[24] ». Le chercheur Jean-Paul Krivine, rédacteur en chef de la revue Science et pseudo-sciences, dénonce « l'apparence de sérieux scientifique » de ce rapport et le conflit d'intérêt d'une des co-auteurs, Cindy Sage, propriétaire d'un cabinet homonyme proposant « des solutions pour « caractériser ou atténuer » les impacts des champs électromagnétiques »[25].

Les centres de recherche et organismes internationaux, comme l’OMS[15] et l’AFSSA[20] en 2005, l'Office fédéral de l'environnement suisse en 2006[17], et le groupe de recherche Bioinitiative en 2007[26], soulignent le faible recul dont dispose la science et la médecine concernant les téléphones mobiles, et recommandent de poursuivre les recherches notamment sur des populations plus sensibles comme les enfants.

Le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) coordonne l'étude internationale « Interphone »[27] qui vise à préciser les liens éventuels entre l'utilisation des mobiles et le cancer. Il s'agit de la plus grande enquête épidémiologique menée sur le sujet. En mai 2010, les premiers résultats de l’étude Interphone ont été publiés dans la revue International Journal of Epidemilogy[28]. Les premiers résultats publiés, portant sur l’observation de 10 700 personnes dans treize pays, concluent qu’ «aucune augmentation du risque de gliome ou de méningiome n’a été observé en relation avec l’utilisation du téléphone mobile. Une augmentation du risque de gliome a été suggéré aux niveaux d’exposition les plus élevés, toutefois des biais et des erreurs empêchent d’établir une interprétation causale. » [29] Toutefois, les chercheurs appellent à la poursuite des recherches sur le sujet. Ce rapport n'a pas satisfait les médecins de l'Association Santé Environnement France (ASEF)[30] qui appellent depuis longtemps à la mise en place du principe de précaution et à la protection des personnes les plus vulnérables comme les adolescents, les femmes enceintes , etc.. Selon, l'association le temps nécessaire à la science ne doit pas nuire aux populations.

En juillet 2009, une équipe de recherche israélienne publie les conclusions d'une étude sur l'augmentation du cancer des glandes salivaires depuis 2002 qui suspecte les radiations émises par le téléphone portable d'en être la cause[31].

En octobre 2009, l'Afsset conclut que « les données issues de la recherche expérimentale disponibles n’indiquent pas d’effets sanitaires à court terme ni à long terme de l’exposition aux radiofréquences. Les données épidémiologiques n’indiquent pas non plus d’effets à court terme de l’exposition aux radiofréquences. Des interrogations demeurent pour les effets à long terme, même si aucun mécanisme biologique analysé ne plaide actuellement en faveur de cette hypothèse »[32].

Les Académies de Médecine, des Sciences et des Technologies ont diffusé un communiqué[33] dans lequel elles déclarent que le groupe d'expert mandaté par les Académies « approuve sans réserve les conclusions du rapport scientifique [de l'Afsset] sur les radiofréquences [...] qui confirment celles de nombreuses autres expertises collectives ». Par ailleurs, elles « s’étonnent que la présentation de ce rapport n’ait pas particulièrement insisté sur ces aspects rassurants, mais au contraire sur les 11 études rapportant des effets. Ces études justifient un essai de réplication mais ne constituent pas pour autant des « signaux d’alerte » crédibles. Elles ne sont pas considérées comme telles dans le rapport scientifique dont les conclusions sont différentes. Cette présentation a paradoxalement inquiété le public en proposant, sans justifications claires, des mesures de réduction des expositions. »

Ce consensus pourrait être complètement bouleversé avec la publication le 31 mai 2011 du dernier rapport du Centre International de Recherche sur le Cancer, dépendant de l’OMS : à l'opposé de ses conclusions de 2010, le CIRC a en effet conclu que l'utilisation des téléphones portables entraîne un risque accru de développer un gliome. Par conséquent, les champs radiofréquence sont désormais classés dans la catégorie 2B des cancérogènes potentiels[34],[35].

  Autres avis scientifiques

« S'agissant du problème général de la cause des cancers, à l'exception de quelques rapports isolés, aucune corrélation significative n'a été démontrée », a déclaré en novembre 2006 le médecin Jean-François Bach, secrétaire perpétuel de l'Académie des sciences et de l'Académie de médecine[36].

Le 4 mars 2009, l'Académie de médecine, réagissant à la décision de la cour d'appel de Versailles du 4 février 2009 (condamnant Bouygues à démonter une antennes relais dans le Rhône) défend le caractère inoffensif des antennes[21]. Selon l'Académie de médecine, la cour d'appel de Versailles a fait une « erreur scientifique »[21]. Selon Le Canard enchaîné du 4 mars 2009, l'Académie de médecine « a agi avec une célérité inhabituelle. Elle s'est auto saisie après la décision de Versailles. Sans même convoquer l'une de ses commissions. Elle a seulement monté, pour l'occasion, un « groupe de travail », qui ne s'est réuni qu'une fois pour auditionner un juriste, un seul… « C'est une procédure complètement inhabituelle », convient-on à l'Académie de médecine. ». De plus, l'auteur du communiqué de l'Académie de médecine est membre du conseil scientifique de Bouygues Telecom[21].

  La réaction des opérateurs

Opérateurs et industriels déclarent prendre en compte les risques lors de l'installation des antennes relais. Certaines règlementations (en France par exemple) obligent les constructeurs de téléphones à afficher dans la notice le rayonnement émis par leurs téléphones (évalué par l’indicateur Débit d'absorption spécifique ou « DAS »).

  Le débat sur l'indépendance des recherches

Selon plusieurs observateurs les enjeux économiques du secteur sont tels que les opérateurs de téléphonie mobile créeraient des conflits d'intérêt en finançant partiellement les recherches sur la question pour mieux en contrôler les résultats[37].

Les chercheurs Heny Lai[38] et Ross Adey[39] ont tout deux renoncé à continuer à travailler respectivement pour le Wireless Technology Research Center et Motorola qui souhaitaient orienter ou censurer les résultats de leurs expériences[40],[41],[42].

L'épidémiologiste américain George Carlo a affirmé en 2007 que les études « financées par l'industrie ont six fois plus de chances de ne rien trouver que celles qui sont financées de façon indépendante. » Selon lui, « 95 % des études sont financées par l'industrie. L'industrie contrôle quasiment la science et la diffusion des informations scientifiques. Elle contrôle la façon dont le public perçoit ou ne perçoit pas les dangers[43]. »

Dans le même esprit, quatre scientifiques français[44], membres de l'association Comité scientifique sur les champs électromagnétiques, ont publié en 2004 un livre blanc intitulé Votre GSM, votre santé : On vous ment ![45].

  Le débat sur le principe de précaution

Les avis des scientifiques au sujet des téléphones portables ont longtemps été divergents et le restent encore à la mi-2008. Par conséquent, dans le doute, le débat s'est partiellement reporté sur la nécessité de mettre en garde ou non les usagers du téléphone portable selon le principe de précaution.

En France, l’Académie de médecine déclare pour sa part que « le principe de précaution ne saurait se transformer en machine alarmiste, surtout quand plusieurs milliards de portables sont utilisés dans le monde sans conséquences sanitaires apparentes depuis 15 ans[46]. »

En juin 2008, vingt scientifiques de différentes nationalités, essentiellement cancérologues, ont déclaré qu’il pouvait y avoir un risque et ont appelé à la prudence concernant l'utilisation du téléphone portable, dressant une liste de mesures de précaution qu'ils estiment devoir être prises en attendant une évaluation épidémiologique satisfaisante des risques sanitaires liés à la téléphonie mobile[47],[48],[49]. Cet appel a été vivement critiqué par l’Académie de médecine française dans un communiqué ; elle écrit en réponse[50] « que la médecine n’est ni de la publicité ni du marketing, et qu’il ne peut y avoir de médecine moderne que fondée sur les faits. Inquiéter l’opinion dans un tel contexte relève de la démagogie mais en aucun cas d’une démarche scientifique. On ne peut pas raisonnablement affirmer qu’« un risque existe qu'il favorise l'apparition de cancers en cas d'exposition à long terme » et, en même temps, qu’« il n'y a pas de preuve formelle de la nocivité du portable »[46]. »

Le 4 février 2009, la cour d'appel de Versailles a condamné « l'entreprise Bouygues Telecom à démonter sous quatre mois ses antennes relais installées à Tassin-la-Demi-Lune, près de Lyon » en reconnaissant « l'exposition à un risque sanitaire »[51] et en invoquant le principe de précaution[52]. Le 16 février de la même année, SFR a également été condamné à démonter une antenne relais par le tribunal de Carpentras, mais a fait appel de la décision[53].

La secrétaire d'État à l'Écologie, Chantal Jouanno, s'est déclarée le 27 février 2009 favorable à l'interdiction de l'utilisation du mobile par les enfants, le risque zéro n'existant pas. Elle précise « Sans être catastrophistes, peut-être devrons-nous un jour rendre l'oreillette obligatoire pour tout le monde »[54].

  La sensibilité électromagnétique

Article détaillé : Sensibilité électromagnétique.

Plusieurs associations affirment que les systèmes de téléphonie mobile posent des problèmes pour la santé de certains groupes d'individus, qui souffrent de sensibilité électromagnétique. À Prague en 2004 le congrès[55] de l'OMS concluait que la notion de sensibilité aux champs électromagnétiques ne reposait pas sur des fondements scientifiques ; les causes de ces maux sont plutôt liés à l'environnement des individus, ainsi qu'à la peur liée à l'installation de nouvelles antennes relais qui pourrait provoquer des pathologies d'ordre psychosomatiques.

  Impact sur les colonies d'abeilles

Selon une équipe de chercheurs de l'université de Coblence, les champs électromagnétiques perturberaient les abeilles dont le sens de l'orientation est basé sur les champs magnétiques terrestres et qui émettent des signaux de 180 à 250 hertz dans leurs danses de communication[56].

  Risques sanitaires liés aux germes

Le téléphone mobile contient 500 fois plus de microbes qu'une cuvette de WC, notamment des Escherichia coli, salmonelles, streptocoques ou staphylocoques dorés. L'étude, par des chercheurs en microbiologie de l'université de Manchester, relativise le danger sauf dans le milieu hôspitalier où le mobile est soupçonné d'être un vecteur potentiel d'infections nosocomiales[57].

  Le recyclage des terminaux

Un téléphone mobile contient de nombreux polluants, qui pourraient être recyclés, mais selon une étude faite en 2008 par Nokia, dans le monde, seuls 3 % des propriétaires recyclent leur téléphone mobile usagé. Sur 6 500 personnes interrogées (en Finlande, Allemagne, Italie, Russie, Suède, Royaume-Uni, Émirats arabes unis, États-Unis, Niger, Inde, Chine, Indonésie et Brésil) 44 % ont dit avoir conservé leurs anciens mobiles sans savoir qu'en faire et 4 % ont avoué s'en être débarrassé dans la nature. Chaque personne interviewée a été propriétaire en moyenne de cinq mobiles. Selon Nokia, ce sont 240 000 t de matières premières qui auraient pu être économisées et l'équivalent de 4 millions de voitures sur les routes en termes d'émission de gaz à effet de serre.

En Europe, les téléphones mobiles font théoriquement l'objet d'une collecte sélective. Ils ne doivent pas être jetés (ce qui est rappelé par un sigle sur la batterie par exemple). La directive européenne 2002/96/CE relative aux déchets d'équipements électriques et électroniques impose (en France via le decret du 20 juillet 2005[58] aux fabricants et vendeurs de mobiles d'organiser leur collecte. Lors de la vente d'un téléphone mobile, un distributeur doit désormais reprendre gratuitement tout téléphone mobile usagé remis par le client. Il existe aussi des centres de collecte.

Les déchets électroniques sont dans leur ensemble ceux dont le volume croît le plus rapidement. Ils nécessitent une filière de collecte et de recyclage spécialisée. Un téléphone mobile contient des métaux lourds, notamment sa batterie, qui ne sont pas traités dans les filières classiques car très toxiques (ce sont des déchets spéciaux et/ou dangereux). Une grande partie du recyclage est sous-traitée en Afrique ou en Asie dans des conditions sanitaires précaires[59],[60],[61].

Certains téléphones sont remis en service dans des pays plus pauvres sous l'égide d'organisations humanitaires ou de développement[62].

Le designer chinois Daizi Zheng a créé nouveau prototype de téléphone écologique pour le compte de Nokia. Il fonctionne en générant de l’électricité à partir des hydrates de carbone et tire donc son énergie du sucre. Le téléphone lui-même est entièrement biodégradable[63].

Depuis quelques années, le mouvement Emmaüs participe en France à la collecte des mobiles inutilisés chez les particuliers. Des bornes de collecte sont présentes dans toutes les communautés Emmäus. Ces dernières rapatrient ensuite les téléphones portables jusqu'aux "ateliers du bocage"[64], une entreprise d'insertion membre du mouvement depuis 19 ans. En 2010 l'association traitait 35000 mobiles chaque mois et réemployait 30 % de ses volumes. Agréée par l'éco-organisme Eco-systèmes, de nombreux opérateurs de téléphonie mobile travaillent avec cette structure qui valorisent les matériaux pour créer des emplois durables.

  Coût environnemental

Le cabinet d'audit AT Kearney a publié en 2009 une étude sur l'impact environnemental de la téléphonie mobile. Il estime que[65],[66] :

  • la consommation en énergie d'une heure de conversation téléphonique équivaut à celle d'une machine de linge à 40 °C.
  • l'émission de CO2 des 3,5 milliards de téléphones portables en circulation dans le monde s'élève à 40 millions de tonnes, soit l'équivalent de 21,5 millions d'automobiles de petite cylindrée
  • l'impact environnemental serait très différent d'un opérateur à l'autre.

AT Kearney reconnaît en 2009 que ce sujet n'intéresse presque aucun consommateur[65].

  Sociologie et psychologie

  L’usage est prohibé dans certains transports.

Le téléphone mobile, objet de prestige technologique et de curiosité à ses débuts est devenu un bien de consommation courant. Ses conséquences sur la vie quotidienne et le fonctionnement de la société sont nombreux et commencent à être étudiées par les chercheurs.

  Gêne et savoir-vivre

L'apparition de la téléphonie mobile a engendré une rapide banalisation des conversations téléphoniques dans les lieux publics. Or, entendre une personne téléphoner provoque plus de gène qu'entendre des bruits de fond. Selon un article du quotidien français Figaro en 2010, "même si le milieu est bruyant, la conversation dérange tout le monde, prend toute la place et devient vite insupportable."[67] Ce phénomène a été confirmé scientifiquement à la suite d'expériences sur le degrés de concentration, menées en 2010 par une équipe de psychologues pilotée par Lauren Emberson (université Cornell, États-Unis). Cette équipe l'attribue à la nature de "mi-dialogue" (halflogue ou milogue) d'une conversation téléphonique qui mobilise le cerveau de celui qui l'écoute, même malgré lui. Lauren Emberson explique : "Il s'agit de mécanismes cognitifs qui obligent à écouter une conversation téléphonique et pas du tout une curiosité malveillante."[68].

L'utilisation du mobile a entraîné dès le début des critiques portant notamment sur la question de la gêne sonore occasionnée aux autres. D'où la mise en place progressive d'interdictions dans certains lieux et de nouvelles règles de savoir-vivre. L’utilisation de mobiles est ainsi interdite dans certains lieux (spectacles, cours, etc.). Les salles de spectacle mettent en place des systèmes de brouillage. La psychologue américaine Lauren Emberson (Cornell university), qui a étudié les conséquences des conversations téléphoniques sur l'attention des personnes environnantes, estime en 2010 : "Il est temps de se demander si l'usage du portable ne doit pas être limité ou confiné dans des lieux réservés."[69].

Le mobile brouille notamment les repères entre vie privée et lieux publics : des conversations auparavant privées sont désormais échangées dans des lieux publics.

Le téléphone portable permet un assouplissement de certaines contraintes, tels les rendez-vous, qu'il est plus aisé de modifier ou décaler peu de temps à l'avance. Certains y voient au contraire un instrument de facilité et de mépris d'autrui.

  Dépendances

Le téléphone portable brouille la limite, auparavant assez imperméable, entre vie professionnelle et vie privée, notamment en période de vacances.

Le téléphone portable, devenu objet multimédia généraliste, provoque des phénomènes de dépendance psychologique personnelle. Certains lui reprochent de supprimer les « temps morts », désormais consacrés à des conversations, des SMS ou des jeux, et qui permettaient notamment l'observation, la réflexion, etc.

Le mobile a habitué le citoyen du début du XXIe siècle à pouvoir joindre n'importe qui n'importe quand. Ce qui constitue notamment un élément de sécurité important en cas par exemple d'accident dans un lieu isolé. Certains lui reprochent de créer un sentiment d'urgence et d'impatience artificiel, brouillant la hiérarchie entre ce qui est important et ce qui ne l'est pas.

  Un élément d’identité fort

En 2000, une étude sociologique en Angleterre (réalisée par Anne Charlton et Clive Bates pour le British Medical Journal) lançait l'hypothèse que le téléphone mobile supplantait la cigarette en tant que symbole du passage à l'âge adulte pour les jeunes adolescents[70],[71],[72]. Cette étude fut contestée en 2003 par une chercheuse finlandaise, Leena Koivusilta, dans le même British Medical Journal[73].

  Notes et références

  1. (en) 62 réseaux commerciaux supportent le DC-HSPA+
  2. Un téléphone mobile éteint peut trahir les secrets d'une réunion Sur le site technaute.cyberpresse.ca
  3. Source : Union internationale des télécommunications, 29 mars 2009. Les exceptions étaient Cuba, les Iles Samoa américaines, Kribati, le Turkmenistan, le Myanmar et le Vietnam.
  4. Deux exceptions: (1) les données américaines du National Center for Health Statistics (voir, par exemple, Blumberg, Stephen J. and Luke, Julian V. (2008) Wireless Substitution: Early Release of Estimates from the National Health Interview Survey, July-Dec. 2007 Division of Health Interview Statistics, National Center for Health Statistics, 13 May 2008, 14 pp. ; Blumberg, S.J.; Luke, J.V.; Cynamon, M.L. and Frankel, M.R. (2008).Recent Trends in Household Telephone Coverage in the United States pp. 56-86 in Lepkowski, J.M. et al., eds.. Advances in Telephone Survey Methodology, John Wiley and Sons, Inc., (). New York, 2008) et (2) celles de l'Institut Harrris - voir Cellular-news (2008) Cell Phone Usage Continues to Increase in the USA Celllular-News, 4 April 2008 ; HarrisInteractive (2008) Cell Phone Usage Continues to Increase The Harris Poll No. 36, April 4, 2008.
  5. Source Arcep, décembre 2008.
  6. 67 % de la population mondiale dispose d’un téléphone portable, blog Pixmania
  7. World Telecommunication/ICT Indicators Database 2009 (13th Edition), juin 2009. La population mondiale était estimée à 6,7 milliards à la mi-2008.
  8. Fuss, M. and Waverman, L. (2005) The Networked Computer: The Contribution of Computing and Telecommunications to Economic Growth and Productivity Digital Transformation Working Paper, London Business School, mai 2005. Leonard Waverman travaille pour les compagnies de téléphone, notamment Vodaphone - voir Röller, Lars-Hendrik and Waverman, Leonard (2001) Telecommunications Infrastructure and Economic Development: A Simultaneous Approach The American Economic Review, Vol. 91, No. 4, 2001, pp.909-923 ; Waverman, Leonard; Meschi, Meloria and Fuss, Melvyn (2005a) The Impact of Telecoms on Economic Growth in Developing Countries Vodafone Policy Paper Series. No. 2, March 2005, 23 pp. ; Waverman, Leonard; Meschi, Meloria and Fuss, Melvyn (2005b) The Impact of Telecoms on Economic Growth in Developing Countries pp. 10-23 in Vodaphone (2005) Africa: The Impact of Mobile Phones The Vodafone Policy Paper Series; No. 2. Mars 2005, ii + 68 pp.
  9. Lane, Barney; Sweet, Susan; Lewin, David; Sephton, Josie and Petini, Ioanna (04-2006) The Economic and Social Benefits of Mobile Services in Bangladesh. A Case Study for the GSM Association GSM Association, avril 2006, ii + 57 pp.
  10. Selon le New York Times, 80 % de la population mondiale vit à portée d'un réseau et n'a plus besoin d'être solvable ou de disposer d'un logement pour obtenir une ligne.
  11. Par exemple, Bhavnani, Asheeta; Chiu, Rowena Won-Wai; Janakiram, Subramaniam and Silarszky, Peter (2008) The Role of Mobile Phones in Sustainable Rural Poverty Reduction ICT Policy Division, Global Information and Communications Department (GICT), The World Bank, 15 juin 2008, 25 pp., Diga, Kathleen (2008) Mobile Cell Phones and Poverty Reduction: Technology Spending Patterns and Poverty Level Change among Households in Uganda International Development Research Centre, South Africa, avril 2008. Presented at the Workshop on the Role of Mobile Technologies in Fostering Social Development, 2-3 juin 2008, Sao Paulo, Brésil, 4 pp. ; Donner, Jonathan (2008) Research Approaches to Mobile Use in the Developing World: A Review of the Literature The Information Society, Vol. 24, No. 3, mai 2008, pp. 140-159 ; Oneworld.net (2008) In Niger, Cell Phones Bring Down Food Prices ; Roberts, Sheridan (2008) Measuring the Impacts of ICT Using Official Statistics DSTI/ICCP/IIS(2007)1/FINAL, Working Party on Indicators for the Information Society, Committee for Information, Computer and Communications Policy, Directorate for Science, Technology and Industry, OECD, 4 jan. 2008, 34 pp. ; van Welsum, Desirée (2008) roadband and the Economy Minsterial Background Paper DSTI/ICCP/IE(2007)3/FINAL, OECD Ministerial Meeting on the Future of the Internet Economy, Seoul South Korea, 17-18 juin 2008, 59 pp. ; Zainudeen, Ayesha; Samarajiva, Rohan and Abeysuriya, Ayoma (2006) Samarajiva Abeysuriya 2006 teleuse strategies.pdf Telecom Use on a Shoestring: Strategic Use of Telecom Services by the Financially Constrained in South Asia Discussion paper WDR0604, WDR Dialogue Theme 3rd Cycle, regulateonline.org and LIRNEasia, Colombo Sri Lanka, mars 2006, iii + 40 pp.
  12. Source; Insee (2007) « Données détaillées de l'enquête Budget de famille 2006 ».
  13. (en) [PDF] Agüero, Aileen (2008) Telecommunications Expenditure in Peruvian Households Research Brief Series, Issue 3, DIRSI – Diálogo Regional sobre Sociedad de la Información, Lima, juin 2008, 34 pp. Voir aussi Telecommunications expenditure in Peruvian households ;(en)[PDF] Telecommunications expenditure in Peruvian households, août 2008, 1p. ; Ureta, Sebastian (2005) Variations on Expenditure on Communications in Developing Countries: A Synthesis of the Evidence from Albania, Mexico, Nepal, and South Africa (2000-2003) Media@LSE, Department of Media and Communications, 24 nov. 2005, 23 pp.
  14. Accardo, Jérôme (10-2007) 1979-2006 : les structures de consommation évoluent et les écarts entre groupes sociaux se déplacent pp.99-112 in Insee France, portrait social - édition 2007 (Vue d'ensemble - Consommation et conditions de vie) ; Accardo, Jérôme ; Chevalier, Pascal ; Forgeot, Gérard ; Friez, Adrien ; Guédès, Dominique ; Lenglart, Fabrice et Passeron, Vladimir (06-2007) La mesure du pouvoir d'achat et sa perception par les ménages, pp. 57-86 in Insee (06-2007) « L’économie française - Comptes et dossiers 2007 - Rapport sur les comptes de la Nation de 2006 ». Insee, juin 2007, ii + 236 pp.
  15. a, b, c, d, e, f et g Quels sont les risques sanitaires associés aux téléphones portables et à leurs stations de base ?, OMS, décembre 2005
  16. Rapport du centre américain des statistiques sur les risques du mobile au volant, 2005 [lire en ligne] [PDF]
  17. a, b et c Hochfrequente Strahlung und Gesundheit, Office fédéral suisse de l'environnement OFEV/BAFU, résumé, pages 19–24 [lire en ligne]
  18. Section Téléphone portable Sur le site hopital.bellan.fr
  19. « Essence et étincelle », palais de la Découverte
  20. a et b Avis de l'AFSSET concernant les effets biologiques des ondes électromagnétiques, avril 2005, p. 3, rapport p 99
  21. a, b, c et d Jean-Michel Thénard, « Bouygues active ses relais pour sauver ses antennes », Le Canard enchaîné, 11 mars 2009, page 4.
  22. « The report shows that the evidence available does not provide a clear pattern to support an association between exposure to RF and microwave radiation from mobile phones and direct effects on health. It however cautions that lack of available evidence of detrimental effects on health should not be interpreted as evidence of absence of such effects and recommends a precautionary approach to the use of this communication technology until more scientific evidence becomes available. » dans l'abstract (p. 2), de What effects do mobile phones have on people's health?, OMS, novembre 2006 [lire en ligne]
  23. (en) Liste des chercheurs du groupe Bioinitiative.
  24. (en) [PDF] «  People who have used a cell phone for ten years or more have higher rates of malignant brain tumor and acoustic neuromas. It is worse if the cell phone has been used primarily on one side of the head. », Rapport du groupe Bioinitiative, 2007, p. 9. Dans leur résumé les chercheurs écrivent également notamment : « The current standard for exposure to the emissions of cell phones and cordless phones is not safe considering studies reporting long-term brain tumor and acoustic neuroma risks. », p. 10.
  25. Jean-Paul Krivine, « Le rapport BioInitiative, ou l’apparence de sérieux scientifique », Science et pseudo-sciences, n° 285, avril-juin 2009.
  26. (en) « Research must continue to define what levels of RF related to new wireless technologies are acceptable. », [PDF] Rapport du groupe BioInitiative, 2007, p. 25.
  27. Étude Interphone
  28. (en) Brain tumour risk in relation to mobile telephone use: results of the INTERPHONE international case–control study - International Journal of Epidemiology, 2010.
  29. Étude Interphone : pas d’augmentation du risque de tumeur du cerveau pour les utilisateurs de téléphone mobile - mobile-et-sante.fr
  30. Mai 10 - Etude Interphone: les éléments concrets aux abonnés absents Sur le site asef-asso.fr
  31. (en) « Israeli study sees link between oral cancer, cell phones », Haaretz, 16 juillet 2009.
  32. [PDF] Rapport de l'Afsset, 2009, p.398.
  33. [PDF] Communiqué des trois Académies sur le site de l'Académie des Technologies, 2009, p.1.
  34. [PDF]Le CIRC classe les champs électromagnétiques de radiofréquences comme « peut-être cancérogènes pour l'Homme » sur le site du Centre international de recherche sur le cancer, communiqué de presse n° 208, 31 mai 2011
  35. L'usage des téléphones portables "peut-être cancérogène" (OMS), Medisite.fr reprenant une dépêche de l'AFP, 31 mai 2005
  36. Séance du 28 novembre 2006, rapportée par Jean de Kervasdoué dans Les Prêcheurs de l'apocalypse, 2007, page 20-21.
  37. Voir par exemple « Source de Financement et Résultats des Études sur les Effets sur la Santé de l'Utilisation du Téléphone portable - Janvier 2007 » et « Téléphonie mobile: trafic d'influence à l'OMS ? » sur le site de l'association française Robin des Toits.
  38. (en) Page Henry Lai sur le site de l'université de Washington.
  39. (en) Page Ross Adey sur le site de l'université de Californie.
  40. Pièces et Main d'Œuvre, Le Téléphone portable, gadget de destruction massive, L'échappée, 2008, p. 25-26.
  41. (en) « Wake-up Call », The University of Washington Alumni Magazine, mars 2005.
  42. (en) « WHO: Cell phone use can increase possible cancer risk », CPR News, 4 mai 2004 - consulté le 23 avril 2012
  43. (en) [PDF] « Nuking the Birds & the Bees. The Explosion of Wireless Technology — At What Cost? », Acres USA, vol. 37, n° 7, juillet 2007.
  44. Richard Gautier (docteur en pharmacie), Pierre Le Ruz (docteur en biologie), Daniel Oberhausen (agrégé de physique), Roger Santini (docteur d'état es sciences, chercheur à l'Institut national des sciences appliquées).
  45. Comité scientifique sur les champs électromagnétiques, site de l'association
  46. a et b « Les risques du téléphone portable - Mise au point », communiqué de l’Académie de médecine du 17 juin 2008 [lire en ligne]
  47. AFP 'Paris, « Appel de cancérologues à la prudence dans l'utilisation des portables » sur afp.google.com, 15 juin 2008. Consulté le 16 juin 2008
  48. Laurent Suply (lefigaro.fr) avec AFP, « Appel à la prudence face aux téléphones portables » sur lefigaro.fr, 15 juin 2008. Consulté le 16 juin 2008
  49. Appel concernant l'utilisation des téléphones portables sur guerir.fr, 16 juin 2008. Consulté le 16 juin 2008
  50. Appel sur les dangers du portable : l'Académie de médecine crie à la « démagogie », La Croix
  51. « Bouygues condamné à démonter des antennes mobiles », libélyon, 5 février 2009.
  52. Téléphones portables : bientôt un « Grenelle des antennes » ? - Rue89, 6 février 2009
  53. SFR condamné à démonter une antenne-relais - Le Figaro, 3 mars 2009
  54. Position du gouvernement : Le risque zéro n'existe pas.
  55. Article de l'OMS sur l'hypersensibilité au champ électromagnétique, décembre 2005
  56. [PDF] (de) « Verhaltensänderung der Honigbiene Apis mellifera unter elektromagnetischer Exposition », Hermann Stever, Stefan Kimmel, Wolfgang Harst, Jochen Kuhn, Christoph Otten, Bernd Wunder, 2006.
  57. Laura Thouny, « Le téléphone portable, plus sale que la cuvette des WC » sur L'Express. Mis en ligne le 16 juillet 2010, consulté le 19 juillet 2010
  58. décret du 20 juillet 2005)
  59. « Déchets, les recycleurs et les recyclés », Le Monde diplomatique, février 2006.
  60. « Le recyclage des téléphones portables en débat à Bali », France 24, 23 juin 2008.
  61. « Une goutte dans l’océan des déchets électroniques », swissinfo.ch, 4 septembre 2007.
  62. Opération Solidarcomm Sur le site solidarcomm.ch
  63. Le téléphone qui fonctionne au coca cola Sur le site korben.info
  64. Ateliers du Bocage Sur le site ateliers-du-bocage.com
  65. a et b La téléphonie mobile en proie au doute, La Tribune, 27 mai 2009, p. 17
  66. Étude originale disponible sur le site atkearney [PDF] [1] Sur le site atkearney.com
  67. Les effets insidieux des conversations téléphoniques, in Le Figaro, 30 septembre 2010, page 15.
  68. Psychological science, revue en ligne, citée in Le Figaro, 30 septembre 2010
  69. Cité in Le Figaro, 30 septembre 2010, page 15
  70. Sources : Mobiles magazine, déc. 2000, no 34, p. 20
  71. Cigarettes ou portables : les ados ont choisi Sur le site doctissimo.fr - consulté le 23 avril 2012
  72. (en) Decline in teenage smoking with rise in mobile phone ownership: hypothesis Sur le site .bmj.com - consulté le 23 avril 2012
  73. (en) Mobile phone use has not replaced smoking in adolescence Sur le site bmj.com - consulté le 23 avril 2012

  Voir aussi

  Bibliographie

  Articles connexes

  Liens externes

   
               

 

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